Jean-François Copé (Science-Po, ENA)

La civilisation judéo-gentille
L'autre bête noire de Sarkozy

24 août 2018. Le retour contre Wauquiez (et Pécresse ?)

20 novembre 2016. Primaire présidentielle 2017 Droite et Centre 0,3%. Jean-François Copé se dit "déçu" des 0,3%
16 juillet 2016. Un plan de bataille contre le terrorisme islamiste
14 février 2016. Candidat ! Une mauvaise nouvelle pour son ennemi Sarkozy.
14/20 janvier 2016. Le retour d'un fraudeur non-repenti, pour 2017 ; "J'ai été sali" ... mais je suis pour la bienveillance (maintenant ?)

21 juin 2014. Jacob aussi
11 juin 2014. "Je vous aime"
27 mai 2014. Forcé de démissionner par trois anciens Premiers Ministres, il proclame ferme, les yeux dans les yeux comme jadis le ministre socialiste Cahuzac en décembre 2012, sa "totale intégrité". A suivre.
26 mai 2014. L'émissaire Lavrilleux, comme Roussin pour Chirac, au secours des soldats Sarko et Copé.
28 avril 2014. Alors que Dupont-Aignan est pour une solution française JFC accepte de vendre Alstom aux américains.
03 mars 2014. JFC se fâche ferme.
Février 2014. Dassault levé pour une tradition familiale ; 8 millions en cause.
Janvier 2014. L'UMP ne vote pas la levée de l'immunité du sénateur Dassault ; le gouvernement accorde un milliard au Rafale .

Avril 2013. Affaire Cahuzac, le fraudeur JFC accuse ferme Hollande et Ayrault de mentir.
Mars 2013. Coup monté confirmé ?

Novembre 2012. Guerre picrocholine Copé/Fillon, intervention de Sarkozy.
Octobre 2012. Réalités sociologiques taboues, JFC fustigé par les gogos ; choisi par Guaino (Sarkozy ?), après Galouzeau.
Septembre 2012. Fermement "adoubé" par Jean Sarkozy ; favorable à la Kippa, et au voile islamique, contre Marine Le Pen.
Août 2012. JFC soutient les moniteurs musulmans contre leur employeur communiste, qui s'est rendu rapidement face aux pressions islamiques... et médiatiques ; candidat officiellement à la présidence de l'UMP .
Mai 2012. Après l'élection de François Hollande, contre Fillon abandon provisoire de Rachida Dati ; vigoureuse campagne législative malgré des journalistes "parisiens" hollandisés (exemple, Amar, Elkabbach, Field etc ...) ; Rachida, la new-frenchie, insulte le vieux François .
Mars 2012. JFC (soutenu par Mgr Dubost évêque d'Evry ?) défend le casher/hallal contre le modernisme de François Fillon .
Janvier 2012. Rachida Dati, la femme hautement libérée, hautement parvenue et hautement parachutée, soutenue par JFC, insulte le Premier Ministre François Fillon ; vigoureuse campagne législative contre les journalistes "parisiens" .

Décembre 2011. Présidentielle 2017 : JFC épouse sa concubine notoire ; en deuxièmes noces .
Novembre 2011. Les juges enquêtent sur les liens entre Copé et Takieddine .
Octobre 2011. Véritable médiateur de l'attaque Dati versus Fillon ?
Septembre 2011. JFC veut que les Français fassent "allégeance" aux armées ; comme en Israël ? En cause dans l'affaire Karachi ?
Avril 2011. Laïcité et Islamisme : Le Grand Rabin se déplace, lui, mais ne soutient pas totalement J.F.C. (?)
Mars 2011. JFC refuse de renvoyer chez eux les bateaux d'immigrés illégaux ; il attaque violemment le 1er Ministre après des cantonales "difficiles" .
Février 2011. Jacob accusé d'antisémitisme, par le breton Benoît Hamon

Décembre 2010. Jean-François Copé, et donc Christian Jacob, ne veulent pas aller en prison
Novembre 2010. Le contrôle du parti et du groupe parlementaire ; abandon officiel de Gide
Septembre 2010. J.F.C. veut la place de Xavier Bertrand ... et attaque Hirsch, qui voudrait notamment de la transparence financière chez les députés-avocats, et qui lui répond ... ; également mis en cause Gérard Longuet répond
Juin 2010. J.F.C. (plus de 20.000 euros mensuels) prépare les Français à la rigueur
Février 2010. Comme Dominique Strauss-Kahn, le soutien à Laurent Fabius contre Georges Frêche
Janvier 2010. Serein, il y pense toujours ; sa face cachée ...

Décembre 2009 : Maître Copé prend la défense des riches fraudeurs fiscaux, contre Eric Woerth
Avril 2009 : La colère de Nicolas contre Copé et Karoutchi
Février 2009 : Sous le double parrainage de Radio Shalom et Beur FM
Comme Pierre Moscovici pour la gauche Jean-François Copé serait candidat à la présidentielle, pour la droite

Mai 2009. Un député çà compte énormément, et non pas "çà tr.... énormément". Maître (2007) Jean-François Copé ...

31 octobre 2008. Jean-François Copé agace N.S.

Portrait (Libération 16 mai 2008)

L’aiglon de Meaux

Jean-François Copé. A 44 ans, le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale s’affirme comme un futur rival de Sarkozy.
Enfant d’une famille juive et pied-noire à l’histoire chargée, il lui faut inventer la sienne.
PHILIPPE LANÇON Libération QUOTIDIEN : vendredi 16 mai 2008, p. 40

On parle si peu de Nicolas Sarkozy que certains lui ont trouvé un double : Jean-François Copé. Il est régulièrement suggéré que c’est l’autre, avec dix ans de moins : maniaque, petit aboyeur, libéral, embusqué, tout tapissé de parler-vrai. En réalité, avec quinze centimètres de plus, ce n’est pas du tout Sarkozy. Authentique bourgeois élevé dans les beaux quartiers, animé par une convivialité froide et concentrée, l’ancien «bébé-Chirac» semble, à 44 ans, avoir trempé son personnage dans une jovialité tenue. Aimable, droit dans la silhouette, inégalement dégarni, jamais il ne déborde : ni plainte, ni familiarité. Son naturel sensible et crispé alimente ses calculs, qui s’unissent à une mémoire instantanée. Copé est un professionnel de la réaction, doué d’un sens gourmand du combat.

Evacuons d’emblée les vérités ordinaires : le député-maire de Meaux est de droite, ambitieux, et vient d’être réélu dans sa ville par 67 % des habitants. Président du groupe UMP, il apprend, ces temps-ci, à «chauffer à mort» ou à canaliser comme il peut ses troupes : «Un député, dans ses deux premières années, c’est l’épisode autobiographique majeur, l’émerveillement. Ensuite…» La vanité qui s’ennuie est toujours de mauvaise humeur.

Ses relations avec le Président sont depuis longtemps armées, ambiguës, intimes : brouille, vacances à la Baule, nouvelle brouille, dîners à quatre, engueulades à deux. Elles ne se résument pas, ou pas encore, à deux coqs en piste.

Il est aussi avocat-médiateur chez Gide, l’un des gros cabinets d’affaires. Il a prêté serment huit jours après la formation du gouvernement Fillon, auquel, ancien ministre du Budget, il n’appartenait pas.
Des amis lui conseillèrent une fois de plus d’être patient. Copé doit habiter le temps perdu pour bâtir mieux qu’une image, plus que des convictions : une identité.

Au milieu des années 80, ce jeune type hâbleur appartient, «pour se marrer», au Caca’s club de Frédéric Beigbeder, qui se souvient de lui «en tenue radioactive dans une soirée Tchernobyl. Il n’était déjà pas drôle et venait sans doute pour se détendre».
A Sciences-Po, il suit le cours d’anglais pour les nuls. Un condisciple se souvient : «Il avait déjà les codes, le costume, la cravate, les lunettes d’écaille. Un jour, il a dit : "I want to be président de la République."

Il le disait en riant, parce qu’il est joyeux, mais on savait que c’était vrai, parce qu’il ne cache pas son jeu.» Jeune, il a voyagé aux Etats-Unis avec parents, sœur et frère.
Isabelle est désormais avocate ; Jean-Fabrice, de seize ans plus jeune, a fait HEC et étudie à Singapour.
Le dernier voyage familial en commun a eu lieu en 1989 en Argentine.
Leur père, le proctologue Roland Copé, pionnier de la chirurgie de l’anus, aime ce pays. Il est ami avec le metteur en scène Jorge Lavelli comme il le fut avec l’acteur Jean Poiret. Roger Carel est parrain de sa fille. A Meaux, son fils a inauguré un square Daniel-Ceccaldi.
On sait se divertir chez les Copé.

Dans l’après-guerre, dit le père, «on m’appelait le toubib du théâtre». Il rêvait d’être acteur et, après les représentations, traînait en coulisses. Jean-François, enfant, a joué l’Avare. Depuis qu’il est en retraite, Roland Copé fait du théâtre.
Il a joué Poincaré dans un épisode des Brigades du Tigre. A 78 ans, il en paraît quinze de moins et aime toujours danser le tango. Son énergie paraît sanglée ; ses passions, séchées en discipline. Si la fantaisie rôde, elle ne domine rien - comme chez le fils.

Enfance de Copé, racontée par sa sœur Isabelle : «Nous rentrions de l’école, l’infirmière nous ouvrait. La porte du salon était fermée car il servait de salle d’attente. Nous rejoignions nos chambres en silence. Notre père, élégant, tout en blanc, venait nous voir entre les patients.»
Jean-François précise en souriant : «Il ne me serait pas venu à l’idée de rentrer avec de mauvaises notes. Un regard de mon père suffisait.»
Il vénère alors le tennisman roumain Ilie Nastase, joue du piano électrique, travaille sans cesse, fait des maquettes Heller, ne danse pas.
Son père lui parle tant de la Seconde Guerre mondiale qu’à 8 ans il la choisit comme sujet de rédaction. La maîtresse, surprise, convoque les parents.

En 1926, un jeune médecin roumain nommé Copelovici arrive en France.
Sa famille, juive d’origine russe, s’est installée à Iasi (Roumanie) au XIXe siècle. L’antisémitisme provoque le départ.
Le grand-père paternel de Jean-François Copé reprend ses études en France, devient médecin généraliste à Paris.
La grand-mère, française, est également d’une famille juive d’origine roumaine.
L’humour yiddish et la peinture les environnent. Un ami a organisé en France la première vente publique des impressionnistes. Le parrain de Jean-François Copé est un galeriste célèbre. A 99 ans, la grand-mère Copé aime encore chanter.

Lorsque vient la guerre, le grand-père, naturalisé français, envoie la famille sur la Loire, à Beaugency. Roland Copé vit à 10 ans l’exode à pied : «Les gens fuyaient comme des fous. Les soldats pleuraient. Je vois encore les cadavres, comme collés aux arbres.»
La famille arrive à Toulouse, où vit un oncle. Le grand-père reprend son activité de médecin. Il reçoit des appels anonymes : «Quand vas-tu t’en aller, sale youpin ?» Roland n’a rien oublié.
Plus tard, la famille se réfugie à Aubusson, dans la Creuse. Père et fils aident la Résistance. Le père soigne la fille épileptique des fermiers qui les hébergent. «Nous avons trouvé là-bas des gens formidables», conclut Roland.
En 1976, il refait le voyage de la Creuse avec Jean-François et Isabelle. Il retrouve les lieux, les gens ou leurs enfants. «Il pleurait», se souvient son fils.
Quand Jean-François Copé évoque une histoire intime, son sourire finit par ressembler à une grimace. Il ne sait sur quel ton parler de lui.

Sa mère, Monique Ghanassia, affiche une bonté inquiétante et organisée.
Elle a voué sa vie à la famille et au travail de son mari, dont elle était assistante et montait les films d’opération destinés aux étudiants et collègues : «C’est une spécialiste des films de cul !» s’amuse-t-on dans la famille.

Née en Algérie d’un père avocat, elle part un jour faire des courses avec sa meilleure amie. Elle a 10 ans. Un oubli, elle remonte chez elle. Son amie l’attend dans la rue, près d’un réverbère. Il saute : c’est l’un des premiers attentats du FLN à Alger.
Plus tard, la famille rejoint la France. Du côté maternel, on n’apprécie guère De Gaulle ; du côté paternel, on l’admire. «Il y avait parfois de l’ambiance, se souvient Jean-François, et c’est un miracle qu’il n’y ait eu personne dans l’OAS.»
La légende familiale dit qu’à 9 ans l’enfant admirait Pompidou. C’est si bizarre que ce doit être vrai. Si l’énergie de Copé est la sienne, son histoire est encore celle des autres.

A l’ENA, il fut un honnête bûcheur. Il en sort 35e sur 140.
Il a appartenu au Banquet républicain, un club fondé par des anciens de son lycée parisien, Victor-Duruy.
Ses amis sont banquiers, haut fonctionnaires, directeurs de grandes entreprises.
Il connaît de près certains journalistes de compagnie : Anne Fulda, Christophe Barbier.
Sa femme Valérie, conseillère en communication, est la fille d’un ancien directeur du CNRS. Il l’a rencontrée dans une soirée au Palace, à la fin des années 80. Ils ont eu trois enfants. En 1996, Le Palace a fermé.

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Copé L'autre bête noire
L'Express 15 mai 2008 p. 50

Le patron des députés UMP n'est pas un fidèle: avec lui aussi le président entretient des relations difficiles.

Le poste est essentiel dans le fonctionnement du pouvoir.
C'est pourquoi Jacques Chirac, par exemple, tenta toujours d'y envoyer un fidèle.
Aujourd'hui, le président du groupe majoritaire à l'assemblée nationale s'appelle Jean-François Copé. Qui a une caractéristique: il est « copéiste » avant d'être sarkozyste.

«Au moment du choix au sein des députés UMP, le chef de l'Etat se sentait tellement fort qu'il se souciait peu du patron qu'ils allaient désigner», reconnaît un fidèle de l'Elysée.

L'actuelle révision constitutionnelle est le dernier exem pie en date de la tension entre les deux hommes.
Le 28 avril (2008),Jean-François Copé tend la main au président du groupe PS, Jean-Marc Ayrault; le 30, il déclare que le texte ne peut être voté « en l'état ». Le jeudi 1er mai, quand il téléphone à Nicolas Sarkozy, il n'a pas le temps d'argumenter: le président de la République, furieux,l'interrompt d'emblée et parle d'« une faute politique ma­jeure».

« Ça a chauffé des deux côtés », raconte le député de Seine-et-Marne, qui dit avoir refusé un rendez­vous pour le lendemain. Les deux hommes se verront le dimanche.
Nouveau moment de tension: « Il ne ment jamais, moi non plus », note Jean-François Copé.

Le chef de l'Etat ne décolère pas. Devant ses interlocuteurs du week- end, il lâche : « Je ne demande pas à Copé de composer avec les socialistes, mais de rassembler le groupe !»
Le7mai, il reçoit lui-même l'ensemble des députés UMP. La configuration des lieux est singulière: il ne s'adresse pas à eux depuis un pupitre, mais est assis autour d'une table, devant les élus. On se croirait à une réunion de groupe classique, dans la salle Colbert de l'Assemblée nationale - sauf qu'elle est présidée par Nicolas Sarkozy, à l'Elysée.

« Quand on a vu le dispositif et qu'on l'a entendu dire qu'il renouvellerait l'expérience plusieurs fois par an,on a compris qu'i1 faisait cela contre Copé", relèvera un élu à la sortie .• E. M.

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Majorité Copé tient tête au président Nathalie Schuck | 31.10.2008, 07h00 Le Parisien, 31 octobre 2008 p. 5

«COPÉ a vu Sarkozy faire avec Chirac. Il fait pareil en se positionnant pour 2017. Sarkozy ne va pas le supporter longtemps ! Ils vont le tuer », pronostique un chiraquien, aux premières loges de 2002 à 2007. Dans l’exécutif, la cote de Jean-François Copé est en effet plutôt basse ces temps-ci. Sa liberté de parole, son ambition assumée d’entrer un jour à l’Elysée, tout agace.

La semaine dernière avait été pour lui celle de tous les dangers : mouché le mardi par Sarkozy (« On est dans la Ve République, pas dans la IV e ! ») pour avoir proposé une commission parallèle à celle d’Edouard Balladur sur la réforme des collectivités, le président du groupe UMP à l’Assemblée avait encaissé le lendemain les remontrances publiques de François Fillon. Un tête-à-tête à Matignon samedi a suffi à faire redescendre la pression avec le Premier ministre.

Fâcheries et réconciliations

Avec Sarkozy, c’est plus compliqué. Il y a toujours eu entre le président et le député et maire de Meaux (Seine-et-Marne) des hauts et des bas. Surtout des bas. Les deux hommes se téléphonent et se voient plusieurs fois par semaine, se fâchent, se réconcilient… « Leurs rapports sont de plus en plus tendus, assure un ténor de l’UMP. Copé va faire comme Sarkozy : tirer, tirer, et quand ça lâchera presque, stop ! » « Avec Sarkozy, Copé est toujours très courtois, respectueux, mais d’une franchise totale. C’est l’un de ceux qui lui parlent le plus franchement », raconte un conseiller du palais.

En privé, le chef de l’Etat n’est pas plus tendre avec celui qui rêve de lui succéder. « Il se trompe de stratégie en me confondant avec Chirac : on n’est pas en 2002 et je ne suis pas Chirac ! » lâche-t-il parfois. Ou encore : « Ce qui use, c’est de ne pas être au pouvoir. » « Il trouve que Copé manque de hauteur de vue, qu’il se croit arrivé alors qu’il y a beaucoup d’étapes avant le sommet de l’Everest », raconte un ministre. C’est pourtant le même Sarkozy qui a voulu la réforme des institutions, qui va accroître les pouvoirs du chef des députés UMP…

Il se sait indéboulonnable

Officiellement, il n’y a pas de « crispation » à l’Elysée sur le cas Copé. Mais dans ce climat proche de la paranoïa, certains évoquent une stratégie d’encerclement pour mater le rebelle. Dans les allées de l’Elysée, on ne compte pas les « amabilités » contre un Copé qu’on dit éloigné des réalités du pays.

Copé feint de ne pas s’inquiéter d’être dans le collimateur de l’Elysée. Il se sait indéboulonnable. A 44 ans, déterminé à tracer sa route, il met en place son club Génération France (37 antennes et quelque 3 000 adhérents). Pas décidé à se priver de sa liberté de parole, il jure qu’il refusera d’entrer au gouvernement… même si on lui propose Matignon ! Mais il est conscient de ses points faibles. Contrairement à Sarkozy en son temps, il n’est pas identifié dans l’opinion à des idées fortes. Une lacune qu’il compte bien combler en rédigeant dans les prochains mois un livre de propositions. Un sujet sur lequel il reste discret. « C’est encore dans ma tête… »

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Vu & commenté La sérénité affichée de Jean-François Copé, par Dominique Dhombres LE MONDE | 19.01.09 | 13h46 • Mis à jour le 19.01.09 | 13h46 Dominique Dhombres Article paru dans l'édition du 20.01.09

L'affaire vous avait peut-être échappé. Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé ne sont plus fâchés !

Le second était, ce week-end, l'invité de Franz-Olivier Giesbert, sur France 5. "Vous ne vous insultez plus au téléphone comme l'an dernier ?", lui demandait le journaliste. "C'est nettement plus constructif. On s'est beaucoup parlé, et peut-être un peu mieux compris sur les fonctions que je considère devoir être les miennes comme responsable de la majorité parlementaire", répondait-il.

Jean-François Copé n'est pas ministre, il sait qu'il ne le sera pas dans un avenir prévisible, et il prend désormais la chose avec philosophie.

La présidence du groupe UMP à l'Assemblée nationale suffit apparemment à son bonheur. "Je resterai jusqu'à la fin du quinquennat dans ces fonctions parce qu'elles me passionnent", dit-il. Il a mal vécu de ne pas faire partie du gouvernement Fillon, mais cela appartient désormais au passé.

Jean-François Copé dit qu'il s'est "reconstruit" dans son nouveau rôle. Il observe avec un certain détachement le remaniement ministériel qui vient d'avoir lieu. "J'ai été ministre du budget pendant trois ans, porte-parole du gouvernement pendant cinq ans. Les gens oublient vite", dit-il encore. "C'est vrai que vous ne serrez plus la main de Xavier Bertrand ?", lui demande-t-on. "Non, c'est arrangé !", réplique-t-il en souriant. On ne fait pas plus conciliant ! Il relit les Pensées de Pascal, c'est dire... Moyennant quoi, il se comporte désormais en bon petit soldat.

Les propositions de la commission sur l'audiovisuel qu'il présidait ont presque toutes été rejetées par Nicolas Sarkozy ? Qu'à cela ne tienne ! Il ne tarit pas d'éloges sur la nouvelle télévision publique qui est en train, selon lui, de naître sous nos yeux. "Cette réforme est fantastique. Jamais la télévision publique n'aura eu autant d'argent. Elle a les moyens budgétaires. Elle va avoir les moyens en termes d'organisation. Avant, France Télévisions, c'était quarante-neuf sociétés différentes. Cela va être une entreprise unique", dit-il.

Désormais, si on comprend bien, le président de France Télévisions aura enfin le pouvoir qu'il n'avait jamais eu jusqu'ici en raison du cloisonnement des diverses rédactions. Et qu'on ne vienne pas lui chercher noise sur la nomination des futurs présidents de chaîne par le chef de l'Etat. Le Parlement exercera son contrôle, dit-il.

Jean-François Copé était également, dimanche, l'invité de Radio J. Il admettait que les sénateurs soient un peu "furax" de devoir discuter le projet de loi sur l'audiovisuel alors que la publicité a déjà été supprimée dans le service public. Mais il ne faut pas en faire "un psychodrame", ajoutait-il. Visiblement, pour lui, le temps des drames est passé.

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Copé met en pratique sa liberté de parole Judith Waintraub lefigaro.fr 05/02/2009 | Mise à jour : 21:06 |

Jean-François Copé traite dans son club de « sujets sensibles » que les politiques ont, selon lui, « du mal à aborder ».
Le patron des députés UMP organisait jeudi un débat sur la cohésion nationale sous le double parrainage de Radio Shalom et Beur FM.

Éric Besson, Fadela Amara, Malek Boutih, Michel Sarfati, Hassen Chalgoumi : Jean-François Copé a réussi à réunir jeudi, sous l'égide de son club Génération France.fr, des personnalités qui s'assoient rarement à la même tribune. Pas de problème entre le rabbin Serfati et l'imam de Drancy Hassen Chalgoumi, membres de l'Amitié judéo-musulmane, et qui prêchent le dialogue, même si c'est parfois à leurs risques et périls. L'imam a raconté comment sa maison, à Drancy, avait été saccagée après qu'il eut appelé ses ouailles à respecter la Shoah.

«Vivre ensemble»

En revanche, c'était la première fois qu'un membre éminent du PS, en l'occurrence Malek Boutih, acceptait de participer à un colloque avec Éric Besson. L'ex-député PS était déjà considéré comme un paria par ses ex-camarades avant de devenir ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale. Sa récente promotion n'a rien arrangé. Mais Boutih, comme il l'a expliqué en marge du colloque, aime trop la «confrontation d'idées» pour céder à l'ostracisme. Ce qui n'est pas forcément bon pour sa carrière au sein du PS de Aubry.

Pour Génération France.fr, la question de la cohésion nationale sera «la» problématique majeure des dix années à venir. C'est la raison pour laquelle le président du groupe de l'UMP de l'Assemblée a consacré successivement trois colloques au sujet : le premier, lors de la création de son club, début 2007, sur l'«identité française», le second, en décembre, sur la «diversité», et le troisième, jeudi, sur le «vivre ensemble».

Une question qui a pris une acuité particulière avec les trois semaines d'affrontements dans la bande de Gaza. Comme l'a rappelé Raphaël Haddad, président de l'Union des étudiants juifs de France, entre le 27 décembre, date du début de l'offensive israélienne, et le cessez-le-feu du 22 janvier, 70 actes antisémites ont été recensés par l'Intérieur. Un chiffre à comparer avec les 250 actes antisémites enregistrés en 2007.

Hors des cénacles de l'UMP, où il ne se sent pas le bienvenu, Copé profite de sa liberté de parole pour traiter au sein de son club des «sujets sensibles» que les politiques ont, selon lui, «du mal à aborder». Comme il l'a fait jeudi dans une tribune publiée par Libération, il a exprimé son inquiétude sur le danger que font courir à la cohésion nationale «les tentations communautaires et les raccourcis identitaires».

Des phénomènes que Malek Boutih ne nie pas, mais dont il a souhaité qu'on n'exagère pas l'importance. Rappelant jeudi qu'il avait été «l'un des premiers, avec le président de l'Union des étudiants juifs de France» à «tirer la sonnette d'alarme sur les répercussions de la deuxième intifada», il a estimé que les manifestations d'antisémitisme étaient devenues le fait «d'individus très isolés». Un optimisme que tous les intervenants de jeudi auraient souhaité partager.

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TELECHARGEMENT ILLEGAL Colère de Sarkozy : Copé et Karoutchi pris pour cible NOUVELOBS.COM | 11.04.2009 | 13:16

Le patron des députés UMP et le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement seraient dans le collimateur du président de la République après le rejet du texte sur le téléchargement illégal.

Ce qui c'est passé "n'est pas professionnel ! C'est lamentable, de l'amateurisme." C'est ce
qu'aurait déclaré Nicolas Sarkozy, vendredi, devant ses conseillers, selon Le Parisien /Aujourd'hui en France publié samedi 11 avril, après le rejet par le parlement de la loi sur le téléchargement illégal.

Le journal indique que Nicolas Sarkozy aurait également qualifié le rejet du texte d'"inadmissible".

En colère, le chef de l'Etat aurait dans sa ligne de mire, selon le quotidien, Roger Karoutchi, le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, et Jean François Copé, le patron des députés UMP. C'est le conseiller de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant, qui se serait chargé, selon Le Parisien et Libération, de faire part de la colère du président aux deux intéressés.

Trop perso

Selon Le Parisien, Nicolas Sarkozy estimerait que Jean François Copé est "incapable" de mobiliser les députés de la majorité. Dans l'édition de Libération du samedi 11 et dimanche 12 avril, il est également rapporté que le chef de l'Etat fustige "le manque d'organisation au sein de la majorité". Copé sur la sellette ? Rien d'officiel pour le moment, soulignent les deux quotidiens, mais le député serait accusé par Nicolas Sarkozy d'être trop personnel et de se consacrer plus à sa propre promotion qu'au groupe qu'il dirige.

Jours "comptés"

Quant à Roger Karoutchi, sa situation ne serait pas plus enviable. Nicolas Sarkozy lui reprocherait, selon le Parisien, de ne pas avoir été à l'Assemblée pour demander une suspension de séance qui aurait permis d'éviter ce camouflet. Après sa défaite face à Valérie Pécresse, lors de la primaire UMP pour les élections régionales de 2010, cette défaite est un nouveau coup dur. Alors exit Karoutchi ? Selon un conseiller de l'Elysée cité par Le Parisien, ces jours seraient "comptés".

Fillon absent

Dans une moindre mesure, le Premier ministre François Fillon, et Bernard Accoyer, président de l'Assemblée, ont aussi été la cible des foudres du président. Selon Libération, Nicolas Sarkozy auraitd déclaré "que c'était à François Fillon de superviser tout ça. Mais on ne sait même pas où il est…". Au président de l'Assemblée, Nicolas Sarkozy reprocherait d'avoir laissé un vice-président socialiste présider la séance, selon le quotidien.

Touché au porte-monnaie

Une réunion du groupe UMP se déroulera le 28 avril pour "resserrer les boulons" a confirmé Roger Karoutchi, dans Libération, après que Jean-François Copé eut annoncé cette réunion vendredi. Une réunion extraordinaire qui pourrait bien voir des députés sanctionnés pour leur absentéisme chronique, selon le journal. Jean François Copé, rapporte Le Parisien, a, lui déclaré : "On va en parler. Ce n'est pas tabou. On ne peut pas en rester là". L'idée de sanctions financières pour les députés trop peu présents dans l'hémicycle a même été évoquées.

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UN DEPUTE, CA COMPTE ENORMEMENT : Jean-François Copé, Éditeur : Albin Michel, Paris, avril 2009

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Fraude fiscale : passe d'armes entre Woerth et Copé Anne Rovan lefigaro.fr 15/12/2009 | Mise à jour : 22:34 |

S'il «n'a pas lutté contre la fraude et a eu des informations de même nature (…), c'est une faute»,a déclaré, mardi, Éric Woerth à propos de son prédécesseur au Budget, Jean-François Copé.

Le ministre du Budget reproche à son prédécesseur d'avoir commis «une faute» en n'utilisant pas des informations «anonymes».

Le torchon brûle entre Jean-François Copé et Éric Woerth, l'ancien et l'actuel ministre du Budget. Pomme de la discorde : les fichiers dérobés par un cadre de la banque HSBC qui auraient permis d'établir la fameuse liste des 3.000 contribuables «exilés» en Suisse.Mardi matin, Éric Woerth a critiqué ouvertement sur Europe 1 les pratiques de son prédécesseur. S'il «n'a pas lutté contre la fraude et a eu des informations de même nature, c'est-à-dire (…) des informations qu'on ne paye pas, (…) qui ne sont pas anonymes, (…) dont on sait d'où elles viennent, c'est une faute, si c'est le cas », a déclaré le ministre. De là à dire que Copé n'a pas été un ministre du Budget exemplaire, il n'y a qu'un pas...

Woerth ripostait, en fait, aux propos tenus quelques jours plus tôt par le président du groupe UMP à l'Assemblée Jean-François Copé. Celui-ci avait assuré dimanche, sur France 5, s'être retrouvé dans une situation similaire à celle de Woerth lorsqu'il était ministre du Budget et avoir refusé d'utiliser les informations qu'on lui amenait. «J'avais eu une proposition qui pouvait ressembler un peu à ça et j'avais dit que je n'y étais pas favorable», a ainsi raconté Copé, ajoutant qu'il y avait derrière son choix «un arbitrage avec la question des libertés publiques, qui est un grand sujet, quand même».

Face à la dureté de la riposte de Woerth, qui a de surcroît rappelé que Copé n'était à l'époque que ministre «délégué», le remuant patron des députés UMP a tenté mardi de désamorcer la polémique naissante. Au programme, un virage à 180 degrés. «J'ai trouvé Éric Woerth agressif, et ce n'est pas du tout le reflet de nos relations, explique-t-il. Personne ne se trompe de combat, et j'ai toujours considéré que la lutte contre la fraude est un combat à mener.»

Des informations anonymes

Comment se fait-il alors que l'ancien ministre n'ait pas tiré parti d'une «proposition qui pouvait ressembler» à celle qui a été faite à Woerth ? Parce que, confie Copé au Figaro, les informations qui lui avaient été transmises à l'époque étaient «anonymes» et donc… inutilisables.

Copé maintient toutefois que ces situations doivent être maniées avec beaucoup de précaution. «Il faut être vigilant sur trois points : les dénonciations anonymes, les noms qui peuvent être jetés en pâture et le respect de la procédure en matière fiscale», souligne-t-il. Surpris par la charge de Woerth, il tente aussi de minimiser ses propos de dimanche. «Il n'y a rien de belliqueux, ni de négatif. Je fais mon travail de député. Ce n'est pas anormal qu'un simple député de la République émette un petit warning.» Ce «petit warning» n'est pas le premier que Copé adresse à Woerth.

En mars, l'ancien ministre du Budget avait critiqué la situation des finances publiques, s'attribuant au passage le beau rôle. «Lorsque j'ai quitté le minis­tère du Budget, j'ai laissé des comptes qui étaient en déficit de 35 milliards d'euros. Nous allons dépasser les 100 milliards d'euros», avait-il lancé. Visiblement, Woerth n'a pas digéré que Copé lui fasse la leçon une deuxième fois.

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La face cachée de Copé
Une biographie de l’ambitieux patron des députés UMP, qui rêve tout haut de l’Elysée pour 2017, montre que Jean-François Copé a bien des points communs avec son rival Sarkozy.
Nathalie Segaunes Le Parisien 07.01.2010, 07h00

Tout sur Jean-François Copé ! Aujourd’hui paraît en librairie « Copé, l’homme pressé. Enquête sur l’homme qui veut la place de Sarkozy » (Ed. l’Archipel), de Solenn de Royer et Frédéric Dumoulin.

Les deux journalistes ont longuement enquêté, rencontrant plus de 250 personnes, afin de cerner la personnalité de celui qui rêve de conquérir l’Elysée en. .. 2017. De ses relations depuis toujours difficiles avec Nicolas Sarkozy à son goût très net pour l’argent, en passant par les rouages de sa méthodique ascension, ce livre apporte un éclairage inattendu et parfois cru sur l’actuel patron du groupe UMP à l’Assemblée nationale.

En voici quelques extraits, en exclusivité.

Copé et Sarkozy

La scène rapportée se passe le 10 février 2004. Jean-François Copé est alors chef de file UMP aux régionales en Ile-de-France. Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, préside son comité de soutien.
Ce jour-là, Alain Juppé a placé l’un de ses hommes, Vincent Le Roux, en bonne position sur la liste parisienne. Or Sarkozy a Le Roux dans le collimateur : « Le soir, Copé assiste au spectacle d’Henri Salvador, qui soutient sa campagne. En rallumant son portable, il trouve un message de Sarkozy : C’est Nicolas. Rappelle-moi. Copé s’exécute. Sarkozy attaque d’emblée, d’une voix blanche : Tu as mis Le Roux sur ta liste, il a dit quelque chose de très grave sur moi. Je ne peux plus cautionner cette liste. Je quitte la présidence du comité de soutien. Je ne fais plus aucun meeting avec toi, sauf Paris.
- Ecoute, Nicolas, on est tous les deux fatigués…
- Je ne suis pas fatigué ! hurle Sarkozy.
- Bon. J’ai bien noté que tu avais quitté mon comité de soutien. Si je perds, je ne le devrai qu’à moi-même.
Si je gagne, je ne le devrai qu’à moi-même. Et…
Sarkozy raccroche. Copé rappelle aussitôt :
-Nos téléphones ont dû couper, je vais te redire ce que je viens de dire… Sarkozy se fait soudain tout miel.
- Mon Jean-François, merci d’avoir rappelé. Puisque tu le demandes, je reste président de ton comité de soutien. Je reste à tes côtés.
- Très bien. Viens-tu demain dans le Val-de-Marne ? Deux mille élus locaux t’attendent.
- Ça, je ne sais pas encore… »

Nicolas Sarkozy fait durer le suspense vingt-quatre heures. Et ne prévient de son arrivée en hélicoptère que vingt minutes avant le début du meeting. « Il y avait des oukases tous les matins, se souvient Christian Jacob.

Un jour, Sarko soutenait, un jour il ne soutenait pas. Il venait à un meeting, puis il ne venait plus. Copé, qui est un mec organisé, méthodique, loyal, avait le sentiment d’être baladé. »

Copé et l’argent

« Quand il est nommé ministre en 2002, Jean-François Copé cède son siège de député à son suppléant, Roger Boullonois. (…) En tant que député, Boullonois peut prétendre à trois enveloppes financières distinctes : son indemnité mensuelle (5 219 € ), l’enveloppe forfaitaire pour frais de mandat (5 837 € ) et 9 021 € de crédits destinés à rémunérer ses collaborateurs.
De ces trois enveloppes, il ne touchera qu’une seule : son indemnité. C’est Copé, pourtant devenu ministre, qui continue de tenir les cordons des deux autres bourses.»

Copé et le contribuable

Chaque année, Copé a coutume d’inviter ses amis à dîner dans les palais nationaux. Ainsi, lorsqu’il était ministre du Budget, recevait-il au ministère de l’Economie et des Finances aux frais du contribuable : « Le dîner, donné dans l’immense salle à manger de Bercy, située au septième étage, est particulièrement fastueux. Il reste en tout cas gravé dans la mémoire de la centaine de convives qui y participent. Un dîner assis, servi par une armada en grande tenue. Champagne. Et feu d’artifice du 13 juillet en prime, derrière les larges baies vitrées offrant une vue imprenable sur Paris.
Ce soir-là, Copé se montre enjoué, il passe de table en table, un mot pour chacun. Le ministre du Budget lève son verre : A la santé du contribuable !

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"Que fera le PS si Frêche est au second tour ?" (J-F Copé) Raphaëlle Duchemin - 09:00 franceinfo.fr Jean-François Copé, le chef de file des députés UMP, était ce matin l’invité de France Info.

Jean-François Copé exprime sa "solidarité" envers Laurent Fabius, après le dérapage verbal de Georges Frêche, et salue la réaction du PS. Mais se demande "si un traitement identique sera réservé aux socialistes qui continuent à faire campagne aux côtés de Georges Frêche".
Et s’interroge : que fera le PS en cas de duel entre l’UMP et George Frêche au second tour ?

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Jean-François Copé prépare les Français à la rigueur Par Sophie Huet, Judith Waintraub lefigaro.fr 11/06/2010 | Mise à jour : 07:22

Le chef des députés UMP, Jean-François Copé, a préparé avec un soin extrêmeson premier grand prime time, ce jeudi soir, sur le petit écran. Crédits photo : SIPA PRESS Invité d'«À vous de juger», il s'est prononcé «à titre personnel» pour un recul de l'âge légal à 63 ans en 2020.

Jean-François Copé n'est jamais aussi à l'aise que devant les caméras. Il est pourtant arrivé stressé, ce jeudi soir, sur le plateau d'«À vous de juger», l'émission de France 2. Et le sourire qu'il affichait en écoutant ses parents raconter l'enfant qu'il a été, s'est vite effacé.

Et pour cause : les nouvelles qu'il avait à annoncer aux Français relèvent davantage de la soupe à la grimace que du tapis de roses. Premier avocat de la rigueur dans la majorité, Jean-François Copé a expliqué quelles mesures couvraient ce mot tabou. «On est au début des choix», a-t-il précisé, mais il faudra réduire la voilure «sur tous les sujets».

«Notre premier rendez-vous est de coller à l'Allemagne, assure Jean-François Copé. Je pense que nous devons prendre le même chemin.» Il juge ainsi «vital de reconstituer un axe franco-allemand, compte tenu de la gravité de la crise», face au «G2 États-Unis-Chine». «Les Allemands ont fait plus d'efforts que nous depuis dix ans. On doit leur donner des gages», estime-t-il.

Pour premier de ces gages, l'ancien ministre du Budget confirme qu'un coup de «rabot» sera pratiqué sur toutes les niches fiscales : 10% de moins, sans exceptions «sinon on n'y arrive jamais», assure-t-il en se positionnant bien en avant des lignes aujourd'hui arrêtées par le gouvernement. Le patron des députés UMP va même plus loin et souhaite que tous les ministres parviennent à «réduire de 10 % (leur) budget». Autant de propositions qui vont animer le débat sur les orientations budgétaires prévu à la fin du mois.

Sur le dossier des retraites, Jean-François Copé estime également qu'il ne faut pas craindre de dire la vérité, même lorsque celle-ci n'est qu'intime. Il plaide ainsi à titre «tout à fait personnel» pour un recul de l'âge légal de départ à la retraite «à 63 ans en 2020». Une solution «parmi les pistes possibles», qui «n'engage en rien le gouvernement dont je ne suis pas membre», a-t-il cependant précisé.

Au détour de la conversation, Jean-François Copé revisite le slogan de Nicolas Sarkozy. «Il faut travailler plus pour gagner plus ensemble, assure-t-il. C'est-à-dire travailler mieux.» «C'est le grand slogan des années qui viennent», pronostique l'homme à l'ambition présidentielle.

Sur la route de 2017, l'homme pressé trouvera certainement la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot. Et, à juger de leur confrontation inédite ce jeudi soir, cela promet quelques étincelles. «Même quand vous dites des choses graves, vous avez un petit sourire parce que vous êtes content d'être là», attaque de but en blanc l'élue écologiste. «Je ne vous demande pas de me trouver sympa ou pas sympa», lui rétorque Copé, qui lui reproche, à plusieurs reprises d'avoir «très bien préparé» leur confrontation.

Training intense

Le patron de députés UMP -il le reconnaîtra- avait lui-même préparé avec un soin extrême son premier grand prime time. La semaine dernière, il a organisé un déjeuner avec Christian Jacob, président délégué de Génération France, et les principaux responsables de son club, pour recenser tous les sujets qui pouvaient être évoqués au cours de l'émission. La liste a ensuite été transmise à la «machine Copé», qui s'est mise à produire des fiches à une cadence effrénée.

Mercredi après-midi, Jean-François Copé a abordé la dernière étape de sa préparation : une répétition d'«À vous de juger», animée par Bastien Millot, directeur de l'agence de communication Bygmalion. Des membres de l'agence et du staff Copé se sont réparti les rôles d'Arlette Chabot, de la porte-parole des Verts Cécile Duflot, etc. Millot, qui a été le premier directeur de cabinet du maire de Meaux, il a y quinze ans, connaît son Copé par cœur. «C'est un des hommes les plus méticuleux que j'ai vus dans mon parcours, que ce soit parmi les politiques ou les chefs d'entreprise», assure-t-il. Tellement méticuleux qu'au bout de trois heures de travail, le «coach» a pris l'initiative de signaler à son élève que pour être au mieux de sa forme, il fallait aussi qu'il pense à se nourrir.

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Jean-François Copé lance une OPA sur l'UMP | 23.09.10 | 10h56 • Mis à jour le 23.09.10 | 20h40 Patrick Roger lemonde.fr Article paru dans l'édition du 24.09.10

Pour les journées parlementaires de l'UMP, qui ont lieu jeudi 23 et vendredi 24 septembre à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), Jean-François Copé, le président du groupe UMP de l'Assemblée nationale et maître d'œuvre de ce rendez-vous, n'a pas fait dans la demi-mesure.

Tout en affichant une sobriété de bon aloi – "cette année, le champagne ne coulera pas à flots", insiste-t-il, gardant en mémoire les commentaires qui avaient accompagné l'édition de 2008, à Antibes –, il ne laisse rien au hasard pour faire de ce rendez-vous une démonstration de puissance.

Comme il en a désormais pris l'habitude, il avait convié la presse, la veille au soir des rencontres parlementaires. Pas moins de cinquante journalistes invités autour de la table. Et pas mal de "recalés". Le "plan médias" qui a précédé ces journées parlementaires fonctionne au-delà de toute espérance.

"INAUDIBLE"

M. Copé veut "du fond, du fond, du fond". Le programme est vite expédié. Le président du groupe UMP n'attend qu'une chose : qu'on l'interroge sur ses intentions, ce qui ne tarde pas à venir. Soudain, un grain de sable vient perturber la belle mécanique. Michèle Alliot-Marie, la ministre de la justice et ancienne députée des Pyrénées-Atlantiques, déboule sans crier gare. "Je suis venue vous souhaiter la bienvenue. Vous êtes chez moi", glisse-t-elle en embrassant l'organisateur de la soirée, qui ne goûte guère cet impromptu.

Sitôt le moment de froid passé, le maître des lieux reprend la main. Il réaffirme clairement son objectif : la direction de l'UMP, en vue de la prochaine élection présidentielle: "Nous sommes dans la dernière ligne droite, qui est celle du prolongement du groupe vers le parti", martèle-t-il. Le vice-président du groupe, Jean Leonetti, s'inscrit dans son sillage : "Actuellement, l'UMP n'émet aucun son, elle est inaudible", estime le député des Alpes-Maritimes, auréolé d'une étiquette de "sage".

Un peu plus tard, M. Copé niera toute "guerre des chefs" : "Pour qu'il y ait une guerre des chefs, il faudrait qu'il y ait des chefs." A ses yeux, Xavier Bertrand, le secrétaire général de l'UMP, ne boxe tout simplement pas dans la même catégorie: "Relisez “Infinis”, de Pascal” et vous comprendrez", lâche-t-il. Il a lancé une OPA sur le parti et rien ne saurait l'en empêcher, estime celui qui, jusqu'à présent, a pas mal réussi à tirer son épingle du jeu.

Mais alors, le parti, pour quoi faire? Pour mener la campagne présidentielle et pour imposer un certain nombre de thèmes qui, aux yeux de M. Copé, seront déterminants pour le quinquennat à venir. S'il se félicite de la réforme des retraites mise en œuvre par le gouvernement et de la fin de la retraite à 60 ans, il prévient clairement: "La prochaine étape, ce sera les 35 heures." L'avantage, avec M. Copé, c'est qu'il ne se cache pas derrière son petit doigt. "Je parle cash, revendique-t-il. Il ne faut pas douter de notre sincérité." Mais qui en doute? Patrick Roger Article paru dans l'édition du 24.09.10

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Martin Hirsch dénonce le conflit d'intérêt et appelle à une loi 20minutes.fr Créé le 23.09.10 à 20h20 -- Mis à jour le 23.09.10 à 20h24

LIVRE – L'ancien membre du gouvernement publie un essai de dénonciations et de recommandations...

Six mois après sa sortie du gouvernement, Martin Hirsch revient avec un essai, "Pour en finir avec les conflits d’intérêts, une maladie bien française à le lire.
Haut-fonctionnaire et ex-membre du gouvernement, l’ancien président d’Emmaüs explique que tout au long de sa vie, «pas une seule fois je n’ai eu le moindre enseignement, la moindre formation sur les conflits d’intérêts. Je n’en ai pas entendu parler à l’Ecole normale d’administration. Aucune des personnes qui m’ont nommé ne m’a parlé de cette notion», regrette-t-il.

Incompréhensible, puisque «conflit d’intérêts», c’est «l’expression de l’année 2010», insiste-t-il. Notamment avec l’affaire Henri Proglio, rémunéré à la fois par EDF et Veolia, le dossier grippe A, quand la vaccination massive a été recommandée par des experts qui «entretenaient avec les laboratoires pharmaceutiques» des «liens financiers», ou l’affaire Woerth, qu’il évoque mais développe peu.

Cette notion est «peu connue en France», où l’on s’estime «à l’abri de la tentation, de la déviance, de la corruption». Au fil des pages, Martin Hirsch déplore les lacunes de la «conception française» du conflit d'intérêts, une sorte de «mythologie» selon laquelle «être honnête permet de surmonter tout conflit d'intérêts», défense invoquée par Claude Guéant pour Eric Woerth.

Résultat, «il faut avoir consommé pour être condamnable», alors que «dans la plupart des autres pays», «la faute commence en amont, dès lors que l'on est en situation de devoir concilier des intérêts contradictoires».
«C’est un peu comme si le fait d’avoir de l’alcool dans le sang au volant ne devenait un délit que si un accident intervenait», tacle-t-il. «Rien pour le prévenir, rien même pour le caractériser, tant qu’il ne s’est pas transformé», insiste-t-il.

Quand Vivendi invite

Il épingle notamment les deux chefs de file de l'UMP au Parlement, Jean-François Copé, également avocat d'affaires, et Gérard Longuet, qui avait reconnu avoir eu une mission de conseil pour GDF-Suez (2008-2009), en réfutant tout mélange des genres.
Et l’ancien haut-commissaire à la Jeunesse et aux solidarités actives de s’attaquer également aux «cadeaux et invitations» qui «peuvent représenter le préliminaire du conflit d’intérêts et l’antichambre de la corruption».

Et cette fois, il cite des exemples personnels. Comme cette fois où, directeur de cabinet du secrétaire d’Etat à la Santé, en 1998, il reçoit un fax à son domicile, «une invitation signée de Jean-Marie Messier, alors patron de Vivendi, qui me conviait à assister à une représentation de l’opéra au Festival d’Aix».

Avec invitation à utiliser son jet privé pour y aller et pour en revenir, ou passer la nuit dans un hôtel de luxe d’Aix. Aux frais de Vivendi.
Refusée, évidemment. Au même moment, son cabinet menait une « discussion âpre» avec les professionnels de l’eau sur une nouvelle réglementation, a-t-il découvert…

Plus tard, alors qu’il était nommé directeur de la Pharmacie centrale des hôpitaux, un patron d’un laboratoire pharmaceutique lui «a très simplement expliqué que son avion privé était garé à Orly et qu’il était à ma disposition chaque fois que j’en aurais besoin».

Un autre laboratoire, au moment de négociations sur le prix du principal traitement antiviral, lui a demandé «le numéro d’un compte de mon association sur lequel il pouvait faire un don».

Sans parler de «l’étrange tradition selon laquelle La Poste attribuait des timbres d’une valeur de plusieurs dizaines de milliers d’euros chaque année à son ministre de tutelle et à quelques autres responsables publics, très hauts placés».

Mais pour Martin Hirsch, il ne s’agit pas que de dénoncer, mais de proposer.

Il fait neuf recommandations, dédiant son livre aux parlementaires «qui voteront une loi». Déclarations d’intérêts obligatoires (sources de revenus, activités des conjoints et des enfants et «la participation présente ou passée à un organe de direction d'un organisme» lié aux responsabilités en cours), enseignement des conflits d’intérêts à l’ENA et les écoles de la fonction publique, nomination d’un commissaire aux conflits d’intérêts, interdiction de certains cumuls pour les parlementaires, disposition anti-cadeaux pour les responsables publics, code éthique des conflits d’intérêts, notamment.

Sera-t-il entendu par les parlementaires?

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Conflit d'intérêts : polémique entre Jean-François Copé et Martin Hirsch (AFP) – 24 septembre 2010 12.00

PARIS — Jean-François Copé (UMP) a répliqué vendredi aux accusations de conflit d'intérêts portées contre lui dans un livre par Martin Hirsch, reprochant à ce dernier de présider l'Agence du service civique créée alors qu'il était Haut commissaire aux solidarités actives.

"Je suis avocat" et "comme de très nombreux députés, je suis évidemment très attentif à ne jamais traiter aucune affaire qui puisse concerner l'Etat ou même mes anciennes compétences ministérielles, et notamment dans le domaine fiscal puisque j'ai été ministre du Budget", a déclaré le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, sur Europe 1.

Dans son ouvrage "Pour en finir avec les conflits d'intérêts", M. Hirsch reproche à M. Copé de cumuler ses fonctions politiques avec celles d'avocat d'affaires.

"J'ai trouvé que ce qu'a fait Martin Hirsch n'est vraiment pas très bien", a affirmé le député-maire de Meaux (Seine-et-Marne).

Lui retournant le compliment, il a rappelé à l'ex-Haut commissaire qu'il avait, lorqu'il était au gouvernement, "fait voter une loi qui prévoyait la création" de l'Agence du service civique en fixant notamment "la rémunération de son personnel" et de "son directeur".

Or "qui est son directeur aujourd'hui ? C'est Martin Hirsch. Ca, c'est le plus joli conflit d'intérêts qu'on pourrait imaginer" et "il n'en a pas parlé dans son livre, a poursuivi Jean-François Copé. "Il devrait ajouter celui-là dans la liste", a-t-il conclu.

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Hirsch: "Copé réagit comme si je l'attaquais personnellement" Par Marie Huret, publié le 25/09/2010 à 13:20 lexpress.fr

Taclé par Jean-François Copé sur Europe 1, Martin Hirsch réagit aux accusations du patron des députés UMP qui reproche à l'ex-haut commissaire aux Solidarités actives d'être lui-même au coeur du "plus joli des conflits d'intérêt".

"Ce qu'a fait Hirsch n'est pas très bien", affirme Jean-François Copé, "c'est quelqu'un qui a fait un certain nombre de choses avec l'appui des députés de l'UMP".

Vous comprenez la réaction cinglante de Jean-François Copé sur Europe 1?

Jean-François Copé réagit comme si je l'attaquais personnellement, s'il lit mon livre, il verra que je ne fais que me référer à une situation qu'il revendique lui-même: avocat d'affaires et parlementaire. Lui a toujours mis en scène cette double activité en expliquant que cela lui permettait de s'oxygéner, de garder un pied dans la vraie vie. Mon propos est d'autant moins une attaque personnelle, que le président de la République, le 12 juillet, a dit que la question des conflits d'intérêt devrait être traitée pour les parlementaires. Je ne cherche pas la polémique, mais je trouve aberrant ce type de réaction: c'est comme si on m'interdisait de réfléchir au sujet!

Le patron des députés UMP vous accuse d'être au coeur du "plus joli des conflits d'intérêt": lorsque vous étiez au gouvernement, vous avez fait voter la loi créant l'Agence du service civique, dont vous êtes aujourd'hui le président...

Quand le président de la République, Nicolas Sarkozy, m'a demandé "Voulez-vous continuer à travailler sur le sujet?" et présider l'Agence pour le service civique, j'ai accepté. Le reproche que l'on me fait habituellement, c'est plutôt d'avoir quitté le gouvernement sans avoir fini le travail! C'est le chef de l'Etat qui m'a nommé, ce n'est pas moi qui ai fixé mon salaire, mais un arrêté du ministre du Budget. Est ce que je me suis arrangé pour m'enrichir personnellement en prenant des décisions au nom de l'Etat? La réponse est non. Je garde la même ligne de conduite depuis dix ans: j'ai toujours refusé que mon salaire dépasse celui que j'aurais touché en tant que haut-fonctionnaire, corps auquel je suis rattaché.

Par ailleurs, Jean-François Copé se dit très attentif à prévenir les conflits d'intérêt dans son activité.

C'est une règle qu'il s'applique à lui-même et que personne ne peut vérifier. C'est pourquoi, je réclame, en particulier, la création d'une Commission des conflits d'intérêt qui veille à ce que les parlementaires, les ministres, les haut-fonctionnaires et un certain nombre d'élus, déclarent leurs sources de revenus, leurs liens financiers avec des entreprises... La loi doit-elle interdire à un ex-ministre de travailler sur le secteur qu'il connaît bien pour l'avoir suivi au sein du gouvernement? Cela me parait un non sens. Vivement le vrai débat, et vivement une loi.

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Publié le 24/11/2010 à 20:32 - Modifié le 25/11/2010 à 06:52 Le Point.fr SUCCESSION UMP - Quand Copé moque la gestion Bertrand Le Point.fr

Le nouveau patron de l'UMP, Jean-François Copé, a réservé ses premières flèches à Xavier Bertrand, en déroulant, mercredi, sa feuille de route pour le parti, et en se démarquant nettement de son prédécesseur. Exit le point de presse du lundi au siège national, rue La Boétie, assuré jusqu'ici par le tandem de porte-parole, Frédéric Lefebvre (appelé au gouvernement) et Dominique Paillé (en attente d'un poste). L'ancien patron des députés UMP l'a délocalisé à l'Assemblée nationale et décalé au mercredi, jour du Conseil des ministres. Il prendra lui-même la parole avec ses deux adjoints, Hervé Novelli et Marc-Philippe Daubresse, et entend "réformer en profondeur l'expression publique" du parti.
Car un parti "se grandit lorsqu'il exprime des positions de fond beaucoup plus que quand il laisse des porte-parole taper sur les personnes (...) et régler des comptes avec un tel ou tel autre qui a déplu", selon Jean-François Copé.

Exit aussi le "Mouvement populaire" cher à Xavier Bertrand qui avait tenté sans succès d'imposer le nouveau label du parti. "Le problème de la formule Mouvement populaire, c'est que personne ne l'utilisait... en dehors de Xavier bien sûr". Balayé l'objectif du demi-million d'adhérents UMP fixé par son prédécesseur à l'horizon 2012. "500.000, et pourquoi pas 700.000 ? Si on ne l'atteint pas - d'ailleurs Xavier en est un petit peu la victime -, on dit il n'y est pas arrivé. C'est pas sympa !" a ironisé Jean-François Copé, entouré de Marc-Philippe Daubresse et d'Hervé Novelli, tout sourire.

Le nouveau patron de l'UMP "préfère de loin la formule de la levée en masse, l'image des soldats de l'an II". Fini aussi les débats "corsetés" de l'ère Bertrand. "J'ai une conception du débat qui est le débat vivant." "On est dans une génération où les gens veulent parler et parler vraiment et pas un truc tellement préparé à l'avance que l'on n'entend plus rien !" Et l'ex-ministre du Budget de conclure : "J'en profite pour dire que les réunions, ça va coûter moins cher. L'idée, c'est de consacrer les moyens de notre mouvement à l'essentiel."

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Un nouveau chef pour les députés UMP France Info - 23 novembre 2010

Christian Jacob a été élu ce matin, il remplace à ce poste Jean-François Copé dont il très proche.
Un joli coup pour le secrétaire général du parti présidentiel.

Ce qui s’est passé ce matin à l’Assemblée ressemble étrangement à ce qui s’est passé il y a 8 jours à l’Elysée et à Matignon.
Au poste de Premier ministre, un certain François Fillon a remplacé Fillon François. Au poste de président du groupe UMP, Jean-François Copé a remplacé Copé Jean-François.
Ou presque... Car Jacob est un ami, un fidèle, un soutien, le bras droit du député-maire de Meaux. Ce que pense Copé, Jacob le pense aussi.

Certes, l’élection de l’ancien agriculteur comme chef de file des députés UMP ne bouleverse pas la face du pays ni celle du monde.
Mais dans les faits, on est déjà dans l’après Sarkozy...

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Copé abandonne son activité d'avocat (chez Gide) AFP 17/11/2010 | Mise à jour : 19:58

Le nouveau secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a annoncé ce soir, sitôt nommé, qu'il abandonnait son activité d'avocat dans un grand cabinet d'affaires parisien, qui lui a valu des accusations récurrentes de conflit d'intérêts.

"Compte tenu de la charge de travail que constitue le secrétariat général et des nombreux déplacements à travers la France que j'effectuerai, j'ai décidé de quitter mes fonctions au sein du cabinet d'avocats (Gide-Loyrette-Nouel, ndlr) une fois passé le délai de prévenance", a-t-il déclaré, interrogé par la presse à ce sujet à l'issue de sa nomination par le bureau politique du parti présidentiel.

M. Copé entend continuer son activité individuelle de conseil mais il ne "travaillera plus au sein du cabinet Gide".

Le patron des députés UMP, qui avait prêté serment comme avocat en mai 2007 juste après son éviction du gouvernement par le président Nicolas Sarkozy, a intégré très vite le cabinet d'avocats d'affaires Gide-Loyrette-Nouel comme collaborateur à temps partiel.

La polémique avait éclaté dès l'automne 2007, la gauche et certains responsables UMP jugeant cette activité incompatible avec celle de président du groupe majoritaire à l'Assemblée ayant la haute main sur tous les textes de loi. Certains avaient dénoncé un conflit d'intérêts.

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21.12.2010 19:13 Publié dans politique | Lien permanent | lenouvelobs.com Jean-Marcel Bouguereau : Pour Copé-Jacob, un voleur de mobylette risque plus qu'un député fraudeur !

Pour un homme qui avait titré l'un de ses livres « Le pari du bon sens, un paysan en politique », Christian Jacob en a manqué pour son entrée à l'Assemblée nationale comme nouveau président de l'UMP.

Dans une période où l'antiparlementarisme se développe avec le tintamarre sur les retraites de nos représentants au moment où les mêmes demandent des sacrifices aux Français, ce qu'ils ont essayé de faire est criminel.

Michel Poniatowski avait, il y a 25 ans parlé de la République des copains et des coquins en évoquant ce que l'on appelait à l'époque l'Etat RPR: quel visionnaire !

Le 8 décembre, les députés avaient adopté en commission des Lois, une disposition prévoyant que les députés qui auraient "omis sciemment" de déclarer une partie de leur patrimoine ou auraient fourni "une évaluation mensongère" seraient passibles d'une peine de deux ans de prison et de 30.000 euros d'amende.

Christian Jacob et avec le soutien de Copé a essayé de revenir sur cette mesure visant à plus de transparence financière pour les parlementaires.

Que s'est-il passé dans la nuit de lundi à mardi dans l'hémicycle ? Le groupe UMP, sous la houlette de Christian Jacob et avec le soutien de Copé, a essayé de revenir sur cette mesure visant à plus de transparence financière pour les parlementaires.

Le président de la commission des Lois, Jean-Luc Warsmann (UMP), et son rapporteur, Charles de La Verpillière (UMP), ont accepté de supprimer la peine d'emprisonnement de deux ans qui figurait dans la version initiale du dispositif.

Mais finalement, devant une coalition PC,PS,Verts et une partie du groupe UMP, Christian Jacob, a dû retirer son amendement demandant la suppression de l'incrimination pénale et des peines afférentes pour les députés qui omettraient sciemment de déclarer une partie de leur patrimoine.

"C'est proprement inadmissible. Je ne comprends pas que l'on puise aujourd'hui envoyer un tel message à l'opinion".

C'est un véritable tollé qu'a provoqué la proposition Copé-Jacob, y compris dans la majorité où l'affaire a rouvert de vieilles oppositions : "C'est incompréhensible d'avoir proposé un tel amendement et les députés ont eu raison de ne pas suivre" Jacob et Copé, a déclaré son vieil adversaire Xavier Bertrand qui a ajouté : "Si j'avais été député, je n'aurais pas voté non plus cet amendement".

« Choqué », également François Sauvadet, président du groupe du Nouveau Centre : "C'est proprement inadmissible. Je ne comprends pas que l'on puise aujourd'hui envoyer un tel message à l'opinion".

Le président du groupe PS à l'Assemblée Jean-Marc Ayrault, lui, a posé la vraie question : pourquoi le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé "est à la manoeuvre chaque fois qu'il s'agit de transparence". "Pour quelles raisons étranges à chaque fois qu'il s'agit de la transparence M. Copé est à la manoeuvre ? On pourrait parler des conflits d'intérêts. Là, il s'agit des parlementaires. Tout cela est délétère".

Copé, un homme trop pressé

Copé avait déjà été épinglé par Martin Hirsch dans son livre "Pour en finir avec les conflits d'intérêts", où il rappelait que Copé en même temps que président du groupe UMP à l'Assemblée était "salarié dans un grand cabinet d'affaires". Dans un livre qui lui est consacré ("Copé un homme pressé"), on apprenait qu'il gagnait 20.000 euros par mois, pour 'deux ou trois après-midi' par semaine", soit sur un temps plein l'équivalent de 100.000 euros par mois. « Les auteurs qui l'ont interrogé n'ont pas réussi à savoir quels clients il avait, quelles affaires il traitait", d'après Hirsch.

Il est vrai que Copé est un homme pressé. Cet homme dont les dents rayent le parquet n'a jamais fais d'études pour devenir avocat, il l'est devenu en validant "des acquis"...

C'est le même homme qui a fait annuler une loi qui déplaisait aux associés à son cabinet d'avocats, alors que dans le même temps il faisait voter une loi pour taxer les indemnités des accidentés du travail ! La vidéo ci-dessus montrant le travail d'un lobbyste et ses rapports avec l'UMP et ...Copé est assez éclairante !

"Pour un citoyen ordinaire, un vol est passible de trois ans de prison, une escroquerie de cinq ans. Mais un élu pris en flagrant délit de fraude dans sa déclaration de patrimoine n'encourra que 30.000 euros d'amende"

Le groupe PS à l'Assemblée nationale a accusé mardi l'UMP d'être "plus indulgente avec les élus fraudeurs qu'avec les citoyens ordinaires car en supprimant toute peine d'emprisonnement pour ce délit, elle a placé les élus au-dessus de la loi commune. Pour un citoyen ordinaire, un vol est passible de trois ans de prison, une escroquerie de cinq ans. Mais quand un élu sera pris en flagrant délit de fraude ou d'escroquerie dans sa déclaration de patrimoine, il n'encourra que 30.000 euros d'amende", dénoncent les socialistes.

Christian Jacob s'est défendu hier de toute manœuvre ; "Il n'y a pas d'un côté les chevaliers blancs et de l'autre ceux qui ont des choses à cacher". Est-ce si sûr ? Sinon pourquoi ?

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Attaques DSK: Hamon (PS) dénonce les "relents très moisis" de la déclaration Jacob Publié le 14.02.2011, 12h51 leparisien.fr Martin Bureau

Benoît Hamon, le porte-parole du PS, a dénoncé lundi "les relents très moisis" de la déclaration du chef de file des députés UMP Christian Jacob sur Dominique Strauss-Kahn, et dit "stop" à la droite "tout de suite".

M. Jacob avait jugé dimanche que le directeur général du FMI n'incarnait "pas l'image de la France, l'image de la France rurale, l'image de la France des terroirs et des territoires, celle qu'on aime bien, celle à laquelle je suis attaché".

Lors de son point presse hebdomadaire rue de Solférino, Benoît Hamon a souhaité revenir sur cette déclaration dont il a dénoncé "les arrière-pensées et les relents très moisis", laissant entendre que ces propos avaient une connotation antisémite.
"Je dis là dessus Stop! tout de suite, tout de suite!", a lancé M. Hamon La droite qui "a reçu des instructions pour parler en ce sens doit arrêter immédiatement", a-t-il jugé. "Nous avons très bien compris les relents moisis derrière cette déclaration", a répété le porte-parole. M. Hamon, représentant de l'aile gauche du parti, a tenu à faire "cette déclaration qui montre clairement la limite entre ce que nous accepterons et ce que nous n'accepterons pas".
Christian Jacob "a été beaucoup trop loin" et il faut que "ça s'arrête tout de suite", a-t-il martelé.

Ses propos à l'encontre de DSK ont "des relents extrêmement clairs. La droite a droit de le critiquer sur ses choix politiques", sur ce terrain-là" mais cette déclaration est "inacceptable". Il a été "beaucoup trop loin".
Le porte parole du PS a espéré qu'il y aurait "bien plus que des socialistes à considérer que cette déclaration est inqualifiable". Il a estimé que dans le jeu politique, les "règles" ont été "bafouées".

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Brunel/immigrés: Copé désapprouve AFP lefigaro.fr 08/03/2011 | Mise à jour : 19:56

Le patron de l'UMP, Jean-François Copé, a déclaré ce soir qu'il "désapprouvait" les propos de la députée de son parti Chantal Brunel qui a suggéré de "remettre dans les bateaux" les immigrés "qui viendraient de la Méditerranée".

Interrogé sur les déclarations de l'élue de son département, la Seine-et-Marne, M. Copé a déclaré dans les couloirs d'une convention de son parti sur la justice: "Bien entendu, je les désapprouve et à vrai dire, je ne les comprends pas du tout".

Il a par ailleurs réfuté tout lien entre les propos de Mme Brunel et les sondages plaçant la vice-présidente du Front national, Marine Le Pen, en tête du 1er tour de présidentielle.

"Ca n'a rien à voir", a déclaré le député-maire de Meaux. "Il peut arriver que de temps en temps on dise des choses qui soient en décalage avec ce que l'on pense profondément. Et je pense que cela peut-être le cas de Chantal", a ajouté M Copé sans autre commentaire.

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Laïcité: Copé reproche à Fillon de ne pas «jouer collectif» Par Flore Galaud lefigaro.fr 29/03/2011 | Mise à jour : 08:19

«Il y en a, disons les choses, qui y ont trouvé l'occasion d'une posture», a relevé lundi Jean-François Copé (à gauche) au sujet du débat sur la laïcité.

Le débat sur la laïcité va-t-il raviver la guerre des chefs à droite ? Si celui-ci aura bien lieu, a tranché Nicolas Sarkozy lundi, au lendemain de cantonales au résultat décevant pour la majorité, il n'en finit plus de susciter la controverse au sein même de l'UMP. Le patron du parti majoritaire, Jean-François Copé, qui organise le débat le 5 avril, est donc monté au créneau. Dans son viseur, le premier ministre en personne.

Interrogé sur Canal + au sujet des réserves émises par François Fillon sur l'organisation de ce débat, Jean-François Copé a expliqué que «certains n'en veulent pas (...) parce qu'ils ont probablement été mal informés». «Et puis il y en a, disons les choses, qui y ont trouvé l'occasion d'une posture», a-t-il ajouté. Alors que le journaliste suggérait le nom du premier ministre, il a répondu après une brève pause : «Peut-être après tout». «On ne peut pas jouer collectif une fois ?», s'est interrogé Jean-François Copé. À la question : François Fillon «vous a manqué sur ce sujet ?», il a répondu : «Exactement!»

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6 avril 2011 06h00 | Par Dominique de Laage sud-ouest.fr Copé a fait front sur la laïcité mais pas sur l'islam

L'initiative de l'UMP d'ouvrir le débat sur la laïcité s'est transformée en parcours du combattant politique pour Jean-François Copé. Il en est ressorti vivant mais rincé. Jean-François Copé, à l'initiative de ce débat controversé, a essuyé les critiques du grand rabbin de France, Gilles Bernheim, qui a quitté la tribune hier.

Le débat « Laïcité et islam », rebaptisé par l'UMP « Laïcité pour mieux vivre ensemble », a été expédié en moins de quatre heures dans une salle trop petite d'un grand hôtel parisien. Une salle brouillonne, souvent perturbée par l'arrivée et le départ de tel ou tel ministre, venu soutenir tour à tour « la courageuse initiative de Jean-François » (Copé), désavouée par le Premier ministre, François Fillon.

À la tribune, François Baroin, Luc Chatel (pour une mi-temps), Bruno Le Maire (pour l'autre mi-temps), Valérie Pécresse… Au premier rang, Gérard Longuet, Laurent Wauquiez, Brice Hortefeux, Claude Guéant, Marie-Anne Montchamp, Christian Jacob, Benoist Apparu, Éric Besson… et beaucoup de parlementaires.

« Entre le déni du Parti socialiste sur cette question ou la démagogie du Front national, notre conviction est qu'il y a la place pour une troisième voie : celle de l'efficacité », a martelé, combatif, Jean-François Copé en préambule. Hier, le patron de l'UMP a autant justifié sa démarche que débattu du thème à l'ordre du jour.

La « gêne » du grand rabbin

Il est vrai que le « travail » avait déjà été présenté, en amont, par l'UMP. La « convention » d'hier étant censée prendre acte des 26 propositions déclinées lundi par Jean-François Copé.

La plupart des dignitaires religieux du pays avaient pris leurs distances avec le « tempo » de ce débat, suspecté d'être « politicien », pour « chasser sur les terres du FN ». Toutes les religions ont néanmoins été représentées hier, de manière un peu baroque néanmoins.

Le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, a ainsi expliqué sa présence : « J'ai préféré venir que de voir mon absence interprétée politiquement. » Les protestants, via Jean-Daniel Roque, ont boudé la tribune, prenant place au premier rang. « Nous étions réservés mais je me félicite que ce débat ait lieu », a finalement dit l'envoyé des protestants.

Pour les catholiques, c'est l'aumônier du Parlement, Matthieu Rougé, qui était à la manœuvre. Non sans une certaine liberté de ton : « Le Code de la laïcité que vous voulez produire existe déjà. Nous avons travaillé dessus en 2003 à l'initiative de Jacques Chirac. Si vous l'avez perdu, je peux vous le redonner. »

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) ayant décidé de boycotter le « débat », c'est finalement le journaliste Farid Hannache, co-auteur avec l'imam de Drancy, Hassen Chalghoumi, du livre « Pour un islam de France », qui est courageusement venu à la tribune. Un paradoxe, l'imam de Drancy et Farid Hannache reprochant depuis des mois au président Sarkozy de laisser l'islam de France dans la tenaille des intégristes islamiques et du Front national.

« Je ne représente pas les musulmans de France, a déclaré Farid Hannache. Je suis là pour clamer que le mot "laïcité" sert souvent de couverture à ces deux intégrismes », a-t-il insisté.

Consacrée dans un premier temps à la notion de laïcité, la « convention » a ensuite abordé les propositions pour un islam de France (lire ci-contre). Provoquant le départ de la tribune du grand rabbin Bernheim. « Ce débat sur l'islam me gêne », a-t-il lancé publiquement à Jean-François Copé. « Attention à ne pas confondre islam et islamisme », a renchéri Farid Hannache. Il était temps que le « débat » arrive à son terme.

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"Allégeance aux armes" : Copé répond aux nombreuses critiques le 21 septembre 2011 à 07h42 , mis à jour le 21 septembre 2011 à 19h06 tf1news.fr

La proposition de l'UMP suscite gêne à droite, dénonciation à gauche où l'on y voit un projet "électoraliste"... Jean-François Copé a insisté sur LCI sur le mot "loyauté", au delà de la formulation initiale. Il s'est ensuite dit prêt à bouger sur la sémantique, mais pas sur l'idée.

Critiqué à gauche mais aussi par certains à droite, le projet "d'allégeance aux armes" pour chaque jeune Français a été défendu mercredi matin par Jean-François Copé sur LCI. Invité de Julien Arnaud, le secrétaire général de l'UMP a voulu minimiser la polémique naissante sur la sémantique et préférer insister sur "la loyauté" à la France en cas de conflit contenue dans ce projet.

Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a estimé lui que la formulation "allégeance aux armes" n'était "pas forcément la plus adaptée", mais s'est dit favorable à une cérémonie qui "rappelle les valeurs de la République". De son côté, NKM s'est dite opposée à cette idée, dans Le Point.fr.

Lors du point presse hebdomadaire du parti mercredi matin, Jean-François Copé a indiqué "comprendre" que le mot allégeance "ne plaise pas", en proposant une nouvelle sémantique, celle d'un "engagement de loyauté, d'engagement solennel ou d'engagement tout court". Mais a jugé "scandaleux et indigne que le seul fait de parler de l'amour de la patrie puisse être considéré par certains commentateurs comme politiquement incorrect au point (qu'ils) osent faire le parallèle avec Vichy, l'une des pages les plus honteuses de notre histoire", a-t-il poursuivi.

Ce projet qui fait beaucoup penser à l'exemple américain (le serment d'allégeance au drapeau existe depuis longtemps aux Etats-Unis) et qui figure parmi les 29 propositions de l'UMP destinées à alimenter le programme du futur candidat Sarkozy - "sans engager le président de la République", a tenu à préciser le secrétaire général de l'UMP. La proposition s'inscrit en tout cas dans le cadre d'une attaque en règle contre les projets prêtés à la gauche si elle revient au pouvoir à l'occasion de la prochaine présidentielle : s'appuyant sur le succès libyen de Nicolas Sarkozy, le parti majoritaire a mis en garde contre une victoire de la "coalition" PS-écologistes, accusée de vouloir faire du budget de la défense une simple "variable d'ajustement", synonyme "d'affaiblissement de la France".

"Je suis très inquiet. Les socialistes parlent plus aux Verts, qui veulent supprimer les cérémonies du 14 juillet, qu'aux Français. Jusqu'où iront-ils? Si on baisse la garde, c'est alors la sécurité des Français qui sera menacée", a affirmé Jean-François Copé.

Martine Aubry a jugé cette idée "ridicule, on a autre chose à s'occuper". Pour le PS, le député Bernard Cazeneuve a aussitôt dénoncé une proposition "exclusivement électoraliste", "en forme de clin d'oeil au Front national". François Hollande a estimé pour sa part que la proposition n'était "pas la formule la plus heureuse". "La fidélité à la France doit se marquer à des moments qui ne sont pas forcément liés aux armes", a-t-il dit devant des journalistes, soulignant que "ce sont ceux qui ont supprimé le service militaire qui font aujourd'hui cette proposition".
Et de poursuivre : "Ce qu'on doit demander aux jeunes Français, c'est sans doute un engagement civique de fidélité à des principes de solidarité et de justice". La campagne présidentielle de l'UMP "s'apparente désormais à une gigantesque chasse à l'électeur FN", a renchéri le NPA.

"Une proposition de cohésion nationale"

La présidente du FN, Marine Le Pen, a réagi ironiquement : "Encore un serment... l'américanisation, qu'est-ce qu'on aime ça chez Sarkozy... Ils vont bientôt nous sortir la Bible pour qu'on fasse le serment dessus ?". Selon elle, "s'il y a une réflexion à mener, c'est sur l'existence d'un service national".

Et jusqu'au sein du parti majoritaire, la prise de position gêne. A la sortie de la convention de l'UMP mardi, le ministre de la Défense Gérard Longuet s'est dit "un petit peu" gêné. "L'idée est bonne, mais il faut travailler la sémantique", a-t-il déclaré à des journalistes, tandis que son collègue Bruno Le Maire, chargé de l'élaboration du projet de l'UMP pour 2012, bottait en touche. Hervé Mariton, conseiller politique de l'UMP chargé des questions de défense et partisan affiché du projet, a concédé pour sa part que "le mot est peut-être un peu ancien". le 21 septembre 2011 à 07:42

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Israël: vers une allégeance à "l'État juif" AFP Publié le 10/10/2010 à 15:57

Le cabinet israélien, dominé par la droite, a approuvé aujourd'hui un projet d'amendement législatif controversé contraignant les candidats non juifs à la citoyenneté israélienne à prêter allégeance à "l'État juif et démocratique d'Israël".

"Tous ceux qui veulent devenir des citoyens israéliens naturalisés devront déclarer qu'ils seront des citoyens loyaux de l'État d'Israël comme État juif et démocratique", a expliqué avant le vote Benyamin Nétanyahou à ses ministres réunis en séance hebdomadaire. "L'État d'Israël est l'État-nation du peuple juif, tout en étant un État démocratique dont tous les citoyens, juifs et non-juifs, bénéficient de droits totalement égaux", a ajouté le premier ministre.

"Relents de fascisme"

Mais le texte suscite de vives critiques de la minorité arabe d'Israël (20% de la population) qui le considère comme "raciste", notamment parce qu'il vise les Palestiniens cherchant à s'installer en Israël après s'être mariés avec des Arabes israéliens.

Vingt-deux ministres ont approuvé cet amendement. Huit ont voté contre, dont les cinq ministres travaillistes.Le ministre de la Défense Ehud Barak, dirigeant des travaillistes (centre gauche) a autorisé ses quatre collègues siégeant avec lui au gouvernement "à voter selon leur conscience". "Le processus engagé chez nous depuis un an ou deux ans me fait peur, il y a des relents de fascisme dans les marges de la société israélienne (...) Le tableau général est très inquiétant et menace le caractère démocratique de l'État d'Israël", a dénoncé l'un de ces ministres travaillistes, Yithak Herzog.

Pour être adopté, le projet d'amendement doit encore faire l'objet de trois lectures par la Knesset (Parlement), où la droite de Benyamin Nétanyahou dispose d'une majorité écrasante.

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Le nom de Sarkozy est cité dans l'affaire Karachi. Copé et Hortefeux "dans la merde" ? Publié le 23.09.2011, 10h17 | Mise à jour : 17h43 leparisien.fr

Dans une retranscription écrite d'une conversation téléphonique publiée par Le Monde, la fille de Thierry Gaubert raconte à un ami que «si Sarko ne passe pas en 2012, son père, Brice Hortefeux et Jean-François Copé sont dans la merde».

Depuis quelques jours, l'enquête sur l'affaire Karachi éclabousse un peu plus les jardins de l'Elysée. Après la mise en examen de proches collaborateurs d'Edouard Balladur et de Nicolas Sarkozy, c'est aujourd'hui Brice Hortefeux qui est mis en cause par des interceptions téléphoniques, révèle LeMonde.fr

L'ex-ministre de l'Intérieur aurait appelé Thierry Gaubert le 14 septembre dernier, avant sa mise en examen, pour l'informer des dernières révélations faites aux enquêteurs, par Hélène Gaubert, sa femme.

Pour le juge Van Ruymbeke, les soupçons d'un financement occulte de la campagne de Ballaudur par le biais de rétrocommissions versées, grâce aux contrats d'armement passés par la France au Pakistan se renforcent plus que jamais.

16h38. «Si Sarko passe pas en 2012, ils sont morts». Quelques mois avant son interpellation et sa mise en examen, Thierry Gaubert avait été placé sous écoute par la justice. D'après le Monde.fr, les enquêteurs ont relevé le 19 juillet, une bien étrange conversation entre la fille de Thierry Gaubert, Nastasia, et un ami, un certain David. C.

La fille de Gaubert est visiblement en grande détresse. Elle fait part de ses craintes à propos de comptes bancaires aux Bahamas et de sa mère, Hélène de Yougoslavie, celle par qui le scandale des mallettes est arrivé.

Apparemment, Thierry Gaubert semblait déjà craindre que son épouse ne parle trop et «ne craque» devant le juge. Nastasia s'explique ainsi à son ami : «Donc voilà. Il a dit à ma mère : si tu craques euh..., toute la famille saute, on saute tous (...) Il lui a dit euh... vraiment, on est dans la merde». Et de poursuivre : «Et euh... personne pour l'aider parce que euh... Copé est trop dans la merde. Hortefeux est trop dans la merde. Et si euh... Sarko ne... ne passe pas au deuxième tour, euh... lui aussi est dans la merde et personne ne l'aide. Il a dit... Mon père, il a dit à ma mère : personne m'aidera. Parce que tout le monde est dans la merde (...). Sarko, il veut même pas l'aider. Enfin là, ça va encore, mais si Sarko il passe pas en 2012 euh..., vraiment, ils sont tous dans la merde».

16h30. Les magistrats veulent une enquête. Le Syndicat de la magistrature demande à son tour à la justice d'enquêter sur le coup de fil de Brice Hortefeux passé à Thierry Gaubert avant sa mise en examen. «Nous demandons solennellement au parquet de Paris (...) de saisir immédiatement un juge d’instruction de ces faits délictueux extrêmement préoccupants quant à l’état de la démocratie française».

16 heures. Pour Martine Aubry, l'heure est grave. Les dernières révélations sur les échanges téléphoniques passés entre Brice Hortefeux à Thierry Gaubert estomaquent la candidate PS à la primaire. «Comment se fait-il que M. Hortefeux savait que la femme de ce monsieur avait parlé ? Où est le secret de l'instruction? Où est l'indépendance de la justice ? Voilà les questions qui se posent aujourd'hui», s'interroge la maire de Lille. Elle estime que le dossier de l'attentat de Karachi est d'ailleurs en passe de devenir «une immense affaire, peut-être une des plus graves de la 5e République». «S'il s'agit vraiment - attendons que la justice le dise - d'une affaire de pots de vin qui n'ont pas été payés, il faut aller jusqu'au bout», plaide-t-elle encore.

15h50. La garde rapprochée de Sarkozy contre-attaque tant bien que mal. Sur France 2, Frédéric Lefebvre, secrétaire d'Etat au Commerce déclare souhaiter pour son pays «que tous les hommes et toutes les femmes politiques soient aussi intègres que l'est le président de la République».

15h30. Pour François Hollande, le pouvoir fait clairement pression sur la justice. Le candidat PS à la primaire dénonce les «interférences» du pouvoir sur la justice après les conversations téléphoniques entre Brice Hortefeux et Thierry Gaubert. «Ce que je n'accepte pas, c'est que le pouvoir puisse être tenté de faire pression sur la justice, voire d'avoir des interférences, y compris téléphoniques, avec telle ou telle personnalité qui a pu être gardée à vue», lance le favori de la primaire socialiste en marge d'une rencontre avec des militants.

13h11. Pourquoi Thierry Gaubert avait-il son portable en garde à vue ? Lors du second appel que Brice Hortefeux indique avoir passé à Thierry Gaubert, il ne savait pas que son interlocuteur était en garde à vue. «Je lui ai dit Allo c'est Brice, comment ça va ? Il m'a répondu : je suis en garde à vue», déclare l'ancien ministre au Monde. Il est rare qu'un gardé à vue puisse conserver son téléphone portable.

13h06. Brice Hortefeux et les rumeurs du Nouvel Obs : «Impossible» répond l'hebdomadaire. Michel Labro, patron du «Nouvel Observateur», affirme que le nom d'Hélène Gaubert n'apparaît «pas chez nous, à la relecture, avant le 20 septembre, dans le papier de Serge Raffy», publié dans le numéro daté du 22 septembre. Or, l'appel de Brice Hortefeux à Thierry Gaubert date du 14.

13h05. Hortefeux invoque des rumeurs parues dans le Nouvel Observateur. Concernant le premier appel passé à Thierry Gaubert avant son placement en garde à vue, pour le prévenir des attaques de son épouse Hélène Gaubert, Brice Hortefeux dément «totalement », dans une interview au Monde, tenir ses informations de la procédure judiciaire. «J'ai eu des rumeurs d'origine journalistiques indirectes disant que sa femme l'attaquait durement. Des informations totalement publiées par Le Nouvel Observateur. Je l'appelle pour s'avoir s'il le sait et s'il confirme.»

13 heures. Hortefeux a appelé deux fois Gaubert le 14 septembre. Contacté par Le Monde, l'ex-ministre avoue avoir appelé une première fois Thierry Gaubert pour le prévenir que «sa femme l'attaquait durement», puis une seconde fois lundi soir «par hasard», Gaubert ayant entre temps été placé en garde à vue.

12h30. Hortefeux voulait «vérifier les rumeurs». Les Inrocks ont arraché quelques mots au téléphone à l'ex ministre qui affirme avoir appelé Gaubert «informellement». Extraits : «Thierry Gaubert a travaillé avec moi en 1994-1995, c'est resté un ami, j'étais préoccupé pour lui, j'ai entendu des rumeurs donc je l'ai appelé pour lui en faire part, savoir si c'était fondé ou pas. Point barre, c'est tout.»

11 heures. L'avocat des familles porte plainte. Me Olivier Morice indique sur Europe 1 qu'il a demandé l'ouverture d'une enquête préliminaire pour «violation du secret de l'instruction et entrave à la justice», après les révélations sur les coups de téléphones échangés entre Brice Hortefeux et Thierry Gaubert lors de sa garde à vue. «Les faits sont extrêmement graves et nous voyons bien qu'il y a une panique manifeste à l'Elysée et qu'on veut tout faire pour étouffer ce scandale», a-t-il confié à des journalistes.

10h37. Copé mis en cause par Mediapart. Entre 2003 et 2005, Jean-François Copé, alors membre du gouvernement Raffarin aurait bénéficié de «largesses» de Ziad Takieddine pour un montant estimé à 19 050 euros, selon Mediapart. «Il s'agit pour l'essentiel d'invitations et de déplacements au cap d'Antibes, à Londres, à Venise et à Beyrouth», précise le site d'informations, pour qui «ces dépenses pourraient faire partie du périmètre du «recel» d'abus de biens sociaux reprochés à l'homme d'affaires franco-libanais sur les sommes obtenues sur les marchés d'armement»

10h29. Eric Besson défend l'Elysée. «Ce n'est pas le chef de l'Etat qui est visé, ça n'est pas lui qui est mis en examen, il l'a dit très clairement», rappelle le ministre sur Canal +. Le communiqué de l'Elysée «n'était pas surprenant, mais nécessaire, un rappel simple qu'il n'était pas chargé du financement de la campagne d'Edouard Balladur».

10h13. Dupont-Aignan évoque une «affaire d'Etat». Pour le fondateur de Debout la République, le communiqué de l'Elysée «est une affaire d'Etat à lui seul. Dans le contexte du drame de Karachi, où les vies de citoyens français ont été broyées dans un odieux attentat, un tel dérapage est proprement surréaliste de la part d'une présidence de République d'un pays démocratique. L'Elysée aurait-il eu accès, comme dans une République bananière, aux pièces d'une procédure judiciaire en cours ?».

10h09. Le rappel à l'ordre de Debré. Sur Europe 1, le président du Conseil constitutionnel rappelle que la loi interdit de publier les délibérations de cette institution, comme le demandent certains pour la validation des comptes de campagne d'Edouard Balladur en 1995. «Si on veut que je les publie, il faut une nouvelle loi», a tranché Jean-Louis Debré.

10 heures. L'avocat des familles implique Copé. «Nous sommes en présence d'un scandale d'Etat, estime Me Morice sur BFMTV. Nous savons maintenant que l'Elysée suit de très près ce dossier et un certain nombre d'autres interceptions téléphoniques citent le nom, non seulement de Brice Hortefeux, de Mr Copé, mais aussi de la très grande inquiétude qui existe concernant Nicolas Sarkozy».

9h50. André Vallini s'interroge. «L'Elysée a affirmé que le nom de Nicolas Sarkozy n'était pas cité dans le dossier Karachi. Comment la présidence de la République peut-elle être aussi affirmative? Comment a-t-elle pu obtenir des informations sur un dossier en cours d'instruction ? Est-ce le parquet qui a fait remonter des informations ? Le Garde des sceaux doit répondre à ces questions.»

9h45. Un ex-employé de Balladur raconte. Alexandre Galdin, ex-employé de la cellule trésorerie du candidat Edouard Balladur, en 1995 raconte à RTL qu'il a porté à la banque une vingtaine de valises remplies d'argent liquide, allant jusqu'à 500 000 francs, pensant «qu'il s'agissait-là des fonds secrets de Matignon». Pour ce témoin entendu par le juge Renaud van Ruymbeke dans le volet financier du dossier Karachi, la mise en examen de deux proches du président de la République, Nicolas Bazire et Thierry Gaubert, «était inéluctable vu l'évolution de l'enquête».

9h44. Hortefeux se défend. Brice Hortefeux indique avoir eu Thierry Gaubert, qui est un de ses amis, au téléphone pendant sa garde à vue, à l'issue de laquelle il a été mis en examen dans le cadre du volet financier du dossier Karachi. «Je ne savais pas qu'il était en garde à vue. Quand il a décroché, c'est lui qui m'a dit qu'il était en garde à vue. C'est la preuve que je n'ai accès à aucun élément du dossier», a déclaré l'ancien ministre de l'Intérieur.

8h55. Vers une déclassification de nombreux documents. La Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) a émis trois avis favorables et un avis défavorable à la déclassification de documents réclamés par les juges instruisant les dossiers Karachi, dans quatre avis publiés vendredi au Journal officiel. Il revient maintenant au ministère concerné, qui a classifié ces documents «confidentiel défense» ou «secret défense», de suivre ou non la CCSDN, dont les avis ont été suivis dans la quasi-totalité des cas.

8h52. Questions. Selon Le Monde, cette conversation prouve qu'Hortefeux a eu accès aux déclarations sur procès-verbal d'Hélène de Yougoslavie, l'épouse de Thierry Gaubert, alors même qu'elles n'ont pas encore été versées au dossier d'instruction...

8h43. Hortefeux a prévenu Gaubert que sa femme «balançait». Brice Hortefeux a appelé le 14 septembre Thierry Gaubert pour le prévenir que sa femme, Hélène, «balançait beaucoup» devant le juge chargé de l'enquête sur l'affaire Karachi, selon le Monde.fr qui publie une partie de la conversation téléphonique. «Qu'est-ce que tu as comme infos là-dessus, toi, parce qu'elle me dit qu'elle dit rien», répond Thierry Gaubert. «Ça m'embête de te le dire par téléphone. Il y a beaucoup de choses, hein», assure l'ex-ministre de l'Intérieur.

8h23. Jouanno dénonce «manipulation» et «amalgame». «Le nom de Nicolas Sarkozy» lancé par certains dans ce dossier «en réalité est totalement, indirectement et complètement tiré par les cheveux», lance la candidate aux élections sénatoriales à Paris sur Canal +. «On sait très bien que tout cela, c'est de la manipulation, personne n'est dupe, on est en période électorale, on fait amalgame de tout», s'indigne la ministre des Sports.

23 heures. L'avocat des familles veut poursuivre Nadine Morano pour diffamation, à l'issue de leur échange sur Canal +.«Mme Morano m'a accusé d'avoir porté des propos diffamatoires à l'encontre de Nicolas Sarkozy. Et bien Madame, nous nous retrouverons devant la 17ème chambre correctionnelle, je vous donne rendez-vous, et nous verrons à ce moment-là».

22h30. «Votre République irréprochable, vous pouvez vous la mettre où je pense». Sur le plateau de Canal +, Nadine Morano et l'avocat des familles de l'attentat de Karachi ont eu un vif échange. Me Olivier Morice a commencé en soulignant que «depuis pratiquement deux ans, nous avons expliqué que Nicolas Sarkozy est pour nous au coeur de la corruption, c'est-à-dire au coeur du système qui a été mis en place pour verser des commissions et surtout pour permettre le retour illicite de commissions». L'avocat met également en cause Brice Hortefeux sans donner de détails. «Diffamation», a répliqué alors Nadine Morano, pour qui les mises en examen sont la preuve même d'une «République irréprochable». «Votre République irréprochable, vous pouvez vous la mettre où je pense», s'est-elle vu répliquer par l'avocat.

22h10. Mélenchon «consterné». «Comme tout le monde je suis consterné, affligé, car j'imagine qu'un juge ne met pas en garde à vue des personnes aussi importantes sans qu'il ait de bonnes raisons», estime le leader du Front de gauche.

21 heures. La gauche tire à boulets rouges.«Je suis très étonnée que l'Elysée ait déjà eu communication des auditions, qui sont couvertes normalement par le secret de l'instruction.[...] Est-ce que c'est pour influencer, intimider le Parquet ?», s'interroge Ségolène Royal. André Vallini (PS), lui, parle d'une République «irrespirable», tandis que le PCF dénonce des «combinaziones », face auxquelles le NPA demande «un grand coup de balai».

20 heures. Copé dénonce un PS «prêt à tout». Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, dénonce «avec force un PS prêt à tout pour salir» le président Nicolas Sarkozy, avec des «insinuations incessantes, systématiques et calomnieuses».

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Paris : médiation tendue de Jean-François Copé dans le duel Dati-Fillon LEMONDE.FR avec AFP | 24.10.11 | 20h50 • Mis à jour le 24.10.11 | 21h29

La médiation entamée lundi 24 octobre par le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, pour remettre de l'ordre au sein de la droite parisienne a été plutôt tendue, selon plusieurs participants, sur fond de guerre Dati-Fillon pour la même circonscription en 2012. Le secrétaire général de l'UMP a tenté de jouer les pacificateurs en recevant les délégués de circonscription, les conseillers de Paris et les huit maires UMP d'arrondissement. Les parlementaires étaient encore rue La Boétie lundi soir pour évoquer les tensions internes après l'échec des sénatoriales.

Depuis que François Fillon a annoncé le 12 octobre qu'il sera candidat aux législatives dans la capitale, Rachida Dati tire à boulets rouges sur le premier ministre. Réaffirmant sa volonté d'être également candidate à la députation, la maire UMP du 7e arrondissement, qui lorgne la même circonscription, s'en est pris fermement dimanche au premier ministre.

"ÇA A ÉTÉ TRÈS VIOLENT ENTRE RACHIDA DATI ET PHILIPPE GOUJON"

"La rencontre a été squizzée par le duel Dati-Fillon", a résumé Brigitte Kuster, maire du 17e, même si d'autres sujets ont été abordés, a-t-elle précisé. Selon plusieurs participants, Rachida Dati – qui brigue la 2e circonscription que Jean Tiberi a promis de laisser à François Fillon – n'a pas fait dans la dentelle. "C'était plutôt un règlement de comptes et ça a été très violent entre Rachida Dati et Philippe Goujon" le patron de la fédération UMP, député-maire du 15e, selon un participant.

Selon Mme Kuster, Jean-François Copé a dit que la situation "n'allait pas se régler avec une baguette magique", qu'il ne pouvait "ni tout changer ni rien changer" et qu'il allait agir "sans blesser ni humilier personne". Pour un autre maire UMP : "Il y a eu l'extrême virulence de Rachida Dati d'une part et l'immobilisme du président de la fédération d'autre part". "Cela a dû être difficile pour M. Copé de se retrouver devant des élus s'arrachant la tête" a ajouté cet édile qui a préféré taire son nom.

Un autre maire, Jean-François Legaret, a dit "la nécessité de redéfinir le rôle de la fédération et du groupe", et chaque élu a prêché pour sa paroisse. "La bonne nouvelle de la réunion c'est qu'à la fin M. Copé a pris des engagements, il a dit qu'il ne cherchait pas à bouleverser ou humilier qui que ce soit, mais qu'on ne pouvait pas rester sans rien faire", selon M. Legaret.

Des conseillers de Paris interrogés après leur rencontre avec M. Copé se sont montrés tantôt satisfaits, tantôt critiques. "On a pu avoir un véritable échange", s'est félicité Pierre-Yves Bournazel (18e). Vincent Roger (élu du 4e et ancien conseiller en communication de François Fillon) a "eu le sentiment qu'il y a eu demande forte (...) de respecter les avis minoritaires". Alain Destrem, moins positif, s'en est pris à l'UMP nationale : "J'ai dit que le parti [l'UMP] ne fait pas son travail, je n'ai pas vu le moindre communiqué du patron du parti pour expliquer que Mme Dati est allée beaucoup trop loin dans ses propos".

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20/11/2011 à 13h27 rue89.com Les juges enquêtent sur les liens entre Copé et Takieddine (Le JDD) Pierre Haski

Jean-François Copé dans la piscine de la villa de Ziad Takieddine au cap d'Antibes, en août 2003 (Mediapart)

Si à 50 ans t'as pas de Rolex... disait Jacques Séguéla. Pour Jean-François Copé, la Rolex, c'est peut-être le début des emmerdements : la sienne lui a en effet été offerte par Ziad Takieddine, l'homme d'affaires en eaux troubles franco-libanais.

Selon Le Journal du dimanche, les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire enquêtent sur les relations entre le secrétaire général de l'UMP et ancien ministre du Budget, et Ziad Takieddine dont le nom est lié à l'affaire de Karachi et ses financements occultes.

Le JDD précise notamment que les enquêteurs « disposent d'un témoignage selon lequel Ziad Takieddine aurait versé des fonds en espèces à l'ancien ministre pour des travaux dans son appartement de la rue Raynouard, dans le XVIe à Paris ». Un témoin qui s'est présenté en octobre à la Division nationale des investigations financières et qui a souhaité « ne pas apparaître sur le procès-verbal ».

Les juges, poursuit le journal, « s'interrogent aussi sur un compte au Crédit suisse de Genève, ouvert en juillet 2005 par la sœur du maire de Meaux et qui aurait été susceptible de lui servir de “compte de passage” ».

Copé : « C'est n'importe quoi ! »

Jean-François Copé, dont une belle photo de vacances au Liban en compagnie de Ziad Takieddine est publiée par Le JDD, dément ces accusations dans le même journal : « Tout cela est monstrueux et totalement faux. C'est n'importe quoi ! Il n'a jamais été question d'argent entre Ziad Takieddine et moi, et je ne suis pas au courant d'un éventuel compte suisse de ma sœur. »

Dans son enquête, Le JDD évoque toutefois plusieurs séjours de vacances des Copé avec les Takieddine, payés par ce dernier. Et l'homme d'affaires franco-libanais reconnaît lui-même avoir offert à son « seul ami » Jean-François Copé, la même Rolex que lui...

Pour sa part, Mediapart poursuivait vendredi la publication des albums de photos de vacances de Ziad Takieddine, avec une nouvelle tête : Pierre-Mathieu Duhamel, 55 ans, ancien directeur général des Douanes, et futur directeur du Budget, festoyant sur un bateau immatriculé au Luxembourg, puis « prenant gentiment la pose à côté du marchand d'armes millionnaire, spécialiste des commissions et de l'évasion fiscale ».

Mediapart précise : « Tout à la fois haut fonctionnaire (il a enchaîné les postes importants), homme politique de droite et “pantouflard” dans le privé, fête, en juillet 2002, sa toute récente Légion d'honneur sur le bateau de Ziad Takieddine, La Diva. Il est en compagnie de Thierry Gaubert, l'ami et l'ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy. »

« J'ai été imprudent »

Ancien patron des douanes et secrétaire général de Tracfin, le service anti-blanchiment du ministère des Finances (1996-1999), il sera promu cinq mois plus tard à la puissante direction du budget au ministère de l'Economie et des Finances. L'homme est aujourd'hui président du comité stratégique du géant de l'audit KPMG, indique Mediapart.

Plus accablante, cette précision : « L'imprudence s'est pourtant prolongée de 2002 à 2006, quand M. Duhamel, devenu directeur du budget, a accepté d'autres invitations de M. Takieddine, qui dissimulait alors la totalité de ses propriétés au fisc. »

Interrogé par le site, M. Duhamel admet : « J'ai été imprudent, je veux bien concéder ça. Léger aussi, peut-être, mais ces photos sur un bateau ne font pas de moi un intime de M. Takieddine. »

Ça commence à faire beaucoup d'« imprudence » et de « légèreté » dans cette affaire.

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Actualité Seine-et-Marne Jean-François Copé s’est marié Publié le 04.12.2011, 05h52 leparisien.fr

Inès de la Fressange, l’homme d’affaires Jean-Claude Darmon, le chanteur Yves Duteil : telles étaient les personnalités invitées hier au mariage du député-maire de Meaux.

Il a épousé en secondes noces Nadia d’Alincourt (Nadia Hamama est veuve d'Eric de L'Orne d'Alincourt (1953-2008)), une ex-camarade de classe, avec laquelle il a eu une petite fille il y a deux ans.
Le couple s’est éclipsé dans une voiture aux vitres teintées sans offrir le moindre cliché à la dizaine de photographes qui patientaient sous la pluie. Le Parisien.
Une future charmante première dame de France ? Nadia Hamama, veuve d'Eric de L'Orne d'Alincourt

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Divorcé de Valérie Ducuing en 2007, époux de Nadia ? veuve du comte d'Olme d'Alincourt.

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Fillon, candidat de "pantouflage" (Dati) Le Figaro.fr Mis à jour le 13/01/2012 à 08:13 | publié le 13/01/2012 à 07:39

Rachida Dati a réaffirmé vendredi sur RTL sa volonté d'être candidate aux législatives, alors que François Fillon a été désigné mercredi soir candidat UMP dans la 2e circonscription de Paris.

Le maire du VIIe arrondissement a multiplié les attaques contre son rival, déclarant qu'il ne s'agissait pas d'une candidature de "reconquête" mais de "pantouflage".

"L'honneur est de mon côté", a dit l'ancienne garde des Sceaux, ajoutant qu'elle "attendait plus d'élégance et de courage" de la part du premier ministre. Dati a également déploré la "regression" en terme de parité, soulignant qu'"aucune femme n'a été investie sur les circonscriptions de droite". Quant au risque de se faire exclure par l'UMP, elle s'est contenté de lancer: "Chiche!"

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publié le 06/03/2012 à 23:39 DNA.fr France Copé se désolidarise des déclarations de Fillon sur le halal et le casher

Le patron de l’UMP Jean-François Copé s’est désolidarisé mardi de la déclaration de François Fillon sur les rites d’abattage, affirmant qu’il ne prononcerait «jamais ces mots» et qu’il ne revenait pas aux politiques de se mêler des «prescriptions religieuses».

«Ce vocabulaire n’est pas le mien et ne sera jamais le mien. Personnellement, je ne prononcerai jamais ces mots » a déclaré M. Copé, interrogé lors de l’émission M6/RTL/MSN «2012.fr» sur les propos de M. Fillon suggérant aux religions de réfléchir au maintien de traditions «ancestrales», en référence au halal et au casher.

«A l’évidence, il n’appartient certainement pas à des dirigeants politiques de dire à la place des responsables religieux quelles doivent être les prescriptions religieuses», a-t-il ajouté.

Jean-François Copé, grand rival de François Fillon dans l’optique de l’après-2012 à droite, a encore estimé que la laïcité n’était «pas la négation des religions». «C’est la liberté pour chacun d’exercer son culte s’il le souhaite dans le respect des lois de la République et dans le respect du culte des autres», a-t-il avancé.

La déclaration que François Fillon a faite lundi à Europe 1 a entraîné de vives réactions au sein des communautés juive et musulmane.

Invité de l’émission «Des paroles et des actes» sur France 2, Nicolas Sarkozy s’est refusé à critiquer son Premier ministre.

«Je voudrais que chacun se calme, vraiment on est épuisé de toutes ses polémiques, qui n’ont absolument aucun intérêt. Monsieur Fillon, je le connais très bien, c’est un républicain parfait, chacun maintenant a le droit de dire ce qu’il pense», a notamment réagi M. Sarkozy.

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Propos de Fillon sur le halal : le CFCM refuse que les musulmans servent de "boucs émissaires" Le Point.fr - Publié le 06/03/2012 à 11:55 - Modifié le 06/03/2012 à 13:37

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) "ne comprend pas et n'accepte pas que l'islam et les musulmans servent de boucs émissaires dans cette campagne", a indiqué son président, interrogé sur les propos sur l'alimentation halal de Nicolas Sarkozy et de François Fillon.

Cette déclaration de Mohammed Moussaoui intervient au lendemain de celle du président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Richard Prasquier, "choqué" par la déclaration "stupéfiante" de François Fillon qui a suggéré de revenir sur les "traditions ancestrales" d'abattage rituel des animaux.

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Fillon et Sarkozy relancent la polémique sur le halal LEMONDE.FR | 06.03.12 | 14h13 • Mis à jour le 06.03.12 | 18h01

Le halal n'en finit pas d'occuper le débat présidentiel. Et d'être relayée par l'UMP. Après Claude Guéant, c'est au tour de François Fillon de s'en saisir. Le premier ministre a expliqué, lundi 5 mars sur Europe 1, qu'"on est dans un pays moderne, il y a des traditions qui sont des traditions ancestrales, qui ne correspondent plus à grand chose alors qu'elles correspondaient dans le passé à des problèmes d'hygiène". "On pourrait y réfléchir", a-t-il ajouté.
Nicolas Sarkozy, en déplacement à Saint-Quentin (Aisne) a renchéri en déclarant que "le halal est au cœur des préoccupations (et) des discussions des Français".

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Mgr Michel Dubost : "Ca ne me dérange pas du tout de manger halal" Créé le 07/03/2012 à 08h20 RTL.fr

Yves Calvi recevait mercredi matin Mgr Michel Dubost, Evêque d'Evry, président du conseil pour le dialogue interreligieux de la Conférence des évêques de France. Aujourd'hui, François Fillon rencontre le grand rabbin de France Gilles Bernheim et le président du Consistoire central Joël Mergui suite à la polémique sur la viande Halal et casher.

Le Premier ministre a suggéré de revenir sur les "traditions ancestrales" d'abattage rituel des animaux. Et jeudi, le Premier ministre s'entretiendra avec le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui et le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur.

Ce matin sur RTL, Mgr Michel Dubost a lancé un appel aux candidats de la présidentielle. Les discussions sur le halal et le casher ne font "qu'alimenter des polémiques sans fin autour de questions qui n'ont rien à faire dans le débat".

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Par Le Nouvel Observateur Législatives : Dati renonce à affronter Fillon Créé le 16-05-2012 à 07h29 - Mis à jour à 11h27 En échange de son retrait, la maire du 7e arrondissement devrait obtenir de hautes fonctions au sein de l'UMP.

Le duel pour la députation à Paris entre Rachida Dati et François Fillon n'aura pas lieu. Dans une interview au "Figaro Magazine", la maire du VIIe arrondissement de Paris dit renoncer à se présenter aux législatives pour "ne pas ajouter de la division à l'échec".

L'ancienne Garde des Sceaux vante l'unité et le rassemblement de l'UMP afin de gagner les élections. Toutefois, elle rappelle que "dans cette circonscription, j'ai une légitimité incontestable. J'aurais pu me présenter et faire battre François Fillon". Elle dénonce la volonté de l'ancien premier ministre de s'assurer un avenir, en abandonnant "la Sarthe et les Sarthois à la gauche".

Rachida Dati explique vouloir refonder la droite parisienne. Selon l'ancienne ministre de la Justice, "elle régresse à toutes les élections à l'exception des élections européennes". Et de pointer les résultats de la présidentielle : "c'est la première fois que le candidat socialiste arrive en tête à Paris".

En échange de son retrait, la maire du VIIe arrondissement devrait obtenir de hautes fonctions au sein de l'UMP.

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Copé s'amuse du "marché de dupes" Par Europe1.fr Publié le 20 mai 2012 à 11h46Mis à jour le 20 mai 2012 à 14h45
Le patron de l'UMP a vivement critiqué la première semaine du président Hollande.

L'investiture, le gouvernement, le G8... Rien a échappé à Jean-François Copé depuis l'investiture de François Hollande mardi. Le secrétaire national de l'UMP s'est attardé dimanche matin lors du Grand rendez-vous Europe 1/i>Télé/Le Parisien-Aujourd'hui en France sur les principales choses qui l'ont heurtées. Et il y en a plusieurs...

A commencer par l'investiture, date du début du "concours d'inélégance" selon lui. "Tout le monde l'a vu. François Hollande n'a pas raccompagné Nicolas Sarkozy, il a eu une phrase pour tous ses prédécesseurs dans son discours, sauf pour Nicolas Sarkozy, comme s'il fallait effacer tout ce qui a été fait depuis cinq ans. Il faut être juste, c'est un moment de solennité, il faut respecter ce qui a été fait", a ajouté le secrétaire national de l'UMP, amer.

"Fausse simplicité"

Plus généralement, Jean-François Copé déplore l'esprit clanique du nouveau président. "Il sert ses amis, il n'y a qu'eux au gouvernement", fustige-t-il tout en rappelant que "les premiers jours d'un quinquennat donne un état d'esprit, une marque". Concernant la nomination du gouvernement Ayrault, le député-maire de Meaux a salué la parité, "une excellente chose", mais s'est amusé de la "fausse simplicité" du Parti socialiste.

"On nous annonce une baisse de salaire des ministres, mais dans le même temps on en augmente le nombre, donc ça coûte plus cher. 90% des éléments qui figurent dans leur charte de déontologie y figuraient déjà. Quant à Cécile Duflot, qui vient au conseil des ministres en RER et en blue jean, c'est sympathique, mais elle repart en voiture avec chauffeur. C'est ça la réalité. Cette fausse simplicité masque peut-être une certaine forme de prétention", analyse Jean-François Copé.

Samedi, il a été particulièrement attentif aux premiers pas de François Hollande sur le sol américain, à l'occasion du G8 et du sommet de l'Otan. "Oui, il a été bien accueilli, mais heureusement encore", a d'abord concédé le patron de l'UMP. "Mais qui a imaginé que la 'victoire' de François Hollande au G8 se résumait seulement à dire qu'on les a tous convaincu sur l'intérêt de renouer avec la croissance ?", a-t-il poursuivi, dénonçant, un "marché de dupes".

Propositions "extraordinairement dangereuses"

"Tout le monde veut de la croissance, il n'y a que les Verts qui veulent la décroissance. Mais le vrai sujet, c'est : quelle est la stratégie de chacun pour recouvrer la croissance. Je vois celle des Américains, celle des Allemands, mais en ce qui concerne la France, je n'en vois pas", a-t-il ajouté, avant de proposer un conseil au président Hollande : "Il devra choisir entre Berlin et Athènes. Cette heure de vérité doit venir maintenant, il ne peut pas mentir aux Français, il faut poursuivre la réduction du déficit budgétaire. Le financement de la retraite à 60 ans, l'embauche massive dans l'éducation nationale, nous ne pourrons pas nous le permettre", a-t-il sobrement commenté dans un premier temps, avant d'y revenir plus durement par la suite, parlant de propositions "extraordinairement dangereuses dans son programme".

"Le retour de la retraite à 60 ans, l'anéantissement de la filière nucléaire, le matraquage fiscal des classes moyennes, le refus de la règle d'or budgétaire sont des exemples très concrets. Il faut absolument l'empêcher autant qu'on le pourra", a conclu Jean-François Copé, avec les législatives en ligne de mire.

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UMP: Dati juge Fillon "désagréable", "déloyal", "mal élevé", "ingrat" public sénat AFP France 2012 législatives partis Le 24.05.2012 à 09:27

La maire du VIIe arrondissement Rachida Dati a jugé jeudi "déloyal", "désagréable", "ingrat" et "mal élevé" de la part de François Fillon d'assurer qu'il n'y avait pas de leader naturel à l'UMP, alors que Jean-François Copé, secrétaire général de ce parti, "fait le boulot".

Sur BFMTV-RMC, l'ex-garde des Sceaux était interrogée sur les déclarations de M. Fillon un peu plus tôt, pointant "une évidence" dans le fait de dire que le départ de Nicolas Sarkozy a laissé un vide à l'UMP.

"C'est très désagréable et très déloyal vis-à-vis de Jean-François Copé", a lancé celle qui a finalement renoncé à se présenter aux législatives à Paris contre l'ex-chef de gouvernement, qu'elle a critiqué ces derniers mois.

M. Copé "est le chef de l'UMP" et "on ne peut pas lui dénier le succès de la mobilisation militante et sympathisante", a-t-elle fait valoir.

"Pour la campagne des législatives, il est totalement engagé", "pour l'instant, c'est lui qui fait le boulot", a poursuivi l'eurodéputée.

Mme Dati a jugé encore que M. Fillon était "un petit peu ingrat vis-à-vis de Nicolas Sarkozy" qui "l'a fait ce qu'il est aujourd'hui, François Fillon". "Il l'a enterré un petit peu trop vite, quoi. Je ne trouve pas ça très chic. On dit à nos enfants : faut être bien élevé, bien éduqué. C'est mal élevé vis-à-vis de Nicolas Sarkozy. Il n'est pas mort non ?", a encore lancé Mme Dati.

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Copé: "Personne n'a jamais démontré que la pratique du ramadan empêchait de travailler" Créé le 01-08-2012 à 10h01 - Mis à jour à 17h10 http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20120801.AFP4532/cope-personne-n-a-jamais-demontre-que-la-pratique-du-ramadan-empechait-de-travailler.html

Jean-François Copé a estimé mercredi que la mairie PCF de Gennevilliers n'aurait pas dû suspendre les quatre animateurs de colonie de confession musulmane ayant observé le jeûne du ramadan, car "personne n'a jamais démontré" que cette pratique "empêchait de travailler".

Interrogé par Europe 1 au lendemain de la polémique suscitée par cette suspension, le secrétaire général de l'UMP a expliqué qu'en tant que maire de Meaux (Seine-et-Marne) il avait été confronté à des situations similaires.

"Pour ma part, a-t-il ajouté, je considère que les pratiques religieuses, dès lors qu'elles sont tout à fait conformes à la laïcité c'est-à-dire subordonnées aux lois de la République, doivent être pleinement respectées. Personne n'a jamais démontré que la pratique du ramadan empêchait nos compatriotes de confession musulmane de travailler".

Relancé par le journaliste qui lui opposait l'argument de la sécurité des enfants, invoqué par la municipalité de Gennevilliers (les animateurs devaient selon elle être "en pleine possession de leurs moyens physiques" pour les encadrer, et donc se nourrir convenablement), M. Copé a insisté.

"Je pense que de manière générale la pratique religieuse du ramadan est une pratique qui n'est en rien contradictoire avec le respect des lois de la République sauf cas tout à fait exceptionnel, je ne crois pas que cela soit la situation de ces animateurs", a-t-il dit.

Dans un communiqué publié dans l'après-midi, le secrétaire général du Front national Steeve Briois estime que par ses propos Jean-François Copé "a discrédité tout le discours de fermeté, et surtout de façade, que tenait l'UMP sur l'immigration, l'intégration et le communautarisme".

"En bref pour Jean-François Copé, le droit du travail doit se conformer aux revendications religieuses : il y en a décidément que la laïcité n'étouffe pas", écrit le leader frontiste.

Mardi soir, face à l'indignation soulevée par sa décision, notamment dans la communauté musulmane, la mairie communiste de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) a finalement renoncé à imposer à ses animateurs de déjeuner pendant le ramadan.

Chargés de l'encadrement d'un séjour sportif dans les Landes, quatre moniteurs avaient été suspendus au lendemain d'une visite de contrôle d'un responsable le 20 juillet, premier jour du ramadan, et ce jusqu'à la fin d'un séjour qui vient de s'achever. Ils envisagent désormais de porter l'affaire en justice.

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Ramadan : les moniteurs finalement autorisés à jeûner Publié le 31/07/2012 à 18:15 - Mis à jour le 31/07/2012 à 22:47 - Antoine Delpierre, Julie Guillot, Benoit Durand-Kriegel http://www.bfmtv.com/ramadan-gennevilliers-renonce-a-imposer-a-actu31390.html

Face à la polémique, la mairie de Gennevilliers est revenue sur sa décision imposant à ses employés pratiquant le ramadan de déjeuner.

Apaiser le débat

D’après ses services, la mairie de Gennevilliers a fait marche arrière pour apaiser le débat. Les quatre animateurs concernés pensaient en effet porter l’affaire en justice. Le Conseil français du culte musulman avait également indiqué qu’il envisageait de porter plainte contre la décision de la municipalité.

L'argument de la sécurité des enfants

La polémique est partie depuis un centre de vacances des Landes vendredi dernier. Le responsable de la colonie s’est rendu sur place pour une visite de contrôle et a constaté que quatre animateurs ne s'alimentaient pas au déjeuner. Ces derniers ont été convoqués puis finalement remerciés. La mairie de Gennevilliers, dont le centre dépend, a justifié cette décision au nom de la sécurité des enfants.

Une clause dans les contrats de travail litigieuse

Il y a deux ans, une monitrice qui suivait le jeûne du ramadan avait été éprise d’un malaise au volant du véhicule qui transportait les enfants dont elle avait la responsabilité. Une clause avait donc été ajoutée dans les contrats des employés. Celle-ci stipulait qu’ils devaient s’alimenter et s’hydrater.

Une clause remise en cause puisqu’en France, un salarié ne peut être suspendu à cause de sa religion ou de ses pratiques alimentaires.

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Jean-François Copé officiellement candidat à la présidence de l'UMP Les Echos 26/08 | 12:53 | mis à jour à 14:43 | http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/actu/0202230621144-jean-francois-cope-officiellement-candidat-a-la-presidence-de-l-ump-355645.php

Jean-François Copé, qui dirige l'UMP depuis novembre 2010, a annoncé sa candidature à la présidence du mouvement. L'élection par les militants aura lieu les 18 et 25 novembre. Premier objectif : la victoire aux municipales de 2014.

C'était attendu, c'est maintenant officiel !
Jean-François Copé brigue le poste de président de l'UMP, qui sera élu par les militants les 18 et 25 novembre prochains. L'élection promet un duel féroce avec François Fillon, favori des sondages. « Pour qu'une vague bleue » aux municipales de 2014 « vienne effacer les dernières défaites aux élections locales, j'ai d'abord besoin de vous les militants de l'UMP, sur le terrain (...). Je vous l'annonce: aujourd'hui, je suis candidat à la présidence de l'UMP », a déclaré ) le secrétaire général de l'UMP dimanche, lors d'un meeting à Châteaurenard devant plus de 2.000 partisans qui ont scandé « Copé, Copé » et « Copé président ! »

« Vous avec lesquels je me suis engagé à 1.000% sans ménager ma peine pour Nicolas Sarkozy (...). Vous qui ne décidez pas de vos convictions en fonction des sondages », a-t-il ajouté dans une allusion à son rival François Fillon, favori des sondages réalisés auprès des seuls sympathisants UMP. Tenant d'une droite « décomplexée », il veut « rassembler tous les talents » de la droite « dans sa diversité » et « conduire une opposition tonique, sans concession, ni complaisance ». Contrairement à son rival, qui distingue le « fillonisme » du sarkozysme, M. Copé colle au maximum à Nicolas Sarkozy, toujours aimé des militants. Il lui a réservé sa « première pensée » et prévenu que tous ceux qui s'en prendraient à son action le « trouveraient sur leur route ».

Le député-maire de Meaux, qui souhaite un débat public avec son rival, dirige le parti depuis que Nicolas Sarkozy, le dernier président en titre de l'UMP, lui en a confié les rênes en novembre 2010, entend être « candidat pour rassembler tous les talents de notre famille politique, dans sa diversité » mais aussi pour « conduire une opposition qui colle aux réalités du terrain, qui n'a pas froid aux yeux, qui est sans concession, ni complaisance. En un mot, une opposition tonique », a-t-il précisé.

« Je suis candidat pour vous emmener vers la victoire en 2014 » aux municipales, a-t-il insisté comme pour mieux se démarquer de François Fillon. Ce dernier en effet, a récemment dévoilé dans un entretien au « Point » son projet pour la France, se plaçant clairement dans la perspective de 2017 et dans la peau du premier opposant à l'exécutif.

Répondant directement à l'ancien Premier ministre, il a lâché: « Le congrès de l'UMP n'a rien à voir avec +une primaire avant l'heure+. On ne va pas demander aux adhérents de l'UMP de choisir aujourd'hui leur candidat pour 2017. Cela n'aurait vraiment aucun sens . Et ceux qui vous disent le contraire vont un peu vite en besogne. Ils donnent le sentiment de considérer qu'un sondage vaut résultat électoral. Les choses en politique sont tellement plus complexes », a prévenu M. Copé, qui entend mener une campagne tambour battant dans les trois prochains mois, avec des déplacements quasi quotidiens. « Je suis joueur d'échecs. Je sais qu'il ne faut jamais sous-estimer ses adversaires ! », a-t-il encore averti.

Les candidats

Outre Jean-François Copé et François Fillon, la présidence de l'UMP exerce son attrait sur plusieurs autres candidats, officiellement déclarés ou non. Une seule condition pour concourir: réunir 8.000 parrainages. Tout d'abord, Bruno Le Maire, ami de Copé, député de l'Eure, ancien ministre de l'Agriculture. Candidat porteur d'un projet « Pour un nouveau civisme français », il risque de buter sur les parrainages. Dimanche affirmait avoir rassemblé 1.250 signatures sur les 7.924 (3% des adhérents) exigées.

Nathalie Kosciusko-Morizet ensuite. La députée de l'Essonne, ex-ministre de l'Ecologie, porte-parole de Sarkozy pendant la présidentielle, se voit un jour première femme présidente de la République. NKM lancé son mouvement, « La France droite », et veut incarner une « troisième voie » face au duel Fillon-Copé.

A 66 ans, Alain Juppé, l'ancien Premier ministre (1995-1997), plusieurs fois ministre, et actuel maire de Bordeaux, devrait préciser ses intentions dans les prochains jours. Pour éviter le duel Copé-Fillon, il a, mais en vain, proposé en juin dernier d'être un président de transition, et promis de ne pas concourir à la présidentielle de 2017.

Autre candidat potentiel, Xavier Bertrand. L'ancien ministre du Travail de Nicolas Sarkozy s'était allié avec Fillon pour déloger Copé mais il n'a pas aimé le manque de soutien de l'ex-Premier ministre pour la présidence des députés UMP. Il est l'un des seuls, avec Copé et Fillon, à être assuré de pouvoir récolter les signatures nécessaires s'il décide de se lancer. L'ex-secrétaire général de l'UMP disposerait même déjà de 12.000 promesses de parrainages. Après avoir pris pendant l'été le pouls des militants, il prendra sa décision dans les prochains jours.

Dernier candidat putatif enfin, Christian Estrosi. le député-maire de Nice, qui entretient la flamme sarkozyste _ il vient d' organiser le premier rassemblement des Amis de Nicolas Sarkozy, au jardin des Arènes de Cimiez _ s'est rapproché de son ancien ennemi Copé. Mais il se dit prêt à se lancer si ses idées ne sont « pas représentées ».Il disposerait d'environ 4.000 parrainages de « militants à jour de cotisation ». Il devrait annoncer sa décision la semaine prochaine. SOURCE AFP

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Présidence de l'UMP : Jean Sarkozy adoube Copé Par Ségolène de Larquier Le Point.fr - Publié le 05/09/2012 à 07:13 Le fils cadet de Nicolas Sarkozy a chanté les louanges du maire de Meaux lors d'un café politique à Neuilly, mardi soir.

Copé président ! Copé président !" scandent les militants UMP. Dans un bar bondé de Neuilly, Jean-François Copé fend la foule suivi de Jean Sarkozy. En ce mardi soir, le secrétaire général de l'UMP est l'invité d'un café politique organisé par le fils cadet de l'ancien président de la République. L'occasion pour le candidat à la présidence de l'UMP d'effectuer une nouvelle étape dans son pèlerinage sarkozyste, puisque c'est à quelques mètres, à l'hôtel de ville de Neuilly, que Nicolas Sarkozy a commencé sa carrière politique en étant élu maire en 1983.

Lors de cette réunion, Jean Sarkozy, vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine, a soutenu à mots couverts Jean-François Copé dans la bataille pour la présidence de l'UMP. Pendant une vingtaine de minutes, Jean Sarkozy a chanté les louanges du secrétaire général de l'UMP qui s'est montré "absolument exemplaire" lors d'une campagne présidentielle "si violente", à la différence de certains "amis silencieux". "Vous n'avez pas tremblé, vous n'avez pas tergiversé", a poursuivi Jean Sarkozy à l'adresse de Copé, vantant ensuite son "caractère", son "courage", sa "solidité" et sa "franchise".

Fillon et "la droite orléaniste"

Le délégué UMP de la circonscription de Neuilly a également fait sien l'argumentaire de campagne de Jean-François Copé, qui refuse de faire de l'élection du président de l'UMP "une primaire avant l'heure" pour la présidentielle de 2017. "Il s'agit d'organiser avec méthode une opposition au PS", a-t-il martelé. Mais, pour l'heure, il n'est pas question pour Jean Sarkozy de prendre une position officielle en faveur de Copé. Cuisiné par les journalistes, le jeune père de famille de 26 ans a précisé : "Je ferai un choix, naturellement." Interrogé pour savoir si sa décision était déjà prise en son for intérieur, il a répondu : "Oui. Mais vous savez, il faut respecter le for intérieur, car c'est le seul espace de souveraineté qu'il nous reste." Néanmoins, Jean Sarkozy s'est dit prêt à recevoir "tous les candidats qui le souhaitent."

Derrière Jean Sarkozy, le maire de Meaux rosit de plaisir. Plusieurs de ses soutiens ont fait le déplacement, comme les sénateurs Roger Karoutchi et Pierre Charon, la députée-maire Michèle Tabarot, les époux Balkany et l'ancien ministre Charles Pasqua. Voilà de quoi le réconforter après le coup dur du ralliement du maire de Nice Christian Estrosi à François Fillon, rendu public mardi après-midi. Devant les militants, Jean-François Copé fait bonne figure. Comme à son habitude, il joue au "plus sarkozyste que moi, tu meurs".
Multipliant les hommages à l'égard de l'ancien président, Jean-François Copé prend un ton plus solennel pour promettre à nouveau qu'il sera "à ses côtés, quelle que soit la décision qu'il prendra". En filigrane, Copé ne manque pas d'égratigner François Fillon. Après avoir comparé François Hollande au roi Louis-Philippe dans son discours de candidature fin août, il a opposé cette fois "la droite orléaniste" et sa "prudence" - incarnée selon lui par Fillon - à "la droite bonapartiste" qui se caractérise par le "courage". Les militants applaudissent, mais avec moins de ferveur que lorsque le nom de Sarkozy revient de nouveau sur les lèvres de Copé.

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http://www.lepoint.fr/politique/pour-jean-francois-cope-marine-le-pen-n-a-rien-compris-a-la-laicite-21-09-2012-1508764_20.php Pour Jean-François Copé, Marine Le Pen n'a "rien compris à la laïcité" Le Point.fr - Publié le 21/09/2012 à 15:53

Le secrétaire général de l'UMP estime que la laïcité n'est pas "l'éradication" de toutes les expressions religieuses.

Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a fustigé vendredi la proposition de la présidente du Front national, Marine Le Pen, d'interdire voile et kippa dans la rue, en expliquant que "la laïcité n'est pas l'éradication" de toutes les expressions religieuses.

"Marine Le Pen propose d'interdire le port de signes religieux dans la rue, en commençant par le voile et la kippa. Ce faisant, elle montre qu'elle n'a rien compris à la laïcité", a déclaré M. Copé. "La laïcité n'est pas l'éradication de toute expression religieuse dans la société", a-t-il expliqué.

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UMP : Copé, les pains au chocolat et le ramadan S.Ld. | Publié le 06.10.2012, 07h23 | Mise à jour : 08h50 http://www.leparisien.fr/politique/ump-cope-les-pains-au-chocolat-et-le-ramadan-06-10-2012-2209731.php

Après avoir été accusé de marcher sur les plates-bandes du FN en dénonçant le «racisme anti-Blanc» dans son dernier livre, Jean-François Copé a lâché vendredi soir une petite phrase qui n'a pas manqué de faire réagir sur Internet.

En campagne pour prendre la tête de l'UMP, l'actuel secrétaire général du parti a pris pour cible les musulmans, lors d'un meeting à Draguignan (Var). «Il est des quartiers où je peux comprendre l'exaspération de certains de nos compatriotes, pères ou mères de famille rentrant du travail le soir et apprenant que leur fils s'est fait arracher son pain au chocolat à la sortie du collège par des voyous qui lui expliquent qu'on ne mange pas pendant le ramadan.»

Hasard ou coïncidence ? Le chantre de «la droite décomplexée» a livré cette remarque le premier jour de la campagne officielle pour l'élection à la présidence de l'UMP prévue le 18 novembre. Comme s'il voulait, dans la dernière ligne droite, marquer clairement sa position face à François Fillon, alors qu'il accuse une longueur de retard dans les sondages.

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Présidence de l'UMP. Henri Guaino : «Je vote Copé» http://www.leparisien.fr/politique/henri-guaino-je-vote-cope-19-10-2012-2248015.php Propos recueillis par Olivier Beaumont | Publié le 19.10.2012, 19h56 | Mise à jour : 20.10.2012, 07h17

Faute d’avoir pu lui-même se présenter à la présidence de son parti, Henri Guaino, ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, était l’un des derniers à ne pas avoir choisi son camp. Le député des Yvelines a finalement décidé de soutenir Jean-François Copé plutôt que François Fillon. Il explique pourquoi dans une interview exclusive à paraître samedi dans «Le Parisien»-«Aujourd’hui en France». Extraits.

François Fillon ou Jean-François Copé : avez-vous choisi votre candidat pour la présidence de l’UMP ?

HENRI GUAINO. Je voterai pour Jean-François Copé. Ce n’est pas un jugement de valeur, ce sont deux hommes de qualité. Ce n’est pas une question de ligne politique non plus. Nous en avons une, celle de la campagne de Nicolas Sarkozy, et je ne comprendrais pas qu’elle puisse être remise en cause. Mon choix est plutôt dicté par la situation actuelle de l’UMP. Celui qui sera élu ne sera pas le chef, le leader naturel comme a pu l’être Nicolas Sarkozy. Il ne commandera pas. Il présidera. Le défi qu’il aura à relever sera de faire en sorte que notre famille politique reste soudée, sans que personne n’ait à renier ses convictions. Comme je veux le faire moi-même en défendant la motion gaulliste. Dans ces circonstances, Jean-François Copé m’a paru être le meilleur animateur. J’ai choisi de lui faire confiance.

Compte-tenu de votre «filiation» politique avec Philippe Séguin, comme François Fillon, on aurait pu penser que vous soutiendriez ce dernier ?

H.G. Si je m’étais pleinement reconnu dans l’un des candidats je n’aurais pas cherché à être candidat moi-même et à obtenir les 8000 parrainages nécessaires. Ces histoires de filiation m’ont toujours posé un problème : je déteste qu’on enferme la politique dans des étiquettes qui empêchent de penser et qui conduisent trop souvent à faire parler les morts. Et qui peut dire ce que penserait et ce que ferait Philippe Séguin aujourd’hui face au spectacle de la campagne pour la présidence de l’UMP ?

Copé est très offensif dans cette campagne. C’est la bonne stratégie ?

H.G. C’est au moins la preuve que sa volonté d’être élu est très forte. Il va chercher les voix une à une. Le revers de la médaille fait que cela peut parfois conduire à quelques outrances.

Vous pensez au racisme anti-blancs et l’affaire des pains au chocolat ?

H.G. Par exemple ! Je mets ça sur le compte des embardées des campagnes électorales. Nous en avons parlé. Je lui ai dit qu’un responsable politique de haut niveau n’est pas là pour attiser les tensions, mais pour expliquer comment on peut les apaiser.
Retrouvez l’intégralité de l’interview samedi dans «Le Parisien»-«Aujourd’hui en France» LeParisien.fr

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La guerre Fillon - Copé s'enlise, Sarkozy plaide pour un nouveau vote http://www.leparisien.fr/politique/guerre-fillon-cope-a-l-ump-sarkozy-plaide-pour-un-nouveau-vote-26-11-2012-2357593.php M.V. | Publié le 26.11.2012, 23h32 | Mise à jour : 27.11.2012, 00h24

La crise à l'UMP est toujours loin d'être réglée. La proclamation ce lundi de nouveaux résultats en faveur de Jean-François Copé n'y a rien changé.

La commission des recours de l'UMP, dont les fillonistes ne reconnaissent pas la légitimité, a confirmé l'élection du député-maire de Meaux à la présidence de l'UMP, avec 952 voix d'avance, et non plus 98 comme l'avait annoncé la Cocoe lors de la proclamation des premiers résultats le 19 novembre.

Ceux-ci ont été immédiatement récusés par François Fillon.

La commission des recours de l'UMP, dont les fillonistes ne reconnaissent pas la légitimité, a confirmé l'élection du député-maire de Meaux à la présidence de l'UMP, avec 952 voix d'avance, et non plus 98 comme l'avait annoncé la Cocoe lors de la proclamation des premiers résultats le 19 novembre.

Quelques instants après l'annonce de sa victoire, Jean-François Copé a appelé «à choisir le pardon plutôt que la division», en tendant la main à François Fillon. Mais ce dernier a dénoncé un «coup de force» de son rival. L'ancien Premier ministre a de nouveau récusé les résultats, en dénonçant le manque de neutralité des membres de la commission, dont six sur neuf avaient soutenu un candidat pendant la campagne (4 pro-Copé, 2 pro-Fillon).

La commission des recours a accédé à davantage de demandes du camp Copé, en faisant notamment annuler les résultats des bureaux 1 et 3 de Nice ou ceux de Nouvelle-Calédonie, où François Fillon l'emportait, et où les copéistes dénonçaient des fraudes. Les contestations de l'ancien locataire de Matignon ont, pour leur grande majorité, été rejetées, au motif qu'elles n'auraient pas été suffisamment argumentées.

Sarkozy plaide pour un nouveau vote

Coup de théâtre dans la soirée. Pour la première fois depuis le début de cette crise, Nicolas Sarkozy s'immisce dans la crise à l'UMP. Des sources concordantes issues des camps Fillon et Copé, ont affirmé à l'AFP que l'ancien Président de la République estime préférable d'organiser une nouvelle élection pour sortir le parti de l'impasse. Un conseil que l'ancien chef d'Etat a donné à son ex-Premier ministre lors d'un déjeuner lundi midi.

Avec l'appui implicite de Nicolas Sarkozy, les fillonistes exigent donc la tenue d'un nouveau scrutin. D'où l'appel d'Eric Ciotti, directeur de campagne de François Fillon, qui appelle à de nouvelles élections, expliquant dans le figaro.fr que «le seul moyen de laver cet affront (était) d'organiser un nouveau scrutin exemplaire qui donnera à l'équipe élue sa légitimité et qui permettra de reconstruire l'unité de toute notre famille».

Mardi, la guerre Copé-Fillon pourrait connaître un nouvel épisode de tension. François Fillon va réunir dans la matinée ses soutiens parlementaires. «Toutes les questions seront évoquées, a déclaré le député Jérôme Chartier, y compris celle d'un nouveau groupe parlementaire».

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UMP : un livre ravive la rivalité Copé-Fillon http://www.lefigaro.fr/politique/2013/03/29/01002-20130329ARTFIG00597-ump-un-livre-ravive-la-rivalite-cope-fillon.php Selon les auteurs de l'enquête Le Coup monté, l'élection interne de novembre a été manipulée par Jean-François Copé.

Décidément, l'UMP semble bien loin d'en avoir fini avec sa guerre des chefs. Jean-François Copé et François Fillon viennent de nouveau en faire la démonstration par médias interposés. Interrogé sur Europe 1 vendredi matin sur Le Coup monté - un livre publié chez Plon dans lequel Carole Barjon et Bruno Jeudy, respectivement journaliste au Nouvel Observateur et au JDD, défendent la thèse selon laquelle Copé a manipulé le vote de novembre pour la présidence de l'UMP - Fillon a répondu: «C'est ce que j'ai toujours dit.» Au risque de rouvrir les hostilités, l'ex-premier ministre a ajouté: «Le résultat de cette élection me donnait une très courte victoire. Il a été inversé dans des conditions inacceptables, c'est pour ça que j'ai déclenché la crise qui a eu lieu à l'UMP, que j'ai regrettée par ailleurs, parce que ce n'est jamais une bonne chose, une crise.»

Dans un premier temps, Copé a préféré ne dire mot de ce livre. La stratégie du mépris. Mais, relancé en fin de matinée lors d'un point presse au siège du parti, dont l'objet était l'intervention du chef de l'État, la veille, le président de l'UMP a finalement qualifié l'essai de «petit coup qui ne vaut pas grand-chose». «Il s'agit là d'une forme de baroud d'honneur de deux journalistes très engagés, ce n'est un secret pour personne ici», a-t-il ajouté. Joint par Le Figaro, Copé a encore assuré qu'il ne «céderait pas à la polémique»: «La page est tournée depuis cinq mois. Je travaille aujourd'hui au rassemblement de tous avec un objectif: s'opposer à la gauche et proposer au service des Français.»

La Cocoe en question

Il n'empêche. Son entourage enrage. «C'est un livre de commande qui ne reflète en rien la réalité. Pour preuve, le démenti de Patrice Gélard», grince un proche. Jeudi, l'ancien président de la commission de contrôle des opérations électorales (Cocoe) de l'UMP, Patrice Gélard, que les journalistes citent pour étayer leur thèse, a en effet démenti «formellement» avoir tenu des propos mettant en cause Jean-François Copé…

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Copé accuse de nouveau l'exécutif d'avoir su pour Cahuzac http://www.liberation.fr/politiques/2013/04/05/cope-accuse-de-nouveau-l-executif-d-avoir-su-pour-cahuzac_893933 Par AFP

Le président de l'UMP continue de réclamer un remaniement ministériel après les aveux de l'ex-ministre du Budget.

Jean-François Copé, président de l’UMP, a réaffirmé vendredi devant la presse que François Hollande et Jean-Marc Ayrault avaient été, «d’une manière ou d’une autre, informés avant tout le monde» de la situation de Jérôme Cahuzac.

Le président Hollande «veut à tout prix préserver son clan en isolant Jérôme Cahuzac du reste. Or on le voit bien, ce sont de très nombreux ministres, même le Premier ministre, François Hollande lui-même, qui ont été, d’une manière ou d’une autre, informés avant tout le monde», a soutenu Copé.

Selon lui, «ces multiples contradictions dissimulent trop de zones d’ombre, ce gouvernement a perdu toute crédibilité. Comment voulez-vous qu’il continue de proposer des textes de lois au Parlement dans ces conditions de discrédit complet ?», a-t-il ajouté.

Il a réaffirmé que pour lui, il n’y avait «qu’une solution possible: un remaniement gouvernemental total. Quant à François Hollande, qu’il s’explique en toute transparence devant les Français parce qu’il y en assez de ces zones d’ombre qui se multiplient».

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http://rezonances.blog.lemonde.fr/2014/01/09/immunite-de-serge-dassault-les-internautes-demandent-des-comptes-aux-senateurs/ 09 janvier 2014, par Martin Untersinger Immunité de Serge Dassault : les internautes demandent des comptes aux sénateurs

Mercredi 8 janvier, le bureau du Sénat a maintenu, à une voix près, l'immunité parlementaire protégeant Serge Dassault (UMP, Essonne) d'éventuelles poursuites judiciaires dans le cadre d'une enquête sur un possible achat de voix dans sa ville de Corbeil-Essonne. Dès cette annonce, mercredi 8 janvier à la mi-journée, de nombreux internautes ont fait part de leur colère, voire parfois de leur révolte, face à cette décision qu'ils ne comprenaient pas.

Les messages se sont multipliés sur notre page Facebook et sur Twitter : certains faisaient le lien avec une éventuelle montée du Front national, capitalisant sur la défiance des citoyens envers les hommes politiques, d'autres rappelant la promesse régulière des politiques de "moraliser" la vie publique.

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Rafale: des commandes d’un milliard à Dassault pour améliorer l’avion AFP 10 janvier 2014 à 16:35 (Mis à jour : 11 janvier 2014 à 10:12) http://www.liberation.fr/economie/2014/01/10/rafale-un-milliard-d-euros-de-contrat-de-developpement-de-l-etat_971908

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a officialisé vendredi à Mérignac (Gironde) des commandes d’un milliard d’euros passées par l’État à Dassault Aviation pour faire évoluer l’avion de combat Rafale.

«C’est un signal très clair de notre volonté d’investir sur le Rafale et sur tout un secteur stratégique, celui de l’aéronautique de combat, pour le maintenir au meilleur niveau mondial», a déclaré le ministre de la Défense en annonçant ce programme visant à faire évoluer le Rafale au standard dit F3-R.

«C’est également la garantie de disposer sur le long terme d’une ligne de produits qui répondront aux exigences de l’export», a-t-il ajouté lors d’une visite de la chaîne d’assemblage de Dassault à Mérignac, d’où sortent les Rafale.

Le ministre a déclaré que le contrat, signifié en décembre à Dassault, mais rendu public vendredi, représentait 810 millions d’euros. Avec les travaux déjà engagés, cette nouvelle phase de l’évolution du Rafale représente au total plus d’un milliard d’euros pour Dassault et ses partenaires Thales et Safran, a-t-il précisé.

Au total, 500 entreprises françaises sont associées à la production du Rafale, selon Dassault. La livraison des premiers Rafale au nouveau standard est prévue en 2018, a précisé Dassault dans un communiqué. L’avion multirôle, dont la première version est entrée en service en 2004 dans la Marine nationale, évolue et intègre en permanence de nouveaux équipements. Il est déjà passé par les standards F1, F2 et F3.

L’appareil a été engagé au combat en Afghanistan, en Libye et au Mali.

Le nouveau standard renforcera les atouts du Rafale dans les compétitions à l’exportation, souligne Dassault, qui espère signer cette année avec l’Inde sa première commande de Rafale à l’étranger.

Ce contrat devrait également permettre au constructeur d’amortir le ralentissement des commandes de Rafale par la Défense. Alors qu’il avait obtenu de livrer 11 Rafale par an pour garantir une cadence minimale de la chaîne de production, la loi de programmation militaire ne prévoit plus que l’acquisition de 26 appareils au total sur les six ans à venir. L’état et Dassault comptent sur l’exportation pour prendre le relais d’ici 2016.

«Toutes les conditions sont réunies pour qu’on ait un contrat à l’export en 2014», a déclaré M. Le Drian. Non seulement «le processus progresse normalement en Inde», qui veut acquérir 126 appareils, mais il y des «prospects très prometteurs dans le Golfe», a-t-il ajouté.

La France mise beaucoup d’espoirs sur une commande du Qatar, et espère remplacer par des Rafale les Mirage 2000-9 des Émirats Arabes Unis.

M. Le Drian a d’autre part affirmé que la France continuerait à s’équiper en Rafale au-delà des 180 déjà commandés en quatre tranches. «L’avenir du Rafale est assuré car il y aura une cinquième tranche de production», a-t-il déclaré.

Le PDG de Dassault Aviation, Éric Trappier, a répété qu’il essayait de finaliser les documents pour conclure le contrat avec New Delhi avant les élections législatives de mai.

Le nouveau standard permettra d’équiper le Rafale du futur missile air-air européen Meteor, d’une portée sans équivalent dans le monde. Fabriqué par MBDA, le missile Meteor équipera également les chasseurs Eurofighter (coproduction européenne) et suédois Gripen.

Le standard F3-R ajoutera sous l’appareil une nacelle de désignation laser de nouvelle génération pour les frappes au sol, fabriquée par Thales, et intégrera une version à guidage terminal laser de bombes guidées produites par Sagem (groupe Safran).

Simultanément, le ministère de la Défense a annoncé avoir notifié à Thales un contrat de 119 millions d’euros pour développer cette nacelle, qui permettra l’identification au sol de cibles de petite taille, de jour comme de nuit. AFP

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UMP : Copé soupçonné de surfacturations à hauteur de 8 millions d'euros Par Le Nouvel Observateur Publié le 27-02-2014 à 07h51

Une agence de communication appartenant à deux proches du patron de l'UMP aurait profité de la campagne de 2012 pour surfacturer des prestations hors appels d'offres.

Sale temps sur l'UMP.

Event & cie, une filiale de Bygmalion, agence de communication qui appartient à deux proches de Jean-François Copé, a touché 8 millions d'euros pour l'organisation de meetings lors de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012, révèle jeudi 27 février "Le Point", qui en fait sa une.

Une information que Jean-François Copé et son entourage ont immédiatement démentie. Un conseiller du chef de l'UMP a d'ailleurs annoncé qu'il allait porter plainte pour diffamation.

Les documents que "Le Point" a pu consulter montreraient qu'Event & cie a surfacturé certaines de ses prestations à l'UMP hors appels d'offres et que "lors des meetings, les frais de traiteur, de retransmission vidéo et d'éclairage atteignaient parfois le double des tarifs habituels".

Créée en 2008, Bygmalion est dirigée par deux anciens proches collaborateurs de Jean-François Copé : Bastien Millot et Guy Alves, "qui ont travaillé plus de dix ans à ses côtés, d'abord à la mairie de Meaux, puis à son cabinet chaque fois où il a été ministre", indique l'hebdomadaire. Dès la naissance de cette société en 2008, Jean-François Copé aurait multiplié les commandes.

Un détour par le Luxembourg

Ce n'est pas tout. Selon "Le Point", les statuts de Bygmalion relèvent d'un montage financier complexe, avec pour actionnaire une SARL hébergée au Luxembourg. Un actionnaire des plus discret puisqu'il serait resté caché durant trois ans. Il s'agirait en fait d'une holding familiale appartenant à Emmanuel Limido, un gestionnaire de fonds lié au Qatar.

Or l'hebdomadaire rappelle que, lorsqu'il était ministre du Budget, en 2006 et 2007, Jean-François Copé avait justement permis la vente de deux biens immobiliers de l'Etat au Qatar. Or "dans ces deux transactions, l'intermédiaire n'était autre que le fonds d'investissement dirigé par Emmanuel Limido », affirme "Le Point". Un Emmanuel Limido qui, entre les deux ventes, avait recruté Guy Alves, alors chef de cabinet de Jean-François Copé avant de devenir dirigeant de Bygmalion.

"Totalement faux !"

"Du grand n'importe quoi. (...) C'est totalement faux !", a lancé hier soir Jérôme Lavrilleux, le directeur de cabinet de Jean-François Copé, invité d'iTélé hier soir. Il évoque "un mensonge complet, un mensonge éhonté". Il précise que Jean-François Copé porte plainte pour diffamation contre les journalistes, le magazine et Franz-Olivier Giesbert.

L'ancien PDG et directeur du "Point", actuel conseiller du journal, a répondu aux attaques depuis sa "retraite provençale, sous (s)es oliviers". ll prend la défense des "deux excellents journalistes d'investigation du 'Point'", Mélanie Delattre et Christophe Labbé, et lance : "Il est temps que Jean-François Copé s'habitue à une presse indépendante".

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Soupçons de surfacturation : la contre-attaque de Jean-François Copé Sébastien Lernould et Pauline Théveniaud avec Olivier Beaumont | Publié le 03.03.2014, 10h33 | Mise à jour : 19h17 http://www.leparisien.fr/politique/en-direct-jean-francois-cope-va-faire-une-declaration-solennelle-a-11-heures-03-03-2014-3639093.php

Le président de l'UMP Jean-François Copé a fait une «déclaration solennelle» ce lundi en fin de matinée

Pendant un quart d'heure, il a répondu aux attaques, notamment celles du «Point», qui l'accuse d'avoir favorisé une société amie avec l'argent du parti. L'hebdomadaire estime qu'il a «sponsorisé avec l'argent de l'UMP» la société Bygmalion, fondée par deux de ses proches.

Jean-François Copé a dénoncé «une véritable chasse à l'homme» menée par des «organes de presse (qui) n'hésitent pas à utiliser des méthodes dignes de l'inquisition».

Pour prouver sa bonne foi, il a promis que l'UMP mettrait «à disposition l'intégralité de sa comptabilité.»

Il a par ailleurs annoncé qu'il allait déposer une proposition de loi exigeant la transparence financière de tous les partis. Très remonté, le président de l'UMP a en outre réclamé «la transparence» pour la presse : il veut qu'elle soit soumise aux mêmes obligations que les parlementaires et a promis qu'une proposition de loi serait déposée en ce sens.

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Lavrilleux dédouane Copé et Sarkozy dans l'affaire Bygmalion Reuters – 26 mai 2014

Jérôme Lavrilleux, ex-directeur de campagne adjoint de Nicolas Sarkozy en 2012, a reconnu lundi des montages financiers de l'UMP afin de masquer une "dérive" des dépenses de campagne en 2012 et a assuré que le président sortant et Jean-François Copé n'étaient en rien mêlés à cette affaire.

"Il n'y a eu aucune malversation, il y a eu un engrenage irrésistible d'un train qui file à grande vitesse et les personnes qui auraient dû tirer le signal d'alarme ne l'ont pas fait", a dit sur BFM TV le bras droit du président de l'UMP, précisant qu'il n'était pas "seul dans le wagon".

Les dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy ayant "explosé" dans une proportion "beaucoup plus importante que le volume autorisé", il a été procédé à "une ventilation des dépenses liées à la campagne sur d'autres opérations", a-t-il expliqué, reconnaissant de fausses facturations sans en prononcer le nom.

Jérôme Lavrilleux a déclaré n'avoir informé de cet état de fait ni Nicolas Sarkozy, ni Jean-François Copé, qui était alors secrétaire général de l'UMP. Il a également dédouané Pierre Lellouche, dont le nom est associé à une prestation fictive, et Bastien Millot, fondateur de Bygmalion, la société organisatrice de meetings.
"Jean-François Copé n'est en rien mêlé à cela", a-t-il dit. (Sophie Louet, édité par Yves Clarisse)

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Copé: «Mon intégrité et mon honnêteté sont totales» Mis à jour le 28/05/2014 à 08:00 Publié le 26/05/2014 à 18:29 http://www.lefigaro.fr/politique/2014/05/26/01002-20140526LIVWWW00300-en-direct-l-affaire-bygmalion-secoue-l-ump.php

EN DIRECT - Le président démissionnaire de l'UMP s'est exprimé ce soir au 20h de TF1 sur l'affaire Bygmalion. Il affirme que «des collaborateurs ont abusé de sa confiance».

- Jean-François Copé jette l'éponge

Jean-François Copé a annoncé aujourd'hui qu'il quitterait le 15 juin la présidence de l'UMP, englué dans la proliférante affaire de fausses factures Bygmalion. Le député-maire de Meaux a pourtant ferraillé pendant plus deux heures devant ses pairs réunis en bureau politique depuis 8H30 à l'Assemblée nationale. Mais les ténors comme François Fillon, Xavier Bertrand, NKM ou François Baroin faisaient de son départ la condition sine qua non de la survie du parti. Fillon, en particulier, lui avait demandé de "se mettre en réserve" du parti, faute de quoi il se retirerait de la direction.

- Le président démissionnaire jure que son honnêteté est "totale"

Jean-François Copé a assuré ce soir sur TF1 qu'il ignorait tout, jusqu'à récemment, du système de fausses factures. "Je veux leur dire dans les yeux que mon honnêteté et mon intégrité est totale, totale", a déclaré le député-maire de Meaux, en fixant la caméra. "Moi j'ai fait confiance aux personnes dont c'était le métier", a-t-il poursuivi. "Ce sont des collaborateurs, des gens, qui ont abusé de ma confiance, quel qu'en soit le mobile, et c'est pour moi une épreuve personnelle."

- Une convention extraordinaire en octobre

C'est donc toute la direction de l'UMP qui démissionne, avec sa cohorte de vice-présidents. Un congrès extraordinaire devrait se tenir à Paris le 12 octobre, un an avant la date prévue.

- Trois anciens premiers ministres prennent les rênes

En attendant ce congrès, trois anciens premiers ministres - l'actuel favori des sondages, Alain Juppé, le sénateur Jean-Pierre Raffarin et François Fillon - prennent la barre du parti. Le maire de Bordeaux a salué mardi soir la décision "courageuse" de Copé, annonçant au passage qu'il ne briguerait pas lui-même la présidence du parti lors du congrès.

- Sarkozy "très mécontent" de voir son nom cité

Brice Hortefeux, l'un des plus proches de Nicolas Sarkozy, a assuré que l'ex-chef de l'Etat était "très mécontent de voir son nom associé" à la "curieuse actualité" autour de Bygmalion. Le directeur de la campagne présidentielle de ce dernier en 2012, Guillaume Lambert, s'est dit - par la voix de son avocat - "totalement étranger" aux fausses factures.

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Jean-François Copé : "Je vous aime" Le Point le 12/06/2014 à 06:07

La dernière réunion publique de Jean-François Copé se tenait ce mercredi 11 juin à Aulnay-sous-Bois. Celui qui, impliqué dans l'affaire Bygmalion, posait le 27 mai dernier sa démission du poste de président de l'UMP pour être remplacé ce mardi par le triumvirat Alain Juppé, François Fillon et Jean-Pierre Raffarin, avec Luc Chatel comme secrétaire général, a parlé avec émotion. "J'ai voulu organiser une rencontre avec vous. Car je voulais vous dire ce que j'ai sur le coeur".

Il a présenté ses regrets "de ne pas avoir suffisamment oeuvré en transparence". D'ailleurs, il déposera "dès la semaine prochaine" des propositions de loi. Il a également tenu à féliciter la "victoire d'une UMP qui se retrouve" et "le magnifique résultat de l'élection municipale du mois de mars dernier". Sur sa famille politique, il a eu des propos de réconciliation : "Il n'y a pas de place pour la rancoeur dans notre famille politique. Seul l'amour de la France doit nous mobiliser".

"Je vous aime"

En ce qui le concerne personnellement, il a tenu à expliquer comment il fallait percevoir, non pas sa "retraite politique", mais le recul qu'il allait prendre : "J'appuie sur pause pas pour me faire oublier, ce serait insoutenable. Mais parce que le silence permet l'écoute." À ceux qui ne comprendraient pas ce retrait, il a dit : "L'honneur d'un chef, c'est de faire passer les intérêts de sa famille, de ses troupes, de son pays avant son intérêt propre."

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UMP: le petit arrangement à 3 millions d'euros entre Jacob et Copé par RFI http://www.rfi.fr/france/20140622-ump-pret-trois-millions-euros-jacob-cope-bygmalion/

La comptabilité de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) réserve décidément bien des surprises. Le site Internet d'informations français Mediapart révèle que le groupe UMP à l'Assemblée nationale a secrètement prêté trois millions d'euros à l'UMP au bord de la faillite après l'élection présidentielle de 2012.

Nous sommes en 2012. Les caisses du parti sont plombées par le système de fausses factures mis en place pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy – la fameuse affaire Bygmalion. Le parti est au bord de la faillite. Le groupe UMP prête alors à la maison-mère trois millions d’euros. Un petit arrangement secret entre Christian Jacob, le patron de l’UMP à l’Assemblée nationale, et son mentor Jean-François Copé, effectué sans qu’aucun député ne soit mis au courant.

C'est le site Internet Mediapart qui a révélé l'affaire ce samedi. Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, n’a pas tardé à réagir. Il a promis un meilleur contrôle de l’argent public – alors qu’au Sénat, un certain nombre d'élus UMP sont soupçonnés d'avoir profité de détournements de fonds publics.

« La droite pose un problème à la République »

« Un parti, ce n’est pas une secte, une bande, ou un clan », s’indigne l'ancien ministre Bruno Le Maire, tandis qu’un autre poids lourd de l’UMP, Xavier Bertrand, demande des explications au principal protagoniste de l’affaire Bygmalion : Nicolas Sarkozy. Mais l’ancien président garde le silence sur le sujet, préférant distiller des confidences sur son retour programmé en politique, à la fin de l’été. « Une fuite en avant », estime un ministre, qui ajoute qu’aujourd’hui, « la droite pose un problème à la République ».

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Jean-François Copé (LR) «revient des entrailles de la terre» pour son retour en politique http://www.20minutes.fr/politique/1765735-20160114-jean-francois-cope-lr-revient-entrailles-terre-retour-politique A.-L.B. avec AFP Publié le 14.01.2016 à 09:28 Mis à jour le 14.01.2016 à 14:26
POLITIQUE L'ancien président UMP Jean-François Copé signe son retour avec la publication d'un ouvrage, le 20 janvier...

L’abstinence médiatique, c’est terminé pour Jean-François Copé. L’ancien président de l’UMP signe son retour avec la publication d’un ouvrage le 20 janvier, Le sursaut français (Stock).

L’homme avait limité sa parole après avoir été forcé à la démission en 2014 en raison de l’affaire Bygmalion. « Je reviens des entrailles de la terre. On m'avait laissé pour mort », écrit-il selon Europe 1.

« Concordat » avec l’islam

Dans cet ouvrage, Jean-François Copé revient sur l’un de ses thèmes de prédilection, l’islam : « Un "concordat" réglerait définitivement la question de la légitimité de l’islam de France et fixerait ses droits et ses devoirs envers la République », écrit le député-maire de Meaux dans ce livre, dont les premières feuilles sont publiées par le magazine Valeurs actuelles, à paraître jeudi.

Dans cet ouvrage écrit après une cure de silence auto administrée de dix-huit mois, l’auteur affirme qu’il a pu « remettre de l’ordre dans (s) es idées ». Sorte de mea culpa envers François Fillon

Jean-François Copé revient également sur les circonstances de son départ de la présidence de l’UMP (rebaptisée Les Républicains), lorsque les principales personnalités du parti l’ont acculé à la démission. L’homme dit avoir « touché la haine du doigt », lors d’un bureau politique houleux, le 27 mai 2014.

Il concède une sorte de mea culpa en évoquant son différend avec François Fillon, lors de la bataille pour la présidence du parti fin 2014. Cette victoire est la conséquence d’une tricherie, selon François Fillon.
« J’ai vraiment remporté cette élection » (notedt, c'est nous qui soulignons) mais « j’ai mesuré combien mon obstination à vouloir avoir raison contre tous était absurde », écrit Jean-François Copé.

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Jean-François Copé : "Je suis revenu avec des mots différents, en particulier le mot bienveillance" REPLAY / INVITÉ RTL - L'ancien président de l'UMP signe son retour en politique avec un livre et assure faire preuve d'un nouvel état d'esprit. http://www.rtl.fr/actu/politique/jean-francois-cope-je-suis-revenu-avec-des-mots-differents-en-particulier-le-mot-bienveillance-7781461358 par Olivier Mazerolle , Julien Absalon publié le 20/01/2016 à 08:28 mis à jour le 20/01/2016 à 08:36

Après 18 mois de silence, Jean-François Copé fait son retour en politique avec son livre Le Sursaut français. Poussé à démissionner de son poste de président de l'UMP en juin 2014 à cause de l'affaire Bygmalion, le député-maire de Meaux (Seine-et-Marne) fait son mea-culpa. "Après l'épreuve très violente que j'ai eu à traverser, j'ai fait le choix de me retirer pendant un certain temps pour réfléchir sur mes erreurs, sur ce qu'il faut sans doute changer", explique-t-il, mercredi 20 janvier, au micro de RTL.

À 51 ans, l'ancien chef de l'opposition assure être revenu avec "des mots différents" et un nouvel état d'esprit : "Je pense en particulier à un mot que j'ai retenu de mes entretiens avec beaucoup de Français, le mot bienveillance". Selon lui, cette bienveillance "n'est pas de la naïveté ou de la candeur". Il s'agirait "simplement d'essayer de retirer chez les autres ce qu'ils ont de positif et de voir si dans notre pays, tellement fracturé, on peut réussir à réconcilier la France qui va bien et la France qui va mal".

De cette affaire Bygmalion, Jean-François Copé assure en avoir "retiré quelques leçons", sans manquer de rappeler qu'il ne fait "l'objet d'aucune poursuite". Visiblement déçu d'avoir été abusé ou trahi par son entourage, il estime désormais "qu'un cercle de confiance peut aussi être un cercle de vulnérabilité".

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Copé, candidat à la primaire et missile anti-Sarkozy L' Obs Publié le 15-02-2016 à 06h51 Violette Lazard et Maël Thierry

La candidature à la primaire du député-maire de Meaux n'est pas une bonne nouvelle pour l'ex-président. Trop ressemblants pour se supporter, les deux champions de la droite décomplexée ont des comptes à régler.

Candidat, mais "certainement pas" contre Nicolas Sarkozy. Sur France 2 dimanche soir, Jean-François Copé qui assurait il y a un mois encore ne pas avoir l’esprit à la primaire de la droite, a annoncé qu’il serait bien sur la ligne de départ. Une façon pour le maire de Meaux, après une cure de silence médiatique et sa non-mise en examen dans l’affaire Bygmalion, de revenir au premier plan à droite. Un défi aussi à son meilleur ennemi, Nicolas Sarkozy, à qui il a d’ailleurs lancé une petite pique sur le plateau de Laurent Delahousse : Jamais je n’aurais imaginé être candidat si j’étais mis en examen."

Or le président des Républicains est actuellement mis en examen, soupçonné d'avoir tenté de corrompre un haut magistrat. Par ailleurs, Nicolas Sarkozy n'en a pas fini avec l’enquête Bygmalion dans laquelle il pourrait être poursuivi pour financement illégal de campagne électorale. D'après nos informations, sa convocation chez les juges d'instruction serait imminente.

Le 7 octobre dernier, ceux qui ont croisé Jean-François Copé au Louchebem, dans le quartier des Halles, se souviennent encore de ses mots. En cette soirée, le restaurant spécialisé dans les viandes organisait son Pot-au-feu des célébrités. Au milieu des tables et des banquettes rouges, des politiques, des journalistes et des vedettes du petit écran : Cécile de Ménibus, Sophie Favier, Nelson Monfort, le président de l’Assemblée Claude Bartolone, le député Pierre Lellouche… et un revenant, Jean-François Copé.

Ce soir-là, le maire de Meaux n’était pas d’humeur badine. Devant l’un des convives, il s’est emporté, oubliant ceux qui l’entourent. Il n’avait déjà en tête qu’une obsession : l’affaire Bygmalion. Et Nicolas Sarkozy. "C’est scandaleux qu’il me mette en cause de cette façon devant le juge", lance-t-il, furieux, à son interlocuteur.

"Je ne lui pardonnerai pas. Je peux vous assurer qu’il me le paiera !"

Il faut dire que deux semaines plus tôt, le contenu de l’audition de Nicolas Sarkozy dans le dossier Bygmalion avait fuité dans "l’Obs". Où sont passés les 18 millions d’euros payés par l’UMP à la boîte de communication ? Sarkozy n’avait pas hésité à enfoncer clairement son prédécesseur à la tête du parti, sur l’air de "c’est pas moi, c’est lui !" Devant les policiers, il avait même souligné les liens entre le député de Seine-et-Marne et l’agence de com à l’origine du scandale :

"Partout où est passé Jean-François Copé, il a pris Bygmalion."

"Quel salopard !" C’est ce qu’un proche de Copé jure l’avoir entendu lâcher en découvrant le contenu de l’audition de Sarkozy. L’intéressé se souvient d’avoir seulement parlé d’"inélégance".

Que l’ex-­président de la République ose le mettre en cause et sous-entendre qu’il ait pu être informé de l’escroquerie, lui qui comme patron du parti n’a pas ménagé ses efforts pour le soutenir lors de la présidentielle 2012 ! Que Sarkozy ose suggérer que l’­affaire Bygmalion n’a rien à voir avec ses meetings et que les "Copé boys" sont forcément les coupables. En le plaçant sous le statut de témoin assisté, la justice vient, estime Copé, de l’innocenter.

Magnanime, l'ex-président de l'UMP a déclaré à sa sortie du bureau des juges qu'il n'en voulait à personne... Mais les accusations de Sarkozy sont à ses yeux une déclaration de guerre. Une de plus dans une longue histoire entre deux hommes issus quasiment de la même génération – Sarkozy a 60 ans, Copé, 51 – et qui ne se sont jamais aimés.

Son meilleur ennemi

En juillet 2015 pourtant, leur dernier tête-à-tête au siège des Républicains, dans ce bureau du huitième étage qu’ils connaissent tous les deux par cœur, avait été plus chaleureux : "Carla aime beaucoup Nadia [l’épouse de Copé, NDLR]. Si tu passes dans le Sud, viens à la maison", avait dit "Nicolas". Mais depuis, ni dîner, comme cela avait été évoqué, ni coup de fil de "Carla" à "Nadia". Avant son retour, Copé a repris contact ces dernières semaines avec d’anciens ennemis – NKM, Wauquiez, Pécresse – mais pas avec Sarkozy.

Seul Brice Hortefeux, l’ami de 40 ans de Sarkozy, a joué les casques bleus entre l’ex-président et le député-maire de Meaux. L’été qui avait suivi l’éviction de Copé de la tête de l’UMP, il avait même accueilli le banni quelques jours chez lui en Auvergne. Après une truffade et lors d’une balade autour d’un lac, ils avaient devisé. "Sarkozy ne m’a pas passé un coup de fil", s’était plaint Copé. "Tu ne voudrais pas qu’il te remercie quand même ?" avait rétorqué Hortefeux : Comment peux-tu faire croire que l’UMP a dépensé tous ces millions sans que tu le saches ?"

Réponse de l’intéressé : "Pourtant c’est comme ça !" Le 14 octobre dernier, les deux hommes ont à nouveau déjeuné ensemble. Au menu, une fois encore, ­Bygmalion. La veille, dans "l’Obs", Jérôme Lavrilleux, l’ancien bras droit de Copé, avait sonné la charge contre l’ex-­président. Une réplique cinglante à l’audition de Sarkozy ? Un partout, la balle au centre ?

Dans son livre "le Sursaut français", le revenant Copé n’a que le mot "bienveillance" à la bouche. Il le jure, il n’est pas Monte-Cristo qui revient de Meaux pour se venger. Pourtant, parfois, sa plume dérape et Copé ne peut s’empêcher de glisser une petite gentillesse à l’adresse de son meilleur ennemi. "Toute ma vie, j’ai refusé la facilité : en étant élu à Meaux plutôt qu’à Neuilly", écrit-il dans le prologue.

"Sous couvert d’anonymat, un de ses amis balance : Jean-François a toujours détesté Sarkozy. Il ne le supporte pas. Cette agitation permanente, cette façon de se comporter. Il en parle comme d’un fou."

Un autre : "Copé n’en a plus rien à secouer de Sarkozy. Souvent, avant, il en disait du mal, avec un fond d’admiration devant l’animal politique. Aujourd’hui, il n’a plus peur, quand il a quelque chose à lui envoyer dans les gencives en bureau politique, il le fait."

Deux féroces combattants

Effectivement, ces derniers mois, l’évincé de la présidence de l’UMP, qui siège toujours au "BP" des Républicains, ne s’est pas gêné pour marquer ses désaccords.

23 juin 2015 : le champion de la droite décomplexée estime les centristes trop bien servis pour les régionales : "Je vais dire au micro ce que beaucoup pensent tout bas, entame Copé. Le prix à payer est trop élevé." Réponse de l’ancien chef de l’Etat :

Tu vois, Jean-François, c’est toute la différence entre toi et moi. Toi tu préfères le clivage et moi le rassemblement."

Ces derniers mois, le climat s’est encore tendu. Mardi 6 octobre 2015, le bureau politique examine le cas de Nadine Morano. Copé veut la défendre, Sarkozy le coupe sèchement : "Tu interviendras sur les questions diverses."

Copé en a-t-il terminé avec l’affaire Bygmalion ?

Ces deux-là se ressemblent trop pour s’entendre. L’un a été président et rêve de le redevenir, l’autre n’est mû que par cet objectif depuis sa plus tendre enfance. Champions d’une droite décomplexée, ils se battent sur le même terrain et revendiquent la paternité des mêmes idées. Copé est à l’origine de la loi sur la burqa. Sarko ne jure plus que par elle aujourd’hui. Deux affectifs, disent leurs proches, mais aussi deux féroces combattants.

La première rencontre date de décembre 1990, dans les locaux de l’hôtel de ville de Neuilly où le maire, déjà star montante de la droite, reçoit un jeune énarque prometteur, prêt à plancher pour le RPR. C’est le fils de Raymond Barre, copain de lycée de Copé et ami des Sarkozy, qui a organisé la rencontre. L’aîné délivre déjà ses conseils au poulain : En politique, ce qui compte, ce ne sont pas les mandats, c’est le parti. Et il ne faut rien demander, il faut prendre."

Message reçu cinq sur cinq. L’anecdote est racontée dans la biographie de Copé, au titre explicite, "l’Homme pressé. Enquête sur celui qui veut la place de Sarkozy".

Des cadavres dans le placard

Entre eux, la guerre est déclarée en 1995. Directeur de cabinet du ministre Roger Romani, Copé est l’un des jeunes loups de l’avenue d’Iéna, QG du candidat Chirac. En face, Sarkozy, figure du traître et cible des chiraquiens, est porte-parole de Balladur. Au lendemain de la présidentielle, "l’Evénement du Jeudi" interroge le jeune député RPR de Seine-et-Marne sous forme de portrait chinois. "Un ennemi ?", lui demande l’hebdomadaire. "Nicolas Sarkozy, répond Copé du tac-au-tac. Nous sommes tous les deux mal élevés, mais moi au moins je suis fidèle" ("l’Homme pressé"). Ils ne se parleront plus pendant deux ans.

Depuis, les cadavres dans le placard se sont accumulés :

En 2004, Sarkozy pense que les proches de Copé – dont Bastien Millot, l’ex-patron de Bygmalion – alimentent des rumeurs sur ses problèmes conjugaux avec Cécilia, et il soutient le maire de Meaux, tête de liste aux régionales en Ile-de-France, comme la corde le pendu.
En 2007, une fois à l’Elysée, il refuse d’en faire l’un de ses ministres. Copé, président de groupe à l’Assemblée, se venge en inventant la "coproduction législative", un pied de nez au chef de l’Etat.
Lors du bureau politique de l’UMP qui l’assassine en mai 2014, les sarkozystes ne le soutiennent pas comme il l’espérait. Pire, de meeting en meeting, Sarkozy entame son chant du retour en fustigeant l’image épouvantable laissée par la guerre Copé-Fillon, manière d’enterrer les deux rivaux.

Aujourd’hui, dans le camp Sarkozy, on surveille le retour de Jean-François Copé du coin de l’œil. "Son ambition n’est pas de fabriquer des bries de Meaux", sourit Hortefeux. Mais les proches de l’ex-président n’ont pas de grande inquiétude, persuadés que "les copéistes sont d’abord des sarkozystes" qui feraient vite le bon choix s’il fallait en faire un. Ils soulignent que les nombreux parlementaires qui se pressent autour du député de Seine-et-Marne à Châteaurenard, son rendez-vous chaque fin d’été, ou à ses réunions du mardi à l’Assemblée, sont "des amis, pas des soutiens". Ce que plusieurs proches de Copé confirment d’ailleurs, en "off".

Cela n’empêche pas l’ex-patron de l’UMP de rêver encore à son destin présidentiel. Son slogan de campagne est tout trouvé : "La France décomplexée", dans la lignée de sa "droite décomplexée". Dans son livre "Le Sursaut français", il égrène des propositions et dresse un jugement sévère sur quelques mesures du quinquennat Sarkozy, comme la baisse des effectifs dans la police et la gendarmerie. Copé juge aussi que le retour annoncé comme triomphal de l’ex-chef d’Etat a fait pschitt : Qu’est-ce qui s’est passé depuis dix-huit mois ? Y a-t-il une dynamique autour du parti ? Des idées fortes ? Non."

Sarkozy a lui aussi décidé d’accélérer. Sur TF1 dimanche soir, à l’heure où Copé annonçait sa candidature sur France 2, il a une nouvelle fois répété qu’il était l’homme du rassemblement de sa famille. Il y a quelques semaines, il évoquait d’ailleurs en ces termes le retour de "JFC" avec l’un des amis de ce dernier, le député-maire de Châteaurenard Bernard Reynès : "J’aime beaucoup Jean-François, il a beaucoup de talent, mais il est trop clivant." Savoureux jugement d’un maître en la matière. Violette Lazard et Maël Thierry

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