note sur "François Mitterrand"


Agent public contractuel du maréchal Philippe Pétain et décoré de la Francisque à ce titre et par celui-ci en 1943
puis résistant non gaulliste, soutenu par d'éminents membres de la communauté juive de France qui espère une reconnaissance de la responsabilité de l'Etat français pour les interventions judéophobes de Vichy,
(reconnaissance qui sera faite par M. Jacques Chirac en juillet 1995, immédiatement après sa difficile élection contre M. Edouard Balladur qui fut pendant longtemps très en tête dans les sondages, à la Présidence de la République, ce qui a pour conséquence l'indemnisation des victimes, le Premier ministre Alain Juppé annonçant le 25 janvier 1997 devant le Conseil représentatif des institutions juives de France, CRIF, la création d'un groupe de travail devant localiser et estimer les biens saisis pendant la deuxième guerre mondiale et "qui sont encore entre les mains des collectivités publiques françaises ou étrangères", décisions qui sont notamment appréciées par Me Robert Badinter, sénateur socialiste, ancien ministre de la Justice et président du Conseil constitutionnel sous la présidence de M. François Mitterrand),
huit fois ministre de 1944 à 1957, notamment ministre de la Justice dans le gouvernement Guy Mollet en 1956, le député de la Nièvre est hostile aux institutions de la Vème République et tout particulièrement à l'élection du Président de la République au suffrage universel direct ...

Il sera candidat à cette élection en 1965 et 1974 avant d'être élu président en 1981 ... (Le coup d’Etat permanent, 1963, 10-18, documents n°296, Paris, 1993).

Selon les observateurs avertis le Président François Mitterrand a pleinement assumé son rôle de monarque républicain, un monarque avec cour et courtisan(e)s, favoris et favorites, récompensé(e)s ou châtiés selon son bon vouloir, une cour avec ses intrigues et ses jalousies, ses jouissances, ses déprimes et ses suicides, sans oublier les scandales (Erik Orsenna, Grand amour, Le Seuil, Paris, 1993 ; Laure Adler, L'année des adieux, Flammarion, Paris, 1995, Georges-Marc Benamou, Le dernier Mitterrand, Plon, Paris 1997).

Le suicide, le 1er mai 1993, de l'ancien Premier ministre Pierre Bérégovoy, fils d'un immigré russe qui fut capitaine du tsar et menchevik, ouvrier fraiseur militant syndical puis politique, demeure énigmatique, de même que le suicide, en 1994, d'un « ami » du Président de la République François de Grossouvre, de même que la mort de son ami Patrice Pelat, fils d'un ouvrier de chez Renault et d'une blanchisseuse ayant fait la guerre d'Espagne, petit industriel favorisé et bien informé.

Pour une hagiographie merveilleuse l'ouvrage signé par une admiratrice de Fidel Castro et des communistes kurdes : Danielle Mitterrand, En toutes libertés, Ramsay, Paris, 1996 ; également Michel Charasse, 55 faubourg Saint-Honoré, Grasset, Paris 1996 ; Pierre Bergé, Inventaire Mitterrand, Stock, Paris 2001 ; Roger Hanin, Lettre à un ami mystérieux, Grasset, Paris 2001.

Les femmes qui l'ont bien connu sont assez tendres à son égard : l'historienne et journaliste française Laure Adler, L'Année des adieux, Flammarion, Paris 1995 ; la journaliste suédoise Christina Forsne, François, Seuil, Paris 1997 ; l'astrologue des élites parisiennes Elizabeth Teissier, docteur en sociologie (2001), Sous le signe de Mitterrand, sept ans d'entretiens, Edition n°1, Paris 1997...

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