2013 Février. Jérôme Guedj repart en Chine

2012 avril. Réglement de comptes ? Le vieux sénateur est puni par le jeune Président départemental
2011 septembre. La revanche d'un militant : Michel Berson enfin sénateur
Michel Berson

2005 (Essonne, conseil général, présidence) Les frais de bouche du conseil général épinglés (leparisien.fr, Olivier Bossut, Paru le : 29/10/2005) ;
contre-attaque : Schoettl mis en cause pour "abus de confiance"
APRÈS la très controversée voiture de fonction de Jean-Luc Mélenchon, ex-conseiller général de l'Essonne et actuel sénateur PS, voici les frais de bouche de l'assemblée départementale.

C'est le deuxième chiffon rouge agité par Christian Schoettl, l'incontrôlable conseiller général non inscrit et maire de Janvry, sous les yeux de Michel Berson, président (PS) de l'Essonne. Mercredi dernier, l'élu local du pays de Limours, pas très satisfait d'une réponse de Michel Berson, lui a réclamé de nouvelles précisions.

Christian Schoettl attaque le montant des notes de restaurant du conseil général, mais il réclame surtout les noms des convives. « Vous me répondez être incapable de savoir le nom des bénéficiaires des notes de restaurants réglées par le conseil général, je ne peux considérer votre réponse comme sérieuse, écrit Christian Schoettl. Il s'agit de fonds publics et il est de droit, voire de devoir d'identifier les bénéficiaires des dépenses financées par les contribuables. »

Le maire de Janvry s'intéresse aux « restaurants conventionnés » de l'Essonne et de Paris, où les élus et les cadres du conseil général signent la note à la fin du repas sans bourse délier. Les commerçants envoient directement la facture à l'hôtel du département. La liste n'est pas secrète. Michel Berson a envoyé le tableau récapitulatif à l'élu local. La facture se monte à 34 274,95 au 4 novembre 2004, dépensées à des tables prestigieuses comme les Armes de France (11 202,82 ) ou la Terrasse des Donjons à Soisy-sur-Seine (5 546 ) ou plus simplement au Mercure d'Evry (4 297,88 ).

Michel Berson excédé par le « harcèlement » de Christian Schoettl

« Quand on rencontre des directeurs de grandes sociétés ou de grandes écoles, on ne les invite pas au Flunch ou au McDo », répond un Michel Berson excédé par le « harcèlement » de Christian Schoettl.

« A chaque fois qu'il nous demande un renseignement, nous lui fournissons les documents dans les trente jours !, souligne Michel Berson. Deux collaborateurs de cabinet et 5 à 6 fonctionnaires sont mobilisés par ses requêtes. Le 14 juin, nous lui avons fourni les photocopies de la moindre facture qu'il aurait pu venir consulter dans le bureau du chef de cabinet. Alors oui, il y a les noms des convives pour les additions les plus chères mais pas sur celles du directeur de cabinet qui va déjeuner avec un collaborateur et une secrétaire... »

« On ne peut pas être nonchalant avec les dépenses publiques, la rigueur doit s'appliquer à tous les niveaux », martèle Chrisitian Schoettl. « Cela fait deux à trois ans que je visse les frais, soupire le président socialiste. J'ai demandé à ce que l'on réduise la voilure sur le téléphone, les photocopies, les restaurants. En 2006, le budget de mon cabinet, par exemple, sera réduit de 12 %. Je continue de gérer selon mes objectifs de transparence, probité et rigueur. »
leparisien.com, Olivier Bossut, Paru le : 29/10/2005

------

Paru le : 05/12/2005 Janvry Christian Schoettl suspecté d'abus de confiance

LA JUSTICE sera peut-être amenée à éclairer cette affaire.
Le conseiller général (non inscrit) Christian Schoettl se voit mis en cause pour « abus de confiance ». Une plainte vient d'être adressée au procureur de la République d'Evry par l'association les Mains vertes du district.

L'organisme, sous tutelle du conseil général, gère un établissement pour personnes handicapées à Janvry. Objet du litige : les travaux d'aménagement réalisés pour un montant de 21 000 euros, voilà quinze mois, dans leurs nouveaux locaux, à la ferme de la Brosse, propriété de Christian Schoettl.
« Le devis ne correspond pas au descriptif des travaux, dénonce l'association. Ces modifications avaient été exigées par le président de l'association. » Président qui n'était autre que le maire de Janvry, Christian Schoettl.
Ce dernier a été révoqué par le conseil d'administration le 8 novembre.

Une vengeance ou un règlement de compte ?

« Nous n'étions au courant de rien, martèle son remplaçant et ancien vice-président, William Lekien. Nous n'avions aucune raison de ne pas lui faire confiance. Il a profité des Mains vertes pour faire une plus-value sur sa propriété. Le ravalement de façade n'était pas prévu. Le directeur a émis des réserves mais que pouvait-il faire face à son président ? »

Le mélange des fonctions a, il est vrai, de quoi laisser perplexe. « Je me suis posé la question de démissionner de la présidence, se défend Christian Schoettl. J'ai couru le risque par conviction pour ce projet. J'étais plutôt un président facilitateur. A aucun moment, je ne suis intervenu. C'est le directeur qui gérait tout. » Et l'élu de reconnaître simplement avoir imposé le pavage en grès « pour préserver l'architecture remarquable de la ferme ». Rien d'autre.

Est-ce une vengeance ?

Difficile de ne pas y songer pour le maire de Janvry. « J'ai alerté le département sur des dysfonctionnements de la direction, confie-t-il. Ils ont contre-attaqué. »
Pire, un règlement de comptes orchestré ? Après tout, Christian Schoettl a bâti sa réputation sur son « intégrité ». Lui le chantre de la transparence juché sur son cheval blanc a mis au jour différentes affaires (lire ci-contre). « J'ai mis en difficulté le président et le vice-président du conseil général, ironise l'élu départemental. Ça fait des années qu'ils cherchent à me faire tomber. Alors... »

« Cette confusion des genres est moralement douteuse »

Au conseil général, on se défend de toute manipulation.

« L'association nous a alertés de faits qui peuvent être qualifiés pénalement, justifie le vice-président PS en charge des solidarités, Jérôme Guedj. Nous avons saisi le procureur. Il n'est pas sain quand on est président d'association de faire des affaires avec cette même association. Cette confusion des genres est moralement douteuse. » Et le socialiste de poursuivre : « Je préfère le faire chuter politiquement que sur de telles histoires ».

Vendredi soir, Christian Schoettl semblait affecté. « Je ne dors plus, avoue-t-il. C'est abject de faire croire que je me fais de l'argent sur le dos des handicapés. C'est l'honneur de ma famille qui est en jeu. Mon honneur d'homme public. » Le dossier est en cours d'examen au parquet d'Evry.
leparisien.com, Agnès Vives, Paru le : 05/12/2005, Essonne p. II

---------

24presse.com communiqué de presse Mercredi 28 Septembre 2011 Plus... Essonne : le Maire de Fleury-Mérogis interpelle la direction du PS

David Derrouet, Maire PS de Fleury Mérogis, appelle la Direction du Parti socialiste à se montrer responsable et à œuvrer pour le rassemblement suite à l'exclusion du PS de Michel BERSON, ancien président du Conseil Général de l'Essonne

"Lors de l’élection sénatoriale du 25 septembre en Essonne, l’ancien Président du Conseil général Michel BERSON a été élu sénateur, après avoir conduit une liste différente de la liste officielle de gauche conduite par Jean-Vincent PLACE (Europe écologie-Les verts).

Si on ne peut que regretter que l’Essonne n’ait pas obtenu 4 sénateurs de gauche, l’élection de Michel BERSON n’est que la conséquence d’un ras le bol des militants socialistes dont les votes ont été bafoués ces deux dernières années.

L’élection de Michel BERSON, au nombre de voix obtenu, démontre combien il est dangereux de ne pas respecter le vote des militants socialistes.

A la veille des primaires citoyennes, l’Essonne comptant 1 million d’habitants, j’appelle la Direction du Parti socialiste à se montrer responsable et à œuvrer pour le rassemblement.

L’élection Présidentielle et les élections législatives ne peuvent pas être gagnées si les socialistes se trouvent divisés en Essonne. Notre département ne peut plus faire les frais lors des prochaines élections d’accords ou de circonscriptions gelées pour des partenaires là où le Parti socialiste est fort.

Il ne peut pas y avoir d’inégalités de traitement entre les socialistes.

Comme d’autres élu-e-s qui n’ont pas respecté les consignes de la Direction nationale du parti socialiste et qui pour autant n’ont pas été exclus, j’invite la Direction du PS à être responsable en permettant la réintégration de Michel BERSON au sein du Parti socialiste.

Pour gagner, il nous faudra le rassemblement de tous les progressistes. Le Rassemblement doit l’emporter sur l’amertume."
David Derrouet Maire (PS) de Fleury-Merogis Vice-Président de l'agglomération du Val d'Orge

---------

Michel Berson puni par son successeur Le Parisien Essonne p. III 05 avril 2012
La décision a été quasi instantanée. Jérôme Guedj (PS), qui a succédé il y a tout juste un an à Michel Berson à la présidence du conseil général, vient de retirer à son prédécesseur sa délégation.
Une « punition » qui intervient juste après les déclarations de Michel Berson, dans « le Parisien » de vendredi. Le sénateur (apparenté PS) de l'Essonne estimait que Jérôme Guedj n'était « pas dans son rôle.Il est militant avant d'être president. Ce qu'on lui demande, ce n'est pas d'être le soutien d'untel ou d'untel ».
Malgré un communiqué, rédigé dans la foulée, dans lequel celui qui a été treize ans président du département tentait de calmer le jeu en assurant que la présidence de Jérôme Guedj était « utile et réussie », le couperet est tombé : Michel Berson s'est vu retirer sa délégation aupres du président où il était chargé des relations avec les collectivités locales.

« Je ne pouvais pas laisser passer de tels propos. Ma décision est un acte d'autorité et de crédibilité. Une délégation est fondée sur le principe de confiance et de loyauté. Michel Berson ne l'a pas respecté. Jamais, en teize ans, il n'a eu a essuyé de telles critiques », justifie Jérôme Guedj.
« Que les propos de Michel Berson aientpu être jugés sévères par le president, je le comprends, réagit Gérard Funès, conseiller général PS, mais il est regrettable qu'on en soit arrivé à ce type de réaction».

Hier Michel Berson affirmait dans un communiqué qu'«à quelques semaines d'échéances électorales essentielles pour notre pays, l'heure n'est pas à la polémique » mais laissait chacun «juge d'apprécier cette décision, au regard de mon engagement et de mon action présent et passé, au service de notre département, de ses communes et de ses habitants ».

" La décision n'a pas été agréable "

De son côté, Etienne Chaufour, conseiller général PS de Juvisy, lui aussi ex-vice-président, condamne cette annonce. « Qu'un homme qui a redressé le département soit corsidéré comme cela c'est digne d'une monarchie, une féodalité. Jérôme Guedj est-il aussi peu sûr de lui pour faire à ce point le vide autour de lui ? » interroge l'élu.
« Avec Jérôme Guedj, j'ai été üctime de la même chose, reprend Etienne Chaufour. Parce que je n'ai pas rejoint les troupes obéissantes,j'ai tout perdu, ma vice-présidence, la présidence de la base de loisirs de Draveil.
Dans ce département, il faut être amis avec 5 ou 6 personnes, rendre hommage à des majestés socialistes sinon, tu es éliminé. Le droit à la critique est interdit. Après Berson apres moi à qui le tour ?»

« La décision n'a pas été agréable mais elle était nécessaire afin de préserver le collectif. Michel Berson aurait fait pareil », estime Jérôme Guedj, qui rejette l'idée d' être un «museleur».
«J'entends plus que jamais continuer à remplir ma mission d'élu au conseil général comme au Sénat» disait simplement hier Michel Berson. FLORENcE MéRéo

---------

Jérôme Guedj repart en Chine Publié le 27 févr. 2013, 07h00 http://www.leparisien.fr/espace-premium/essonne-91/jerome-guedj-repart-en-chine-27-02-2013-2601321.php

Deux voyages en deux mois.
Les relations entre le président (PS) du conseil général et la Chine semblent au beau fixe. Jérôme Guedj s’y envolera cet après-midi afin d’inaugurer l’exposition « Jules Itier : Premières Photographies de la Chine » (des clichés que possède le département) et de déterminer les orientations et les actions communes dans le cadre du jumelage avec la ville de Wuhan signé deux mois plus tôt.

Un deuxième voyage qui étonne l'opposante (UDI) Marianne Duranton. « Tout cela, ce sont des frais. On a voté contre ce principe. A l'heure où l'on nous parle de choix budgétaires, je ne suis pas certaine que celui-ci en soit un bon, il y a sûrement plus pertinent à faire que de dépenser des sommes uniquement pour de la communication », tacle-t' elle, prenant pour exemple le coût des actions de communication liée à l'exposition, à hauteur de 114 OOO €. Pour le conseil général, il s'agit là de formaliser un accord "établi dans un cadre large de coopération et d'échanges dans les domaines de l'économie, du commerce, des sciences et technologies, de l'enseignement, de la culture et des sports".

-------

Retour Première page