Hervé Morin
Haut fonctionnaire (administrateur à l'Assemblée Nationale, 1987-1993 et 1998), conseiller du ministre de la Défense François Léotard (1993-1995), conseiller municipal (1989), conseiller général (1992), maire (1995), député (1998), président du groupe UDF (Bayrou) à l'Assemblée Nationale (2002), rallié à Nicolas Sarkozy après le 1er tour de la présidentielle de 2007, ministre de la Défense dans le gouvernement Fillon1, puis Fillon2, rafalophobe.
Maurice Leroy (Bio Express, 2007)
Ancien communiste reconverti en gaulliste pasquiste puis en centriste démocrate-chrétien ... puis en sarkoziste ...
Août/Septembre 2008 : 10 soldats tués en Afghanistan : égorgement, lapidation ? ; guerre justifiée par l'obligation pour l'Otan de "civiliser" les islamistes ("libérer", notamment, les femmes, sur le modèle des américaines ?) ; Hervé Morin, apparemment très inquiet, attaque Edvige, que protège Fillon
Juillet 2008 : Le Clémenceau livré à la Perfide Albion ... ; Bavure de Carcassonne, démission du Commandant de l'Armée de terre, confusions
Juin 2007 : Hervé Morin, récompensé par le Peuple Souverain au 1er tour des législatives
Mai 2007 : Maurice Leroy quitte Bayrou pour Sarkozy, aurait, peut-être, été nommé ministre de l'Agriculture dans le gouvernement Fillon 1 si son anglais était meilleur ... ; Législatives 2007 : le système Leroy-Morin se défend ;
Mai 2006 : Leroy vote la censure contre le gouvernement Villepin ; Gilles de Robien crée son courant au sein de l'UDF
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(Maurice Leroy) Du PCF à l'UDF, un parcours atypique
Maurice Leroy a adhéré à 17 ans au PCF, où il a fait carrière pendant onze ans, avant de tourner casaque. C'était en 1992. Dominique Frelaut, ancien maire communiste de Colombes, s'en souvient: «A l'époque, Maurice était mon directeur de cabinet. Puis il est parti et s'est mis en phase avec ses opinions politiques en rejoignant Charles Pasqua. Mais sans jamais dire du mal de ses anciens camarades.» «Gamin, je n'avais connu que la droite au pouvoir, ce qui m'avait poussé à militer à gauche, explique Maurice Leroy. C'était une erreur, mais je ne regrette rien.» L'ancien fidèle de Georges Marchais est recruté par Charles Pasqua, le leader du RPR, qui cherche des collaborateurs bien implantés dans les municipalités de gauche pour mettre en place son «Pacte 92», un vaste plan lui permettant à la fois de peaufiner son image de «gaulliste social» et de verrouiller son département.
Quelques années plus tard, Leroy opère un nouveau revirement: il quitte la mouvance gaulliste et entre à l'UDF, un parti bien implanté en Loir-et-Cher. Ce qui n'empêche pas le député de Vendôme de continuer à participer aux activités du mouvement altermondialiste Attac, jusqu'en 2001. Un grand écart de plus? Sans doute. Mais le bonhomme est rodé à l'exercice. Comme il le répète à l'envi: «Avoir été dans le parti de la dialectique, ça aide à surmonter ses contradictions.»
L'Express, 29 septembre/5 octobre 2005, spécial Loir-et-Cher, Les secrets du système Leroy, pp. I-VIII.
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Bio Express
1959-1982 : Naissance et études à Paris. Expert-comptable.
1982 : Directeur du cabinet du maire communiste d'Orly (Val-de-Marne).
1984-1990 : Secrétaire général du groupe communiste au Sénat.
1989-2001 : Maire de la commune rurale Le Poislay (41210, Loir-et-Cher, 200 habitants).
1991 : Directeur du cabinet de la maire communiste de Nanterre (Hauts-de-Seine), puis du maire communiste de Colombes (Hauts-de-Seine).
1993 : Première reconvertion radicale : Chargé de mission auprès du président du Conseil général des Hautes-de-Seine, Charles Pasqua (gaulliste pasquaien).
1994 : Recommandé par Charles Pasqua : Conseiller général divers droite de Droué (Loir-et-Cher).
1997 : Deuxième reconvertion "modérée" : Après la gauche nationale, la droite nationale, le centre européen : Député UDF (François Bayrou, social-démocrate mou) de Vendôme (Loir-et-Cher).
Réélu en 2002.
1999-2001 : Troisième tentative potentielle ? : Flirt avec l'ultra-gauche anti-mondialiste Attac ? (comité Attac de l'Assemblée nationale).
2001 : Président de l'Union des conseillers généraux de France (UCGF).
2004 : Président du conseil général de Loir-et-Cher. Vice-président de l'Assemblée nationale.
2005 : Membre du comité exécutif de l'UDF (François Bayrou).
2007 : Quitte son "ami" Bayrou entre les deux tours de la Présidentielle pour rejoindre Nicolas Sarkozy qui lui promet un ministère ...
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Onze députés UDF ont voté la censure 16 mai 2006, (Rubrique France)
L'initiative de François Bayrou a reçu peu d'échos au sein de sa propre formation.
Sur les trente députés UDF de l'hémicycle, seuls onze ont suivi leur chef.
Onze députés qui ont choisi de voter comme l'opposition, malgré les menaces de "représailles" brandies par l'UMP Bernard Accoyer.
Outre François Bayrou, député des Pyrénées-Atlantique, il s'agit de Gilles Artigues (Loire), Bernard Bosson (Haute-Savoie), Anne-Marie Comparini (Rhône), Charles de Courson (Marne), Jean-Christophe Lagarde (Seine-Saint-Denis), Jean Lassalle (Pyrénées-Atlantiques), Maurice Leroy (Loir-et-Cher), le président du groupe Hervé Morin (Eure), Rudy Salles (Alpes Maritimes) et Gérard Vignoble (Nord).
Le président de groupe UMP Bernard Accoyer avait prévenu: les députés UDF qui voteront la censure "en paieront le prix le moment venu".
L'initiative de François Bayrou a reçu peu d'échos au sein de sa propre formation.
lefigaro.fr, 16 mai 2006, (Rubrique France)
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Gouvernement de Nicolas Sarkozy - Maurice Leroy pressenti à l’agriculture ( Publié le 16/05/2007 à : 15H 57 min )
L’UDF Maurice Leroy est pressenti comme futur ministre ou secrétaire d’état à l’agriculture dans le gouvernement de Nicolas Sarkozy, qui vient d’entrer officiellement en fonction ce mercredi 16 mai après la passation de pouvoir avec Jacques Chirac à l’Elysée. Maurice Leroy, âgé de 48 ans, économiste de profession, a une carrière politique très sinueuse : d’abord communiste, il se rapproche de Charles Pasqua, qui le nomme chargé de mission à son cabinet au Conseil général des Hauts-de-Seine en 1993. En 1997, il rejoint finalement l’UDF et devient député UDF du Loir-et-Cher. Depuis 2004, il est le président du conseil général de Loir-et-Cher et vice-président de l'Assemblée nationale. Maurice Leroy, futur ministre de l'Agriculture ? Maurice Leroy a soutenu la candidature de François Bayrou pendant la campagne présidentielle du premier tour. Il choisit de soutenir Nicolas Sarkozy au second tour. Il a par ailleurs refusé de rallier le Mouvement démocrate. Parmi les autres pressentis à l’agriculture, deux autres UDF : Hervé Morin, député de l’Eure et président du groupe UDF à l’Assemblée nationale ou encore François Sauvadet, député de Côte d’Or.-------
Les centristes s'accusent mutuellement de présenter des candidats bidons
Par Feiza BELHADI avec AFP et Reuters
LIBERATION.FR : jeudi 24 mai 2007
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Législatives. A droite toute
Les ralliés du Nouveau Centre raflent la mise
Avec Hervé Morin, ils devraient remplacer le groupe parlementaire de l'ancienne UDF.
Par Nathalie RAULIN, Libération,
QUOTIDIEN : lundi 11 juin 2007
N'en déplaise à François Bayrou, les centristes seront bel et bien représentés à l'Assemblée nationale. La vingtaine de députés UDF qui, conduits par leur chef de file Hervé Morin, ont appelé à voter Nicolas Sarkozy au lendemain du premier tour de la présidentielle devraient recouvrer sans difficulté leur siège au Palais-Bourbon. A une exception près : Bernard Bosson, mis en ballottage défavorable par un divers droite en Haute-Savoie.
Siège pour siège .
Mieux, ils devraient former un groupe parlementaire étiqueté Nouveau Centre, une formation dont le congrès constitutif est prévu pour octobre. Conformément au voeu du président de la République, ce nouveau parti centriste viendra physiquement et presque siège pour siège remplacer l'UDF-Modem de Bayrou dans l'hémicycle. La différence, c'est que ceux-là n'ont aucune velléité de «résistance» ou d' «indépendance» vis-à-vis de l'UMP qui, d'ailleurs, s'est abstenue de présenter des candidats contre eux. A défaut d'avoir signé un engagement écrit, les élus du Nouveau Centre ont, par oral, promis de voter les principaux textes du gouvernement la confiance et les projets de loi de finances , et de ne pas voter la censure. Remercié. Nicolas Sarkozy a déjà remercié, ou s'apprête à le faire, les principaux exécutants de ce coup de maître politique : réélu au premier tour dans l'Eure, Hervé Morin, l'ex-fidèle de François Bayrou, a été gratifié du ministère de la Défense dans le gouvernement Fillon. Il a promis à ses amis «au moins trois secrétariats d'Etat» au lendemain du 17 juin.-------
RESULTATS DES ELECTIONS LEGISLATIVES DIMANCHE 10 JUIN 2007 EURE (27) -- 3ème circonscription (résultats complets)
Nombre % Inscrits 78 232 100,00 Abstentions 28 732 36,73 Votants 49 500 63,27 Nombre % Votants Blancs ou nuls 1 078 2,18 Exprimés 48 422 97,82 Noms Voix % Exprimés------
Hervé Morin :
Rire aux armes
Ancien second de Bayrou,le nouveau ministrede la Défense perturbe ses troupes par sa décontraction et sa gouaille.
NATHALIE RAULIN, Libération,
QUOTIDIEN : vendredi 9 novembre 2007, p. 40
Soudain, Hervé Morin quitte son fauteuil et se met au garde-à-vous. «Vous ne remarquez rien, bien sûr, mais pour un militaire, c’est désastreux.» Le ministre de la Défense dit ça, puis rectifie la position pour une revue de troupes imaginaire.
Dans le spacieux bureau en rez-de-jardin de l’hôtel de Brienne, son claquement de talons implore l’indulgence pour le néophyte qu’il fut. Un plaidoyer mimé, à la mesure de la consternation dans laquelle ses premiers pas ont plongé l’institution la plus policée de la République. «C’est remonté de partout», confie un conseiller.------
Hervé Morin contre Rafale
jeudi 20 septembre 2007 Par bcarayon, dans Humeur -# 75 - Fil RSS
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Créé le 01/07/2008 à 19:39 - Modifié le 01/07/2008 à 19:40 Le Point.fr
Par Clément Daniez (avec agence)
L'ex porte-avions français Clemenceau sera démantelé en Grande-Bretagne
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Carcassonne - Pour Morin, les critiques de Sarkozy ne visaient pas l'armée LCI.fr - le 02/07/2008 - 10h42
Pour Morin, les critiques de Sarkozy ne visaient pas l'armée Le ministre de la Défense a précisé mercredi que les critiques du chef de l'Etat portaient uniquement sur "l'incident" de Carcassonne, "pas l'institution militaire". Les propos en cause, rapportés notamment par les sites Internet du Point et de Libération, visaient, selon ces derniers, le général Bruno Cuche, numéro un de l'armée de terre. Dans ses critiques après le drame de Carcassonne, Nicolas Sarkozy ne visait en aucune façon l'armée, mais uniquement l'incident en lui-même, a précisé mercredi le ministre de la Défense Hervé Morin sur Europe 1. "J'étais présent, il vaut mieux arrêter de raconter n'importe quoi. Ce qu'a visé le président de la République en disant 'tout ça n'est pas responsable' ou 'tout ça n'est pas professionnel' ce n'était pas l'institution (militaire), c'était le fait divers en lui-même". Les propos en cause, rapportés notamment par les sites Internet du Point et de Libération, visaient, selon ces derniers, le général Bruno Cuche, numéro un de l'armée de terre, démissionnaire mardi. "Le 3e RPIMa de Carcassonne est un régiment formidable, c'est un des grands régiments de l'armée française", a affirmé Hervé Morin. Mais le ministre de la Défense a rappelé qu'il y avait eu 17 blessés, soulignant "l'ampleur du drame" et le "choc que cela a pu à être pour nous tous". "C'est cela qui était visé" par Nicolas Sarkozy "et en aucun cas l'institution militaire", a-t-il insisté appelant à ne pas faire "d'un fait divers un amalgame général". Peillon demande la démission de Morin Le député européen socialiste Vincent Peillon a demandé mercredi "la démission" du ministre de la Défense Hervé Morin après la bavure au 3e RPIMa de Carcassonne qui a fait dimanche 17 blessés. "Ca serait quand même plus logique que ce soit le ministre de la Défense qui démissionne", a-t-il déclaré sur i-Télé. "On va aussi maintenant mettre en accusation l'armée, la hiérarchie, les militaires", s'est-il demandé en mettant en cause "la méthode" de Nicolas Sarkozy consistant selon lui à toujours "désigner un ennemi".
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Publié le 05/09/2008 à 15:38 Reuters Thierry Lévêque, édité par Gilles Trequesser
Nouveaux détails sur la mort des dix Français en Afghanistan
Lors de l'hommage rendu aux Invalides aux dix soldats tués dans une embuscade en Afghanistan le 18 août. De nouveaux détails ont été rendus publics après la publication d'articles de presse qui ont suscité un appel à l'unité nationale du ministre de la Défense, Hervé Morin.
L'état-major des armées a fait savoir qu'un des dix soldats avait été tué à l'arme blanche lors de combats au corps à corps.
Un des dix soldats a été tué à l'arme blanche lors de combats au corps à corps, a dit à Reuters le capitaine Christophe Prazuck, porte-parole de l'état-major des armées. Ce militaire a été autopsié et sa famille a été informée.
"Sur les dix soldats, un seul présente des traces de blessures par balles et par arme blanche, ça a été démontré par des examens médicaux et ça croise des témoignages de soldats sur le terrain", a expliqué par ailleurs le capitaine Christophe Prazuck, porte-parole de l'état-major des armées.
"La multiplication des rumeurs nous a conduit à faire cette mise au point", a-t-il ajouté. Huit soldats ont été tués par balles ou par éclats et le dixième est mort dans un accident immédiatement après l'engagement, selon l'état-major.
Un témoignage publié dans Le Parisien et des informations dont a fait état le journal Le Monde parlaient de quatre hommes morts égorgés. Hervé Morin, interrogé sur Canal+ vendredi matin, n'a ni démenti, ni confirmé ces informations, expliquant qu'il fournirait les détails aux familles qui le demanderaient.
TÉMOIGNAGE DE LA MÈRE D'UN SOLDAT
La mère d'un soldat qui serait impliqué dans l'attaque raconte dans Le Parisien, qui ne dévoile pas son identité, que son fils lui a fait état de combats au corps à corps.
Il lui a téléphoné pour raconter l'attaque juste après les faits, avant que le commandement n'ait "briefé" les protagonistes de l'affaire, dit-elle.
"Les taliban ont égorgé certains de ses copains. D'autres ont été lapidés, ils ne méritaient pas de mourir comme des chiens", dit-elle.
De source militaire proche du ministère de la Défense, on juge ce témoignage de deuxième main erroné, en se fondant sur des détails qui en montreraient l'incohérence.
L'information concernant l'existence d'un contact physique entre les Français et leurs assaillants a alimenté les débats sur les supposés retards des renforts et l'absence ou le caractère inopérant de l'appui aérien.
Le gouvernement dément tout problème d'organisation ou faute de commandement et fait remarquer que malgré leurs équipements très complets, les forces américaines ont enregistré des victimes par centaines en Afghanistan.
Une mission de l'Assemblée nationale a recommandé l'envoi de moyens de soutien, une recommandation que le gouvernement pourrait suivre prochainement. "J'ai proposé au président de la République un certain nombre de mesures complémentaires", a déclaré Hervé Morin sur Canal+.
Il a par ailleurs condamné implicitement à nouveau la publication par l'hebdomadaire Paris Match de photos de taliban exhibant l'équipement de soldats français tués.
"J'en appelle à l'unité du pays dans la lutte contre le terrorisme, (...) dans la lutte pour les droits de l'homme", a-t-il dit. "Les taliban c'est un régime moyenâgeux, qui niait tout droit aux femmes, qui coupait les phalanges des petites filles qui avaient le malheur de se mettre du vernis à ongles (...) J'en appelle aussi à l'unité du pays pour nos soldats et notre armée", a-t-il ajouté.
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Publié le 08/09/2008 à 15:10 - Modifié le 08/09/2008 à 15:18 Le Point.fr Fichier Edvige : Fillon rappelle à l'ordre Morin, la polémique enfle Par Clément Daniez
François Fillon n'a pas apprécié les propos d'Hervé Morin qui a exprimé publiquement des réserves sur le fichier Edvige François Fillon a rappelé à l'ordre Hervé Morin lundi matin. Le Premier ministre n'a pas apprécié les propos de son ministre de la Défense, qui a exprimé publiquement dimanche des réserves sur le fichier Edvige . "Je pense qu'il n'est pas nécessaire de créer des suspicions là où elles n'existent pas et j'ai eu l'occasion de le lui dire", a déclaré François Fillon, en marge d'un déplacement au Pays basque. "Cela ne remet pas en cause l'unité du gouvernement." Une unité qui avait déjà été brisée en avril dernier lorsque la secrétaire d'État à l'Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet n'avait pas ménagé son ministre de tutelle Jean-Louis Borloo, à propos du projet de loi sur les OGM. S'en était suivie une sévère mise au point par Nicolas Sarkozy. N'en déplaise à François Fillon, les propos d'Hervé Morin viennent briser l'unité du gouvernement sur cette question. "Est-il utile, pour assurer la sécurité de nos compatriotes, de centraliser des informations relatives aux personnes physiques ayant seulement sollicité un mandat politique ou syndical ?", s'est interrogé le président du Nouveau Centre. "Pas de quoi s'inquiéter", lui a répondu ce matin le ministre de l'Immigration Brice Hortefeux, interrogé sur France Inter. "Ça a été examiné par le Conseil d'État qui n'a rien trouvé à y redire. Aujourd'hui il y a un débat, il y a des recours qui ont été déposés. Laissons-les être examinés." Ces recours ont été déposés par de nombreuses associations et personnalités politiques. La décision sur la légalité du fichier doit être rendue fin décembre. Lepage veut un "référendum d'initiative populaire" Créé par un décret du 1er juillet au Journal officiel, le fichier Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale (Edvige) permet officiellement aux autorités de recenser de nombreux renseignements personnels sur des personnes - dont les mineurs de plus de 13 ans - jugées "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public" ainsi que celles exerçant ou ayant exercé un mandat politique, syndical ou économique ou jouant un "rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif". "Je souhaiterais que la ministre de l'Intérieur donne des explications. Je ne pense pas que Michèle Alliot-Marie puisse être liberticide, donc je crois qu'il faut que nous en sachions plus sur ce dossier", a exigé la présidente du Medef Laurence Parisot sur RTL. Pour le secrétaire général de la CFDT François Chérèque, ce fichier de renseignements "est totalement inadmissible" et "ne doit pas exister dans un pays démocratique". "Je ne vois pas l'utilité d'un fichier où on indique l'appartenance syndicale, les orientations sexuelles, les maladies. (...) Si ce n'est à contrôler de façon inadmissible les citoyens de ce pays. (...) Ce n'est pas parce que ça existait déjà et que c'était honteux, qu'il faut l'officialiser." Une référence à l'ancien fichier des renseignements généraux. "Il n'a jamais été question et il ne sera jamais question que ce soit dans le fichier des RG ou dans Edvige d'écrire sur une fiche que quelqu'un est homosexuel ou que quelqu'un est malade du sida ou souffre de telle ou telle maladie", a répondu le porte-parole du ministère de l'Intérieur Gérard Gachet sur RTL. "Ce sont des données totalement privées et rigoureusement protégées par la loi informatique et liberté." Ajoutant pouvoir être amené à "écrire dans la notice biographique de quelqu'un qu'il est président d'une association de lutte contre l'homophobie ou président d'une association des victimes de l'amiante". Corinne Lepage, présidente du parti écologiste Cap 21 et vice-présidente du MoDem, demande de son côté l'organisation d'"un référendum d'initiative populaire" sur le décret instaurant le fichier Edvige.-------