Gilles Bernheim, Grand Rabbin de France (Portrait de l'Education, 30/12/2008)
Roger Cukierman
31 janvier 2010. Georges Frêche n'est pas antisémite mais les communistes et les verts sont israëlophobes
12/13 juillet 2009. Affaire Halimi/Fofana : "Oeil pour oeil, dent pour dent ?", le Crif proteste contre une décision de justice non maximale ; Alliot-Marie demande immédiatement l'appel
02 mars 2009. La classe politique française, de gauche comme de droite, sauf les pro-palestiniens qui protestent, rassure le Crif dans sa lutte contre l'antisionisme/antisémitisme ; Nicolas Sarkozy à Charm el-Cheikh pour le financement international (4,8 milliards de dollars), donc européen (554 millions de dollars en 2009), donc français, des destructions israéliennes de Gaza, rassure le Crif et François Fillon augmente les rentes des orphelins de la déportation et nomme une contrôleure du Web antisémite/antisioniste.
01 mars 2009. Contre Benoît XVI les Juifs de France, qui s'inquiètent, refusent ferme la béatification de Pie XII
31 janvier 2009. Le Grand Rabbin de France, Gilles Bernheim, critique Benoît XVI
08 janvier 2009. Gaza : Benoît XVI condamne la violence (résultats fin janvier : 13 morts israëliens, 1300 morts palestiniens)
07 janvier 2009. Le Crif est inquiet
04 janvier 2009. Le soutien inconditionnel à Israel dans la guerre contre le Hamas
13 mars 2008. Le Président Shimon Peres insulté lors de la réception du Crif
19 février 2008. Les tableaux volés aux juifs exposés à Jérusalem
15 février 2008. Le dîner annuel du Crif, en présence, pour la première fois, du Président de la République, Nicolas Sarkozy l'"ami d'Israël". La shoah individualisée aux enfants de 10 ans : Maître Serge Klarsfeld est pour ; Simone Jacob-Veil est vigoureusement contre
13 mai 2007. Richard Prasquier, son conseiller, succède à Roger Cukierman à la tête du Crif
07 mai 2007. Roger Cukierman félicite Nicolas Sarkozy
1er avril 2007. Présidentielle, profanation, protestations. Jacques Chirac condamne.
Mars 2007. Le Crif scandalisé par l'ancien Premier ministre centriste Raymond Barre ; quatre candidats ;
Février 2007. Antisémitisme: hausse de 45% des agressions physiques en 2006 selon le Crif (77 en 2005, 112 en 2006)
Décembre 2006. Contre Ségolène pour Nicolas ?
Novembre 2006. Le Congres Juif Mondial à Paris ; Dominique de Villepin s'adresse aux congressistes au cours d'un dîner de gala au Sénat : La France "se tient résolument aux côtés d'Israël"
Juillet 2006. 64ème anniversaire : Roger Cukierman dénonce "la haine de l'autre"
Mars 2006. Les américains au secours des français
Février 2006. Roger Cukierman demande toute la vérité sur l'assasinat d'Ilan Halimi ; et compare le président iranien à Hitler ; Dominique de Villepin promet la vérité, 7 mises en examen pour crime anti-sémite (judéophobe)
Février 2005. Roger Cukierman dénonce la politique arabe de la France
Mai 2004. Serge Hajdenberg candidat à la présidence des institutions juives de France :
« Je n'aime pas l'hypocrisie »
Il est battu ferme par l'ancien dirigeant de la banque Rothschild
LE DIMANCHE 16 MAI (2004), les 150 délégués du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) éliront leur président pour les trois ans à venir. Un vote clé alors que l'antisémitisme retrouve des relais en France, et que la situation au Proche-Orient reste explosive. Candidat à un second mandat, comme le permettent les statuts du Crif : Roger Cukierman.
Mais il trouve en face de lui Serge Hajdenberg, 62 ans, président-fondateur de Radio J, présenté par certains comme pro-Likoud et frère aîné de l'ex-président du Crif (1995-2001), l'avocat Henri Hajdenberg.
Pourquoi êtes-vous candidat ?
Serge Hajdenberg. Je suis candidat parce que Roger Cukierman est, pour moi, décrédibilisé, à gauche comme à droite. Comme beaucoup, je n'ai pas oublié certaines de ses déclarations. Ainsi, en 2002, au lendemain du premier tour de la présidentielle, il a osé dire, évoquant le score de Jean-Marie Le Pen : « C'est un message aux musulmans leur indiquant de se tenir tranquilles. » C'était laisser croire que la communauté juive était lepéniste. Lors du dîner du Crif de janvier 2003, on l'a aussi entendu dénoncer « l'alliance brun-vert-rouge ». Un amalgame trop facile. Notre président a tenu depuis trois ans notre communauté à l'écart de la société civile. Moi, je souhaite inscrire ma démarche dans la ligne de l'action qu'ont successivement conduite Théo Klein, Jean Kahn et mon frère Henri. En ouvrant le Crif aux partis, aux syndicats, aux associations, aux autres religions et aussi, en jouant à l'intérieur du Crif, la carte de la transparence dans la gestion et le maximum de délégations de pouvoirs. Le président du Crif ne doit pas être l'homme d'un dîner annuel avec le Premier ministre. Sans compter que tout ne se joue pas dans un petit milieu à Paris.
N'est-ce pas un risque pour le Crif de changer de président à l'heure des actes antisémites ?
Le capitaine qui jette son bateau sur les rochers, on le met aux fers. C'est une image, bien sûr.
Vous êtes sévère...
Je n'aime pas l'hypocrisie. Roger Cukierman n'a pas de sens politique. Il gère le Crif comme une entreprise, pas comme un porte-parole politique. En plus, il est un peu plus extrémiste que la moyenne.
Quelles relations souhaiteriez-vous avoir avec l'Etat d'Israël ?
La vocation du Crif est d'essayer d'expliquer les positions qui méritent d'être expliquées, et de faire en sorte qu'en tout état de cause la France et Israël se parlent en permanence. Il ne s'agit pas de soutenir tel ou tel chef de gouvernement.
« J'ai pris ma décision seul »
Comment vous définissez-vous ?
De coeur, je suis centre-gauche. Economiquement, centre-droit.
Comment réagissez-vous aux profanations de cimetières ?
C'est extrêmement grave, mais il ne s'agit surtout pas de réduire cela à des actes antisémites. Ce sont des attaques contre la France.
Qui vous a poussé à vous engager ?
J'ai pris ma décision seul.
Vous dites non à la continuité ?
Par rapport aux trois dernières années, j'entends être, en effet, un candidat de rupture. Pour que le Crif soit à nouveau entendu, et à l'écoute des autres. Il ne s'agit ni de minimiser, comme l'a longtemps fait la gauche, la montée des actes antisémites ni de se rassurer à bon compte, comme on l'a vu à droite, en disant (ce qui est d'ailleurs vrai) : la France n'est pas antisémite. Il s'agit, dans le dialogue, d'affronter un défi lancé à la République.
Propos recueillis par Dominique de Montvalon, Le Parisien, samedi 08 mai 2004, p. 5
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(16 mai 2004) Roger Cukierman, réélu président du Crif
Le président sortant a été réélu par l'assemblée générale avec 113 voix, contre seize pour Serge Hajdenberg, président de Radio J.
Roger Cukierman, 67 ans, a été réélu dimanche président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) pour un mandat de trois ans, a annoncé le Crif dimanche 16 mai.
Roger Cukierman a été réélu par l'assemblée générale avec 113 voix, contre seize pour Serge Hajdenberg, président de Radio J et frère de Henri Hajdenberg, ancien président du Crif, et quinze abstentions.
Serge Hajdenberg, 62 ans, s'était porté candidat pour remédier au "déficit de communication du Crif, lié à la personnalité de son actuel président".
"Le Crif s'est coupé de ses partenaires naturels, les partis politiques, les syndicats, la société civile", a-t-il dit, en mettant également en cause un "manque de transparence" dans la direction de l'organisation.
Estimant que le Crif avait "mal géré" la crise liée à la montée de l'antisémitisme en 2001-2002, "isolant la communauté juive", Serge Hajdenberg plaide "pour le dialogue des institutions juives avec tous les acteurs de la société civile et les minorités religieuses".
Polémique
Le président sortant, ancien dirigeant au sein du groupe bancaire Edmond de Rothschild, enfant caché pendant la guerre, au célèbre franc-parler, a pris les rênes du Crif alors que la France renouait avec une montée de l'antisémitisme, en relation avec la seconde intifada au Proche-Orient. Il a tiré la sonnette d'alarme lors du dîner du Crif en décembre 2001, en évoquant, devant l'ancien Premier ministre Lionel Jospin, la montée d'une "haine anti-juive" en France, puis n'a cessé d'alerter, au risque de s'attirer certains reproches d'exagération et de "paranoïa", y compris au sein de la communauté juive.
Lors du dîner du Crif de janvier 2003, il a créé la polémique en assimilant antisionisme et antisémitisme et en dénonçant une "alliance brun vert rouge".
NOUVELOBS.COM | 16.05.04 | 13:44
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(12 février 2005) Pour son dîner, le Crif sert à Raffarin une kyrielle de griefs
Le président de l'instance juive dénonce la politique arabe de la France.
Haro sur la politique arabe de la France.
Samedi (12 février 2005), le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) organisait son dîner annuel, événement politico-mondain, au cours duquel son président, Roger Cukierman, a coutume d'interpeller le gouvernement.
Le nombre des actes antisémites ayant diminué fin 2004, après avoir flambé auparavant, et un espoir d'accalmie semblant se dessiner au Proche-Orient avec l'élection de Mahmoud Abbas, on pouvait espérer un discours apaisé.
Il n'en a rien été. Face à Jean-Pierre Raffarin et aux seize ministres présents et en l'absence remarquée de Nicolas Sarkozy annoncé avec Cécilia puis excusé , Cukierman a enfilé le costume qu'il affectionne : celui de défenseur d'une communauté menacée.
Affaire Dieudonné.
Les années précédentes, il avait concentré ses attaques sur la responsabilité des jeunes issus de l'immigration et de la gauche altermondialiste dans la hausse des actes antisémites. Samedi, il a accusé la justice de «mal apprécier la gravité du phénomène». En cause, les jugements, trop cléments, rendus dans des affaires concernant des écoliers juifs maltraités par des camarades de classe, à propos de l'humoriste Dieudonné poursuivi pour «injures raciales» et relaxé en appel ou encore de la maison Flammarion. Cet éditeur, coupable, selon le Crif, d'avoir publié en 2002 un ouvrage «tendancieux» sur la Palestine, récidive avec Pogrom, d'Eric Bénier-Bürckel, roman jugé «inqualifiable» par l'écrivain Olivier Rolin dans une tribune publiée dans le Monde la semaine dernière.
Pour le reste, Roger Cukierman a consacré une violente salve à la diplomatie française. A la demande de l'Elysée, cette partie du discours jugée trop agressive avait été édulcorée. Insuffisamment? Interviewé hier sur Europe 1, François Fillon a jugé «pas normal que le président du Crif se livre chaque année à une attaque globale de la politique étrangère de son pays».
«Je dois vous faire part du malaise que je ressens, avait déclaré Cukierman lors du dîner de samedi. Malaise devant ce qui me paraît être une incompatibilité entre la politique étrangère de la France et la politique de lutte contre l'antisémitisme.» Après avoir évoqué l'affaire Al-Manar, chaîne de télévision du Hezbollah autorisée puis interdite par le CSA pour antisémitisme, il a critiqué l'accueil fait à Yasser Arafat lors de son hospitalisation. «Je comprends certes l'aspect humanitaire de son transfert en France. Mais aucun propos n'est venu rappeler sur son catafalque l'ambiguïté du personnage.» Or «les espoirs de paix que suscite l'arrivée au pouvoir de son successeur démontrent combien le soutien de la France à Arafat était lourdement erroné».
Dans sa réponse, Jean-Pierre Raffarin a rappelé que «plusieurs décisions d'une sévérité exemplaire ont été rendues en 2004 par les tribunaux». Sans citer Dieudonné, il a «condamn[é] fermement (...) certains artistes qui cherchent à faire applaudir la haine». Ajoutant que «leur notoriété ne les met pas hors la loi». Sans citer non plus Flammarion, le Premier ministre s'est dit «vigilant quant à certaines initiatives supposées littéraires, telle que celle qui, récemment, était présentée dans la presse comme "un livre inqualifiable"».
Voyage.
A propos du Proche-Orient, Raffarin a salué «l'espoir retrouvé». Mais à part une allusion à la «volonté et l'engagement de la France» en faveur de la paix, il n'a rien dit du rôle que pourrait jouer la diplomatie française. Il n'a d'ailleurs pas annoncé son déplacement en Israël au moment où il évoquait les relations israélo-palestiniennes, mais en conclusion du paragraphe consacré aux célébrations du 60e anniversaire de la libération des camps d'extermination nazis. La formulation de l'invitation du gouvernement israélien (lire ci-contre) semble aussi en faire un événement surtout lié à la mémoire de la Shoah.
Par Catherine COROLLER, lundi 14 février 2005 (Liberation - 06:00), p. 13
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Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Roger Cukierman, a pressé lundi le Premier ministre Dominique de Villepin d'établir "toute la vérité" sur le meurtre d'Ilan Halimi pour savoir s'il a été tué "parce que juif".
"Le Crif a appelé au calme et au sang-froid. Mais une question s'impose à nous de manière pressante: Ilan est-il mort parce que juif?", s'est interrogé M. Cukierman au dîner annuel du Crif, devant M. de Villepin et de nombreux ministres.
"Vous devez la vérité à notre pays", a-t-il poursuivi. "Je demande à votre gouvernement de nous fournir la vérité, rien que la vérité, toute la vérité sur cette affaire et notamment sur les motivations des assassins".
Ilan Halimi, 23 ans, enlevé le 21 janvier, avait été découvert agonisant le 13 février nu, bâillonné, menotté et portant des traces de tortures et de brûlures. Sa mère a déclaré au quotidien israélien Haaretz: "si Ilan n'avait pas été juif, il n'aurait pas été assassiné".
Dimanche, le Crif avait renouvelé l'appel au calme lancé vendredi lors de l'enterrement du jeune homme et condamné les incidents qui avaient émaillé une marche à sa mémoire à Paris.
la-croix.com, 20/02/2006 21:18
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Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Roger Cukierman, a comparé lundi le président iranien Mahmoud Ahmadinejad à Hitler et suggéré que l'Iran soit exclu de la phase finale de la Coupe du monde de football.
"Les déclarations du président iranien n'ont rien à envier au Mein Kampf de Hitler", a lancé M. Cukierman durant le dîner annuel du Crif en présence du Premier ministre Dominique de Villepin. "Hitler l'a dit, Hitler l'a écrit, Hitler l'a fait. Et Hitler n'avait pas la bombe atomique".
"L'histoire nous a appris qu'il fallait toujours prendre au sérieux les menaces", a-t-il poursuivi. "Il y a plus de 70 ans, en Europe, un petit homme moustachu et vociférateur avait déjà écrit son projet de suprématie raciale. Pour ne pas l'avoir cru, l'Europe a payé le prix fort. Aujourd'hui, un petit homme tient un langage aussi inquiétant. Il vient d'Iran".
"Nous souhaitons que la France joue un rôle moteur dans l'union des grandes puissances occidentales", a-t-il poursuivi. "L'Europe et les Etats-Unis doivent imposer aux Iraniens, par tout moyen, de renoncer à l'arme nucléaire alors qu'il est encore temps. Et le temps presse".
"Va-t-on exclure l'Iran des compétitions sportives internationales? et notamment de la phase finale de la Coupe du monde de football?", s'est-il interrogé. "Une telle décision aurait un impact considérable sur le peuple iranien, très fier, et à juste titre, de son accession à cette phase finale" en juin.
"Va-t-on appliquer à l'Iran des sanctions économiques?", a-t-il ajouté, évoquant la pression "efficace" contre l'Afrique du sud du temps de l'apartheid, "va-t-on réagir après l'agression de notre ambassade à Téhéran? va-t-on rompre les relations diplomatiques? va-t-on exclure l'Iran de l'ONU?".
la-croix.com, 20/02/2006 22:28
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21-02-2006 : Affaire Ilan : Villepin promet la vérité
La thèse d'un crime antisémite a été retenue à l'encontre de sept personnes mises en examen lundi 20 février au soir par la juge d'instruction chargée de l'enquête sur l'enlèvement et le meurtre d'Ilan Halimi, alors que le chef présumé des ravisseurs était toujours en fuite
Dominique de Villepin a déclaré lundi 20 février au soir, lors du dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) à Paris, avoir demandé "que toute la lumière soit faite" sur les "motivations" du meurtre "odieux" d'Ilan Halimi, en confirmant que la juge avait retenu "les circonstances aggravantes de crime commis en raison de l'appartenance à une religion".
Le garde des sceaux, Pascal Clément, l'avait fait juste avant lui. L'un des membres du gang de kidnappeurs a "fait savoir qu'il s'était attaqué à Ilan Halimi "car il était juif et qu'un juif, c'est riche"", a-t-il indiqué. "C'est une aggravation, la résonance n'est plus tout à fait la même".
Ilan Halimi avait été enlevé le 21 janvier. Il a été découvert trois semaines plus tard agonisant à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne). Une grande partie de son corps portait des traces de tortures.
Interrogée par le quotidien israélien Haaretz, la mère d'Ilan, Ruth Halimi, a déclaré que "si Ilan n'avait pas été juif, il n'aurait pas été assassiné", en accusant la police française d'ignorer le caractère antisémite des faits. Selon les enquêteurs et le parquet, d'autres victimes n'étaient pas juives et le but premier des ravisseurs était d'obtenir de l'argent.
Les sept suspects - six hommes et une femme - ont été mis en examen pour "enlèvement et détention", "association de malfaiteurs en vue d'enlèvement, détention et séquestration en bande organisée sous conditions" et "association de malfaiteurs en vue de commettre un meurtre avec préméditation en raison de l'appartenance ou la non appartenance, vraie ou supposée, de la victime à une ethnie, une nation, une race ou une religion".
Le chef du gang de kidnappeurs toujours en fuite
Toutefois, cette circonstance aggravante peut ne pas être retenue à l'issue de l'instruction en fonction des déclarations des suspects.
L'hypothèse de motivations à caractère antisémite provoque depuis la semaine dernière un émoi dans la communauté juive parisienne. Le président du Crif, Roger Cukierman, a pressé lundi le premier ministre d'établir "toute la vérité" sur ce meurtre pour savoir si Ilan Halimi a été tué "parce que juif".
De son côté, le MRAP a annoncé lundi soir son intention de porter plainte et de se constituer partie civile dans le cadre de l'instruction, estimant que le "mobile raciste" de ce crime "doit être considéré comme une circonstance aggravante".
L'un des suspects, un jeune homme âgé de 19 ans, est considéré par la justice comme le plus impliqué. Selon son avocate, Me Véronique Massi, qui conteste cette forte implication, il a au contraire "tenté de tout arrêter" et a quitté le gang bien avant que M. Halimi soit retrouvé agonisant. Il a été placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention (JLD).
Les six autres personnes devaient comparaître tard lundi soir devant le JLD. Le parquet a requis contre elles le mandat de dépôt mais il n'était pas connu lundi peu après minuit qu'elle était la décision du juge. Samedi, trois personnes, dont deux femmes, avaient été mises en examen et écrouées.
Le chef présumé de la bande, qui se fait appeler "the brain of barbarians" ("cerveau des barbares"), 25 ans, était toujours activement recherché lundi. Au moins deux autres personnes, son bras droit de 22 ans ainsi qu'une femme soupçonnée d'avoir séduit des victimes, sont aussi toujours en fuite.
A ce jour, selon les enquêteurs, sept personnes, dont Ilan Halimi, ont été prises pour cibles par ces malfaiteurs, dans diverses tentatives d'enlèvement pour leur extorquer de l'argent. Les enquêteurs travaillent également sur un lien éventuel entre ce gang et des tentatives d'extorsion sur des médecins parisiens en 2005.
la-croix.com, 21-02-2006, AFP et AP
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(Mars 2006) Des juifs américains au secours des juifs français
Une pétition circule pour que l'on accorde l'asile aux juifs «persécutés» en France.
«Asile américain pour les juifs français», tel est l'intitulé d'une pétition qui circule à Los Angeles : «Après la torture barbare et l'assassinat d'un jeune juif de Paris, parce qu'il était juif, dans un contexte où l'antisémitisme islamique augmente dans ce pays (...), nous pensons que l'Amérique, fidèle à sa tradition d'offrir l'asile politique aux gens en danger dans leur propre pays devrait leur ouvrir ses portes. Nous demandons au Congrès de passer une loi accordant le statut de réfugié aux juifs français.»
Quelque 5 000 personnes ont paraphé cette pétition lancée par des juifs d'origine française vivant aux Etats-Unis. Leur inquiétude n'a pas épargné les juifs de Californie. Choqué par le meurtre d'Ilan, le rabbin Nachum Kosofski a invité le consul général de France à Los Angeles, Philippe Larrieu, à parler dans sa synagogue pour s'expliquer sur la France, l'antisémitisme et la République.
A l'entrée de cette congrégation orthodoxe on lit une oraison funèbre : «A la mémoire d'Ilan», écrite par Judea Pearl, le père du journaliste Daniel Pearl assassiné au Pakistan : «Ne restons pas silencieux autour de ta tombe, Ilan, aucun repos (...) jusqu'à ce que le climat raciste de ton meurtre soit jugé au tribunal de l'histoire. Jusqu'à ce qu'un autre Zola se lève avec un J'accuse encore plus tonitruant, et que cette culture de la duplicité soit dénoncée comme infâme, comme le furent l'affaire Dreyfus et le traité de Munich.»
Le consul de France allait d'ailleurs s'exprimer sur ce terrain, reconnaissant qu'il y a eu «un problème d'antisémitisme en France», citant l'affaire Dreyfus et Vichy mais ajoutant que ce n'est pas une spécialité française : «Si les chiffres d'agressions antisémites ont baissé de 48 % en 2005 en France (...), l'organisation ADL (Anti-Defamation League) a recensé une augmentation de 17 % d'incidents antisémites aux Etats-Unis.»
Problème général, donc, affirme le consul, qui tient à rappeler la «contribution de la communauté juive à la culture française» avec l'exemple de ses Premiers ministres juifs Léon Blum et Mendès France et «l'absolue détermination du gouvernement français à combattre l'antisémitisme». Les fidèles de ce quartier où alternent synagogues et restaurants casher (Los Angeles est la troisième ville juive au monde) semblent rassurés. Ils ne signeront probablement pas la pétition.
Le Parisien, QUOTIDIEN : mercredi 15 mars 2006, p. 9, Annette Lévy-Willard
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16/07/2006 11:56 PARIS, 16 juil 2006 (AFP) - Le Crif dénonce "la haine de l'autre" qui veut "faire disparaître Israël"
Roger Cukierman, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), a dénoncé dimanche "cette haine de l'autre qui, sous des prétextes religieux, ne rêve que de faire disparaître l'Etat d'Israël soixante ans après la shoah".
"Comment ne pas évoquer cette épidémie du fanatisme religieux, avec son cortège d'actes terroristes et d'attentats suicide", a dit le président du Crif, en commémorant à Paris le 64e anniversaire de la rafle du Vel d'hiv.
En France, a par ailleurs souligné M. Cukierman, "nous célébrons en ce moment le centième anniversaire de la réhabilitation d'Alfred Dreyfus", officier juif injustement accusé de trahison. "Mais, a-t-il ajouté, comment ne pas évoquer aussi la barbarie qui a conduit il y a quelques semaines, dans le pays des droits de l'Homme, à une mort atroce le jeune Ilan Halimi", un juif de 23 ans séquestré et torturé en février par un gang dont le chef présumé est Yossouf Fofana.
"Pour que demain l'Histoire tragique ne se répète pas, pour que la France soit unie, généreuse, tolérante, il faut qu'elle soit convaincue que les identités plurielles peuvent se conjuguer avec les valeurs de la République dans une condamnation sans faille du racisme et de l'antisémitisme", a-t-il déclaré.
"L'antisémistisme n'est pas qu'une menace, c'est une réalité", a affirmé de son côté Hamlaoui Mekachera, ministre délégué aux Anciens combattants, pour qui, "malgré des progrès constatés, des actes ignobles, barbares ou des propos infames nous rappellent, encore trop souvent, la nécessité de ne jamais baisser la garde".
Les 16 et 17 juillet 1942, la police française avait raflé 12.884 juifs, en rassemblant plus de 8.000 au Vélodrome d'Hiver, avant qu'ils ne soient transférés vers le camp de Drancy, puis déportés vers les camps d'extermination.
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dimanche 12 novembre 2006, 8h16 Le Congrès juif mondial se réunit à Paris
PARIS (AFP) - Venus de quelque 80 pays, les représentants des principales communautés juives dans le monde se retrouvent dimanche à Paris pour la réunion de l'organe suprême du Congrès juif mondial, son conseil exécutif.
C'est "la plus grande rencontre" de la diaspora juive, a souligné le Français Pierre Besnainou, président du Congrès juif européen.
Seront abordés notamment la montée de l'antisémitisme en Europe, la situation au Moyen-Orient (et en particulier les relations avec l'Iran) et le dialogue inter-religieux.
Selon M. Besnainou, c'est la première fois que la capitale française est choisie pour accueillir la réunion du comité exécutif "depuis 1948".
Interrogé par l'AFP, le secrétaire général du Congrès juif mondial Israël Singer estime, lui, qu'"on ne peut ignorer que l'Europe est une région du monde dans laquelle il y a pour les juifs des problèmes croissants".
Parmi les nombreuses personnalités attendues figurent Benita Ferrero-Waldner, commissaire européen aux Relations extérieures, Thomas Hammarberg, commissaire aux droits de l'Homme pour le Conseil de l'Europe, et Marc Otte, envoyé spécial de l'Union européenne pour le processus de paix au Proche-Orient.
Dimanche matin, la première session sera consacrée aux "nouvelles manifestations de l'antisémitisme". Dans l'après-midi seront abordées les "menaces contre Israël : Iran, terrorisme et indifférence".
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12.11.06 | 21:12
La France "se tient résolument aux côtés d'Israël", assure Villepin
PARIS (AP) -- La France "se tient résolument aux côtés d'Israël" face au risque de nouvelle flambée de violence au Proche-Orient et "ne transigera pas sur sa sécurité, qui passe par le règlement du conflit israélo-palestinien", a déclaré dimanche Dominique de Villepin devant le Congrès juif mondial.
Dominique de Villepin a rappelé la mobilisation de la France et de l'Union européenne en faveur d'une "solution juste et durable" au Proche-Orient. "Notre objectif est celui de deux Etats vivant côte à côte en paix et en sécurité. Seule la paix, fondée sur une solution politique et un règlement négocié, pourra assurer de manière durable la sécurité et l'avenir d'Israël et des peuples de la région", a-t-il rappelé, réitérant la proposition faite par Jacques Chirac d'une conférence internationale sur le Proche-Orient.
Le Premier ministre français a estimé que la libération par les Palestiniens du soldat israélien Shalit, enlevé au début de l'été, et "l'arrêt de toutes les violences sont indispensables".
Répondant à une autre inquiétude de la communauté juive, le Premier ministre a assuré que la lutte contre l'antisémitisme était "une priorité absolue" pour le gouvernement.
Il a précisé que les chiffres disponibles pour 2006 confirmaient "la tendance à la baisse" observée en 2005 (-47%). "Mais notre vigilance doit rester intacte, car ce combat, nous le gagnerons dans la durée", a souligné le Premier ministre.
L'assemblée générale du Congrès juif mondial se tenait pour la première fois ce week-end à Paris. Les dirigeants du CJM seront reçus lundi par le président Jacques Chirac. AP
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PRESIDENTIELLE. Roger Cukierman, président du Crif, critique la rencontre entre Royal et le député du «parti de Dieu».
Roger Cukierman, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), réagit à la rencontre de Ségolène Royal avec un député du Hezbollah.
Ségolène Royal a-t-elle tort de vouloir le dialogue avec tous les partis ayant une légitimité démocratique ?
Le Hezbollah n'est pas fréquentable. Nous rappelons notamment son implication dans l'attentat du Drakkar [du nom de l'immeuble dans lequel étaient cantonnés les soldats français, ndlr] qui tua 58 soldats français à Beyrouth, en 1983. Chacun sait, en outre, que la chaîne de télévision du Hezbollah, Al-Manar, est un haut lieu de l'antisémitisme, où fleurissent les accusations de crime rituel.
Mais le Hezbollah n'est-il pas un interlocuteur incontournable dans la région ?
L'objectif du Hezbollah, c'est la déstabilisation du gouvernement libanais pour imposer un pouvoir pro-iranien. En outre, ils veulent toujours la destruction de l'Etat d'Israël. Il est donc juste, comme le fit Lionel Jospin en 2000, de traiter cette organisation de groupe terroriste.
Avez-vous eu l'occasion de débattre avec Ségolène Royal sur ces sujets ?
Je l'ai invitée en juin dernier à un petit-déjeuner du Crif. François Hollande, Julien Dray et d'autres personnalités sont déjà venus. Nous espérons toujours une réponse favorable de Ségolène Royal. En tant que candidate de l'opposition, elle est également invitée à notre prochain dîner.
Sur le Proche-Orient, comment jugez-vous les positions de Nicolas Sarkozy ?
Il se comporte en ami d'Israël.
Le candidat de l'UMP peut-il, comme veulent le croire certains dans son entourage, compter sur le soutien électoral de la communauté juive ?
En France, les juifs votent comme l'ensemble de la nation, à l'exception peut-être de l'extrême droite.
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PARIS (AFP)
26 Février 2007 16h15
Antisémitisme: hausse de 45% des agressions physiques en 2006 selon le Crif
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samedi 3 mars 2007, 8h57 Le CRIF "scandalisé" par les propos de Raymond Barre sur Maurice Papon, Bruno Gollnisch et le "lobby juif"
PARIS (AP) - Le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) se déclare "scandalisé" par des déclarations de l'ancien Premier ministre Raymond Barre qui, dans un entretien diffusé jeudi sur France Culture, a pris la défense de Maurice Papon et Bruno Gollnisch, tout en dénonçant la campagne qu'aurait menée contre lui en 1980 le "lobby juif le plus lié à la gauche".
A la question de savoir si Maurice Papon, qui fut son ministre du Budget de 1978 à 1981, aurait dû désobéir et de se démettre de ses fonctions lorsque, sous l'Occupation, il était secrétaire général de la préfecture de la Gironde, M. Barre a répondu par la négative.
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PARIS, 27 mars 2007 (AFP) - Quatre candidats pour la présidence du Crif
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Jacques Chirac condamne la profanation de 53 tombes du cimetière juif à Lille
LEMONDE.FR avec AFP | 01.04.07 | 15h23 • Mis à jour le 01.04.07 | 17h52
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lundi 7 mai 2007, 9h06 Le CRIF adresse ses "plus respectueuses et chaleureuses félicitations" à Nicolas Sarkozy
PARIS (AP) - Le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF) a adressé lundi par la voix de son président Roger Cukierman ses "plus respectueuses et chaleureuses félicitations" à Nicolas Sarkozy pour son élection à la présidence de la République française.
Dans son communiqué, le CRIF précise le contenu du message que Roger Cukierman a adressé à Nicolas Sarkozy:
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dimanche 13 mai 2007, 18h55
Richard Prasquier succède à Roger Cukierman à la tête du Crif
Par Chantal VALETTE
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Richard Prasquier, 62 ans. Le nouveau président du Crif, cardiologue, affiche un abord engageant mais se veut intransigeant dans sa défense de la communauté juive de France.
L'apparence est bonhomme.
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Bio Express
Richard Prasquier en 7 dates
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la-Croix.com, 13/02/2008 21:11
PARIS, 13 fév 2008 (AFP) - Sarkozy, Fillon et une vingtaine de ministres au dîner du CRIF
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Recueilli par Cordélia Bonal
LIBERATION.FR : jeudi 14 février 2008
Serge Klarsfeld: «Il s'agit d'armer moralement les enfants contre les idéologies extrêmes»
Comment accueillez-vous la proposition de Nicolas Sarkozy qui souhaite que les élèves de CM2 «se voient confier la mémoire d'un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah»?
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17:40 | 15/02/2008 Le Point.fr
Shoah : Simone Veil juge "insoutenable" la proposition de Sarkozy
Par Charlotte Chaffanjon
"C'est inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste."
C'est ainsi que Simone Veil juge la volonté de Nicolas Sarkozy de confier à chaque élève de CM2 "la mémoire d'un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah".
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Israël : Les tableaux volés aux juifs ! exposés à Jérusalem
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Vif incident entre Shimon Peres et de jeunes juifs lors d'une soirée du Crif
Alors qu'il faisait allusion, jeudi 13 mars, dans un discours devant des membres de la communauté juive, à la mort des huit jeunes juifs de la Yeshiva de Jérusalem, assassinés la semaine dernière par un Palestinien, le président israélien Shimon Peres a été interrompu par une poignée de jeunes militants qui l'accusent d'être responsable du drame.
Au cours d'une soirée au Palais des Congrès, à Paris, organisée par le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), un premier jeune a interrompu Shimon Peres au début de son discours en criant "c'est de ta faute s'ils sont morts", relayé par une dizaine de manifestants scandant en hébreu "traître".
"Je ne sais pas qui vous êtes pour dire qui est traître et qui ne l'est pas mais si vous parlez si fort cela montre que vous êtes une infime minorité", a répondu le président israélien, acclamé par la salle. Le petit groupe a été évacué par le service d'ordre et la soirée a repris son cours.
L'attitude de la France en 1948
Dans la suite de son discours, Shimon Peres a rappelé l'attitude de la France au moment de la première guerre israélo-arabe de mai 1948. "Beaucoup de pays qui avaient voté en faveur de la création d'un Etat juif refusaient de nous fournir des armes, la France, à ce moment-là, s'est tenue à nos côtés de façon extraordinaire et inoubliable. C'était la France de la Résistance et c'était Israël qui défendait sa vie. Je veux dire au peuple français, aux dirigeants français, merci, merci de tout cœur".
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Plusieurs milliers de personnes manifestent à Paris pour soutenir Israël
04 janvier 2009 16.00
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VousNousIls.fr
Dépêches de l'Education
du Mardi 30 décembre 2008
Gilles Bernheim, intellectuel, orthodoxe et pédagogue
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« Une inquiétante recrudescence
des agressions antisémites »
RICHARD PRASQUIER, président du Crif Le Parisien, 7 janvier 2009 p. 8
A
LA TÊTE du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) depuis 2007, Richard Prasquier estime qu'« un sentiment antisémite diffus » s'est installé en France. Comment réagissez-vous à cette attaque?
• Richard Prasquier. Je suis révolté. Mettre le feu à une synagogue, c'est inqualifiable. Qui plus est, on se retrouve face à un acte organisé, planifié. Cest une attaque d'une extrême gravité qui aurait pu faire des victimes.
Assiste-t-on à une recrudescence des agressions antisémites depuis le début de l'offensive à Gaza?
Oui. Dans toute la France, les signalements se multiplient, sans compter les insultes qui sont devenues monnaie courante. Je suis inquiet Et ce d'autant plus que certains groupuscules n'hésitent pas attiser le feu.
Les pouvoirs publics ont-ils pris la mesure du risque?
Oui. Hier (NDLR: avanthier), nous avons été reçus au ministère de l'Intérieur en compagnie de représentants du Conseil français du culte musulman (CFCM).
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International 08/01/2009 - 13:22 JDD
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Le grand rabbin de France critique Benoît XVI
LE MONDE | 31.01.09 | 14h28 • Mis à jour le 31.01.09 | 18h13 Propos recueillis par Stéphanie Le Bars
Article paru dans l'édition du 01.02.09
Le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, devait être officiellement investi dans ses fonctions lors d'une cérémonie à la grande synagogue de la Victoire, dimanche 1er février.
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L’INVITÉ DU DIMANCHE : RICHARD PRASQUIER
« Nous ne sommes pas à l’abri d’une dérive » Le Parisien
Propos recueillis par Philippe Baverel et Dominique de Montvalon | 01.03.2009, 07h00
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Cette année, le PC n’a pas été invité au dîner du Crif
Didier Micoine | 01.03.2009, 07h00 Le Parisien
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Dîner du Crif
« Le PC a toujours été au côté des juifs » PROPOS RECUEILLIS PAR DIDIER MICOINE
Le parisien 2 mars 2009 p. 9
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Ouverture d'une conférence des donateurs internationaux pour la reconstruction de Gaza
Créé le 02.03.09 à 08h05 | Mis à jour le 02.03.09 à 08h16 20 minutes.fr
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Sarkozy rassure les juifs de France
Lors du dîner du Crif, où a été évoquée la recrudescence des tensions antisémites, le chef de l’Etat et le Premier ministre ont affirmé leur solidarité. Le Parisien 3 mars 2009 p. 4
Martine Chevalet et Henri Vernet | 03.03.2009, 07h00
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Société 13/07/2009 à 06h51
Les organisations juives réclament un nouveau procès
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GANG DES BARBARES
Procès Fofana : MAM demande au Parquet de faire appel
leparisien.fr
12.07.2009, 08h05 | Mise à jour : 13.07.2009, 12h13
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Politique
La polémique Frêche s'invite au dîner du CRIF
AP | 03.02.2010 | 22:46
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L'imam républicain de Drancy, dit "l'imam des Juifs" par ses adversaires pro-palestiniens
lacroix.com, 16/07/2006 11:56
Elle rassemblera une centaine de personnes, à huis clos dans un grand hôtel parisien, sous haute protection policière.
A cette occasion, le président du Conseil français du culte Musulman (CFCM) Dalil Boubakeur, le grand rabbin de France Joseph Sitruk et l'archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, participeront à un débat public sur le thème "Ensemble vers la Paix".
Sans être une première, le dialogue entre les trois religions monothéistes à un tel niveau est inhabituel.
"Les vrais enjeux se trouvent aujourd'hui en Europe" a-t-il commenté. "L'antisémitisme renaît en Europe, en particulier en Europe de l'Est, l'Europe joue un rôle important pour la première fois dans le processus de paix au Moyen-Orient et dans le cadre des négociations avec l'Iran".
Un rapport sur la montée de l'antisémitisme en Europe sera notamment présenté au cours de la réunion.
"Nous devons confronter l'antisémitisme, et nous trouverons des moyens de lutter contre", a-t-il ajouté. "La santé de l'Europe - et pas celle des juifs - sera jugée sur la façon dont elle traite sa minorité juive".
"L'Europe n'est pas le seul endroit où sévit l'antisémitisme, mais il est nécessaire, dans un continent de 375 millions de personnes, de parvenir à le mettre sous contrôle", a encore dit M. Singer.
Le Premier ministre français Dominique de Villepin s'adressera aux congressistes dimanche soir, au cours d'un dîner de gala au Sénat.
Yahoo.fr, actualités, Par Michel MOUTOT, dimanche 12 novembre 2006, 8h16
"C'est tout le sens de l'engagement de la France et de l'Europe au Proche-Orient, aux côtés des peuples de la région", a ajouté le Premier ministre français lors du dîner de gala au Sénat pour l'assemblée générale du CJM.
Yahoo.fr, actualités, AP | 12.11.06 | 21:12
«Le Hezbollah n'est pas fréquentable»
Après le déclenchement de la guerre contre le Hezbollah, cet été, il a été tout à fait clair : c'était la réponse d'un Etat victime d'attaques terroristes.
Je n'ai jamais cru à l'existence d'un vote juif.
S'il devait y avoir une vraie différence entre les candidats, cela pourrait jouer. Mais je n'y crois pas trop. En tant que ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy a été très actif dans le combat contre l'antisémitisme. Sur cette question, ce que disent les dirigeants du PS comme François Hollande ou Julien Dray me rassure. J'attends d'entendre Ségolène Royal. Je ne crois pas qu'elle en restera là. Elle aura à coeur de rectifier le tir.
Libération, 4 décembre 2006, p. 4, Par Alain AUFFRAY
QUOTIDIEN : lundi 4 décembre 2006
Yahoo.fr, actualités, 26 Février 2007 16h15
Yahoo.fr, actualités, samedi 3 mars 2007, 8h57
la-Croix.com, 27/03/2007 18:24
LEMONDE.FR avec AFP | 01.04.07 | 15h23 • Mis à jour le 01.04.07 | 17h52
"Les prises de position que vous avez exprimées, sont porteuses despoir pour une France qui doit se réconcilier avec elle-même. J'y ai été sensible et j'ai compris que vous aurez à coeur de porter haut les valeurs françaises qui nous sont chères, celles d'une République qui permette à chacun de ses citoyens de s'inscrire dans un ensemble de valeurs respectueuses de tous, et ne laissant aucune place à l'intolérance, le racisme et l'antisémitisme", conclut le communiqué. AP
Yahoo.fr, actualités, lundi 7 mai 2007, 9h06
Yahoo.fr, actualités, dimanche 13 mai 2007, 18h55, Par Chantal VALETTE
A coeur et à Crif
Par Catherine COROLLER, Libération,
QUOTIDIEN : mardi 29 mai 2007
Richard Prasquier, récemment élu président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), est rond au physique. Et, de l'avis de beaucoup, rond au moral. Silhouette courte et replète, crâne dégarni, grands yeux clairs, sourire désarmant, il est un interlocuteur attentif.
On l'a dit modéré, ouvert au dialogue, cultivé. Tout le contraire de son prédécesseur, Roger Cukierman, célèbre pour ses diatribes contre la politique arabe du gouvernement français ou l'antisémitisme vert-brun-rouge. «Il est plus consensuel et plus subtil que Roger Cukierman», affirme Joël Rochard, président du cercle Bernard Lazar.
Jean-Yves Camus, autre membre actif de la communauté juive, tempère : «Il est très lisse.»
Trop poli pour être honnête, le nouveau président du Crif ? Richard Prasquier durcit lui-même son portrait : «Votre journal a été très complaisant avec moi, et très sévère avec mon prédécesseur.» Lui tresse des louanges à Roger Cukierman : «Il a exprimé les craintes d'une très grande partie de la communauté juive de France, évitant à des mouvements extrémistes juifs de se développer.»
Sur le fond, Richard Prasquier se veut aussi intransigeant que Roger Cukierman. Comme lui, il affiche une vision partiale des rapports judéo-musulmans. Lorsque le quotidien israélien de gauche Haaretz l'invite à réagir à l'assassinat d'un chauffeur de taxi palestinien par un Franco-Israélien, il affirme que «le fait que ce soit un immigrant juif qui est soupçonné ne devrait pas jeter une ombre de racisme sur la communauté juive de France».
Parlant du «monde musulman», en revanche, il n'hésite pas à dénoncer «une explosion de l'antisémitisme». Comme Roger Cukierman, il revendique un soutien inconditionnel à Israël, et voit dans l'antisionisme de certains milieux gauchistes et islamistes un nouvel habit de la «haine ancestrale des Juifs». «Quelques-uns savent que ce qui donne sens à tous [en gras dans le texte, ndlr] mes engagements est le lien indissoluble avec Israël», écrivait-il dans sa lettre de candidature à la présidence de l'institution juive. «J'y vais depuis quarante ans, je parle bien sûr hébreu et j'y ai une fille, un gendre et un petit-fils, sans compter les rares membres survivants de ma famille.»
La photo du «petit Israélien» en question, un bébé rieur, figure en bonne place dans son cabinet médical. Avec sa femme, juive brésilienne d'origine polonaise, il a eu trois garçons et deux filles. La descendance bien vivante d'une lignée qui a failli disparaître ? De chacun d'eux, il parle avec une réelle chaleur.
Lui est né Richard Praszkier en juillet 1945 à Gdansk (Pologne) de parents ayant échappé par miracle aux camps d'extermination. En 1946, la famille débarque à Paris avec le bébé et une valise. Le père apprend la couture. Success story. Chambre d'hôtel, petit deux-pièces, et ainsi de suite jusqu'à ce magnifique appartement de la place Victor-Hugo sis dans un superbe immeuble haussmannien ravalé de frais, où Richard Prasquier a installé son cabinet.
L'enfance est solitaire. «Je suis fils unique. Nous n'avions pas de famille. Mes parents sont restés dans un cercle de Juifs polonais arrivés en même temps qu'eux, mais je n'avais pas de copains dans ce groupe car les autres enfants étaient un peu plus jeunes que moi. J'étais très bon élève, très heureux en classe.» D'éducation religieuse, point. Traumatisé par l'expérience nazie, le père ne veut pas que son fils soit circoncis.
En 1955, la grand-mère de Richard Prasquier épouse le célèbre rabbin Rubinstein de la synagogue de la rue Pavée. Le futur président du Crif est élève au lycée Charlemagne à proximité : «Pendant plusieurs années, je les ai vus quotidiennement.» Son père demande au rabbin «de ne pas faire de prosélytisme» . Promesse tenue, mais effet contraire : «A l'âge de 11-12 ans, j'ai demandé à être circoncis et j'ai fait ma bar-mitsva.» Aujourd'hui, Richard Prasquier revendique une «pratique traditionnelle».
Enfant, le futur président du Crif entend ses parents et leurs amis parler de la Shoah, de l'antisémitisme en Pologne. Son père est sioniste, a envisagé de s'installer en Israël, aux Etats-Unis. Pour finalement rester en France. «Pour eux, c'était un pays formidable. Une terre d'accueil. Ils ne parlaient que polonais. Ils ne savaient rien de Vichy, de Pétain.»
Richard Prasquier, lui, s'interroge. Mais, du destin tragique des Juifs, il ne trouve pas trace dans les ouvrages scolaires. «L'histoire enseignée n'était pas mon histoire à moi.» Alors il cherche. Ses livres de chevet sont Jésus et Israël, de Jules Isaac, sur l'antisémitisme chrétien, et l'Histoire de l'antisémitisme, de Léon Poliakov. «Je les ai lus très jeune, vers 13-14 ans, dans une phase où je voulais comprendre ce que signifiait être juif.»
La capture d'Eichmann en 1960 par les Israéliens et son procès sont une révélation. «Quelque chose d'immense, d'inouï s'était produit. Mais comment se faisait-il qu'on n'en parle pas au lycée ?»
Du monde, Richard Prasquier cultive une vision tragique. Pourtant, il n'a pas souffert du racisme. A une exception. Un jour, un camarade de classe fredonne devant lui des chansons antisémites. Il le gifle. «Trente-cinq ans et demi plus tard, j'ai reçu une lettre envoyée du fin fond du Finistère. C'était lui.» Son ancien condisciple lui écrit «avoir dit à [ses] enfants de ne jamais se laisser happer par des idées nauséabondes». Richard Prasquier avait conté cet incident à ses propres enfants, leur disant qu'«il ne [fallait] jamais se laisser faire».
La morale est plutôt réconfortante : «Ça laisse penser que les gens peuvent changer.» «Cela étant, je ne suis pas optimiste à tous crins», ajoute-t-il.
Plus que l'extrême droite, il craint le «poison de l'antisémitisme instillé depuis cinquante ans dans les pays arabes» .
L'autre événement marquant de sa jeunesse est la guerre des Six Jours en 1967. «Israël était seul, vraiment seul. J'ai ressenti moi aussi un sentiment de solitude extrêmement fort. A cette époque, j'ai vraiment voulu y partir.» Il devient médecin, un rêve que son père avait caressé pour lui-même. Sa vie s'organise autour de sa carrière de cardiologue et d'un investissement croissant en faveur des Juifs.
Depuis 1993, il retourne régulièrement sur les lieux de la Shoah en Pologne. Il y a emmené des cohortes d'évêques et de cardinaux, a rencontré Jean Paul II. Plus pour amener les catholiques à toucher du doigt l'aboutissement de deux mille ans d'antisémitisme chrétien que par intérêt pour cette religion.
Ses loisirs ? Il hésite. «La lecture, mais je n'ai pas trop le temps.» Il ne joue plus vraiment de piano. Ni ne fréquente les musées. Ses rapports avec la France semblent distants. «Au fond, ma culture est française, mais je me sens bien à l'étranger.» Il ne dira pas pour qui il a voté à l'élection présidentielle. «Je me situe dans une position centrale, loin des extrêmes.» Même s'il «accueille avec beaucoup d'espoir le nouveau gouvernement».
Libération, Portrait, 29 mai 2007, p. 36
Libération, Portrait, 29 mai 2007, p. 36
1946 Arrivée en France.
1958 Naturalisation. Praszkier devient Prasquier.
1986 Décès de son père lors de la bar-mitsva de son fils.
1993 Président de l'Acefi (souscription d'obligations pour financer le développement économique d'Israël).
1998 Président du comité français de Yad Vashem (mémorial de la Shoah).
13 mai 2007 Elu président du Crif.
Il s'agit d'armer moralement les enfants contre les idéologies extrêmes. Il est important que les enfants d'aujourd'hui sachent que d'autres enfants du même âge, qui ont vécu dans le même cadre de vie, ont été déportés, et il est important que ces enfants soient nommés.
Etes-vous à l'origine de cette idée?
Pas de cette idée précise, non. Mais cela va dans le sens de notre action à la fondation. Cela participe d'un ensemble: depuis des années je travaille sur cette question des enfants déportés, nous avons recensé leurs noms et leurs prénoms, leurs adresses. Il existe des plaques commémoratives, les instituteurs emmènent leurs classes aux archives, reconstituent la vie de ces enfants, font des recherches...
Mais cela ne risque-t-il pas d'être pesant pour des enfants si jeunes?
En CM2, les enfants sont déjà confrontés à un certain nombre de choses. Ils ont la télévision, ils voient les massacres dans le monde, ce qui se passe au Darfour, les camps de réfugiés. Mais comme c'est loin, il est difficile pour eux de réaliser, c'est un peu une autre planète. Là, on parle de ce qui s'est passé en Occident, sur les lieux mêmes où ils vivent, donc je pense que c'est plus facile pour eux.
Comment réagissez-vous aux propos de Nicolas Sarkozy lors du dîner du Crif, pour qui les crimes des nazis sont nés non «d'un excès de l'idée de Dieu, mais de sa redoutable absence»?
Je pense que c'est un constat lucide, valable pour le nazisme comme pour le communisme. Peut-être en effet, aurait-il mieux valu que l'on soit un peu plus bigot au XXe siècle! Même si tout cela est bien sûr complexe, et que les gens n'ont pas abandonné Dieu d'un coup le 1er janvier 1933.
Je crois qu'une laïcité tolérante ne doit pas empêcher la spiritualité.
Et de poursuivre : "Nous-mêmes, anciens déportés, avons eu beaucoup de difficultés après la guerre à parler de ce que nous avions vécu, même avec nos proches.
Et aujourd'hui encore, nous essayons d'épargner nos enfants et nos petits-enfants. Par ailleurs beaucoup d'enseignants parlent - très bien - de ces sujets." L'ancienne ministre pense qu'une telle mesure risque d'attiser les antagonismes religieux : "Comment réagira une famille très catholique ou musulmane quand on demandera à son fils ou à sa fille d'incarner le souvenir d'un petit juif ?"
Polémique
L'idée de Nicolas Sarkozy, dont Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, s'est empressé de préciser qu'elle n'était pas "une idée balancée sans moult réflexions", a immédiatement déclenché une polémique chez les enseignants .
Le Snuipp-FSU, syndicat majoritaire en primaire, s'est en effet inquiété de l'impact psychologique qu'aurait sur les élèves ce "parrainage posthume". De son côté, le SE-Unsa s'est dit "particulièrement choqué" par l'initiative du président de la République.
Nicolas Sarkozy droit dans ses bottes
Des mises en garde qui n'ont pas déstabilisé le président de la République. "On ne traumatise pas les enfants en leur faisant ce cadeau de la mémoire d'un pays, pour leur dire : Un jour c'est vous qui écrirez l'histoire de ce pays. Nous, nous en sommes la mémoire, ne refaites pas les mêmes erreurs que les autres ", a-t-il déclaré vendredi lors d'un déplacement à Périgueux. "Il s'agit d'une démarche contre tous les racismes, contre toutes les discriminations, contre toutes les barbaries, à partir de ce qui touche les enfants, c'est-à-dire une histoire d'enfants qui avaient leur âge", a-t-il poursuivi.
Le parisien, Catherine Dupeyron, 19 février 2008, p. 10
En France, le butin fut de 60 000 œuvres, récupérées à la fin de la guerre par les MNR. Quarante-cinq mille d'entre elles sont restituées à leurs propriétaires d'avant-guerre. Mais il existe aujourd'hui un reliquat de 2 000 œuvres, dont 1 000 tableaux, dont les propriétaires n'ont pu être identifiés. Parmi elles, 10 % seraient des œuvres spoliées, notamment à des familles juives arrêtées et déportées.
Cette exposition en Israël est donc destinée à retrouver les ayants droit de familles juives, qui étaient en France pendant la guerre et ont disparu
dans la tourmente de la Shoah. Cette action est complémentaire de celle de la Commission d'indemnisation des victimes de spoliations intervenues du fait des législations antisémites en vigueur pendant l'Occupation (CNS), mise en place en 1999 par le gouvernement Jospin.
En moins de dix ans, la CNS a examiné 25 000 dossiers, dont 15 000 pour des spoliations matérielles et environ 10 000 pour des spoliations bancaires.
Chaque tableau est présenté avec sa fiche d'identité et son itinéraire « autant qu'il est possible de le faire », précise Isabelle le Masne de
Chennont, commissaire de l'exposition et conservateur général à la Direction des musées de France. « Raconter l'histoire de ces tableaux nous ramène souvent à une impasse », précise-t-elle. C'est d'ailleurs pour cela qu'ils sont là. Ainsi du pont Saint-Martin peint par Utrillo. Un tableau sans aucun doute confisqué compte tenu du tampon accolé au dos par les nazis. mais « à ce jour il a été impossible de déterminer qui en était le propriétaire, Utrillo ayant peint beaucoup d'œuvres sur le même thème ».
NOUVELOBS.COM | 14.03.2008 | 18:50
Après les discours de bienvenue, Serge Moati a présenté un documentaire consacré à Shimon Peres et à l'histoire d'Israël.
Plusieurs artistes se sont succédé sur scène à l'occasion de cette soirée, dont Enrico Macias, Orlika, Ishtar, Sarith Haddad, Hugues Aufray... etc.
Parmi les nombreuses personnalités venues à cette soirée figuraient notamment Bertrand Delanoë, Jean Sarkozy, Pierre Lellouche ou encore Roger Hanin.
Ils étaient 4.000, selon la police.
Le Crif avait appelé initialement à manifester devant l'ambassade d'Israël, 3 rue Rabelais à Paris (VIIIe), mais faute d'autorisation, le rassemblement qui a duré environ une heure, s'est déroulé dans une rue voisine.
Les manifestants, souvent emmitouflés dans de grands drapeaux israéliens ou brandissant des petits drapeaux de l'Etat hébreu, ont écoutés des discours dans le froid, et ont chanté des chants en hébreu et la Marseillaise.
Le Grand rabbin de France Gilles Bernheim, guide spirituel de la communauté juive, a déclaré "notre première pensée est pour le soldat Gilad Shalit, (jeune Franco-Israélien détenu depuis 2006 dans la bande de Gaza après avoir été capturé par un commando palestinien, ndlr) dont le quotidien est difficile à imaginer".
La ministre a réaffirmé les règles du jeu républicain, c'est important.
Les autorités sont parfaitement conscientes des risques que nous connaissons en cette période. On verra bien si elles parviennent à les maintenir sous contrôle.
Le contexte est-il propice
en France à la contagion?
Malheureusement oui. Bien que le nombre d'actes antisémites ait baissé en 2006 et 2007, un sentiment antisémite diffus s'est installé dans notre pays.
Ceux qui l'expriment, souvent sous couvert d'antisionisme, ne s'en rendent d'ailleurs pas forcément compte. Au moindre événement, ça peut flamber. En 2001, au moment de la seconde Intifada, le contexte était moins tendu qu'aujourd'hui.
PROPOS RECUEILLIS PAR TIMOTHÉE BOUTRY
Propos recueillis par Stéphanie Le Bars
Article paru dans l'édition du 01.02.09
Demain soir, les personnalités politiques de droite comme de gauche seront très nombreuses parmi les quelque 850 invités du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), qui se déroulera au pavillon d’Armenonville, dans le bois de Boulogne.
Le contexte est cette année marqué par l’augmentation des actes antisémites en France, non sans rapport avec l’offensive israélienne déclenchée en décembre dernier à Gaza.
Selon les organisateurs, l’invité d’honneur devrait être Nicolas Sarkozy.
Hier, sa présence n’était cependant pas confirmée par l’Elysée et le dîner ne figure pas à l’agenda officiel du président, dont la journée est très chargée : le matin, il sera à Charm el-Cheikh (Egypte) pour la conférence internationale sur la reconstruction de Gaza.
En fin d’après-midi, il assistera à Levallois (Hauts-de-Seine) aux obsèques de la lycéenne victime de l’attentat du 22 février au Caire. En 2008, la venue du chef de l’Etat avait marqué une rupture : depuis l’instauration du dîner du Crif, en 1985, c’est le Premier ministre qui en était traditionnellement l’invité d’honneur. François Mitterrand avait dérogé une fois à la règle en s’y rendant en 1991.
Martine Aubry absente, Delanoë, Hamon et Huchon présents
Demain soir, François Fillon sera présent, comme une grande partie du gouvernement (Michèle Alliot-Marie, Rachida Dati, Brice Hortefeux, Christine Lagarde, Eric Besson, Xavier Darcos, Valérie Pécresse, Michel Barnier, Roger Karoutchi, Rama Yade…).
Bernard Accoyer, président de l’Assemblée, et Gérard Larcher, président du Sénat, seront là de même que Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP. Si Martine Aubry, partie quelques jours au Maroc, sera absente, il y aura de nombreux socialistes : Bertrand Delanoë, Claude Bartolone, Benoît Hamon, Jean-Paul Huchon, Harlem Désir, Anne Hidalgo… Cette année, le PC en tant que tel n’a pas été invité. Motif : il a participé aux manifestations contre l’offensive israélienne durant lesquelles certains slogans ont été jugés intolérables par le Crif.
Seule la peine maximale, attendue, de réclusion criminelle assortie de vingt-deux ans incompressibles infligée à Youssouf Fofana pour cet assassinat antisémite les satisfait. Mais pas les peines, pourtant graduées, prononcées à l’encontre de ses complices.
«Indulgence».
Sitôt le verdict, vendredi, Me Francis Szpiner a «regretté» au nom des parents et sœurs d’Ilan Halimi «que la cour ait fait preuve d’une particulière indulgence pour ceux qui ont aidé ou assisté Youssouf Fofana». Il vise surtout les condamnations échelonnées entre dix et quinze ans de prison infligées aux six gardiens de l’otage et celle de neuf ans contre la mineure paumée ayant attiré le jeune juif dans le guet-apens : «La famille Halimi a du mal à comprendre et à accepter les peines qui concernent les geôliers et l’appât», a rapporté Me Szpiner.
Il en appelle à Michèle Alliot-Marie pour qu’elle «invite le procureur général à faire appel» afin de rejuger certains accusés. Placé sous l’autorité de la chancellerie, le parquet général de Paris a dix jours après le verdict, donc jusqu’au 20 juillet, pour indiquer s’il accède ou non à cette demande.
Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA), qui rejoint le comité Justice pour Ilan, organise une manifestation lundi, vers 19 heures, devant le ministère de la Justice.
La cour d’assises présidée par Nadia Ajjan a pourtant délibéré durant plus de deux jours pour fixer des peines adaptées aux responsabilités respectives de chacun des 27 accusés. A l’arrivée, les condamnations sont légèrement inférieures aux réquisitions qui avaient déjà été taxées de trop clémentes par la famille Halimi. Samir Aït Abdelmalek et Jean-Christophe Soumbou, considérés comme les complices les plus actifs, ont écopé de quinze et dix-huit ans de réclusion là où l’avocat général en réclamait vingt. La fille-appât a été condamnée à neuf ans de prison, contre dix à douze ans requis, car la cour a tenu compte de «l’excuse de minorité» - elle était âgée de 17 ans au moment des faits - et de ses difficultés sociales - elle a été violée à l’adolescence. Plusieurs avocats de la défense et, plus rare, le représentant de l’accusation, Philippe Bilger, ont d’ailleurs salué un verdict «équilibré» voire «exemplaire».
«Même en ayant accompli le pire», les complices «devaient être traités comme les êtres humains qu’ils sont», a déclaré l’avocat général Bilger samedi, sur France Info.«La cour d’assises a réussi à la fois à porter un regard de rigueur et de sévérité et, en même temps, n’a pas occulté le caractère singulier de chacun des êtres présents dans le box, c’est une justice exemplaire.»
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Crif : Fillon pourfend le «militantisme extrémiste» Judith Waintraub lefigaro.fr 03/02/2010 | Mise à jour : 23:42 |
Nicolas Sarkozy s'est contenté d'une courte apparition, laissant François Fillon dénoncer le communautarisme. Quoi de neuf, mercredi soir, au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France ? D'abord, la présence de l'imam de Drancy Hassen Chalghoumi parmi les dignitaires religieux. Partisan déclaré du dialogue judéo-musulman et de l'interdiction de la burqa, ce symbole de l'«islam républicain» n'a pas hésité à répondre à l'invitation de Richard Prasquier, le président du Crif. Sans craindre d'être à nouveau agressé, lui qui est en permanence menacé ? «Ça ne peut pas vraiment être pire, soupire-t-il. Et puis, c'est un échange de bons procédés. J'ai invité Prasquier à la mosquée, il m'invite au Crif.» Autre nouveauté, la présence de Martine Aubry. La première secrétaire du PS a assuré à sa façon la continuité avec son prédécesseur François Hollande, qui était en général présent. Contrairement à lui, elle n'a pas frayé avec la foule, où gouvernement et majorité étaient représentés en force. Flanquée d'Harlem Désir et de Benoît Hamon, elle a écouté l'intervention de Prasquier debout à l'entrée de la salle, puis a tourné les talons dès que François Fillon est monté à la tribune. Mais elle n'a pas quitté tout de suite le pavillon d'Armenonville : elle s'est attardée près de la sortie avec Hélène Mandroux, tête de la liste PS en Languedoc-Roussillon, le temps que les caméras la filment à côté de l'intrépide maire de Montpellier, qui ose braver Georges Frêche dans son fief. Comme on leur demandait s'il fallait voir un lien entre leur présence et la proximité des régionales, les deux femmes ont démenti avec vigueur. «Je viens tous les ans», a affirmé Mandroux. «Il ne faut pas mélanger les choses», a renchéri Aubry. Nicolas Sarkozy, lui, s'est contenté d'une apparition fugace au début de cocktail. Il a distribué bises, saluts et sourires, puis s'est éclipsé, laissant Fillon délivrer le message politique de la soirée. Un message de dénonciation du «communautarisme», qui «refuse l'égalité et la fraternité». Dans son discours, Prasquier s'était lui aussi référé à la devise républicaine pour affirmer que le port de la burqa est «contraire aux valeurs de la République, non seulement parce qu'elle est imposée aux femmes, mais aussi parce que dans nos échanges le rapport à l'autre passe par le visage». Sur le même sujet, Fillon a fait dans le subliminal en lançant à l'auditoire : «Nous devons défendre nos valeurs contre ceux qui cachent, derrière le paravent d'une soi-disant liberté, un militantisme extrémiste.»--------
09/02/2011 10:05 la-Croix.com PARIS, 9 fév 2011 (AFP) - Le Crif a "des liens normaux" avec le monde politique et Sarkozy (Prasquier)
Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a des "liens normaux" avec le monde politique et Nicolas Sarkozy, pour la deuxième fois invité d'honneur de son dîner annuel, a assuré mercredi son président Richard Prasquier. "Ce sont des liens normaux qu'il y a entre le président du Crif et les pouvoirs publics et bien entendu celui qui est à la tête de la République", a déclaré M. Prasquier sur France Inter. Nicolas Sarkozy "a souhaité participer au dîner du Crif et donc il est tout a fait normalement l'invité d'honneur de ce dîner (...). Il vient régulièrement lors de dîners du Crif en général ou de cocktails. Il n'y a pas de raison particulière, à ma connaissance", a-t-il ajouté. Nicolas Sarkozy avait déjà été invité d'honneur en 2008, Richard Prasquier l'ayant convié personnellement parce qu'ils avaient été élus en même temps en 2007. L'annonce de sa présence mercredi soir a dopé la participation au dîner. "Il arrive fréquemment que nous ayons à refuser du monde, même quand le président de la République n'est pas celui qui fait le discours", a néanmoins dit M. Prasquier. Interrogé sur une "maigre représentation socialiste", il a souligné que "la plus grande partie des représentants du Parti socialiste se trouve au Sénégal au Forum social mondial", mais que le conseiller politique de Martine Aubry, François Lamy, "sera là", tout comme François Hollande ou Bertrand Delanoë. Interrogé pour savoir s'il n'y avait pas d'arrière-pensées "sur le vote" juif de la part des participants au dîner, le président du Crif a noté que si c'était le cas, "étant donné le nombre de Juifs qu'il y a en France, 600.000, ce ne serait peut-être pas forcément la cible privilégiée". "De par leur histoire, ancienne et récente, les Juifs ont joué un rôle +d'indicateur avancé+ de l'état des valeurs républicaines dans ce pays", a-t-il dit pour expliquer "l'attrait de ce dîner pour les hommes politiques". Celui-ci est "un espace de dialogue" entre différentes tendances politiques et mouvements, religieux ou pas.-----------
Publié le 09/02/2012 à 07:46 - Modifié le 09/02/2012 à 08:04 lepoint.fr Par Pauline de Saint Remy, au dîner du Crif Choses vues et entendues, mercredi soir, au Pavillon d'Armenonville, où s'est pressé le Tout-Paris politico-affairo-médiatique.
Sarkozy et Hollande, guest-stars du dîner du Crif
Nicolas Sarkozy et François Hollande ont échangé une poignée de main lors du dîner du Crif, mercredi soir.
"Oh ! Fillon is here ?" Même quelques journalistes étrangers ont fait le déplacement au dîner annuel du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), dans le très chic Pavillon d'Armenonville, en plein bois de Boulogne, mercredi soir. Il faut pourtant s'armer de patience pour pénétrer dans l'enceinte hypermondaine : les cartons d'invitation et accréditations spéciales ne permettent pas d'éviter les fouilles minutieuses des sacs et le passage par un portique de sécurité. Et pour cause : outre la venue du Premier ministre, Nicolas Sarkozy, présent pour la deuxième année consécutive, est l'invité d'honneur de ce rendez-vous éminemment politique. Son arrivée aux côtés de la famille du soldat Gilad Shalit est très attendue. Mais, il faut bien l'avouer, à trois mois du premier tour de la présidentielle, pas autant que son éventuelle rencontre avec François Hollande, invité lui aussi...
Ce n'est pas tout à fait le Palais des festivals : ni marches ni tapis rouge. Mais on s'y croirait, à voir ces dizaines de journalistes qui piétinent en grelottant devant la porte en verre du Pavillon, armés de caméras, de perches et de micros pour attraper au vol les images de l'arrivée du chef de l'État. À l'intérieur aussi, on piétine, entre la salle du cocktail et celle du dîner proprement dit. Il faut voir et être vu : les personnalités politiques, religieuses, médiatiques ou des affaires se bousculent, déposent leurs (beaux) manteaux au vestiaire, s'embrassent, se tournent le dos, se sourient de loin.
Enrico Macias embrasse Fillon
François Hollande arrive aux alentours de 20 heures, tout sourire, évidemment assailli par les caméras, au point de quasiment bousculer le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, arrivé quelques minutes plus tôt. "Je viens chaque année, il n'y a pas de raison en 2012 de modifier ce qui est pour moi un rendez-vous avec les juifs de France", se contente d'expliquer à la presse le favori des sondages. Avant de lâcher, un tantinet provocateur : "Le président de la République a décidé de s'exprimer cette année. D'habitude, c'est le Premier ministre. J'imagine qu'il a un message particulier à adresser. Je ne sais pas qui prononcera le message en 2013." Pendant ce temps, dans le sillage du ministre de l'Intérieur, Éric Raoult, président de l'Association des élus amis d'Israël, présent "pour la 11e fois", y va de sa petite phrase, sans se faire prier : "Contrairement à Letchimy, ici, ils savent ce que c'est qu'un camp de concentration !" Et de s'engouffrer dans la salle du cocktail.
Christine Kelly, patronne du CSA, fait la queue elle aussi pour y entrer. Arnaud Klarsfeld guette l'arrivée de Nicolas Sarkozy. Jean-Pierre Elkabbach discute, adossé à un mur, tandis que le chanteur Enrico Macias, un grand fan du président de la République, fait ses commentaires à la presse sur la polémique du moment - celle sur les "civilisations", provoquée par Claude Guéant - avant d'aller embrasser François Fillon, et sur les deux joues s'il vous plaît ! De l'autre côté du couloir, un "petit candidat", Dominique de Villepin, s'agite devant les caméras. Lui qui, en 2007, avait prononcé le discours du dîner du Crif en tant que ministre des Affaires étrangères s'éclipsera suffisamment tôt pour ne pas avoir à écouter celui de Nicolas Sarkozy.
Bayrou brille par son absence
Jean-Louis Borloo, tout sourire mais emmitouflé dans son écharpe, passe plus inaperçu, tandis que Rama Yade, vice-présidente du Parti radical, attire les flashs, comme d'habitude. Le candidat qu'elle songe désormais à soutenir pour la présidentielle, François Bayrou, n'est pas venu. Il ne souhaite pas participer à ce type d'événement, jugé trop "communautaire". Il était pourtant là en 2007... "De toute façon, ce n'est pas un problème, souffle à ce sujet un influent participant. Ce qui est vexant, c'est quand un homme politique refuse systématiquement l'invitation." À noter, toutefois : la discrète présence du MoDem Alain Dolium.
Les socialistes, eux, sont présents en nombre. Claude Bartolone est là, Manuel Valls aussi, Jean-Marie Le Guen, François Lamy ou encore Aurélie Filippetti, chic et tout de noir vêtue. La compagne du candidat socialiste, la journaliste Valérie Trierweiler, en blouse grise et rouge à lèvres vif, est arrivée un peu plus tôt et déambule aux côtés de Harlem Désir. L'air un peu effaré, Jérôme Guedj, le jeune président du conseil général de l'Essonne, raconte qu'il vient pour la première fois. "Au PS, ils m'ont appelé en me faisant remarquer que j'étais le seul président de conseil général juif", s'amuse-t-il.
"Sarkozy avait l'air sincère, c'était bien"
Les personnalités de la majorité, elles aussi, ont répondu nombreuses à l'invitation : on croise Nathalie Kosciuzko-Morizet, assise à la table du président, Jeannette Bougrab, Thierry Mariani, Roselyne Bachelot ou encore Nadine Morano, très brushinguée pour l'occasion. Frédéric Mitterrand fait une apparition, tout comme le maire du 16e Claude Goasguen et Valérie Rosso-Debord, souriante, qui prend son mal en patience avec une coupe de champagne au milieu de la foule piétinante. François Baroin, emmitouflé dans une veste en peau de mouton, est là également. Il filera juste après le président de la République, aux alentours de 22 heures. Quelques minutes plus tôt, François Hollande est allé, d'un pas déterminé, saluer Nicolas Sarkozy à sa table. Poignée de main, sourires légèrement crispés, échange d'amabilités, flashs qui immortalisent l'instant gênant : "Ah ! Oh ! Vous ici ?" Les journalistes peuvent repartir tranquilles, ça sera sans doute l'image marquante de la soirée.
Ouf. On en avait presque oublié le discours de Sarkozy. Après ceux du président du Crif, Richard Prasquier, et de Noam Shalit, le père du soldat libéré, le chef de l'État s'est exprimé pendant près d'une demi-heure, à l'aise, laissant tomber ses notes, sur l'affaire Shalit ou la naissance de la démocratie israélienne, qu'il a qualifiée de "miracle" à plusieurs reprises. "Il avait l'air sincère. C'était bien. Il a été chaleureusement applaudi", commente un participant. Avant de préciser : "Mais contrairement à ce qu'on pense, il n'y a pas vraiment de vote juif. Les votes de la communauté juive sont à peu près les mêmes, si l'on compare, que ceux du reste de la population, exception faite de Marine Le Pen..."
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Crif: Prasquier inquiet des nationalismes AFP Publié le 08/02/2012 à 21:22 lefigaro.fr
Le président du Crif, Richard Prasquier, s'est "inquiété" aujourd'hui de la crise en Europe "car les crises ne se limitent pas à l'économie" mais favorisent les "nationalismes" et "réactivent la xénophobie". Il s'exprimait en ouverture du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) dont l'invité d'honneur est le Président Nicolas Sarkozy et qui réunit un millier de personnes près de Paris. "Voici revenus les nationalismes autarciques que l'on croyait hors d'âge", s'est exclamé le président du Crif. "Ils proposent des explications simplistes et réactivent la xénophobie. Le rempart européen ne doit pas se fissurer". "Certains (pays) ont mis une sourdine à leur antisémitisme, d'autres non. Mais c'est toujours la rhétorique inacceptable du bouc émissaire", a poursuivi le président du Crif. "Le Front National fait partie de cette nébuleuse". "Nous ne voterons pas pour le Front National" "Nous ne voterons pas pour le Front National", a-t-il précisé, notant que "le 27 janvier, jour de la commémoration internationale de la Shoah, c'est avec la droite européenne la plus extrême, celle des fraternités pangermaniques racistes, que Marine Le Pen est allée danser à Vienne". "Les Juifs", a-t-il rappelé, "participent pleinement à la communauté nationale (...). Mais le Crif considère qu'il y a des lignes jaunes à ne pas franchir, envers ceux qui distillent un discours de préférence ethnique et envers ceux qui diabolisent Israël et appellent à son boycott". En novembre dernier, lors de la Convention nationale du Crif, Richard Prasquier avait dénoncé "la détestation" qu'ont les Verts d'Israël. Il avait stigmatisé "le déferlement anti-israélien d'une partie du monde de l'information" et son "influence au sein du parti écologiste". Tout en soulignant qu'en 2011 "le nombre d'actes antisémites a diminué de 16% en France (...), les atteintes aux personnes, les plus graves, sont restées stables. Beaucoup de ces actes se font sous le couvert de l'antisionisme. L'antisionisme obsessionnel, c'est de l'antisémitisme". "Les militants anti-israéliens qui se distinguent dans ces activités illégales ne manquent jamais de faire valoir leur engagement universaliste en faveur des opprimés. En réalité, ils supportent souvent assez bien les massacres en Syrie, mais ils souffrent beaucoup devant des pamplemousses israéliens". Un autre danger pour le président du Crif vient des islamistes. "Les nazis traitaient les Juifs de vermines, de rats ou de bactéries. Il y a aujourd'hui d'autres nazis, qui viennent d'un islam dévoyé et qui traitent les Juifs de fils de singes et de porcs".----------------
leparisien.fr FRÉDÉRIC GERSCHEL ET ÉRIC HACQUEMAND | Publié le 09.02.2012, 07h14 Extrait
Enrico Macias… amoureux
La vraie star de ce début de soirée, c'est Enrico Macias, vêtu d'un grand manteau blanc. Soutien de Nicolas Sarkozy en 2007, le chanteur assure le « show », se transformant en véritable agent électoral pour le président. « Je suis de gauche mais je suis amoureux de lui. Pour mes cinquante ans de carrière, j'aimerais sa réelection comme cadeau », clame-t-il en entonnant au micro des radios « Ah qu’elles sont jolies les filles de Sarkozy ».Il croise alors Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l'Ecologie, qui lui demande en souriant : « Quand m'emmènes-tu à Jérusalem ? J'ai besoin de voyager. »
Bertrand Delanoë hésite à poser à côté de son « ami ». « Je ne veux pas te compromettre, Enrico… » ironise le maire de Paris.
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2 mars 2012 lemonde.fr Pour le grand rabbin de France, Marine Le Pen est une "menace pour les valeurs de la France"
Interrogé par Europe 1, vendredi 2 mars, le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, a considéré que Marine Le Pen, la candidate du Front national à l'élection présidentielle, était une "menace pour les valeurs de la France" et a assuré qu'il ne donnerait pas de consigne de vote. "Marine Le Pen réduit des hommes ou des femmes à des catégories. Les immigrés, les étrangers, les musulmans, je crois qu'il y a un abus de langage. Il y a des immigrés qui se comportent mal et qui se comportent bien. Il y en a qui ont des droits ou des devoirs. D'autres qui se contentent de revendiquer des droits et pas des devoirs."-------
Halal et casher: Fillon critique des "traditions ancestrales", colère des juifs Par Par Mathieu FOULKES | AFP – 06 mars 2012
François Fillon a suggéré lundi aux grandes religions de revenir sur les "traditions ancestrales" d'abattage rituel des animaux, qui ne correspondent plus aujourd'hui "à grand-chose", tout en précisant que ce n'est ni le "jour ni le moment" d'ouvrir ce débat.
La polémique sur la viande halal a été initiée par la candidate du Front national, Marine Le Pen, puis reprise par Claude Guéant qui l'a même liée au droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales.
En pleine polémique sur la viande halal, François Fillon a provoqué lundi la colère du Crif en suggérant aux juifs et aux musulmans de revenir sur les "traditions ancestrales" d'abattage rituel des animaux, qui ne correspondent plus aujourd'hui "à grand-chose".
Lundi matin, le Premier ministre, s'exprimant à titre personnel, a estimé sur Europe 1 que "les religions devaient réfléchir au maintien de traditions qui n'ont plus grand chose à voir avec l'état aujourd'hui de la science, l'état de la technologie, les problèmes de santé". Ces déclarations ont suscité le mécontentement du président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Richard Prasquier, dont l'organisation entretient de bonnes relations avec Nicolas Sarkozy. "J'ai été choqué de l'entendre s'exprimer ainsi", "la déclaration de François Fillon est stupéfiante", a déclaré à l'AFP Richard Prasquier. "Même s'il dit que c'est à titre personnel qu'il s'exprime, quand on est Premier ministre, on a une parole officielle. Nous sommes dans un pays de séparation de l'Eglise et de l'Etat", a rappelé M. Prasquier. De son côté, l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) s'est déclarée "outrée" par les déclarations du Premier ministre. Sollicité à plusieurs reprises, le Conseil français du culte musulman (CFCM) n'a pu être joint. A l'UMP, la secrétaire nationale Salima Saa, étoile montante du parti majoritaire, s'est déclarée "attristée de voir s'étaler des jugements négatifs et dévalorisants sur les musulmans de France". M. Fillon avait précisé sa pensée en affirmant qu'"on est dans un pays moderne". "Il y a des traditions qui sont des traditions ancestrales, qui ne correspondent plus à grand-chose alors qu'elles correspondaient dans le passé à des problèmes d'hygiène", a enchaîné M. Fillon. "On pourrait y réfléchir", a-t-il ajouté, précisant toutefois que ce n'était "pas le jour et pas le moment d'engager ce débat". Juppé mal à l'aise La polémique sur la viande halal a été initiée par la candidate du Front national, Marine Le Pen, puis reprise par Claude Guéant qui l'a même liée au droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales. Nicolas Sarkozy a pour sa part plaidé samedi à Bordeaux en faveur de "l'étiquetage de la viande en fonction de la méthode d'abattage". Lundi dans l'Aisne, il est revenu sur le sujet devant la presse, : "Un sondage disait il y a dix jours que le premier sujet de préoccupation des français, c'est cette question de la viande halal", a-t-il lancé, alors qu'il avait jugé le 21 février qu'il s'agissait d'une "polémique qui n'a pas lieu d'être". Il n'est "pas judicieux" et "ce n'est pas le moment de parler" de l'étiquetage de la viande halal ou casher, a de son côté réagi le Grand rabbin Bruno Fiszon, spécialiste des questions d'abattage au Consistoire central. "Si on veut informer, qu'on informe le consommateur sur tous les événements qui ont amené son steak dans l'assiette. Un étiquetage qui se focaliserait uniquement sur le rituel conduirait à une stigmatisation", a-t-il insisté. M. Fillon a défendu la position du président-candidat et réfuté toute stigmatisation des musulmans et juifs de France: "On ne peut demander à la fois la traçabilité de tous les produits et ne pas souhaiter que les Français sachent ce qu'ils mangent". Il n'a pas désavoué non plus Claude Guéant pour avoir établi un lien entre droit de vote des étrangers et viande halal. Le ministre de l'Intérieur a d'ailleurs répété lundi soir, quasiment dans les mêmes termes, ses propos sur un lien éventuel entre vote des étrangers et viande halal. Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a pour sa part pris ses distances avec le sujet. "J'ai déjà dit que le +choc des civilisations+ n'était pas ma tasse de thé. Je pense que le problème de la viande halal est un faux problème en réalité, qu'il y a d'autres vraies questions qu'il faut se poser", a déclaré le maire de Bordeaux.--------