Marine Le Pen (Marion Anne Perrine, dite Marine), divorcée Chauffroy, divorcée Lorio, concubine Aliot

1er mai 2013 : Marine Le Pen fait peur aux "républicains"

15 juillet 2012 : Plainte en justice contre la madonne du capitalisme mondial
17 juin 2012 : Battue pour 114 voix, sa nièce au Palais Bourbon avec Collard et Bombard
15 juin 2012 : Elisabeth Guigou au secours de la Rose Mafia d'Henin-Beaumont
06 mai 2012 : François Hollande élu avec moins de 52% des exprimés. Avec 1.131.067 voix de plus que Nicolas Sarkozy pour plus de 2,1 millions de blancs et nuls ...
04 mai 2012 : L'UMP versus Sarkozy
22 avril 2012 : Mélenchon est battu, par 17,90 contre 11,11 ; vers l'implosion de l'UMP ?
21 avril 2012 : Re-déboutée en appel, bien qu'il y ait diffamation
19 avril 2012 : Déboutée en première instance face à Gro Eva Farseth veuve Joly
21 mars 2012 : Tueries de Toulouse et Mautauban, un salafiste en cause, Marine le Pen déclare la guerre
Mars 2012 : Le Grand Rabbin de France interdit de voter pour l'anti-France Le Pen ; contre les avortements de confort ; candidate officielle
Février 2012 : Condamne le nazisme ; consultation du C.C. pour signatures anonymes - refus ; le poète Brasillach et l'Internationale du président d'honneur ; La charia pour tous ? La viande hallal en Ile-de-France

Décembre 2011 : Germanophobe ? ; interdite de parole par SOS Racisme, l'UEJF, l'Unef ... ; le concub. not., de grand-père juif, de retour d'Israël conteste le passé antisémite du FN
Novembre 2011 : En quête aux Usa
Octobre 2011 : Primaires socialistes, Arnaud Montebourg accusé de "proximité" avec Marine Le Pen par JFC ; qualifié de ridicule par MLP
Septembre 2011 : Mise en cause de Jean-Marie Le Pen par un conseiller afrique de N.S. ; violente attaque de Marine Le Pen par la présidente du Grand Capital Français Laurence Parisot
Juillet/Août 2011 : Naïveté de la Norvège (Jean-Marie Le Pen) ; silence de Marine Le Pen ; condamnation de notamment Valérie Pécresse (UMP) et Ségolène Royale (PS); réponse de Marine Le Pen : récupération politicienne ; pas de provocation (Jean-Marie Le Pen)
Juin 2011 : Contre la double nationalité ; attaquée par la laïciste gay Caroline Fourest sur le programme FN de son père en 2007, elle-même taclée par Pascal Boniface; et par le fils d'un ami de son père le socialiste Joffrin
Mai 2011 : l'affaire DSK ; l'affaire Tron
Mars 2011 : Incroyable sondage Harris, Marine Le Pen bat N.S. et M.A. (23% contre 21% au 1er tour présidentiel) ; l'IFOP rassure la classe dirigeante, DSK est en tête et Marine Le Pen reste en troisième position ; interdite d'antenne par le Crif et l'UEJF
Janvier 2011 : Présidente et candidate présidentielle ; Attaquée suite à l'"exclusion" d'une "intelligence islamique" ? ; contestation
11 décembre 2010 : Les Musulmans et les politiques de droite comme de gauche protestent contre Marine Le Pen affirmant que l'occupation islamique de l'espace public est une atteinte à la laïcité républicaine
10 décembre 2010 : Marine Le Pen (versus Michel Drucker) reçue par Arlette Chabot (3,8/4,8 millions de téléspectateurs); Ruth Elkrieff et Alain Duhamel inquiets ... ainsi que Jean-François Copé
14 août 2010 : Au Japon, Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnish affirment que les anglo-saxons sont, eux-aussi, des criminels de guerre
14/21 mars 2010 : Régionales, maintien-progression du Front National. 22,5% pour Jean-Marie Le Pen et 22,2% pour sa fille.
08 décembre 2009 : Contre le métissage de Sarkozy
29 novembre 2009 : Votation suisse refusant les minarets à 57,5 % : satisfaction de Marine Le Pen
28 octobre 2009 : Identité nationale, Marine Le Pen veut rencontrer N.S.
05 juillet 2009 : Victoire du riche "réfugié" de Los Angeles : "Je suis surtout très heureux pour la ville"
29 juin 2009 : Tous contre Marine Le Pen à Hénin-Beaumont ; Dany Boom mobilisé
06 mai 2009 : Jean-Marie Le Pen interdit de Présidence du Parlement européen
11 avril 2009 : Scandale à Hénin-Beaumont, mise en examen, et en prison, du maire socialiste Gérard Dalongeville ; la gêne du parti socialiste
27 mars 2009 : Elections européennes, nouvelle récidive de Jean-Marie et nouveau désaveu de Marine
25 avril 2008 : Le Pen récidive, sa fille désavoue, ainsi que le FN
16 mars 2008 : Marine Le Pen battue à Hénin-Beaumont
08 février 2008 : Jean-Marie Le Pen condamné pour ses propos sur l’Occupation
04 février 2008 : Municipales : Face à Marine Le Pen, difficile union de la gauche à Hénin-Beaumont
29 octobre 2007 : Contre Marine Le Pen
22 octobre 2007 : La Cour Européenne des Droits de l'Homme (Grande Chambre) donne raison à Jean-Marie Le Pen
11 septembre 2007 : "Sarkozy s'est aligné sur Rama Yade"
07 août 2007 : Compliments au Président Sarkozy ... ???
17 juin 2007 : Législatives, 2ème tour : 41,7¨% pour Marine Le Pen
10 juin 2007 : Législatives, 1er tour : effondrement (1.116.005 voix, 4,29% des suffrages exprimés) sauf pour Marine Le Pen dans la 14e circonscription du Pas-de-Calais (24,47%).
03 juin 2007 : L'imposture de Sarkozy
27 mai 2007 : Sarkozy charmeur
1er mai 2007 : Appel à l'abstention massive
22 avril 2007 : Présidentielle, 1er tour, résultats : 3 834 530 voix (10,44% des suffrages exprimés, 8,8% des inscrits). Jacques Toubon (UMP) :"Sarkozy a tué Le Pen"
10 avril 2007 : Contre Nicolas et Cécilia
04 mars 2007 : Le Grand Orient pour Bayrou contre le Pen
22 février 2007 : Un programme chiffré pour « Un capitalisme éclairé, sans ses dérives ultramondialiste et financière »
20 février 2007 : Jean-Marie Le Pen et le 11 septembre 2001 à New-York
31 janvier 2007 : Marine Le Pen incontournable dans les émissions politiques
14 décembre 2006 : 26% d'accord
12 décembre 2006 : Une affiche effrayante ...
27 octobre 2006 : Marine Le Pen interdite de séjour en Israël
20 septembre 2006 : Jean-Marie Le Pen à Valmy
17 septembre 2006 : Marine Le Pen : "Nous sommes à 20 ou 22 %"
14 septembre 2006 : Jugement de Jean-Marie Le Pen après la présidentielle : dénonciation de Me Arno Klarsfeld
12 juillet 2006 : Jean-Marie Le Pen, qui veut lançer sa campagne présidentielle, est renvoyé en correctionnelle, pour des propos de janvier 2005
23 avril 2006 : Marine attaque Philippe de Villiers
19 avril 2006 : Marine et son autobio
10 avril 2003 : Jean-Marie Le Pen déchu de son mandat européen
25 février 2003 : Problèmes pour Marine (comme pour Toubon ?)
Les lepénistes des beaux quartiers
La vigilance de Ras l'front

Le Pen vomit les Lumières
Par Zeev STERNHELL. Zeev Sternhell est un politologue israélien, auteur de la trilogie «La France entre nationalisme et fascisme» , republiée chez Fayard en 2000.

Aucune société, aucun peuple, aucune couche sociale n'a été immunisée contre ce «mal du siècle» que fut le fascisme . a tentation est grande, à chaque succès d'un mouvement de l'extrême droite en Europe, de se voiler la face et de n'y voir rien d'autre qu'un accident de parcours de plus. La tentation est plus grande encore de parler, comme on le fait dans certains milieux, de l'imperméabilité de la France, par sa «tradition républicaine», à ce phénomène de rupture que représente depuis plus d'un siècle la droite révolutionnaire. La réalité est beaucoup moins brillante : le protofascisme, le fascisme mûr ou le postfascisme sous des formes diverses, produits d'une véritable crise de civilisation qui ébranle l'Europe du tournant du siècle précédent, font partie intégrante de notre culture politique. Aucune société, aucun peuple, aucune couche sociale n'a été immunisée contre ce «mal du siècle» que fut le fascisme : certes, on ne peut plus appeler aujourd'hui à la mise à mort pure et simple de la démocratie, et c'est un grand progrès incontestable, mais un progrès relatif. Car il convient de ne pas oublier que nous vivons non pas dans un monde frappé par quatre années de guerre mondiale, par la révolution en Russie, par l'inflation et le chômage, mais en période de prospérité, de paix et de bien-être que les neuf dixièmes de la population de la planète envient à l'Europe occidentale.

A l'origine du mal se situe le refus de la vision de la nation élaborée par les Lumières françaises. Les auteurs de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert pensaient que la nation constituait un ensemble de gens habitant un certain territoire délimité par certaines frontières et obéissant au même gouvernement. Cette vision éclairée de la collectivité exprime bien l'effort héroïque engagé par les hommes du XVIIIe siècle pour dépasser les résistances de l'histoire et de la culture et pour affirmer, une fois de plus, l'autonomie de l'individu. Elle sera balayée par la révolte contre les Lumières, qui, au tournant des XIXe et XXe siècles, devient un phénomène de masse et s'exprime en France de la manière la plus éclatante dans le nationalisme tribal de la terre et des morts.

Le Front national s'inscrit dans la continuité de cette tradition politique qui, depuis la fin du XIXe siècle, opère une claire distinction entre la qualité de Français et celle de citoyen français. N'importe qui, pense-t-on à l'extrême droite, peut profiter de cette fiction légale qui permet de devenir citoyen français, mais la carte nationale d'identité n'est pas dotée d'un quelconque don magique qui puisse faire du coeur et de l'esprit d'un Arabe d'Algérie ou d'un juif de Pologne, qu'ils soient nés en France ou ailleurs, le coeur et l'esprit d'un Français de souche. L'appartenance à une communauté nationale ne peut être affaire de choix individuel. Par ailleurs, chaque individu incarne le produit d'un environnement historique et culturel unique en son genre, il ne peut s'intégrer en un autre environnement qui, lui aussi, comme toute réalité, est sans égal. Ce qui fait qu'une communauté de citoyens, fondée sur l'idée de contrat social ou de quelque principe utilitaire, est par son essence même une communauté artificielle. Elle est le contraire même d'une communauté fondée sur ces bases qui donnent un sens à la vie : des liens quasiment charnels qui unissent les membres d'une même famille, l'histoire, la culture et la religion. Pour les militants du Front national et ses électeurs, une conception individualiste de la nation, constitue à long terme un danger de mort pour la France.

C'est bien la révolte contre les Lumières françaises, avec sa théorie de la nation conçue comme individualité close, pourvue d'un esprit particulier, avec son refus de normes universelles qui avait produit Vichy. La défaite en elle-même ne rendait pas nécessaire une dictature brutale, présentant toutes les caractéristiques essentielles du fascisme dur, y compris les lois raciales. Le lepénisme s'inscrit dans cette lignée. Cependant, continuité n'est pas synonyme de déterminisme, et il n'y a pas de continuité sans changement. Les changements intervenus sont énormes, notamment en ce qui concerne la vie culturelle : les grands intellectuels de droite d'antan n'ont pas d'héritiers, mais la capacité de l'extrême droite à devenir un mouvement de masse reste entière et, avec elle, la grande vulnérabilité de la démocratie.

On oublie trop souvent que ce ne sont pas seulement les classes moyennes, voire la bourgeoisie, qui fournissaient jadis leurs troupes et leurs compagnons de route aux divers mouvements fascistes ou semi-fascistes en France comme ailleurs : les ouvriers et autres petits salariés restaient de tout temps, eux aussi, ouverts à l'appel d'un mouvement qui se voulait à la fois national et social. Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que des villes communistes comme Calais et Martigues aient voté Le Pen au premier tour. La victoire brutale, même si elle n'est que momentanée, de l'économie de marché, les privatisations et le danger qui guette les acquis sociaux, le sentiment de devoir affronter l'avenir seuls et sans soutien, engendrent chez un nombre grandissant de Français, comme chez d'autres Européens, la rancoeur et le ressentiment : ce n'est pas là un terrain favorable pour la démocratie.

Assurément, ici encore, on est loin d'assister à l'éclosion d'un phénomène nouveau : au tournant du XXe siècle, ce furent l'industrialisation et la modernisation rapides qui avaient créé ce sentiment que le monde chavirait. D'autre part, il est permis de penser qu'avec la disparition du marxisme de la vie intellectuelle et culturelle, avec l'affaiblissement du Parti communiste et le virage vers le centre des socialistes, le glissement vers l'extrême droite des couches sociales touchées par les effets pervers du libéralisme économique se poursuivra. La révolte contre les puissants, les possédants et les hommes d'argent, contre le capital anonyme, contre «les élites» en place, n'a jamais manqué en France de troupes. Toute la question est de savoir par qui et dans quel sens ces sentiments diffus sont-ils canalisés.

Le Front national constitue aujourd'hui la dernière édition d'un effort continu de combiner le social et le national, de prendre la défense du peuple non pas au nom de la justice et de l'égalité conçues comme des valeurs universelles, mais comme des instruments de protection de la nation. «Il n'y a de justice qu'à l'intérieur d'une même espèce», disait déjà Barrès, car selon lui comme selon Drumont, «les étrangers n'ont pas le cerveau fait de la même façon que le nôtre». Il en concluait qu'«en France, le Français doit marcher au premier rang, l'étranger au second». Voilà des formules qui, surtout en temps de crise (la preuve de laboratoire ne reste plus à faire), frappent l'imagination avec autrement plus de force que les principes de 1789. D'autant plus que quand on s'applique à noircir au-delà du vraisemblable la Révolution française, à vomir les Lumières et leur héritage, c'est-à-dire les droits de l'homme, on sème le vent et l'on récolte la tempête.
Libération, Le jeudi 02 mai 2002, p. 21

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La vigilance de Ras l'front

Une permanence comme il doit en exister des dizaines dans le pays, quelque part dans Paris ou dans la région parisienne. Un sol jonché de cartons, quelques bureaux, une odeur de tabac froid, des affiches, un téléphone jamais tranquille, des jeunes, des vieux concentrés sur leur tâche, des rires qui fusent et beaucoup de nervosité. Ici, on milite comme on respire, comme une évidence, par nécessité. Dimanche 28 avril, dans les locaux de Ras l'front, c'est l'effervescence. Aurélie, René ou Jean-Pierre font des paquets qu'ils remplissent d'autocollants, de pin's. Partout, il y a le triangle rouge, le sigle de l'association, le signe qui distinguait les prisonniers politiques dans les camps nazis ; partout, il y a ce slogan tout simple : "Contre le fascisme." Il faut partir "tracter" devant le Zénith, où se tient le rassemblement des professionnels de la culture. Jacques Testart, biologiste, les rejoindra. Il va parler au nom de cette association qui milite depuis douze ans contre le Front national et l'extrême droite.

Ras l'front est né en mai 1990, le Front national existait depuis longtemps et commençait à collectionner les victoires électorales. Hasard ou suite logique, les événements se précipitent en ce mois de mai. Un appel signé par 250 personnalités conseille la vigilance contre le FN, qu'il faut considérer comme un parti néofasciste. Il faut tout faire pour ne pas le banaliser, le considérer comme un parti comme un autre dans la vie politique française. Dans le même temps, l'émotion est immense en France après la profanation du cimetière de Carpentras. Dans la nuit du 9 au 10 mai, trente-quatre sépultures juives ont été ouvertes et le corps d'un homme récemment inhumé a été déterré et empalé.

Le gouvernement du premier ministre, Michel Rocard, travaille sur l'immigration depuis quelques mois. A la fin mai, une table ronde va rassembler la majorité et l'opposition : la tendance est à la sévérité et aux mesures restrictives. Les associations demandent au gouvernement de tenir ses engagements sur le droit de vote des étrangers dans les élections locales. Quelques semaines plus tard, au petit matin du 21 juin, à la hussarde, la majorité sénatoriale adopte une proposition de loi tendant à réformer le droit de la nationalité présentée par les quatre présidents de groupe de la droite sénatoriale, dont Charles Pasqua.

L'instant est propice : des milliers de personnes répondent à l'appel des 250 en signant une pétition centralisée par le journal Politis, qui reçoit plus de 6 000 signatures. Une assemblée générale est organisée : "Il y avait beaucoup de monde, nous avons décidé de faire des collectifs là où se trouvaient les gens, explique Anne Tristan. Pour faire circuler les informations, nous avons créé un journal." C'est Ras l'front, dont le no 87 est sorti en avril, à la veille de l'élection présidentielle. Si la ligne éditoriale est édictée par l'association, le journal est aujourd'hui indépendant du réseau : "Pour éviter que l'un ne tue l'autre", explique Jean-Pierre. En cas de procès et de condamnation, l'un ne peut pas "plomber"l'autre : "On essaie de ne pas se faire ramasser bêtement."

Gilles Perrault ou Didier Daeninckx - qui depuis ont quitté l'association - sont parmi les signataires et les fondateurs de Ras l'front. A leurs côtés, Anne Tristan. La jeune femme est connue dans les milieux antifascistes pour avoir publié un livre essentiel pour mieux comprendre le Front national : Au Front (Gallimard), en 1987. Anne Tristan a passé six mois dans la peau d'une dactylo au chômage et a milité au sein du FN. Son expérience montre que le parti s'installe partout et tente de renouer des liens là où ceux-ci - qu'ils soient syndicaux, associatifs, politiques ou religieux - ont disparu : "J'ai toujours entendu dire que le FN n'a pas de militants, mais le FN fait un travail de fourmi sur le terrain, dit-elle. Il fallait faire la même chose, avec d'autres idées."

La politique de Ras l'front est donc simple : il faut, face au Front national, tisser un réseau d'initiatives politiques et culturelles, qui permet de réagir dans tous les milieux, du quartier aux lieux de travail : "Nous avons commencé sur les marchés de l'Est parisien, se souvient-elle. Nous étions à côté des militants du FN, qui étaient les seuls à occuper le terrain en dehors des élections."

Pour créer cette capillarité, les collectifs s'installent peu à peu : "Chacun d'eux avait son propre visage." L'association, en effet, fédère, mais n'a pas de structures. Chaque collectif est indépendant et mène à sa guise ses activités. Un pic à 180 est atteint en 1995, année de la mort de Brahim Bouraam, jeté à la Seine par quatre skinheads, en marge d'une manifestation du Front national, le 1 er mai à Paris. Il y en a aujourd'hui une centaine. Ras l'front s'est lié avec le mouvement social et, en particulier, avec des associations comme le Droit au logement (DAL) ou les antimondialistes d'Attac.

De nombreux militants sont venus de l'extrême gauche, mais Ras l'front semble avoir échappé à une éventuelle protection d'un parti ou d'un autre : "Ce n'est pas le catéchisme, comme il peut y avoir dans ce genre d'organisation, assure Jacques, qui soutient l'association et écrit dans les colonnes de son journal. Nous savons qu'il y a beaucoup de militants venus de la Ligue communiste révolutionnaire, mais ils n'y sont pas soumis. Militer contre le FN, ça n'empêche pas d'aller militer ailleurs."

Dès les premiers mois de sa fondation, Ras l'front frappe les esprits en prenant à rebrousse-poil le débat sur le Front national. Contrairement à ceux qui préfèrent ignorer le FN en lui refusant la médiatisation. Faut-il en parler ou non, faire de la publicité ? Ras l'front préfère appeler un chat un chat : "Nous voulions être tranchés : le Front national, c'est du fascisme, point, dit Anne Tristan.Les avancées de l'extrême droite sont faites de nos reculs, toute politique qui courtise avec ces idées-là ne peut que nourrir ce vote-là."

A la présence sur le terrain du Front national, que les militants de Ras l'front appellent ironiquement les réunions Tupperware, les collectifs opposent leurs fêtes, leurs débats ou leurs services. Il y a aussi les opérations de visibilité. En 1993, un premier Salon du livre antifasciste est organisé dans la capitale. Plus de cent écrivains, historiens, sociologues et dessinateurs, une quarantaine d'éditeurs, des librairies, des revues et des professionnels de l'imprimerie participent à ce rassemblement. En 1996, Ras l'front organise une nuit du cinéma antifasciste à l'Entrepôt.

Autour du journal, qui paraît dix fois par an, des brochures d'information sont publiées afin d'expliquer le contenu du programme de Jean-Marie Le Pen ou d'identifier les réseaux. Les rédacteurs n'hésitent pas à reproduire des tracts du FN, pour informer. Au fil des ans, Ras l'front s'est intéressé notamment au "FN contre les jeunes" ou a enquêté sur le "rock identitaire français": "Le FN s'est lancé sur les terrains de la musique, de la BD, de la peinture, lit-on dans l'introduction de l'opuscule, autant de domaines qui permettent d'attirer plus largement les jeunes qui n'auraient pas adhéré au FN, MNR... par une démarche purement politique." Et il y a toujours les marchés, où les militants essaient d'être là, au quotidien. Aurélie, une jeune militante, explique : "Nous rencontrons des gens qui ont besoin de discuter, qui cherchent des réponses que les partis ne leur donnent plus."Et avec les militants du Front national ? "Il y a un pacte de non-agression. Le fait que nous soyons là les empêche de se disséminer sur le marché, ils restent autour de leur stand, ce sont les gens qui viennent les voir. Récemment, nous avons plutôt vu des militants du MNR."

Dans quel état dimanche 21 avril les a trouvés ? "Sonnés mais pas longtemps", dit Jean-Pierre. Avec le secrétariat général, il avait écrit un communiqué samedi soir, "parce que les sondages dont nous prenions connaissance montraient que Jean-Marie Le Pen remontait très fort et que son score, le lendemain, serait trop important. C'était pire que nous ne le pensions". Depuis, le local ne désemplit pas. Cinq bénévoles assurent la permanence et huit autres se relaient pour actualiser le site Internet raslfront .org. L'association reçoit 200 mails par heure, il faut envoyer du matériel aux collectifs, "dis- séminer l'énergie", poursuit Jean-Pierre.

Ils souquent, oublient d'être amers, du moins en apparence. Ils tâchent d'oublier toutes ces fois où la communauté n'a pas voulu les croire, et surtout en 1998, l'année de la scission entre Jean-Marie Le Pen et Bruno Mégret : "Mes copains me disaient : "Arrête avec tes conneries de pin's"", explique Jacques, qui porte en permanence le petit triangle rouge sur ses vêtements. "On nous disait que c'était fini, poursuit Jean-Pierre. Maintenant qu'ils étaient divisés, ils allaient disparaître. Ça a été vrai pendant quelques mois, mais nous avons très vite vu que le FN et le MNR étaient encore là. Cela a été flagrant aux élections municipales de mars 2001. Nous savions qu'en cas de nécessité les frères ennemis pouvaient tout à fait s'unir à nouveau. Nous avons perdu trois ans." Aurélie est arrivée à Ras l'front un peu avant la scission du Front national. Le groupe au sein duquel elle militait a continué : "Je suis en Seine-Saint-Denis, dans une commune où il y a une église intégriste, cela nous a encouragés à rester vigilants, dit-elle. Nous nous sommes dit que cela faisait deux ennemis au lieu d'un. Nous savions bien qu'ils n'allaient pas passer de 15 % à 0 % comme ça." Les militants de Ras l'front avaient toujours entendu ce discours : "Tous ces coups encaissés, raconte Anne Tristan. On nous disait, mais non ! C'est protestataire, c'est volatil."

Alors il faut recommencer. Etre là, partout où les manifestations contre l'extrême droite se for-ment, mais Jean-Pierre assure : "La manifestation est une prise de conscience, pas une solution." Malgré l'électrochoc qui vient de secouer le pays, le temps presse : "Il faut travailler et reconstruire, nous avons un mois et demi avant le deuxième tour des élections législatives pour expliquer à nouveau, avant que le soufflé ne retombe."

Que faire ? "Nous n'avons pas de certitudes, pas la vérité. Nous disons quelque chose de simple : il n'y a pas de forces que l'on ne peut combattre", poursuit Anne Tristan. "Notre réponse, c'est d'être là partout où sévissent l'exclusion, l'insécurité, ce n'est pas la bagnole qui crame au coin d'un carrefour, l'insécurité, c'est le chômage, la précarité, répète Jean-Pierre. Quand le Front national débarque dans une soupe populaire à Saint-Lazare, nous essayons d'être là ; quand un groupe de rock identitaire français arrive en quart de finale d'un concours de chant, nous alertons le directeur de la salle et, s'il n'entend pas, nous manifestons. Nous n'allons pas nous grossir la tête et les bras, il nous faut susciter la vigilance, partout."

De quoi rêvent-ils ? La question provoque à chaque fois un sourire pointé d'amertume. Qu'un jour l'extrême droite retombe à 1 %, et Ras l'front pourra disparaître : "Si nous réussissons, nous partons." Pour l'heure, une illusion. Alors ils restent, existent encore, et sans doute pour longtemps.
Bénédicte Mathieu, ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 03.05.02, LE MONDE | 02.05.02 | 09h19,MIS A JOUR LE 02.05.02 | 09h59

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Les lepénistes des beaux quartiers

Ils ont de l'argent ou ils en ont eu. En tout cas, il leur en reste suffisamment pour habiter des appartements cossus, généralement dans les beaux quartiers de Paris, mais aussi en province, où ils entretiennent des résidences secondaires, souvent la propriété familiale. Ils sont médecins, magistrats, chefs d'entreprise. Aristocrates ou grands bourgeois, ces gens-là n'ont pas découvert Jean-Marie Le Pen le 21 avril. Ils lui sont fidèles depuis des années, parce que ses idées sont les leurs. Une surtout, par dessus toutes les autres, qu'ils résument en deux mots : "La France !"

"Quand on a compris ce qu'est le Front national, on y entre comme en croisade, comme en religion, pour le salut de la France", explique Jeanne de Chabot, princesse Armand-Louis de Polignac. La vieille dame reçoit sans façon dans son appartement du 9e arrondissement ("Nous vivons bourgeoisement et simplement"), mais elle ne craint pas la grandiloquence pour rappeler son engagement au FN "depuis qu'il existe". Elle n'a plus la mémoire des dates, se souvient seulement avoir voté pour Tixier-Vignancour en 1965 : "C'est dire si je suis irrécupérable", rit-elle. "Et au deuxième tour, précise-t-elle, j'avais voté Mitterrand pour faire échec à de Gaulle."

Le colonel Eric du Réau, 57 ans, n'a adhéré au parti lepéniste qu'il y a trois ans, après avoir quitté "cette pauvre armée que Chirac venait de brader". Toutefois, reconnaît-il, "je suivais le FN depuis une vingtaine d'années". L'ex-saint-cyrien assistait aux meetings "en civil" pour respecter son devoir de réserve, mais il ne s'abstenait pas devant l'urne : "J'ai voté pour la fausse droite jusqu'à Giscard. Une erreur que j'ai vite regrettée : VGE, c'était le socialisme rampant. La France aurait été moins socialisée avec Mitterrand." Alors, en 1981, il a voté utile : "Mitterrand contre Giscard." Depuis, il n'hésite plus : "Le Pen est le seul capable de mettre fin à la décadence morale et civique de notre pays."

C'est aussi après avoir pris sa retraite professionnelle qu'André Giresse a affiché sa sympathie pour le Front national. Il n'a pas sa carte, mais accepte depuis 1995 de figurer au comité de soutien de Jean-Marie Le Pen. Un président de cour d'assises - celle de Paris de surcroît -, quel renfort de prestige ! Aujourd'hui âgé de 79 ans, l'ancien magistrat a trouvé dans cette famille politique un cadre idéal pour son "esprit rebelle". "J'ai une fascination pour les exclus, les persécutés", raconte-t-il, expliquant que le combat politique frontiste, c'est "ceux d'en bas contre le château".

Dans les années 1950, le jeune Giresse, magistrat outre-mer, avait adhéré à l'Union démocratique et sociale de la Résistance (UDSR) de François Mitterrand - "un très grand ministre de l'outre-mer qui a préparé la décolonisation de main de maître". "Je suis resté longtemps proche de lui", dit-il. Mais ce sont les questions de justice qui ont précipité son divorce d'avec les socialistes, alors qu'il participait à des commissions d'études du PS : "Je me suis vite aperçu qu'ils avaient une vision de la justice pénale aux antipodes de la mienne : laxiste, rousseauiste, utopique et angélique."

La rupture a été consommée avec le procès de Philippe Maurice et l'abolition de la peine de mort, "cette clé de voûte de notre système pénal". Mais il reproche aussi à Mitterrand d'avoir "méprisé la magistrature" et "bafoué l'indépendance de la justice". Il porte comme une blessure l'affaire de Broglie, "que le pouvoir, droite et gauche réunies, a tout fait pour étouffer". Ce dossier inabouti était au cœur d'un livre brûlot qu'il écrivit en 1987 "sur les coulisses de la justice" (Seule la vérité blesse). Le scandale fut énorme : deux ans après avoir été mis en congé spécial - "on m'avait fait passer pour répressif" -, il se voyait refuser l'honorariat. Pourtant, promis-juré, son ralliement aux thèses du FN n'est pas une réaction d'homme amer et blessé : "Il y a d'autres raisons, comme la souveraineté nationale ou les valeurs spirituelles et morales." "J'ai toujours été de la gauche patriotique, celle de Bourgès-Maunoury, Max Lejeune ou Lacoste, et qui n'existe plus." Chez les partisans du FN, il a retrouvé "l'amour de la France, de l'Etat-nation".

Marie-Christine Bignon est d'une autre génération, et d'un autre milieu. Cette femme élégante de 54 ans dirige une petite entreprise textile, spécialisée dans la lingerie haut de gamme, à Chauffailles (Saône-et-Loire). A son retour au pays, après plusieurs années passées au Québec puis en Normandie, elle a repris une société en faillite et adhéré au Front national. C'était à la fin des années 1980. "Je votais pour lui depuis longtemps ; j'ai toujours voté à droite, et je continue de le faire, car je ne me sens en aucun cas extrémiste." Son père, petit concessionnaire automobile, était "socialiste bon teint", sa mère "très à droite", de même que sa belle-famille, "dont le vote fluctue entre Le Pen, Madelin ou Bayrou en fonction du climat politique créé par les médias".

Depuis un an, elle est sortie de l'anonymat en devenant maire de sa commune, élue à la surprise générale dès le premier tour avec 60 % des voix. Son engagement politique à l'extrême droite n'effraie pas ses clients :"Ils le savent, et j'en informe moi-même les nouveaux pour qu'ils ne l'apprennent pas par la bande. Nous avons parfois des discussions politiques, mais de bonnes relations." Dans cette région rurale où la petite industrie textile a été sinistrée, c'est un combat quotidien pour maintenir son entreprise à flot. "Les PME meurent du fiscalisme, des 35 heures et du manque de liberté pour licencier, dit-elle. Le Pen est le seul qui a vécu l'entreprise, il est le seul à même de nous comprendre."L'industrielle fait partie du club d'entreprises de son canton, mais, reconnaît-elle, "ce n'est pas dans ce milieu que je rencontre le plus d'idées correspondant aux miennes, c'est surtout chez les artisans et commerçants" (représentés en force à son conseil municipal).

L'adhésion de Marie-Christine Bignon ne s'arrête pas au programme économique du leader du FN : "Je partage la plupart de ses idées." Comme son mari, également industriel du textile, et ses trois enfants, âgés de 22 à 35 ans : "Ce sont de vrais patriotes, ils en feraient une maladie s'ils ne votaient pas."

La fibre lepéniste est souvent familiale : "Mes quatre enfants sont très indépendants, mais nous avons beaucoup parlé avec eux", explique le colonel du Réau. "C'est un choix raisonné", assure la benjamine. Dans la famille de Mme de Polignac, Jeanne est longtemps restée un cas, mais il y a du mieux ces derniers temps : "Deux de mes trois filles ont voté Le Pen cette fois-ci ; auparavant, l'une votait Jospin et l'autre pour la droite molle." La vieille princesse a reporté tous ses espoirs sur ses huit petits-enfants : "L'électorat de Le Pen, ce sont les grands-parents et les très jeunes, la génération intermédiaire est frileuse."

Vivant dans des milieux favorisés, ces lepénistes convaincus n'ont aucune tendresse pour leur voisinage : "Je déteste la bourgeoisie, dont je fais pourtant partie, assure André Giresse. Ces gens dédaignent le peuple, vivent en vase clos, ne voient plus la réalité, c'est l'esprit de la Croix-Catelan." Allusion aux installations du Racing, club huppé dont ce notable amateur de sport fut un temps membre. Jeanne de Chabot moque "la gauche caviar et la droite saumonée", alors que "la bonne aristocratie est très proche du petit peuple". Le peuple, les petites gens, telle semble être leur obsession. De passage ces jours-ci dans sa "campagne", en Vendée - son père a longtemps été député de la circonscription aujourd'hui détenue par Philippe de Villiers -, Mme de Polignac en a rencontré à la pelle, de ces gens ordinaires - "des fermiers, le menuisier, le peintre" -, qui ont voté Le Pen le 21 avril "et qui continueront".

"Ça me plaît de voir que le Front national a remplacé le Parti communiste chez les ouvriers,se réjouit M. Giresse. Avant ils votaient pour Moscou, au moins maintenant ils votent pour la nation." En discutant avec ses employés et ses administrés, Marie-Christine Bignon s'est forgé une certitude : "Je m'attends à un score surprenant au second tour. Que voulez-vous, les gens sont essoufflés, écœurés." Tous en conviennent, le succès de Jean-Marie Le Pen se bâtit sur les thèmes de l'insécurité et de l'immigration, souvent entremêlés. Même à Chauffailles, 5 000 habitants, où la délinquance est quasi inexistante : le deuxième policier municipal recruté par Mme la maire ("mieux vaut prévenir que guérir") vient de lui avouer qu'il s'ennuyait.

Sur l'immigration, ils sont intarissables, mais se dédouanent avec force : racistes, nous, jamais ! Aux murs de son salon, André Giresse montre les aquarelles de Madagascar, son île natale, et les objets décoratifs rapportés de sa carrière en Afrique. "Sans l'intervention de Mitterrand en 1958, j'aurais été exclu du ministère de l'outre-mer, car on me reprochait de prétendues idées marxistes, on m'appelait l'ami des nègres."

Marie-Christine Bignon vient de recruter deux assistantes maternelles pour une école de sa commune : "Les deux candidates que j'ai retenues sont algériennes, elles correspondaient aux critères professionnels que j'avais définis, et en plus elles étaient de Chauffailles." La préférence locale plutôt que nationale ! Dans son entreprise, l'une de ses meilleures collaboratrices est maghrébine : "Si je dois licencier un jour, je ne commencerai pas par Aïcha, c'est sûr."

"Je n'ai jamais été raciste,martèle aussi la princesse de Polignac. Pendant la guerre, nous avons caché des juifs, comme tous les Français." Mais ce n'est pas une raison pour "devenir une république islamiste", puisque "ces gens se reproduisent comme des lapins".La France de ses ancêtres "doit conserver sa culture judéo-chrétienne". Pour la vieille dame, le regroupement familial a été "une folie". Elle souhaite qu'on demande davantage l'avis du peuple sur les grands sujets comme celui-ci : "Je suis sûre qu'un référendum sur l'immigration aurait un grand succès. Vous ne trouvez pas ? En tout cas plus que le quinquennat."

Ils ont beau chercher, ils ne voient personne d'autre que Jean-Marie Le Pen pour incarner leur idéal, cette France sauvée de la dissolution dans "l'euromondialisation", guérie de "l'affairisme", bref rendue au peuple de France. Pour André Giresse, les autres hommes politiques "n'ont que des plans de carrière". Chevènement ? Il l'a trouvé ridicule "à vouloir se prendre pour de Gaulle". Le député de Belfort est pourtant le seul à trouver grâce aux yeux des lepénistes. "C'est vrai, Chevènement est sympathique, admet Eric du Réau. Mais il s'est trop compromis avec tous les gouvernements de gauche." Tandis que Le Pen, lui, "n'a jamais varié", se félicite Mme Bignon. Et il ne s'est jamais trompé, renchérit le colonel du Réau : "Pour gouverner la France, il faut un visionnaire. Depuis vingt ans, il a toujours fait un bon diagnostic de la situation et il propose des remèdes simples."
Jean-Jacques Bozonnet, ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 02.05.02, LE MONDE | 30.04.02 | 12h13

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(26 février 2003) Marine Le Pen se prend des policiers dans le nez
Elle est poursuivie pour outrage à agents lors d'une fête.

Elle est décidément la fille de son père. A la tête de la corpo de droit, Jean-Marie Le Pen s'était taillé dans les années 50 une réputation de fêtard et de bagarreur, en accumulant plusieurs poursuites et condamnations. La plus jeune de ses trois filles lui emboîte le pas. Dans la nuit de jeudi à vendredi vers 2 h 30 du matin, Marine Le Pen aurait insulté trois gardiens de la paix dans le XVIe arrondissement de Paris. Une procédure pour outrage à agents de la force publique a d'ailleurs été engagée à son encontre. L'incident pourrait être exploité par ses adversaires au sein du Front national, notamment dans les milieux catholiques intégristes qui ont surnommé Marine Le Pen et ses proches «les night-clubbers».

Musique.
Jeudi, Marine Le Pen était invitée à l'anniversaire de Frédéric Chatillon, ancien responsable du Groupe union défense, le GUD, ex-employé de la librairie révisionniste Ogmios et actuellement à la tête d'une entreprise de communication travaillant pour le compte du FN, mais aussi pour les frères ennemis mégrétistes et la fondation Bardot. Les voisins se plaignent de la musique un peu trop forte auprès du commissariat qui envoie alors sur place une patrouille pour rappeler les fêtards à un peu plus de discrétion. Dans leur rapport, les trois fonctionnaires accusent la nouvelle égérie du FN, selon eux en état d'ébriété, de les avoir insultés et d'avoir déclaré qu'avec Nicolas Sarkozy à l'Intérieur, «les droits des Français n'étaient plus respectés».

«Tout cela est totalement faux», affirme la fille du chef. Selon elle, les policiers «ont fait preuve d'une agressivité inouïe» avant de rédiger «un rapport totalement mensonger pour se couvrir». Convoquée vendredi au commissariat central du XVIe arrondissement, elle envisage de porter plainte contre les policiers. «Ils ont demandé ses papiers à mon amie enceinte de son sixième enfant. Ils ont menacé de la menotter et de l'emmener au poste parce qu'elle ne les trouvait pas», explique Marine Le Pen qui se serait alors interposée pour défendre son amie, Marie Chatillon.

Plaintes.
Les policiers, eux, ont noté dans leur rapport des faits précis. L'organisatrice de la soirée se serait opposée à leur entrée dans l'appartement au prétexte qu'ils n'avaient pas de mandat et les auraient ensuite traités de «trous du cul. Vous nous faites chier. Il est plus facile de s'en prendre à des bons Français plutôt qu'aux bougnoules». Plainte a également été déposée contre les époux Chatillon.
Libération, Par Christophe FORCARI, mercredi 26 février 2003, p. 13

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(10 avril 2003) Jean-Marie Le Pen déchu de son mandat d'eurodéputé
Le président du Front National Jean-Marie Le Pen a été déchu de son mandat de député européen, après le rejet du recours qu'il avait introduit devant le tribunal de première instance de la Cour de justice des Communautés européennes.

STRASBOURG (Reuters) - Jean-Marie Le Pen a été déchu de son mandat de député européen, après le rejet du recours qu'il avait introduit devant le tribunal de première instance de la Cour de justice des Communautés européennes, annonce un communiqué du parlement européen.

Le président du Front National avait été condamné en 1998 à un an d'inéligibilité par la cour d'appel de Versailles pour avoir agressé, à Mantes-la-Jolie, lors de la campagne des élections législatives de 1997, la candidate socialiste Annette Peulvast-Bergeal.

Le gouvernement français avait notifié la déchéance de son mandat au parlement européen le 23 octobre 2000, après le rejet de l'ultime recours interne formé par le dirigeant d'extrême droite devant le Conseil d'Etat.

Jean-Marie Le Pen s'était alors tourné vers le tribunal de première instance de la Cour de justice européenne, qui avait accordé un sursis à l'exécution de la décision de déchéance de son mandat.

"Aujourd'hui, le tribunal de première instance déclare le recours de M. Le Pen irrecevable. Pour le tribunal, le parlement européen pouvait se limiter à prendre acte du décret ministériel français et aucun acte communautaire n'était attaquable dans cette affaire", précise le parlement.

"M. Le Pen n'est donc plus député européen à dater de ce 10 avril 2003", ajoute le communiqué, qui indique que Marie-France Stirbois, qui l'avait remplacé durant trois mois, avant que la justice européenne n'ordonne le sursis à exécution, devrait lui succéder de nouveau.
Charles Platiau REUTERS, Libération, 10 avril 15:43:38, 11 avril p. 18

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mercredi 19 avril 2006, 11h21 Marine Le Pen répond aux "caricatures" du FN dans une autobiographie

PARIS (AFP) - Marine Le Pen répond, dans une autobiographie intitulée "A contre flots" à paraître le 25 avril, à ce qu'elle considère comme des "caricatures" du Front National, ou d'elle-même.
"Face à un certain nombre de caricatures, qu'elles soient externes ou internes, il était nécessaire d'apporter une réponse", a expliqué la fille du président du FN, Jean-Marie Le Pen.
"Je voulais qu'au début de ma carrière politique (...) il y ait un acte de sincérité et de vérité", a ajouté la vice-présidente du FN, qui n'exclut pas d'être candidate à la succession de son père à la tête du parti, le moment venu.

"Faire de la politique ne passe pas obligatoirement par la présidence du FN. Mais pourquoi pas?", répond-elle. Pour l'instant, ce qui m'importe c'est 2007, et le candidat à la présidentielle, c'est Jean-Marie Le Pen. Je considère qu'il est le meilleur candidat, et qu'il est, et restera, le meilleur président du Front National. Mais après, on verra. Je n'exclus rien a priori".

Dans ce livre qu'elle a décidé d'écrire "il y a un an", en pleine polémique sur les déclarations de Jean-Marie Le Pen à Rivarol (sur l'occupation allemande en France, "pas particulièrement inhumaine"), la conseillère régionale d'Ile-de-France rejette les accusations de racisme et d'antisémitisme portées contre son père.

Elle attribue ses déclarations de 1987, où il avait décrit les chambres à gaz comme "un point de détail de l'histoire de la seconde guerre mondiale", à "sa stupéfiante capacité à tout relativiser".

Poursuivant ses efforts de dédiabolisation du FN, elle donne sa grille de lecture des positions du parti sur le rôle de la femme ou l'avortement, contre lequel elle estime qu'il faut lutter par "des mesures incitatives" plutôt que par "la suppression autoritaire de la loi Veil". Elle rappelle aussi sa volonté d'"acquérir une culture de gouvernement".

Mais elle qualifie d'"incompréhension" et de "malentendu" les craintes de ceux qui, au sein du FN, disent qu'elle veut "abandonner les +fondamentaux+ du Front National pour, comme Gianfranco Fini en Italie, aller vendre (son) parti à +la droite+ contre un maroquin ministériel".
("A contre flots", Marine Le Pen - Editions Grancher, 322 pages, 20 euros)
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(Avril 2006) Chaque dimanche, une personnalité commente en toute liberté l'actualité de la semaine.

Aujourd'hui: Marine Le Pen, vice-présidente du Front national, parlementaire européenne et conseillère régionale d'lle-de-France.

A un an de la présidentielle, Jean-Marie Le Pen se dit convaincu de se retrouver en 2007 au deuxième tour. Partagez-vous son optimisme?

. Marine Le Pen. Bien sûr. Et je ne suis pas la seule à le partager. Les études d'opinion montrent qu'un Français sur trois est de cet avis. Jean-Marie Le Pen. c'est évident, est la seule alternative possible. Depuis trente ans, la droite et la gauche montrent leur incapacité à apporter la moindre réponse aux maux qui frappent la France.

La crise provoquée par 1e CPE en est l'illustration?

Cest une démonstration supplémentaire de l'incapacité des politiques à s'attaquer aux causes des ,problèmes. Nos compatriotes sont de plus en plus désespérés. Chômage, sécurité, il n'y a pas un seul domaine où il y ait une amélioration.

Cette crise, qui affaiblit la majorité, profite-t-elle au Front national?

L'affaiblissement de l'exécutif insécurise beaucoup les Français. Doivent-ils se tourner vers l'autorité de l'Etat, quasi inexistante, ou vers celIe de la rue qui semble décisive? Nos compatriotes sont déboussolés. Ils veulent quelqu'un qui soit capable d'incarner l'autorité de l'Etat. Jean-Marie Le Pen est cet homme.

" La nation est à la mode"

Jean-Marie Le Pen est-il vraiment un homme d'avenir? Le rassemblement populaire, national et patriote qu'il souhaite paraît désuet?

la nation est un conœpt extrêmement moderne. Un certain nombre de forces politiques à gauche ont tenté de la ringardiser, d'autres à droite l'ont totalement abandonnée.Or, il s'avère que justement face au mondialisme, la nation est plus que jamais à la mode. La seule structure susceptible d'apporter la sécurité et la prospérité aux Français.

L'OPA sur le FN lancée par Philippe de Villiers vous inquiète-t-elle ?

Non Villiers a un comportement commercial. Il adapté son discours aux résultats d'une étude de marché. Mais pour être porteur de convictions, encore faut-il les avoir chevillées au cœur. Ce n'est pas son cas. Il a été ministre et depuis vingt ans, sans aucune exception, il a soutenu le RPR puis l'UMP. Pour être un tant soit peu crédible avant de partir en chasse, il aurait dû présenter des excuses pour s'être, et surtout avoir, trompé les Francais. Ne pas l'avoir fait le discrédite totalement On ne s'improvise pas chevalier blanc.

Quand il parle de l'islamisation de la France, pour vous c'est de la surenchère à destination de votre électorat?

Il est surtout ridicule. Cela fait plus de vingt ans que nous dénonçons les dangers de l'immigration, ses conséquences sur l'identité française et l'affaiblissement du modèle républicain Je n'ai pas souvenir, pendant toutes ces années, avoir entendu une fois Villiers sur ces thèmes. Sauf pour nous insulter. J'ajoute que dans sa toute nouvelle croisade, il a une notion religieuse qui n'est pas la nôtre, ni celle de nos militants.

Il pourrait empêcher votre candidat de décrocher les 500 signatures nécessaires...

Il n'en a pas les moyens. Mais je le mets en garde : s'il se présente, il prend le risque de disqualifier le candidat national pour le second tour. Il paierait alors très cher cette forfaiture. Qu'il se débarrasse de ses problèmes d'ego et rallie Jean-Marie Le Pen dans une candidature unique et nationale.

Il vous prend militants et cadres, notamment le maire d'Orange Jacques Bompard...

Cest faux, nos militants ne désertent pas. Quant à Bompard, à part vomir sur le FN, je ne l'ai pas entendu faire la moindre proposition depuis qu'il a rallié Villiers.

A 78 ans, Jean-Marie Le Pen ne devrait-il pas passer la main? A vous, par exemple?

Non. Pour 2007. il est l'homme de la situation. Il est le meilleur candidat pour le combat national.

L'exemple de Ségolène Royal au PS ne vous donne-t-il pas des idées?

Non. Ségolène Royal a du succès car personne dans son camp ne s'impose. Mais où est son programmef? Mystère! Ce n'est pas le cas au FN.

Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, favoris dans les sondages, n'incarnent pas à vos yeux un renouveau?

Pas vraiment Ce sont des jeunes qui ont denière eux une longue carrière politique! Chacun, ils représentent l'impuissance de la classe politique et sont responsables du marasme actuel. Ceci dit, je me méfie des sondages. Douze mois avant le 21 avril 2002, aucun d'entre eux ne donnait le Pen au second tour.

Approuvez-vous le projet de loi sur l'immigration que Nicolas Sarkozy présente la semaine prochaine?

Il est à l'exact inverse du programme du FN. La discrimination positive qu'il préconise est en violation totale des principes républicains.

A 37 ans, vous publiez la semaine prochaine un livre largement autobiographique (« A contre flots », Ed. Granchier). Pourquoi?

Parce que l'image que l'on donne de moi est à sens unique, caricaturée.J'ai voulu rétablir la vérité. Après qu'on m'aime ou non, peu importe.

On vous dit candidate à la succession de votre père...

J'entends garder mon père, c'est la fille et la militante qui parlent, aussi longtemps que possible dans les responsabilités qui sont les siennes. Cela dit, le jour venu, je n'exclus pas de présenter mes idées aux adhérents du FN.

Le parti peut donc survivre à Jean-Marie Le Pen?

C'est en tout cas la volonté de mon père. Et si les militants le veulent, je m'emploierai à donner du FN l'image d'un grand parti populaire aux idées généreuses. Qu'on arrête de nous caricaturer!
PROPOS RECUEILLIS PAR BERNARD MAZIÈRES
Le Parisien, dimanche 23 avril 2006, p. 6

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mercredi 12 juillet 2006, 20h16 Le Pen renvoyé en correctionnelle pour ses propos sur l'occupation

PARIS (AFP) - Le président du Front national Jean-Marie Le Pen est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris pour ses propos dans l'hebdomadaire Rivarol en janvier 2005 sur l'occupation allemande en France (1940-1944), qu'il a jugée "pas particulièrement inhumaine".

Deux informations judiciaires avaient été ouvertes en mars 2005 respectivement pour "apologie de crimes de guerre" et "contestation de crime contre l'humanité". M. Le Pen avait été mis en examen dans les deux procédures.

La juge parisienne Michèle Ganascia a signé deux ordonnances de renvoi de M. Le Pen mardi.

Ce dernier devra donc répondre devant le tribunal correctionnel des délits de "complicité d'apologie de crime de guerre" et de "complicité de contestation de crime contre l'humanité".

La première instruction ouverte par le parquet de Paris pour "apologie de crime de guerre" visait une présentation jugée "favorable" par M. Le Pen de la Gestapo, organisation jugée criminelle par le tribunal de Nuremberg pour son rôle dans les crimes contre l'humanité perpétrés par les nazis.

Le deuxième enquête pour "contestation de crime contre l'humanité" avait été ouverte à la suite d'une plainte avec constitution de partie civile déposée par l'association des fils et filles de déportés juifs de France (FFDJF).

Elle visait un passage dans lequel M. Le Pen a notamment déclaré à Rivarol: "en France du moins, l'occupation allemande n'a pas été particulièrement inhumaine, même s'il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550.000 kilomètres carrés".

"Du point de vue de la morale politique, c'est inacceptable et j'espère que le tribunal prononcera l'inéligibilité de Jean-Marie Le Pen", a déclaré Me Arno Klarsfeld, l'avocat de la FFDJF.

"Si l'occupation allemande n'avait pas été particulièrement inhumaine, celle-ci n'aurait pas, en conséquence, commis +particulièrement+ de crimes contre l'humanité. Or il a été établi que 76.000 juifs de France ont été déportés de France par les forces d'occupation allemande et que chacune de ces déportations constitue en elle-même un crime contre l'humanité", avait expliqué dans sa plainte le président de l'association FFDJF Serge Klarsfeld.

L'avocat de M. Le Pen, Me Wallerand de Saint-Just a indiqué qu'il n'avait pas encore eu connaissance des ordonnances de renvoi mercredi soir.
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mercredi 12 juillet 2006, 13h30 Rentrée politique de Jean-Marie Le Pen: des Bouches-du Rhône à Valmy

PARIS (AFP) - Le Front national fera sa rentrée politique les 1er et 2 septembre lors de son université d'été à Arles (Bouches-du-Rhône), avant le coup d'envoi de la campagne présidentielle de Jean-Marie Le Pen le 20 septembre à Valmy (Marne).

L'université d'été d'Arles, ouverte à la presse pendant les deux jours, sera consacrée aux institutions. Elle sera suivie le 3 septembre d'une "fête des Tricolores" organisée par le FN local dans les environs de Marseille, et au cours de laquelle M. Le Pen prononcera son discours de rentrée.

M. Le Pen donnera ensuite un coup d'envoi symbolique de sa campagne présidentielle à Valmy (Marne) le 20 septembre, jour anniversaire de la célèbre bataille qui vit en 1791 l'armée révolutionnaire française stopper la progression de l'armée prussienne.

Le choix de Valmy a été proposé par Marine Le Pen pour manifester l'ancrage populaire et républicain de M. Le Pen, malgré des grincements de dents à l'intérieur du FN, plus habitué à célébrer Jeanne d'Arc que les hauts faits de la Révolution. L'équipe de campagne de M. Le Pen a ensuite prévu une dizaine de "banquets patriotiques" à travers la France jusqu'à la fin novembre.

Cette série de déplacements en province sera entrecoupée par une convention "Le Pen Président" au Bourget (Seine-Saint-Denis) les 10-11-12 novembre, qui remplacera la traditionnelle fête Bleu-Blanc-Rouge qui n'aura pas lieu cette année.

Le Front national de la Jeunesse tiendra de son côté son université d'été du 28 au 31 août dans les Bouches-du-Rhône.
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(17 septembre 2006) Marine Le Pen assure dans Le Parisien, que son père pourrait réaliser un score de "20 à 22%".

Marine Le Pen, directrice stratégique de la campagne présidentielle de Jean-Marie Le Pen, assure "ne pas être inquiète" pour les parrainages nécessaires pour être candidat à l'élection et évalue entre "20 et 22%" le score actuel que pourrait réaliser son père.

"Il avait dit qu'il serait au second tour en 2002, il l'a été", a-t-elle rappelé.

Dans un entretien au Parisien Dimanche, Marine Le Pen a indiqué "ne pas bien voir la différence entre Nicolas Sarkzoy et Ségolène Royal". "Ce match, c'est une primaire au centre", a-t-elle estimé en ajoutant qu'il y aura en 2007 "Jean-Marie Le Pen d'un côté, face à tous les autres".

Pas inquiète pour les signatures

Interrogée sur les 500 signatures requises pour être candidat, Marine Le Pen indique "ne pas être inquiète".
"Si un candidat susceptible d'arriver une nouvelle fois au second tour de la présidentielle était interdit de se présenter, ce serait l'effondrement du système démocratique français. Je n'ose pas y penser", a-t-elle dit.
Marine Le Pen a toutefois estimé que les signatures devraient être "anonymes, pour empêcher les pressions".
NOUVELOBS.COM | 18.09.06 | 08:50

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mercredi 20 septembre 2006, 17h16 Le Pen pose en défenseur des valeurs républicaines

VALMY, Marne (AP) - Jean-Marie Le Pen récupère un symbole de la République. Le président du Front national, candidat à la présidentielle de 2007, a placé mercredi sa campagne sous le signe de la défense des valeurs républicaines lors d'un déplacement sur le site de la bataille de Valmy (Marne).
"Je suis venu vous annoncer qu'un nouveau Valmy nous attend", a lancé M. Le Pen devant une centaine de partisans réunis au pied du moulin de Valmy en cet anniversaire de la bataille du 20 septembre 1792. L'armée révolutionnaire conduite par Kellermann et Dumouriez avait repoussé les Prussiens aux cris de "Vive la Nation", entraînant la proclamation de la République le lendemain.

Deux siècles plus tard, Jean-Marie Le Pen s'est rendu sur ce lieu symbolique pour dédiaboliser son image. Le président du FN n'a pas hésité à comparer la situation de 1792 à celle de la France d'aujourd'hui, livrée aux "pouvoirs étrangers de l'immigration sauvage et de la mondialisation" par la faute des "élites" qui ont "trahi" la Nation.
"Face à la vaste coalition des forces qui travaillent toutes pour le système, moi et moi seul, Jean-Marie Le Pen, j'incarne la démocratie", a osé le président du FN.

Le leader frontiste a mis dans le même sac Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, "Sargolène et Ségozy au service d'une même politique". "Ces deux-là s'enlacent dans une sorte de tango, un dernier tango à Paris, numéro bien huilé du 'à toi à moi' où, tour à tour, chacun incarne le guignol et le gendarme", a-t-il raillé.

M. Le Pen a brocardé la favorite des sondages au PS, "Madone des magazines people et des bobos", "vide maquillé par un sourire d'hôtesse" qui "cache la vieille gauche" à coups "d'habiles plans media".

Le président du FN a également tiré à boulets rouges sur Nicolas Sarkozy. Il a dépeint le président de l'UMP, qui chasse ouvertement son électorat, en "Sarkozy l'Américain qui déclare sitôt à l'étranger combien il ne se sent pas Français", "champion du 'oui' à la Constitution euro-mondialiste", "communautaire et clientéliste", "valet de l'atlantisme et de l'empire".

Il n'a pas oublié Philippe de Villiers, qui "tente de rabattre les voix des nationaux trahis à Sarkozy", et François Bayrou, "préposé au report de voix centristes".

Face à ces différents "agents du système", "nous sommes les véritables, les seuls défenseurs de la République", a lancé Jean-Marie Le Pen un peu plus tard lors d'une conférence de presse à Reims, au cours de laquelle il a tenté de démontrer que la République n'était "plus ni indivisible, ni laïque, ni démocratique, ni sociale".

Et celui qui se voit au second tour comme en 2002 d'appeler "Gaulois, Céfrans (NDLR: Français en verlan), ouvriers, entrepreneurs, paysans, pêcheurs et poètes" à le suivre dans la "pacifique et décisive bataille" de 2007.

Petite nouveauté, le leader frontiste s'est aussi adressé aux "Français d'origine étrangère" en les invitant à rejoindre cette "armée hétéroclite des soldats de Valmy".

Cette captation des valeurs républicaines n'a pas été du goût de tout le monde. Une quarantaine de jeunes socialistes a manifesté sur place contre la venue du leader d'extrême droite en chantant "La Marseillaise" et "L'Internationale". La manifestation a croisé sans incident le cortège frontiste lorsqu'il est allé déposer une gerbe au pied de la statue de Kellermann.

Une autre manifestation à l'appel d'une vingtaine de partis, syndicats et associations a réuni en début d'après-midi une centaine de personnes.
"Nous ne voulons pas lui laisser un symbole fort de la République, universaliste et émancipatrice", a déclaré Gérard Berthiot, vice-président PS de la région Champagne-Ardennes et organisateur des manifestations. "Ce sont les Prussiens de l'intérieur", a plaisanté un Jean-Marie Le Pen "guilleret".

Ce pélerinage organisé par sa fille Marine a aussi fait grincer des dents parmi les caciques du FN, et notamment parmi les fidèles du délégué général Bruno Gollnisch. Dans l'histoire révolutionnaire, "il faut faire le tri", a estimé ce dernier.

"De Gergovie à la Résistance en passant par la monarchie capétienne et l'épopée napoléonienne, je prends tout", a répliqué Jean-Marie Le Pen à ses "vieux compagnons". AP
Yahoo.fr, actualités, mercredi 20 septembre 2006, 17h16

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vendredi 27 octobre 2006, 17h21 Marine Le Pen persona non grata en Israël

JERUSALEM (Reuters) - Israël refuse de recevoir une délégation du Parlement européen en raison de la présence en son sein de Marine Le Pen, fille du président du Front national, fait savoir le ministère des Affaires étrangères.

"L'un des membres de la délégation appartient à un parti politique qui, malheureusement, est à la fois raciste et négationniste", a déclaré un porte-parole.

"C'est la raison pour laquelle nous ne pouvons pas recevoir la délégation dans sa composition actuelle", a-t-il ajouté.

A Bruxelles, un porte-parole du parlement européen a invoqué un "problème technique" susceptible de compromettre le succès du déplacement des eurodéputés. Mais une source parlementaire a confirmé que l'annulation de ce voyage venait du refus des autorités israéliennes.

La vice-présidente du Front national devait faire partie d'une tournée d'un groupe d'eurodéputés au Liban, en Israël et dans les territoires palestiniens du 28 octobre au 4 novembre.

La délégation conduite par le chrétien-démocrate allemand Elmar Brok devait notamment être reçue par le Premier ministre israélien Ehoud Olmert.

"Marine Le Pen a reçu une lettre" du Parlement européen expliquant le refus des autorités israéliennes, a précisé un porte-parole du Front national.

Le 20 octobre, Marine Le Pen, membre du Parlement européen depuis 2004, avait déclaré à Reuters que ce voyage devait être l'occasion de "lever un certain nombre de malentendus". Elle avait ajouté ne pas avoir d'hostilité particulière envers l'Etat hébreu.

Jean-Marie Le Pen a été condamné par la justice française pour avoir qualifié les chambres à gaz de "point de détail" de l'histoire de la Seconde guerre mondiale.
Yahoo.fr, actualité, vendredi 27 octobre 2006, 17h21

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Une affiche effrayante

Cette affiche du Front national en a désorienté plus d'un, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur du FN.
Quoi? Une jeune femme d'origine nord africaine faisant de la publicité pour Le Pen?
Comment? Elle montre son ventre? Et même sa culotte Rose? Oui, Rose!
Pardon? Elle porte un piercing au menton????
Hein? Le mot "laïcité" est mis à l'honneur?
Mais que font les intégristes cathos du parti?
Mais que se passe-t-il au FN?

L'affiche (une parmi six autres) est passionnante à décrypter, mais aussi assez effrayante.
Elle revendique, avec provocation, un changement de stratégie décidé par le Front National. Cette fois, dit cette affiche, Jean-Marie Le Pen vise,très sérieusement, le second tour.

Comme sa fille Marine le lui a conseillé, il repeint son parti aux couleurs de la République (du discours à Valmy à l'éloge de la laïcité); il courtise le vote des femmes (une belle réserve de voix, car jusque là, celles-ci étaient peu séduites par le FN); et il gomme autant qu'il peut l'image raciste de son parti (cf Dieudonné à la fête Bleu Blanc Rouge)...

La jeune femme a l'air doux. Mais dans son attitude, il reste toutefois un détail pour rappeller qu'on n'est pas en présence d'un parti comme un autre : le pouce. Ce pouce ne dit pas "non", il ne dit pas "je suis en colère", il dit : "à mort!"

PS: Bon, cela dit, pas d'alarmisme prématuré. Le Pen aura en 2007 bien du mal à se qualifier au premier tour. Parce que Sarkozy domine largement la droite classique, sans véritable concurrent; parce que Ségolène s'est imposée haut la main au sein du PS, et qu'elle a réussi à rallier Taubira et Chevènement; parce que la gauche antilibérale patauge dans ses querelles de personnes.

Pascal Riché, Libération.fr, Un blog, Rédigé le 12/12/2006 à 20:08 | Lien permanent | Commentaires (6) | TrackBack (0)

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jeudi 14 décembre 2006, 12h50 L'adhésion aux idées du FN progresse, selon un sondage

PARIS (Reuters) - Plus du quart des Français se disent d'accord avec les idées du Front national, à en croire un sondage qui semble confirmer la progression de l'adhésion aux thèses du mouvement de Jean-Marie Le Pen.

Au total, 26% des sondés se disent "tout à fait ou plutôt d'accord" avec les idées de Jean-Marie Le Pen, soit le niveau le plus élevé depuis dix ans, à l'exception de mai 2002 (28%), selon l'étude réalisée par TNS-Sofres pour Le Monde et RTL.

Ils sont 70% à se dire "plutôt ou tout à fait en désaccord" avec les idées du dirigeant du FN, contre 86% en mai 1999.

Cette enquête signale selon Le Monde une "banalisation" des idées du Front national et prouve le succès de la stratégie de "dédiabolisation" engagée par Marine Le Pen.

Quelque 29% des personnes interrogées considèrent que Jean-Marie Le Pen ne représente pas un danger pour la démocratie, contre 19% en mars 1997. A l'inverse, 65% des sondés jugent qu'il constitue un danger, contre 75% dix ans plus tôt.

Les Français sont de moins en moins nombreux à considérer "inacceptables" les idées du FN (34%, contre 48% en mars 1997).

Cette étude a été menée les 6 et 7 décembre auprès d'un échantillon de 1.000 personnes. Ce baromètre sur l'image du FN est réalisé depuis 1984 par la Sofres.

Un sondage CSA pour Le Monde et iTélé créditait le 25 novembre Jean-Marie Le Pen de 17% des intentions de vote au premier tour de la présidentielle de 2007. En 2002, il avait obtenu 16,86% et avait accédé au second tour.
Yahoo.fr, actualités, jeudi 14 décembre 2006, 12h50

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31 janvier 2007. La fille du chef du FN s'est rendue incontournable dans les émissions politiques. Avec Marine Le Pen, le FN invente le parti à visage unique Par Christophe FORCARI, Libération, QUOTIDIEN : mercredi 31 janvier 2007

Jeudi 25 janvier. 17 h 50. Marine Le Pen pénètre au pas de course dans cet espace culturel du XIe arrondissement de Paris pour enregistrer Etats généraux, l'émission de Paul Amar sur France 5 . «C'est une semaine de folie et la prochaine s'annonce pire», soupire-t-elle. La directrice stratégique de la campagne de Jean-Marie Le Pen joue les porte-parole sans en avoir le titre officiel. Après avoir écarté la vieille garde frontiste.

Depuis le 21 janvier, elle enquille enregistrements et invitations en direct sur les plateaux de télé et de radio. Ce dimanche-là, elle participait à l'émission Ripostes de Serge Moati sur France 5. Mardi, elle répondait aux questions de Dominique Souchier sur Direct 8. Mercredi matin, elle était sur RTL. L'après-midi, elle enregistrait l'émission de Franz-Olivier Giesbert sur France 5. Relâche le vendredi avant d'embrayer, lundi dernier, sur la nouvelle émission politique de France 3.

Sa gloire médiatique est née lors de la campagne présidentielle de 2002 : elle éclipse toutes les autres personnalités frontistes. Y compris Bruno Gollnisch, le successeur désigné de Le Pen. «Il ne serait pas indigne que je sois invité, se désole le numéro 2 du FN, mais je ne vis pas cette présence médiatique dans un contexte de rivalité avec Marine Le Pen.»

«Squatter».

Sur la touche depuis octobre 2005, l'ancien secrétaire général Carl Lang n'est pas plus présent sur les écrans et se contente de «laisser les gens qui sont à la barre faire ce qu'ils ont à faire». Quitte à exercer un droit d'inventaire après la bataille. «Elle a du talent. Elle passe la rampe. Les médias la veulent, elle, et pas les autres. C'est comme cela», résume un des responsables du FN. Le parti d'extrême droite s'incarne soit dans le père, soit dans la fille. Et personne d'autre.

Jean-Marie Le Pen, lui, distille ses apparitions médiatiques. Il se ménage et se réserve pour des confrontations avec les autres présidentiables. Pas question pour le président du FN d'être confronté aux seconds couteaux des différents partis. «Nous manquons cruellement de cadres d'envergure, se lamente un proche de Marine Le Pen. A part elle, il n'y a pas grand monde pour squatter les plateaux télés avec talent.»

Critiqué pour la manière dont il avait géré la campagne de 2002 et surtout pour l'impréparation du second tour, Gollnisch a décliné la direction de cette campagne laissant du coup le champ libre à la députée européenne. Marine Le Pen a désormais la haute main sur les thématiques de campagne et nourrit le recentrage de son candidat de père sur de nombreux points, comme, par exemple, l'avortement. «Je ne sais pas si elle contribue à dédiaboliser Le Pen même si son discours passe bien. En tout cas, elle dénature le FN en le vidant de ses fondements idéologiques», critique un historique du parti.

Non seulement, elle dispose de la reconnaissance médiatique mais ses alliés occupent désormais les postes clés du mouvement. Ainsi, Louis Aliot, un de ses proches, tient-il le secrétariat général du FN et donc le contrôle des fédérations. Une fonction stratégique pour le prochain congrès qui devra valider la succession de Le Pen.

Détracteurs.

Jeudi 25 janvier. 20 h 30. Les talkies-walkies de la sécurité de France Télévisions grésillent. «Marine Le Pen arrive par la rue intérieure.» Elle descend de sa voiture aux vitres fumées. Elle participe à l'émission A vous de Juger sur France 2 qui oppose en première partie le premier secrétaire du PS, François Hollande à François Fillon, le conseiller politique du candidat UMP. Louis Aliot ferme la marche. La vice-présidente du FN s'installe dans un petit salon en attendant l'antenne. «J'ai bien proposé à Arlette Chabot d'inviter quelqu'un d'autre du FN. Elle n'a pas voulu. Ce sont les médias qui me réclament. Ils ne veulent pas prendre de risque avec des gens moins connus, jure Marine Le Pen. J'ai conscience du poids de ce type d'émission où il faut être le plus performant possible.»

Mais à force de multiplier les interventions médiatiques, elle risque de commettre un faux pas que ses détracteurs, au sein du FN espèrent avec gourmandise.
Libération, 31 janvier 2007, p. 11

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mardi 20 février 2007, 21h43 Jean-Marie Le Pen minimise les attentats du 11 septembre

PARIS (Reuters) - Jean-Marie Le Pen estime que l'événement "pour ne pas dire l'incident" des attentats du 11 septembre 2001 à New-York a fait moins de morts qu'en un mois en Irak ou lors des bombardements de la Seconde Guerre mondiale.

Prié par La Croix, à paraître mercredi, de donner son sentiment sur l'initiative des responsables des grandes religions de dénoncer ces attentats, le président du Front national répond: "c'est une excellente chose. mais elle fait partie de ces pétitions de principe qui ont une influence éphémère."

"Sur le moment, l'événement du 11 septembre, pour ne pas dire l'incident, a conduit un certain nombre de gens à prendre leurs distances pour ne pas tomber sous le coup des accusations qui étaient alors lancées", estime-t-il.

Pour Jean-Marie Le Pen, "3.000 morts, c'est ce qu'il y a en un mois en Irak" et "c'est beaucoup moins que les bombardements de Marseille ou de Dresde à la fin de la Seconde guerre mondiale".

Il estime que ces bombardements "étaient aussi des actes terroristes car ils visaient expressément des populations civiles pour faire capituler des militaires."
Yahoo.fr, actualités, mardi 20 février 2007, 21h43

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jeudi 22 février 2007, 19h41 Jean-Marie Le Pen présente un programme "chiffré"

PARIS (AP) - Le candidat du Front national Jean-Marie Le Pen présentera ce week-end à Lille, lors de la convention de son parti, un "programme de gouvernement", dûment "chiffré", rendu public jeudi par le FN.

Le programme détaillé du candidat d'extrême droite est exposé dans un document de 72 pages. Les grandes lignes en sont "l'arrêt de l'immigration avec l'application du principe de préférence nationale et le codéveloppement", le "renforcement de la justice avec des moyens accrus (5.000 juges et 75.000 places de prison supplémentaires)", la "relance économique et le retour de la croissance par la suppression des contraintes qui pèsent sur les entreprises", "une grande politique de la famille", et "la mise en place du scrutin proportionnel à toutes les élections", résume M. Le Pen en introduction.

Sur le volet immigration, le FN estime ainsi pouvoir économiser 18,5 milliards d'euros en réservant les aides sociales aux seuls Français. La mise en oeuvre d'une "politique du retour" rapporterait aussi 9 à 11 milliards d'euros. De même, la suppression du "principe de discrimination positive" devrait assez mystérieusement faire rentrer 3 milliards d'euros dans les caisses de l'Etat.

Jean-Marie Le Pen entend en revanche mettre les moyens pour construire des prisons (3,45 milliards) et -nettement moins- pour renforcer le système judiciaire (0,36 milliard d'euros).

En matière de santé, Jean-Marie Le Pen promet un "meilleur remboursement des soins indispensables", en particulier les soins dentaires et de lunettes. Plan "drastique anti-fraude" aidant, il espère s'en tirer avec... un "gain" pour l'Etat de 5 milliards d'euros.

Pour la famille, le candidat FN propose la création d'un "revenu parental" équivalent au SMIC pendant 3 ans pour le premier enfant, renouvelé pour 3 ans pour le deuxième enfant et ... 10 ans pour le troisième enfant. Cette mesure ne doit coûter que 15 milliards d'euros, estime le FN, grâce à la "suppression conséquente de certains dispositifs actuels". Le Front national ne précise pas lesquels. Par ailleurs, les recettes fiscales induites et la baisse des dépenses ASSEDIC doivent rapporter 8 milliards d'euros.

Evoquant la réforme des retraites, le FN propose une "harmonisation des régimes de retraite", le retour à 65 ans de l'âge légal de la retraite, la proportionnalité de la retraite par rapport à la période effective de cotisation et la prise en compte de la pénibilité du travail dans le calcul des annuités. Mais ce projet n'est pas chiffré.

Le budget de la Défense augmentera quant à lui de façon considérable: "10,8 milliards d'euros" supplémentaires, dont "3,5 milliards d'euros" pur le recrutement de 70.000 soldats de plus et "6,5 milliards d'euros" pour l'équipement des armées. Mais Jean-Marie Le Pen table que cet effort d'équipement se traduira par "des recettes fiscales nouvelles et l'augmentation des emplois directs et indirects" pour un gain total pour l'Etat de 3,5 milliards d'euros.

Sur le plan économique, la suppression de 50% des subventions d'Etat aux entreprises permettra d'économiser 6 milliards d'euros. Un plan drastique de baisse des impôts devrait coûter 29 milliards d'euros, mais, là aussi, "l'effet de relance sur la consommation et l'investissement générera" pour 9 milliards d'euros "de recettes fiscales". Par ailleurs, un plan de lutte accrue contre la fraude rapportera à l'Etat 4 milliards d'euros et "la rationalisation des moyens des services de l'Etat" 4,5 milliards.

Le FN promet aussi la prise en charge par l'Etat, à hauteur de 200 euros par mois, de la part salariale des cotisations sociales pour les salaires allant jusqu'à 1,4 fois le SMIC. Là aussi, "il en résultera un coup de fouet à la consommation et donc un effet positif sur la croissance". Coût estimé: 11,9 milliards d'euros. AP
Yahoo.fr, actualités, jeudi 22 février 2007, 19h41

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Le Parisien, 4 mars 2007. L'invité de la semaine : Jean-Michel Quillardet, Grand Maître du Grand Orient de France

AVOCAT à Paris, Jean-Michel Quillardet est, depuis septembre 2005, le Grand Maître du Grand Orient de France (GODF). Avec 47.000 membres, c'est la première obédience maçonnique.

Quel jugement portez-vous, en l'état, sur la campagne présidentielle?

Jean-Michel Quillardet. Elle n'est pas à la hauteur de ce que l'on est en droit d'attendre.
Chacun des candidats - faut-il imputer cela au système médiatico-politique ? - se cantonne à la défense d'intérêts catégoriels, quelquefois même d'intérêts identitaires. On parcellise : défense des agriculteurs, défense des salariés d'Airbus, etc. Toutes les catégories défilent On attend encore ce qui devrait être au cœur d'une campagne présidentielle: un projet pour la nation.

Etes-vous inquiet?

Je suis déçu. Mais j'espère encore. Car il est important, dans notre société disloquée, que les candidats, avec souffle et éloquence, disent la nécessité de s'élever au-dessus de nos passions, au-dessus des intérêts particuliers.

Souhaitez-vous pour cela des confrontations directes entre candidats?

En tout cas, cette idée qui consiste à faire poser des questions par des citoyens lambda choisis dans un panel est une très mauvaise chose.
Ce serait là, prétend-on, une forme moderne de démocratie directe. En vérité, cela tire la campagne vers le bas, alors que nous aurions besoin - au lieu de cette fausse proximité, de cette fausse compassion - de vrais débats républicains arbitrés par des professionnels.

Les francs-maçons du Grand Orient ont-ils rencontré les candidats?

Nous les avions invités. Mais avant le 31 décembre - date limite pour les loges car, après, nous préférons maintenir avec eux des distances - seul François Bayrou a pu venir. Cela étant, une association interobédiences (Dialogue et démocratie) a décidé d'organiser trois grands rendez-vous. Le premier a eu lieu le 13 fevrier avec Nicolas Sarkozy. Puis, le 6 mars, ce sera François Bayrou et, le 3 avril, Ségolène Royal.

Devant eux, sur quoi insistez-vous?

Nous avons adressé à chacun des candidats six questions. Elles ont trait à ce que nous considérons comme notre patrimoine intellectuel et historique: la défense de la laïcité.

Quelles questions?

Nous leur demandons, par exemple, s'ils sont prêts à s'engager à ne pas toucher à la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat. Nous leur disons notre crainte, après l'affaire de « Charlie hebdo » et des caricatures du Prophète, que l'on rétablisse un délit de blasphème. Et puis, affirmer encore plus le principe de laïcité, c'est dire que la démarche religieuse est respectable mais qu'il faudrait que l'on arrête avec ce statut particulier qui est encore donné aujourd'hui dans notre société à la seule pensée religieuse.

Le Grand Orient est classé à gauche traditionnellement. Penchez~vous du côté de Royal, ou faites~vous partie de ceux qui, à gauche, s'interrogent?

Le GODF est historiquement classé à gauche à cause de notre rôle au XIXe siècle et sous la IIIe République, mais le GODF est très partagé.
Chacun est libre, sauf de voter Le Pen.
Nous ne donnons aucune consigne de vote. Comme Grand Maître, j'ai simplement le devoir de rappeler les valeurs qui nous rassemblent: outre la laïcité,. une certaine conception de la République qui nous amène à exprimer les plus grandes réserves devant l'approche communautariste comme sur la question de la discrimination positive.

" Il y a dans nos rangs un intérêt pour Bayrou "

Sur ces questions, Nicolas Sarkozy a récemment évolué...

Il semble avoir effectivement modifié son discours. Mais nous attendons qu'il précise sa pensée sur le rapport Machelon, rendu public en décembre à l'initiative du ministre de l'Intérieur et qui semble indiquer qu'il faudrait, pour aider à l'expression religieuse de l'islam et des églises évangélistes, les financer. Ce rapport n'a pas été, à ce jour, désavoué.

Y a-t-il chez les « frères » une tentation Bayrou, malgré ses origines démocrates-chrétiennes?

Le GODF est à l'image de la société française. Il y a donc sans doute dans nos rangs un intérêt qui se développe pour ce candidat. Cest tout.

Considérez-vous que le danger Le Pen est aujourd'hui sous-estimé?

Je ne pense pas que Le Pen soit cette fois présent au second tour.
Mais on assiste à une banalisation préoccupante du FN au point que de bons esprits en arrivent à dire que ce serait nonnal qu'on donne des signatures à Le Pen pour qu'il puisse être candidat Je suis sidéré.
Le FN n'est pas un parti comme les autres. A-ton oublié 2002 ?Voilà un effet de plus de lepénisation des esprits.

Donc, pour vous, pas question de donner le moindre coup de pouce à des candidats en manque de parrainages?

Non. Je ne vois pas pourquoi il faudrait le faire, et en particulier pour celui de l'extrême droite.

Quelle note donneriez-vous au bilan des douze années de Chirac à l'Elysée ?

La seule chose que je puisse dire, c'est que, du point de vue des grands principes du GODF, il aura été un vrai défenseur de la laïcité.

Pour vous, y a-t-il vraiment un danger populiste?

On peut au moins s'interroger. Il y a un populisme rampant. né d'une certaine lepénisation des esprits.

Face à cela, qu'attendez-vous des candidats?

J'aimerais qu'ils affirment avec plus de force leur amour de la République, et qu'ils disent plus clairement que le projet républicain né du siècle des Lumières et de la Révolution ftançaise, ce n'est pas quelque chose de ringard, mais, au contraire, l'avenir de notre société.
Pour retrouver le sens du vivre ensemble, les individus ne doivent pas être réduits à leur profession, à leur couleur de peau, à leur ethnie ou à leur croyance, mais être tous porteurs de la citoyenneté universelle.
Le Parisien, Dimanche 4 mars 2007, p. 4, PROPOS RECUEILLIS PAR DOMINIQUE DE MONTVALON

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Le Monde.fr 11.04.07 | 08h31 Marine Le Pen s'en prend à Cécilia Sarkozy

PARIS (Reuters) - Marine Le Pen a déclaré que Nicolas Sarkozy se vantait lui-même d'être un candidat issu de l'immigration et que son épouse, Cécilia, se disait fière de ne pas avoir une goutte de sang français.

"Est-ce que vous êtes à l'aise quand Nicolas Sarkozy dit tout au long de la campagne qu'il est un candidat issu de l'immigration ?", a demandé la vice-présidente du Front national sur France 2.

La veille, à Tours, Nicolas Sarkozy avait revendiqué ses origines immigrées mises en cause par le président du Front national Jean-Marie Le Pen et justifié par son "amour de la France" sa volonté d'accéder à la magistrature suprême.

"Nicolas Sarkozy considère qu'être issu de l'immigration, c'est un avantage", a affirmé Marine Le Pen.

"Question: qui a dit 'je suis fière de n'avoir aucune goutte de sang français dans les veines ? Cécilia Sarkozy et ça, ça me choque", a-t-elle ajouté, précisant qu'il s'agissait d'un entretien à Libération du 8 juillet 2004.

"Ca voudrait donc dire que c'est honteux d'avoir une goutte de sang français dans les veines ? Elle est candidate à être la première dame de France", a insisté la directrice de campagne de Jean-Marie Le Pen.

Néanmoins, Marine Le Pen a reconnu que Nicolas Sarkozy est "un Français à part entière". "Mais à partir du moment où il se sert comme argument de campagne du fait qu'il est d'origine étrangère, je ne vois pas ce qu'il y a de honteux de la part de Jean-Marie Le Pen d'avoir des racines profondément ancrées dans l'histoire de France."

Le dirigeant d'extrême-droite a estimé dimanche qu'il était "un candidat du terroir" et affirmé que Nicolas Sarkozy était quant à lui "un candidat qui vient de l'immigration".
Le Monde.fr, 11.04.07 | 08h31

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JDD. Présidentielle 22/04/2007 - 20:05 UMP-Toubon: "On a tué Le Pen"

Arrivé peu avant 20h00 au QG de l'UMP, le député européen Jacques Toubon a livré ses premières inmpressions sur la présence de Nicolas Sarkozy et le "faible" score du Front national.

"Nicolas Sarkozy a pris beaucoup de voix populaires, notamment dans les milieux ouvriers et le Nord de la France. Les électeurs du Front national sont démobilisés.

"Sarkozy a tué Le Pen", a déclaré l'ancien ministre de la Culture.

Il a prédit que la bataille du second tour entre le candidat UMP Nicolas Sarkozy et la socialiste Ségolène Royal serait très serrée.
Journal du Dimanche, 22/04/2007 - 20:05

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Catherine Nay, Un pouvoir nommé désir, Grasset, Paris, janvier 2007. CHAPITRE VIII, Cécilia, pp. 139-140

A l'origine, rien que de très classique. Puisque Nicolas Sarkozy se réserve de célébrer les mariages de ceux que l'on appellera plus tard les «people », pour rien au monde il n'aurait voulu manquer celui de Jacques Martin.
Un comédien, ancien élève de Charles Dullin, qui a galopé de succès en succès. Pour le théâtre où il se produit souvent, il a écrit une pièce Une case vide. Il a aussi réalisé un film, Na. A l'Opéra de Lyon, puis à Paris sur les Boulevards, ce baryton a tenu avec bonheur le rôle du roi Ménélas dans La Belle Hélène d'Offenbach avec Jane Rhodes pour partenaire, et connu un grand succès.
La télévision a fait connaître ce polémiste chansonnier à la France entière quand il animait «Le Petit Rapporteur ». Surtout, en ces années quatre-vingt, «Dimanche Martin» en fait une vedette comme il en existe peu: une star !

Le maire de Neuilly rentre donc de Corse au beau milieu de l'été pour recevoir, le 10 août 1984, les consentements de Jacques Martin, 52 ans - qui n'en est pas à son premier mariage - et de Mademoiselle Cécilia Ciganer Albéniz, de 25 ans sa cadette.

Qui est cette beauté née sous le signe du Scorpion?

Ses parents, qui avaient d'abord eu trois garçons, ne sont pas des inconnus.
Le père, André Ciganer, né Aron Chouganov à Belz, en Roumanie, en 1898, est arrivé en France au début des années quarante.
Aux dires de ses fils il a obtenu la nationalité française en 1955 1. pour faits de Résistance.
Surtout, il est le fourreur du grand monde. Il tient un magasin dans les beaux quartiers: d'abord rue François-Ier, tout près des Champs-Elysées, puis - coïncidence - place Beauvau, à deux pas du ministère de l'Intérieur.
Son épouse, Térésita, de trente-cinq ans sa cadette, est espagnole et se fait appeler Diane.
Cette très belle personne, typée, racée, élancée aux lourds cheveux bruns, a un grand-père connu du monde entier, le compositeur Isaac Albéniz - pianiste virtuose, auteur du très célèbre Iberia , admiré de Debussy -, d'un père ambassadeur qui fréquenta la Société des Nations à Genève dans l'entre-deux-guerres, d'une mère belge, née Rosaline de Swert à Anvers.
1. A sa mort, ses fils découvriront qu'il s'est rajeuni de 7 ans (il est né en 1905 sur sa carte d'identité française), pour épouser leur mère, alors âgée de 18 ans.
Catherine Nay, Un pouvoir nommé désir, Grasset, Paris, janvier 2007, pp.139-140

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mardi 1 mai 2007, 15h07 Présidentielle: Le Pen appelle ses électeurs à "s'abstenir massivement"

PARIS (AP) - Jean-Marie Le Pen a appelé mardi les 3,8 millions d'électeurs qui ont voté pour lui à "s'abstenir massivement" au second tour de la présidentielle, tout en sonnant la mobilisation de ses troupes pour les législatives lors du traditionnel défilé frontiste du 1er mai.

Cette prise de position pourrait affaiblir le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy en compliquant les reports de voix des électeurs du FN. Reste à savoir si ceux-ci suivront leur chef: selon un sondage d'Ipsos et Dell pour SFR et "Le Point" rendu public mardi, mais mené avant l'appel de M. Le Pen, 61% voteraient pour le candidat UMP, 15% pour Mme Royal, alors que 24% disent vouloir s'abstenir ou ne donnent pas d'intention de vote.

Devant environ 4.000 personnes réunies place de l'Opéra à Paris, le président du Front national a renvoyé dos à dos les deux finalistes. "J'invite les électeurs qui m'ont fait confiance à n'accorder leur suffrage ni à Mme Royal, ni à M. Sarkozy. Je les invite expressément à s'abstenir massivement, se réservant pour le premier tour des élections législatives les 10 et 17 juin prochains", a-t-il déclaré.

"Il serait illusoire et dangereux de voter pour la candidate socialiste pour se venger du hold up sur notre programme par Nicolas Sarkozy", a prévenu Jean-Marie Le Pen. Car Ségolène Royal "veut, entre autres, régulariser les clandestins".

"Mais il serait aussi insensé d'apporter nos suffrages à un candidat qui continue de nous considérer comme des extrémistes et de refuser de permettre par la proportionnelle à nos millions d'électeurs d'être représentés à l'Assemblée nationale", a-t-il ajouté, alors que le nom de Nicolas Sarkozy était sifflé par le public.

En 1995, le candidat d'extrême droite n'avait pas donné de consigne de vote explicite pour le second tour, lançant néanmoins: "Chirac, c'est Jospin en pire". En 1988, il avait laissé ses électeurs "choisir entre le pire et le mal", tout en excluant pour sa part de voter en faveur de François Mitterrand, confronté à Jacques Chirac au second tour.

Le défilé du Front national, après un dépôt de gerbe devant une statue de Jeanne d'Arc, avait vite donné le ton mardi. Encouragé par le délégué général du FN Bruno Gollsnich, les militants entourant Jean-Marie le Pen et sa fille Marine scandaient: "Ni Sarkozy, Ni Royal, préférence nationale" ou "Le Pen plutôt que Ségolène, Jean-Marie plutôt que Sarkozy".

Jean-Marie Le Pen s'est dit "déçu" et "peiné" des résultats du premier tour de la présidentielle, où il est arrivé en quatrième place avec 10,44% des suffrages. Mais "tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir!", a-t-il lancé, en appelant à une "légitime revanche" aux législatives. "Nous avons subi un revers de circonstance mais nous n'avons pas été battus", a-t-il assuré, évoquant un "insuccès arithmétique" mais "une victoire idéologique". Agé de 78 ans, M. Le Pen a perdu près d'un million de voix par rapport en 2002.

"Nombreux sont nos électeurs qui ont voté pour Sarkozy et qui, constatant déjà la duplicité de son propos, vont rentrer au bercail" lors des législatives, voulait-il croire mardi. Et "les candidats du (président de l'UDF François) Bayrou vont provoquer des triangulaires et des quadrangulaires dont nous pouvons être les arbitres".

M. Le Pen a d'ores et déjà annoncé qu'il ferait lui-même "cinq meeting régionaux". D'ici là, "l'heure n'est plus aux palabres ni aux divisions stériles", a-t-il prévenu, espérant ainsi mettre un couvercle sur les dissensions nées de l'échec du 22 avril. A l'intérieur du FN, des voix s'élèvent en effet pour mettre en cause la stratégie de la directrice de campagne, Marine Le Pen. AP
mardi 1 mai 2007, 15h07, Yahoo.fr, actualités

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Politique Nicolas Sarkozy "a du charme" et "a su être un animateur" pendant la campagne, selon Jean-Marie Le Pen AP | 27.05.2007 | 01:40

Nicolas Sarkozy "a du charme" et "il le développe naturellement", reconnaît Jean-Marie Le Pen dans une interview au quotidien "Le Parisien/Aujourd'hui en France" à paraître dimanche.

Revenant sur les raisons de la dégringolade du Front National au premier tour de l'élection présidentielle d'avril dernier (10,44%) par rapport à sa performance de 2002 (16,86%), son président estime que son adversaire de l'UMP "a su être un animateur".

"Il est clair que Sarkozy -porté par cette formidable ambition personnelle que je n'ai jamais eue et qu'il avoue, lui, avec un mélange de naïveté et de cynisme- a su être un animateur", analyse Jean-Marie Le Pen.

Si le score du front national n'a pas été à la hauteur des espérances de son chef historique, c'est aussi pense-t-il, parce que "Sarkozy est venu siphonner une partie de (mes) voix". François Bayrou et Nicolas Sarkozy "ont utilisé et repris à leur compte, de façon calculée, des mots qui identifient le FN", constate-t-il.

Mais pour Jean-Marie Le Pen qui entame une tournée d'une douzaine de jours dans les régions françaises pour soutenir les candidats FN aux élections législatives, "il n'est pas certain que Sarkozy obtienne la majorité écrasante qu'il croit" acquise, lors des scrutins des 10 et 17 juin.

Interrogé sur l'opportunité de briguer un nouveau mandat à la tête du parti d'extrême-droite à bientôt 79 ans, le leader frontiste a répondu: "Le jour où je serai fatigué, où je me sentirai incapable des efforts considérables qu'exige la politique, je débrayerai. En attendant, j'ai effectivement décidé de me représenter lors de notre prochain congrès des 17 et 18 novembre à Bordeaux parce que je crois nécessaire de remettre un peu d'ordre dans la maison".

A propos de sa fille, Marine, contestée dans les rangs du FN, Jean-marie Le Pen a estimé qu'elle avait fait "une campagne remarquable" et qu'elle avait "du talent". AP

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Le Pen fustige "l'imposture Sarkozy" en matière d'immigration 04/06/2007 - 17h45

PARIS (Reuters) - Jean-Marie Le Pen critique les "objectifs dérisoires" du gouvernement en matière d'immigration, qui ne correspondent pas selon lui à la rupture promise par le candidat Nicolas Sarkozy.

Dans un communiqué, le président du Front national minimise les 25.000 expulsions de clandestins et les 2.500 aides au retour volontaire prévues pour 2007 par le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux.

Soulignant que le même objectif avait été fixé pour les expulsions en 2006 et que 2.000 personnes avaient alors bénéficié de l'aide au retour volontaire, Jean-Marie Le Pen affirme qu'"il n'y aura aucun changement. Sauf si les électeurs se rendent compte qu'ils ont été floués et se rebiffent en votant pour les candidats du Front national".
boursier.com, 04/06/2007 - 17h45

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L'UMP rassemble à elle seule 39,54% des voix
NOUVELOBS.COM | 11.06.2007 | 10:57

Selon les résultats nationaux définitifs du ministère de l'Intérieur, l'UMP devance le PS (24,73%) et le Mouvement démocrate-UDF (7,61%). Le Front national et le PCF font jeu égal avec 4,29% des voix, les Verts 3,25%.

La droite, qui a largement dominé dimanche le premier tour des législatives, marqué par une abstention record, est en passe d'obtenir une majorité écrasante à l'Assemblée nationale.

Selon les résultats nationaux définitifs communiqués lundi 11 juin par le ministère de l'Intérieur, l'UMP est arrivé nettement en tête du premier tour des élections législatives avec 39,54% des voix. Le Parti socialiste rassemble 24,73% des voix, devant le Mouvement démocrate-UDF, 7,61%. Le Front national passe sous la barre des 5%, avec 4,29% des voix, exactement le même score que le Parti communiste. Les Verts ont 3,25%.

Extrême-gauche : 887.887 3,41%
Communistes: 1.115.719 4,29%
Socialistes: 6.436.156 24,73%
Radicaux de gauche: 343.580 1,32%
Divers gauche: 513.457 1,97%
Verts: 845.884 3,25%
Ecologistes: 208.465 0,80%
Régionalistes: 131.585 0,51%
CPNT: 213.448 0,82%
Divers: 267.987 1,03%
UDF-MoDem: 1.981.121 7,61%
Majorité présidentielle: 616.443 2,37%
UMP: 10.289.028 39,54%
MPF 312.587 1,20%
Divers droite: 641.600 2,47%
Front national: 1.116.005 4,29%
Extrême-droite: 102.100 0,39%

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10.06.07 | 21h34 Marine Le Pen, au second tour, minimise l'échec du FN

LILLE (Reuters) - Marine Le Pen, qui sera présente au second tour des législatives dans la 14e circonscription du Pas-de-Calais, estime que le Front national a enregistré un revers mais qu'il n'est "pas mort."

"Il y a une chance pour que je puisse être peut-être le seul député du Front national (...). Je serai présente au second tour, en duel", a déclaré la vice-présidente du FN sur France 2.

Marine Le Pen a obtenu 24,47% des suffrages dans la circonscription couvrant notamment Hénin-Beaumont, derrière le candidat socialiste Albert Facon (28,24%), arrivé en tête du scrutin.

Le candidat du Mouvement démocrate Jean Urbaniak est arrivé en troisième position avec 13,24% mais n'est pas en position de se maintenir.

Marine Le Pen a estimé que le résultat du FN, qui est crédité de 4,5 à 5% par les instituts de sondage, au premier tour (notedt, 4,29%), n'était que la traduction "mécanique" de l'élection présidentielle, où son père a obtenu 10,41% des voix.

"Nous avons enregistré un revers, nous le savions, nous le prévoyions un peu. (...) Mais le Front national n'est pas mort. Je demande aux militants et aux adhérents surtout de ne pas baisser les bras. Nicolas Sarkozy décevra quoi qu'il arrive", a-t-elle dit.

Pour Marine Le Pen, le parti d'extrême droite doit désormais se mettre "en position d'accueillir l'ensemble des déçus" du sarkozysme.
10.06.07 | 21h34, Yahoo, fr, actualités

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Le Pen loue l'«efficacité» de Sarkozy
Le leader d'extrême droite juge positivement les premières semaines du Président et souhaite qu'un membre du FN siège à la commission de réforme des institutions.
Par Arnaud Vaulerin avec AFP et Reuters LIBERATION.FR : mardi 7 août 2007

Jean-Marie Le Pen est content du travail de Nicolas Sarkozy. Le patron du Front national l’a dit mardi matin sur RTL. Selon lui, le Président tient «un certain nombre de ses promesses électorales». Et Le Pen juge plutôt positivement les premières semaines au pouvoir de Sarkozy, «même si je le vois un petit peu comme un illusionniste. Mais c’est un illusionniste de grand talent».

«Chacune de ses actions est mûrement réfléchie, pesée, très bien informée et jusqu’ici assez bien réalisée, il faut le dire», a déclaré Le Pen.
«Il fait une chose, qui est moralement positive, c’est qu’il tient, semble-t-il au moins, un certain nombre de ses promesses électorales, bien sûr pas toujours dans la dimension et la profondeur que pourraient attendre ceux qui ont voté pour lui, mais tout de même, il va dans cette direction-là», a-t-il dit.

«Et c’est pour l’instant assez payant, dans l’euphorie qui accompagne toujours les vacances, il n’y a pas de sujet de contestation grave, il a passé la première phase de sa lune de miel avec assez d’efficacité.»

Le président du Front national a précisé avoir été reçu deux fois par le nouveau président, notamment pour évoquer la réforme des institutions. «Il (sarkozy, ndlr) tient à donner l’image d’un rassembleur et d’un homme qui n’est pas tenu par des obligations, quelles qu’elles soient. Il reçoit qui il veut, quand il veut, où il veut», a-t-il dit.

«Il ne met pas les pieds dans les pas de Jacques Chirac qui procédait d’une détestation à l’égard du Front national, tout à fait injuste et injustifiée.»

Le Pen a d’ailleurs souhaité que le FN puisse être représenté dans le comité de réflexion sur la réforme des institutions confiée à Edouard Balladur. Il affirme qu’il va envoyer une lettre en ce sens à Nicolas Sarkozy «aujourd’hui ou demain».
«Cette commission représente tous les courants politiques et philosophiques de la Nation et je lui fais remarquer qu’il n’y a pas de représentant du Front national.»

Pourtant, à en croire le leader d’extrême droite, le FN «a des candidats d’une compétence au moins égale à celle des gens qui ont été désignés, comme (Jean-Claude) Martinez, major de l’agrégation de droit public, professeur à l’université de Paris II et Montpellier, ou Bruno Gollnisch, docteur en droit».

S’agissant de la polémique sur les vacances de Nicolas Sarkozy aux Etats-Unis, il a déclaré que cela n’avait pas d’importance à ses yeux.

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LIBERATION.FR : mardi 11 septembre 2007 Aubervilliers: Sarkozy s'est aligné sur Rama Yade, selon Le Pen

Jean-Marie Le Pen et sa fille Marine affirment que le président et le gouvernement ont cédé aux revendications des squatteurs d'Aubervilliers en acceptant d'en reloger certains.

Le président du FN, Jean-Marie Le Pen, et sa fille Marine ont tous deux accusé le gouvernement mardi d’avoir finalement adopté la ligne de la secrétaire d’Etat Rama Yade dans l’affaire des squatteurs d’Aubervilliers, après l’avoir dans un premier temps désavouée.

Le dénouement de la crise «montre que la politique du président de la République en la matière est bien celle qui a été exprimée par Rama Yade, ministre des passe-droits de l’homme étranger et hors-la-loi», a déclaré Jean-Marie Le Pen dans un communiqué.

«M. Sarkozy a décidé d’aligner la politique de son gouvernement sur la désastreuse position de Rama Yade et le politiquement correct», a renchéri Marine Le Pen, vice-présidente du parti, dans un autre communiqué.

«Les squatteurs immigrés pourront donc continuer de dicter leur loi en toute tranquillité. Mais où est donc la rupture tant annoncée?», a-t-elle ajouté.

La secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme, Rama Yade, avait rendu une visite controversée aux squatteurs jeudi, qualifiée ensuite de «gaffe» par le Premier ministre François Fillon.

Les 71 familles africaines qui se relayaient jour et nuit sur un parvis d’Aubervilliers depuis le 11 juillet pour demander leur relogement ont levé le camp lundi soir, la préfecture ayant promis de reloger immédiatement cinq familles expulsées fin juin et début juillet et de lancer des enquêtes sociales pour étudier le relogement d’autres familles.

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L'extrême droite radicale cherche à se fédérer contre Marine Le Pen
LE MONDE | 29.10.07 | 14h49 • Mis à jour le 29.10.07 | 14h49

La revue nationaliste et identitaire, Synthèse nationale, dirigée par Roland Hélie a réuni, samedi 27 octobre, à Paris, régionalistes, catholiques traditionalistes et racialistes qui, à l'extérieur comme au sein du Front national, ne se reconnaissent pas dans la ligne de "dédiabolisation" et du "ni droite ni gauche" promue par Marine Le Pen sur le parti d'extrême droite.

Thème de la rencontre : "Face aux dangers qui menacent notre civilisation : comment défendre notre identité ?" Une question qui en cachait une autre : comment envisager l'avenir de l'extrême droite française avec ou sans le Front national ?

L'une n'allait pas sans l'autre car, avant d'envisager un rassemblement, il fallait que les différentes composantes de la nébuleuse extrémiste dessinent le contour de ce qui fait leur socle. Quoi de commun en effet entre les nationalistes du Front national et les régionalistes de Robert Spieler, président d'Alsace d'abord ? Entre ceux qui, comme Fabrice Robert, président du Bloc identitaire, prônent la grande Europe et ceux qui avec Bruno Mégret, président du Mouvement national républicain (MNR), s'arrêtent à l'Etat nation ? Entre, enfin, les catholiques traditionalistes attachés au combat pour une civilisation chrétienne, représentés par Bernard Antony, le président de Chrétienté solidarité qui, en raison de la grève d'Air France, était absent samedi, et les païens rassemblés derrière Pierre Vial le président de Terre et peuple ? Pas grand-chose si ce n'est leur volonté "d'inverser le courant migratoire" et de "mettre fin au regroupement familial" comme l'ont martelé les intervenants.

Certains, au nom de la civilisation chrétienne mise en péril selon eux "par l'islam", d'autres sur des critères raciaux.

Pierre Vial, qui parle d'"invasion des allogènes qui veulent voler la terre" des Français, soutient ainsi que "l'identité", repose sur des "composantes biologiques, génétiques et ethniques".

"La substance même de notre peuple est aujourd'hui atteinte par l'immigration non européenne" s'est plaint ainsi Robert Spieler. "Cette immigration incontrôlée risque d'engendrer un ethnocide européen" a renchéri Roland Hélie. "L'âge d'or ethnique n'existe pas. L'identité est un héritage, une construction" a défendu Bruno Larebière, rédacteur en chef du Choc du mois avant de demander toutefois que l'"on se préoccupe de la modification génétique imposée à notre peuple" par l'immigration et explique que le peuple français "de race blanche et de culture grecque, latine, européenne" est "en train de disparaître". Plus prosaïque, Fabrice Robert s'est fait applaudir à tout rompre en dénonçant sans périphrase "le métissage".

Question perspectives, l'assistance était moins unanime. Si tous les présents étaient d'accord sur l'idée d'union, les avis étaient plus partagés sur le cadre dans lequel celle-ci doit se faire. Quelques-unes comme Jean-François Touzé, membre du bureau politique du FN croient encore en l'avenir du parti. A l'opposé, Fabrice Robert pense que c'est à l'extérieur qu'il faut mener le combat. Transformé en Monsieur Loyal, Pierre Vial a proposé d'organiser des actions communes "ponctuelles" pour se donner "l'habitude d'agir ensemble". Une suggestion soutenue par Roland Hélie qui a annoncé la création d'un comité de coordination.
Christiane Chombeau, Le Monde, Article paru dans l'édition du 30.10.07.

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COUR EUROPÉENNE DES DROITS DE L’HOMME 707 22.10.2007 Communiqué du Greffier ARRÊT DE GRANDE CHAMBRE LINDON, OTCHAKOVSKY-LAURENS ET JULY c. FRANCE

La Cour européenne des Droits de l’Homme a prononcé aujourd’hui en audience publique son arrêt de Grande Chambre1 dans l’affaire Lindon, Otchakovsky-Laurens et July c. France (requête nos 21279/02 et 36448/02).

La Cour conclut, par treize voix contre quatre, à la non-violation de l’article 10 (liberté d’expression) de la Convention européenne des Droits de l’Homme :

· concernant les condamnations de l’auteur et de l’éditeur d’un roman ayant pour objet des meurtres commis par des militants du Front national ; et

· concernant la condamnation pour diffamation du directeur de la publication du quotidien Libération, qui publia une pétition signée par quatre-vingt-dix-sept écrivains contemporains apportant leur soutien à l’auteur du roman.

En outre, la Cour conclut, à l’unanimité, à la non-violation de l’article 6 § 1 (droit à un procès équitable) de la Convention quant à l’équité de la procédure dirigée contre le journal. (L’arrêt existe en français et en anglais.)

1. Principaux faits

Les requérants, Mathieu Lindon, Paul Otchakovsky-Laurens et Serge July, sont des ressortissants français nés respectivement en 1955, 1944 et 1949 ; ils résident tous trois à Paris. M. Lindon est écrivain, M. Otchakovsky-Laurens est président du conseil d’administration de la maison d’édition P.O.L, et M. July était directeur de la publication du quotidien Libération à l’époque des faits.

En août 1998, la société P.O.L. publia le roman de M. Lindon intitulé « Le procès de Jean-Marie Le Pen ». Cet ouvrage relate le procès d’un militant du Front national qui, alors qu’il collait des affiches de son parti en compagnie d’autres militants, a tué de sang-froid un jeune Maghrébin et qui a ensuite revendiqué le caractère raciste de ce crime. Il s’inspire de faits réels et notamment des meurtres, en 1995, de Brahim Bouaram, jeune marocain jeté dans la Seine par des skinheads en marge d’un défilé du Front national, et d’Ibrahim Ali, jeune français d’origine comorienne tué à Marseille par des militants de ce même parti. L’ouvrage pose la question de la responsabilité de M. Le Pen, président du Front national, dans les meurtres commis par des militants, ainsi que de l’efficacité du combat contre l’extrême droite.

Après la publication de l’ouvrage, le Front National et M. Le Pen engagèrent une action en diffamation contre MM. Lindon et Otchakovsky-Laurens.

Le 11 octobre 1999, le tribunal correctionnel de Paris déclara M. Otchakovsky-Laurens coupable de diffamation et M. Lindon de complicité de diffamation et les condamna chacun au paiement d’une amende de l’équivalent de 2 286,74 euros (EUR) et solidairement à verser 3 811,23 EUR de dommages et intérêts à M. Le Pen ainsi qu’au Front National. Le tribunal estima que les quatre passages suivants de l’ouvrage litigieux avaient un caractère diffamatoire :

1. M. Le Pen est le chef d’une « bande de tueurs » et « Al Capone aurait eu aussi des électeurs » ;

2. le Front National use de violence contre ceux qui quittent le parti ;

3. derrière chacune des propositions de M. Le Pen, « on peut voir aussi le spectre des pires abominations de l’histoire humaine » ; et

4. M. Le Pen est un « vampire qui se nourrit de l’aigreur de ses électeurs, mais parfois aussi de leur sang, comme du sang de ses ennemis » et un menteur diffamant ses adversaires pour se protéger des accusations portées contre lui.

Dans son édition du 16 novembre 1999, sous la rubrique « Rebonds », Libération publia un article prenant la forme d’une pétition signée par quatre-vingt-dix-sept écrivains contemporains dénonçant la condamnation de MM. Lindon et Otchakovsky-Laurens. La pétition contestait le caractère diffamatoire des passages en question et les reproduisait.

Cité à comparaître par le Front National et M. Le Pen devant le tribunal correctionnel de Paris, M. July fut reconnu coupable de diffamation le 7 septembre 2000 et condamné à une amende de l’équivalent de 2 286,74 EUR et au paiement de 3 811,23 EUR de dommages et intérêts pour avoir reproduit les passages litigieux de l’ouvrage.

Saisie par MM. Lindon et Otchakovsky-Laurens, la cour d’appel de Paris, par un arrêt du 13 septembre 2000, confirma le jugement entrepris en ce qui concerne trois des quatre passages incriminés (points 1., 3. et 4. ci-dessus). La cour estima que l’auteur n’avait pris suffisamment de distance que pour les vues exprimées dans le passage n° 2. ; les trois autres passages n’avaient pas fait l’objet des vérifications minimales et manquaient de mesure. Le 27 novembre 2001, la Cour de cassation rejeta le pourvoi formé par les intéressés.

Le 21 mars 2001, la cour d’appel de Paris confirma la condamnation de M. July, estimant que les auteurs de la pétition n’avaient pour but que d’apporter leur soutien à M. Lindon « en reprenant à leur compte, par défi, l’ensemble des passages déclarés délictueux par le tribunal et sans même mettre réellement en doute la portée diffamatoire des propos ». Elle poursuivit ainsi : « l’argumentation est construite autour de la référence à des faits précis. Il convient alors de respecter l’obligation d’une enquête sérieuse préalable à des imputations particulièrement graves puisqu’il s’agit d’incitation au meurtre, et d’éviter des expressions outrageantes ». Par ailleurs, le 3 avril 2002, la Cour de cassation rejeta le pourvoi formé par M. July.

2. Procédure et composition de la Cour

La requête Lindon & Otchakovsky-Laurens c. France a été introduite devant la Cour européenne des Droits de l’Homme le 23 mai 2002 et la requête July c. France le 27 septembre 2002.

Une audience s’est déroulée en public au Palais des Droits de l’Homme, à Strasbourg, le 13 décembre 2006.

Le 1er juin 2006, en application de l’article 302 de la Convention, la chambre à laquelle les affaires avaient été attribuées s’est dessaisie au profit de la Grande Chambre.

L’arrêt a été rendu par une Grande Chambre de 17 juges, composée en l’occurrence de :

Christos Rozakis (Grec), président, Luzius Wildhaber (Suisse), Jean-Paul Costa (Français), Nicolas Bratza (Britannique), Boštjan M. Zupančič (Slovène), Peer Lorenzen (Danois), Françoise Tulkens (Belge) Loukis Loucaides (Cypriote), Josep Casadevall (Andorran), Mindia Ugrekhelidze (Géorgien), Elisabeth Steiner (Autrichienne), Lech Garlicki (Polonais), Khanlar Hajiyev (Azerbaïdjanais), Renate Jaeger (Allemande), Sverre Erik Jebens (Norvégien), David Thór Björgvinsson (Islandais), Ján Šikuta (Slovaque), juges, ainsi que de Michael O’Boyle, greffier adjoint.

3. Résumé de l’arrêt3

Griefs

Les requérants soutenaient que leur condamnation pénale avait emporté violation de l’article 10 de la Convention. Par ailleurs, invoquant l’article 6 § 1, M. July alléguait que sa cause n’avait pas été entendue par un tribunal indépendant, deux des trois magistrats qui composaient la formation de la cour d’appel dans sa cause ayant déjà siégé dans la formation qui avait précédemment condamné MM. Lindon et Otchakovsky-Laurens.

Décision de la Cour

Article 10

La Cour estime que la condamnation des requérants trouve sa base légale dans des textes clairs (articles 29 et 32 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse). La jurisprudence des tribunaux français indique que l’article 29 de la loi couvre la fiction, dès lors qu’il s’agit de l’atteinte à l’honneur ou à la considération d’une personne désignée de manière claire. En outre, selon la Cour, l’ingérence poursuivait le but légitime de la protection de la réputation ou des droits d’autrui.

Concernant l’auteur et l’éditeur

Ceux qui créent ou diffusent une œuvre, littéraire par exemple, contribuent à l’échange d’idées et d’opinions indispensable à une société démocratique. Il en résulte l’obligation, pour l’Etat, de ne pas empiéter indûment sur leur liberté d’expression. La Cour constate toutefois que la sanction prononcée contre MM. Lindon et Otchakovsky-Laurens ne vise pas la thèse développée dans l’ouvrage litigieux mais uniquement le contenu de certains passages de celui-ci.

Elle rappelle que le romancier, tout autre créateur et quiconque se prévaut de sa liberté d’expression assume des devoirs et responsabilités.

Les conclusions des juridictions internes sur le caractère diffamatoire ou non des passages en question ne prêtent pas le flanc à la critique, eu égard au contenu virulent des écrits litigieux et au fait qu’ils visaient nommément le Front national et son président.

En outre, il ressort que c’est à décharge que la cour d’appel a recherché les propos à l’égard desquels l’auteur exprimait une réelle distance dans son ouvrage. De fait, la mise en œuvre de ce critère l’a conduite à conclure que l’un des quatre passages n’était pas diffamatoire.

La Cour juge également compatible avec sa jurisprudence la conclusion de la cour d’appel selon laquelle les trois passages n’avaient pas fait l’objet des vérifications minimales. Afin d’évaluer la justification d’une déclaration, il y a lieu de distinguer entre déclarations factuelles et jugements de valeur. Si la matérialité des faits peut se prouver, les seconds ne se prêtent pas à une démonstration de leur exactitude. Même lorsqu’une déclaration équivaut à un jugement de valeur, elle doit se fonder sur une base factuelle suffisante. En règle générale, cette distinction n’a pas lieu d’être s’agissant d’écrits figurant dans un roman. Elle retrouve néanmoins toute sa pertinence dès lors que, comme en l’espèce, l’œuvre litigieuse ne relève pas de la pure fiction mais intègre des personnages ou des faits réels. Il était d’autant plus acceptable d’exiger des requérants qu’ils démontrent que les allégations contenues dans les passages du roman jugés diffamatoires reposaient sur une « base factuelle suffisante » que, comme l’a souligné la cour d’appel, elles tenaient non seulement du jugement de valeur mais aussi de l’imputation de faits. Dans l’ensemble, la Cour estime que la cour d’appel a adopté une démarche mesurée et a procédé à une appréciation raisonnable des faits.

Au regard du contenu des écrits litigieux, la Cour juge également compatible avec sa jurisprudence la conclusion de la cour d’appel selon laquelle ils manquaient de « mesure ».

Il est vrai que si tout individu qui s’engage dans un débat public d’intérêt général est tenu de ne pas dépasser certaines limites quant, notamment, au respect de la réputation et des droits d’autrui, il lui est permis de recourir à une certaine dose d’exagération, voire de provocation, c’est-à-dire d’être quelque peu immodéré dans ses propos.

Il est vrai également que les limites de la critique admissible sont plus larges à l’égard d’un homme ou d’un parti politique – tels que M. Le Pen et le Front national –, visé en cette qualité, que d’un simple particulier. Il en va d’autant plus ainsi en l’espèce que M. Le Pen, homme politique de premier plan, est connu pour la virulence de son discours et ses prises de positions extrêmes, lesquelles lui ont valu des condamnations pénales pour provocation à la haine raciale, banalisation de crimes contre l’humanité et consentement à l’horrible, apologie de crime de guerre, injures contre des personnes publiques et insultes. De ce fait, il s’expose lui-même à une critique sévère, et doit donc faire preuve d’une tolérance particulière à cet égard.

La Cour estime néanmoins qu’en l’espèce la cour d’appel a procédé à une appréciation raisonnable des faits en retenant qu’assimiler un individu, fût-il un homme politique, à un « chef de bande de tueurs », affirmer que l’assassinat perpétré par un personnage même de fiction a été « recommandé » par lui et le qualifier de « vampire qui se nourrit de l’aigreur de ses électeurs mais aussi parfois de leur sang », « outrepasse (...) les limites admises en la matière ».

Considérant que les acteurs de luttes politiques doivent conserver un minimum de modération et de bienséance, la Cour estime également que la teneur des passages était de nature à attiser la violence et la haine, excédant ainsi ce qui est tolérable dans le débat politique, même à l’égard d’une personnalité occupant sur l’échiquier une position extrémiste.

La Cour parvient en conséquence à la conclusion que la « sanction » prononcée contre les requérants repose sur des motifs « pertinents et suffisants ». Le montant de l’amende prononcée contre les intéressés est mesuré. La Cour estime que les mesures prises contre les requérants n’étaient pas disproportionnées au but légitime poursuivi et que l’ingérence dans l’exercice par les requérants de leur droit à la liberté d’expression était nécessaire dans une société démocratique.

Concernant le journal

Il apparaît que M. July a été condamné parce que Libération avait diffusé une pétition retranscrivant des extraits du roman qui contenaient des « imputations particulièrement graves » et des termes outrageants, dont les signataires, qui reprenaient ceux-ci à leur compte, déniaient le caractère diffamatoire alors qu’ils avaient été jugés tels en la cause de MM. Lindon et Otchakovsky-Laurens.

La Cour rappelle que le droit des journalistes de communiquer des informations sur des questions d’intérêt général est protégé à condition qu’ils agissent de bonne foi, sur la base de faits exacts, et fournissent des informations « fiables et précises » dans le respect de l’éthique journalistique. L’exercice de la liberté d’expression comporte des « devoirs et responsabilités », qui valent aussi pour les médias même s’agissant de questions d’un grand intérêt général. De plus, ces devoirs et responsabilités peuvent revêtir de l’importance lorsque l’on risque de porter atteinte à la réputation d’une personne nommément citée et de nuire aux « droits d’autrui ». Ainsi, il doit exister des motifs spécifiques pour pouvoir relever les médias de l’obligation qui leur incombe de vérifier des déclarations factuelles diffamatoires à l’encontre de particuliers.

Eu égard au caractère mesuré de l’amende et des dommages et intérêts auxquels M. July a été condamné, à la teneur des écrits litigieux et à l’impact potentiel sur le public des propos jugés diffamatoires du fait de leur diffusion par un quotidien national largement distribué, la Cour juge l’ingérence litigieuse proportionnée au but poursuivi. La Cour conclut que le juge national pouvait raisonnablement tenir l’ingérence dans l’exercice par le requérant de son droit à la liberté d’expression pour nécessaire dans une société démocratique afin de protéger la réputation et les droits de M. Le Pen et du Front national.

Partant, il n’y a eu violation de l’article 10 de la Convention dans le chef d’aucun des requérants.

Article 6 § 1

Quant à M. July, sa crainte d’un manque d’impartialité tient au fait que deux des trois membres de la formation de jugement de la cour d’appel ayant condamné l’intéressé pour diffamation avaient auparavant statué sur le caractère diffamatoire de trois des passages litigieux du roman dont il est question dans la pétition. La Cour comprend que pareille situation puisse susciter des doutes chez M. July quant à l’impartialité du « tribunal » ayant jugé sa cause, mais estime que ces doutes ne sont pas objectivement justifiés.

En outre, la Cour ne décèle aucun élément tendant à indiquer que lesdits juges se soient sentis personnellement visés par l’article incriminé. Rien ne permet donc de considérer que les deux magistrats dont il est question aient statué sous l’influence de préjugés personnels.

La Cour constate que, bien que connexes, les faits des deux affaires ne sont pas identiques et que l’« accusé » n’est pas le même. Il est en outre patent que les décisions rendues en la cause de MM. Lindon et Otchakovsky-Laurens ne contiennent aucune anticipation quant à la culpabilité de M. July.

Dans l’arrêt rendu le 21 mars 2001 en la cause de M. July, la cour d’appel de Paris renvoie, quant au caractère diffamatoire des passages litigieux, à l’arrêt qu’elle avait prononcé le 13 septembre 2000 en la cause de MM. Lindon et Otchakovsky-Laurens. La Cour n’y voit cependant pas une justification objective des craintes de M. July quant à un manque d’impartialité des juges. L’arrêt du 13 septembre 2000 avait retenu le caractère diffamatoire de certains passages de l’ouvrage. Cet aspect du jugement était définitif et avait acquis l’autorité de la chose jugée pour la cour d’appel et toute autre juridiction.

Le problème de la bonne foi ou de la mauvaise foi de M. July restait, lui, entier et n’avait pas été préjugé par le premier arrêt. Rien ne permet d’indiquer que ces juges aient été liés de quelque manière que ce soit par leur appréciation dans la première affaire.

Concluant que les appréhensions que M. July a pu nourrir quant à l’impartialité de la cour d’appel ne sauraient passer pour objectivement justifiées, la Cour dit, à l’unanimité, qu’il n’y a pas eu violation de l’article 6 § 1 de la Convention.

Le juge Loucaides a exprimé une opinion concordante et les juges Rozakis, Bratza, Tulkens et Šikuta ont exprimé une opinion dissidente commune dont les textes se trouvent joints à l’arrêt.

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Face à Marine Le Pen, difficile union de la gauche à Hénin-Beaumont
Par Martin de MONTVALON AFP - Lundi 4 février, 16h30HENIN-BEAUMONT (AFP) -

Marine Le Pen espère frapper un grand coup en offrant au FN la mairie d'Hénin-Beaumont, au coeur du bassin minier durement touché par les liquidations et face à une gauche qui a peiné à se rassembler derrière le maire sortant Gérard Dalongeville (DVG).

Déjà présente lors des législatives de juin dans la 14e circonscription du Pas-de-Calais, où se trouve Hénin-Beaumont, Mme Le Pen avait été la seule candidate du FN en France à pouvoir se maintenir au second tour, obtenant 41,65% des voix face au député PS sortant Albert Facon.

Pour les municipales, elle s'est rangée derrière son suppléant d'alors, Steeve Briois, candidat du FN (ou du MNR pendant un temps) à toutes les élections depuis 1995 dans cette ville de 26.000 habitants traditionnellement ancrée à gauche.

"Il y a une dynamique qui a été lancée au moment des législatives et qui s'est encore accélérée après les résultats que nous avons obtenus", juge Mme Le Pen, qui veut faire de ce scrutin l'occasion d'un "redressement" du FN.

"Avec Marine Le Pen, le regard des gens a changé", confirme Steeve Briois : "Avant, ils voulaient que nous ayions un ou deux conseillers municipaux, aujourd'hui, ils veulent nous placer à la tête de la mairie".

Dans une ville marquée récemment par les liquidations de Sublistatic et d'Energy Plast, le FN s'est réjoui des difficultés de la députée européenne socialiste Marie-Noëlle Lienemann, mandatée par son parti pour rassembler la gauche derrière le maire sortant.

Après plusieurs semaines de négociations et revirements, M. Dalongeville et Mme Lienemann ont présenté samedi une liste PS-PCF-PRG-MRC sur laquelle la députée européenne sera deuxième derrière le maire sortant, mais sans les Verts.

Exclu du PS en 2001 quand il s'était présenté contre le maire sortant socialiste Pierre Darchicourt, dont il était le directeur de cabinet, M. Dalongeville est au coeur de la campagne de ses adversaires.

Tous critiquent à l'instar de Mme Le Pen son "clientélisme" et sa gestion municipale, pointant l'augmentation des impôts locaux de 85% imposée en 2003 par la chambre régionale des comptes pour résorber le déficit de la commune.

Le maire réplique qu'il a réduit la dette et qu'Hénin-Beaumont "reste l'une des villes les moins chères au niveau des impôts locaux".

"Je suis optimiste parce que j'observe qu'en face, nos adversaires n'ont rien à dire, si ce n'est créer la rumeur et la polémique, mais sur le fond, je ne les vois pas porter des projets forts", estime de son côté Mme Lienemann.

Selon elle, "cette élection est symbolique (..), elle doit être l'occasion de montrer que la bonne réponse face aux difficultés, c'est la gauche".

Outre le FN, l'UMP, dont la tête de liste Laurent Bocquet espère "créer la surprise", la LCR, M. Dalongeville et Mme Lienemann devront compter avec la liste divers gauche de l'Alliance républicaine, menée par Daniel Duquenne.

Ancien secrétaire local du PS et ex-directeur général des services de la mairie sous la mandature de Pierre Darchicourt, il a refusé de rejoindre la liste d'union et assure qu'il ne fera alliance ni au premier ni au second tour avec M. Dalongeville.

"Dalongeville risque de se retrouver dans la même position que Pierre Darchicourt en 2001", prédit M. Duquenne. M. Darchicourt, investi par le PS, avait alors été devancé par Gérard Dalongeville au deuxième tour.

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Le Pen condamné pour ses propos sur l’Occupation
Christophe Forcari Libération QUOTIDIEN : samedi 9 février 2008, p. 12

Jean-Marie Le Pen, grand falsificateur au regard des tribunaux.
Le leader du FN a été condamné, vendredi, par le tribunal correctionnel de Paris à trois mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende pour avoir affirmé en janvier 2005 à l’hebdomadaire révisionniste Rivarol que «l’Occupation allemande n’avait pas été particulièrement inhumaine».

Le vieux leader d’extrême droite a «falsifié» l’histoire, selon le tribunal, et il a été condamné pour complicité d’apologie de crimes de guerre et de contestation de crimes contre l’humanité.
Rivarol a également été condamné.

Ces déclarations, tombées au moment où Marine Le Pen poursuivait ses efforts pour lisser l’image sulfureuse du parti d’extrême droite, avaient provoqué une brouille entre le père et sa fille.

Jean-Marie Le Pen, qui devrait faire appel, a été condamné à de nombreuses reprises. Notamment en 1991 par la cour d’appel de Versailles pour avoir déclaré, en 1987, que les chambres à gaz constituaient «un point de détail» de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale.

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A Hénin-Beaumont, Marine Le Pen dit être allée "au casse-pipe"
LE MONDE | 17.03.08 | 14h33 • Mis à jour le 17.03.08 | 14h33 Raphaëlle Bacqué (Hénin-Beaumont, envoyée spéciale) Article paru dans l'édition du 18.03.08.

Les militants du Front national (FN) ont ouvert les bouteilles de crémant et ils trinquent en se jetant des "Hein ! Biloute !", comme dans le film Bienvenue chez les Ch'tis, dont ils connaissent par coeur les scènes. Marine Le Pen, en jean et chemisier noir, rit elle aussi, trinque, fume. Et soupire comme les autres en voyant paraître sur l'écran de télévision Brice Hortefeux, le ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement, qui commente les premiers résultats.

Mais tout à l'heure, enfermée dans une des pièces de son local de campagne, elle a constaté qu'elle avait raté son pari. Les électeurs d'Hénin-Beaumont ont redonné à la liste de Steeve Briois, sur laquelle elle figurait en deuxième position, quasiment le même score qu'au premier tour : 28,83 % des voix. Vingt voix de moins que la semaine précédente. Quelques militants, qui ont regardé attentivement les listes d'émargement, constatent : "Certains des nôtres ne se sont même pas déplacés." Devant ceux qui l'embrassent, Marine Le Pen répète en souriant : "Nous avons un socle solide d'électeurs fidèles." Elle sait bien, pourtant, que son héritage politique est dévasté. Son parti se débat dans les difficultés financières, ne parvient plus à recruter des cadres et vient de voir s'évanouir, avec elle, son unique chance de diriger une municipalité. Jean-Marie Le Pen l'a appelée dans l'après-midi pour lui dire : "Tu n'auras rien à te reprocher."

DÉDIABOLISÉS

Mais maintenant que la soirée avance et que les militants quittent le local de campagne, elle constate : "Je suis allée au casse-pipe !" Dans cette petite ville ouvrière, les quartiers les plus populaires, ceux-là mêmes sur lesquels elle avait axé sa campagne sur le pouvoir d'achat et la sécurité, ont moins voté encore pour le FN qu'au premier tour. "On doit lutter contre le sentiment que le bulletin FN ne sert à rien", dit-elle.

Celle qui a connu toute sa jeunesse l'opprobre attaché au nom de Le Pen jure cependant que la campagne s'est déroulée dans un climat "infiniment moins hostile" que lors des élections législatives. En juin 2007, alors qu'elle avait raflé 41,65 % des suffrages au second tour, des manifestants étaient venus la huer. Là, rien. Les marchés, les cités, les cages d'escalier ont vu passer la vice-présidente du FN sans vraiment broncher. "Sarkozy nous a dédiabolisés, soupire-t-elle, mais ceux qui nous avaient quittés pour lui ne sont pas encore revenus vers nous."

Cette campagne est pourtant déterminante pour son parti comme pour elle-même. Elle a beau répéter qu'elle est "la seule, parmi les dirigeants du FN, à s'être présentée alors que le contexte était difficile", ses rivaux en interne n'oublient pas que, lors des investitures, la commission présidée par Jean-Marie Le Pen a décidé de ne pas apporter son soutien à des listes menées par des opposants déclarés à sa fille, notamment dans le Pas-de-Calais, à Wattrelos et Tourcoing.

Marine Le Pen espère pourtant prendre la tête du FN, lors du congrès de 2009, malgré la guerre de succession qui fait rage pour remplacer son père, bientôt octogénaire, dont elle assure qu'il a désormais "pris conscience du changement de génération politique qui a eu lieu en 2007". Avant de regagner le petit appartement qu'elle a loué à Hénin-Beaumont pour la campagne, elle avoue juste quelques instants sa lassitude : "Il m'arrive d'en avoir marre de cette vie." Mais elle se reprend aussitôt : "Pfft... en général, cela ne dure qu'une nuit."

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Vendredi 25 Avril 2008 Le Pen refait dans "le détail" Par Maud PIERRON leJDD.fr

Disparu de la scène politique, Jean-Marie Le Pen revient sur le devant de la scène, en usant d'un thème polémique à souhait. Le leader du FN a estimé qu'il est "évident" que "les chambres à gaz" sont "un détail de l'histoire de la Seconde guerre mondiale", dans le mensuel Bretons, paru vendredi. Une interview que le leader frontiste a interdit au magazine de publier.

Récidiviste.
Alors qu'on l'avait peu ou prou perdu de vue, laissé sur une image de grand-père adouci lors de la dernière élection présidentielle, Jean-Marie Le Pen refait des vagues. En cause, un entretien au mensuel Bretons. "J'ai dit que les chambres à gaz étaient un détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale: ça me paraît tellement évident", lance-t-il, sereinement. Pour étayer son raisonnement, le vieux leader frontiste rappelle alors que ce conflit a fait au total "cinquante millions de morts".

Coupé par le journaliste qui lui explique que "le problème n'est pas de savoir le nombre mais la manière dont ils ont été tués", et que l'on a "déporté des gens pour les amener dans des camps juste pour les faire tuer", Le Pen lâche une réponse dans la veine négationniste:
"Mais ça, c'est parce que vous croyez à ça. Je ne me sens pas obligé d'adhérer à cette vision-là. Je constate qu'à Auschwitz il y avait l'usine IG Farben, qu'il y avait 80 000 ouvriers qui y travaillaient. À ma connaissance, ceux-là n'ont pas été gazés en tout cas. Ni brûlés"

Quand le journaliste lui oppose les travaux d'historiens, qui ont prouvé la réalité de la déportation à fin d'extermination, le leader du FN rétorque, sèchement: "Ce n'est pas le problème. Je n'ai pas contesté, j'ai dit que c'était un détail."
Et de partir dans une harangue: "En quoi cela méritait-il 150 millions d'amendes? Est-ce un pays de liberté où une phrase, si contestable soit-elle, et prononcée par un homme public, mérite 150 millions d'amende, et la mise à l'index de l'individu, et de son parti?", faisant allusion à sa phrase sur le "détail", prononcée en 1987 sur RTL, et qui lui avait valu une condamnation en 1991 pour "banalisation d'un crime contre l'humanité".

"Pas sûr" que la France existe toujours dans cinquante ans

En roue libre, Le Pen déroule sa diatribe raciste sur l'immigration maghrébine. Dans cinquante ans, il n'est "pas sûr" que la France existera, puisque "sur le papier" elle sera "à majorité musulmane", comme c'est le cas aujourd'hui selon lui à "Roubaix", "Marseille", ou dans la "banlieue parisienne, ou en sortant du métro vous vous trouvez à Tombouctou ou Casablanca".
Et d'en rajouter une couche grotesque sur sa Bretagne natale: "La population musulmane qui s'implante à Quimper ne met pas la coiffe. Elle met le voile. Et la Bretonne qui habite ce quartier de Quimper, elle met aussi le voile pour ne pas avoir de problèmes."

Il y a vingt ans, ces propos sur le "détail" avaient, à raison, choqués l'ensemble de la classe politique et agités le milieu associatif. Aujourd'hui, ces déclarations, sur le fond, sont aussi condamnables et mériteraient la même réaction. Mais ce vendredi, point de tollé, ni de levée de bouclier: tout se passe comme si Jean-Marie Le Pen était le vieux papi qui n'a plus toute sa tête, délirant, auquel on ne prête plus attention.

Seules les associations s'insurgent. "Jean-Marie Le Pen, en pleine perdition politique, choisit ainsi une fois de plus l'ignominie pour faire parler de lui, dans cet entretien où il attaque sournoisement d'ailleurs aussi bien les juifs que les musulmans", dénonce le Crif.
La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) prévenu qu'elle engagera des poursuites judiciaires. "En niant à nouveau la réalité de l'extermination des juifs dans les chambres à gaz, en agitant le spectre de la France musulmane, en jouant sur les peurs et fantasmes induisant le rejet de l'autre, Jean-Marie Le Pen s'expose à de nouvelles poursuites judiciaires que la Licra ne manquera pas d'engager après consultation de sa commission juridique."

Jean-Marie Le Pen, lui aussi, s'insurge... Dans un communiqué, il explique: "Le magazine Bretons publie sous mon nom un interview dont il a d'ailleurs diffusé avant parution des extraits qui se veulent provocateurs. Non seulement je n'ai pas autorisé Bretons à publier cet interview, mais je le lui ai interdit expressément par lettre recommandée il y a déjà 15 jours."

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JDD Politique 28/04/2008 - 17:32 Le FN se désolidarise de Le Pen sur le "détail"
Quelques jours après les déclarations de Jean-Marie Le Pen sur les chambres à gaz durant la Seconde Guerre mondiale, qu'il qualifiait une nouvelle fois de "détail", le Front national a tenu à se désolidariser de son président.

Selon Louis Alliot, le secrétaire général du parti d'extrême droite, qui publie une tribune sur le site internet du FN, ces propos "ne constituent en aucun cas une ligne politique. (...) Nous sommes un certain nombre de responsables, de cadres, de militants et d'adhérents à ne pas porter sur les événements de la Seconde guerre mondiale le même regard que porte Jean-Marie Le Pen", écrit-til avant de préciser: "Pour autant, ce sujet ne constitue pas pour nous une ligne de fracture et cela n'enlève rien à la confiance, l'estime, la considération et le respect que nous lui portons."

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Marine Le Pen reprend ses distances avec son père Olivier Pognon lefigaro.fr 28/04/2008 | Mise à jour : 17:10 | . Marine Le Pen s'efforce de garder la stratégie de «dédiabolisation» du parti. La fille du président du FN a annulé sa participation à une émission de radio après les propos de celui-ci sur les chambres à gaz.

Nouvelle brouille, sans doute passagère, entre Jean-Marie Le Pen et sa fille Marine : en confirmant, dans l'entretien qu'il a donné au mensuel Bretons du mois de mai, les propos qu'il avait tenus le 13 septembre 1987 au «Grand Jury» RTL-Le Monde sur les chambres à gaz, le président du FN a entraîné une prise de distance immédiate de la vice-présidente de son mouvement. «Je ne partage pas sur ces événements la même vision» que lui, a-t-elle déclaré vendredi soir, sur BFM-TV. En vacances avec ses enfants au centre équestre de Pompadour, Marine Le Pen s'est décommandée de l'entretien prévu jeudi sur RTL, à l'issue du traditionnel défilé du FN à Paris.

La fille du président du FN a assuré sur BFM-TV que celui-ci «ne voulait pas créer la polémique», ayant «interdit au journal la publication de cette interview». Candidate à la succession de son père, elle s'efforce de garder la stratégie de «dédiabolisation» du FN à laquelle elle s'identifie depuis l'élection présidentielle de 2002, sans renier par ailleurs l'héritage politique paternel.

Bruno Gollnisch, ayant exprimé, en octobre 2004, des réserves sur l'existence des chambres à gaz, elle avait fait savoir que de telles déclarations lui paraissent «mal venues», «par ce qu'elles ont de blessant», mais aussi en raison du «soupçon d'antisémitisme» qui frappe le FN. Et elle confie souvent que des responsables politiques n'ont pas à revenir sans cesse sur des événements qui se sont passés dans leur enfance ou avant leur naissance.

En janvier 2005, Jean-Marie Le Pen, interviewé dans Rivarol, avait affirmé qu'«en France du moins», «l'occupation allemande» n'avait «pas été particulièrement inhumaine». Quelques jours plus tard, Marine, après avoir eu une explication orageuse avec son père, faisait savoir qu'elle se mettait en congé du parti pour un certain temps.

Faire parler

Jean-Marie Le Pen n'a jamais eu la même aversion que sa fille contre le fait de choquer ou de scandaliser. «Avant le détail : deux millions de voix pour le FN. Après le détail : quatre millions», lance-t-il parfois. Et on observera que ces déclarations sulfureuses interviennent dans les moments où le FN est en mauvaise posture : en janvier 2005, il se plaignait d'être «ignoré des médias» à l'approche du référendum sur la Constitution européenne. Cette fois, après ses revers électoraux, le FN a du mal à faire parler de lui.

Pourtant, le président du FN a bien cherché à éviter la parution de l'entretien. Alain Vizier, directeur de la communication du FN, a confirmé au Figaro avoir demandé au magazine Bretons parce qu'il refusait d'en faire sa couverture de ne pas le publier. Demande confirmée ensuite par lettre recommandée avec accusé de réception de Jean-Marie Le Pen lui-même.

Après ses propos de 1987, Jean-Marie Le Pen avait été condamné à 1,2 million de francs d'amende (183 200 euros). Quant à ses déclarations à Rivarol de janvier 2005, elles lui ont valu une condamnation à trois mois de prison avec sursis. Qu'il encoure une nouvelle peine d'emprisonnement, et celle-ci ne pourrait être que ferme.

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CHAMBRES A GAZ "Détail" : Marine Le Pen se désolidarise de son père NOUVELOBS.COM | 28.03.2009 | 09:18

"Je ne pense pas que ce soit un détail de l'histoire", déclare la fille du leader frontiste qui a répété mercredi que les chambres à gaz étaient pour lui "un détail de l'histoire".

Marine Le Pen s'est désolidarisée de son père Jean-Marie, après que le leader du Front national a redit mercredi que les chambres à gaz étaient pour lui "un détail de l'histoire".

"Je ne pense pas que ce soit un détail de l'histoire", déclare sa fille dans l'émission "Ripostes" qui sera diffusée dimanche 29 mars sur France 5, confiant qu'elle se serait "bien passé" de cette polémique "parce que je pense que ça permet de se détourner des vrais sujets actuels".

"Ce qui est une évidence"

Condamné à plusieurs reprises pour avoir tenu de tels propos, le président du Front national avait déclaré mercredi à Strasbourg, en réponse au président du groupe socialiste au Parlement européen, Martin Schultz: "Je me suis borné à dire que les chambres à gaz étaient un détail de l'histoire de la (Seconde) guerre mondiale, ce qui est une évidence".

Marine Le Pen, vice-présidente du FN, assure que son père "n'a jamais nié aucun des événements de la Seconde guerre mondiale". Notant que "la spécificité de la Shoah en a fait un symbole en quelque sorte" de ce conflit, elle ajoute que son père, "pupille de la nation, ayant perdu son père, cherche en réalité à élargir en quelque sorte la mémoire collective à l'ensemble des victimes et le fait sûrement de manière maladroite". (avec AP)

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Société Le maire PS d'Hénin-Beaumont mis en examen et écroué pour "détournement de fonds publics" AP | 09.04.2009 | 21:36

Gérard Dalongeville, le maire PS de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) ainsi que son ancien adjoint aux finances et un homme d'affaires local ont été mis en examen jeudi pour "détournement de fonds publics par personne chargée d'une fonction publique", "complicité et recel", "faux en écriture et usage" et "recel de favoritisme", a-t-on appris auprès du tribunal de Béthune. Les trois hommes ont été placés en détention provisoire dans la soirée.

Le procureur de Béthune, Brigitte Lamy, a précisé qu'à l'issue d'une enquête préliminaire lancée par la police judiciaire en juin 2008, et au terme de la garde à vue des trois hommes, qui a pris fin jeudi après-midi, un "système de fausses factures établies par la ville à l'adresse de plusieurs entreprises sous-traitantes pour un montant d'au moins 900.000 euros" avait été "mis en évidence". "Ce montant pourrait même atteindre 4 millions d'euros", a-t-elle expliqué à la presse.

Selon la magistrate, les investigations ont révélé de multiples irrégularités "comme l'attribution de marchés à des entreprises qui, à qualité égale, n'étaient pas les moins chères". La police judiciaire a également mis au jour le règlement, par la ville, de voyages en avion privé effectué par l'homme d'affaires inquiété, qui n'exerce pourtant aucune fonction élective.

Pour le procureur Brigitte Lamy, "l'enquête tend plutôt vers un enrichissement personnel". Ainsi, au cours des perquisitions qui ont été menées ces deux derniers jours, un coffre-fort a été découvert, dans le bureau du maire, à l'hôtel de ville. Il était dissimulé dans un mur et contenait 13.000 euros en espèces.

Selon le procureur, Gérard Dalongeville et les deux autres mis en examen "n'ont su apporter aucune explication au cours de leur garde à vue".

Le parquet avait requis la mise en détention provisoire des trois hommes, qui encourent chacun une peine de dix ans d'emprisonnement et une amende de 150.000 euros.

Cette affaire assombrit un peu plus l'image d'Hénin-Beaumont. La ville a déjà été épinglée par la Cour des comptes, qui a constaté son état de quasi-faillite. Gérard Dalongeville, ex-dissident socialiste, avait été réintégré en 2008 au PS, après avoir remporté son siège de maire lors des dernières municipales face à Marine Le Pen, du Front National.

Lundi soir, la fédération PS du Pas-de-Calais s'est réunie dans l'urgence et a voté l'exclusion du maire d'Hénin-Beaumont ainsi que de plusieurs autres responsables socialistes locaux. AP

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Le Parisien, 11 avril 2009, p. 14 Le PS gêné, Marine Le Pen à l'affût

MARINE LE PEN qui se frotte les mains et le Parti socialiste qui tente d'éviter les éclaboussures.
Hier, cette affaire a pris une tournure politique. A deux mois des élections européennes, le PS ne peut se payer le luxe de ternir son image.
Il a donc décidé d'engager, une procédure d'exclusion pour « indiscipline totale» à l'égard de Gémrd Dalongeville.

« C'est une défaillance humaine qui n'a rien à voir avec le parti », explique Catherine Genisson, députée du Pas-de-Calais et responsable de la fédération départementale.
Une réactivité qui masque mal l'indulgence dont a jusqu'ici profité Dalongeville en interne.

Exclu en 2001 pour dissidence, le maire a été réintégré en mars 2008, juste après sa réélection. Un classique au PS qui a cru aux promesses de changement dans la gestion de Dalongeville.
Il dispose alors de solides soutiens. « C'est Daniel Percheron (NDLR: président du conseil régional) qui a poussé à sa réintégration », souligne Marie-Noëlle üenemann, ex-première adjointe d'Hénin-Beaumont.

Depuis, l'ancienne ministre, qui se plaint d'avoir été « écartée» des affaires communales, a plusieurs fois alerté le parti. En vain.

Dans cette tourmente, une des principales opposantes espère profiter de l'affaire : Marine Le Pen, conseillère municipale Front national, assure qu'« une autoroute s'ouvre ». La vice-présidente du FN, qui avait réalisé 28 % aux demières municipales, demande la « démission du conseil municipal » pour la tenue de nouvelles élections.
Visiblement boostée par cette affaire, la candidate aux européennes dans le Nord­Ouest ne rêvait pas mieux pour lancer sa campagne. AZZEDDINE AHMED-CHAOUCH ET ERIC HACQUEMAND

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Le Pen ne présidera pas le Parlement européen 06.05.2009, 14h47 | Mise à jour : 14h58 leparisien.fr

Le Parlement européen a adopté mercredi une réforme de son règlement intérieur qui va empêcher Jean-Marie Le Pen de présider, en tant que doyen, sa session inaugurale au lendemain des élections européennes.

Un amendement annulant la règle du doyen d'âge, déposé par les présidents des deux plus grands groupes politiques du Parlement, le socialiste allemand Martin Schulz et le conservateur français Joseph Daul, a été adopté mercredi à une écrasante majorité avec le soutien des Verts et des Libéraux.

Jusqu'à l'élection d'un nouveau président, la session constitutive du nouveau Parlement issu des urnes sera désormais présidée, non plus (comme c'était le cas jusqu'ici) par le plus âgé des députés présents, mais par le président sortant ou, à défaut, par un vice-président sortant. Dans l'hypothèse peu probable où ni le président sortant, ni les quatorze vice-présidents sortants ne font partie des députés réélus, ce sera le député «ayant exercé le plus long mandat» qui remplira la fonction.

Réforme du réglement sur fond de polémique

L'affaire a débuté en mars, lorsque Martin Schulz et le coprésident des Verts Daniel Cohn-Bendit se sont inquiétés de la probabilité de voir Jean-Marie Le Pen qui, à 80 ans, se représente aux élections européennes de juin, devenir le doyen d'âge de la prochaine assemblée. L'actuel doyen, le socialiste italien Giovanni Berlinguer, 84 ans, ne se représente pas.

Un nouveau dérapage du chef du Front national, qui a réitéré peu après en plein hémicycle que les chambres à gaz étaient un «détail» de l'Histoire, avait convaincu les conservateurs et les libéraux de l'écarter en procédant à cette modification du règlement intérieur.

La règle du doyen avait déjà été à l'origine d'un scandale en juillet 1989, quand l'ex-cinéaste français Claude Autant-Lara, élu sur une liste du FN, avait pu accéder au perchoir. Il avait alors prononcé un discours qui avait poussé de nombreux députés à sortir de la salle en protestation. Cet éclat avait été à l'origine d'une première modification du règlement intérieur, le doyen ayant alors été privé du droit de prononcer un discours.

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Hénin-Beaumont: un "front républicain" pour barrer le FN De Christine BERTRAND-NIELSEN – 29 juin 2009

HÉNIN-BEAUMONT (Pas-de-Calais) (AFP) — Les appels à l'union se sont multipliés lundi pour contrer le FN, en position de ravir au PS la mairie d'Hénin-Beaumont et sur le terrain la gauche semblait finalement avoir surmonté ses divisions à six jours du second tour de l'élection municipale.

Après la performance du Front national dimanche, qui a recueilli près de 40% des voix au premier tour, profitant de la mauvaise gestion et des malversations présumées de l'ancien maire socialiste Gérard Dalongeville, les responsables politiques du PC à l'UMP ont réclamé un rassemblement "républicain".

"Il n'y aura pas de triangulaire" dimanche au second tour, a assuré Pierre Ferrari (PS), tête de la liste Union de la gauche (PCF/MRC/PS/Modem) arrivée troisième au premier tour et en mesure de se maintenir.

Après avoir réclamé en vain une fusion des différentes listes de gauche, il a fini par accepter de se rallier sans condition à Daniel Duquenne, le candidat divers gauche arrivé en deuxième position avec 20,2% des voix.

"Je regrette qu'il n'y ait pas eu de fusion, mais les choses sont très claires à la veille du deuxième tour, j'appelle à voter Duquenne. Ca va être très compliqué mais nous ferons tout pour empêcher le FN d'arriver à la tête de la mairie", a déclaré M. Ferrari, un ancien de l'équipe Dalongeville.

Daniel Duquenne a expliqué lundi soir que son équipe "ira seule au combat". "Pour ce faire, elle bénéficie du soutien total de tous les appareils politiques de gauche comme de droite", s'est-il félicité.

Le désistement de M. Ferrari fait suite aux pressions venues de toute part, et notamment du Parti socialiste, pour réclamer un front commun.

"Face au danger que représente le Front national, le Parti socialiste appelle tous les républicains à se rassembler derrière la liste conduite par Daniel Duquenne", avait indiqué le PS dans un communiqué, avant même le ralliement de M. Ferrari.

Catherine Génisson, première secrétaire de la fédération PS du Pas-de-Calais, avait enfoncé le clou, estimant que la solution "la plus claire" était celle d'un "désistement de toutes les listes au profit de Duquenne".

Steeve Briois, qui mène la liste du FN, a dénoncé "un énième cafouillage". "Les gens d'Hénin-Beaumont aspirent à tout sauf à ce genre de tractations", a-t-il déclaré.

"De quoi ont-ils si peur?", s'est interrogée Marine Le Pen, épinglant notamment les appels de l'UMP à voter pour le candidat divers gauche, de la part de l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, du président du groupe UMP à l'Assemblée nationale Jean-François Copé, et du secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand.

"Le déferlement d'appels de l'UMP démontre qu'il y a un système à sauver. De quoi ont-ils si peur? Qu'ont-ils si peur que nous découvrions si nous sommes élus?", a-t-elle demandé.

"Les appareils nationaux sont à la manoeuvre, on voit qu'on est très loin des intérêts des habitants d'Hénin-Beaumont", a estimé la vice-présidente du Front national, seconde sur la liste du FN.

Mathématiquement, les listes de gauche étaient majoritaires au soir du premier tour, totalisant plus de 53% des voix. Mais après avoir uni les états-majors, M. Duquenne devra maintenant convaincre les électeurs pour espérer remonter un handicap de près de 20 points par rapport au Front National.

"Il y a un dynamisme en notre faveur. Eux c'est la spirale de l'échec", ironisait Steeve Briois lundi soir.

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Société Dany Boon appelle à voter contre le FN à Hénin-Beaumont AP | 03.07.2009 | 15:29

L'acteur Dany Boon appelle vendredi les électeurs d'Hénin-Beaumont à "voter contre le Front national au deuxième tour des municipales" ce dimanche.

Marine Le Pen, numéro deux sur la liste FN, réplique que le réalisateur des "Ch'tis" ne connaît pas la situation des habitants de la commune car il est "millionnaire" et "habite à Los Angeles".
Steeve Briois, tête de liste frontiste, invite pour sa part l'acteur à venir s'installer à Hénin-Beaumont ou, à défaut, à "faire un don" à cette commune "ravagée par la corruption socialiste".

Dans un communiqué, Dany Boon estime que "le Front national véhicule des idées à l'opposé" de l'identité régionale du Nord-Pas de Calais, qui "a toujours été une terre d'accueil, de tolérance, de respect de l'autre et de ses différences".

"Quoiqu'il se soit passé dans votre ville, quelles que soient vos colères et vos frustrations, rien ne justifiera jamais de voter pour un parti d'extrême droite", ajoute le réalisateur des "Ch'tis" en appelant à voter contre le FN.

"Dany Boon est un bon acteur mais quel est le rapport entre Dany Boon et Hénin-Beaumont?", s'est demandé Marine Le Pen sur France-Info. "Il vit à Los Angeles, il est millionnaire" et "il ne connaît pas la situation dramatique des habitants d'Hénin-Beaumont, il ne la partage pas".

La numéro deux de la liste FN voit là un "gadget que le système essaie de sortir au dernier moment pour pouvoir influencer de manière assez malhonnête, il faut bien le dire, le vote des Héninois et des Beaumontois".
Elle espère que ces derniers "ne réfléchiront qu'à leur intérêt et à l'intérêt de leur ville pour ne pas se laisser influencer par des gens qui objectivement ont un rapport vraiment très lointain avec la situation de la commune".

Dans un communiqué, le conseiller municipal d'Hénin-Beaumont Steeve Briois, tête de liste frontiste, convie Dany Boon à "quitter Los Angeles" pour s'installer à Hénin-Beaumont et y "payer des impôts locaux". Dans le cas où il ne voudrait pas "venir au vrai pays des Ch'tis", il "l'invite à faire un don à la commune d'Hénin-Beaumont".
Et le candidat de conclure: "pourquoi Dany Boon, qui prétend aimer notre ville et qui a perçu 26 millions d'euros de cachets en 2008, n'aiderait-il pas une commune ravagée par la corruption socialiste?" AP

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« Je suis surtout très heureux pour la ville » DANY BOON, le réalisateur des « Ch’tis » Le Parisien par Henri Vernet | 06.07.2009, 07h00

L’acteur et réalisateur du film au succès immense « Bienvenue chez les Ch’tis » avait appelé vendredi à voter contre le Front national. Joint hier à Los Angeles (Etats-Unis), il réagit au scrutin (48% pour le FN).

Quelle est votre réaction à la défaite de Marine Le Pen ?

Dany Boon. Je suis content de ce résultat. Je suis surtout très heureux pour Hénin-Beaumont. Il faut espérer maintenant que Daniel Duquenne sera à la hauteur des attentes des habitants.

Pourquoi étiez-vous ainsi monté au créneau ?

J’ai réagi en citoyen républicain. Je suis actuellement à Los Angeles pour mon travail (NDLR : un remake des « Ch’tis ») , mais je suis l’actualité. En fait, c’est la grand-mère de ma femme, qui vit à Milan, qui a lu dans le « Corriere della Sera » un article sur Hénin-Beaumont. L’article parlait de mon film, des valeurs humanistes qu’il prête aux gens du Nord, tout en déplorant que le FN doive sans doute l’emporter au deuxième tour des municipales ! Cela m’a chagriné. Je comprends la colère des gens d’Hénin, leur frustration d’avoir été bernés par l’ancien maire. Mais j’ai voulu leur dire de voter contre le Front national, parce que c’est un parti d’extrême droite prônant des idées violentes, antirépublicaines. Si le FN apportait des solutions concrètes aux problèmes des gens, ça se saurait !

Vous avez été écouté…

Si c’est le cas, j’en suis ravi. Mais je sais bien que mon métier est de faire des films, de faire rire. Ce qui compte, c’est ce résultat. Je connais bien Hénin-Beaumont quand j’étais enfant, ça s’appelait Hénin-Liétard. Mon meilleur ami et producteur aujourd’hui décédé y vivait, les grands-parents paternels de mon épouse y tenaient un magasin de vêtements sur la grand-place.

Marine Le Pen vous reproche d’être riche et à Los Angeles, loin des réalités d’Hénin…

Je n’ai pas à répondre à ça. D’abord, je ne donne pas de leçon, je ne fais pas de politique. C’est vrai que j’ai gagné beaucoup d’argent. Mais je suis issu d’un milieu très pauvre, et quand on a été pauvre une fois, on l’est pour toute sa vie. J’ai vu sur Internet qu’on me reproche d’être aux Etats-Unis et de ne pas payer mes impôts en France. Mais c’est faux ! Je rentre de Los Angeles au mois d’août, je vis en France, j’y vote et y paie mes impôts ! Un autre internaute me dit qu’il a été agressé, que je ne m’en rends pas compte. Mais moi aussi j’ai été attaqué en voiture sur l’autoroute. Voilà ce que je déplore avec le FN ; cette manière de jouer sur les peurs des gens.

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Identité nationale : Marine Le Pen demande à être reçue par Sarkozy (AFP) – 28 octobre 2009 18.00

NANTERRE — La vice-présidente du Front national Marine Le Pen a sollicité mercredi un "entretien" avec Nicolas Sarkozy afin de lui présenter ses propositions dans le cadre du débat sur l'identité nationale, et a appelé à un "Grenelle de l'identité nationale".

"Le président Sarkozy a lancé une proposition de débat, le FN dit +chiche+", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse au siège du parti.

"A sa proposition loyale, le FN attend une réponse loyale" a poursuivi Mme Le Pen, en affirmant que son parti avait été "le premier à porter la question identitaire dans le débat politique".

"Si M. Sarkozy refusait de me recevoir, ça signifierait que les conclusions sur ce pseudo-débat sont déjà sur son bureau", a-t-elle affirmé.

La vice-présidente du FN a appelé à un "Grenelle de l'identité nationale", estimant que le débat ne pouvait avoir lieu que "dans un cadre solennel à l'échelon national". Elle a également proposé d'ouvrir des "cahiers de doléances dans les mairies, les postes, les hôpitaux".

"Aujourd'hui il n'est plus possible de fuir ce type de débat car il y va du maintien de la France en tant que nation, il y va même de la paix civile", a-t-elle martelé.

Selon Marine Le Pen, "il est des moments dans l'histoire d'une nation où il est possible de choisir clairement le chemin qu'un peuple prend collectivement, le débat sur l'identité peut être celui-là".

Reprenant le thème central du parti, elle a appelé le gouvernement à s'attaquer au problème de l'immigration, évoquant "une population qui par sa nature et son nombre, est en train de dissoudre notre identité nationale".

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Interdiction des minarets en Suisse: satisfaction de Marine Le Pen 29.11.09 | 20h54 lemonde.fr

La vice-présidente du FN, Marine Le Pen, s'est félicitée dimanche de la décision, par référendum, des Suisses d'interdire la construction de minarets dans leur pays, demandant aux "élites de cesser de nier les aspirations et craintes des peuples européens".

Les Suisses ont décidé dimanche par référendum à une très large majorité (57,5% des votants) d'interdire la construction de minarets.

"A une très franche majorité, les Suisses viennent de faire mentir les sondages, en refusant massivement l'édification de minarets en Suisse", s'est réjouie Mme le Pen, dans un communiqué.

Les sondages prédisaient durant la campagne un rejet de la proposition de la droite populiste par 53% des votants.

La responsable frontiste a relevé qu'en "Suisse, comme en France, les +élites+ étaient pourtant massivement pour". "Ces +élites+ doivent cesser de nier les aspirations et les craintes des peuples européens qui, sans s'opposer à la liberté religieuse, rejettent les signes ostentatoires que veulent imposer des groupes politico-religieux musulmans, souvent à la limite de la provocation", a-t-elle poursuivi.

"Au moment où Nicolas Sarkozy réduit, sur ces sujets, son action à un électoralisme cynique", elle a appelé "les Français qui n'ont pas la chance de pouvoir s'exprimer par référendum à le faire, massivement, lors des élections régionales de mars prochain"

Pour Bruno Gollnisch, vice-président du FN, le résultat du référendum en Suisse montre "que la population de ce pays résiste à la pensée unique".

Mais le "problème de fond", estime-t-il dans un communiqué, c'est "celui de l'immigration massive et de la mauvaise conscience des Européens, qui les empêche d'exiger ce que chaque pays est en droit d'exiger des plus récents arrivés : le respect de ses lois, mais aussi de ses moeurs, de ses coutumes, de ses traditions, et même de ses goûts".

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Le FN critique le discours de Sarkozy AFP 08/12/2009 | Mise à jour : 17:32 | lefigaro.fr

La vice-présidente du Front national, Marine Le Pen, a déploré aujourd'hui le "métissage" prôné par Nicolas Sarkozy dans sa tribune du Monde, tout en estimant qu'il "donne raison au Front national" dans son analyse du vote anti-minarets en Suisse.

Dans cette tribune, le président s'est prononcé en faveur du "métissage" mais contre le "communautarisme" et il a refusé de critiquer le vote des Suisses, estimant qu'il reflétait des "préoccupations" largement partagées.

"Avec un aplomb insensé empreint d'un racisme antifrançais quasiment assumé qui supposerait la consanguinité des Français, le chef de l'Etat appelle au +métissage d'Etat+ qu'il opposerait au communautarisme", écrit Mme Le Pen dans un communiqué.

"Certes, si le métissage peut-être un choix affectif personnel, il ne peut devenir comme le veut Nicolas Sarkozy une doctrine d'Etat, sauf à apparaître comme un +négatif+ des pires politiques raciales totalitaires du 20ème siècle", poursuit-elle, dénonçant une "dilution de l'identité nationale".

Mme Le Pen estime toutefois que le président a été "obligé sous la pression populaire de reconnaître la validité du référendum suisse", en appelant à "une pratique religieuse non ostensible dans la sphère publique".

"C'est là une victoire idéologique du Front national qui a été le premier à se féliciter du vote helvétique à portée continentale et à exiger en France le retour immédiat et ferme aux principes républicains", assure sa vice-présidente.

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Régionales. Une victoire du FN et de la famille Le Pen 22 mars 2010 à 15h10 - Le Telegramme.com

Le Front national reprend des couleurs. Le parti d'extrême droite a confirmé dimanche ses bons résultats du premier tour des élections régionales. Le score national (9,17 %) ne traduit pas la réalité de la nouvelle percée réalisée par le camp Le Pen. La moyenne des résultats dans les douze régions où FN était engagé (plus de 17 %) est bien plus révélatrice.

Le Front national, en progressant de plusieurs points dans les douze régions où il briguait les suffrages, s'est inscrit de nouveau hier de manière visible dans le paysage politique français et s'est immédiatement affirmé comme un "acteur majeur" de la prochaine présidentielle.

Donné pour moribond il y a quelques semaines, le parti de Jean-Marie Le Pen a enregistré un score tournant autour de 17%, et allant jusqu'à 22,5% à Jean-Marie Le Pen en Provence-Alpes-Côte d'Azur et 22,2% à sa fille et vice-présidente Marine Le Pen en Nord-Pas-de-Calais. C'est dans le Vaucluse que le FN réalise son meilleur score avec 26,54 %. Un département à forte pauvreté durement frappé par la crise, notamment agricole.

"Effondrement du sarkozysme"

Jean-Marie Le Pen n'a pas hésité à parler d'"effondrement du sarkozysme". "Le coup est très dur" pour Nicolas Sarkozy, d'autant plus que "tous les ministres engagés sont battus", a-t-il dit. Sa fille, Marine, jubile. "Nous sommes face à un vote de conviction, un vote d'adhésion", a-t-elle dit, estimant que le résultat du FN "marquait le paysage pour la prochaine présidentielle".

La "der des der" pour Le Pen

Le FN rêve de 2012. Mais qui portera les couleurs du parti ? Jean-Marie Le Pen a 82 ans. Les observateurs s'accordent à dire qu'il vient de vivre sa dernières bataille électorale. Lui, refuse de parler de retraite. Un mot qu'il n'aime pas "au plan civil comme au plan militaire". Mais il reconnaît que si sa carrière politique devait s'arrêter là, "elle se termine bien". D'ailleurs, "il faut à présent se préparer à la succession" a-t-il reconnu hier soir.

Succession d'ici un an

Le prochain congrès du Front National, qui se tiendra à l'automne 2010 ou au printemps 2011, devrait permettre d'élire le nouveau président. En passant la main, "je n'éprouverai aucun regret" a confié Jean-Marie Le Pen. Qui prendra sa place ? "Je ne prendrai pas de position avant le congrès, mais je donnerai mon point de vue" au moment voulu a-t-il expliqué en rajoutant qu'il "serait sans doute président d'honneur". "Je ne vais pas le réclamer mais j'espère que cela me sera proposé".

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Visite polémique de Jean-Marie Le Pen au Japon —Maud Pierron avec AFP 20 minutes.fr Créé le 14.08.10 à 16h23 -- Mis à jour le 14.08.10 à 17h22

Jean-Marie Le Pen a visité le sanctuaire controversé de Yasukuni, à Tokyo, samedi 14 août.

POLEMIQUE - Avec plusieurs dirigeants européens d'extrême droite, il a visité un sanctuaire controversé...

La provocation et la polémique sont une seconde nature chez Jean-Marie Le Pen. En visite au Japon, le leader du Front national ne déroge pas à cette tradition. Avec une délégation de dirigeants européens d’extrême droite, Le Pen, accompagné de Bruno Gollnisch, a visité le sanctuaire controversé de Yasukuni, qui honore la mémoire des soldats tombés pour le Japon lors de la Deuxième Guerre mondiale et celles de 14 criminels de guerre condamnés par les Alliés.

«Je ne suis absolument pas gêné d’aller à Yasukuni, ni d’ailleurs dans aucun cénotaphe du monde. Partout où il y a des combattants qui ont donné leur sang pour leur pays, je les respecte et même quand ils ont été des puissances belligérantes qui étaient contre nous. Je fais mienne le vers de Brasillach, ‘le sang qui a coulé est toujours un sang pur’», a-t-il expliqué au micro de RFI. Interrogé sur cette visite jeudi, le futur ex-patron du FN s’était justifié: «Le criminel de guerre n'est pas une exclusivité des vaincus. Il y en a aussi parmi les vainqueurs», évoquant les bombes atomiques larguées par les Américains sur Hiroshima et Nagasaki en août 1945. «Des gens qui décident de tuer des centaines de milliers de civils pour obtenir la capitulation militaire du pays, ne sont-ils pas eux aussi des criminels de guerre?», avait-il demandé.

Colloque inédit

L’argument a été repris par Bruno Gollnish, preuve que les deux hommes peuvent être sur la même ligne même si Jean-Marie Le Pen ne soutient pas son ex-dauphin pour sa succession. «Il y a les bons et les mauvais criminels de guerre. Les bons criminels de guerre, ceux-là qui sont pardonnés, sont les vainqueurs. C’est ceux qui ont bombardé et fait éclater sous des chaleurs de trois mille degrés les femmes, les vieillards, les enfants, de Hiroshima, de Nagasaki, de Dresde ou d’ailleurs. Ca, ce sont les bons. Et puis il y a les mauvais, c’est dans le camp des vaincus», a notamment déclaré le député européen en charge des questions internationales au FN.

Outre Le Pen et Gollnisch pour le Front national, Adam Walker, n°2 du Parti national britannique (BNP) et des représentants venus de six autres pays européens (Autriche, Belgique, Espagne, Hongrie, Portugal, Roumanie). participent à ce sympathique et inédie colloque organisé par le mouvement nationaliste japonais Issukai. Dirigé par Mitsuhiro, le mouvement nie, entre autres, l'ampleur des atrocités attribuées à l'armée impériale nippone en Asie avant et pendant la Deuxième Guerre mondiale.

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Les chroniqueurs du Point Médias 2.0 par Emmanuel Berretta Le Point.fr - Publié le 07/12/2010 à 13:16 - Modifié le 09/12/2010 à 08:15
BOYCOTT PAR DRUCKER - Marine Le Pen: "C'est un véritable scandale"
La fille du leader frontiste trouve l'attitude de l'animateur contraire au service public.

Interrogée sur Radio classique, Marine Le Pen a jugé "scandaleux" le boycott dont elle fait l'objet de la part de Michel Drucker. L'animateur de Vivement dimanche avait fait part de son aversion vis-à-vis des Le Pen, père et fille, sur le plateau de Laurent Ruquier, le 6 novembre, dans l'émission On n'est pas couché.

En réaction, la leader frontiste appuie où ça fait mal : "C'est un véritable scandale, d'autant que Michel Drucker est sûrement extrêmement bien payé par les contribuables français puisqu'il est sur le service public. Il a oublié probablement ce que voulait dire le service public."

Et Marine Le Pen, donc, d'expliquer que le service public implique un "devoir", celui "de ne pas exclure le représentant ou la représentante de millions d'électeurs".

Au premier tour de la présidentielle de 2007, la candidature de Jean-Marie Le Pen avait rassemblé les voix de 3.834.530 électeurs, soit 10,44 % des suffrages exprimés. En comparaison, Olivier Besancenot, qui, lui, a eu le loisir de partager avec Michel Drucker un après-midi de convivialité, a réuni 1.498.581 suffrages exprimés en mai 2007, soit 4,08 %.
Reste que, reçu en mai 2008, Besancenot détient, à ce jour, la meilleure part d'audience de l'émission dans la catégorie "invités politiques" avec 21,3 % des téléspectateurs devant leur téléviseur ce jour-là. Petit dans les urnes, fort à la télé, ce n'est pas incompatible. En pleine bataille pour prendre la tête du FN, Marine Le Pen doit être impatiente de vérifier ce théorème pour elle-même...

Divertissements

À France Télévisions, l'embarras de la direction est palpable. Il est inenvisageable de contraindre Michel Drucker à recevoir des invités qu'il ne souhaite pas interviewer. Par ailleurs, Vivement dimanche et Vivement dimanche prochain ne relèvent pas d'émissions d'information mais de divertissement.

Le rendez-vous de Michel Drucker, basé sur l'empathie, rend ainsi sympathique tout homme politique qui s'assoit dans le canapé rouge de l'émission. Surtout, Thierry Thuillier, le patron de l'information du groupe France Télévisions, n'est pas décideur.
Lui ne peut que veiller au pluralisme des émissions politiques telles que Mots Croisés ou À vous de juger. Marine Le Pen y est d'ailleurs très souvent invitée.

Thuillier et, avant lui, Arlette Chabot ont bien tenté de peser sur la direction du groupe pour empêcher les politiques de filer vers les émissions de divertissement. Certains politiques, pour soigner leur image, avaient la fâcheuse tendance à éviter les questions, plus ennuyeuses, des journalistes politiques ou les joutes verbales avec les adversaires. Rémy Pflimlin a, de nouveau, été sensibilisé à cette question par Thierry Thuillier.

Le Point.fr a sollicité une réaction du président de France Télévisions. Nous attendons sa réponse. Toujours est-il que ce n'est pas à Michel Drucker ou à Laurent Ruquier - qui nourrit les mêmes réticences envers Marine Le Pen - de définir qui est exclu des émissions de divertissement de France 2.

Cette responsabilité est trop importante pour être laissée à la seule appréciation de saltimbanques qui n'ont avec le service public qu'un rapport de fournisseur à client. Car ni Michel Drucker ni Laurent Ruquier ne sont des salariés de France 2. Leur autonomie, réelle en matière d'invitations, se heurte ici aux prérogatives et obligations de l'entreprise publique.

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Les chroniqueurs du Point Médias 2.0 par Emmanuel Berretta Le Point.fr - Publié le 10/12/2010 à 11:07
Bon score pour Marine Le Pen chez Arlette Chabot

Invitée d'Arlette Chabot, jeudi, Marine Le Pen a suscité la curiosité des téléspectateurs. À vous de juger réalise un bon score avec 14,6 % de part d'audience, soit 3,3 millions de téléspectateurs. C'est la 4e performance derrière Nicolas Sarkozy (17,1 %), Dominique Strauss-Kahn (16 %) et le duo Rachida Dati/Bernard Tapie (15,2 %).

Au cours de l'émission, Marine Le Pen a rappelé son credo : elle ne partage pas les convictions de son père sur la Seconde Guerre mondiale, n'entend pas rester dans l'opposition contestataire, souhaite sortir de l'euro et remettre des douaniers aux frontières. Elle entend dissuader l'immigration clandestine en refusant aux enfants des clandestins l'école gratuite et les soins à leur famille. Concernant l'avortement, Marine Le Pen, poursuivant un objectif nataliste, ne propose pas son abrogation pure et simple mais souhaite que les femmes enceintes soient "mieux informées" afin de limiter son recours. Enfin, la fille de Jean-Marie Le Pen n'a pas non plus proposé le rétablissement de la peine de mort mais elle entend soumettre cette question au référendum.

Au cours de l'émission, Marine Le Pen était confrontée à Rachida Dati. Les deux femmes politiques se sont envoyé à la figure deux constats très différents sur la société française. "Quand on est un responsable politique, on n'essaie pas de faire le bonheur des uns avec le malheur des autres", a conclu Rachida Dati, avant d'ajouter : "Votre programme, c'est la haine !"

Derrière TF1, À vous de juger a battu le film Anthony Zimmer sur France 3 (12,8 % de part d'audience) et la série américaine Lie to me sur M6 (11,8 %).

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Le Parisien, 11 décembre 2010, p. 05, Marc Pellerin
DÉBAT TÉLÉVISÉ Marine Le Pen plus forte que Fillon

Marine le Pen, en campagne pour devenir la prochaine patronne du FN, a réussi son passage dans "A vous de juger", sur France 2.

Large public jeudi soir sur France 2 pour Marine Le Pen. Son audience, dans le cadre du magazine « A vous de juger », a été plus élevée que celle décrochée par son père en 2007 pendant la campagne présidentielle.

Plus élevée également que celle du Premier ministre, François Fillon, en septembre lors de l'émission spéciale sur les retraites, plus élevée aussi que celle de Martine Aubry en octobre.

Pendant ses quatre-vingt-dix premières minutes, l'émission d'Arlette Chabot a été suivie par 3 850 000 téléspectateurs (soit 15 % du public présent devant son téléviseur au même moment), d'après des chiffres confidentiels de Médiamétrie.

La probable future patronne du Front national a tiré l'audience de la chaîne avec un pic à 4,8 millions de curieux sur le coup de 22 heures.

La moyenne de l'émission, sur près de deux heures et demie, s'est établie à près de 3,4 millions de téléspectateurs.
C'est le deuxième meilleur score d'«A vous dejuger» depuis Dominique Strauss-Kahn au printemps 2009.

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agoravox.fr 11 décembre 2010 Au lendemain de la prestation remarquée de Marine Le Pen en prime time sur France 2 dans A vous de juger, les éditorialistes montent au créneau pour mettre en garde les Français face à une ascension qu’ils jugent dangereuse.

Sur BFM TV, Ruth Elkrieff égrène un certain nombre de faits d’actualité, tous ponctués par le refrain “Et pendant ce temps, Marine le Pen monte. Attention !”.

Alain Duhamel, qui a interviewé Marine Le Pen sur France 2, commente sa prestation et sa montée dans les sondages le lendemain matin sur RTL, mettant aussi en garde les Français. Selon lui, l’ascension de la vice-présidente du FN est "un problème pour la France". Duhamel considère que Marine Le Pen joue sur les préjugés des gens, qu’elle est cynique et démagogue... Bref, un vrai danger.

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Copé "très conscient" d'une remontée du Front national dans l'opinion (AFP) – 09 décembre 2010

PARIS — Le patron de l'UMP, Jean-François Copé, s'est déclaré mercredi "très conscient" d'une remontée du Front national dans l'opinion, et ajouté qu'il fallait "se bouger" pour la contrer, saluant au passage la politique menée par le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux.

Il était interrogé lors de son point-presse hebdomadaire sur le dernier baromètre Ipsos créditant Marine Le Pen de 27% d'opinions favorables et les sondages la créditant de 12 à 14% d'intentions de vote au premier tour de la présidentielle en 2012.

"Je suis très conscient que le Front national sur un certain nombre de nos territoires remonte", a déclaré M. Copé.

"Et cela confirme que, nous, de notre côté (à l'UMP), on doit se bouger sur ce sujet, parce que quand le Front national monte", cela veut dire "que certains Français pensent que nous n'honorons pas certains rendez-vous par rapport aux valeurs", a-t-il dit.

"Cela veut dire qu'il faut se remettre sur ce chantier à fond, ce que nous avons commencé à faire très sérieusement depuis les régionales", a ajouté le député-maire de Meaux (Seine-et-Marne). Il a cité le texte sur l'interdiction du voile intégral dont il fut l'initiateur à la présidence du groupe UMP à l'Assemblée, et que le FN avait jugé inefficace.

M. Copé a également salué "la politique de sécurité excellemment menée par Brice Hortefeux sur tous ces sujets".

Il a ensuite approuvé l'initiative de députés UMP, membres du collectif de La Droite populaire, qui ont déposé un amendement au projet de loi Loppsi 2 (examiné à partir du 14 décembre en deuxième lecture), prévoyant qu'un jury de cour d'assises puisse prononcer, à l'encontre d'un "criminel de nationalité étrangère", une peine complémentaire d'interdiction du territoire.

"C'est une manière de poser les bonnes questions", a estimé l'ex-patron des députés UMP, "il faut le faire". "Et il faut avoir ce débat qui ne doit pas être tabou".

Les 43 députés de la Droite populaire avaient applaudi, il y a une semaine, à l'approbation par les Suisses d'un projet d'expulsion automatique pour les criminels étrangers, y voyant même "une vraie leçon de bon sens" dont la France devrait s'inspirer.

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leparisien.fr Le CFCM dénonce les propos "irresponsables" de Marine Le Pen | 11.12.2010, 21h20

Le Conseil français de culte musulman (CFCM) a dénoncé samedi les propos "irresponsables" de la vice-présidente du FN Marine Le Pen faisant un parallèle avec l'Occupation pour vilipender les "prières de rue" des musulmans.

"Cette comparaison est injurieuse envers les musulmans de France et est synonyme d'incitation à la haine et à la violence à leur encontre", a déclaré dans un communiqué le président du CFCM, Mohammed Moussaoui.

"Le CFCM tient à saluer les efforts déployés par les responsables musulmans et les élus locaux pour apporter des solutions concertées au manque de lieux de culte musulmans, dans le respect du principe de la laïcité qui garantit à tout citoyen le droit d'exercer le culte de son choix dans des conditions dignes", a-t-il ajouté.

"Le CFCM, qui n'accepte pas que l'islam et les musulmans de France soient stigmatisés de manière aussi outrageuse, lance un appel solennel à tous nos concitoyens épris de paix et de justice de joindre leurs efforts pour faire barrage à l'intolérance et à défendre le respect mutuel et le vivre ensemble", poursuit M. Moussaoui.

A Lyon, où elle était en campagne pour la présidence du FN, Marine Le Pen a dénoncé vendredi soir "les prières de rue" de musulmans en faisant un parallèle avec la Seconde guerre mondiale et en qualifiant ces prières "d'occupation", sans "blindés" ni "soldats", mais d'"occupation tout de même".

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lenouvelobs.com 11/12/10 17:23 326 Marine Le Pen sous le feu des critiques

Arnaud Montebourg a évoqué la mémoire de son grand-père, un "Arabe d'Algérie qui aimait et servait la France", pour répondre à la vice-présidente du FN, qui a comparé les "prières de rue" des musulmans à l'Occupation.

La candidate à la présidence du FN, Marine Le Pen, a dénoncé vendredi 10 décembre au soir à Lyon "les prières de rue" de musulmans en évoquant la Seconde guerre mondiale et en qualifiant ces prières "d'occupation", sans "blindés" ni "soldats", mais d'"occupation tout de même".

"Il y a quinze ans on a eu le voile, il y avait de plus en plus de voiles. Puis il y a eu la burqa, il y a eu de plus en plus de burqa. Et puis il y a eu des prières sur la voie publique (...) maintenant il y a dix ou quinze endroits où de manière régulière un certain nombre de personnes viennent pour accaparer les territoires", a dénoncé la vice-présidente du parti dans un discours de campagne interne, devant 250 à 300 adhérents du FN.

"Je suis désolée, mais pour ceux qui aiment beaucoup parler de la Seconde guerre mondiale, s'il s'agit de parler d'Occupation, on pourrait en parler, pour le coup, parce que ça c'est une occupation du territoire", a ajouté Marine Le Pen, sous les applaudissements.

"C'est une occupation de pans du territoire, des quartiers dans lesquels la loi religieuse s'applique, c'est une occupation. Certes y'a pas de blindés, y'a pas de soldats, mais c'est une occupation tout de même et elle pèse sur les habitants", a poursuivi Marine Le Pen, qui a l'habitude de qualifier "l'islamisme" de "totalitarisme".

"Surenchère xénophobe"

Sur les terres de son rival Bruno Gollnisch, chef de file du FN en Rhône-Alpes, elle a fait une autre allusion à la Seconde guerre mondiale.

Dénonçant les "cures d'austérité" pour "sauver l'euro", elle a déclaré qu'"on aime bien parler de la Seconde guerre mondiale" mais que pour sa part, elle souhaitait parler "de cette guerre-là, de cette guerre économique qui est en train de se mener sous nos yeux, sur notre territoire". "Si nous ne pouvons plus rien pour les morts d'hier, nous pouvons encore empêcher les souffrances demain, et c'est notre rôle", a-t-elle ajouté, applaudie à tout rompre.

Plusieurs responsables socialistes ont réagi. Dans un communiqué commun, Kader Arif, Stéphane Le Foll, Bruno Le Roux, membres du Bureau national, et Faouzi Lamdaoui, membre du Conseil national du Parti socialiste, estiment que la vice-présidente du FN a "dépassé le racisme primaire et l'islamophobie populiste".
"Marine Le Pen sort l'oriflamme fasciste, elle déborde son père sur le terrain de l'extrémisme. Le lepenisme jette le masque et montre, au grand jour, le visage hideux qu'il veut donner à notre pays", ajoutent-ils.

Pour eux, le discours de Marine Le Pen "s'attaque directement à la laïcité qui garantit la liberté du culte à toutes les religions, et aux principes constitutionnels qui établissent l'égalité absolue de tous les citoyens et fondent la République".

"Jamais, depuis la seconde guerre mondiale, où des centaines de milliers de musulmans ont laissé leur vie sur les champs de bataille pour la libération de la France, un tel discours de haine n'a été tenu par des Français contre d'autres Français. La surenchère xénophobe accouche aujourd'hui de la bête immonde que l'humanité croyait à jamais éteinte", concluent-ils.

"Volonté de diviser"

Harlem Désir, numéro 2 du PS, s'est insurgé : "On est au delà de toute indignité. On nous avait fait croire à un moment que sous son visage avenant Marine Le Pen allait permettre un tournant du Front national, qu'elle avait peut-être rompu avec l'extrémisme, le racisme et l'antisémitisme de son père. Il n'en est rien. Cela relève à mon avis des tribunaux et j'espère qu'elle sera fermement condamnée par la justice de la République".

"On a eu trop l'habitude par le passé avec Jean-Marie Le Pen t'entendre ce type de propos qui sont inacceptables. C'est la démonstration qu'à ceux qui pensaient qu'elle n'était pas exactement la copie conforme de son père elle apporte la démonstration inverse", a par ailleurs déclaré Luc Chatel.

Jean-François Lamour, député UMP de Paris, a quant à lui constaté : "Le naturel revient au galop et on voit bien que derrière une façade peut-être plus respectable au début il y a réellement un fond de xénophobie qui s'exprime au travers de ce genre de dérapages".

Martine Aubry s'est dite "choquée" par les déclarations de Marine Le Pen. Interrogée par l'AFP en marge de la convention sur "l'égalité réelle", la patronne du PS a déclaré : "Je voulais dire combien j'ai été choquée par ces paroles touchant les personnes qui prient effectivement à Marseille". "Je ne suis pas sûre qu'elle ait compris qu'elle s'adressait aux petits-enfants de ceux qui ont libéré Marseille, en particulier ceux des Algériens qui sont morts pour donner leur vie à notre pays", a-t-elle ajouté.

"Marine Le Pen reprend les accents de son père dans des buts purement clientélistes et en renvoyant aux marges de notre République des hommes et des femmes qui ont toute leur place et qui ont le droit de croire comme on a le droit de ne pas croire ou d'avoir une autre religion".
"Je suis très choquée, quand on sait qu'elle appartient à un parti qui n'a pas eu, pendant cette période dont elle parle, l'attitude républicaine et de défense de la France", a affirmé la maire de Lille. "Donner des leçons aux petits-enfants de ceux qui ont libéré Marseille par ceux qui appartiennent à un parti qui a collaboré, c'est scandaleux. C'est une fois encore la volonté de diviser", a-t-elle insisté.

"Une injure à ceux qui, arabes, africains, musulmans ou non, sont morts pour la France"

Le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé a estimé, en marge du Conseil national de son parti, que Marine Le Pen "c'est son père", "la même personnalité", les "mêmes techniques", les mêmes amalgames". "Je ne comprends pas ce qu'elle veut dire, je ne comprends pas", a déclaré Jean-François Copé se refusant à tout autre commentaire sur ces déclarations précises. Mais à propos de la personnalité de Marine Le Pen, il a toutefois déclaré : "Marine Le Pen, c'est son père! Il faut arrêter de se mentir, c'est exactement la même personnalité que celle de son père".

"C'est exactement les mêmes techniques que son père, les mêmes amalgames et il faut bien le dire les mêmes propos", a-t-il ajouté.
Interrogé sur le point de savoir si elle était plus moderne que son père, Jean-François Copé a répondu : "Moderne ? N'exagérons rien ! Je crois savoir qu'elle préconise la peine de mort pour les trafiquants de drogue".
"J'ai toujours considéré le Front national comme un danger majeur pour notre famille politique comme pour la France, a-t-il dit. Pour notre famille parce qu'il concourt à nous attaquer sur un terrain qui n'est pas celui de nos valeurs et pour la France parce que la montée de l'extrême droite c'est toujours quelques chose de préoccupant".

Interrogé sur les ratés à droite du débat sur l'identité nationale, il a estimé que c'était un débat "essentiel" qu'il faudra reprendre et "aborder durant la campagne" présidentielle de 2012. Il faut, selon lui, mener la réflexion sur "ce qu'exige, ce que veut dire d'être Français, d'appartenir à une communauté nationale, de partager un projet individuel et un projet collectif". "Tout cela, a-t-il dit encore, c'est le cœur même de l'appartenance à une nation (...) Il faut absolument revenir à cela parce qu'il y a trop de non dits dans notre pays, et Marine Le Pen surfe beaucoup sur ces non dits".

Le député socialiste Arnaud Montebourg a évoqué la mémoire de son grand-père, un "Arabe d'Algérie qui aimait et servait la France", pour répondre à l"injure" de Marine Le Pen. "Je veux répondre à Mme Le Pen en évoquant la mémoire de mon grand-père, un Arabe d'Algérie" qui a combattu l'armée d'occupation nazie "parce qu'il servait et aimait la France", a déclaré Arnaud Montebourg lors de son intervention à la convention nationale du PS sur l'égalité réelle. "Cette déclaration est une injure à ceux qui, arabes, africains, musulmans ou non, sont morts pour la France, ceux-la même qui ont libéré le territoire national pendant que votre père, madame le Pen, trouvait des circonstances atténuantes à l'occupation nazie", a lancé Arnaud Montebourg.

En 2005, le président du Front National Jean-Marie Le Pen avait déclaré au journal d'extrême-droite Rivarol que l'occupation allemande n'avait pas été "particulièrement inhumaine".
"En matière de lutte contre l'Occupation, ce sont des arabes, des musulmans, des africains, des régiments entiers de tirailleurs qui ont participé et perdu leur vie", a souligné Arnaud Montebourg.

Des "milliers d'adhésions"

Le secrétaire national du PCF Pierre Laurent a réclamé la condamnation par la justice de Marine Le Pen après les déclarations de celle-ci qui "soulèvent le cœur". "Le PCF demande la condamnation des propos injurieux et racistes" de Marine Le Pen, écrit Pierre Laurent dans un communiqué. "Le Front national est une formation politique xénophobe dont le discours fascisant, raciste et négationniste a été de nombreuses fois condamné par la justice", ajoute-t-il.

Il considère également que "le service public audiovisuel ne doit pas se déshonorer en faisant la promotion d'un discours raciste et xénophobe qui fait honte à notre pays".
"En comparant les prières de rue des musulmans à l'Occupation pendant la seconde guerre mondiale, continue le responsable communiste, Marine Le Pen déplace les frontières de l'ignoble. Ses déclarations soulèvent le cœur". "Le Pen père et fille sont prêts à toutes les provocations, surtout les plus répugnantes pour assouvir leur soif de pouvoir", estime-il. "Ils ont pour seul mot d'ordre la haine de l'autre, ce qui n'est jamais que la haine de l'Homme".

Seul le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, a apporté son soutien à Marine Le Pen. Il a déclaré à Nice que le terme d'occupation "ne le choque pas". "Le mot d'occupation ne me choque pas", a déclaré à des journalistes le président du FN venu à Nice participer à une réunion avec des militants en vue des cantonales de mars prochain. "Elle a dit qu'il y avait dans notre pays un certain nombre de situations d'occupation, c'est à dire des territoires où ça n'était plus la République qui faisait respecter sa loi et ou des personnes privées se substituaient à elle", a déclaré Jean-Marie Le Pen.

"C'est vrai pour certaines rues où se pratique la prière en public et où l'accès de la rue est interdit aux personnes non musulmanes. C'est vrai aussi pour les 650 ou 700 zones de non-droit dans lesquelles la police n'est plus en mesure d'assurer le contrôle de la sécurité des citoyens", a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le président du FN a une nouvelle fois réitéré son soutien à sa fille dans la course à la présidence du FN face à Bruno Gollnisch. Interrogé sur le candidat ayant sa préférence, Jean-Marie Le Pen a répondu : "De loin, c'est Marine". "Pour ceux qui penseraient que c'est un cadeau fait à ma fille, la présidence du Front national, ce sont des responsabilités et des risques tels qu'on ne le propose pas à sa fille parce que c'est sa fille", a-t-il ajouté.

Marine Le Pen avait démarré son discours en affirmant que son passage la veille dans l'émission politique "A vous de juger" (France 2) avait provoqué des "milliers d'adhésions". Bruno Gollnisch a protesté contre le fait de ne pas être invité à cette émission.

Les adhérents du FN votent par courrier jusqu'au 13 janvier pour désigner le successeur de Jean-Marie Le Pen. Le "congrès de succession" aura lieu les 15 et 16 janvier à Tours. (Nouvelobs.com)

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leparisien.fr Marine Le Pen persiste: "oui, il y a occupation" 7 réactions | 11.12.2010, 17h05

Marine Le Pen a réitéré samedi à l'AFP ses propos sur les "prières de rues" de musulmans qu'elle avait qualifiées la veille d'"occupation" en faisant un parallèle avec la Seconde guerre mondiale, en précisant qu'elle ne parlait pas d'une "occupation militaire".

"Je réitère qu'un certain nombre de territoires, de plus en plus nombreux, sont soumis à des lois religieuses qui se substituent aux lois de la République. Oui il y a occupation et il y a occupation illégale", a déclaré la fille de Jean-Marie Le Pen, dont les propos ont suscité un tollé dans la classe politique.

Vendredi soir, lors d'un discours de campagne interne devant les adhérents FN de Lyon, elle avait évoqué la Seconde guerre mondiale pour dénoncer les "prières de rue" de musulmans dans certaines villes.

"Je suis désolée, mais pour ceux qui aiment beaucoup parler de la Seconde guerre mondiale, s'il s'agit de parler d'occupation, on pourrait en parler, pour le coup, parce que ça c'est une occupation du territoire", avait-elle déclaré.

"Certes il n'y a pas de blindés, il n'y a pas de soldats, mais c'est une occupation tout de même et elle pèse sur les habitants", avait-elle ajouté lors de ce discours.

"J'ai bien dit qu'il ne s'agissait pas d'une occupation militaire (...) J'ai voulu glorifier l'esprit de résistance qui fait qu'on doit s'opposer à l'occupation du territoire. Cela a été le cas dans toute notre histoire", a-t-elle assuré samedi à l'AFP.

"J'entends de plus en plus de témoignages sur le fait que dans certains quartiers, il ne fait pas bon être femme, ni homosexuel, ni juif, ni même français ou blanc", a poursuivi celle qui espère prendre la tête du FN et succéder à son père lors du congrès du parti à Tours (15-16 janvier).

Selon elle, "l'UMP, le PS, les Verts, ce sont eux qui montrent leur vrai visage, celui des fossoyeurs de la République française. Moi, je mets le doigt où ça fait mal. Et cette vérité renvoie la classe politique à ses renoncements, à son aveuglement, à sa lâcheté".

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Le Point.fr - Publié le 01/02/2011 à 13:18 - Modifié le 01/02/2011 à 15:06 Marine Le Pen, la présidentielle et le brin de muguet

Le FN envisage de lancer sa campagne présidentielle le 1er mai, lors de son traditionnel défilé en l'honneur de Jeanne d'Arc.

Par Ségolène Gros de Larquier Marine Le Pen a déjà son plan de bataille. Le Front national prévoit de lancer officiellement sa campagne pour l'élection présidentielle de 2012 le 1er mai, à l'occasion du traditionnel défilé en l'honneur de Jeanne d'Arc. Pour la première fois depuis la création du parti en 1972, c'est la fille cadette de Jean-Marie Le Pen - élue mi-janvier à la tête du parti - qui prendra la place d'honneur à la tribune devant les militants pour lancer le compte à rebours avant 2012.

Si la version définitive du programme du FN est attendue pour septembre, une première mouture devrait être présentée avant l'été. "Le dernier programme du parti date de 2001, il faut le réactualiser tout en conservant nos grands axes politiques", expliquait Marine Le Pen fin janvier. Dans cette perspective, une dizaine de groupes de travail chargés de plancher sur le projet - les "comités d'action programmatiques" (CAP) - seront mis en place mi-février. Certains d'entre eux, comme notamment le CAP Fiscalité, travaillent déjà d'arrache-pied. Objectif : dégainer les propositions frontistes au printemps, au moment où le gouvernement défendra son projet de loi visant à réformer la fiscalité du patrimoine. "On va marquer Sarkozy à la culotte", résume Louis Aliot, vice-président du FN chargé du projet, qui entend s'appuyer sur le triptyque "immigration, insécurité et insécurité sociale". Le parti entend d'ailleurs mettre l'accent sur ce dernier point, qui englobe aussi bien la précarité, le pouvoir d'achat, le chômage ou la question des délocalisations. Un proche de Marine Le Pen insiste : "Un solide programme économique donne une crédibilité d'ensemble, cela rassure. C'est justement ce qui manquait au FN."

Bref, un "projet transcourant, ni de droite ni de gauche", conçu pour couler les navires PS et UMP aux programmes "interchangeables" selon le parti d'extrême droite. "En 2012, on va occuper notre espace naturel car Nicolas Sarkozy ne pourra plus tabler sur sa droite comme en 2007", veut croire Louis Aliot.

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FLORENCE MÉRÉO | Publié le 31.01.2011, 07h00 leparisien.fr « Le FN m’a traité comme l’Arabe de service »

Français d’origine algérienne, musulman, ancien sportif, Farid Smahi est une figure à part au Front national. Patron du parti en Essonne depuis 2005, il est aujourd’hui mis à la porte.

Farid Smahi avoue avoir eu « un coup de sang » lors du congrès de Tours, mais il n’a jamais pensé démissionner du FN. Il dénonce « une exclusion pure et simple ».

Victime des ambitions nouvelles de son parti ou coupable de sa propre chute ? Farid Smahi, le patron du Front national en Essonne, a reçu la semaine dernière une lettre couperet de son parti : « Cher Farid, le bureau politique réuni ce jour (NDLR : le 20 janvier) a pris acte de ta démission », peut-on y lire. « Une démission, mais quelle démission? s’emporte l’intéressé.

Il s’agit d’une exclusion pure et simple. » Et l’élu frontiste de dénoncer avec emphase « une nouvelle sidérante proche des méthodes staliniennes ». « Jamais, je n’ai voulu démissionner », jure-t-il.

Vraiment? Pourtant, l’ancien international de water-polo n’a pu oublier le 16 janvier. Ce dimanche-là, Marine Le Pen succède à son père à la tête du parti lors du congrès de Tours. Soutien de Bruno Gollnisch, le principal adversaire de Marine Le Pen au FN, Farid Smahi apprend au même moment qu’il ne siégera plus au bureau politique, une fonction qu’il occupait depuis quinze ans.
Devant des dizaines de caméras, l’homme à la carrure imposante explose : « Le Front national, c’est fini », lance-t-il, certain d’avoir été pris pour « le bougnoule de service ».

« Il s’agissait d’un coup de gueule, d’un coup de sang. Je ne pensais pas quitter le FN. Ce parti, c’est toute ma vie. Pour lui, j’ai même perdu mon boulot et ma femme », lâche aujourd’hui, avec un calme retrouvé, ce père de deux enfants. Car bien sûr, personne dans l’entourage de ce fils d’immigré algérien, né à Lyon il y a quarante-six ans, ne s’imaginait que le musulman Farid Smahi deviendrait le porte-voix des idées d’extrême droite.

Mais en 1997, cet opposant à la double nationalité se fait « draguer » par Jean-Marie Le Pen en personne. « Séduit et charmé », l’athlète mène alors une course folle pour redorer le blason d’un parti dont il deviendra le conseiller régional de 1998 à 2004. En 2005, il est nommé secrétaire départemental en Essonne. « Même si je prenais le métro quand les autres avaient un chauffeur, je n’avais pas l’impression d’être un faire-valoir. J’étais un peu le fils que Jean-Marie n’a jamais eu.

Aujourd’hui, le FN me traite comme l’Arabe de service, celui qu’on jette après s’en être bien servi », s’indigne-t-il. Paradoxal de la part de celui qui a vite adhéré au ton provocateur du parti et qui dénonce « l’invasion des extrémistes musulmans ».

Pour Steeve Briois, le secrétaire général du FN, « Farid a crié sa haine contre le parti. Il a tenu des propos nauséabonds et a annoncé publiquement sa démission. Dont acte ». Prochainement, un nouveau responsable de la fédération de l’Essonne sera nommé. Farid Smahi envisageait, lui, d’annoncer cette semaine sa candidature aux élections cantonales à Méréville… Il n’en fera rien. Le Parisien

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Posté le 31 janvier 2011 | Farid Smahi ment ! Communiqué de Presse du Front National :

Le Front National déplore les propos outrageants et mensongers de Farid Smahi à l’encontre de Marine LE PEN, qui camouflent mal des obsessions récurrentes.

Il rappelle que celui-ci a démissionné publiquement de ses responsabilités en prenant à témoin des dizaines de journalistes en tenant des propos inqualifiables. La direction a pris acte de sa décision sans pour autant l’exclure.

De Smahi à Fabius, le FN rejette le procès d’intention et l’amalgame consistant à faire croire qu’il serait contre « les musulmans » alors que notre combat s’inscrit dans le cadre du refus de l’islamisme, de la défense de la laïcité et de l’impérieuse nécessité du respect de nos lois et de nos traditions françaises.

Le FN rappelle qu’il a été et reste le seul mouvement politique français à avoir combattu pour le respect de la mémoire des Français de confession musulmane, Français par le sang versé et par le sang risqué et donc qu’il ne saurait recevoir de leçon en ce domaine.

Enfin, le FN rappelle sa doctrine en la matière : « être Français, ça s’hérite ou ça se mérite »

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06/03/2011 à 00:00 l'alsace.fr Marine Le Pen en tête !

Selon un sondage Harris Interactive pour Le Parisien à paraître aujourd’hui, Marine Le Pen arriverait en tête au premier tour de la présidentielle, avec 23 % d’intentions de vote, devant Nicolas Sarkozy et Martine Aubry, à égalité à 21 %.

C’est la première fois, dans une étude sur les intentions de vote pour la présidentielle, que la présidente du Front National est donnée qualifiée pour le second tour.

« Je prends ce sondage avant tout comme un encouragement à continuer à travailler et à exposer notre projet aux Français », a déclaré Marine Le Pen lors d’une conférence de presse à Lille, dans le cadre des élections cantonales.

Mais « ces sondages restent seulement une indication, je ne les prends pas comme un fait accompli. Je sais qu’il y a encore beaucoup de travail à faire. »

Pour la présidente du FN, ce sondage est également le signe « qu’il existe une courbe, qui me laisse penser que, de toute façon, Nicolas Sarkozy perdra cette élection présidentielle. Je pense qu’il ne remontera pas la pente. Il se cristallise sur lui une telle déception et un tel rejet de la part du peuple français que je pense que, d’ores et déjà, il est presque éliminé de ce second tour ». le 06/03/2011 à 00:00 l'alsace.fr

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Le Pen recalée au 1er tour, selon un nouveau sondage Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 10/03/2011 à 08:22

Un nouveau sondage Ifop pour France Soir contredit celui du Parisien: Marine Le Pen n'arriverait qu'en 3ème position au 1er tour de la présidentielle.

Marine Le Pen serait reléguée en 3e position après le candidat PS et Nicolas Sarkozy si le premier tour de la présidentielle devait se dérouler dimanche prochain. Sauf si Ségolène Royal était en lice auquel cas elle serait 2e. C'est ce que rapporte un sondage Ifop pour à paraître ce jeudi.

A la question suivante "si dimanche prochain devait se dérouler le premier tour de l'élection présidentielle, pour lequel des candidats suivants y aurait-il le plus de chance que vous votiez?", Dominique Strauss-Kahn vient en tête s'il est investi par le PS, avec 29% des intentions de vote, suivi par Nicolas Sarkozy (23%) et Marine Le Pen (21%).

François Bayrou recueillerait 6% des voix, Eva Joly 5,5%, et Jean-Luc Mélenchon 5%. Les autres candidats testés en auraient moins de 5: Olivier Besancenot (4%), Dominique de Villepin (3%), Nicolas Dupont-Aignan (1,5%), Nathalie Arthaud (1%), Hervé Morin (1%).

Si Martine Aubry est la candidate socialiste, elle obtiendrait 24% des voix, à égalité avec Nicolas Sarkozy, et devant Marine Le Pen, 22%. En cas de candidature de François Hollande, il aurait 23% des voix, derrière Nicolas Sarkozy (24%), mais devant Marine Le Pen (22%).

Quant à Ségolène Royal, elle serait troisième (19%) derrière Nicolas Sarkozy (24%) et Marine e Pen (22%).

Marine Le Pen poursuit sa percée

Des sondages de Harris-Interactive ont donné dimanche et mardi la présidente du FN, Marine Le Pen, en tête du 1er tour de la présidentielle dans plusieurs scénarios.

Globalement, souligne l'Ifop, "la dynamique en faveur de Marine Le Pen observée depuis trois mois se poursuit". Par rapport à la dernière enquête de février, "les intentions de vote progressent de deux points en sa faveur", ajoute l'institut qui place "au coeur de cette dynamique" "la capacité de Marine Le Pen à séduire une part croissante de l'électorat de la droite républicaine".

"Un quart des électeurs de Nicolas Sarkozy de 2007 déclare en effet une intention de vote Marine Le Pen (contre 18% lors de l'enquête précédente et 7% en octobre dernier)", souligne-t-il.

Reflexe de vote utile

L'Ifop considère également que les candidats socialistes et Nicolas Sarkozy "bénéficient d'un réflexe s'apparentant à un vote utile, à relier aux débats actuels sur la réédition éventuelle d'un 21 avril". Les intentions de vote en faveur de Martine progressent ainsi de 2 points (de 22% à 24%) "tandis que celles en faveur des candidats écologiste ou se situant à sa gauche reculent".

Le "phénomène est analogue" avec Nicolas Sarkozy qui progresse d'un point "quand les intentions de vote en faveur de Dominique de Villepin et d'Hervé Morin" reculent, ajoute l'institut.

De son côté, Dominique Strauss-Kahn "devance les autres prétendants socialistes testés" et "bénéficie encore plus fortement de ce réflexe de vote utile" puisqu'il progresse de 3 points depuis février.

Etude réalisée par internet (système Cawi) du 7 au 9 mars auprès de 1046 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d'un échantillon national représentatif de 1162 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Notice disponible à la commission des sondages. L'Ifop souligne que les enseignements de son étude reflètent un état de l'opinion à l'instant de sa réalisation et non pas une prédiction.

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Critiquée, Radio J annule l'invitation de Marine Le Pen sur son antenne LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 09.03.11 | 16h46 • Mis à jour le 09.03.11 | 19h11

Radio J a renoncé à inviter dimanche la présidente du Front national, Marine Le Pen, a annoncé, mercredi 9 mars, Frédéric Haziza, chef du service politique de cette radio de la communauté juive.
"Cette invitation prenait des proportions trop importantes", a-t-il précisé sur Libération.fr, précisant : "J’ai estimé que Marine Le Pen avait pris le contre-pied de son père lorsqu’elle déclarait que la Shoah a été 'le summum de la barbarie'."

Les protestations ne cessaient de monter dans la communauté juive de France contre la venue de Marine Le Pen au forum de Radio J, un média qui n'avait jamais voulu inviter son père en raison des propos antisémites de l'ex-président du FN.

L'invitation aurait été une première, comme l'ont rappelé Caroline Monnot et Abel Mestre, du Monde, sur le blog Droites extrêmes. Cette invitation aurait été pour Marine Le Pen une étape importante dans la stratégie dite de "dédiabolisation".

L'invitation n'est pas "un quitus donné aux options de Marine Le Pen. C’est suite à ses déclarations sur la Shoah, parues dans Le Point. Il n’y aura aucune concession dans les questions", avait pourtant tenté de faire valoir mardi Frédéric Haziza, cité par Droite extrêmes.

"BREVET DE RESPECTABILITÉ"

Mais la polémique a monté, jusqu'à ce que, notamment, le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) condamne fermement l'invitation, mercredi : "Même si l'entretien est sans concession, comme le dit la radio, ce qui aura compté c'est qu'elle aura été reçue par une radio communautaire juive ; et ça c'est un symbole qui est inacceptable", s'est indigné son président, Richard Prasquier.

"Dans la gestion politique de son programme, on comprend très bien l'intérêt qu'elle a à se faire obtenir un brevet de respectabilité en étant reçue par la communauté juive", a argumenté le président du CRIF, en se disant "très hostile à cette invitation".

"ANTI-DÉMOCRATIQUE", SELON MARINE LE PEN

Interrogée sur BFM-TV, Marine Le Pen s'est posée en victime : "Un certain nombre ont porté des menaces de mort et c'est la raison pour laquelle radio J a été contrainte d'annuler cette interview. Je pense que c'est profondément anti-républicain, profondément anti-démocratique comme le sont d'ailleurs les associations soi-disant représentatives de la communauté que sont le CRIF... La réalité c'est qu'ils ne veulent pas que nos compatriotes juifs s'aperçoivent que le Front national n'est ni antisémite, ni raciste, ni xénophobe parce que ça voudrait dire qu'ils ont menti au peuple français pendant 30 ans sur ce sujet. "

Le secrétaire national adjoint du MoDem, Christophe Madrolle, petit-fils de déporté, avait estimé : "En offrant (à Marine Le Pen) une tribune sur un média juif aussi respectable que le vôtre, cela laisse à penser que la communauté juive française, qui s'est tant battue et opposée à Jean-Marie Le Pen, reconnaît désormais en 'Marine' un Front national renouvelé. Il n'en n'est rien !"

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Affaire DSK : "Seule Marine Le Pen a été sincère" pour Laurent Ruquier. Le 18 Mai 11 à 18h01 ozap.com

Laurent Ruquier a poussé un énorme coup de gueule lundi dans On va s'gêner sur Europe 1.

Une colère à contre-courant de celle de BHL, le lendemain sur France Inter. L'animateur de la station s'est insurgé contre les réactions des politiques dimanche après l'annonce de l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn. ' Il faut dire que ceux qui prétendent que ça ne ressemble pas à DSK nous mentent ! Puisqu'on le sait tous ! Et hélas, ça m'a choqué, la seule - et Dieu sait que je ne partage pas ses opinions - la seule qui a été sincère hier dans toutes les radios et les télés, c'est bien Marine Le Pen puisque personne dans le milieu journalistique parisien n'est surpris par ce qui est arrivé ' a-t-il déclaré.

"Tout le monde savait"

Dimanche, dès l'annonce de l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn aux Etats-Unis, bon nombre d'hommes et femmes politiques réagissent dans les médias. A gauche, les lieutenants de DSK répètent à l'envi que cette affaire ' ne ressemble pas à l'homme ' qu'ils connaissent.
Silence radio à droite, la voix de Marine Le Pen détonne logiquement : ' Je ne me suis pas particulièrement étonnée de cette affaire, je suis peut-être la seule qui fait preuve d'honnêteté d'ailleurs parmi les réactions que j'ai pu entendre. Il y a un faisceau de présomption grave. Paris bruisse depuis des mois sinon depuis des années dans le milieu politique ou journalistique de la relation assez pathologique qu'entretient DSK à l'égard des femmes. Certains appellent ça une fragilité, c'est une réalité '

"On a tous eu des témoignages"

Avant l'heure, Laurent Ruquier a donc ouvert le débat sur le registre du ' Tout le monde savait ', à la Une de la presse ce matin. ' Tout le monde sait qu'il a à plusieurs reprises non pas séduit, parce qu'on arrête pas de nous dire que c'est un séducteur, c'est choquant parce que ce n'est pas ça un séducteur ! Il y a une différence entre un homme séducteur et un homme pressant. On a tous eu des témoignages, y compris de gens très proches dans notre équipe du fait que cet homme est un homme pressant. Donc il faut que les types comme Le Guen et autres soutiens de DSK arrêtent de nous dire que cette histoire ne lui ressemble pas '.

Laurent Ruquier n'a pas tort sur un point : toute la classe politique et journalistique savait en effet que le directeur du FMI était un séducteur, un dragueur insistant parfois. Mais de là à penser que ' tout le monde savait ' qu'il était un potentiel violeur...

Ruquier anti-DSK

Ca prouve juste une chose, que c'est un homme qui se croit invulnérable. Alors qu'il est président du FMI et candidat à la présidence de la république, il s'en fout de monter dans une Porsche et éventuellement si les faits sont avérés il agresse une femme de ménage, c'est qu'il se croit invulnérable, c'est tout ! '.

Pour mémoire, Laurent Ruquier, réputé de gauche, n'est pas un fan de la première heure de DSK. Récemment il a même déclaré vouloir voter Sarkozy s'il se retrouvait face à lui au second tour. ' Tout ça, ça fait encore le lit du FN. Il faudrait à un moment donné que les Alain Duhamel, Olivier Mazzerolle et autres éditorialistes politiques qu'on a entendu toute la journée et qui connaissent très bien les accusations contre DSK disent un peu la vérité parce que ça ferait du bien de temps en temps ! ' a-t-il conclu.

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31 Mai 2011 leJDD.fr Affaire Tron : Marine Le Pen à l'offensive

Interrogée mardi sur RTL, la patronne du Front national a annoncé avoir déposé plainte pour diffamation contre Georges Tron.

Marine Le Pen a confirmé ce qu'elle avait annoncé la semaine dernière : elle va attaquer Georges Tron en justice pour diffamation. Interrogée sur RTL mardi matin, elle a indiqué qu'elle avait bien déposé plainte lundi contre l'ancien secrétaire d'Etat à la Fonction publique.

Ce dernier a accusé la patronne du FN d'être à l'origine des poursuites pour harcèlement sexuel à son encontre. Georges Tron pointe notamment l’intervention de Gilbert Collard, avocat des deux plaignantes, qui a rendu public sa proximité avec le FN il y a quelques semaines.

Et pour l'homme politique, l'explication de ses déboires a pour origine ses relations tendues avec la famille Le Pen sur sa commune de Draveil, où résident en effet Marie-Caroline Le Pen et son compagnon, Philippe Olivier, respectivement sœur aînée et conseiller de la leader frontiste. En 2009, Philippe Olivier s’engage, via une association locale, contre un projet immobilier porté par la mairie. Une bataille débute. Début 2011, des accusations de favoritisme planent sur Georges Tron. Encore secrétaire d'Etat, il accuse déjà le couple Le Pen.

Cette fois, le conflit ira bien devant les tribunaux. Paroles contre paroles. Pour Marine Le Pen, il est avant tout question de posture : "Lundi, j'ai effectivement déposé plainte en diffamation parce que je pense que [Georges Tron] cherche à atteindre ma réputation pour essayer de sauver la sienne, ce qui n'est pas très honorable de sa part", a-t-elle indiqué sur RTL. En tout cas, la présidente du FN cherche bien à atteindre la réputation de l'ancien villepiniste devenu sarkozyste.

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Marine Le Pen écrit aux députés pour qu’ils suppriment le droit à la double nationalité LEMONDE.FR avec Reuters | 01.06.11 | 11h31

Marine Le Pen, en légère baisse ces dernier temps dans plusieurs sondages, se recentre sur ses fondamentaux. La présidente du Front national prend sa plume pour écrire aux 577 députés français. Revenant sur l'un des thèmes de prédilection de la formation d'extrême droite, quelques semaines après l'affaire de quotas à la Fédération française de football, elle demande de modifier la loi afin de mettre fin à la double nationalité, qui nuit selon elle à l'assimilation des Français issus de l'immigration.

"La multiplicité des appartenances à d'autres nations contribue aujourd'hui, et d'une manière de plus en plus préoccupante, à affaiblir chez nos compatriotes l'acceptation d'une communauté de destin, et par là-même à miner les fondements de l'action de l'Etat", écrit la présidente du parti d'extrême droite.

"Comment ne pas voir que réside dans cette double nationalité l'un des ferments principaux d'atteinte à cette cohésion républicaine dont la France a plus que jamais besoin et un puissant frein à l'assimilation des Français issus de l'immigration ?", poursuit-elle. Selon elle, "l'explosion du chiffre des binationaux pose aujourd'hui des problèmes dont les Français sont de plus en plus conscients et que le législateur ne peut plus ignorer".

"Peut-on raisonnablement penser que la France aurait demandé une intervention en Libye si nous avions compté le même nombre de binationaux franco-libyens sur le sol français ?", écrit-elle pour illustrer son propos.

"Comment ne pas trouver potentiellement explosive une situation qui verrait la France intervenir sur le territoire algérien, qui plus est sous la bannière de l'OTAN, avec la présence massive de citoyens tiraillés par leur double allégeance ? Après tout, la situation internationale est tellement instable qu'un tel scénario ne relève pas de l'absurde", poursuit Mme Le Pen.

"Il n'y a pas plus de liberté en Algérie qu'il n'y en avait en Tunisie, en Egypte ou en Libye, sans compter les 100 000 morts de la guerre civile algérienne depuis 1991", dit-elle encore. Pour Marine Le Pen, les étrangers placés dans cette situation devraient choisir une "allégeance : la France ou un autre pays".

Le député UMP Claude Goasguen, rapporteur de la mission d'information parlementaire sur le droit de la nationalité, a récemment estimé qu'il fallait limiter la binationalité ou en tout cas les droits politiques des binationaux, une prise de position vivement critiquée par la gauche.

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observatoire Le 24/06/2011 Par Sébastien Rochat arrêt sur images Le Pen, Fourest et les soldats musulmans
Le FN assure-t-il que l'armée est de mauvaise qualité à cause des soldats d'origine étrangère ?

Le Front national affirme-t-il dans son programme que l'armée française est de moins bonne qualité quand 20% des nouvelles recrues sont issues "de l'immigration originaire du monde musulman" ? Cette question a été l'objet d'une longue passe d'arme entre Marine Le Pen et Caroline Fourest dans la dernière partie de l'émission de David Pujadas, Des paroles et des actes, diffusée sur France 2 hier soir, jeudi 23 juin.

Malgré les nombreuses relances, Marine Le Pen a refusé de débattre de la question. A tel point que David Pujadas l'a relancée au moment de rendre l’antenne, en rappelant qu’elle n’avait pas répondu. Il lui a alors remis une feuille où se trouvait la citation du programme du FN, sans lui laisser le temps de répondre.
Mais Le Pen, feuille à la main, a tout de même réussi à glisser in extremis que Fourest était "malhonnête". Une explication de texte s’impose.

L'ambiance était électrique jeudi soir sur le plateau de la nouvelle émission politique de France 2, Des paroles et des actes, présentée par David Pujadas et suivie par plus de 3 millions téléspectateurs. Marine Le Pen en était l'invitée d'honneur, et dans la dernière partie, intitulée "Droit de suite", elle était confrontée aux questions de la journaliste Caroline Fourest et du directeur du Nouvel Observateur, Laurent Joffrin, censés revenir sur les propos de l'invité.

C'est Fourest qui a dégainé la première, en citant une partie du programme du FN, sur l'armée. Dans ce programme, disponible sur le site internet du FN, le parti ferait le lien entre le recrutement de soldats français de culture musulmane et une baisse de qualité de l'armée.

"Quand des Français de culture musulmane s'engagent pour servir l'armée française et pour servir la France, qu'est-ce qui vous permet d'affirmer qu'ils sont de mauvaise qualité ?", demande Fourest, qui assure citer un extrait se trouvant "sur le site du parti, en ce moment même".

"Mensonge", assure aussitôt Marine Le Pen. Qui esquive ensuite la question, en préférant parler du livre "à charge" que Fourest vient d'écrire sur elle. Face aux multiples relances de la journaliste et de Joffrin, qui insiste sur le fait qu'il "vient de le lire sur internet, on peut vérifier tout de suite si vous voulez", Le Pen refuse de répondre. Elle est clairement en difficulté, et ce n'est qu'à l'ultime relance, en fin d'émission, qu'elle trouve la parade, en sous-entendant que Fourest avait mal lu puisqu'il "y avait un point entre les deux phrases".

Qui a compris les diverses passes d'armes ?

Droit de fuite : De l'excuse du point à la date du programme

La citation faite par Caroline Fourest est disponible sur le site du Front national dans l'onglet "Programme", rubrique "Défense". Voilà ce qu'on peut notamment lire : "Faute de crédits, non seulement il est impossible de recruter beaucoup d’engagés, mais il devient de plus en plus difficile d’avoir un recrutement de qualité. 20 % des nouvelles recrues sont désormais issues de l’immigration originaire du monde musulman".

Marine Le Pen conteste le lien de causalité en prétextant que ce sont deux phrases autonomes puisqu'il y a "un point". Pourtant, à la lecture, le lien de causalité apparaît évident : le "désormais" semble bien faire écho au constat qu'il est "de plus en plus difficile" de faire un recrutement de qualité. L'argument du point tient donc difficilement.

En revanche, le site d'extrême-droite Défrancisation.com croit avoir trouvé une nouvelle faille dans la charge de Fourest : "Madame Fourest a en effet omis de lire l’intitulé de l’article précisant pourtant qu’il s’agissait là du programme… de 2007".
Autrement-dit, ce n'est pas le programme de Marine Le Pen mais celui du FN version Jean-Marie Le Pen.

La citation est effectivement issue du programme de 2007, comme le prouve un plus large extrait du passage cité par Fourest, et faisant référence à Chirac : "L’armée de terre française ne compte plus que 130 000 soldats et il est prévu, à partir de 2007, de ramener ce nombre à 100 000. Après avoir «supprimé» le service militaire, Chirac a ainsi créé, non pas une armée de métier, mais une armée de moitié. Faute de crédits, non seulement il est impossible de recruter beaucoup d’engagés, mais il devient de plus en plus difficile d’avoir un recrutement de qualité. 20 % des nouvelles recrues sont désormais issues de l’immigration originaire du monde musulman."

Fourest a-t-elle volontairement laissé entendre qu'il s'agissait du programme de Marine Le Pen pour 2012 ?

Sur le plateau, la journaliste n'a effectivement pas précisé la date du programme, tout en répétant qu'il était disponible actuellemement sur le site du FN. En cela, il pouvait y avoir confusion. Mais en réalité, Fourest cherchait moins à dénoncer l'actuel programme du parti qu'à interroger Le Pen sur l'image du FN. Dans cette partie de l'émission, intitulée "droit de suite", Fourest réagissait à des propos de l'invitée, tenus en tout début d'émission.

Interrogée sur sa volonté de dédiaboliser son parti, elle avait déclaré qu'il "a été fait du Front National un parti extrémiste, il a été présenté comme raciste, antisémite, xénophobe (...) et c'était une invention". "Mon parti a été l'objet d'une véritable injustice pendant des années", avait-elle plaidé.

C'est à ce cri du coeur que Fourest voulait répondre... L'intervention de la journaliste avait donc bien pour but de souligner que qualifier le FN de raciste ou de xénophobe "pendant des années" n'était pas forcément infondé.

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Pascal Boniface Marine Le Pen – Caroline Fourest : « le couple infernal » lenouvelobs 24 juin 2011

vendredi, 24 juin 2011 Marine Le Pen – Caroline Fourest : « le couple infernal »
Lors de l’émission de France 2 « Des paroles et des actes » du 23 juin 2011, Marine Le Pen a notamment été confrontée à Caroline Fourest.

Cette dernière essaie de faire oublier la stigmatisation de l’islam à laquelle elle doit sa gloire médiatique, en en faisant désormais le reproche à Marine Le Pen. Alors que dans Le Nouvel Observateur, Caroline Fourest plaide pour « analyser et non banaliser » le Front national, elle s’est finalement contentée sur le plateau de France 2, de rejouer le discours inefficace de la diabolisation de ce parti, au lieu de développer des arguments de fond qui permettent pourtant aisément de pointer les absurdités et les dangers programmatiques du FN.

Cette technique de diabolisation médiatique du FN s’est montrée depuis longtemps inefficace et n’a pas empêché Jean-Marie Le Pen de figurer au 2e tour de la présidentielle en 2002. Caroline Fourest, en utilisant des arguments mal construits et souvent anecdotiques, reproduit les mêmes erreurs que ses prédécesseurs, et contribue finalement à servir Marine Le Pen dans sa dénonciation de la connivence des élites.

Mais Caroline Fourest mène une politique qui se nourrit de sa défaite. Tel un couple infernal, plus l’ascension médiatique de Marine Le Pen est importante, plus Caroline Fourest peut espérer se présenter comme un rempart utile contre une menace qu’elle contribue à renforcer.

Enfin, une fois de plus, Caroline Fourest a utilisé hier soir à mon égard des arguments calomnieux, en me traitant de « pro-islamiste ». Une fois encore, elle accuse sans preuves au lieu de répondre aux critiques argumentées que je fais de son discours dans mon livre Les intellectuels faussaires.

Sur la base de quelle déclaration mienne ou quel écrit se fonde-t-elle pour dire que je suis pro-islamiste ? Evidemment aucune. Mais Caroline Fourest ne s’embarrasse jamais de telles exigences préalables lorsqu’elle décide de lancer ses fatwa.

Texte suivant publié dans l'hebdomadaire Politis, le 23 juin 2011.

Marine Le Pen, l'ennemie utile de Caroline Fourest

« Tel est pris qui croyait prendre ».
Caroline Fourest, qui a bâti sa gloire médiatique depuis quelques années sur la stigmatisation de l'islam au nom de la laïcité, s'est vu doublée sur son propre terrain par Marine Le Pen. Un peu gênant pour une femme qui se revendique de gauche. La rhétorique de Caroline Fourest, affirmant dénoncer tous les intégrismes mais concentrant ses attaques sur les musulmans, commençait à être un peu trop visible.

Son livre sur Marine Le Pen lui donne l'occasion de faire une opération de blanchiment politique. Il a d'ailleurs bénéficié d'une promotion quasi BHLienne. La semaine de la sortie de son livre, Caroline Forest a trusté radios, plateaux télé, comptes rendu de presse écrite, à peu près dans les mêmes proportions dont bénéficient les livres de Bernard Henri Lévy, par ailleurs l’un de ses mentors.
Comme pour BHL, les journalistes ont interrogé l'auteur non pas sur le livre, qu'ils n'avaient pour la plupart pas lus, mais sur le sujet du livre : Marine Le Pen.

Cette promotion permet à Caroline Fourest de redorer son blason de gauche et de faire oublier son indignation sélective à l'égard de l'islam.

Il est amusant de lire page 148 que « Marine Le Pen aurait mis au point une laïcité à tête chercheuse visant uniquement l'islam. » Car c'est exactement le reproche régulièrement adressé par ceux qui, contrairement à ses thuriféraires, ont étudié les différents écrits et déclarations de Caroline Fourest. Il est également réjouissant de lire page 225 « Pourquoi le revirement de Marine Le Pen sur la laïcité ? Tout simplement parce que ces thèmes sont très porteurs. »

Le reproche d'opportunisme que Fourest adresse à Marine Le Pen pourrait aisément lui être renvoyé. De même, lorsqu'elle reproche à Marine Le Pen de comparer les prières de rue des musulmans à une forme d'occupation, elle semble avoir oublié qu'elle les présentait, dans un article du Monde de juillet 2010, au prosélytisme pratiqué par le FIS qui marquait ainsi son territoire.

Le livre épais n'est pas une réelle biographie de Marine Le Pen, pas plus qu'un examen minutieux du programme du Front National. Il s'agit plus d'une galerie de portraits des différents dirigeants du Front National, tendant à montrer qu'au-delà de l'image de modernisme affichée par Marine Le Pen, les vieux fachos sont toujours présents.

Au-delà de l'aspect « blanchiment » il y a une grande impasse dans le livre. Comment expliquer le succès du Front National et de Marine Le Pen ? Il ne suffit pas de dire qu'elle paraît sympathique et masque ainsi le véritable visage du Front National. Ce n'est pas parce que c'est une femme blonde qui peut demander des clopes à son interlocuteur que Marine Le Pen est populaire.

La question sociale est dramatiquement absente du livre de Fourest, en digne émule de BHL. À aucun moment Caroline Forest se demande pourquoi la dénonciation des élites et de leur connivence, de leur oubli des classes populaires, est l'une des clés du succès de Marine Le Pen. Parce que là aussi elle pourrait se renvoyer la question à elle-même.

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Le Pen et Joffrin sont dans un bateau Par Gino Delmas, publié le 27/06/2011 à 18:00 lexpress.fr

Le directeur de la publication du Nouvel Observateur a répondu ce lundi à la patronne du FN, qui avait rapporté sur RMC qu'il était parti en croisière avec Jean-Marie Le Pen. Jeudi, ils s'étaient accrochés sur le plateau de France2. Quatre jours plus tard, ils s'affrontent, cette fois-ci, par presse interposée.

Marine Le Pen a dégainé la première, ce lundi matin, au micro de RMC. Revenant sur l'échange houleux de jeudi soir, elle a notamment estimé que Laurent Joffrin avait usé "d'attaques personnelles (...) minables". Avant de raconter un vieil épisode:

"Vous savez que le père de M. Joffrin est un des meilleurs amis de mon père, c'est pour ça qu'il est aussi énervé, et M. Joffrin a eu l'occasion de passer une croisière, lorsqu'il avait a peu près 25 ans, avec son père et avec Jean-Marie Le Pen", a-t-elle déclaré.

Les relations qu'entretenait le père du journaliste avec l'ex-leader frontiste étaient connues depuis longtemps, mais la présidente du FN a expliqué y voir la raison de l'"agressivité" de Laurent Joffrin. "Il devait avoir peur que je lui en parle", a avancé Marine Le Pen.

"A l'époque la fréquentation de Jean-Marie Le Pen ne lui hérissait pas le poil, mais peut être qu'il veut faire oublier cela, ce qui serait d'ailleurs absurde", a-t-elle ajouté.

"C'est un métier où l'on rencontre toutes sortes de gens"

En réaction à cette sortie, Laurent Joffrin a répondu quelques heures plus tard sur le site internet du Nouvel Obs.

Commençant par tacler le nouveau leader frontiste sur la teneur exclusive de sa révélation, il écrit: "les liens de mon père avec Jean-Marie Le Pen sont connus de longue date. Ils ont été racontés dans nombre d'articles et de livres. Je n'y puis, à vrai dire, pas grand-chose. Depuis plus de quarante ans, j'ai des idées opposées à celles de mon père, qui reste néanmoins mon père. Cela arrive..."

"J'ai rencontré deux ou trois fois Jean-Marie Le Pen dans les années 70, dont une fois en vacances, quand il était un personnage plutôt marginal. J'étais jeune journaliste, tout m'intéressait", raconte-t-il.

Laurent Joffrin ajoute que "c'est un métier où l'on rencontre toutes sortes de gens. J'ai ainsi parlé, dans ma carrière, avec des terroristes, des braqueurs, des apparatchiks staliniens en Pologne ou en Chine, un trafiquant de drogue au Mexique. J'ai aussi parlé avec Jean-Marie Le Pen."

"Cela n'impliquait aucune sympathie pour ses idées, que j'ai toujours détestées", précise le journaliste.

Avant de recentrer le débat: "la vraie discussion, on en conviendra, porte sur le projet du Front national, dont je maintiens, sans m'énerver, qu'il n'est pas républicain. Je suis prêt à en reparler avec Madame Le Pen quand elle le souhaitera".

Une chose est sûre: ces deux-là ne partiront pas en vacances ensemble

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Publié le 29/07/2011 à 20:35 lepoint.fr Jean-Marie Le Pen a qualifié d'"accident" les attaques meurtrières qui ont fait 77 morts en Norvège.

Le président d'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, a jugé vendredi que la "naïveté" de la société et du gouvernement norvégiens était "plus grave" que les attaques perpétrées par Anders Behring Breivik, qu'il a qualifiées d'"accident".

S'exprimant comme chaque vendredi sur le site internet du FN, Jean-Marie Le Pen a parlé de la Norvège comme d'"un petit pays sympathique", "mais qui n'a pas pris la mesure du danger mondial que représentent d'abord l'immigration massive, qui est la cause principale, semble-t-il, dans l'esprit de ce fou meurtrier (de son acte), mais encore le terrorisme, qui est un phénomène mondial".

Évoquant l'extrémiste qui n'a pas caché son islamophobie, Jean-Marie Le Pen a estimé que, "apparemment, il s'agit d'un homme qui n'est pas en possession de ses moyens intellectuels, qui est un malade, je pense". "Mais la situation me paraît grave, non pas par cet accident d'un individu qui, sous l'effet d'une folie, fût-elle passagère, se met à massacrer ses concitoyens", a-t-il poursuivi dans son blog vidéo hebdomadaire.

"Ce qui me paraît plus grave et que démontre cette affaire, c'est la naïveté et l'inaction du gouvernement norvégien (...). Vous savez que les policiers en Norvège ne sont pas armés", s'est-il étonné. "La responsabilité la plus grave me paraît être celle du gouvernement norvégien et de la société norvégienne qui s'est endormie dans un confort que lui procurent d'ailleurs les hydrocarbures", a poursuivi l'ancien patron du parti d'extrême droite.

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TF1 News Norvège : sommée de condamner les propos de son père, Marine Le Pen rétorque le 31 juillet 2011 à 15h13 , mis à jour le 31 juillet 2011 à 20h47

Les propos de Jean-Marie Le Pen insistant sur la "naïveté" du gouvernement norvégien pour expliquer la tuerie d'Oslo ont provoqué l'indignation à gauche puis à l'UMP. Marine Le Pen n'a pas aimé...

Les propos de Jean-Marie Le Pen font des vagues, et c'est vers sa fille, présidente du FN, que les regards se tournent. Le porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon, a jugé dimanche sur Europe 1 qu'après les propos de Jean-Marie Le Pen, insistant sur la "naïveté" du gouvernement norvégien pour expliquer la tuerie d'Oslo, des propos qu'il a maintenus samedi (lire notre article > Tuerie en Norvège: Jean-Marie Le Pen dément toute provocation), c'est maintenant "à Marine Le Pen de prendre ses responsabilités". Elle doit "dire clairement que ce discours est un discours totalement irresponsable, que ces déclarations sont inadmissibles", a estimé Benoît Hamon.

Même son de cloche et même demande de la part de Pierre Moscovici, coordinateur de la campagne de François Hollande pour la primaire PS, qui a aussi demandé dimanche matin à Marine Le Pen de sortir de son silence, faute de quoi elle laisserait penser que son parti "cautionne" les propos de son président d'honneur.

"L'opération de dédiabolisation : une manipulation"

Egalement candidate à la primaire PS, Martine Aubry a aussi condamné dimanche les propos "injustifiables" de Jean-Marie Le Pen et comparé la volonté du FN de se donner une image différente à une "opération de manipulation". "Ce multirécidiviste du détail et de la haine révèle, s'il en était besoin, la gigantesque opération de manipulation baptisée ‘dédiabolisation' à laquelle se livre le FN depuis plusieurs mois", a-t-elle poursuivi, tout relevant que dimanche matin "aucune voix au sein de l'UMP" n'avait encore "jugé utile de dénoncer de tels propos".

La réaction de l'UMP est finalement arrivée en fin d'après-midi : Valérie Rosso-Debord, déléguée générale adjointe de l'UMP, a dénoncé "des propos particulièrement irresponsables" de Jean-Marie Le Pen et appelé sa fille à prendre position sur ces déclarations et "sortir d'un faux double langage". Autre réaction à droite : le député Yves Jégo (Parti radical) a estimé sur Europe 1que le Front national avait montré son "vrai visage" avec les propos de Jean-Marie Le Pen et que Marine Le Pen les cautionnerait si elle ne les condamnait pas.

Marine Le Pen dénonce une "récupération politicienne"

Le PCF, lui, a jugé que Jean-Marie Le Pen a "perdu tellement pied que même un massacre humain ne l'émeut pas". "Le Front national est un parti d'extrême droite raciste et xénophobe aux propos criminels et terroristes et les dires de l'ex-président du FN en sont la preuve (...) malgré les tentatives de relookage de l'héritière du trône du FN", ajoute le Parti dans un communiqué, en allusion là aussi à l'oeuvre de Marine Le Pen, qui a pris la présidence du parti en janvier.

En début de soirée, la présidente du Front national a finalement réagi par voie de communiqué... mais pas pour condamner les propos de son père. Elle y dénonce une "récupération politicienne" de la gauche, expliquant avoir déjà "exprimé de manière très claire la position du FN" sur ce drame.

Le 23 juillet, dans un bref communiqué, le FN avait condamné le carnage norvégien, dénonçant des "actes barbares et lâches". Ne faisant même allusion aux propos de son père, Marine Le Pen jugent que ces réactions "font fi des drames humains pour tomber dans la récupération politicienne". "Ça n'est pas très étonnant venant de partis qui n'ont aucune solution à proposer aux vraies préoccupations des Français", fait-elle valoir.

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Pécresse : les propos de Le Pen "indécents" Par Europe1.fr Publié le 1 août 2011 à 08h31 Mis à jour le 1 août 2011 à 08h31

Valérie Pécresse a condamné lundi matin sur Europe 1 les propos de Jean-Marie Le Pen, qui a estimé ce week-end que la tuerie d’Oslo était le fait de la "naïveté" des autorités norvégiennes.

"Les propos de Jean-Marie Le Pen sont proprement indécents", a déclaré la porte-parole du gouvernement. "On essaye de justifier un massacre, une tuerie. On ne justifie pas l’injustifiable."

La ministre du Budget a également taclé la présidente du Front national, Marine Le Pen. "Le plus choquant, pour moi, c’est le silence assourdissant de Marine Le Pen, qui n’a pas condamné les propos de son père. Rien n’a changé au Front national", a-t-elle affirmé.

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1er août 2011 15h55 TF1 news Norvège : Pour Royal, "en ne disant rien", Marine Le Pen "consent"

Ségolène Royal, candidate à l'investiture socialiste pour 2012, a dénoncé lundi l'absence de réaction de Marine Le Pen aux propos de son père sur les attaques en Norvège, affirmant qu'"en ne disant rien, elle consent".

Interrogée sur RMC, Mme Royal a jugé cette absence de réaction "très étrange et très choquant(e)". Elle a estimé qu'en cette circonstance, la présidente du Front national n'apportait pas la "preuve" qu'elle est plus modérée que son père, auquel elle a succédé en janvier à la tête du parti et qui en est le président d'honneur.

Pour Ségolène Royal, "les causes de l'agression (d'Oslo) ne sont pas du tout liées à l'immigration" et "ce sont les politiques de justice sociale qui ont été ciblées".

Dimanche, Mme Le Pen a dénoncé une "récupération politicienne" de la gauche après les réactions indignées aux propos de son père - qui a évoqué vendredi la "naïveté" du gouvernement norvégien face au "danger" de l'"immigration massive" pour expliquer la tuerie d'Oslo -, sans s'exprimer sur le fond de cette déclaration.

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Tuerie en Norvège: Jean-Marie Le Pen dément toute provocation le 30 juillet 2011 à 17h33 , mis à jour le 31 juillet 2011 à 07h32 TF1 News

Le président d'honneur du FN avait jugé vendredi que la "naïveté" du gouvernement et de la société norvégiennes était "plus grave" que les attaques perpétrées par Anders Behring Breivik. Il maintient et nie toute provocation.

Le Pen : "Je condamne ce fou et je condamne aussi la Norvège" - 40 s

Il n'en démord pas. Le président d'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, a maintenu samedi auprès ses propos sur la "naïveté" du gouvernement norvégien, qu'il avait jugée "plus grave" que la tuerie d'Oslo, tout en se défendant de toute provocation.

Vendredi, alors qu'il s'exprimait comme chaque semaine sur le site internet du FN, Jean-Marie Le Pen avait jugé que la "naïveté" du gouvernement et de la société norvégiennes était "plus grave" que les attaques perpétrées par Anders Behring Breivik, qualifiées d'"accident" dans ses propos.

Il avait évoqué la Norvège comme "un petit pays sympathique", "mais qui n'a pas pris la mesure du danger mondial que représentent d'abord l'immigration massive, qui est la cause principale, semble-t-il, dans l'esprit de ce fou meurtrier (de son acte), mais encore le terrorisme, qui est un phénomène mondial".

Mais, alors que la Norvège est en plein deuil, Jean-Marie Le Pen ne voit rien dans ses propos qui pourraient blesser : "La folie d'un dingo ce sont des choses qui arrivent. En revanche, les conséquences meurtrières me paraissent quand même beaucoup plus liées à la naïveté de l'Etat norvégien qu'à la folie de ce dingo", a répété Jean-Marie Le Pen. Mais, a-t-il ajouté, "comment peut-on imaginer que je veuille diminuer la responsabilité de ce bonhomme que je ne connais pas ?" "Ce qui est irresponsable, c'est l'attitude de l'Etat norvégien, qui met une heure et demie à envoyer une police pour maîtriser cet énergumène", a-t-il déclaré. La tuerie a fait 77 morts.

Apologie d'Anders Behring Breivik

Le FN a officiellement condamné la tuerie samedi dernier, au lendemain des faits, dans un très bref communiqué. Il n'a en revanche fait aucun commentaire sur les déclarations de son président d'honneur. Le parti d'extrême-droite a toutefois dû réagir à certains "débordements" de la part de ses membres : il a dû suspendre quelques jours plus tard l'un de ses candidats aux cantonales (mars 2011), Jacques Coutela, qui avait diffusé sur son blog un texte faisant l'apologie d'Anders Behring Breivik et de son islamophobie.

Samedi dernier, au lendemain des attaques, un cadre du FN, Laurent Ozon, avait également posté plusieurs messages sur Twitter où il pointait une hausse de l'immigration en Norvège, semblant faire un lien avec la tuerie. "Expliquer le drame d'Oslo: explosion de l'immigration: X6 (multipliée par 6, NDLR) entre 1970 et 2009", disait notamment l'un de ces tweets. Il s'était ensuite défendu de toute justification des actes imputés à Anders Behring Breivik.

SOS Racisme a réagi samedi aux propos de Jean-Marie Le Pen, estimant que ses paroles "engagaient le Front National". Pour l'association, "l'image de respectabilité que Marine Le Pen prétendait lui offrir a bien du mal à ne pas exploser en vol dès que, au Front national, l'occasion d'assouvir sa haine de l'étranger et son dédain pour la vie trouvent matière à s'exprimer". le 30 juillet 2011 à 17:33

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Des valises clandestines de billets africains pour Jean-Marie Le Pen ? Midilibre.fr 13/09/2011, 08 h 43 | Mis à jour le 13/09/2011, 08 h 45

L'avocat Robert Bourgi a affirmé hier après-midique l'ancien président du Front national Jean-Marie Le Pen avait financé une partie de sa campagne présidentielle de 1988 avec de l'argent que lui avait remis l'ancien président gabonais Omar Bongo.

"Je le dis aujourd'hui, je n'aime pas faire parler les morts, M. Jean-Marie Le Pen a été reçu par le président Bongo et le président Bongo a financé la campagne électorale de M. Jean-Marie Le Pen en 1988", a affirmé M. Bourgi lors d'un entretien accordé à BFMTV.

"J'affirme aujourd'hui que M. Jean-Marie Le Pen, avec le discours xénophobe et raciste qui est le sien, a fait le détour de Libreville et d'Abidjan avant les élections présidentielles de 1988", a-t-il insisté. "Peu de Français savent que ce raciste et ce xénophobe était allé à Libreville et à Abidjan". "Et le président Bongo m'a dit, moi, et M. Foccart était présent, s'adressant à M. (Jacques Foccart) il lui a dit: doyen, comme tout le monde l'appelait, le Le Pen il a été content de partir avec l'argent d'un nègre", a également rapporté Me Bourgi.

Longtemps conseiller de la présidence de la République pour l'Afrique (1960-1974), Jacques Foccart est considéré comme le père de la "Françafrique", ces réseaux opaques d'influence entre la France et les chefs d'Etat issus des ex-colonies françaises d'Afrique mis en place dans les années 60.

Omar Bongo est décédé en juin 2009, après avoir dirigé le Gabon pendant 41 ans. Proche de nombreux présidents africains et conseiller officieux de Nicolas Sarkozy depuis 2007, Me Bourgi a créé une onde de choc qui éclabousse une bonne partie de la classe politique française en accusant l'ancien président Jacques Chirac et Dominique de Villepin, alors secrétaire général de l'Elysée, d'avoir bénéficié de financements occultes de la part de chefs d'Etat africains.

Précisant ses accusations de la veille dans le Journal du Dimanche (JDD), Me Bourgi a évalué lundi sur Europe 1 à 20 millions de dollars les sommes qu'il affirme avoir remises à MM. Chirac et Villepin. Il a également élargi ces accusations de financement occulte aux prédécesseurs de M. Chirac à l'Elysée, François Mitterrand, Valéry Giscard d'Estaing et Georges Pompidou, mais assuré que l'actuel chef de l'Etat avait mis un terme à ces pratiques. MM. Chirac et Villepin ont démenti ces propos et annoncé leur intention de porter plainte en diffamation contre Me Bourgi.

En 2009, M. Giscard d'Estaing avait publiquement assuré que M. Chirac, son adversaire lors de la campagne présidentielle de 1981, avait alors été soutenu "financièrement" par Omar Bongo. M. de Villepin avait jugé ces propos "déplacés".

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Parisot : "Marine Le Pen est un danger" (E1) Par Europe1.fr Publié le 13 septembre 2011 à 08h25 Mis à jour le 13 septembre 2011 à 08h41

"Nous considérons que Marine Le Pen représente un danger pour notre pays", a déclaré la présidente du Medef Laurence Parisot, mardi matin sur Europe 1.

"C’est un danger par les idées qu’elle répand, par la haine qu’elle propage, par son projet économique qui est un appât dans son programme et qui serait totalement ruineux pour notre pays et nous avons voulu proposer aux lecteurs une grille de lecture", a-t-elle ajouté à propos du livre Un piège bleu marine que la patronne du principale organisation patronale publie prochainement.

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Publié le 10.10.2011, 13h37 | Mise à jour : 17h23 leparisien.fr Pour Copé, il y a une «proximité» entre Montebourg et Le Pen

Le secrétaire national de l'UMP Jean-François Copé, s'en est pris vivement ce matin à Arnaud Montebourg, comparant son discours sur la démondialisation à celui de Marine Le Pen. | LP/Arnaud Journois. Après une vive altercation qui l'a opposé dimanche soir à Pierre Moscovici, sur le plateau du 20 heures de France 2, Jean-François Copé, le secrétaire général de l'UMP, vient de s'en prendre violemment à Arnaud Montebourg.

La démondialisation : «Un concept fou»

Pour le maire de Meaux, le discours du troisième homme de la primaire a des accointances avec ... celui de Marine Le Pen. En ligne de mire : la position d'Arnaud Montebourg sur la démondialisation. « Un concept fou qui fait hurler de rire le monde entier » a attaqué Copé.

Une «proximité d'idées un peu troublante avec Marine Le Pen»

«Je ne connais qu'une seule personne qui est proche de ses idées c'est Marine Le Pen, a analysé Copé. Il y a une proximité d'idées un peu troublante » Jean-François Copé a également assuré que « l' UMP suivrait de près les marchandages » qui devraient avoir lieu cette semaine, entre Arnaud Montebourg, François Hollande et Martine Aubry.

Dès les premiers résultats, Jean-François Copé a mis un point d'honneur à minimiser les résultats de l'élection, en soulignant que « si seulement 4 à 5 % des Français se sont déplacés dimanche », cela veut dire que « 95 % ne sont pas allés voter ». LeParisien.fr

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Publié le 10.10.2011, 20h47 leparisien.fr Marine Le Pen: Copé se "ridiculise" sur la primaire PS, un "succès"

Jean-François Copé (UMP) "se ridiculise en persistant dans son attitude de mauvais joueur face au succès des primaires socialistes", a estimé lundi soir Marine Le Pen (FN) en réagissant à ses propos fustigeant la "démondialisation" chère à Arnaud Montebourg (PS).

Dans un communiqué, la présidente du Front national juge que le secrétaire général de l'UMP s'en prend "de façon assez ridicule à Arnaud Montebourg, au point de qualifier de +dinguerie+ la remise en cause de la mondialisation".

Lundi dans un point presse, Jean-François Copé a également parlé d'une "proximité idéologique un peu troublante" entre M. Montebourg, arbitre du second tour de la primaire PS, et Mme Le Pen. "Voilà qui en dit long sur le fond de sa pensée: en dehors de l'ultralibéralisme et du libre-échange point de salut. Voilà qui en dit long aussi sur son mépris pour l'électorat qui sort de la bien-pensance copéiste", réagit la candidate à la présidentielle.

La leader du FN juge qu'il y a "à l'évidence des points de convergence" entre son projet économique et celui d'Arnaud Montebourg: "le dépassement du dogme du libre-échange, et la nécessité de mettre au pas les banques et les marchés financiers".

"Le très bon score d'Arnaud Montebourg est un signe encourageant qui démontre la profonde aspiration des Français à davantage de protection, même si ces idées disparaissent désormais du débat socialiste au profit du conformisme de Martine Aubry et François Hollande", ajoute-t-elle. Marine Le Pen déplore cependant "un manque de cohérence" chez Arnaud Montebourg. "Il n'est pas possible de sortir de la mondialisation débridée sans remise en cause des principes ultralibéraux de l'Union européenne, sans réflexion sur l'euro", dit celle qui prône la sortie de l'euro.

"Et chacun sait que le protectionnisme au niveau européen restera toujours une chimère, tant il est contraire à l'idéologie européiste", ajoute Marine Le Pen, qui défend des droits de douane et des quotas d'importations aux frontières nationales, ce qui imposerait de renégocier les traités européens ou de sortir de l'UE.

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Publié le 04/11/2011 à 21:33 - Modifié le 04/11/2011 à 21:34 lepoint.fr La tournée aux USA de Marine Le Pen marquée par une controverse avec Israël

La présidente du Front national Marine Le Pen a rejeté vendredi à New York tout malentendu, après sa rencontre avec l'ambassadeur d'Israël à l'ONU, qualifiée de "bourde" à Jérusalem, et qui a été l'un des points forts de sa visite aux Etats-Unis qui se termine samedi.

L'ambassadeur Ron Prosor a commis "un erreur de jugement, une bourde", a affirmé une porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères après cette rencontre, la première de la dirigeante du parti d'extrême-droite avec un responsable israélien.

"Ron Prosor a cru qu'il se rendait à une rencontre organisée par la mission française à l'ONU. Quand il a compris qu'il était tombé dans un piège, il a préféré se retirer en douceur pour ne pas créer de scandale", a expliqué à l'AFP le porte-parole du ministère, Yigal Palmor.

Jeudi soir, la mission israélienne à l'ONU avait déjà évoqué "un malentendu".

"Personne ne peut imaginer une demi-seconde que M. l'ambassadeur se soit trompé de porte", a déclaré vendredi Mme Le Pen à des journalistes lors d'une promenade à Manhattan.

Cette rencontre "suscite évidemment des remous (...) Dans la diplomatie israélienne il y a peut-être deux visions divergentes", a-t-elle ajouté.

"On ne peut pas, pendant 20 minutes, discuter avec Marine Le Pen sans savoir où l'on est", a-t-elle insisté, récusant également "que l'invitation ait eu la moindre ambiguïté".

La candidate à l'élection présidentielle avait jeudi exprimé l'espoir que cette rencontre, à l'occasion d'un déjeuner auquel n'est pas resté l'ambassadeur, permettrait de tourner la page du "détail", référence aux déclarations de son père sur les chambres à gaz. Et elle avait affirmé qu'elle était prête à se rendre en Israël si elle y était invitée officiellement.

Mais à Jérusalem, le porte-parole a réaffirmé la position officielle selon laquelle Mme Le Pen y était "persona non grata", en raison de la notoriété de son père Jean-Marie Le Pen, chef historique du Front national, connu pour ses provocations antisémites.

Au dernier jour de sa visite à New York vendredi, Mme Le Pen s'est promenée dans le sud de Manhattan, posant pour les photographes avec la statue de la Liberté en arrière-plan. Elle a ensuite marché jusqu'à la Bourse de Wall Street.

Mais contrairement à ses projets initiaux, elle ne s'est pas rendue au square Zuccotti, même si elle est passée à une rue seulement du campement des manifestants d'Occupy Wall Street.

"Nous avions pris contact, mais les retours n'ont pas été positifs", a expliqué l'un de ses conseillers Ludovic de Danne.

Mme Le Pen avait également prévu vendredi de rencontrer des "Français de New York" et "des Américains qui veulent me voir".

En quête d'une stature internationale six mois avant la présidentielle, elle a rencontré durant son voyage de cinq jours un des républicains candidats à l'élection présidentielle américaine de 2012, le Texan Ron Paul.

La rencontre, au Congrès à Washington, longtemps incertaine, a été brève, environ dix minutes, précédée d'une longue attente.

Mme Le Pen a également rencontré brièvement un autre élu du Congrès, le républicain ultra-conservateur de l'Illinois Joe Walsh.

Elle s'est rendue au Fonds Monétaire international (FMI), mais c'est sur le trottoir qu'elle a fait son discours, pour dénoncer cet "affameur des peuples".

A New York, les horaires étaient souvent élastiques, les rencontres généralement à huis clos, y compris le déjeuner à l'ONU où elle a discuté avec l'ambassadeur d'Israël.

Le président d'honneur du FN, Jean-Marie Le Pen, a accusé vendredi la France d'avoir "menacé" les ambassadeurs d'Afrique francophone pour qu'ils ne viennent pas à ce déjeuner, où seuls quatre ambassadeurs non francophones se sont présentés.

Mme Le Pen doit s'envoler samedi pour la Floride, dernière étape de son voyage aux Etats-Unis. Les trois rencontres prévues sont toutes à huis clos.

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Marine Le Pen: la France bientôt sous tutelle comme Liliane Bettencourt (AFP) – 2 décembre 2011 11.25

PARIS — La présidente du Front national, Marine Le Pen, a comparé vendredi la perte des "derniers pans de souveraineté" qui attendent selon elle la France à la tutelle de l'héritière de L'Oréal, Liliane Bettencourt, en affirmant que "c'est exactement ce qui va nous être appliqué".

"Il s'agit ici de retirer aux Français les derniers pans de leur souveraineté. Le peuple français ne sera plus un peuple souverain", a déclaré Mme Le Pen, en commentant sur Radio Classique/Public Sénat le discours de Nicolas Sarkozy à Toulon et la volonté du chef de l'Etat de lancer avec l'Allemagne un nouveau traité européen.

"Quand Nicolas Sarkozy ose nous dire que la souveraineté s'exerce avec d'autres, je pense que ça doit être ce qu'on a dit à Mme Bettencourt quand on l'a mise sous tutelle...+ne vous inquiétez pas Mme Bettencourt+", a-t-elle alors ironisé.

Comme on lui demandait si les situations de l'héritière de L'Oréal et de l'Europe pouvaient être comparées, elle a répondu: "c'est exactement la même chose".

"Mme Bettencourt ne pourra plus gérer son patrimoine, elle ne peut plus faire un chèque toute seule. Mais c'est exactement ce qui va nous être appliqué. Nous ne pourrons plus demain décider de notre budget, nous ne pourrons plus décider librement de notre dépense, nous ne pourrons plus librement décider de notre fiscalité", a expliqué la présidente du parti d'extrême droite.

Marine Le Pen a réaffirmé son projet de sortie de l'euro, avec "les partenaires européens" et en "se fondant sur le couple franco-allemand comme moteur".

"Nous y viendrons", a-t-elle dit, à la fin de l'euro, mais "ce qui est terrible c'est que nous sommes en train de perdre du temps". "Moi je crois que l'Allemagne y pense déjà" mais que la France, "de manière béate", "espère toujours sauver ce qui n'est plus sauvable".

Marine Le Pen a ensuite renvoyé dos à dos Nicolas Sarkozy et François Hollande, qui "vont défendre la soumission de la France à une structure supranationale". "La seule candidate qui sera la candidate de la liberté du peuple français, de la souveraineté du peuple français, ce sera moi", a-telle fait valoir.

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UN ACTE ANTI-RÉPUBLICAIN EN VERS MARINE LE PEN, ELLE EN PROFITE POUR SE VICTIMISER 07/12/2011 à 22h58 | lepost.fr

Marine Le Pen furieuse a sauté sur l'occasion pour faire ce qu'elle sait très bien faire: se victimiser.

La candidate de l'extrême droite est très mécontente car elle devait débattre e son programme économique avec une association étudiante à l'université parisienne Dauphine sauf que cette rencontre a du être annulé à cause de la manifestation d'une centaine de militants. Parmi les manifestants il y avait des militants et adhérents de l'UNEF (syndicat des étudiant classé à gauche), UEJF (la Conférence étudiante de l'Union juifs de France), les jeunes socialistes ou encore SOS-Racisme.

Madame Le Pen furieuse a fait demi tour pour retourner au siège du Front National et organisé une conférence de presse exceptionnelle où elle a dit: «Ces milices d’extrême gauche» qui «font la loi dans notre pays». Elle a réitéré ses propos sur France Info où elle demande le démantèlement de ces syndicats: «Est-ce que oui ou non une candidate à la présidentielle à le droit d’aller débattre dans notre pays? Est-ce que c’est l’Unef qui décide du fonctionnement de notre démocratie? (…) Moi je demande la dissolution de l’Unef, du MJS, de l’UEJF et de toutes les associations qui ont participé à ces violences qui souillent la démocratie».

Dans la journée plusieurs politiciens de tout bords on réagit, Politique 2012 vous propos de lire quelques réactions:
-Michel Sapin, chargé du projet présidentiel de François Hollande, interrogé ce mercredi matin sur RTL a dit: "Je comprends la manifestation(…)Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que ça arrive à un Le Pen ou une Le Pen". Avant de marteler: "On a a le droit de manifester, heureusement, et ensuite si l'un ou l'autre recule, c'est sa responsabilité".

Vice-président du FN, Louis Aliot a vu dans les propos de Michel Sapin un "soutien explicite" relevant de "l'incitation à la violence" et qui "prouve que les socialistes n'ont pas rompu avec leurs origines totalitaires".

Dans une interview pour le Figaro, Marine Le Pen juge également que Michel Sapin "incite à la réitération" de "violences" à son égard. Avant de poursuivre: "Est-ce que l'on va accepter que dans notre pays cette campagne présidentielle qui démarre se déroule dans la violence (...), que l'on permette à des responsables politiques et notamment là socialistes, d'inciter des organisations, des milices de gauche, à venir perturber ma campagne par la force, par la violence, par la peur?"

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Aliot de retour d'Israël conteste tout "passé antisémite" au Front national - Publié le 14/12/2011 à 16:48 - Modifié le 14/12/2011 à 16:49 lepoint.fr

A son retour d'Israël, Louis Aliot (FN) a réfuté à nouveau mercredi tout "passé antisémite" de son parti, malgré les condamnations en justice de Jean-Marie Le Pen, et indiqué par ailleurs avoir visité deux colonies israéliennes de Cisjordanie qu'il s'est refusé à qualifier d'"illégales".

"Le FN n'a pas eu de passé antisémite", mais a subi "une suspicion d'antisémitisme", a affirmé sur France Inter le vice-président du FN et compagnon de la présidente et candidate à l'Elysée Marine Le Pen.

Depuis plusieurs années, la fille de Jean-Marie Le Pen, tente de dégeler les relations notoirement froides entre le FN d'une part et la communauté juive en France et Israël d'autre part.

Le 30 mars 2011, elle avait elle-même assuré sur une radio israélienne que "le Front national n'est pas un parti antisémite, raciste ou xénophobe". Elle avait alors qualifié l'antisémitisme d'"idéologie nauséabonde".

Des déclarations qui participent de la stratégie de "dédiabolisation" du parti menée par celle qui en a pris les rênes en janvier 2011. Car des dirigeants frontistes ont eu maille à partir avec la justice pour des déclarations jugées à caractère antisémite.

Jean-Marie Le Pen avait ainsi été condamné en 1999 par la cour d'appel de Versailles pour avoir répété, en 1997 en Allemagne, ses propos sur les chambres à gaz, "détail de l'histoire". La cour d'appel de Paris l'avait aussi condamné en 1993 pour son jeu de mot de 1988, "Durafour crématoire", visant le ministre Michel Durafour.

Si Marine Le Pen n'est pas "interdite de séjour" en Israël, comme l'a assuré Louis Aliot, elle a laissé à ce dernier le soin de tenter de réchauffer les relations.

Lors d'une visite de deux jours, il a rencontré des Français établis en Israël, notamment des retraités, "très inquiets de la situation en France" et qui "voulaient un peu connaître les positions du FN", a dit M. Aliot mercredi.

Il a visité les "lieux saints" à Jérusalem, s'est rendu à Ramallah en Cisjordanie, ainsi que dans les colonies israéliennes d'Eli et de Shilo, où il était accompagné de Michel Thooris, futur candidat du FN aux législatives dans la circonscription des Français de l'étranger englobant Israël.

Des implantations israéliennes en territoires palestiniens "bien évidemment légitimes", a fait valoir M. Thooris auprès de l'AFP, estimant aussi que "la politique actuelle menée par Israël au niveau des colonies est la bonne".

Ces propos "n'engagent ni Marine, ni le Front", a pris soin de nuancer M. Aliot, alors que la France a condamné officiellement il y a quinze jours la construction de plus de 100 logements dans la colonie de Shilo, et que le FN prône aussi la création d'un Etat palestinien au côté d'Israël.

Le numéro deux frontiste a précisé que M. Thooris n'avait "pas adhéré au FN" et souligné que le projet présidentiel de Marine Le Pen et le programme du FN aux législatives ne seraiennt "pas totalement identiques".

Il s'est cependant refusé à qualifier les colonies d'Eli et de Shilo d'"illégales", disant ne pas être "juge international". "Il faut regarder tout ça avec prudence".

Interrogé sur la question de la double nationalité, qui concerne nombre de Français installés en Israël, M. Thooris a par ailleurs affirmé à l'AFP: "ça ne me dérange pas qu'un franco-israélien garde sa double nationalité".

Marine Le Pen est contre la double nationalité, excepté pour les Français ayant une autre nationalité européenne.

"Cela n'engage que moi, mais on pourrait envisager d'étendre à Israël" cette exception européenne, a estimé M. Thooris, "étant donné qu'Israël est le berceau de la civilisation judéo-chrétienne".

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POLÉMIQUE Le Pen condamnele nazisme Le Parisien, p. 06

Si j'avais commis une faute,je l'aurais admise.» Pas de mea « culpa, mais tout de même une rmise au point. Alors que les critiques pleuvent sur sa participation, vendredi dernier, au bal d'étudiants d'extrême droite à Vienne, Marine le Pen a cru bon de préciser hier que le nazisme fut à ses yeux une « abomination », le «summum de la barbarie».
«Et il m'arrive de regretter de ne pas être née à cette période pour avoir pu le combattre », a-t-elle même ajouté lors d'une conférence de presse, sur le ton de la colère, tout en minimisant l'importance de ce bal «traditionnel de fraternités étudiantes, qui se déroule depuis soixante ans, et auxquelles ont appartenu M. Marx et M. Herzl, le fondateur du sionisme ».

« Cette polémique est montée de toutes pièces », affirme Marine le Pen, soulignant qu'elle arrive « au moment où (je) rattrape Nicolas Sarkozy dans les sondages ». « Mais les Français savent mon aversion pour tous les totalitarismes. Qu'ils soient nazi, communiste ou mondialiste, ce dernier étant soutenu par l'ensemble du système que je combats », poursuit-elle.

Il reste que la polémique ne faiblit pas. « Ce bal, ça ne la grandit pas », a réagi hier Jean-Luc Mélenchon. Daniel Cohn­Bendit a, lui, déclaré qu'elle était allée voir des « déglingués fascistes ».
Hier, la candidate a par ailleurs condamné les caricatures racistes qu'un candidat du FN aux législatives à Villeurbanne (Rhône) avait postées sur un blog et a annoncé que son cas serait examiné par les instances disciplinaires du parti.

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Marine Le Pen sur Brasillach: "Faire la différence entre l'homme et l'oeuvre" (AFP) – 19 février 2012 LILLE — Marine Le Pen a pris dimanche la défense de son père Jean-Marie Le Pen, qui la veille a conclu un discours en citant l'écrivain collaborationniste Robert Brasillach, en déclarant qu'il fallait savoir "faire la différence entre l'homme et l'oeuvre".

"Demandez à Nicolas Sarkozy, qui a le livre de Céline sur son bureau", a aussi répondu la présidente du Front national aux journalistes, en allusion à l'écrivain, antisémite notoire, dont l'oeuvre littéraire est souvent citée par le chef de l'Etat.

Samedi, au premier jour de la convention présidentielle du FN à Lille, Jean-Marie Le Pen a terminé un discours sur l'honneur en citant un poème de Robert Brasillach. Cet écrivain collaborationniste, qui dirigea l'hebdomadaire "Je suis partout", fut fusillé après la Seconde guerre mondiale pour "intelligence avec l'ennemi".

"Je cite Marx, je ne suis pas marxiste. J'ai cité Robespierre au (discours du) 1er mai et je ne suis pas une révolutionnaire sanguinaire", a déclaré Mme Le Pen.

"Le livre sur ma table de chevet, ce sont +Les Fleurs du mal+ de Baudelaire et je ne suis pas une droguée syphilitique", a-t-elle encore dit, avant de conclure: "Je pense que dans notre civilisation éduquée, on a toujours su faire la différence entre l'homme et l'oeuvre".

Interrogé par l'AFP, l'un des conseillers politiques de la campagne de Marine Le Pen, l'universitaire Gilles Lebreton, a confié que Brasillach, "ce n'est pas l'auteur" qu'il aurait choisi dans un discours.

"Il ne faut pas donner prise à ce genre de critique. Ca ne rend pas service à la cause de Marine" Le Pen, a-t-il ajouté, en soulignant néanmoins que les vers cités par Jean-Marie Le Pen n'étaient "pas polémiques".

"Marine (Le Pen) ne fait pas ce genre d'allusions. C'est elle que je soutiens", a conclu M. Lebreton.

"Avec lui (Jean-Marie Le Pen), le pire n'est jamais sûr", a déclaré un autre proche de la présidente du FN, sous couvert d'anonymat.

Marine Le Pen doit tenir son discours de clôture de la convention présidentielle à 15 heures dimanche.

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Election présidentielle 2012 Marine Le Pen rêve de voir fleurir les « cartons rouges » à Nicolas Sarkozy lavoixdunord.fr lundi 20.02.2012, 05:24 - PAR DOMINIQUE SERRA

Le drapeau tricolore et le carton rouge étaient hier à Lille les deux accessoires indispensables aux partisans de Marine Le Pen, réunis pour la convention du Front national. Un kit de campagne qui surfe à la fois sur le patriotisme et sur le rejet du président sortant.

La scène avait été répétée quelques minutes avant le début du discours de leur favorite. Sur leur siège, les partisans de Marine Le Pen disposaient tous d'un carton rouge à brandir dans un bel ensemble pour frapper les esprits et attirer les caméras le moment venu.

Ça n'a pas traîné. Rapidement dans son discours, Marine Le Pen a invité les Français à adresser un « carton rouge » au président sortant. Ses deux mille partisans - un public plus jeune que celui de son père, etféminisé - ont joint le geste à sa parole avant de scander en choeur : « Dehors, dehors, dehors. »

« La voix du peuple » Au-delà de la forme perce le fond. Nicolas Sarkozy est bel et bien l'adversaire principal de la présidente du Front national. Épinglé en candidat de la « France morte » et en « président des puissants », pas question « d'impunité » donc pour quelqu'un qu'il convient de « sanctionner dès le premier tour comme celui qui s'est tant moqué de la confiance que le peuple lui a accordée ».

Pour incarner ce rejet, Marine Le Pen creuse son sillon, celui d'une candidate seule contre tous, contre Nicolas Sarkozy et François Hollande « les candidats de la banque et de la finance » mais aussi contre les experts « qui se sont trompés depuis quarante ans », ou encore contre Bruxelles, « la kommandantur de la banque et de la mondialisation ».

Au micro, tout au long d'un discours de cinquante minutes émaillé de références historiques et littéraires, elle ambitionne d'être « la voix du peuple », de défendre « l'immense foule des victimes » en misant sur « le combat des nations libres face à la mondialisation ».

En décalage par rapport aux campagnes présidentielles de son père, Marine Le Pen a le propos plus rassembleur. « La France aime tous ses enfants », elle « ne fait pas de différence entre les Français de vieille souche et ses fils les plus récents », issus donc de l'immigration. Tous auront droit à la « priorité nationale », promet Marine Le Pen, qui propose pourtant dans son programme la fin du droit du sol.

Plus étonnant encore, la candidate du Front national appelle de ses voeux l'apparition d'un « nouveau Conseil national de la Résistance », surprenant contre-pied à son père qui terminait son discours la veille en citant Brasillach, fusillé à la Libération pour intelligence avec l'ennemi.

Étape lilloise oblige, Marine Le Pen a consacré une partie de son discours au Nord - Pas-de-Calais, son actuelle terre d'adoption et d'élection. Elle a évoqué les « cimetières industriels » comme autant de dégâts de la mondialisation avant de stigmatiser la société Renault « qui construit une usine au Maroc en saignant ses ateliers à Douai ».

En bref

Un sondage sur le vote FN, jeudi. La Voix du Nord publiera dans son édition de jeudi un sondage exclusif réalisé par l'IFOP sur l'audience du Front national et le poids de la candidature de Marine Le Pen dans la région Nord - Pas-de-Calais. Cette enquête d'opinion permettra également de mesurer l'impact des principales mesures préconisées par le FN auprès de l'électorat régional.

Une boutique de campagne. Pas de vraie campagne présidentielle sans accessoires. Le rassemblement du FN ce week-end à Lille n'échappait pas à la règle. À la boutique on trouvait notamment des briquets à l'effigie de Marine Le Pen (3 euros), des porte-clefs « Marine 2012 » (4 euros), des oursons « J'aime Marine » (8 euros), des montres « France, Marine, Liberté » (10 euros), des tee-shirts (10 euros) ou encore des polos (15 euros).

Jean-Marie Le Pen connaît « L'Internationale ». Non content de terminer son discours officiel par un poème de l'écrivain collaborationniste Brasillach, Jean-Marie Le Pen s'est offert samedi une seconde provocation dont il est friand. Devant un petit groupe de journalistes, le président d'honneur du Front national a entonné le premier couplet de L'Internationale … avant d'enchaîner avec un chant de la Jeunesse ouvrière chrétienne.

Mediapart à la porte. Les deux journalistes du site Internet Mediapart se sont vu refuser l'entrée de la convention du FN. Marine Le Pen leur reproche de ne pas l'avoir invitée dans le cadre d'une série d'entretiens avec les principaux candidats à la présidentielle.

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HALAL Mangeons-nous halal sans le savoir ? La Rédaction avec Amandine Dubiez | RMC.fr | 20/02/2012

Selon Marine Le Pen, 100% de la viande distribuée en Ile-de-France serait halal. Si tous les abattoirs d'Ile-de-France ne font que du halal, les professionnels du secteur assurent que la très grande majorité de la viande distribuée dans la région n'est pas abattue selon le rite musulman.

Mangeons-nous halal sans le savoir ? Marine Le Pen veut saisir la justice sur la viande halal

Selon Marine Le Pen, 100% de la viande distribuée en Ile-de-France serait halal.
Marine Le Pen a annoncé samedi à Lille, lors de sa convention présidentielle, sa volonté d'engager une procédure judiciaire contre des enseignes de la grande distribution pour « tromperie sur la marchandise ».

Selon la candidate du Front National, « l'ensemble de la viande qui est distribuée en Ile-de-France, à l'insu du consommateur, est exclusivement de la viande halal ».

« L’ultra-majorité de la viande consommée n’est pas halal »

Les 3 abattoirs d’Ile-de-France ne font effectivement que du halal, c’est-à-dire que les bovins et les ovins sont tués selon le rite musulman, sans avoir notamment été étourdis avant. « 100% des abattoirs d’Ile de France font exclusivement de l'abattage rituel. Mais ça ne veut pas dire que 100% de la consommation de viande de la région est devenue 100% halal», explique pour RMC Frédéric Freund, directeur de l’Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs.
L'ultra-majorité de la viande consommée vient de toute la France, et dans la France entière on trouve encore de l'abattage traditionnel ».

En outre, la plupart des bouchers se fournissent à Rungis, où la viande provient de tous les abattoirs du pays expliquent les professionnels et le ministère de l’Agriculture.

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Publié le 21 février 2012 à 11h50 | Mis à jour à 11h50 lapresse.ca Anonymat des 500 signatures: la demande de Marine Le Pen rejetée

Agence France-Presse Paris
Le Conseil constitutionnel a rejeté mardi la demande de la leader de l'extrême droite française, Marine Le Pen, qui réclame l'anonymat des 500 signatures d'élus nécessaires pour se présenter à la présidentielle d'avril et mai prochains.
La législation sur le scrutin présidentiel en France, adoptée en 1962, prévoit la «publicité» des noms des élus qui apportent leur soutien à tout candidat à la présidentielle. Quelque 500 parrainages minimum sont indispensables pour se présenter.

Selon le Conseil constitutionnel, «en instaurant une telle publicité, le législateur a entendu favoriser la transparence de la procédure de présentation des candidats à l'élection présidentielle», et la publicité «est conforme à la Constitution».

Pour sa part, Marine Le Pen affirme peiner à rassembler les 500 signatures d'élus, un «bluff» selon les grands partis en lice.

Créditée selon les sondages de 15 à 20% des intentions de vote au premier tour de la présidentielle le 22 avril prochain, la présidente du Front national (FN) a lancé ces dernières semaines une offensive pour dénoncer une législation «discriminatoire».

Elle dénonce un système où les parrainages sont publics, décourageant certains élus d'offrir leur signature à l'extrême droite par peur d'une stigmatisation politique.

Jean-Marie Le Pen, son père et prédécesseur à la tête du FN qui avait réussi en 2002 à se hisser au second tour de la présidentielle, se plaignait lui aussi, à chaque campagne, d'avoir du mal à obtenir les précieuses signatures. Il en avait obtenu 533 en 2002 et tout juste 507 en 2007.

Les candidats à la présidentielle ont jusqu'au 16 mars pour obtenir leurs 500 parrainages.

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Publié le 2 mars 2012 à 08h34 - Mis à jour le 2 mars 2012 à 08h46 europe 1.fr

Grand rabbin : Le Pen, «une menace» (E1)

Gilles Bernheim, Grand rabbin de France, a considéré vendredi que Marine Le Pen, la candidate du Front national, est «une menace » pour les «valeurs de la France».

«Elle (Marine Le Pen) réduit des hommes ou des femmes à des catégories. Les immigrés, les étrangers, les musulmans, je crois qu’il y a un abus de langage. Il y a des immigrés qui se comportent mal et qui se comportent bien. Il y en a qui ont des droits ou des devoirs. D’autres qui se contentent de revendiquer des droits et pas des devoirs», a-t-il déclaré sur Europe 1.

Quant à la question des 48 parrainages manquants pour que la candidate frontiste puisse se présenter à l’élection présidentielle, il ajoute : «C’est un jeu politique subtil. Je dirais simplement qu’il appartient à ce parti qui est un parti républicain, c’est-à-dire qui n’a pas été interdit par la République, de participer à l’élection présidentielle.»

Enfin, Gilles Bernheim a affirmé qu’il ne donnerait pas de consignes de vote pour la présidentielle.

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Plus d'"avortements de confort" (Le Pen) AFP Mis à jour le 08/03/2012 à 11:43 | publié le 08/03/2012 à 10:37 lefigaro.fr

La candidate Front national, Marine Le Pen, qui envisage de dérembourser l'interruption volontaire de grossesse si la situation budgétaire l'exige, a déploré aujourd'hui sur France 2 que les avortements "de confort" semblent "se multiplier".

Marine Le Pen avait annoncé lundi soir qu'elle prendrait la décision de dérembourser l'avortement en cas de besoins budgétaires, pour privilégier les actes médicaux "qui ne peuvent pas être évités".

Elle pointe des "avortements répétitifs"

Ce matin sur France 2, elle a précisé ses propos: "les avortements de confort, un terme qui a scandalisé tout le monde alors qu'il est utilisé par les médecins, semblent se multiplier", a-t-elle mis en garde. "Il y avait une femme sur 10 il y a dix ans, il y en a 2 sur 10 aujourd'hui qui se servent de l'avortement comme d'un véritable moyen contraceptif", a-t-elle fustigé, pointant les "avortements répétitifs, c'est-à-dire deux fois, trois fois..."

Selon elle, "cette situation a des conséquences: beaucoup de médecins ne veulent plus faire d'avortement car il y a justement des abus dans ce domaine". "Moyennant quoi, ce sont les femmes en vraie détresse matérielle et morale qui ne trouvent plus accès à des médecins parce que d'autres exagèrent", a-t-elle fait valoir. "A un moment donné, il faut dire stop", a conclu Marine Le Pen.

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Marine Le Pen espère désormais se relancer Par Charles Carrasco Publié le 13 mars 2012 à 17h36 Mis à jour le 13 mars 2012 à 18h23 europe1

Après avoir confirmé qu'elle a bien ses parrainages, elle s'est dit "prête" à entrer dans la bataille.

Marine Le Pen sera bien candidate à l’élection présidentielle. Elle a confirmé, mardi après-midi lors d’une déclaration publique à Hénin-Beaumont sur ses terres électorales du Pas-de-Calais, qu'elle possédait bien les 500 parrainages requis.

"Ma présence comme candidate à l’élection présidentielle résulte d’un dur combat. Un combat que nous avons mené et que nous avons gagné. Contre tous les sectarismes, toutes les pressions pour la démocratie et pour la France", a déclaré Marine Le Pen, avant d’appeler à la mobilisation de tous ses partisans : "à partir d’aujourd’hui, des millions de citoyens vont reprendre espoir, vont pouvoir entrer dans la campagne et vont enfin être représentés à l’élection présidentielle". Dans cette intervention aux accents sécuritaires, l'eurodéputée se dit "prête (...) à "se battre" pour la patrie.

"Les vols, les rackets, les trafics"

Si pour Marine Le Pen, la campagne est donc réellement lancée, le plus dur reste à faire, selon elle. "Qu’ils (les partisans) ne s’inquiètent pas des obstacles, du mépris, des injures, de la fatigue. Qu’ils se remémorent en chaque moment difficile cette phrase d’Henri IV : ‘l’immense amour que je porte à la France, m’a toujours tout rendu facile’", a-t-elle lancé sous une salve d’applaudissements.

Une déclaration de la présidente frontiste qu’elle a voulue très personnelle, tout en réaffirmant ses velléités sécuritaires. "Je suis citoyenne française et je suis aussi mère. Comme toutes les mères de famille, j’aimerais que mes enfants puissent vivre dans un climat de sécurité. Que mes enfants puissent rentrer le soir sans que je craigne en permanence les vols, les rackets, les trafics. Et pour toutes les mères, je veux que l’on retrouve l’ordre et la tranquillité dans notre pays. Je constate que ça n’est pas le cas et que nous n’en prenons pas le chemin", a déploré la candidate frontiste.

Avant de dénoncer les "mensonges" de la droite et de la gauche en matière de sécurité : "le nombre d’agressions ne fait que croître, le nombre des immigrés impliqués dans ces agressions ne fait qu’augmenter", affirme-t-elle. "On me dit anti-immigration : c’est vrai. On me dit raciste ou xénophobe : rien ne peut aller plus à contresens de la vérité de ma vie".

L’école, l’Europe et les financiers Puis la candidate frontiste s’est livrée à un plaidoyer en faveur d’une école qui transmet "le savoir accumulé par nos brillantes générations passées", mais contre "une école qui bannit la note parce qu’elle refuse de voir la vérité en face" et "rechigne à combattre la baisse dramatique du niveau scolaire".

Enfin, Marine Le Pen s’en est pris à ses deux cibles préférées : l’Europe et la finance. "Je suis Européenne à la condition que l’Europe n’impose pas ses lois et ses règlements à la France. Aujourd’hui, Bruxelles commande et avec elle, la toute puissante finance", a-t-elle déclaré. Poursuivant sa diatribe, elle s’est érigée en défenseur de "la civilisation française", "une alchimie splendide", lance-t-elle. "Je ne veux pas que cette civilisation plie sous le coup des intérêts sordides des financiers ou de l’idéologie des fanatiques dont les conceptions nous ramènent à l’Inquisition", a-t-elle précisé.

La présidente du Front national termine sa déclaration sous les "Marine présidente" avant de conclure : "j’appelle tous les Français à me suivre sur ce chemin (…) parce que les Français le méritent, parce que la France le mérite."

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Toulouse: Marine Le Pen en guerre contre le fondamentalisme Par Diane Saint-Réquier, publié le 21/03/2012 à 08:58, mis à jour à 09:07 lexpress.fr

La candidate du Front national, invitée mercredi matin sur Itélé est revenue à ses fondamentaux. Elle a rapproché fondamentalisme et antisémitisme et appelé de ses voeux un référendum pour la peine de mort.

Marine Le Pen était mercredi matin sur le plateau de l'émission spéciale d'Itélé qui suivait depuis 5h30 l'assaut mené par le RAID sur l'auteur présumé des tueries de Toulouse et Montauban.

Interrogée sur cet homme, qui se présente comme étant un "moujahidine", la candidate Front national a eu des mots très durs.

"L'antisémistisme est lié au fondamentalisme islamiste"

"On a sous-estimé le fondamentalisme sur notre territoire, on a été trop laxiste", a ainsi asséné la chef de file de l'extrême-droite, précisant ensuite "l'antisemitisme est lié au fondamentalisme islamiste."

"Il faut mener la guerre contre ces groupes fondamentalo-religieux qui tuent nos enfants et nos jeunes hommes catholiques, juifs ou musulmans."

Pour autant, elle a dit ne pas souhaiter stigmatiser l'ensemble de la communauté musulmane de France: "Je veux rassurer les Français musulmans, je ne veux en aucune manière les amalgamer avec les fondamentalistes."

"Musulman avant d'être Français"

Selon Marine Le Pen, "cet individu se considérait musulman avant d'être Français": "La guerre d'Afghanistan arrive sur le territoire français. On va s'interroger sur la pertinence de notre politique extérieure."

Elle a dénoncé l'instauration en Libye d'un régime d'inspiration islamiste et qualifié l'intervention en Afghanistan d'inutile et de dangereuse.

Enfin, elle a estimé que "pour ce type de meurtrier" au moins, il serait bon d'envisager le rétablissement de la peine de mort, à travers un référendum.

"Un référendum sur la question de la peine de mort et / ou de la perpétuité réelle se pose. [...] On n'imagine quand même pas qu'il puisse sortir dans 25 ans et qu'on puisse à nouveau le croiser dans la rue."

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 Actualité > Présidentielle 2012 Marine Le Pen perd son procès en diffamation contre Eva Joly Publié le 19.04.2012, 14h31 | Mise à jour : 14h51 leparisien.fr

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a perdu le procès en diffamation qu'elle avait engagé contre sa rivale écologiste à l'élection présidentielle, Eva Joly, qui l'avait accusée d'être «l'héritière de son père milliardaire par un détournement de succession».

Tout comme l'y avait engagé le parquet durant l'audience de lundi, le tribunal correctionnel de Paris a estimé que Marine Le Pen était «irrecevable en son action» car elle n'était «pas visée par les propos incriminés», le détournement de succession étant imputé à son père. Immédiatement après l'annonce de cette décision par le tribunal correctionnel de Paris, l'avocat de Mme Le Pen, Me Wallerand de Saint-Just a déclaré qu'il ferait appel, estimant que le tribunal «commettait une erreur de raisonnement».

«C'est une décision logique, attendue qui permet de faire tomber les masques», réagissait pour sa part Me Joseph Breham, l'un des collaborateurs de Me William Bourdon qui avait défendu lundi Eva Joly. Tout cela montre que Marine Le Pen est «l'instrument de son père et de la politique de son père», a-t-il ajouté, en se réjouissant qu'elle ait «échoué dans sa tentative d'instrumentalisation de la justice».

«L'héritière de son père milliardaire par un détournement de succession»

Les propos litigieux remontent au 10 avril. Avant de se rendre à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), ville symbole de la percée de Marine Le Pen dans le Nord-Pas-de-Calais, Eva Joly avait déclaré dans un entretien avec Jean-Jacques Bourdin (RMC-BFMTV) que son adversaire du Front national était «l'héritière de son père milliardaire par un détournement de succession». L'ancienne magistrate faisait allusion à l'héritage qu'avait reçu Jean-Marie Le Pen dans les années 1970 d'un de ses amis, Hubert Lambert, et qui avait donné lieu à un début de conflit avec la famille du défunt, avant un règlement à l'amiable.

Faisant référence au scandale touchant la fédération socialiste du Pas-de-Calais, Eva Joly avait ajouté que le FN ne faisait que remplacer «un clan par un autre. En quoi est-ce que Marine Le Pen sera plus propre que ne l'étaient les autres?»

Pour ces propos qu'elle jugeait diffamatoires, la candidate du FN à l'Elysée réclamait à Eva Joly 20 000 euros de dommages et intérêts. LeParisien.fr

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Marine Le Pen déboutée en appel de son action en diffamation contre Eva Joly le 21 avril 2012 à 20h56 , mis à jour le 21 avril 2012 à 21h37 lci.tf1.fr

La cour d'appel de Paris a débouté, samedi, la présidente du FN de l'action en diffamation qu'elle avait engagée contre sa rivale écologiste. Si les juges ont bien considéré que les propos de Mme Joly étaient "diffamatoires", ils lui ont accordé "le bénéfice de la bonne foi".

"L'héritière" de Jean-Marie Le Pen déboutée. Une nouvelle fois. La présidente du Front national, Marine Le Pen, a perdu, samedi, le procès en appel en diffamation qu'elle avait engagé contre sa rivale écologiste à l'élection présidentielle, Eva Joly, qui l'avait accusée d'être "l'héritière de son père milliardaire par un détournement de succession".

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a perdu le procès en diffamation qu'elle avait engagé contre sa rivale écologiste à l'élection présidentielle, Eva Joly, qui l'avait accusée d'être "l'héritière de son père milliardaire par un détournement de succession".

Le procès en appel, qui s'est tenu dans la matinée, avait été audiencé en urgence. En cause : la nature du litige - électoral - qui devait être purgé avant premier tour de la présidentielle dimanche.
Jugées "irrecevables" en première instance par le tribunal correctionnel de Paris - qui avait estimé que la candidate du FN "n'était pas visée par les propos incriminés" mais que l'attaque était dirigée vers son père -, les poursuites engagées par Marine Le Pen ont été déclarées "recevables" par la cour d'appel.
Les juges ont considéré que la présidente du FN était "nommément mise en cause par Eva Joly" et disposait donc d'"un intérêt direct et personnel à agir".

Ils ont également considéré que les propos de la candidate d'EELV étaient bien"diffamatoires" car ils "mettent en cause la probité personnelle" de Marine Le Pen. Mais ces propos "ont été tenus dans le cadre d'une polémique électorale", ont nuancé les juges d'appel. Compte tenu "des conditions d'une émission réalisée en direct, de l'absence d'animosité personnelle et des controverses sur la fortune de Jean-Marie Le Pen", la cour a "accordé à Eva Joly le bénéfice de la bonne foi". Mais la cour d'appel n'a pas non plus donné raison à la candidate écologiste qui réclamait 20.000 euros de dommages et intérêts pour procédure abusive.

Vers un pourvoi en cassation ?

Les propos litigieux remontent au 10 avril. Avant de se rendre à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), ville symbole de la percée de Marine Le Pen dans le Nord-Pas-de-Calais, Eva Joly avait déclaré dans un entretien avec Jean-Jacques Bourdin (RMC-BFMTV) que son adversaire du Front national était "l'héritière de son père milliardaire par un détournement de succession". L'ancienne magistrate faisait allusion à l'héritage qu'avait reçu Jean-Marie Le Pen dans les années 1970 d'un de ses amis, Hubert Lambert, et qui avait donné lieu à un début de conflit avec la famille du défunt, avant un règlement à l'amiable.

Cette allusion à une affaire datant des années 70 s'était déroulée dans un contexte bien particulier : faisant référence au scandale touchant la fédération socialiste du Pas-de-Calais, Eva Joly avait ajouté que le FN ne faisait que remplacer "un clan par un autre. En quoi est-ce que Marine Le Pen sera plus propre que ne l'étaient les autres?" Pour ces propos qu'elle jugeait diffamatoires, la candidate du FN à l'Elysée réclamait à Eva Joly 20.000 euros de dommages et intérêts. Le conseil de Marine Le Pen, Me Wallerand de Saint-Just, a indiqué qu'il formerait "certainement" un pourvoi en cassation. le 21 avril 2012 à 20:56

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Le Point.fr - Publié le 23/04/2012 à 13:13 - Modifié le 23/04/2012 à 18:09 Avec 17,90 % des voix, la candidate FN mise sur une implosion de l'UMP pour réaliser un grand "rassemblement de la droite nationale".

Marine Le Pen a réussi son pari au premier tour de la présidentielle. Avec 17,90 % des suffrages et un score historique de 6,4 millions d'électeurs, le FN s'impose comme une force incontournable sur la scène politique française. Dimanche, la candidate FN a recueilli exactement 896 739 voix de plus que Jean-Marie Le Pen lors du second tour de la présidentielle de 2002 face à Jacques Chirac (le candidat FN avait alors obtenu plus de 5,5 millions de voix).
"Nous avons porté plus haut que jamais les idées nationales. Ce n'est qu'un début, continuons le combat !" s'est réjouie, dimanche soir, la candidate frontiste devant ses troupes surchauffées réunies à la salle parisienne de l'Équinoxe. Les mains levées, le visage rayonnant, elle enfonce le clou : "Face à un président sortant, à la tête d'un parti considérablement affaibli, nous sommes désormais la seule et véritable opposition à la gauche ultralibérale, laxiste et libertaire."

Pas de négociations avec l'UMP

À 43 ans, Marine Le Pen entend faire imploser l'UMP et provoquer un "rassemblement de la droite nationale". Comprendre : mettre en marche une recomposition de la droite autour du FN. Au premier tour, neuf points la séparent du score de Nicolas Sarkozy, qui a obtenu 27,18 % des suffrages.
"Je n'attends qu'une chose, c'est que le système implose", répète souvent la fille cadette de Jean-Marie Le Pen. Elle croit en ses chances. "Puisque Sarkozy a déjà perdu la présidentielle", cette mère de trois enfants se voit désormais en chef de l'opposition face au socialiste François Hollande.
"Ce n'est ni Copé ni Fillon qui seront à la tête de l'opposition, mais la présidente du FN. Il va y avoir une recomposition de la vie politique française", assure Bruno Bilde, son fidèle conseiller et chef de cabinet. Il est donc hors de question pour la candidate FN de négocier avec l'UMP pendant l'entre-deux-tours ou de donner une consigne de vote en faveur de Nicolas Sarkozy ou de François Hollande.
Marine Le Pen en est convaincue : "Le système implosera sous la pression du peuple", et non pas à coups de tractation politicienne.

Dans le camp sarkozyste, on maintient que le vote FN reste un vote protestataire, et non pas un vote d'adhésion, tout en minimisant le champ libre dont pourrait disposer Marine Le Pen sur la scène politique. "Elle est le chef de ce qu'elle veut dans sa tête !" a ironisé lundi matin sur RMC Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, interrogé sur le rôle d'opposante que pourrait exercer Marine Le Pen.

"Cocotte-minute"

Après ce score historique, Marine Le Pen veut transformer l'essai aux élections législatives en présentant 577 candidats sous l'étiquette du "Rassemblement bleu marine". Celle qui sera candidate dans la 11e circonscription du Nord-Pas-de-Calais mise sur une centaine de triangulaires. En ligne de mire : la constitution d'un groupe parlementaire FN au Palais-Bourbon. "Constituer un groupe de 15 députés, c'est jouable !" assurait-elle au début du mois d'avril. Les stratèges frontistes misent sur certains députés sortants qui pourraient rejoindre les troupes marinistes de peur de perdre leur siège en se présentant sous l'étiquette UMP. "Il y a un couvercle sur la cocotte-minute UMP. Beaucoup d'élus de terrain sont prêts à nous rejoindre", assure Marie-Christine Arnautu.

D'ici au 6 mai, Marine Le Pen entend bien faire entendre sa petite musique. Et pas seulement lors du défilé traditionnel du 1er mai dédié à Jeanne d'Arc. "Même si elle n'est pas en finale, Marine Le Pen ne doit pas se faire oublier. Elle interviendra pour remettre Nicolas Sarkozy devant ses responsabilités lors de la campagne de l'entre-deux-tours", glisse l'un de ses proches. Lundi à 14 heures, Marine Le Pen devait réunir le bureau politique de son parti ainsi que ses conseillers politiques pour analyser de près la nouvelle carte électorale sortie des urnes.

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Les chefs de l'UMP creusent la tombe de Sarkozy, dit Le Pen Reuters – jeu. 3 mai 2012 Gérard Bon et Marc Joanny, édité par Yves Clarisse http://fr.news.yahoo.com/les-chefs-lump-creusent-la-tombe-sarkozy-dit-115440227.html

NANTERRE, Hauts-de-Seine (Reuters) - Les dignitaires de l'UMP sont en train de creuser la tombe de Nicolas Sarkozy pour le second tour de la présidentielle en anéantissant sa stratégie visant à s'adresser aux électeurs du Front national, a déclaré jeudi à Reuters Marine Le Pen.

La présidente du FN, très critique sur le fond du débat de mercredi soir entre le président sortant et le candidat socialiste, estime que "sur le plan de la posture, probablement, François Hollande s'en est mieux sorti".

Elle se déclare surtout surprise que Nicolas Sarkozy, qui semblait prêt à droitiser encore son discours pour capter son électorat, n'ait pas "joué à quitte ou double."

"En réalité, il est resté au milieu du gué pour ce second tour, probablement parce que sa stratégie était pulvérisée par les dirigeants de l'UMP dont je pense qu'ils sont en train de creuser sa tombe", a-t-elle dit au siège du parti à Nanterre (Hauts-de-Seine).

"Il remerciera ses amis de l'UMP qui l'auront empêché d'avoir le moindre espoir de gagner", ajoute-t-elle, jugeant que la ligne droitiste de son conseiller Patrick Buisson "a été anéantie par les dignitaires" de l'UMP.
Pour Marine Le Pen, le fait que le président sortant ait été "incapable d'imposer ses vues" à son propre parti montre que l'UMP est déjà "en situation d'implosion" et que Nicolas Sarkozy "a perdu la main".

Le "patron" de l'UMP, Jean-François Copé, le Premier ministre François Fillon et nombre de responsables de la majorité ont rappelé sèchement à l'ordre le ministre de la Défense Gérard Longuet, qui jugeait possible de "parler" avec la présidente du FN, contrairement à son père, Jean-Marie Le Pen.

Jean-François Copé a réaffirmé mercredi qu'il n'y aurait "jamais de discussion ou de négociation avec les leaders du Front national".

Nicolas Sarkozy doit obtenir un report massif de l'électorat de Marine Le Pen, qui a obtenu 17,9% au premier tour, et dans une moindre mesure du centriste François Bayrou s'il veut l'emporter dimanche.

"Il choisit de faire une stratégie visant à s'adresser à mes électeurs et cette stratégie est pulvérisée tous les jours par les responsables de l'UMP", estime Marine le Pen.

Selon elle, Nicolas Sarkozy n'a pas réussi tout au long du débat avec François Hollande à "sortir de cette contradiction."

"On a même eu le sentiment qu'à la fin du débat, il s'est dit 'Ah, zut ! J'ai oublié de parler aux électeurs du Front national' et dans ses deux dernières minutes, il s'est rattrapé de manière complètement artificielle", avance-t-elle.
La dirigeante du FN précise n'avoir aucun regret, répétant qu'à ses yeux Nicolas Sarkozy ou François Hollande, c'est strictement la même chose". Gérard Bon et Marc Joanny, édité par Yves Clarisse

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Guigou en campagne à Hénin-Beaumont AFP Publié le 15/06/2012 à 11:47 http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/06/15/97001-20120615FILWWW00466-guigou-en-campagne-a-henin-beaumont.php

Elisabeth Guigou (PS) a déclaré aujourd'hui à Hénin-Beaumont, où elle est venue soutenir le candidat socialiste, que l'Assemblée n'avait pas pas besoin d'une députée maniant "l'injure et l'invective", en visant la FN Marine Le Pen.

Assurée d'être réélue dimanche en Seine-Saint-Denis, où elle est seule au second tour, l'ex-garde des Sceaux a tenu un point de presse aux côtés du candidat Philippe Kemel au siège du PS local. Le maire d'Hénin-Beaumont Eugène Binaisse était présent.

"Nous n'avons pas besoin à l'Assemblée nationale d'une députée qui passe son temps dans l'injure et l'invective", a dit Elisabeth Guigou. "Il faut amplifier la majorité présidentielle", a-t-elle encore dit.

Le candidat socialiste est arrivé le 10 juin en deuxième position (23,50%) derrière Marine Le Pen (42,36%) et devant Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche, 21,48%) qui a été éliminé

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Marine Le Pen battue, Marion Maréchal, Collard et Bompard élus Créé le 17-06-2012 à 20h01 - Mis à jour à 22h26 nouvelobs.com

La présidente du FN est battue par le socialiste Philippe Kemel à Hénin-Beaumont. Sa nièce, Jacques Bompard et Gilbert Collard s'imposent.

Marine Le Pen battue

C'était l'inconnu de cette élection mais c'est lui qui a créé la surprise. Philippe Kemel bat Marine Le Pen dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais avec 50,11%. Le vote a été extrêmement serré jusqu'au dernier moment, mais le socialiste la devance de 118 voix. C'est une défaite cuisante pour la candidate FN, donnée favorite jusqu'au dernier moment.

Marine Le Pen était arrivée largement en tête du premier tour. Jean-Luc Mélenchon avait été éliminé, ne passant pas la barre des 12,5%. Il avait donc appelé à voter pour le candidat socialiste et maire de Carvin, Philippe Kemel. Le ralliement aura porté ses fruits, avec cette victoire du "front républicain".

Marion Maréchal entre à l'Assemblée

Marion Maréchal-Le Pen, nièce de Marine Le Pen, a elle été élue dans la troisième circonscription du Vaucluse (avec 42,09%), terre favorable au Front national. Elle devance Jean-Michel Ferrand, le candidat de la droite populaire (35,82%), et Catherine Arkilovitch la candidate PS (22,08%).

Au premier tour, la candidate du Front national de 22 ans avait obtenu 34,63% des suffrages exprimés, devant le député UMP sortant Jean-Michel Ferrand (30,03%), et la socialiste Catherine Arkilovitch (21,98%), qui s'est maintenue contre l'avis du PS.

Collard élu dans le Gard

Gilbert Collard fait son entrée à l'Assemblée nationale avec 42,82% des suffrages. Il a devancé la socialiste Katy Guyot (41,56%) de seulement 670 voix dans la deuxième circonscription du Gard. Le candidat UMP Etienne Mourrut qui s'était maintenu après avoir hésité, a vu son total de voix fondre entre les deux tours (15,63%). Gilbert Collard, membre du rassemblement bleu Marine, sera le deuxième représentant du FN à l'Assemblée avec Marion Maréchal (dans le Vaucluse).

Le FN était arrivé en tête dans le département du Gard à la présidentielle. Pour cette raison, le FN avait missionné l'une de ses têtes d'affiche pour mener le combat. Gilbert Collard qui avait commencé sa carrière politique à l'extrême gauche va donc représenter désormais l'extrême droite dans l'hémicycle.

Jacques Bompard vainqueur dans le Vaucluse

Enfin un autre candidat d'extrême droite a été élu. Il s'agit de Jacques Bompard, le maire d'Orange, qui a gagné dans la 4e circonscription du Vaucluse avec 58,77% des suffrages. Il avait quitté le FN, mais son mouvement, la Ligue du sud, a opéré un rapprochement lors de ces législatives. Un rapprochement qui pourrait se poursuivre sur les bancs de l'Assemblée.

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Le FN va porter plainte contre Madonna pour injure Par lefigaro.fr Mis à jour le 15/07/2012 à 14:50 | publié le 15/07/2012 à 12:47

Le parti frontiste reproche à la star américaine la diffusion, samedi soir au Stade de France, d'une vidéo dans laquelle Marine Le Pen apparaît affublée d'une croix gammée sur le front.

Marine Le Pen avait mis en garde Madonna. Elle passe cette fois à l'acte. Le Front national va porter plainte contre la chanteuse après la diffusion samedi, lors de son concert au Stade de France, d'un clip vidéo dans lequel la présidente du parti frontiste apparaît brièvement affublée d'une croix gammée sur le front. «De manière évidente, une plainte sera déposée la semaine prochaine pour injure au tribunal de grande instance de Bobigny», a annoncé au jdd.fr Florian Philippot, le vice-président du FN. «C'est à la fois une injure très grave à l'encontre de l'intéressée, mais c'est aussi une déclaration de guerre contre une partie de son public, car, même s'il se réduit de jour en jour, il comprend des électeurs de Marine Le Pen», tance cet énarque de formation.

Accompagnant la chanson Nobody Knows Me, la vidéo mise en cause montre le visage de la star américaine mêlé à celui d'autres personnalités: le pape Benoît XVI, le président égyptien déchu Hosni Moubarak ou encore la fille de Jean-Marie Le Pen. L'image de cette dernière apparaît quelques secondes, avant que ne lui succède le visage d'un personnage ressemblant à Adolf Hitler.

Une «provocation inadmissible»

«C'est une provocation de plus destinée à lutter contre les difficultés qu'elle rencontre avec son public puisque sa tournée s'apparente à un bide retentissant», a encore déclaré à l'agence Reuters Florian Philippot. Et de déplorer: «Cette provocation est inadmissible parce qu'elle a recours à la relativisation de choses très graves. Il est de notre devoir de porter plainte pour prendre la défense de nos électeurs et de nos sympathisants.»

«On ne peut pas tout accepter. On ne peut pas accepter ce rapprochement infâme», a-t-il encore insisté auprès de l'Agence France-Presse.

Quelques jours après la première diffusion de cette vidéo, le 31 mai, lors du concert de lancement de la tournée mondiale de Madonna à Tel-Aviv, Marine Le Pen avait prévenu que si la star «fai(sait) ça en France, on l'attendra(it) au tournant». «Les vieilles chanteuses qui ont besoin de faire parler d'elles, on comprend qu'elles en arrivent à de telles extrémités», avait attaqué la responsable du FN. Son père, Jean-Marie Le Pen, l'avait à l'époque encouragée à réclamer à la chanteuse des dommages et intérêts à hauteur d'un million de dollars pour cet affront. «Et c'est pas payé cher cette diffamation mise au service du mercantilisme culturel», avait-il souligné, affirmant prendre «extrêmement mal cette affaire-là». Un mois et demi après le début de la polémique, Marine Le Pen s'est rappelée des conseils de son père.

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France: Marine Le Pen se pose en «lumière de l'espoir» http://www.rfi.fr/france/20130501-france-marine-le-pen-lumiere-espoir-defile-1er-mai France / 1er-Mai - Article publié le : mercredi 01 mai 2013 à 18:38 - Dernière modification le : mercredi 01 mai 2013 à 18:38

En France, le 1er-Mai, c'est le jour choisi par le Front national pour défiler. Le parti d'extrême droite rend chaque année hommage à Jeanne d'Arc. Des milliers de personnes ont répondu à l'appel. La présidente du parti a prononcé un discours sur la place de l'Opéra, à Paris, pendant près d'une heure. Marine Le Pen a dénoncé les ténèbres de l'Europe et s'est posée en « lumière de l'espoir » dans un contexte de scandale politique.

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