Maître Jean-Louis Borloo .°.
Maître Jean-Louis Borloo ..., riche avocat d'affaires, ami du comédien et riche homme d'affaires Bernard Tapie
, qui fut ministre de la ville sous la présidence de M. François Mitterrand.
En dix ans d'avocat d'affaires Maître Borloo fait fortune.
Maire de Valenciennes, et "ami" de François Bayrou, Maître Borloo abandonne celui-ci pour soutenir Jacques Chirac après le premier tour de la présidentielle de 2002.
M. Jacques Chirac, élu avec 82% des suffrages exprimés (après un score de 19,88% au premier tour), record de la Vème République, le nomme ministre de la ville dans le gouvernement Raffarin. Les "conseils" des amis de "gauche" Bartolone et Tapie.
Désirant être nommé Premier Ministre il abandonne Jacques Chirac pour Nicolas Sarkozy, qui le nomme en mai 2007 à la tête d'un grand ministère des Finances.
Las, il est mal reçu par les fonctionnaires, et entre les deux tours des législatives parle d'une "TVA sociale" à 24,60%, qui aurait coûtée 80 députés à l'UMP, et le voilà ministre d'Etat, et de l'écologie, à la place d'Alain Juppé battu à la législative de Bordeaux.
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Décembre 2009. L'avocat international du climat
Avril 2009. Maître Borloo ..., avocat et ami du grand comédien Bernard Tapie, "voudrait" le ministère de la Justice
Octobre 2008. Crise financière mondiale : Maître Greloo veut étendre son Bornelle "au Monde Entier" ; les socialistes soutiennent le Bornelle du frère Greloo
Septembre 2008. L'UMP n'aime pas les taxes écolos de l'avocat d'affaires Borloo
Juillet 2008. Des dixaines de millions pour son ami Tapie
Décembre 2007. Bali. Ecologie. Maître Borloo montre son caleçon bleu à tout le monde. Echec.
Novembre 2007. Nicolas Sarkozy veut gagner encore plus : Borloo Président en 2012 ?
Septembre 2007. OGM : Borloo rigoloo ? ; Borloo en vert à Nantes :"Je veux sauver la Planète"
Juillet 2007. Maître Borloo un GRAND ECOLO ??
18/19 juin 2007. "Vice-Premier Ministre", gràce à l'échec d'Alain Juppé, et à la bourde de la TVA "sociale", avec le "traître" Besson.
18 mai 2007. Déception pour Matignon, mais Bercy quand même ...
07 mai 2007. Après l'élection présidentielle de Nicolas Sarkozy (53% des exprimés) le fraternel avocat d'affaires est le favori du peuple
27 février 2007. A défaut de grive ... Premier ministre de Sarkozy ?
16 décembre 2006. Le programme présidentiel de Me Borloo en deux fois trois points
22 octobre 2006. Maître Borloo défend les 35 heures
30 mai 2006. L'avocat de Tapie plébiscité par les parlementaires de l'UMP, contre Villepin ?
14 mai 2006. Affaire Clearstream : Maître Borloo prêt pour Matignon ... ??
Novembre 2005. Borloo constate l'échec du modèle d'intégration français
Juin 2005. Toujours la fracture dans le gouvernement Galouzeau de Villepin. Mais "couille molle" ?
Juin 2004. 1 milliard d'euros pour replâtrer la fracture sociale.
Mars 2004. Confirmation, Maître Borloo obtient un grand ministère, avec deux ministres délégués et trois secrétaires d'Etat, celui de la "cohésion sociale" ..., un grand ministère pour quelqu'un qui doit contrer l'ascension de Nicolas Sarkozy...
Octobre 2003. Remarqué par Claude Chirac Maître Borloo serait "le chouchou de l'Elysée". L'homme de la "fracture sociale".
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Les conseils de Tapie et Bartolone à Borloo, ministre de la ville
C'ÉTAIT un lundi, le 27 mai (2002), trois semaines après la réélection de Jacques Chirac, un déjeuner en ville, rue Saint-Dominique à Paris. Jean-Louis Borloo, tout nouveau ministre délégué à la ville, maire de Valenciennes, recevait plusieurs de ses prédécesseurs.
Un moment de cohabitation en pleine campagne électorale. La convivialité était de mise, le tutoiement quasi général.
Autour de la table avaient pris place Simone Veil, ministre des affaires sociales, de la santé et de la ville de 1993 à 1995, ancienne présidente du Haut-Conseil à l'intégration et aujourd'hui membre du Conseil constitutionnel ; Eric Raoult, ministre délégué à la ville et à l'intégration de 1995 à 1997, qui, comme candidat RPR, espère bien reconquérir son siège de député de Seine-Saint-Denis ; Bernard Tapie, ministre de la ville, deux fois (d'avril à mai 1992 puis d'octobre 1992 à avril 1993), pour cause de mise en examen, dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy, aujourd'hui retiré de la politique ; enfin Claude Bartolone, prédécesseur de M. Borloo, détenteur, avec quatre années dans le gouvernement de Lionel Jospin, du record de durée d'exercice dans la fonction.
Pas tout à fait une bande d'amis, juste de vieilles connaissances.
Pour M. Borloo, qui était entendu le même jour par une commission du Sénat, il s'agissait de solliciter les conseils des anciens.
Tous ont exposé les difficultés du poste, se sont retrouvés pour convenir que "le sort de la République se joue dans les quartiers". Les uns après les autres, devant un nouveau ministre qui a surtout écouté, ils ont évoqué les discriminations qui posent "des problèmes infernaux" ou encore insisté sur le fait que "tout se joue sur l'accès à l'école et à l'emploi".
Ils ont parlé du poids de Bercy ou encore de la concurrence avec le ministre de l'intérieur. "Attention !, a observé l'un des convives. Il faut que tu existes vite, surtout avec Sarkozy qui passe son temps à faire de la communication sur les quartiers..."
"Il n'y avait pas de vrais réacs", raconte M. Bartolone, qui avoue que son "ego a été satisfait". "Mis à part une charge, ou plutôt une argumentation d'Eric [Raoult] sur les zones franches, assure-t-il, tous ont reconnu le travail accompli par le gouvernement Jospin". Le "seul clivage", d'après l'ancien ministre délégué à la ville, a porté finalement sur l'obligation pour les communes de construire des logements sociaux, qui a été critiquée par M. Raoult. Devant les sénateurs, M. Borloo a ensuite confié que cette obligation était "une bêtise".
M. Tapie est surtout intervenu sur les discriminations, mais "il n'a pas fait de grand numéro". "Vous ne réglerez pas les problèmes des quartiers si vous ne légalisez pas la drogue", a cependant estimé l'ancien ministre. "Bernard, tu dérapes !", a répliqué M. Bartolone.
Jean-Louis Borloo semble satisfait de l'exercice, au point d'envisager de recevoir prochainement deux autres de ses prédécesseurs, socialistes, Martine Aubry et Michel Delebarre...
Michel Noblecourt, LE MONDE | 06.06.02 | 14h01, ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 07.06.02, p. 1.
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(21 octobre 2003) Borloo, chouchou de l'Elysée
C'est depuis Valenciennes (Nord), le fief du ministre de la Ville, que Jacques Chirac, pressé par sa majorité de parler, a décidé de s'adresser aujourd'hui (21 octobre 2003) aux Français. Un déplacement qui n'est pas sans risques.
EX-AVOCAT de Bernard Tapie, porte-parole de François Bayrou pendant la dernière présidentielle, l'inclassable Jean-Louis Borloo est en passe de devenir le ministre modèle de Jacques Chirac. Qui l'eût cru ? Rien ne prédestinait en effet l'homme fort de Valenciennes (ville dont il a été le maire de 1989 à 2002) et Jacques Chirac à faire un bout de chemin ensemble.
Borloo, l'avocat d'affaires, féru de social, passionné d'urbanisme, venu à la politique via les centristes, n'a en effet pas grand-chose de commun avec l'énarque Chirac. Avant son entrée au gouvernement, Borloo avoue n'avoir déjeuné qu'une fois à la mairie de Paris, en 1995, avec celui qui deviendra président de la République.
Il faudra attendre le dimanche 21 avril 2002 pour que l'Elysée « flashe » sur Borloo. Ce soir-là, Claude Chirac apprécie ses interventions à la télévision. Son profil atypique, ses cheveux en bataille, son goût pour la fête, son look « de gauche » plaisent à la fille du président. Dans la foulée, l'ami de Bayrou, claquant la porte de l'UDF, entre au gouvernement avec le titre de ministre délégué à la Ville et à la Rénovation urbaine.
Ses débuts sont un peu chaotiques. Distrait, Borloo étonne ainsi ses collègues en laissant sonner son téléphone portable en plein séminaire à Matignon, et même au Conseil des ministres. Il n'hésite pas, d'ailleurs, à passer son portable à son voisin de table Dominique Bussereau, qui raccroche aussitôt, rouge d'émotion. Chirac, lui, semble tout pardonner à ce ministre anticonformiste.
« Je ne suis pas un proche du président. Moi, je suis là pour faire un boulot. »
A 52 ans, Borloo l'admet bien volontiers : « Je suis arrivé au gouvernement sur un strapontin. Je ne suis pas un proche du président. Moi, je suis là pour faire un boulot. » Un boulot qui donne satisfaction au chef de l'Etat. A l'Elysée, on ne tarit pas d'éloges sur son compte : « Borloo apporte une expérience et du souffle. Ce n'est pas par hasard si le président l'a choisi en 2002. Il ne serait pas acceptable que le silence tombe sur les quartiers en difficulté. » Son plan de rénovation urbaine, adopté cet été, est cité en exemple par les conseillers du chef de l'Etat.
Et Borloo, de son côté, reconnaît que Chirac l'a beaucoup aidé pour vaincre les « pesanteurs de la technostructure », comme pour faire accepter sa loi sur le surendettement (qui va permettre en 2004 d'effacer les dettes de 700 000 personnes). Borloo : « La pieuvre, c'est-à-dire la technostructure, est toujours aux aguets. Mais j'ai fait le pari que Chirac avait envie d'une revanche sur la fracture sociale. C'est le seul sujet qui l'intéresse vraiment, avec les questions internationales. »
« Chirac vient à découvert... »
En choisissant Valenciennes, l'Elysée fait aussi d'une pierre deux coups. Mettre en avant Borloo, c'est agacer Bayrou au moment où le patron de l'UDF ferraille contre Raffarin. Borloo, lui, ne croit pas à cette grosse ficelle. Fumant cigarette sur cigarette, il dit avoir le trac : « Valenciennes, ce n'est pas la Côte d'Azur. C'est un coin de grande tension. Cette visite de déambulation du président dans les quartiers est risquée. » Et de jurer : « Rien n'est préparé. Chirac vient à découvert. »
Bruno Jeudy, Le Parisien, mardi 21 octobre 2003, p. 4
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(21 octobre 2003) Jacques Chirac s'inquiète de la "fracture sociale"
Le président Jacques Chirac a fait un retour attendu sur le terrain social en se rendant aujourd'hui à Valenciennes, dans le Nord. Dans son discours, le chef de l'Etat a jugé "inacceptable" que "le progrès économique ne profite pas à tous" et affirmé son refus d'une "France en marge", où "la fracture sociale menace de s'élargir en une fracture urbaine, ethnique et parfois religieuse". Faisant allusion au port du foulard islamique à l'école Jacques Chirac a également affirmé que «la laïcité n'est pas négociable».-------
Borloo poussé pour contrer Sarko
Chirac et Raffarin misent sur cet homme atypique à forte personnalité.
C'était la botte secrète de Raffarin 3. Pour retrouver les électeurs boudeurs, il fallait mettre l'accent sur le social, et pour porter cette nouvelle priorité il fallait une forte personnalité. Jean-Louis Borloo se retrouva ainsi numéro 4 du gouvernement, dans la cour des grands. Avocat un peu foutraque, au visage chiffonné et aux cheveux en bataille, il détonne au milieu des complets gris et des mises sévères. Malgré ou grâce à son look atypique, sa gouaille et son côté fêtard, l'ancien maire de Valenciennes bénéficie d'une ascension exceptionnelle au sein de la Chiraquie. Porte-parole de l'UDF jusqu'en 2002, il lâche, dans la dernière ligne droite, François Bayrou, son «copain», dont il dénonce la stratégie autonomiste. Il est remercié avec un poste de ministre délégué à la Ville. S'il ne connaît pas bien le chef de l'Etat, il a le soutien de sa fille Claude, qui le trouve télégénique et apprécie son franc-parler qui tranche avec les discours formatés des hommes politiques plus traditionnels.
Jean-Louis Borloo voit sa cote exploser en octobre dernier. Le président de la République se rend à Valenciennes en sa compagnie. En tant que maire, Borloo avait pu mettre en pratique quelques-unes de ses idées pour lutter contre la précarité. Les deux hommes passent près de dix heures ensemble. Une journée à valeur de test. Borloo devient l'un des rares noms sur lesquels le locataire de l'Elysée compte pour regonfler son Premier ministre en pleine déconfiture. Et pour montrer qu'il n'y a pas que Nicolas Sarkozy au gouvernement. Nommé à la Cohésion sociale au lendemain des élections régionales catastrophiques pour la droite, il est à la tête d'un véritable pôle de cinq ministres délégués et secrétaires d'Etat. Alors que Matignon misait sur lui pour concurrencer le numéro 2 du gouvernement sur le terrain médiatique, Borloo disparaît alors dans ses dossiers et prépare son plan en silence. Il n'en sort que pour lancer des coups de gueule quand il craint, comme il le dit, de se «faire baiser» dans les arbitrages. «Il est marginal dans le système, constate-t-on à Matignon, il bouscule tout le monde. Son côté échevelé effraie beaucoup les hauts fonctionnaires, et son énergie a besoin d'être canalisée.» Néanmoins, le ministre marque des points. «Il n'a pas fait de grosses fautes ni commis de gaffes», note un proche de Jean-Pierre Raffarin. Bichonné à l'Elysée, il devient un des chouchous du chef du gouvernement.
C'est que le duo exécutif a pour lui de grands projets. Il est l'un des seuls, avec Dominique de Villepin, à pouvoir contrer l'ascension de Nicolas Sarkozy. «Il est en construction mais il fait partie de ceux dont les parcours sont à encourager», reconnaît un chiraquien. «S'ils comptent sur moi pour me lancer contre Sarko, ils se trompent», répond Borloo. Le ministre veut laisser penser qu'il s'«éclate» dans ce qu'il fait et qu'il n'a aucune ambition pour l'avenir. A vérifier.
Par Vanessa SCHNEIDER, mercredi 30 juin 2004 (Liberation - 06:00)
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Borloo replâtre la fracture sociale
Dernier avatar de la fameuse lutte contre la «fracture sociale», dont Jacques Chirac avait fait son cheval de bataille lors de l'élection présidentielle de 1995, le «plan de cohésion sociale» est dévoilé aujourd'hui par Jean-Louis Borloo. Il comporte trois volets : emploi, logement, égalité des chances. Le ministre de l'Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale doit le détailler au cours d'une longue communication au Conseil des ministres.
Les mesures d'aide sociale qu'il comporte seront inscrites dans une loi de programmation prévoyant 10 milliards d'euros de dépenses nouvelles en cinq ans, dont 1 milliard en 2005 (lire page 3). Les autres mesures nécessitant une loi seront prises en deux temps. Un premier texte sera débattu à l'automne, pour instaurer le nouveau «contrat d'activité» fusionnant les actuels dispositifs d'aide au retour à l'emploi et les futures «maisons des ressources humaines». Puis un second projet de loi, sur la simplification du droit du travail, les restructurations et le financement des syndicats, sera présenté au Parlement début 2005, afin de laisser aux partenaires sociaux un délai pour en négocier le contenu.
Revirement.
Ce plan Borloo marque un revirement complet de la philosophie du gouvernement Raffarin sur l'action sociale. Le précédent ministre du Travail, François Fillon, rejetait tout «traitement social» et ne jurait que par la dynamique de l'emploi et le dialogue entre partenaires sociaux. Son successeur ne parle plus que de pauvreté et d'exclusion, et laisse le ministre délégué aux Relations du travail, Gérard Larcher, se dépêtrer avec le code du travail et le jeu des rapports de forces entre patronat et syndicats.
Mascotte du président de la République, qu'il a notamment séduit lors d'une virée élyséenne à Valenciennes en octobre 2003 (lire page 4), Jean-Louis Borloo reste, pour les responsables syndicaux et patronaux, un véritable ovni. «La dernière fois qu'il nous a reçus, au bout de dix minutes je l'ai interrompu en lui disant : "Excusez-moi monsieur le ministre, mais je ne comprends pas de quoi vous parlez"», raconte l'un d'entre eux, mimant l'hôte de la rue de Grenelle la veste remontée sur ses cheveux en bataille, vautré dans le fauteuil ministériel. Les partenaires sociaux lui parlent droit du travail. Lui répond logement et exclusion.
Peu avant de quitter son ministère, François Fillon s'inquiétait encore de ne pas atteindre la «masse critique» de mesures qui rendrait crédible la «loi de mobilisation pour l'emploi» promise le 5 janvier 2004 par Chirac. Fillon souhaitait approfondir les mesures étudiées par les rapports Virville et Marimbert, pour simplifier le droit du travail et améliorer le service public de l'emploi. Le texte qu'il préparait n'avait qu'un but : lever les freins pesant sur la création d'emplois, afin d'accompagner le retour de la croissance.
Spirale.
Avec le plan de cohésion sociale de Borloo, tout cela est remis à plus tard. Ce n'est pas un simple changement d'étiquette. Tous les crédits difficilement arrachés à Nicolas Sarkozy sont affectés à l'aide aux plus démunis. «Quatre millions de gens, en France, sont "out", répète à qui veut l'entendre le ministre de la Cohésion sociale. Il faut casser cette spirale pour cesser de considérer comme inéluctable la dégradation du pacte républicain.» Il ne s'agit plus d'inciter à la création d'emplois, mais de mener la guerre à la pauvreté.
Méthodes.
Reste à Jean-Pierre Raffarin à assumer ce changement de cap de la politique sociale de son gouvernement. Hier, sur Europe 1, il s'est défendu de revenir aux bonnes vieilles méthodes de traitement social du chômage. «Le traitement social du chômage, c'est une logique de parking. Nous, nous faisons des passerelles.»
Il a aussi répondu par avance aux critiques sur la disparition des mesures incitant à la création d'emplois : «Nous allons encore avoir des mauvais chiffres du chômage pendant quelques mois, mais, au second semestre, la croissance récréera des emplois.» Le chiffre du chômage du mois de mai sera connu ce matin. Affecté par le rétablissement des droits des «recalculés», il risque d'être négatif, mais peu significatif. En prenant les devants, le chef du gouvernement peut espérer faire oublier que la loi pour l'emploi promise par Raffarin 2 s'est subrepticement muée, sous Raffarin 3, en un plan pour les pauvres.
Par François WENZ-DUMAS, mercredi 30 juin 2004 (Liberation - 06:00)
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(Juin 2005) Borloo renonce à autoriser la location de chambres de moins de 9m2
PARIS (AFP) - Le ministre de l'Emploi et du Logement, Jean-Louis Borloo, a indiqué mercredi, dans un communiqué, qu'il renonçait à autoriser la location de chambres de bonne de moins de 9m2 aux étudiants et aux personnes défavorisées pour éviter "tout malentendu".
Le gouvernement avait annoncé le 25 mai (2005) qu'il allait autoriser la location de chambres de moins de neuf mètres carrés et plusieurs associations s'étaient alors montrées très réservées sur cette mesure.
"Compte tenu des demandes d'un certain nombre de parlementaires et en l'absence de toutes prises de position réitérées de la part des différents organismes à la demande desquels était prévu le dispositif, le gouvernement ne modifiera pas le minimum de surface de 9 m2 définissant un logement décent tel qu'il avait été fixé par le décret du 30 janvier 2002", selon le communiqué.
A l'annonce de cette mesure, il y a trois semaines, la Fondation Abbé Pierre s'était dite choquée que soit adoptée une "mesure d'exception" en matière de logement décent, spécifique aux pauvres.
Cette disposition était insérée dans le texte de loi sur les services à la personne, dont l'examen a débuté mardi à l'Assemblée nationale.
"A la veille de la présentation prévue devant le Parlement des dispositions liées au logement", le ministre "tient à éviter tout malentendu", précise le communiqué du ministère.
"Le projet n'est pas abandonné, mais on se laisse le temps de la concertation", a précisé mercredi une porte-parole du ministère.
"La concertation doit maintenant être rouverte pour que les étudiants et les apprentis puissent, dans les grandes villes, trouver des logements aidés", indique le communiqué.
La disposition devait permettre de louer les chambres entre 7 m2 et 9 m2, avec un bail écrit donnant droit à des allocations logement, en passant par l'intermédiaire d'un CROUS (Conseil régional des oeuvres universitaires, ndlr) ou par l'intermédiaire des associations.
Le ministère tablait alors sur la mise sur le marché d'"au moins 2.000 logements à Paris", où le nombre de ces chambres s'élevait à 105.000 en 1999 (les 3/4 mesurant entre 5 et 9 m2), dont seulement 20.000 louées. En 2004, il y avait environ 10.000 chambres louées, à des prix élevés, selon l'Observatoire des loyers en agglomération parisienne.
La location de ces chambres de service, situées au dernier étage des immeubles bourgeois des grandes villes et souvent très petites, répond à des exigences précises de "décence", dictées dans le décret du 30 janvier 2002, en application de la loi SRU (Solidarité renouvellement urbain) du 13 décembre 2000.
yahoo.fr, actualités, mercredi 15 juin 2005, 14h36
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(Novembre 2005)
Borloo constate l'échec du modèle d'intégration français
PARIS (Reuters) - Jean-Louis Borloo estime que le modèle français d'intégration a échoué, à la lumière des violences dans les banlieues, et plaide pour une immigration concertée avec les pays d'origine.
"On voit que la France est en train de muter. Elle a cru pendant longtemps que son modèle égalitaire était suffisant. Et bien ce n'est pas vrai!", a dit le ministre de l'Emploi, de la Cohésion sociale et de l'Intégration.
Il s"exprimait en marge de la quatrième conférence ministérielle sur la migration en Méditerranée occidentale qui a réuni, mercredi et jeudi à Paris, autour de lui huit ministres du Travail et des Affaires sociales (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie, Tunisie, Espagne, Italie et Malte).
Pour Jean-Louis Borloo, "il faut accentuer, accélérer" les mesures d'intégration et lutter contre "l'immigration illégale".
"La migration non organisée est fatale pour tout le monde", a affirmé le ministre selon lequel il n'est pas surprenant qu'à un moment donné la France, premier pays d'immigration d'Europe, connaisse des difficultés.
Plaidant pour un traitement du flux migratoire par la concertation, il a estimé que "l'immigration c'est autre chose que : combien tu me donnes de visas et en échange de quoi".
Evoquant les difficultés des jeunes dans les quartiers sensibles, il a plaidé pour du "sur-mesure individuel".
"Est-ce qu'il y a de la discrimination en France? oui", a déclaré Jean-Louis Borloo, stigmatisant une administration qui "par ses concours très formatés ne permet pas d'avoir une administration qui ressemble au pays".
Les jeunes des banlieues "se sentent dévalorisés par rapport à la société traditionnelle qu'ils côtoient", a-t-il dit.
Il faut donc trouver pour chacun d'eux, de leur famille "un parcours personnalisé qui ne soit pas forcément le parcours traditionnel du Gaulois, avec une sur-valorisation du diplôme écrit, de ce type de culture".
"Ce n'est pas forcément faire des études de cinq années à la Fac dans un truc qui ne sert pas toujours", a-t-il estimé, plaidant pour la formule de l'apprentissage.
Jean-Louis Borloo a souligné que le nombre d'apprentis en France était passé de 550.000 il y a vingt ans à 320.000 actuellement. "On a relancé un plan de 200.000 millions pour repasser à 500.000 apprentis. On est à 12% de plus cette année", a-t-il dit.
yahoo.fr, actualités,
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mardi 6 décembre 2005, 9h25 Borloo veut "faire un tandem" avec Rossinot à la tête du Parti radical
PARIS (AFP) - Jean-Louis Borloo, ministre de la Cohésion sociale, veut "faire un tandem" avec André Rossinot à la tête du Parti radical, qui tient son congrès samedi et dimanche à Paris, a-t-il affirmé lundi à l'AFP.
Le Parti radical est associé à l'UMP. M. Rossinot briguera un nouveau mandat de deux ans à sa présidence, lors du congrès de ce week-end.
M. Borloo, qui doit rencontrer M. Rossinot mercredi soir, ne sait "pas encore quelle forme" prendra ce tandem, mais "veut voir" avec l'actuel président du parti radical "comment améliorer la visibilité du parti".
"Certains voudraient que je sois plus visible au sein du parti mais je ne serai pas candidat à sa présidence", a également assuré M. Borloo.
M. Rossinot a confirmé à l'AFP qu'il y aurait bien "tandem" avec M. Borloo, mais a ajouté qu'il n'était "pas en mesure de donner le mode d'emploi de ce qui est en train de se fabriquer".
De nombreux échanges téléphoniques ont eu lieu au cours du dernier week-end entre le ministre et plusieurs parlementaires radicaux valoisiens, qui auraient aimé voir M. Borloo briguer la présidence de leur parti à la place de M. Rossinot.
"Dans le contexte actuel, le pôle social et républicain est en partie déshabité: l'UDF n'a pas joué sa carte humaniste et sociale, le Parti socialiste court après l'extrême-gauche et Nicolas Sarkozy pousse vers la droite. C'est l'occasion pour le Parti radical de jouer son rôle, d'autant que l'UMP a besoin d'une aile gauche", a affirmé Jean Leonetti, maire radical d'Antibes (Alpes-Maritimes).
Le vice-président du groupe UMP à l'Assemblée estime qu'il faut donc "rénover les structures et renouveler les hommes du parti radical".
Selon M. Leonetti, "de nombreux élus radicaux" estiment que le ministre de la Cohésion sociale "pourrait donner une crédibilité" à leur parti.
C'est le cas notamment d'Arlette Fructus, présidente de la fédération du Parti radical des Bouches-du-Rhône, également vice-présidente du parti. "Jean-Louis Borloo m'a appelée ce week-end", a-t-elle assuré, précisant qu'elle soutiendrait son éventuelle "candidature" à la présidence du parti.
Avec ses quelque 6.000 membres, le Parti radical compte trois ministres (outre M. Borloo, Renaud Dutreil aux PME et François Loos à l'Industrie), quatorze députés, six sénateurs et un député européen.
yahoo.fr, actualités, mardi 6 décembre 2005, 9h25
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dimanche 14 mai 2006, 18h47 Borloo dans les starting-blocks pour Matignon, selon son entourage
PARIS (AFP) - "Populaire", "social", "sans ambition présidentielle": pour ses amis du Parti radical qui le dépeignent ainsi, Jean-Louis Borloo, qui a livré dimanche à Paris sa vision de la France pour l'année à venir, s'est "positionné pour Matignon".
Le ministre de la cohésion sociale, également co-président du Parti radical, a toutefois tenu à déclarer à l'AFP qu'il avait parlé, lors d'un colloque de son parti, "exclusivement du fond" afin d'"essayer de comprendre pourquoi il y a des tensions" en France.
"Que mes amis du Parti radical cherchent quelqu'un pour Matignon, c'est possible. Mais moi, je ne suis pas dans ces petits jeux là, je ne spécule pas", a certifié le ministre.
"On est en train de passer à côté de la communauté de destin" qui devrait être celle de tous les Français. or "cette communauté s'effrite. J'essaie d'en déceler les raisons", a-t-il insisté.
Tout au long du week-end, le Parti radical - formation politique la plus ancienne de France, aujourd'hui associée à l'UMP - s'est réuni pour "réfléchir" et proposer une "méthode radicale", particulièrement bienvenue dans une France qui a besoin, à l'heure de l'affaire Clearstream, d'être "apaisée", un mot décliné à plusieurs reprises par M. Borloo.
Dans son discours de clôture, le ministre de la Cohésion sociale a tiré un bilan positif des quatre années écoulées, affirmant qu'il restait "beaucoup à faire".
Depuis la réélection de Jacques Chirac, "il y a eu de grandes mutations", a affirmé M. Borloo, qui a cité trois fois le nom de l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin et pas une seule fois celui de Dominique de Villepin, son successeur à Matignon.
Il a mis en avant les réformes des retraites, de l'assurance-maladie, l'assouplissement des 35 heures, la modernisation de la loi dite de modernisation sociale pour les seniors, la baisse du chômage, les moyens accrus pour la police...
Mais "devant nous, il reste beaucoup à faire", a-t-il souligné, en évoquant la professionnalisation des études, la famille du XXIè siècle, la relance européenne, la réconciliation industrie et écologie.
Au moment où "il ne faut pas laisser la rumeur l'emporter" ni "laisser dénaturer ce quinquennat pour de mauvais romans", a-t-il dit dans une allusion à l'affaire Clearstream, Jean-Louis Borloo a insisté sur le "besoin d'apaisement" de la France.
Le ministre a par ailleurs expliqué que le Parti radical, qui compte aujourd'hui trois ministres, quinze députés et huit sénateurs, avait "eu raison de co-fonder l'UMP", un parti créé pour et par Jacques Chirac en 2002.
Décryptage des amis radicaux du ministre, qui voient en lui le futur locataire de Matignon: "Borloo lance un message rassurant aux Français. Il leur dit: +je connais bien la France. Je sais comment l'apaiser+. De plus, il montre qu'il puise ses racines chez Chirac. En même temps, il rassure Nicolas Sarkozy parce qu'il n'a pas d'ambition présidentielle", affirme un responsable radical.
"Après le CPE et maintenant avec l'affaire Clearstream, on ne peut plus durer très longtemps comme cela. Deux, trois semaines...", pronostique un autre responsable radical.
"De la fracture sociale à la cohésion sociale, seul Borloo permet au président de la République de boucler la boucle", estime le même.
Yahoo.fr, actualités, Par Nadège PULJAK, dimanche 14 mai 2006, 18h47
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30 mai 2006. UMP Jean-Louis Borloo favori de la majorité
L'UMP acclame Jean-Louis Borloo et désavoue le Premier ministre, mais pour le ministre de l'Emploi, "la question" de Matignon "ne se pose pas". Interrogé mercredi 31 mai sur LCI sur son éventuelle accession à Matignon, le ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo a déclaré que "sincèrement la question ne se pose pas".
"Je suis extrêmement heureux dans ce que je fais", a indiqué le ministre de l'Emploi. "Quand on commence à avoir des petits résultats (...) on n'est pas agité pour d'autres fonctions ou d'autres activités."
Pourtant, le ministre a le vent en poupe. Jean-Louis Borloo, dont le nom est souvent mentionné comme successeur potentiel de Dominique de Villepin si Jacques Chirac décidait de changer de Premier ministre, peut se prévaloir d'une nouvelle baisse du chômage (-1,1%) en avril.
"Je suis en train d'accomplir un rêve. C'est que notre pays se mette, comme tous les pays modernes, à considérer que tout demandeur d'emploi est une richesse, qu'en fait il faut qu'on traite la crise du recrutement, qu'il faut qu'on traite aussi la crise de l'intégration et qu'il faut qu'on traite la crise du logement", estime-t-il. "J'ai la chance extraordinaire d'être aux manettes de ça."
Projets pour l'emploi
Le ministre de l'Emploi a annoncé sur LCI qu'il va lancer "un ou deux programmes complémentaires", notamment pour les "jeunes de 12-14 à 20-22 ans qui sont vraiment en dehors du train de la République".
"Il nous faut une mesure un peu exceptionnelle que je proposerai au Premier ministre", a ajouté Jean-Louis Borloo, qui s'était montré réservé sur le "contrat première embauche" (CPE) défendu par Dominique de Villepin et finalement retiré sous la pression de la rue.
Plebiscité par l'UMP
Interrogé sur l'ovation que lui ont réservée mardi les députés de l'UMP à l'Assemblée nationale après une réponse musclée au député socialiste Jean-Yves le Bouillonnec sur le logement social, le ministre de l'Emploi a déclaré: "Je l'ai pris comme d'abord une marque d'affection."
La majorité l'a longuement applaudi et scandé son nom.
Cette acclamation inédite résonne d'autant plus particulièrement qu'elle s'est tenue la veille du premier anniversaire de l'accession de Dominique de Villepin à Matignon.
Une grande partie de la majorité avait déjà désavoué Dominique de Villepin le 21 mai, quand plus de 200 députés UMP ont quitté l'hémicycle alors que le chef du gouvernement affrontait la motion de censure déposée par le Parti socialiste.
Dominique de Villepin désavoué par sa majorité
Les sarkozystes font leurs choux gras de ce plébiscite. Yves Jego y voit des marques de "respect et d'affection" de l'UMP à l'égard du ministre de la Cohésion sociale, et un véritable "appel". La nomination du Premier ministre "appartient au président de la République", "simplement, il y a des signes, toujours intéressants à analyser" selon le député de la Seine-et-Marne.
Pour un élu qui souhaite rester anonyme, "c'est l'expression pour la majorité des députés UMP que ça suffit, de leur volonté de tourner une page très rapidement. Ce qu'ils veulent c'est que Jacques Chirac prenne une décision très rapidement, change de Premier ministre et que Sarkozy se consacre entièrement à la campagne présidentielle. C'était humiliant pour Dominique de Villepin".
Les villepinistes tempèrent ce point de vue. Hervé Mariton parle d'"enthousiasme un peu potache comme peuvent l'avoir les députés".
Quant à Georges Tron, il estime que "l'excellente réponse" de Jean-Louis Borloo aux socialistes a "entraîné tout naturellement le contentement des députés après une phase un peu tendue", due aux crises rapprochées du CPE et de Clearstream.
"Censure en direct"
Les députés socialistes profitent de l'aubaine. Ils ont ainsi interpellé mardi Jean-Louis Borloo pour qu'il remplace de Dominique de Villepin. Au cours de la séance, ils scandaient son nom afin qu'il réponde aux questions à la place de ses collègues.
Dans les couloirs du Palais Bourbon, les députés ne se sont pas privés d'ironiser.
"C'est la première fois que j'assiste à une censure en direct", a plaisanté Maurice Leroy (UDF). Un autre élu estime que "les grenouilles cherchent un roi".
Pour l'UDF Jean-Christophe Lagarde, "Jean-Louis Borloo est nommé Premier ministre par acclamation par le groupe parlementaire et on continue comme si de rien n'était à être gouverné par des gens qui n'ont même plus de majorité au sein de leur propre groupe parlementaire". (avec Reuters)
NOUVELOBS.COM | 31.05.06 | 09:45
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23.10.06 | 09:09 35 h : pas de projet du gouvernement
Le ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo affirme que la supression des 35h serait "une mauvaise chose".
Jean-Louis Borloo, le ministre de la Cohésion sociale a affirmé dimanche 22 octobre sur Europe 1 que le gouvernement n'avait "pas de projet sur les 35 heures", dont la "suppression" serait, selon lui, "une mauvaise chose".
"Le gouvernement n'a pas de projet sur les 35 heures, il n'y a pas de texte inscrit" d'ici la présidentielle, a déclaré Jean-Louis Borloo.
Selon le ministre, la "généralisation autoritaire des 35 heures n'a pas été une bonne chose, ce qui ne veut pas dire que, dans un certain nombre de cas, l'instauration des 35 heures a été une mauvaise chose".
Mais "faire la généralisation dans l'autre sens, c'est-à-dire la suppression, alors que les entreprises sont organisées, me paraît être une mauvaise chose", a estimé le ministre.
"En revanche, qu'on puisse introduire de la souplesse maximale dans les entreprises, pourquoi pas, dans le respect des uns et des autres", dans un objectif "gagnant-gagnant", a commenté Jean-Louis Borloo.
Les numéros un du patronat (Medef, UPA, CGPME) et des syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC et CFE-CGC) se retrouvent pour un "échange de vues" sur le marché du travail.
Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO affirme qu'il n'a pas l'intention de "remettre les 35 heures sur la table". "les salariés ont payé les 35 heures à la fois par de l'annualisation, de la flexibilité et de la modération salariale. Maintenant qu'ils l'ont - pas partout d'ailleurs - on va pas les remettre en cause, ce serait de la double peine", a-t-il expliqué.
NOUVELOBS.COM | 23.10.06 | 09:09
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PARIS (AFP) - Education, environnement, logement... Jean-Louis Borloo s'est posé en champion de "la droite sociale", samedi devant le Parti radical, en espérant peser dans la campagne présidentielle de tout son poids de ministre de la Cohésion sociale qui n'a "rien à vendre" mais des idées à revendre. "Je suis persuadé que cette élection présidentielle est un énorme danger ou une énorme chance. C'est probablement sur un certain nombre de sujets un rendez-vous providentiel", a lancé M. Borloo, devant un millier de militants, ministres (Xavier Bertrand, Philippe Douste-Blazy, Thierry Breton, Christian Jacob...) et parlementaires venus participer au 107e congrès du Parti radical à Paris. M. Gilles de Robien, seul ministre UDF, retenu à Amiens, était absent mais a tenu à faire lire un message à la tribune du congrès dans lequel il déplore qu'"aucun candidat" pour 2007 "ne défende les valeurs de la droite sociale". Avec ses quelque 8.000 adhérents, ses trois ministres - outre M. Borloo, François Loos (délégué à l'Industrie) et Renaud Dutreil (PME) - ses vingt-cinq parlementaires, le Parti radical, associé à l'UMP, a toujours eu en France une influence qui dépasse ses effectifs. "Je veux plus que jamais être l'avocat de la justice sociale de notre pays", a affirmé M. Borloo, avocat de formation, qui co-préside le Parti radical avec André Rossinot, maire de Nancy. Le ministre de la Cohésion sociale, qui n'a pas encore dit quel candidat il soutiendrait à la présidentielle, réunira un congrès extraordinaire de son parti en février 2007. Samedi, il a proposé "cinq grands défis" pour "bâtir un communauté de destins": éducation-formation, réforme du financement de la protection sociale, environnement - "évidemment, il faut soutenir le pacte écologique de Nicolas Hulot", a-t-il lancé - justice sociale territoriale, accompagnement des mutations. "Il faut une grande réunion sur l'éducation" et réunir "dès l'été" 2007 l'ensemble des partenaires sociaux, a-t-il affirmé, ajoutant: "plus aucun jeune ne doit échapper au couple éducation-formation. Si on remet un tiers de notre jeunesse dans le train de l'innovation, on repasse à 4% de croissance, et on reprend le leadership de l'Europe". Il a également proposé de mettre en place de "nouveaux modes de financement des sécurités sociales", en transférant les taxes reposant sur le travail sur "la consommation, le patrimoine, le pétrole, l'écologie, l'impôt". "Oui, ça va gueuler, ce sera difficile, ce ne sera pas sans se heurter à quelques conservatismes, ça bouleversera des intérêts particuliers, des égoïsmes, mais c'est incontournable", a-t-il dit. "Il nous faut prendre un nouveau souffle (...) Ne nous racontons pas de salades" car "la situation et l'inquiétude sont graves", a-t-il également affirmé. Il vaut également lancer "un chantier de rattrapage, celui de la justice territoriale" car "l'injustice territoriale est insupportable entre villes riches et villes pauvres". Si on ne réalise pas ces chantiers, "je vous le garantis, ce ne sera pas un Grenelle des salaires qu'on aura mais un Grenelle d'un autre nom", a-t-il mis en garde. A ses yeux, "le président ou la présidente" qui sera élu(e) en 2007 "sera forcément quelqu'un qui va être capable de faire bouger tous les acteurs de la société française". Avant lui, André Rossinot avait pris la parole pour lancer à M. Borloo: "avec toi, la révolution civique que le pays attend doit constituer l'existence fondatrice du contrat républicain (...) que nous devons maintenant négocier avec l'UMP, notre partenaire".--------
mardi 27 février 2007, 16h04 Borloo participera à la campagne présidentielle en publiant un livre
PARIS (AP) - Pressé de dire s'il soutiendrait Nicolas Sarkozy, Jean-Louis Borloo a confié mardi qu'il passait ses nuits à rédiger une contribution écrite au débat présidentiel. Son livre sera publié dans une dizaine de jours, ont précisé ses services. Il proposera "une méthode radicale" pour faire baisser le chômage, a promis le ministre. "La société des approximations et des commentaires évite d'aller au fond des analyses", a-t-il déploré lors d'un point presse au ministère de l'Emploi, en expliquant qu'il voulait mettre ses réflexions "noir sur blanc". S'avouant "très immodeste", le ministre de l'Emploi a rappelé son expérience à la mairie de "Valenciennes, où personne ne conteste qu'on a divisé le chômage par deux, que le logement va bien". Et il a fait valoir ses résultats à la Cohésion sociale et au Logement: "Ici, quand même, j'ai multiplié le logement par deux (...) L'emploi s'est réellement amélioré, je crois qu'on n'est qu'au début des effets." "Il faut aller beaucoup plus loin", a-t-il jugé en estimant qu'il était possible de ramener le taux de chômage entre 5 et 6% de la population active. "Je vais proposer une méthode radicale dans les jours qui viennent et c'est en fonction de ça que je m'exprimerai" sur la campagne, a ajouté Jean-Louis Borloo. "Je pense que si je dis aux Français 'voilà, ça, on peut vraiment le faire', (...) ils peuvent se dire que c'est possible. Mais pour ça, il faut faire vraiment l'analyse, sans faux-fuyant, sans se raconter que c'est le prix du pétrole, le plombier polonais ou le demandeur d'emploi qui ne veut pas travailler, ou l'entreprise qui est je-ne-sais-pas-quoi. Qu'on regarde vraiment les sujets; je fais cet effort, la nuit, de rédaction. Rendez-vous dans huit jours!" AP---------
Borloo et Fillon favoris des Français pour Matignon, selon BVA 06.05.07 | 23h20 LeMonde.fr
PARIS (Reuters) - Jean-Louis Borloo et François Fillon sont les favoris des Français pour occuper la fonction de Premier ministre, selon un sondage BVA/Orange pour la presse quotidienne régionale réalisé après l'annonce de la victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle. Cité par 34% des personnes interrogées, le ministre de l'Emploi arrive en tête alors que le conseiller politique de Nicolas Sarkozy n'est mentionné que par 25% d'entre elles, Michèle Alliot-Marie arrivant en troisième position (15%). Jean-Louis Borloo bénéficie en particulier d'une meilleure image auprès des sympathisants de gauche, 39% d'entre eux citant son nom contre 13% pour François Fillon et 12% pour la ministre de la Défense. La victoire du président de l'UMP suscite par ailleurs une adhésion qui va au-delà de son résultat de second tour, 56% des 820 personnes interrogées se déclarant satisfaites de son élection.-------
L'Economie rognée pour Borloo. Bercy a été scindé en deux, le radical récupère l'Emploi mais perd le Budget. Par François WENZ-DUMAS, Libération, QUOTIDIEN : samedi 19 mai 2007
Une des premières choses que fit Jean-Louis Borloo en arrivant rue de Grenelle en 2004, fut d'interdire le stationnement des voitures dans la cour du ministère du Travail : rien ne devait perturber la machine à produire des idées que doit, selon lui, être un ministère.
Durant deux ans, des idées, il n'en a pas manqué : le plan de cohésion sociale, les emplois de services, les maisons de l'emploi et autres innovations plus ou moins spectaculaires mais toujours vendues avec passion et lyrisme par son promoteur.
Sa gouaille et son côté bateleur ont fait de lui un des ministres les plus populaires du gouvernement sortant.Même si ses interlocuteurs syndicaux ont vite compris que pour le service après-vente, il valait mieux s'adresser à son ministre délégué à l'Emploi, Gérard Larcher.
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Haro sur Borloo et la TVA sociale
Des élus UMP estiment que la sortie du ministre au soir du premier tour a coûté 80 sièges.
Par Alain AUFFRAY, Nathalie RAULIN, Libération,
QUOTIDIEN : mardi 19 juin 2007, p. 6
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Juillet 2007.
Borloo se voit en héraut de la révolution écolo
Environnement. Présentation de la feuille de route du superministère de l’Ecologie.
Par Laureen Ortiz, Libération,
QUOTIDIEN : samedi 30 juin 2007, p. 16
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PARIS (Reuters) - Jean-Louis Borloo laisse entendre que le gouvernement s'apprête à geler les cultures transgéniques ainsi que la commercialisation des semences OGM en France dans l'attente d'une nouvelle loi. Le seul OGM commercialisé en France est une semence de maïs vendue par le groupe agrochimique américain Monsanto. "Sur les OGM tout le monde est d'accord: on ne peut pas contrôler la dissémination. Donc on ne va pas prendre le risque", explique le ministre de l'Ecologie dans Le Monde daté de vendredi. Selon le quotidien, Jean-Louis Borloo a déclaré à un groupe de parlementaires lundi que le gouvernement préparait un gel de la commercialisation des semences OGM tout en autorisant la poursuites des recherches en laboratoire. Le groupe OGM du "Grenelle de l'environnement" qui doit se tenir à Paris en octobre a acté cette semaine le principe d'une nouvelle loi, annoncée fin août par Jean-Louis Borloo. Le texte durcira le contrôle sur les cultures OGM, encadrera "beaucoup plus rigoureusement" leurs autorisations et instituera une Haute autorité sur les biotechnologies, écrit le journal. "La question du moratoire est activée discutée et envisagée mais le mot recouvre différentes réalités juridiques", précise au Monde la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet.-------
Borloo défend "la même cause" que les Verts
lefigaro.fr, De notre envoyé spécial à Nantes RODOLPHE GEISLER. Publié le 29 septembre 2007Actualisé le 29 septembre 2007 : 21h09
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A Nantes, Borloo vient s’en remettre aux Verts
Le ministre était, vendredi, l’invité du parti. Très divisé sur sa présence.
Par éCOIFFIER MATTHIEU, Libération,
QUOTIDIEN : samedi 29 septembre 2007
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Jean-Louis Borloo se verrait bien en haut
Ghislaine Ottenheimer,
Magazine Challenges | 22.11.2007 , p. 7
Borloo pense avoir une chance de devenir président : Sarkozy pourrait ne pas se représenter, il n'y a pas de socialiste très crédible, et lui, il est si populaire.
Serait-ce-l'effet du Grenelle de l'environnement ?
Jean-Louis Borloo se sent des ailes de géant.
Elu le 18 novembre à la présidence du Parti radical dit «valoisien», il a déclaré vouloir faire de sa formation, dont on a coutume de dire qu'elle tiendrait dans une cabine téléphonique, «l'un des premiers partis de France» ! Il veut tripler le nombre d'adhérents, qui sont 10 000.
Fédérer les radicaux de gauche, le MoDem, les écolos. Organiser des débats. Fabriquer des documents qui aient valeur de programme. «Je suis convaincu que ce qu'on va faire en dérangera plusieurs parmi nos amis, at-il ajouté. Mais il faut le faire dans l'intérêt de notre pays.»
Au départ de cette stratégie de conquête, trois constats.
Un, il n'est pas certain que Nicolas Sarkozy soit candidat à sa succession.
Deux, il n'y a pas au PS de présidentiable incontestable.
Trois, il est, lui, Borloo, le troisième homme politique le plus populaire de France.
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Confidentiel Magazine Challenges | 22.11.2007 p. 7
Nicolas Sarkozy veut gagner encore plus. Recevant le directeur d'un institut de sondage, le chef de l'Etat s'est laissé aller à la confidence : il ne ferait qu'un mandat et après il gagnerait de l'argent. En reprenant sa casquette d'avocat.------
Jean-Louis Borloo mouille le caleçon pour planter du corail à Bali
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AFP 28 juillet 2008
Tapie recevra bien des millions de l'Etat français, point final à l'affaire

AFP - Jeudi 13 décembre, 11h58BANGUNAN (AFP) - Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, lors d'une visite jeudi d'un site de reconstitution de massifs coralliens à Bali, a quitté chemise et pantalon pour aller planter un morceau de corail sur le fond marin.
Ce plongeon n'avait pas été prévu, comme l'a fait remarquer M. Borloo qui n'avait pas emporté avec lui de maillot de bain. Il s'est jeté à l'eau en caleçon et avec un masque.
Le ministre participe à Bali aux négociations clé pour tenter de jeter les bases d'un régime climatique prolongeant après 2012 le protocole de Kyoto.
Les discussions semblaient jeudi proches de l'impasse et M. Borloo a eu des mots sévères pour la position des Américains.
Il a estimé que certains refus de transfert des technologies propres vers les pays émergents se fondaient sur des raisons "incompréhensibles".
"Comment le plus grand (pays industrialisé) du monde peut dire à sa jeunesse qu'il n'aurait pas les capacités technologiques pour faire un progrès propre alors que c'est un levier de croissance évident?", s'est interrogé le ministre.
"On est vraiment sur un sujet d'incompréhension extrêmement fort", a-t-il ajouté.
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Fiscalité Les députés UMP irrités par les taxes écolos leparisien.fr 17.09.2008, 13h24 | Mise à jour : 13h45
Echaudés par la taxe sur les revenus du capital pour financer le RSA, les députés UMP digèrent mal l'annonce de nouvelles taxes écologiques, notamment le bonus-malus sur l'électricité qu'envisagerait Jean-Louis Borloo..
Du coup c'est la levée de boucliers. Le premier d'entre-eux, Jean-François Copé a déjà, mardi sur LCI, «mis en garde» le gouvernement. «Je préfère des mesures incitatives à de nouvelles taxes», a-t-il averti, un peu plus tard, en soulignant le risque que de nouvelles taxes «ne soient pas bien comprises». Nombreux sont ses collègues UMP qui ne cachent pas leur inquiètude sur la pertinence du dispositif avancé par le ministre de l'Ecologie. «Nous allons rencontrer Jean-Louis Borloo pour en parler avec lui», a t-il affirmé. A l'UMP, la grogne est d'autant plus audible que Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale, a critiqué, ce mercredi, la nature des prélèvements, après l'annonce d'une «taxe pique-nique», et l'éventualité -démentie par Borloo- d'une extension du bonus-malus à la consommation d'électricité. Bernard Accoyer a, ainsi, ironisé sur I-télé : «Sur les bonus-malus, il y a un petit côté concours Lépine. Je taxe ceci, je détaxe cela». Il se dit partisan de «clarifier la politique de la majorité» et souhaite que «l'on cesse des annonces en tous sens». De son côté, Dominique Perben estime que «l'État n'a pas vocation à fixer les prix».-------
Jeudi 9 octobre 2008 Les Echos [ 09/10/08 ]
Environnement : Borloo fait du Grenelle une arme anticrise
A l'issue du débat sur la crise financière, les députés auront peut être retrouvé le moral avec le démarrage du débat sur le projet de loi de programme du Grenelle de l'environnement.
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Politique
Le PS vote pour le projet de loi sur le Grenelle de l'environnement
AP | 21.10.2008 | 12:27
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Où est passé Borloo ? leparisien.fr
Nathalie Schuck | 20.04.2009, 07h00
« Borloo a disparu de l’écran radar ! » murmure-t-on à l’Elysée. Numéro 2 du gouvernement, seul à avoir le rang de ministre d’Etat, le Monsieur Ecologie de l’équipe Fillon se fait très discret. « Quand Sarkozy était numéro 2 du gouvernement, on l’entendait tous les matins ! » compare un de ses détracteurs.
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Jean-Louis Borloo, l'avocat international du climat
Marielle Court lefigaro.fr
04/12/2009 | Mise à jour : 21:54 |
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Dans son discours prononcé hier à l'Assemblée nationale, Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire, a déclaré que cette feuille de route « doit permettre à notre société de faire un saut qualitatif ». Dans le contexte de crise économique et de retournement des marchés, le ministre affirme haut et fort que la crise « implique inéluctablement que le monde se tourne vers cette nouvelle croissance ».
Une croissance alimentée par les 400 milliards d'euros d'investissements injectés dans l'appareil de production d'ici à 2020 qui devraient générer 0,8 point de croissance et 500.000 emplois à terme.
A lui seul, le chantier thermique représente des investissements annuels moyens de 16 milliards d'euros et près de 235.000 emplois. A ceux qui ne manqueront pas de pointer du doigt le coût de tels investissements, le ministre a répondu par avance que l'essentiel du processus est fondé sur des économies d'énergie, de mobilité individuelle et des économies d'intrants agricoles. « C'est avec ces économies que nous financeront les nouvelles infrastructures, les travaux de rénovation thermique grâce à un effet de levier massif », a-t-il ajouté. De son côté, la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a martelé : « Economie et écologie ne doivent pas être confrontée. Ce projet de loi est un véritable outil de transition. »
Les jours qui viennent permettront de savoir si les députés ont compris le message et acceptent d'avaliser les engagements pris par le président de la République dans le cadre des discussions du Grenelle.
Le ministre de l'Écologie sera lundi à Copenhague pour l'ouverture de la 15e conférence internationale sur le climat. Un événement pour lequel «la France s'est investie comme jamais», assure-t-il.
«Mais qu'est-ce que vous faites à Poznan ? C'est à Bruxelles que ça se passe…» C'était il y a un an. Jean-Louis Borloo exulte au téléphone. Alors que les journalistes suivent pas à pas, en Pologne, la quatorzième conférence internationale sur le climat, le ministre de l'Écologie installé dans la capitale belge ne s'y intéresse guère. Seule compte à ses yeux la signature des 27 pays de l'Union européenne sur le «paquet climat énergie» qu'il vient d'obtenir au côté de Nicolas Sarkozy. Un texte qui fixe les règles que l'Europe s'impose jusqu'en 2020 sur le climat.
En janvier 2009, retour aux grands rendez-vous internationaux : «Cette année, je vais consacrer toute mon énergie à la quinzième conférence sur le climat de Copenhague», affirme-t-il. Aujourd'hui on y est. Le sommet de Copenhague débute lundi et s'achèvera dans deux semaines en présence d'une centaine de chefs d'État et de gouvernement. Le ministre d'État y sera dès l'ouverture avec quelques allers retours à Paris. «Il est épuisé mais à fond dans l'événement», commente un de ses proches. «Je suis concentré», précise l'intéressé.
Jean-Louis Borloo est ainsi : «séquentiel», «besogneux», rappelle-t-il souvent, un brin cabotin. Il s'est d'abord occupé du Grenelle de l'environnement, puis de l'accord européen, enfin il s'est jeté sur le monde avec le même enthousiasme, persuadé que seul l'ajout de bonnes volontés peut faire tomber les préventions pour aboutir à un accord historique. Cela fait des mois qu'il sillonne la planète. Au point que certains conseillers de ministères voisins s'étonnent ouvertement d'un agenda parisien qui leur paraît vide. Mais Borloo consulte tous azimuts, organise des rencontres bilatérales, participe à des réunions officieuses, monte des conférences téléphoniques… Tout son temps, ou presque, est dédié à la négociation climatique. Aujourd'hui encore, le ministre fait un saut à Moscou.
«Ma première croisade a été pour que les chefs d'État soient présents à Copenhague. C'est irréversiblement acquis», se félicite-t-il. «La deuxième idée, c'est que tout le monde peut-être gagnant.» Le propos n'a pas toujours été aussi positif. Lors des premières rencontres officielles, «il n'y avait que des discours émaillés des mots “ambitieux”, “leadership”, “urgence d'aboutir”…On était entre gens bien élevés», ironise-t-il. Et puis est apparue une autre antienne : «Pour beaucoup, préparer Copenhague, c'était préparer la rhétorique pour expliquer l'échec. Je l'entendais partout.» Sans oublier le moment où, au milieu de l'été, les textes élaborés par les négociateurs de l'ombre étaient devenus illisibles. «Les traducteurs n'arrivent même plus à les traduire», s'énervait Yvo de Boer, le chef des négociateurs onusiens.
Mais Jean-Louis Borloo continue d'y croire.
On le voit alors apparaître à l'automne avec deux dossiers sous le bras. Le «plan justice climat» tout d'abord. Plusieurs centaines de pages qui détaillent pays par pays, en Afrique, les moyens d'apporter de l'énergie, 100 % renouvelable. «II faut raccrocher ce plan à la négociation de Copenhague. C'est notre responsabilité. Qui peut dire qu'il est contre une telle architecture ? », demande-t-il, faussement naïf.
Une ébauche d'accord
Dans l'autre main, c'est un document au titre un peu ronflant, «Copenhague : un projet pour le monde», qu'il s'échine à faire circuler dans l'enceinte onusienne. Un draft comme on dit dans le jargon, qui propose une ébauche d'accord. Il en est au moins à sa quarantième version. Mégalo Jean-Louis Borloo ? «Je ne suis pas en train de vous dire que cela va marcher, mais il faut essayer de trouver un chemin», explique-t-il. «C'est un texte de bonne foi comme un dossier de plaidoirie», ajoute l'ancien avocat.
Pour l'heure, le texte reste plutôt confidentiel, mais le ministre n'en a cure, car «il y a une rumeur positive» dans les délégations des 192 pays qui se retrouvent au Danemark. «Un changement d'état d'esprit. C'est aussi le fait de ceux qui ont mouillé leur chemise depuis des mois et des mois», plaide-t-il. Nicolas Sarkozy se rendra dans la capitale danoise avec les chefs d'État les 17 et 18 décembre. «La France s'est investie comme jamais. On ne fait pas les malins, mais on s'est donné du mal.» Un accord à Copenhague et la boucle serait bouclée.