Alain Delon

2001. Alain Delon au secours du fils Mitterrand

Il s'autodéfinit comme «saltimbanque de droite» dans la tribune qu'il a signée hier dans les pages du Figaro.
Un texte où Alain Delon prend la défense de Jean-Christophe Mitterrand, incarcéré depuis le 21 décembre (2000). «Est-il pédophile? A-t-il tué, violé une jeune fille ou assassiné un gendarme?», s'interroge le comédien.
«Non, il a commis un délit financier. Ah! Là, cela intéresse vraiment le juge.» Et pour la star, la «broutille» financière reprochée à «Papamadit» n'existerait que «pour contenter le "peuple" qui trouve très bien que l'on se soit payé le fils Mitterrand. Parce que certains ne seront jamais, eux, fils de président».

C'est connu, Alain, les pauvres sont terriblement jaloux des riches. Mais le comédien a également des élans de générosité. Envers Michel Noir et Alain Carignon : «Victimes du même juge (Courroye, ndlr), qui a brisé leur carrière et leur réputation

Envers Danielle Mitterrand, aussi, «la femme la plus courtisée de France réduite à se rendre à la prison de la Santé comme une simple mère de droit commun pour y voir son fils aîné la veille de Noël».
En ce début d'année, le citoyen Alain Delon est patraque et il l'écrit: «J'ai honte et j'ai mal à mon pays. Je me sens bien seul.».
par MICHEL HOLTZ, Libération, 2 janvier 2001, p. 16.

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