Jean-Luc Mélenchon .°. (couvreur de la loge Roger Leray du GODF) ... (Tanger 1951-)
La faille marocaine du couvreur

18 juillet 2017. Et maintenant les assistants parlementaires européens
26 juin 2017. Bashing politique ? Vae Victis ? Mise en examen de l'insoumis anti-marche pour diffamation
11 juin 2017. 1er tour des législatives : 2 497 663 voix exprimées (11% + PS-PRG 9,5% + PC 1,30 % = 21,80%) Hamon éliminé
02 février 2017. Benoît Hamon perturbe la campagne de Jean-Luc Mélenchon

05 juin 2016. Le discours de Stalingrad fait mouche
10 février 2016. Donc candidat à la présidentielle de 2017, comme Marine Le Pen

15 décembre 2015. 2ème tour des régionales en métropole. C'est énorme : Mélenchon, avec le PC, 2,0% (Le Pen 20,8%)
13 juillet 2015. Grèce au tapis, sous le révolver allemand

17 août 2013. Le couvreur se découvre fermement contre les Hollandais et insulte Valls, nette réponse d'Assouline
24 mars 2013. Accusé de judéophobie

22 avril 2012. Déception, battu par Marine Le Pen 17,90 à 11,11

Avril 2012 : Au coude à coude avec Marine Le Pen ; l'affairiste-spéculateur Georges Soros menace la France ; l'ancien trotskiste, candidat du parti communiste et soutien de l'avatar de François Mitterrand traite NS de pétainiste ...
Mars 2012 : Le trotskiste lambertiste re-converti léniniste est pour la révolution citoyenne, une VIème République parlementariste, l'appauvrissement des riches, le vote des étrangers, ... les viandes hallal et casher ? ... ; au-dessus de 10% le socialiste inquiète par sa progression le candidat social-démocrate François Hollande qui mobilise le Grand Inquisiteur Aquilino Morelle ; après la tuerie de Toulouse contre Israël le 19 mars (accords d'Evian de 1962) il continue sa campagne et met en cause Marine Le Pen
Février 2012 : Progression constante de sa campagne présidentielle
Janvier 2012 : Perte du triple A, Il attaque la Banque

Juin 2011 : Candidat du Parti communiste

Novembre 2010 : Des réseaux maçonniques

Novembre 2008 : Le camarade-caviar-sénateur Mélenchon quitte le PS pour créer son propre parti d'ultra-gauche laïciste et nationaliste ...
Juin 2008 : Un portrait positif (Libération)

Avril 2005 : Sa voiture de fonction (au conseil général de l'Essonne ?)

Trotskiste lambertiste puis socialiste jospinien, puis socialiste jacobin et souverainiste. Maire, conseiller général de l'Essonne, Sénateur.

Novembre 2004 : Contre la Constitution européenne de Valéry Giscard d'Estaing
La blague du oui social-démocrate :
La Constitution européenne est incompatible avec un projet réformiste et progressiste.

La grosse blague du débat sur la Constitution européenne au PS, c'est la posture sociale-démocrate que se donnent les tenants du oui. Bien sûr, personne n'est dupe de la ruse que le numéro induit. D'un côté, il y aurait des réalistes qui avanceraient à petits pas, de l'autre des maximalistes. Faites votre choix, braves gens. Mais les nouveaux apôtres sociaux-démocrates font pâle figure dès qu'on confronte leurs professions de foi avec le texte. Car que reste-t-il avec cette Constitution pour faire de la négociation et du progrès social selon la recette éprouvée qui a fait les beaux jours de la social-démocratie ?

Exemple : que devient l'objectif d'harmonisation progressive des droits sociaux ? N'est-ce pas une raison majeure d'être européen quand on est de gauche ? N'était-ce d'ailleurs pas la nouvelle ligne d'horizon que nous proposions comme substitut au projet socialiste lui-même après qu'il s'est dissous dans les brumes des Bad Godesberg de tous les pays ? Certes, ce n'était pas révolutionnaire. Mais ça promettait d'être efficace. Deux voies se présentaient. D'abord, on pouvait penser avancer par le vote de lois européennes ou plus modestement encore par des lois cadres balisant le chemin car on ne pourrait sûrement pas obtenir tout d'un seul coup.

Avec le projet de Constitution, il ne faut plus y penser. Car l'harmonisation sociale est la seule chose qui soit explicitement interdite par le texte. L'article III-207 dit une première fois que «la loi cadre européenne ne comporte pas d'harmonisation des dispositions législatives et réglementaires des Etats membres». Vous pensiez-vous reporter sur les coopérations entre les Etats pour forcer le barrage ? L'article III-210 dispose bien que ces coopérations sur les questions sociales sont encouragées. Mais seulement tant qu'il s'agit d'«échanger des informations», de «promouvoir des approches novatrices» ou d'«évaluer des expériences».

Si des petits malins pensaient se faufiler au milieu de ces généralités, ils perdraient leur temps. Le texte assène la limite de toutes ces bonnes choses : «... à l'exclusion de toute harmonisation des dispositions législatives et réglementaires des Etats membres». Inutile non plus de rêver s'introduire par le biais des politiques industrielles. L'article III-279 qui organise la question comporte une disposition nouvelle par rapport à sa rédaction antérieure sans doute jugée trop évasive : «la présente section ne constitue pas une base pour l'introduction par l'Union de quelque mesure que ce soit pouvant entraîner des distorsions de concurrence ou comportant des dispositions fiscales ou relatives aux droits des travailleurs salariés». Malheur ! Il faut donc voir l'autre piste. Si la porte de la loi est fermée, le social-démocrate sait qu'il lui reste la négociation entre syndicats ouvriers et patronaux et ce bon vieux contrat tellement plus souple et adaptable que la loi uniformisante et si lourdement politique ! Les partisans du oui de gauche ne cessent d'ailleurs de le proclamer : pour la première fois, le dialogue et la consultation de partenaires sociaux sont reconnus !

En effet, c'est le cas aux articles III-211 et III-212. Mais c'est pour organiser un «cause toujours tu m'intéresses» de première grandeur ! Certes, tout est prévu : la durée des discussions, l'information des parties, etc. Le paragraphe 1 de l'article III-212 déclare même, magnanime : «Le dialogue entre partenaires sociaux au niveau de l'Union peut conduire s'ils le souhaitent à des relations conventionnelles, y compris des accords.» Mais, «lorsque l'accord en question contient une ou plusieurs dispositions relatives à l'un des domaines pour lequel l'unanimité est requise... le conseil statue à l'unanimité».

Fin de la récréation partenariale et du très social-démocrate dialogue social. On mesure mieux la rudesse du coup quand on lit la liste des sujets concernés par cette machine à barrer les revendications sociales. Elle figure à cet article III-210 déjà cité. On y trouve pêle-mêle ce qui fait le quotidien le plus ordinaire des travailleurs, la raison d'être du syndicalisme et la matière première du projet socialiste : les conditions de travail, la protection de la santé et de la sécurité au travail, l'égalité entre hommes et femmes, la lutte contre l'exclusion sociale, la protection sociale, l'information et la consultation des travailleurs. Rien de moins.

On comprend dans ces conditions que plus du tiers des syndicats constituant le collectif de la Confédération européenne des syndicats aient préféré s'abstenir quand le pétaradant blairiste qui dirige ce bureau international voulait leur soutirer un soutien franc et massif à la Constitution ! N'empêche, dans un tel cadre, quel est l'espace de la social-démocratie ? Il n'est pas meilleur que celui du social-républicanisme qui pour sa part compte plutôt sur la démocratie d'Assemblée pour faire avancer l'intérêt général des salariés.

C'est donc une mystification d'affirmer que la doctrine sociale-démocrate se trouverait confortée par ce texte. La Constitution européenne est tout bonnement incompatible avec un projet réformiste progressiste, qu'il veuille passer par la loi ou par le contrat, qu'il vise à faire vivre le pacte social ou le pacte politique ! Les «euro-béats» feraient bien de prendre au sérieux les libéraux qui ont eu la haute main sur ce texte. Ceux-là ne se paient pas de mots. Par ce texte, ils veulent la victoire totale et la fin du compromis avec la social-démocratie européenne traditionnelle autant qu'avec le social-républicanisme légiférant et normatif. Le coeur de leur doctrine y est pérennisé. D'abord un modèle économique exclusif où la concurrence libre et non faussée est le principe suprême. Ensuite un modèle de régulation sociétale où les communautés peuvent prendre la relève de l'Etat tutélaire mis hors circuit. Ainsi, la devise introduite dans la Constitution (I-8) n'est-elle pas «égaux en droit» pour parler des citoyens comme des Etats de l'Union mais «unie dans la diversité».

C'est tout un programme. Dans le même temps est introduit «le droit des personnes appartenant à des minorités» (I-2) et la laïcité est dissoute dans l'oecuménisme (II-52 et II-70). La Constitution européenne forme un tout qui fait système pour chacune des parties qui la compose. Et c'est la fin d'une histoire qui est ainsi programmée. Celle ou la construction de l'Europe dessinait un horizon progressiste.
Par Jean-Luc MELENCHON, mercredi 03 novembre 2004, Libération, 3 novembre 2004, p. 36

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(Avril 2005) Mélenchon épinglé sur sa voiture de service leparisien.com, Grégory Plouviez, Paru le : 27/04/2005

LA LETTRE A SEMÉ une certaine zizanie
Cet après-midi, le président PS du département organise un point-presse exceptionnel pour commenter un courrier que vient d'adresser Christian Schoettl, conseiller général (divers droite) de Janvry à... 6 000 élus de l'Essonne !
Dans cette missive, l'élu de l'opposition accuse le conseil général d'avoir mis à disposition un véhicule « au service de personnes qui n'avaient pas la légitimité à en bénéficier. » Pointé du doigt : Jean-Luc Mélenchon, actuel sénateur PS, qui aurait bénéficié d'une voiture de service et d'un chauffeur du conseil général de mars à juin 2004, trois mois durant lesquels il n'était plus un élu de l'assemblée départementale.

Un courrier qui commence à provoquer un émoi du côté de la classe politique locale... et surtout un profond agacement chez Michel Berson, le patron (PS) du conseil général ! Dès hier soir, en apprenant que la fameuse lettre circulait un peu partout en Essonne, l'élu a tenu à effectuer une sérieuse mise au point sur le sujet.
« C'est un non-événement, un épiphénomène et en même temps une volonté délibérée de nuire à notre institution », s'indigne Michel Berson. Sur le fond de la question, le président du conseil général reconnaît - « en toute transparence » - que Jean-Luc Mélenchon ait pu « occasionnellement » être conduit par un chauffeur et une voiture du département.
« Mais le fait qu'un ancien ministre puisse être transporté par nos soins pour assister à des réunions de travail concernant l'Essonne ne me choque nullement, martèle Michel Berson. Il n'y absolument rien d'illégal là-dedans. » Et d'estimer qu'en « s'attaquant à Jean-Luc Mélenchon, c'est bien moi que Christian Schoettl vise d'une façon purement scandaleuse. »

Depuis le mois d'octobre, l'élu d'opposition tente de mettre un chiffre sur l'expression « occasionnellement ». Pour lui, c'est une pratique « qui constitue un véritable détournement de fonds public », écrit-il dans sa lettre. « Ce sont des soupçons insupportables », rétorque Michel Berson.

Une accusation que le principal intéressé réfute en bloc

Dans les couloirs du conseil général, certains ironisent sur le calendrier choisi par Christian Schoettl. « Attaquer Jean-Luc Mélenchon - grand supporter du non à la Constitution - à quelques jours du référendum, ce n'est pas anodin, ça peut attirer plus d'écho », lâche t-on dans l'entourage de Michel Berson.

Une accusation que le principal intéressé réfute en bloc, évoquant simplement sa volonté « d'exercer un contrôle sur l'utilisation de l'argent public ». En déplacement toute la journée pour aller défendre le non à Rodez (Aveyron), Jean-Luc Mélenchon n'a pas pu être joint hier. Le dossier, lui, devrait arriver prochainement sur le bureau du procureur de la République. « C'est tout ce que je demande pour que la lumière soit faite et que les soupçons soient levés ! », lâche Michel Berson.
leparisien.com, Grégory Plouviez, Paru le : 27/04/2005

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L’Irlandais du PS Jean-Luc Mélenchon. Ultime noniste socialiste, le sénateur de l’Essonne promeut, à train d’enfer, une alliance avec «l’autre gauche». Et le non irlandais à l’UE conforte sa conviction têtue.
Pierre Marcelle MYOP Libération QUOTIDIEN : lundi 16 juin 2008

Dans cette cantine pressée de la gare Montparnasse d’où il allait attraper un train pour Rennes et y tenir meeting comme il fait partout toute l’année, on avait écarté les couverts pour disputer plus passionnément. Un piaf se posa, quêtant une miette. Lui se tut pour offrir un doigt en perchoir ; l’oiseau s’envola. «Casse-toi, alors, pauvre con !» sourit notre commensal, puis s’excusa des yeux, crainte sans doute qu’on le prenne pour un homme de peu d’esprit. Deux heures plus tard, un pauvre hère le soulagerait d’un euro qu’il tendrait en dissimulant le malaise d’être de ce monde-là, d’une richesse si mal redistribuée qu’elle contraint à mendier.

Jean-Luc Mélenchon est un personnage public discret (à la façon qu’on imagine Robespierre chaste) et cependant chaleureux, mieux considéré dans la rue que dans son Parti socialiste, et plus intimidé par le peuple que par ses pairs. Normal, puisque, père télégraphiste et mère institutrice, c’est du peuple qu’il vient, et de Tanger. Etre arrivé à 11 ans en Normandie dans ses habits de pied-noir le fit d’emblée «horsain», ainsi qu’on dit en Pays de Caux pour désigner l’étranger, le pas d’ici, avec quelque chose de métèque dans la connotation.

On l’avait visité deux jours auparavant sur ses terres de sénateur, peu de semaines après l’avoir croisé à la Maison des Métallos, où Politis arrosait son trentenaire. Qu’on n’ait pas fréquenté ce «compère» durant les années 70 et dans les rangs de l’Organisation communiste internationaliste (dite «lambertiste») ressortit à un simple aléa géographique : Mélenchon, auquel on ne donne pas du «Méluche» aussi aisément que du «Juju» à son camarade cofondateur de la Gauche socialiste Julien Dray, militait alors du côté de Besançon. Trente ans après, cet épisode trotskiste lui colle encore à la peau ; après le précédent Jospin, issu des mêmes cellules, il lui fait une tunique de Nessus autant qu’un bouclier. Nul regret, cependant, de ce nécessaire apprentissage : le trotskisme l’a fait, la politique le dévore, un non farouche le porte encore - tel , jeudi, celui de Dublin au traité de Lisbonne.

De sa vie privée, il ne dira rien. A l’état-civil, il est divorcé. Et quand on le chatouille à propos de la qualité de franc-maçon qu’une rumeur lui prête, c’est comme un principe qu’il marque la distance dans un lapidaire : «Ça ne vous regarde pas.»

Des pitreries en forme de querelles de personnes déchirant aujourd’hui le PS, son parti depuis plus de trente ans, il n’évoquera que la perte d’identité qu’elles traduisent, quand son souci du moment est d’empêcher que l’entité PS se dissolve dans un devenir de «parti démocrate» ayant rendu les armes à ce «libéralisme économique» trop consensuel, dont le gauchiste de l’intérieur met à jour le traumatisme désiré.

Lorsqu’il nous glissa l’ouvrage qu’il publiait en septembre (En quête de gauche, Balland), on l’empocha poliment, comme trop de ces opus de nombriliste et médiocre ambition. Mais à bien y regarder, on comprit que ce livre-là, septième de sa bibliographie, aspirait aussi au statut d’outil militant. On y perçut surtout que le bonhomme, dont des études de philo ont structuré la curiosité de tout, est un furieux bosseur, et l’on vit mieux comme son activisme pouvait lui être compté à charge. Le temps qui presse, les vents mauvais qui soufflent, la sensation de clamer dans un désert quand la barbarie est aux portes lui font la double et paradoxale réputation d’un imprécateur - mais qui ne lâche rien - et d’un opportuniste - mais loyal.

Laquelle réputation, l’orateur reconnu observe sans complaisance. Quand on en sait qui, de beaucoup d’ennemis, font le socle d’une carrière, lui, qui est un vrai doux, traîne le fantasmatique opprobre comme une énervante perte de temps, quand tout presse. Et de constater, avec un amer fatalisme, que «dans les assemblées de tièdes, la violence rhétorique est vite assimilée à une forme de démence» ; et impardonnable à proportion qu’elle dit le vrai, qui dérange. Récusant l’individu comme acteur majeur d’une «Histoire» à grand H, Mélenchon attend la vague collective. Pour prétendre la chevaucher, il invoque le principe de «radicale responsabilité», qu’il illustre par la parabole de l’aiguilleur des trains de la mort : «Dans un instant donné lui appartient, et à lui seul, la décision de faire dérailler le convoi. Ou pas.» Ainsi définit-il le républicain comme «celui qui dit ce qui est bon pour tout le monde», tout en précisant que le principe vaut «pour chaque personne humaine».

Quand le moral est au bas, il vole vers l’Amérique du Sud chercher les traces des Lumières et de la «Grande Révolution» qui l’inspirent, au point que son propos fleure parfois le national républicanisme («Je suis universaliste», réplique-t-il sèchement.) Mais c’est au Sénat, havre familier et stratégique port d’attache, qu’il campe et entretient la flamme. Du palais du Luxembourg, l’élu de l’Essonne nous avait fait l’autre semaine une visite guidée pointilleuse, décryptant sous les ors de l’Empire le long cheminement d’un peuple vers une République. Dans l’hémicycle où il siège en haut à gauche, à « la Montagne», la tribune le bouleverse de souvenirs mêlés, où même Jean Lecanuet rejoint François Mitterrand dans la paix des morts, et où, en la file des onze, tous groupes confondus, qui votèrent en 1991 contre la première guerre du Golfe, lui-même fit sa paix des braves avec Max Lejeune, fantôme de la vieille SFIO. Là, le sénateur Mélenchon «tient la tranchée», dit-il, reprenant l’expression d’Hector Viron, élu communiste du Nord, qui la lui souffla après la première élection de Chirac à l’Elysée.

La position n’est pas si confortable. Quand il évoque la tentation d’Oskar Lafontaine, quittant le SPD pour créer Die Linke avec cette «autre gauche» honnie par la direction socialiste, l’œil du passeur s’allume. S’il entretient avec cette gauche-là des rapports fraternels (via notamment l’association Pour la République sociale, qui donna corps au socialisme du non lors du référendum européen), il n’y a pas sa table réservée. Et de rapporter ce mot d’un dirigeant de la LCR lui souriant en confidence : «Tu en fais trop pour eux [les socialistes, ndlr] et pas assez pour nous [trotskistes, Verts, alter et communistes].» Unitaire pour tous, donc, et contre sa propre direction. Mais sinon lui, qui ?

Dedans dehors, et horsain toujours. Au Sénat, notre hôte nous avait contraints à une pause dans le gravissement d’un monumental escalier, et, sur une chaise curule palière, fait prendre la pose que son téléphone photographique enregistra. Plus tard, sous les frondaisons douces du Luxembourg, il confia qu’à avoir passé tant d’années à l’assaut du ciel, il ne l’avait pas assez contemplé, le ciel. Et s’astreignait désormais au plaisir quotidien de produire une image - dessin ou photo. En cet aveu fugace, on crut presque attraper l’écho fugitif d’une mélancolie.

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Mélenchon crée son Parti de gauche et tente de rassembler Par Christiane Chombeau | Journaliste | 13/11/2008 | 11H15 rue89

Cinq jours après leur départ du Parti socialiste, le sénateur Jean-Luc Mélenchon et le député Marc Dolez, ont annoncé, mercredi 12 novembre, la création d’un nouveau parti, le Parti de la gauche. Celui-ci organisera son premier meeting samedi 29 novembre en présence d’Oskar Lafontaine, qui, avec Lothar Bisky, préside Die Linke, en Allemagne -un parti dont les deux parlementaires s’inspirent largement- et tiendra son congrès les 7 et 8 février.

"Plus de trois mille personnes", selon François Delapierre, délégué général de PRS (Pour la République sociale), ont déjà apporté leur soutien à cette initiative sur le site casuffitcommeca.fr.

Lors de la conférence de presse de mercredi, Mélenchon et Dolez étaient accompagnés de Claude Debons, ancien syndicaliste CFDT, cheville ouvrière des collectifs contre le Traité constitutionnel européen ainsi que d’Eric Coquerel, président du petit parti Mars-Gauche républicaine (des anciens chevènementistes).

D’autres devraient, selon Mélenchon, venir grossir dans les semaines à venir les rangs de ce nouveau parti qui veut être un "parti de gouvernement", "résolument républicain", "défendant sans concession la souveraineté du peuple, la laïcité des institutions et de la société et l’intérêt général contre le productivisme face à la crise écologique".

Il espère attirer des socialistes qui ne pourraient se résoudre à voir leur parti "glisser vers un parti de centre gauche3 après le congrès de Reims. Notamment en cas de victoire de Ségolène Royal.

Des contacts avec le PC et la LCR/NPA de Besancenot

Parallèlement, Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez jettent des ponts pour construire leur "front de gauche" aux élections européennes. Des contacts ont été pris avec le PC et la LCR/NPA d’Olivier Besancenot. Les communistes leur ont donné rendez-vous mardi prochain, en revanche il faudra attendre lundi prochain, date à laquelle la LCR/NPA réunit sa direction, pour savoir si celle-ci accepte une rencontre.

Ce jeudi, Alain Krivine a, dans un entretien au site Médiapart, qualifié de "nécessaire" un débat sur "une liste unitaire aux européennes "en ajoutant toutefois que "l’expérience a montré, avec les parcours de Fabius, Montebourg, Peillon ou malheureusement celui de Bové que le non à un référendum ne suffit pas à se mettre d’accord sur un programme anticapitaliste".

Krivine rappelle notamment que le NPA ne veut pas "participer à des coalitions gouvernementales avec le PS comme l’ont fait le PRC en Italie ou Die Linke en Allemagne".

Lors de la conférence de presse de mercredi, Mélenchon a également précisé que le le MRC, le parti de Jean-Pierre Chevènement, devrait être approché dans les jours à venir.

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Des réseaux jusque chez les francs-maçons Le Parisien.fr E.H. et R.L. | 07.11.2010, 07h00

Au PS.

Entre Mélenchon et ses ex-camarades, le lien est désormais infime malgré trente ans de militantisme en commun. L’un des derniers à ne pas avoir coupé les ponts, c’est Julien Dray. Le député de l’Essonne, ex-trotskiste et cofondateur du courant Gauche socialiste au sein du PS, confie avoir gardé « des liens d’amitié » avec Mélenchon. Récemment, Dray a d’ailleurs amicalement mis en garde « son pote » contre les dangers de la surenchère. « Tu vas te cornériser et finalement t’affaiblir », l’a prévenu le socialiste. Les liens se sont en revanche distendus avec l’ex-ministre Marie-Noëlle Lienemann, gênée par la course en solitaire de Mélenchon, « source de division à gauche ». Issu lui aussi des rangs de l’OCI (trotskiste), le député Jean-Christophe Cambadélis lui envoie encore « quelques SMS » d’amitié. Chargé au PS des relations avec les partenaires, le député Claude Bartolone a prévu de rencontrer Mélenchon mais dans un cadre strictement politique. Globalement, l’ex-sénateur est devenu un épouvantail au PS.

Chez les francs-maçons.

« Ça ne vous regarde pas », a sèchement répondu Mélenchon à Anne-Sophie Lapix, journaliste sur Canal + qui l’interrogeait en septembre sur ses liens avec la franc-maçonnerie. Et pourtant, ils sont solides et anciens. Initié depuis plus de vingt-cinq ans, Mélenchon est un habitué de la loge Roger Leray, au siège du Grand Orient de France, rue Cadet à Paris. « Il est même couvreur : c’est l’officier chargé de garder la porte du temple. Il vérifie notamment que ceux qui y pénètrent sont bien des frères. Il est très scrupuleux sur le respect du rituel et de la tradition », révèle l’un des membres de cette loge. Ses thèmes de prédilection : la défense de la laïcité et de la République. Dans le secret de la loge, c’est un autre personnage qui se manifeste. « Ce n’est pas du tout le coq agressif de la télé. Il ne donne pas de leçon », confie un franc-maçon.

En Amérique latine.

Dans ses interventions, Mélenchon se réfère régulièrement à Hugo Chávez le président vénézuélien et à son homologue bolivien Evo Morales. Ce dernier avait d’ailleurs envoyé, pour le meeting fondateur du Parti de gauche en novembre 2008, un message « d’amitiés révolutionnaires » à Mélenchon, qui parle espagnol couramment. Pour son « Vivement dimanche », l’ex-socialiste comptait sur la présence du jeune président de l’Equateur Rafael Correa, mais ce dernier, victime d’une tentative de coup d’Etat fin septembre, n’a pas pu faire le déplacement. Enfin pour créer son parti, Mélenchon s’est inspiré de l’Allemand Oskar Lafontaine et de sa formation de gauche radicale. Ce dernier était présent pour la création du PG. Le Parisien

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Jean-Luc Mélenchon portera les couleurs du Front de Gauche Mardi 21 juin 2011 Par Évariste gaucherepublicaine.org

Après les autres composantes du Front de Gauche, c’est au tour du PCF de désigner Jean-Luc Mélenchon comme candidat pour les présidentielles 2012.

Ainsi en a décidé le Parti communiste. Souhaitée par la direction nationale du PC, la candidature de Jean-Luc Mélenchon a été adoubée à 75 % par le Conseil national (plus de 100 personnes), puis à 63 % par la conférence nationale (plus de 600 personnes) et enfin à 59,12 % par les adhérents du PCF.

Avec 69 227 inscrits et 48 631 votants (soit 70,25 % de participation), il y a eu 842 bulletins blancs ou nuls (soit 1,73 %). Sur les 47 789 suffrages exprimés, Jean-Luc Mélenchon, député européen et co-président du Parti de gauche a obtenu 28 251 voix (soit 59,12 %) contre 17 594 voix (soit 36,82 %) pour André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme, ancien président de l’ANECR (Association des élus communistes) et partisan du Front de Gauche et 1 944 voix (soit 4,07 %) pour Emmanuel Dang Tran (hostile au Front de Gauche).

Il conviendra sans doute au candidat choisi de tenir compte du fait que plus de 40 % du plus important parti du Front de Gauche préférait un autre candidat. La direction nationale du PCF n’avait pourtant pas ménagé ses efforts pour obtenir ce résultat allant jusqu’à faire en sorte que sur le document d’envoi aux fédérations, le cartouche portant le choix numéro 1 de Jean-Luc Mélenchon était beaucoup plus grand que celui dévolu au choix numéro 2, André Chassaigne !

Cette désignation du candidat du Front de Gauche va permettre à ce rassemblement de commencer sa campagne électorale alors que la plupart des candidats de gauche et de droite ne sont pas encore connus. Se déclarant candidat de la rupture avec les politiques néolibérales et porteur d’un projet politique se référant au modèle laïque de la république sociale, il va donc tenter de rassembler une partie significative du Non de gauche au Traité constitutionnel européen (le non de gauche représentait 31,3 % de l’électorat sur les 55 % du non du 29 mai 2005).

Tout d’abord, convenons que pour les républicains de gauche que nous sommes, c’est la première fois depuis longtemps que cette sensibilité sera présente lors de l’élection présidentielle. Et après la candidature de Jean-Pierre Chevènement, en 2002, qui n’était pas une candidature républicaine de gauche du fait de sa stratégie d’alliance dite des « républicains des deux rives »1, c’est une bonne nouvelle !

Ensuite, Jean-Luc Mélenchon est un candidat de rassemblement qui a milité pour le non de gauche. Ceci est d’importance, car aucune politique républicaine n’est possible dans le carcan néolibéral du Traité de Lisbonne. Bien sûr, Arnaud Montebourg, candidat à la primaire socialiste, a aussi milité pour le Non de gauche et a donc aussi notre sympathie, mais malheureusement pour lui, il n’a pas le soutien de toute la gauche du PS : Benoît Hamon et Henri Emmanuelli ont préféré soutenir Martine Aubry, candidate du oui de gauche, artisan avec Lionel Jospin et Dominique Strauss-Kahn de la baisse des salaires de millions d’ouvriers et d’employés avec la deuxième loi sur les 35 heures et l’une des responsables de la montée du refus de soins pour cause financière chez les couches populaires (de 17à 23 % suivant les études) à cause du bas plafond de la CMU qui a placé de nombreux ouvriers et employés sans complémentaire santé dans un moment de recul des prises en charge de la Sécu.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon développe une posture de rupture par rapport à la droite et à l’extrême droite sans se complaire dans le conformisme néolibéral d’une bonne partie du PS.

Bien sûr, certains mettent en avant que Jean-Luc Mélenchon a déclaré que le traité de Maastricht était « un compromis de gauche »2, qu’il a été d’une mansuétude incroyable avec le gouvernement Jospin qui a le plus privatisé et qu’il n’a jamais émis des critiques fortes sur les années néolibérales de François Mitterrand.

Et bien, nous pensons que nous ne pouvons pas tenir rigueur toute une vie des erreurs du passé. Tout le monde peut évoluer, c’est le propre de la condition humaine. Ce qui compte aujourd’hui, c’est sa position dans la bataille de la présidentielle de 2012.

Face à la droite néolibérale, il sera sans doute, par son positionnement, le candidat le plus crédible pour parler aux couches populaires (ouvriers et employés, représentant 53 % de la population française) qui aujourd’hui choisissent d’abord l’abstention et secondairement le vote nauséabond du Front National. Il sera le seul candidat de rassemblement alors que les autres candidats de l’extrême gauche sont pour le repli sur soi. Il sera donc le plus crédible des antilibéraux.

Bien évidemment, autant nous pensons que dans les institutions actuelles, l’élection présidentielle est d’importance (trop à notre goût) autant nous pensons que nous devons marcher sur nos deux jambes : participer à la campagne de l’élection présidentielle, mais aussi développer les fronts de résistance et l’éducation populaire tournée vers l’action.

Reprenons alors une idée de Jean-Luc Melenchon : allier la bataille des urnes avec celle d’une société mobilisée !

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Mélenchon et la perte du AAA : « Il faut rendre les coups » ouest-france.fr Politique vendredi 13 janvier 2012

« C’est une terrible déroute pour le gouvernement et le président de la République », a estimé Jean-Luc Mélenchon, vendredi soir à son arrivée à Nantes, où il doit tenir ce samedi son premier grand meeting de campagne.

« La guerre de la finance est déclarée contre la France et donc contre l’Europe. Maintenant, Il faut rendre les coups, en aucun cas céder à la pression que vont exercer sur nous les milieux de la finance », a-t-il lancé, à la sortie de la gare.

Pour un emprunt forcé sur les banques

« On a vu ce que cela donne avec le cas de la Grèce : c’est un sacrifice sans fin ». Concrètement, « la BCE doit prêter directement à notre pays, au tarif auquel elle prête aux banques, c’est-à-dire 1 %, de manière à desserrer l’étau ». Si ce n’est pas le cas, le candidat à l’élection présidentielle propose « un emprunt forcé sur les banques » afin de financer les prochains titres de la dette.

Suspendre les paiements à l’Union Européene

« La BCE a prêté une masse immense d’argent à un taux très faible à ces banques pour qu’elles se refinancent. Le moment est venu pour cet argent de revenir au service des Français. Les banques prêteront de grès ou de force ». Enfin, le représentant du Front de gauche a proposé de suspendre les paiements à l’Union Européene. « Je rappelle que la France donne tous les ans cinq milliards de plus qu’elle ne reçoit ».

Cette dégradation de la note de la France, estime le candidat, « va changer le sens » de l’élection présidentielle. « Vous aurez deux camps, celui de ceux qui sont d’accord pour céder, payer la dette, baisser le front, s’incliner, demander pardon aux agences et à la finance internationale, et ceux qui refusent. »

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Publié le 13/02/2012 à 13:27 lepoint.fr Jean-Luc Mélenchon vise un score à deux chiffres

PARIS (Reuters) - Tribun hors pair et batailleur, le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, constitue la surprise du début de la campagne présidentielle et vise un score à deux chiffres qui lui permettrait de peser sur une éventuelle majorité de gauche.

Le député européen s'est pour l'instant hissé entre 7% et 9% des intentions de vote dans les sondages en dépit du réflexe de vote utile dont bénéficie, selon des politologues, le socialiste François Hollande.

Pour en arriver là, l'ancien socialiste, allié au Parti communiste, a placé la barre à gauche toute, en multipliant les meetings, où il entre en scène le poing levé au milieu des drapeaux rouges, et les formules choc.

"Qu'ils s'en aillent tous !". Le titre de son livre, réédité au début de sa campagne, résume le style Mélenchon, qui fait salle comble à chaque déplacement et estime avoir créé un genre, le "meeting d'éducation populaire".

En trois jours, la semaine dernière, le "républicain rouge" a rassemblé 20.000 personnes, selon ses proches.

Taxé parfois de populisme, il revendique une manière de parler "fort et cru" adaptée à la "révolution citoyenne" qu'il appelle de ses voeux. Et ses proches s'élèvent contre ceux qui le présentent comme "un Le Pen de gauche."

"Il s'inscrit dans une tradition de gauche délaissée lors des précédentes campagnes. C'est un tribun de gauche. Les candidats du Parti communiste avaient moins de talent oratoire et moins de charisme", souligne Frédéric Micheau, de l'Ifop.

La première victoire de Jean-Luc Mélenchon est d'avoir réussi à fédérer une grande partie de la "gauche de la gauche" au point de siphonner l'électorat d'extrême gauche et une partie de celui de la candidate des écologistes, Eva Joly.

Pour élargir son audience et asseoir la légitimité de la "l'autre gauche", le président du Parti de gauche est parti à la reconquête de l'électorat ouvrier, qui, selon plusieurs études, place la présidente du Front national en tête des candidats.

Lundi, à "l'Usine", le siège de campagne du Front de gauche aux Lilas, dans la banlieue parisienne, Jean-Luc Mélenchon reçoit précisément des délégations de femmes salariées, en lutte contre des licenciements ou des délocalisations.

"TAPER, TAPER ET TAPER ENCORE"

"J'aimerais être utile, mais je ne sais pas comment. Là, c'est une addition de mauvais traitements sociaux", dit-il.

Il écoute ensuite une représentante de l'entreprise Sodimédical, en Champagne, dans la circonscription du ministre de l'Economie François Baroin, raconter comment les 54 salariées se retrouvent depuis près de cinq mois sans salaire.

La justice a refusé à plusieurs reprises leur licenciement et condamné une première fois la société, qui fabrique des bras opératoires pour les hôpitaux et s'est progressivement délocalisée en Chine, à verser les salaires.

Mais la maison-mère, Lohmann & Rauscher France (L&R), a demandé en novembre dernier à être placée en procédure de sauvegarde, ce qui ne permet plus aux tribunaux de la contraindre à payer les employées.

"Depuis, on met de l'essence pour aller pointer tous les jours, mais on ne nous donne pas de travail à faire et on ne touche pas nos salaires", explique Angélique.

Prennent ensuite la parole des représentantes des employées des 35 boutiques que le groupe de vente à distance 3 Suisses International a récemment fermées en licenciant les 150 salariées dans le cadre d'un plan de modernisation.

"Pour se battre, c'est difficile parce qu'on est éparpillées dans toute la France. Mais on ne veut pas être les oubliées des 3 Suisses", explique une porte-parole, estimant que le licenciement économique n'a aucune raison d'être de la part d'un groupe florissant.

"Quelle honte !", s'exclame Jean-Luc Mélenchon, pour qui "il faut taper, taper, et taper encore, il ne reste que ça".

L'ancien sénateur se veut également sans concessions dans la critique du sarkozysme. "Qu'ils s'en aillent tous !", slogan des révolutions sud-américaines, renvoie au "casse-toi, pauv'con" de Nicolas Sarkozy.

Il vise pêle-mêle le "conseil d'administration gouvernemental de la clique du Fouquet's", les "patrons hors de prix", les "émigrés fiscaux" et les "antihéros du sport gorgés d'argent".

Dans Libération, Jean-Luc Mélenchon justifiait récemment son combat frontal contre Marine Le Pen non par le souci de récupérer des voix, mais par celui de "combattre le racisme et la xénophobie".

Il veut aussi convaincre les abstentionnistes, ceux qui pensent que "tous les dirigeants sont les mêmes" et que "les élections ne sont pas pour eux".

"Les mauvais jours finiront. Le peuple est sur les places. Place au peuple", écrit-il en conclusion de son livre. Edité par Patrick Vignal

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Mélenchon prône la révolution citoyenne pour renverser l’ordre établi Humanité Quotidien 3 Octobre, 2011 Points chauds

Mélenchon prône la révolution citoyenne pour renverser l’ordre établi

Lors d’un échange sur France 2 avec l’écrivain ′Jean d’Ormesson, qui dénonçait « ces révolutions qui conduisent au malheur », Jean-Luc Mélenchon expliquait sa « révolution citoyenne ». C’est « décider ensemble ′ce qui est juste pour tous ». Interpellé sur son partenariat avec le PCF, le candidat du Front de gauche souligne ′que « les communistes portent l’idée que le bien commun est plus important que l’intérêt particulier, ′c’est une idée que je partage ».

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Jean-Luc Mélenchon : Pour une 6ème République (Forum FG) par frontdegauche http://www.dailymotion.com/video/xg5vsd_jean-luc-melenchon-pour-une-6eme-republique-forum-fg_news

Pourquoi une rupture avec notre système institutionnel et le passage à une 6ème République sont-ils nécessaires ? Quels doivent être les objectifs essentiels d'une nouvelle Constitution fondée sur les droits de la personne et le respect de la planète ?

Le deuxième Forum du Programme partagé du Front de Gauche qui s'est tenu, jeudi 9 décembre, à Nanterre, dans la salle d'une maison de quartier, a lancé le débat autour de ces questions, en présence de Jean-Luc Mélenchon (PG), Pierre Laurent (PCF) et Christian Picquet (GU).

Plusieurs personnalités comme le président de la Ligue des droits de l'homme, Jean-Pierre Dubois, le journaliste Laurent Mauduit (Mediapart) ou le juge Eric Halphen ont bien voulu nous fait part de leurs réflexions et de leurs attentes.

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Réforme des retraites: Mélenchon, "la main de fer", ferait payer les riches - Publié le 13/04/2010 à 14:11 - Modifié le 13/04/2010 à 19:39 lepoint.fr

Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche (PG), a affirmé mardi sur RTL que s'il avait à s'occuper de la réforme des retraites, il agirait d'une "main de fer" et que les riches paieraient.

"Si c'est moi qui m'en occupe, il y aura la main de fer pour que la répartition se fasse dans l'autre sens. Avec moi, les riches paieront. Je pense qu'ils entendent le message", a déclaré le député européen qui a fait un pas de plus lundi vers la présidentielle de 2012, en se disant "capable" d'être le candidat commun du Front de gauche.

"Les riches ne sont pas utiles en tant que riches. La richesse du pays doit être répartie autrement", a-t-il jugé.

"Certains Français s'enrichissent de plus en plus vite. Le déséquilibre est de plus en plus grand entre ceux qui captent tout et ceux qui ont de moins en moins", a ajouté M. Mélenchon.

Interrogé sur sa propre retraite d'ancien sénateur, M. Mélenchon a indiqué qu'il la liquiderait "le moment venu". Ne niant pas que le montant est confortable, l'élu entend "en effet en profiter".

"Je suis assez heureux d'avoir pu avoir ça mais mes pauvres parents n'ont pas eu la même chose ni mon grand-père qui est mort à la tâche", a ajouté l'ancien ministre de Lionel Jospin.

Dans un communiqué, M. Mélenchon dénonce également "une campagne d'affolement et de conditionnement" après l'annonce des premiers chiffres, non encore validés, du Conseil d'orientation des retraites (COR).

"L'hypothèse d'une population active stable jusqu'en 2050, le maintien au niveau actuel de l'emploi des femmes (15 points en dessous des hommes), un niveau de fécondité d'ores et déjà démenti par les faits (1,9 enfant par femme jusqu'en 2050 pour le COR alors qu'on était dès 2009 à près de 2,1 enfants par femme!), tout cela rend suspect tout le reste des affirmations et calculs de ce rapport", selon l'eurodéputé.

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Mélenchon. Favorable au droit de vote des étrangers au élections locales 17 janvier 2010 letelegramme.fr

Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche, se déclare favorable à l'octroi du droit de vote aux étrangers non communautaires pour les élections locales, estimant que la gauche "n'a jamais rien fait par pleutrerie", dans un entretien dimanche au Parisien. "La gauche en parle depuis longtemps mais, par pleutrerie, elle n'a jamais rien fait", affirme M. Mélenchon, en se disant "d'accord" avec la proposition de loi déposée jeudi par les socialistes et apparentés à l'Assemblée nationale.

"Au moment où le gouvernement a une politique de fermeture, de rejet de l'autre, de définition de l'identité absurde et excluante, il faut multiplier les gestes en sens inverse pour protéger la société (...) C'en est un", ajoute l'eurodéputé ex socialiste. Interrogé aussi sur les difficultés que rencontrent de nombreux Français pour renouveler leur carte d'identité, Jean-Luc Mélenchon s'en prend aux attitudes suspicieuses d'employés "paranoïaques" de "certains services de l'administration", ainsi qu'à la politique de Nicolas Sarkozy.

"Avec les lois qu'il fait voter, Nicolas Sarkozy (dont le père était d'origine hongroise, ndlr) ne pourrait pas être français ! Il ferait bien d'y réfléchir. Qui sait si un jour, il ne trouvera pas plus sauvage que lui, quelqu'un qui contestera la carte d'identité de ses petits-enfants, puisque maintenant il est grand-père !", s'exclame-t-il. A propos des élections régionales (où son parti est allié au premier tour avec le PCF dans 17 régions et avec le NPA dans 5), l'ancien sénateur répète qu'aucun désistement ou alliance n'est envisageable au second tour avec des listes de gauche qui seraient ouvertes au MoDem. AFP

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Halal : Mélenchon accuse le capitalisme Par Europe1.fr Publié le 4 mars 2012 à 10h59Mis à jour le 4 mars 2012 à 10h59

Jean-Luc Mélenchon a haussé le ton au moment d'aborder le sujet brûlant sur les abattoirs d'Ile-de-France et l'abattage halal. "Ce n'est pas une question religieuse, c'est une question économique", a-t-il jugé. "Il n'y a qu'une raison, c'est qu'on abat de la même manière pour le cacher et le halal" pour faire des économies.

"C'est la faute au capitalisme", a expliqué le candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle au Grand rendez-vous Europe 1/i>Télé/Le Parisien-Aujourd'hui en France. Avant de s'énerver : "arrêtez à la fin d'opposer les Français les uns aux autres en fonction de leur religion. Nous voulons vivre en paix, ça suffit".

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Mélenchon passe la barre des 10% AFP Publié le 06/03/2012 à 22:22

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche, est crédité pour la première fois de 10% d'intentions de vote au premier tour de la présidentielle, dans un sondage de l'institut CSA pour BFMTV, 20 minutes et RMC.

Selon cette enquête, François Hollande, à 30% (+2 par rapport à la dernière enquête du 20 février) creuse un peu l'écart avec Nicolas Sarkozy (28%) si le vote avait lieu dimanche prochain. Au second tour le candidat PS l'emporterait par 56% des voix contre 44% à celui de l'UMP. Pour le 1er tour, avec 15%, Marine Le Pen perd deux points, alors qu'au contraire François Bayrou en gagne deux, à 13%.

Grappillant un point, Jean-Luc Mélenchon atteint pour la première fois les 10%. La progression de 0,5 à 1,5 point du candidat du Front de gauche a été relevée par des enquêtes d'autres instituts au cours des huit derniers jours, notamment Ipsos, BVA, TNS Sofres, qui le situent, selon les cas entre 8 et 9,5%.

Selon CSA, Eva Joly recueillerait 2% (-1 point), Dominique de Villepin 1,5% (-0,5), Corinne Lepage 0,5%, Nathalie Arthaud, Philippe Poutou et Nicolas Dupont-Aignan moins de 0,5%.

Ces pourcentages sont attribués pour les intentions de vote exprimées, en sachant que 15% des personnes interrogées ne se sont pas prononcées pour le 1er tour, et 19% pour le second, précise CSA.

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Sondages: Mélenchon veut aller plus haut AFP Publié le 14/03/2012 à 20:12 lefigaro.fr

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle, a estimé aujourd'hui à Clermont-Ferrand que la volonté populaire pouvait le "catapulter bien au-delà" de son score actuel dans les sondages.

Le candidat de la gauche radicale pense que les Français peuvent le "catapulter bien au-delà de là où nous sommes aujourd'hui", avec environ 10% des intentions de vote au premier tour, une part qu'il a triplée voire quadruplée depuis le début de sa campagne.

"Pas dans un gouvernement de Hollande"

"C'est une campagne qui s'appuie sur des milliers, des milliers, des milliers de personnes", selon lui. "J'attribue notre résultat à une manière de mener le combat et son contenu", a ajouté Jean-Luc Mélenchon lors d'une conférence de presse avant un meeting devant plus de 8000 personnes. "Notre objectif est d'aider à une révolution citoyenne", a-t-il lancé, assurant que "tout ce que personne ne veut faire pour déboulonner l'extrême droite, nous le faisons".

Jean-Luc Mélenchon a aussi réaffirmé qu'il ne participerait pas à un gouvernement de François Hollande si ce dernier gagnait le scrutin présidentiel mais qu'il voterait pour lui au second tour s'il était le mieux placé à gauche. "Je ne participerai pas à un gouvernement de Hollande", "certains (des partisans du Front de gauche) ne le veulent d'aucune manière. Aucune condition n'est réunie pour cela", juge-t-il.

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Massacre de Toulouse. La campagne fait une pause, Mélenchon continue http://www.soyoutv.com/politique/articles/presidentielle-2012/massacre-de-toulouse.-la-campagne-fait-une-pause-melenchon-continue-26261.html

"Il ne faut pas mettre notre bouillante démocratie entre parenthèses du fait d'un odieux dégénéré assassin". Contrairement aux autres candidats, Jean-Luc Mélenchon a décidé de ne pas faire de pause dans la campagne électorale.

Pour Jean-Luc Mélenchon, le massacre de Toulouse ne doit pas pousser à abandonner, même temporairement la campagne : "C'est montrer qu'en toutes circonstances, la vie l'emporte sur la mort" et de poursuivre, "Nous ne sommes pas à la merci d'un dégénéré, il ne fait pas la loi, il ne nous impose pas son rythme, nous le rattraperons et il paiera".

"Des dégénérés criminels ne doivent pas avoir l'illusion qu'ils puissent acquérir une espèce de notoriété de l'infâme, en ayant réussi à bloquer tout le pays en ayant assassiné des enfants.", "poursuivre la campagne est un acte de résistance". Questionné sur une possible récupération politique de ces meurtres, Jean-Luc Mélenchon n'a pas manqué de rappeler la citation de Robert Brasillach par Jean-Marie Le Pen à Lille, "les mots d'un odieux collaborationniste". Et de fustiger l'appel à la haine permanent de la candidate du Front National. Source : AFP.

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EN DIRECT. Toulouse : le suspect, cerné, pourrait se rendre dans l'après-midi Publié le 21.03.2012, 05h46 | Mise à jour : 09h17 leparisien.fr

Une opération du RAID est en cours depuis 3 heures du matin dans un quartier résidentiel de Toulouse, au 17 rue du sergent Vigné, contre un individu suspecté d'être le «tueur au scooter». Ce Toulousain d'origine algérienne, âgé de 24 ans, qui se revendique d'Al-Qaïda, est retranché dans un appartement. Il ne détiendrait apparemment pas d'otage. Plusieurs coups de feu ont été entendus dans le quartier. Deux policiers ont été blessés mais pas gravement.

Selon le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, présent sur place, le suspect est «quelqu'un qui a des attaches avec des personnes qui se réclament du salafisme et du jihadisme». «Cette personne a effectué des séjours en Afghanistan et au Pakistan par le passé», dit «être un moudjahidine», «appartenir à Al-Qaida et dit avoir voulu venger les enfants palestiniens et s'en prendre à l'armée française», a ajouté sur place le ministre qui s'est exprimé peu après 6h du matin.

S'il est confirmé que l'individu est bien l'homme le plus recherché de France, cela pourrait mettre fin à une série de sept assassinats de sang froid qui ont choqué la France et Israël, suscité les condamnations internationales et mis la campagne présidentielle entre parenthèses. Trois enfants juifs, un rabbin et trois parachutistes ont été exécutés à bout touchant depuis le 11 mars, probablement par un même homme opérant à scooter et procédant toujours selon le même mode opératoire.

Le suivi des évènements, minute par minute :

9h14. Le suspect a été identifié hier. Le suspect a été «identifié mardi» après que les enquêteurs ont pu effectuer tous les recoupements nécessaires entre les éléments de renseignements et ceux de l'enquête de PJ, expliquent des sources proches de l'enquête. La direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) avait dressé «deux courtes listes de suspects potentiels dans les deux pistes principales retenues, celle de l'ultra-droite radicale et celle de l'islamisme radical dans la région Midi-Pyrénées», ont-elles poursuivi. Parallèlement, l'enquête de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) «a rassemblé de son côté de nombreuses indications dans différents domaines».

9h11. A Jerusalem, les funérailles des victimes de la tuerie de Toulouse viennent de commencer.

9h05. Nicolas Sarkozy fera une déclaration après le Conseil des ministres et après avoir rencontré les communautés religieuses.

9h04. Les représentants des communautés religieuses seront reçus à 9h30 à l'Elysée.

9h02. Une détonation vient de résonner dans l'immeuble, nous apprend notre envoyé spécial sur place.

9 heures. «Il dit qu'il se rendra dans l'après-midi», assure Claude Guéant. Le ministre explique sur BFMTV que le suspect négocie actuellement avec la police avec un téléphone, qui les forces de l'ordre lui ont donné en échange d'un Colt lancé par la fenêtre. «Le suspect est encore armé» note Claude Guéant, qui évoque «une Kalashnikov, un fusil Uzi et plusieurs armes de poing»

8h56. Guéant : «notre souci est d'interpeller» le suspect de Toulouse «vivant».

8h55. Le quartier bouclé. Le quartier est entièrement bouclé, confie notre envoyé spécial Adrien Godet, situé à trois pâtés de maison de l'immeuble concerné. Chaque habitant doit prouver son identité et est accompagné par un policier dans ses déplacements. Un bus spécialement affrété est stationné à proximité de l'immeuble assiégé.

8h50. La colère du père d'un militaire. Le père d'un des militaires tués réagit avec virulence à l'opération en cours sur RTL. «Ce qui m'intéresse c'est ce qu'il va dire ce monstre, cet assassin, moi je ne prends pas de pincettes, c'est un assassin !» lance-t-il. «On va le mettre sur la place publique? on va le bruler? Ca ramènera mon fils? Ca ramènera les trois enfants? La justice fait ce qu'elle veut maintenant, moi je voulais juste comprendre...maintenant j'apprend que c'est al-aquda. Il a quoi à voire avec Al-Qaeda mon fils?»

8h31. «Il semblerait» que le suspect «ne veuille pas se rendre», témoigne un responsable du crif présent sur place.

8h30. Crainte d'«amalgames». Pour Dalil Boubakeur (recteur de la mosquée de Paris), il ne faut «pas d'amalgame entre la religion musulmane à 99% pacifique, citoyenne, responsable, non violente et tout à fait intégrée dans notre pays et puis ces mini-petites franges de gens décidés à faire un mal atroce».

8h23. Le suspect a un casier en Afghanistan. L'homme de 24 ans, retranché à Toulouse et suspecté d'être le «tueur à scooter», a déjà été arrêté à Kandahar, en Afghanistan, pour des faits de droit commun, selon une source proche de l'enquête confirmant une information d'Europe 1.

8h21.
Marine Le Pen: «Le risque fondamentaliste a été sous-estimé» en France. «Des groupes politico-religieux se développent face à un certain laxisme. Il faut maintenant mener cette guerre contre des groupes politico-religieux fondamentalistes qui tuent nos enfants chrétiens, nos jeunes hommes chrétiens, nos jeunes hommes musulmans et les enfants juifs il y a deux jours» estime Marine Le Pen sur iTélé.

8h20. Le Crif soulagé. «C'est un immense soulagement, pas seulement pour notre communauté, mais pour l'ensemble des Toulousains et les enfants qui n'auront plus peur de se promener dans la ville», se félicite Marc Sztulman, secrétaire général du Crif Midi-Pyrénées, venu sur place pour suivre l'opération menée pour arrêter cet homme de 24 ans.

8h17. L'immeuble va être évacué, selon RTL.

8h15. Pistes. Les enquêteurs sont également remontés au suspect grâce à l'adresse IP de l'ordinateur de son frère, également arrêté.

8h14. Pour l'instant, trois policiers ont été légèrement blessés dans l'opération.

8h04. Sarkozy en contact tout la nuit avec Guéant. Le président Nicolas Sarkozy a été en contact toute la nuit avec son ministre de l'Intérieur, sur les derniers développements de l'enquête sur le tueur de Toulouse, a-t-on appris mercredi auprès de l'Elysée.

8h03. Des morts auraient-ils pu être évités ? «Je ne le pense pas, sauf à transformer la France en Etat policier» lance Gérard Longuet sur RTL.

8h02. Gérard Longuet : «Nous avons regardé 20.000 dossiers de soldats». Gérard Longuet, ministre de la Défense, assure sur RTL que le suspect ne s'est pas signalé auparavant. Interrogé ensuite sur la nécessité de surveiller les personnes faisant des séjours en Afghanistan, le ministre précise : «Elles ne vont pas en Afghanistan, elles vont au Pakistan». «Nous avons regardé 20.000 dossiers de soldats», a-t-il dit. «Les informations liées au jihad ont été également épluchées. C'est le croisement des informations liées à ce que nous pouvons connaître et le travail d'examen des fichiers des adresses internet des interlocuteurs de la première victime qui a permis de se rapprocher», a-t-il dit.

8 heures. Il n'y a plus de tirs depuis deux heures dans l'immeuble.

7h50. Israël félicite la France. Le vice-ministre israélien des Affaires étrangères, Danny Ayalon, s'est félicité mercredi matin de l'action rapide de la police française dans l'enquête sur la tuerie de Toulouse (sud-ouest de la France), dans une interview à la radio publique israélienne. «Je me félicite de l'action rapide des autorités françaises et j'ai remercié M. Alain Juppé», a déclaré M. Ayalon, qui a accueilli à l'aéroport de Tel-Aviv le chef de la diplomatie française venu participer aux funérailles des quatre victimes juives de la fusillade lundi à Toulouse.

7h45. Les voisins terrorisés. Les habitants de l'immeuble n'ont pas été évacués. ils sont calfeutrés chez eux. "Je suis allongée par terre depuis 3 heures du matin. Dites à la police qu'elle vienne nous chercher...", supplie une voisine contactée par téléphone par Le Parisien.fr

7h40. Le suspect s'entretient actuellement avec le négociateur du Raid à travers la porte.

7h35. La piste du scooter a mené au suspect. Les enquêteurs, selon RTL, ont trouvé un concessionnaire affirmant avoir reçu la visite d'un homme la semaine dernière lui demandant comment «customiser» son scooter. Ce «visiteur» faisait partie de l'entourage du suspect. C'est l'une des pistes qui a mené à l'opération lancée cette nuit.

7h15. Le président est sur le pied de guerre. Selon RTL, Nicolas Sarkozy suit l'opération depuis chez lui. L'avion présidentiel est en état «d'urgence» sur le tarmac de Villacoublay.

7h10. Le suspect était dans le collimateur du Renseignement. Le suspect visé par le RAID «fait partie de ces gens de retour de zones de combat qui ont toujours été une inquiétude pour les services», indique une source proche de l'enquête. «Il était dans le collimateur de la DCRI (la Direction centrale du renseignement intérieur), comme d'autres, depuis les deux premiers attentats» de Montauban et Toulouse, avait signalé Claude Guéant un peu plus tôt dans la nuit.

7 heures. Plusieurs salves de tirs a l'arme lourde ont été entendues entre 3h30 et 5h30, confirme l'envoyé spécial du Parisien.fr à Toulouse, Adrien Godet. Ils proviennent d'un immeuble de quatre étages, le seul de ce quartier pavillonaire.

6h50. Les premières informations filtrent sur le profil du suspect. Selon la radio RTL, il se prénomme Mohamed, est âgé de 24 ans. Il est de nationalité française, affirme Claude Guéant.

6h30. L'intervention des policiers du Raid se poursuit

6h15 : Selon le parquet antiterroriste, il y a «plusieurs opérations en cours».

6h14. «Il parle beaucoup de son engagement au profit d'Al-Qaïda et de la cause jihadiste», a confié le ministre de l'Intérieur. L'homme «converse par la porte, et peut-être que d'autres moyens de communication plus faciles pourront- ils être produits», a-t-il espéré. «Cette personne a effectué des séjours en Afghanistan et au Pakistan dans le passé, il a des attaches avec des personnes se réclament du salafisme et du jihadisme», a poursuivi le ministre, selon lequel le suspect est de nationalité française, et toulousain.

6h12 : «Il se revendique être un moudjahidine, appartenir à al-Qaïda et avoir voulu venger des enfants palestiniens autant qu'avoir voulu s'en prendre à l'armée française compte tenu de ses interventions à l'extérieur», déclare Claude Guéant.

6h11. Le frère du suspect a été interpellé. «Tout le monde sait que sur les lieux du crime, on n'a jamais vu qu'une seule personne, mais le frère a également été arrêté» a déclaré M. Guéant, «parce que l'environnement fait l'objet de vérifications également».

6h10 : première déclaration de Claude Guéant. Selon le ministre de l'Intérieur, l'opération est toujours en cours contre le suspect, qui «a des attaches» avec des salafistes et des jihadistes. Sa mère «n'a pas souhaité prendre contact avec lui».

6 heures : selon RTL, l'opération se déroule au 17 rue du sergent Vigné, dans un immeuble de quatre étages.

5h40 : selon les journalistes présents sur place, six ou sept coups de feu ont été entendus.

5h10 : L'homme retranché s'était rendu dans les zones troublées pakistano-afghanes, selon une source proche de l'enquête.

4h50 : le ministre de l'Intérieur Claude Guéant est sur place.

4h45 : il n'y aurait pas d'otage. Selon une source proche de l'enquête, un homme se revendiquant d'Al-Qaïda est retranché dans un pavillon et ne détient apparemment pas d'otage. Deux policiers ont été blessés mais pas gravement.

4h30 : une opération du RAID est en cours depuis environ 3h du matin dans le quartier de la Croix-Daurade à Toulouse en lien avec les tueries de Toulouse et de Montauban, indique à l'AFP une source proche de l'enquête.

Le Raid, une unité d'élite

Le Raid, est l'unité d'élite de la police nationale. Ses 170 membres sont triés sur le volet et passent des tests sans pitié pour y entrer. Ils suivent ensuite une formation très stricte et doivent faire preuve de leur aptitude physique ainsi que d'une bonne «gestion du stress et analyse du comportement».

L'une des qualités nécessaires est «l'humilité», parce qu'au Raid, entend-on souvent, «on a besoin de tout, sauf de cow-boys». Il faut aussi «du courage, bien sûr», mais pas aveugle, car «la sécurité des hommes et des femmes du Raid est érigée en priorité dans l'unité».La formation dure trois mois et elle est aussi continue car «tous les jours il faut s'entraîner à sauter en parachute, à simuler des attentats de toutes sortes ou des prises d'otages».

Le Raid, qui a fêté ses 20 ans en 2005, a résolu avec succès plusieurs prises d'otages durant sont histoire, dont celle de la maternelle de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) en 1993, l'arrestation des membres d'Action directe en février 1987 ou d'Yvan Colonna, le nationaliste corse condamné pour l'assassinat du préfet Claude Erignac en juillet 2003.

Son dernier fait d'arme remonte à 2009 quand il a traqué et interpellé Jean-Pierre Treiber, accusé du meurtre de Géraldine Giraud et Katia Lherbier en 2004 et auteur d'une cavale de 74 jours. Le Raid est commandé depuis 2007 par Amaury de Hauteclocque, petit-neveu du Maréchal Leclerc. LeParisien.fr

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Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon se disputent la troisième place selon les sondages CR (avec agences) 20 avril 2012 à 07H28, mis à jour à 08H21 FranceTV.fr

Dernier jour autorisé pour la publication des sondages et toujours des incertitudes. François Hollande et Nicolas Sarkozy se partagent la première place au premier tour selon les instituts. Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, la troisième.

Les sondages se suivent et illustrent que rien n'est acquis pour le premier tour de la présidentielle, dimanche 22 avril.

Selon les instituts, le candidat socialiste, François Hollande, figure soit au même niveau, soit devant le président sortant, Nicolas Sarkozy.

Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon se disputent, eux, la troisième place. Deux sondages publiés vendredi donnent la candidate frontiste troisième et un autre les donne à égalité.

Ipsos : Hollande en tête, Le Pen troisième

Dans l'étude Ipsos pour France Télévisions, Radio France et Le Monde publiée vendredi 20 avril, François Hollande arrive nettement en tête du 1er tour avec 29% des intentions de vote (+2) contre 25,5% à son rival Nicolas Sarkozy (-1,5).

Au second tour, le candidat socialiste est donné vainqueur avec 56% des intentions de vote (égal) contre 44% à Nicolas Sarkozy (égal).

Marine Le Pen décroche elle la troisième place avec 16% des intentions de vote (+0,5), devant Jean-Luc Mélenchon (14%, -0,5).

Derrière ces quatre candidats figurent François Bayrou, qui ne récolte que 10% des suffrages (égal), puis Eva Joly (2%, -0,5) suivi de Philippe Poutou et Nicolas Dupont-Aignan (1,5%, +0,5) et Jacques Cheminade (0,5%, égal). Nathalie Arthaud réalisant un score inférieur à 0,5% (-1).

TNS Sofres : Hollande et Sarkozy à égalité, Le Pen troisième

Dans l'enquête de l'institut TNS Sofres pour i-Télé, publiée également le 20 avril, Nicolas Sarkozy (+1) et François Hollande (-1) sont à égalité avec 27% des intentions de vote au premier tour. Au second tour, le député de Corrèze est donné nettement gagnant avec 55% des intentions de vote (-1) contre 45% (+1) pour le président sortant.

Au premier tour, Marine Le Pen arrive en troisième position avec 17% des intentions de vote (+1) devant Jean-Luc Mélenchon qui recule de trois points à 13%. Le candidat du Front de Gauche reste cependant devant celui du MoDem, François Bayrou qui recueille 10% (+1).

En queue de peloton, Eva Joly gagne un demi-point avec 3% des intentions de vote, devant Nicolas Dupont-Aignan (2% +1), Philippe Poutou (1%, +0,5), Nathalie Arthaud et Jacques Cheminade (moins d'un demi-point).

BVA : Le Pen et Mélenchon à égalité

Au-delà des scores des deux favoris, dont le détail est à lire ici, le sondage BVA pour Le Parisien/Aujourd'hui publié vendredi, se distingue des deux études citées plus haut.

Cet institut donne en effet au même niveau la candidate du Front national et celui du Front de gauche. Jean-Luc Mélenchon gagne 1 point au premier tour et obtient 14% des intentions de vote, soit le même score que Marine Le Pen qui elle reste stable.

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Pour George Soros, "les dirigeants européens mènent l'Europe à sa perte" LE MONDE | 18.04.2012 à 15h07 • Mis à jour le 18.04.2012 à 17h22 Par Clément Lacombe et Audrey Tonnelier

De passage à Paris, le financier George Soros livre ses réflexions sur la crise de la zone euro. Il fustige le poids de la Bundesbank et appelle à un changement politique radical. Visionnaire pour certains en raison de ses critiques du capitalisme, spéculateur sans scrupules pour d'autres après son raid contre la livre sterling en 1992, il développe ces propos dans son dernier ouvrage, Le chaos financier mondial (Presses de la Cité, 215 pages, 18 euros).

Quel regard portez-vous sur l'élection présidentielle française ?

Je ne vous dirai pas pour qui je voterais si j'étais Français ! Je pense que ce scrutin peut faire une différence en permettant une inflexion de la politique française, quel que soit le candidat élu. La France est dans une situation précaire : le marché du travail doit être assoupli, l'âge du départ à la retraite encore relevé, comme en Allemagne qui reste un modèle sur ce point.
La France est vraiment en retard.

Cela dit, la politique européenne reste clairement entre les mains de l'Allemagne. Si François Hollande est élu, il lui sera difficile de s'éloigner de la ligne allemande. Une remise en cause de l'orthodoxie financière pourrait exposer le pays à une attaque des marchés.

Etes-vous inquiet de la situation actuelle de la zone euro ?

Je crains que la politique des dirigeants actuels ne mène à un désastre. L'euro menace de détruire l'Union européenne et avec les meilleures intentions, les dirigeants sont en train de mener l'Europe à sa perte en essayant de préserver et d'imposer des règles inappropriées. Et ceux qui jugent la situation intolérable sont désormais tentés par une positon antieuropéenne.

Même si l'euro survit, l'Europe a devant elle une période de grandes difficultés. Elle pourrait être similaire à ce qui est arrivé à l'Amérique latine après la crise de 1982 - une décennie perdue - ou au Japon, qui voit la croissance stagner depuis vingt-cinq ans. Ces pays ont tout de même survécu, mais l'Union européenne n'est pas un pays et je crains qu'elle n'y survive pas.

A quelles règles inappropriées faites-vous référence ?

Les traités de Maastricht et le traité de Lisbonne ont donné de profonds défauts à l'euro. Le premier est connu de longue date : il n'y a pas de Trésor commun, permettant d'emprunter au niveau européen. Mais surtout, et les dirigeants en étaient moins conscients, l'introduction de l'euro a créé de la divergence au lieu d'instaurer de la convergence.

La crise ayant démarré en 2008 a engendré des situations d'endettement et de déficit très éloignées des critères de Maastricht. Les pays les plus fragiles de la zone euro ont découvert qu'ils sont dans une situation de pays du tiers monde, comme s'ils étaient endettés dans une monnaie étrangère. Avec à la clé de réels risques de défaut. Essayer de faire respecter des règles qui n'ont pas fonctionné n'a fait empirer la crise. Malheureusement, les autorités ne le comprennent pas. Elles font trop peu, trop tard et la crise s'amplifie. Pour la première fois, il est désormais possible que l'euro éclate.

L'action de la BCE trouve-t-elle grâce à vos yeux ?

Mario Draghi a lancé une mesure hors du commun avec les 1 000 milliards de liquidités injectés dans le système à travers ses prêts à trois ans. Mais les effets de cette opération ont été cassés par la contre-attaque menée par la Bundesbank [la banque centrale allemande]. Vu l'augmentation de la taille du bilan de la BCE, la Bundesbank s'est aperçu qu'elle encourait de lourdes pertes si jamais l'euro venait à éclater et s'oppose donc à la poursuite de cette politique afin de se protéger. Espérons que cela ne soit pas une prophétie auto-réalisatrice...

Quelles sont vos pistes pour sauver la zone euro ?

La crise peut être stoppée à tout moment. Mais il faut pour cela que les autorités réalisent qu'à situation extraordinaire, il faut des réponses extraordinaires, "out of the box" ("hors de la boîte"). Mais les règles ont besoin d'être changées pour être sûr que le système ne ressorte pas de sa boîte.

Une proposition radicale serait de créer une holding à travers la BCE, où les Etats transféreraient 2 000 à 3 000 milliards d'euros d'obligations et n'auraient plus à payer d'intérêt. Ce qui donnerait une bouffée d'air à certains pays fragiles : l'Italie n'aurait plus besoin d'un excédent primaire s'élevant à 3 % du produit intérieur brut pour réduire sa dette. Il faudrait également un agenda de croissance pour la zone euro. Il est impossible de réduire la dette en faisant plonger la croissance économique.

La Grèce est-elle condamnée à sortir de l'euro ? L'Espagne et l'Italie doivent-elles être aidées ?

La Grèce a peut-être intérêt à quitter l'euro, car sa situation semble désormais au-delà de ce qui est réparable. L'Espagne, elle, est en train d'être poussée dans la situation de la Grèce. Le gouvernement de Mariano Rajoy savait sa tâche impossible, il avait demandé à Bruxelles d'étaler dans le temps la réduction de son déficit, mais Bruxelles n'a pas voulu, et aujourd'hui les marchés punissent l'Espagne d'avoir révélé ses faiblesses. Quant à l'Italie, Mario Monti mène les bonnes réformes, mais il commence à perdre le soutien de ses concitoyens.

Pourquoi les dirigeants européens n'agissent-ils pas ?

Le problème est en Allemagne, car l'opinion publique fait confiance à la Bundesbank. Cette dernière représente un des plus grands succès du pays, elle lui a permis d'avoir une monnaie forte. La Bundesbank domine la politique européenne, mais elle mène une action bonne pour l'Allemagne, pas pour l'Europe. Car l'Allemagne est un pays florissant, il bénéficie de la crise de l'euro, du taux de change bas de l'euro par rapport à la force de son économie, et de taux d'intérêt très bas pour financer sa dette.

Ce n'est pas une raison pour ne pas regarder certains problèmes en face, pour trouver des excuses à la Grèce, pour ne pas mener en France des réformes structurelles comme celles ayant été prises par le passé en Allemagne. Ces réformes ne sont cependant pas suffisantes. L'Allemagne les a introduites quand le reste de l'Europe était dans un cycle de croissance, tandis que les autres pays européens les mènent dans une conjoncture mondiale déprimée.

Vous avez longtemps spéculé sur les monnaies. Si c'était à refaire, seriez-vous prêt à parier contre l'euro ?

Je suis désormais à la retraite, et mon fonds Quantum ne possède pas de position en euro. Mais tant qu'il n'y a pas de changement parmi les dirigeants européens, si je devais investir, je parierais contre l'euro. Ou en tout cas, je ne miserais pas dessus.

Certains pays voient monter l'extrême-droite. Cela vous inquiète-t-il ?

C'est ce qui me dérange le plus : la recherche de solutions nationales prend de plus en plus d'ampleur, ce qui peut détruire l'Union européenne. L'Europe a des problèmes très sérieux, mais il faut y trouver une solution européenne.

Comment jugez-vous la santé du secteur bancaire européen ?

La situation reste très sérieuse, car liée à la crise des dettes souveraines. La recapitalisation des banques doit se poursuivre, et en cela le Mécanisme européen de stabilité (le nouveau fonds d'aide permanent de la zone euro) peut être utile. Il faut surtout introduire un vrai contrôle européen sur les banques, car il y a trop de relations incestueuses entre les banques et les gouvernements nationaux. Tout particulièrement en France, avec les "inspecteurs des finances" (en français dans le texte.) Clément Lacombe et Audrey Tonnelier

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Mélenchon fait dans l’outrance leparisien.fr Ava Djamshidi | Publié le 28.04.2012, 10h40
En comparant hier Nicolas Sarkozy au maréchal Pétain, Jean-Luc Mélenchon a créé la polémique.

Des attaques à l’arme lourde. Coutumier des offensives verbales, Jean-Luc Mélenchon a passé une partie de la campagne à pilonner Marine Le Pen, qu’il a tour à tour taxée de « chauve-souris », « semi-démente » ou encore « yeti de la politique ». Désormais, l’ancien candidat du Front de gauche a changé de cible pour concentrer ses attaques sur Nicolas Sarkozy, qu’il avait appelé à battre dès le soir du premier tour.

Mais depuis hier matin, c’est dans un registre nouveau que l’eurodéputé cible le président-candidat, qu’il accuse carrément « d’extrême-droitiser la droite ». Et Mélenchon de le comparer… à Pierre Laval ou encore au maréchal Pétain, les maîtres d’œuvre de la politique collaborationniste de la France avec l’Allemagne nazie, durant la Seconde Guerre mondiale.

Indignation à l’UMP

L’assaut a été lancé sur les ondes de France Inter. « La phrase qui consiste à dire Se faire traiter de fasciste par un communiste est un compliment est une reprise mot pour mot de Pierre Laval le collabo, de la même manière que parler de Fête du travail et dire que c’est le vrai travail, c’est mot pour mot le texte de l’affiche du maréchal Pétain en 1941 », a tonné celui qui a rassemblé 11,1% des suffrages dimanche dernier. « Lui, il sort des mots, des phrases, des expressions qui sont directement tirées de la collaboration, pourquoi le fait-il? A qui parle-t-il? A qui veut-il inoculer ce poison? » a interrogé Mélenchon.

Des mots qui ont indigné l’UMP Nathalie Kosciusko-Morizet, dénonçant des propos « orduriers » qui ne « font pas honneur aux 4 millions de Français qui lui ont apporté leurs suffrages ». La porte-parole de Sarkozy a demandé à François Hollande de « condamner formellement » la sortie du leader du Front de gauche. François Hollande a répondu qu’il n’était « responsable que de [ses] propres propos ».

Si « battre Sarkozy » constitue pour l’ex-candidat « une œuvre de salubrité publique », Mélenchon n’ira pas pour autant afficher son soutien à François Hollande à la tribune de Paris-Bercy demain. « On m’a dit que je serais le bienvenu » à des meetings communs, mais « ce serait totalement contre-performant » d’y aller, car « le sujet n’est pas de faire croire à je ne sais quel enthousiasme » pour le favori des sondages, a rétorqué l’ancien sénateur socialiste. Le Parisien

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slateafrique.com Ali Amar mise à jour 16/04/2012 La faille marocaine de Mélenchon

Et si le «troisième homme» de la présidentielle française puisait son goût de la rébellion et de la revanche sociale dans son enfance tangéroise.

Mise à jour du 23 avril: Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche a remporté 11% des suffrages. Il n'a pas réussi son pari: arriver devant la candidate du Front nationale. Marine Le Pen, candidate du Front national, dépasse le maître avec 18% des voix au premier tour de l'élection présidentielle française. Dix ans après la surprise Jean Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle, sa fille prouve à nouveau que le vote frontiste compte dans le paysage politique français. En 2002, son père avait remporté 16,8 % des voix au premier tour. En nombre de voix, Marine Le Pen réalise le meilleur score du Front national. Le taux de participation est estimé à 80%.

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«Pourquoi cherchez-vous dans mes pots de bébé les raisons de mon engagement de quarante ans de politique?», réagissait, en 2005, Jean-Luc Mélenchon face à un journaliste qui l’interrogeait sur son enfance. C’est justement dans les strates de ses années marocaines qu’il faut peut-être sonder le tribun, «l’affectif à la peau dure» et déceler ainsi les origines de son souffle anti-système, celui aussi de son discours de Marseille, ode à la Mediterrannée et au métissage.

Des ruptures indélébiles

Sa consécration, son parcours politique atypique serait l’aboutissement d’un itinéraire personnel marqué par des ruptures indélébiles qui ont façonné son image d’«homme providentiel». Il est le fils d'un Pied-noir receveur des postes et d'une institutrice qui commença sa carrière à l’école d’un bidonville en lisière de Tanger. Mélenchon passe une enfance insouciante dans le Tanger des années 50, celui de Paul Bowles et de Mohamed Choukri, alors mythique Babel, dotée d'un statut international singulier. Son grand-père espagnol avait quitté son hameau miséreux d’Andalousie pour tenter sa chance en Algérie, puis au Maroc, comme peintre en bâtiment.

Il parle peu de Tanger où il est né le 19 août 1951, lui qui affirme exécrer la pipolisation des politiques. C’est pourtant lors d’un entretien accordé à Gala que le candidat du Front de Gauche à l’Élysée, se laisse aller à quelques confidences sur son pays de naissance:

«Je me souviens des dimanches passés à la plage. De la beauté de mes parents qui se préparaient pour sortir (…) Ma mère, qui enseignait dans les quartiers pauvres de la ville, nous a aussi rendus sensibles, ma sœur et moi, à la souffrance des hommes et des animaux, très maltraités à l’époque», confie-t-il à Gala qui a publié également des photos d’enfance de Mélenchon à Tanger dont une de lui, petit garçon sur un âne.

En 1960, ses parents se séparent. Lui et sa sœur restent avec leur mère, catholique pratiquante. Il lui arrivera d’être enfant de chœur à l’église Sainte-Marie- Sainte-Jeanne de Tanger où il disait la messe en latin.

«Dans sa mémoire olfactive et auditive se mêlent des odeurs d'encens et des mélodies de cantiques», raconte L’Express qui cite ses biographes Lilian Alemagna et Stéphane Alliès, (Mélenchon le plébéien, Robert Laffont). Mais avec l’Eglise, sa première déception qui fera de lui plus tard un laïc forcené date du jour où sa mère, qui «chantait divinement à la messe», a été excommuniée à cause de son divorce.

«J’ai ressenti une violence incompréhensible pour un garçon de 9 ou 10 ans à l’époque. Ma relation au christianisme est informée, je sais faire la différence entre les Évangiles, entre la chrétienté latino-américaine et européenne. Il n’y a pas de haine. Je suis un adversaire de l’Église en tant qu’acteur politique, du cléricalisme, pas de la foi», explique-t-il à La Vie.

«Une faille fondatrice»

En 1962, un an après que Hassan II est monté sur le trône, la famille Mélenchon quitte la ville du détroit pour s’installer en Normandie. Le petit Jean-Luc n’est alors âgé que de 11 ans. Il se souvient de son départ de la terre marocaine, vécu comme un déchirement:

«Ce fut un terrible déracinement.» Il le reconnaît lui-même, son engagement militant a pour origine ce qu'il appelle une «faille fondatrice, un arrachement à des odeurs, des paysages, une cohue».

Dans Causes républicaines, l’ouvrage qu’il publie au Seuil en 2004, il relate cet épisode matriciel de sa vie:

«Une cage à oiseau à la main, sur le quai de la gare Saint Charles à Marseille (…), je ne comprenais rien à ce qui se passait, bien sûr. Je n’avais pas de politique dans la tête. Seulement une sorte de stupeur devant une situation inexplicable (…). On voit là, combien le sens des choses est tout entier dans le regard qu’on porte sur elles! Mes parents m’avaient confié la cage du canari. L’oiseau était affolé. Moi, je m’imbibais de sa panique! Elle m’a peut-être contaminée à vie, ce jour-là. Car depuis, le monde m’a toujours semblé fragile et même pour être franc, assez radicalement incertain!»

Simple construction mémorielle conçue pour se fabriquer un personnage politique? Celui d’un nouveau Jaurès qui un demi-siècle plus tard reviendra à Marseille «la plus française des villes de notre République». Et de saluer «arabes et berbères» en refusant «l'idée morbide et paranoïaque du choc des civilisations».

Ce n’est pas exclu, car dans son blog, Mélenchon y associe sa part d’ambiguité:

«Moi-même je suis dans le flou sur nombre de dates et de lieux où se produisirent des événements pourtant majeurs de mon existence. Quand ai-je embarqué depuis le Maroc pour le rapatriement? Etait-ce le 6 août 1962, le 9 août? J’ai aussi ma part d’ambiguïté sur la façon d’apprécier les personnages qui ont traversé ma vie et pesé sur ses rebondissements.»

Mais dès lors qu’il s’agit de politique, il s’en sert à satiété:

«Je suis un homme né à Tanger dans la tradition de l’universalisme humaniste et mon expérience de la vie, d’élu d’une banlieue où il y a 93 nationalités, me font savoir par expérience que la diversité est source d’humanité.»

A une autre occasion, il raconte tout ému:

«A la porte du meeting de Blaye, un homme se présenta à moi en qui j'ai reconnu, au bord des larmes, tout comme lui, un camarade de classe de mon école primaire à Tanger.»

«bougnoules» et «colons»

Pourtant, la décolonisation offrira un contexte favorable à entretenir dans sa famille un patriotisme exacerbé, celui des rapatriés d’Afrique du Nord.

«Mon père avait été enfant de troupe. Il vouait un attachement émerveillé à la France», se souvient Mélenchon. Mais en France, ses premières expériences sont marquées par la désillusion, «la première année, nous avons vécu dans un grenier», et surtout par le rejet: «Les gens ne nous aimaient pas, nous traitaient de bougnoules ou nous assimilaient à des colons, n’aimaient pas notre accent.»

Déraciné, ostracisé, il comprend alors que «la politique, c'est tragique».

Au Monde , il confiait que cette seconde enfance de «proscrit» l'a laissé avec un profond besoin de «revanche sociale».

«D'où cette colère toujours latente que nourrira le premier prétexte venu, du plus futile (il perçoit la moindre critique comme une humiliation) aux plus sérieux (la pauvreté, les inégalités)», analyse une chroniqueuse politique.

«Je suis un Pied-noir qui rentre dans sa case où il y a de la douceur, mais qui met son armure quand il ouvre sa porte», aime-t-il à répéter. La posture de paria deviendra chez lui une puissante arme militante. Pour l’ancien trotskyste, bercé par La Marseillaise depuis son enfance au Maroc, la République est devenue «la patrie d’un sans terre».

Au Maroc, c’est l’anti-DSK

«Le Maroc reste mes Madeleines proustiennes», avait dit un jour Dominique Strauss-Kahn (DSK).

«C'est parce que j'ai eu une enfance facile que j'ai des choses à rendre à la société: une vie de rêve, dans l'insouciance de l'enfance jusqu'au tremblement de terre.» L’anéantissement d’Agadir en 1960 avait pour ainsi dire forgé la personnalité du miraculé DSK et il en a gardé un attachement complice avec le Maroc.

Mélenchon lui n’est pas un habitué des fastes du royaume. Au Maroc, c’est l’anti-DSK. Normal pour cet adorateur de Saint-Just et Robespierre, les plus inflexibles des révolutionnaires français.

Fils de franc-maçon et maçon lui-même de la loge du Grand Orient de France, le «camarade Mélenchon» est pourtant un admirateur de monarques absolus comme Philippe Le Bel ou Louis XI. Mais plutôt que la royauté chérifienne, Il préfère le camp d’en face: le Vénézuela de Chavez, le Cuba de Castro et le régime de Pékin. Pour ce républicain provocateur, populiste et radical, la démocratie et les droits de l’Homme sont à géométrie variable, c’est la question sociale qui prime avant tout.

Député européen et pourfendeur du grand capital, il ferraille contre l’accord de libre-échange avec le Maroc.

«Celui-ci aura pour conséquence une mise en concurrence entre nos producteurs de fruits et légumes et ceux du Maroc. Autrement dit, c’est un coup de poignard pour l’emploi agricole, le niveau des rémunérations des paysans ici, pendant que ceux du Maroc seront encore plus exploités.»

Il a également tiré à boulets rouges contre l'inauguration d'une usine Renault sur son sol natal.

«Qu'il y ait une usine à Tanger, tant mieux, c'est ma ville natale, et je suis heureux que les Marocains puissent vivre dignement de leur travail sur place», a-t-il jugé, ajoutant, «que l'on fabrique des voitures à Tanger pour l'Afrique et le Maghreb, voilà une très bonne chose. Mais que l'on fabrique à Tanger des voitures à bas prix en surexploitant les travailleurs par rapport aux travailleurs français pour ensuite amener les voitures en Europe, voilà qui est aberrant».

Quant à la menace islamiste au Maroc, il se montre confiant en livrant un constat bien court: «70% de députés au Maroc ne sont pas des députés religieux.»

Comparé à ceux des grosses machines électorales que sont l’UMP et le PS, son réseau relationel à Rabat se résume aujourd’hui à l’ultra-gauche locale (La visite de Laetitia Suchecki, la candidate du Front de Gauche pour les législatives à la 9ème circonscription des Français de l'étranger est passée presque inaperçue au Maroc). C’est Alain Billon, responsable du pôle Maghreb-Machrek du parti qui en assure l’intendance , jonglant avec des positions qui devraient contenter le Palais: Il n’approuve pas le boycott des urnes de ses «amis marocains» et s’oppose à l’indépendance du Sahara Occidental. Ali Amar

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Nouvelle charge de Mélenchon contre le PS et Moscovici Par notre envoyée spéciale à Bordeaux Sophie de Ravinel Mis à jour le 24/03/2013 à 16:41 | publié le 24/03/2013 à 12:19 http://www.lefigaro.fr/politique/2013/03/24/01002-20130324ARTFIG00048-nouvelle-charge-de-melenchon-contre-le-ps-et-moscovici.php

Lors du congrès du Parti de gauche, l'ancien candidat à l'Élysée s'en est pris au ministre de l'Économie, l'accusant de ne pas penser «français, mais finance internationale».

«Ils vont me salir, me jeter de la boue… Ce sont des fous!» Dimanche matin dans la périphérie de Bordeaux, à proximité du Parc des expositions où se déroule le congrès du Parti de gauche (PG) qu'il copréside avec Martine Billard, Jean-Luc Mélenchon boit son café en préparant son discours final. L'ex-candidat du Front de gauche à la présidentielle lit, atterré, les réactions des socialistes aux propos véhéments qu'il a tenus la veille.

Mélenchon, comme à son habitude, est allé loin dans la charge. Trop loin peut-être puisque cette fois-ci, les socialistes l'ont accusé d'antisémitisme. Samedi, en marge du congrès, l'eurodéputé a considéré que le ministre de l'Économie Pierre Moscovici, un «petit intelligent qui a fait l'ENA», ne «pense pas français mais pense finance internationale». Le matin même, son bras droit François Delapierre, secrétaire national du PG, avait dénoncé au cours d'une intervention publique «les 17 salopards de l'Europe» faisant référence à l'attitude des 17 gouvernements de la zone euro à l'égard de Chypre. «Dans ces 17 salopards, il y a un Français, il a un nom, il a une adresse, il s'appelle Pierre Moscovici et il est membre du Parti socialiste», avait-il ajouté, applaudi par les 800 délégués présents.

Suite aux propos de Jean-Luc Mélenchon, le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, avait dénoncé ces propos: «Cette attaque sur l'identité française de Pierre Moscovici donne le haut-le-cœur. Elle signe une dérive dangereuse qui doit cesser dans l'injure et la mise en cause personnelle. Elle franchit les limites de l'acceptable et ne peut être tolérée par aucun républicain.»

«Je suis leur mauvaise conscience absolue»

Mélenchon semble ahuri par ce procès en antisémitisme. «Ils ne savent plus jusqu'où aller pour me diaboliser… J'ignorais complètement que Moscovici est juif, et je vais vous dire, je m'en fous complètement…» Dimanche matin, Mélenchon hésitait encore sur la stratégie à employer face aux socialistes, ses anciens camarades, alors qu'entre eux, le point de non-retour semble être atteint. «Si je réponds à Désir, je lui offre un vis-à-vis dont il a besoin pour exister alors qu'il est en très mauvaise posture dans son propre parti…» «Je suis leur mauvaise conscience absolue», observe-t-il, presque fier d'incarner le mal pour les socialistes dont il vomit la tiédeur et, surtout, le libéralisme économique.

Mélenchon et ses proches du PG sont convaincus que «le conflit crée la conscience» et que c'est «en secouant les esprits que les gens réfléchissent». Une méthode que n'approuvent pas forcément leurs alliés du Parti communiste au sein du Front de gauche, même s'ils partagent le même objectif. Énoncé à la manière de Jean-Luc Mélenchon, c'est «flanquer le système par terre». À la façon de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, c'est «proposer des solutions» et installer «une autre majorité à gauche».

Chargé des relations avec les autres partis de gauche au sein du PCF, Francis Parny juge que l'accusation d'antisémitisme est «une polémique inappropriée car ce n'est pas la question qui a été posée dans les propos de Jean-Luc Mélenchon». Mais lui et d'autres dirigeants communistes présents au congrès, dont Pierre Laurent, ont été gênés, sans le dire publiquement, par la volonté exprimée par le PG de créer des «listes» de personnalités à faire tomber, que ce soit des chefs d'entreprise ou des maires… «Dresser des listes, c'est du populisme. Et les dérapages sont plus fréquents lorsque l'on prétend, comme le PG, vouloir concurrencer le FN sur son propre terrain, ce dont nous nous gardons», commentait dimanche un membre de la direction du PCF.

Dimanche, l'entourage de Jean-Luc Mélenchon était sans regret. «Les antisémites, ce sont ceux qui pensent juif lorsque l'on parle finance internationale», affirme Alexis Corbière, secrétaire national du PG et conseiller de Paris. Et il cite une note, à l'époque signée par Éric Besson et validée par le PS dans la perspective de présidentielle de 2007, dans laquelle le futur ministre d'ouverture tenait des propos d'une même nature ambiguë sur Nicolas Sarkozy…

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Pour Mélenchon, Valls chasse sur les terres du FN Le Monde.fr avec AFP | 18.08.2013 à 00h34 • Mis à jour le 18.08.2013 à 13h24

Dans une interview au Journal du dimanche, Jean-Luc Mélenchon accuse François Hollande de pratiquer une politique de droite et de plonger la France dans la déprime. Le député européen et candidat du Front de gauche à la présidentielle de 2012 tacle également le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, qu'il accuse de chasser sur les terres du Front national.

François Delapierre, proche du président du Parti de gauche, avait déjà reproché à l'homme fort du gouvernement d'incarner "l'extrême droite du mouvement socialiste". Prié de préciser le sens de cette formule, Jean-Luc Mélenchon lève toute ambiguïté : "Madame Le Pen est à deux doigts de gagner son pari. Non seulement, elle a séduit la plus grande partie de la droite, mais elle a aussi contaminé Manuel Valls. Or, c'est lui qui donne le ton au gouvernement. Voyez comment il a pollué une partie de l'été avec la question du voile. Les musulmans dans notre pays font l'objet d'une stigmatisation insupportable." "Lui a décidé de manière cynique d'utiliser cette situation malsaine pour installer son personnage : un dur et violent qui chasse sur les terres de Madame Le Pen", ajoute-t-il.

"HOLLANDE PRATIQUE UNE POLITIQUE DE DROITE"

L'ancien candidat à l'élection présidentielle reproche également à Manuel Valls de "gourmander publiquement" la ministre de la justice, Christiane Taubira, "et de la repeindre en laxiste." "C'est incroyable : il en est à défendre la politique de sécurité de Nicolas Sarkozy !", affirme-t-il.

Parallèlement, Jean-Luc Mélenchon reproche à François Hollande d'avoir "rompu avec tout ce qui était le programme de la gauche traditionnelle, mais aussi avec celui de la nouvelle gauche". "Il pratique une politique de droite. En un an, Hollande a plongé notre pays dans la déprime. Cet homme nous enlève le goût du futur ! Tout cela pour un objectif servile : payer la dette", estime-t-il.

LE PS DÉNONCE LA DÉRIVE POLITIQUE DE MÉLENCHON

Le PS a répliqué dimanche en affirmant que Jean-Luc Mélenchon n'avait "d'ennemis qu'à gauche" et a souhaité que le Parti communiste prenne ses distances avec "ces propos et ces outrances". "Jean-Luc Mélenchon n'a d'ennemis qu'à gauche, et cela commence à plus que se voir. Ses rentrées politiques et ses tentatives de rebond se suivent et se ressemblent : haro sur les socialistes, avec un style et des mots qui ne fracassent rien d'autre que le débat démocratique", a réagi dimanche dans un communiqué le porte-parole du PS, David Assouline.

"Cette dérive politique semble ne plus avoir de limites. Peut-être veut-il tenter d'empêcher l'unité de la gauche, si nécessaire face à la montée de l'extrême droite, et à celle que nous appelons de nos vœux pour les municipales, mais cette dernière provocation ne nous fera pas changer de ligne ni d'attitude, parce que l'intérêt du pays comme celui des progressistes est dans le rassemblement", poursuit le porte-parole.

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Grèce: Mélenchon critique un accord arraché "un revolver sur la tempe" https://fr.news.yahoo.com/gr%C3%A8ce-m%C3%A9lenchon-critique-accord-arrach%C3%A9-revolver-tempe-112303810.html

Jean-Luc Mélenchon, co-fondateur du Parti de gauche, a estimé lundi que François Hollande n'était qu'un "simple assesseur" de la chancelière allemande Angela Merkel et a critiqué un accord arraché à Alexis Tsipras "un revolver sur la tempe".

"Telle est dorénavant l?Union européenne. Un revolver sur la tempe, une nation déjà asphyxiée et placée sous blocus financier doit conclure un "accord" après treize heures de "discussion"", a dénoncé dans un communiqué l'ancien candidat à l'élection présidentielle de 2012, pour qui François Hollande n'est qu'un "simple assesseur" de Mme Merkel.

Selon lui, "le gouvernement d?Alexis Tsipras a résisté pied à pied comme nul autre ne l?a aujourd?hui fait en Europe. Il accepte donc un armistice dans la guerre qui lui est menée".

M. Mélenchon a également reproché à M. Hollande d'avoir "beaucoup trop tardé à intervenir" et "beaucoup trop tardé à envoyer ses experts aider les experts grecs". "Le résultat le voilà: c'est l'agenda de Mme Merkel qui sert de base aux discussions", a-t-il aussi dénoncé sur iTELE.

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Jean-Luc Mélenchon est candidat à l’élection présidentielle française mercredi 10 février 2016, 20h37 http://www.lesoir.be/1118169/article/actualite/france/2016-02-10/jean-luc-melenchon-est-candidat-l-election-presidentielle-francaise

Le porte-voix du Parti de gauche souhaite « incarner la France insoumise et fière de l’être ».

Le porte-voix du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a annoncé ce soir sa candidature à la présidentielle de 2017, pour « incarner la France insoumise et fière de l’être ».

« Oui, je propose ma candidature pour l’élection présidentielle », a-t-il répondu sur le plateau de TF1, ajoutant que « l’intérêt général doit prévaloir aujourd’hui ». Il confirme ainsi qu’il ne participera pas à une éventuelle primaire à gauche.

Cette annonce survient deux jours après celle de la présidente du Front national, Marine Le Pen.

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Pour son premier meeting de campagne, Jean-Luc Mélenchon appelle à “changer la civilisation humaine” 06/06/2016 | 10h48 http://www.lesinrocks.com/2016/06/06/actualite/lors-de-premier-meeting-jean-luc-melenchon-appelle-a-changer-civilisation-humaine-11834968/

Pour le lancement de sa campagne, Jean-Luc Mélenchon a réuni 10 000 personnes place de Stalingrad à Paris. Dans un discours aux accents gaulliens centré sur la question écologique, il a appelé à “prendre nos dispositions pour changer la civilisation humaine”.

Des visages souriants, déterminés, graves parfois ont défilé ce 5 juin place de Stalingrad à Paris. Métallos, cheminots, étudiants, soignants, agriculteurs bio, antifascistes, militants pour l’égalité… Autant d’”insoumis” selon le terme en vigueur au meeting de “la France insoumise”, le mouvement fondé par Jean-Luc Mélenchon, qui lançait en bonne et due forme sa campagne pour la présidentielle de 2017. Celui-ci, qui a proposé sa candidature en février dernier, entendait bien montrer qu’il n’est pas “seul”, comme certains lui ont reproché alors que le Front de gauche est en lambeaux. Mission accomplie : sur la scène, des centaines de personnes l’ont précédé, pancartes à la main et poing levé, témoignant de la diversité des soutiens qu’il engrange.

Les “insoumis” ont rangé les drapeaux (ou presque)

Dans la foule compacte, qui a réuni 10 000 personnes selon les organisateurs, un sentiment de déjà vu flottait : comme en 2011, il y a presque cinq ans jour pour jour, le co-fondateur du Parti de gauche a choisi cette place pour faire sa première démonstration de force. A quelques différences près. Les “insoumis” ont en effet rangé leurs drapeaux : quelques étendards du Front de gauche, du Parti de gauche (PG), de la CGT et du PCF – car il y a des “communistes insoumis” même si le parti a remis son choix de candidat à début novembre – sont bien de sortie, mais ils sont rares. Alors que le PCF clôturait le jour-même son 37e congrès à Aubervilliers, certains de ses militants ont eu le temps de rejoindre le meeting, comme Marie-George Buffet.

Après quelques messages de soutien diffusés par vidéo sur grand écran – dont celui de l’ex-présidente du Parlement grec Zoé Konstantopoúlo, et du scientifique anti-nucléaire Jean-Marie Brom (ex-membre d’EE-LV) –, le député européen dont tout le monde attend le discours fait son entrée. Soucieux de ne jamais apparaître en état de déréliction, il est accompagné sur scène de dizaines de soutiens membres d’Ensemble, de la Nouvelle gauche socialiste, du PG ou encore de quelques “communistes insoumis” comme Brigitte Dionnet (membre du Conseil national du PCF).

“La loi El Khomri et le monde qui va avec”

Le public n’a pas oublié les réflexes de la campagne de 2012 : il clame “Résistance !” plutôt qu’un quelconque slogan autour de la personnalité de Jean-Luc Mélenchon. Dans un discours d’environ une heure, il a commencé par rendre hommage à la mobilisation contre la loi El Khomri, et aux “grévistes qui perdent leur salaire et se dévouent pour le bien public”, appelant les députés à “cesser les postures parlementaires” et à voter la motion de censure. Empruntant un mot d’ordre en vogue depuis le début du mouvement Nuit debout, que l’on a beaucoup entendu dans la bouche de l’économiste Frédéric Lordon, il précise : “Ce n’est pas que la loi que nous rejetons, c’est le monde qui va avec cette loi”.

“Le monde de la loi El Khomri est un monde sans règles. Ils appellent ça la liberté. Mais entre le patron et l’ouvrier, c’est la liberté qui opprime et c’est la loi qui protège.”

Le verbe haut, l’orateur qui s’était fait remarquer en 2012 par ses meetings à ciel ouvert sur les places de France, a également pourfendu le “productivisme” et le “capitalisme” qui ont rendu la planète irrespirable :

“Il faut tout changer car nous sommes d’abord et avant tout des êtres humains et l’humanité s’est mise elle même en danger sous les coups du productivisme et du capitalisme”.

“Ce n’est pas le temps des programmes minimum”

Le candidat, qui a déclaré vouloir faire de l’écologie “la trame” de son programme, s’est engagé pour la sortie du nucléaire, et pour passer au 100% énergies renouvelables pour “changer la civilisation humaine”.

“Ce n’est pas le temps des programmes minimum, ce n’est pas le temps des candidats champignons qui surgissent après la rosée médiatique. […] Il faut du caractère, de la volonté contre ces lobbys immenses”, a ajouté le tribun.

Comme il le déclarait aux Inrocks, Jean-Luc Mélenchon estime qu’il est bien placé pour remporter la victoire lors de cette élection. Alors qu’il ne partait qu’avec 3% des intentions de vote en 2011, il est à 12% dans les sondages actuels. Il l’a réaffirmé ce dimanche, sous un ciel gris : “Je vous appelle à une campagne qui n’est pas simplement faite pour témoigner, je vous appelle à une campagne pour conquérir le pouvoir !”

“La marche est haute, précise-t-il, mais j’ai trouvé l’audace de m’avancer dans les 4 millions de voix qu’il a été possible de fédérer une première fois il y a 5 ans. Nous avons été 4 millions, nous devons être 8 millions !”

Il a conclu son discours par la lecture d’un poème de la brésilienne Martha Medeiros, “Il meurt lentement”, qui se termine par cette injonction : “Vis maintenant, agis tout de suite. Ne te laisse pas mourir lentement, ne te prive pas d’être heureux.”

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Benoît Hamon perturbe la campagne de Jean-Luc Mélenchon Le candidat de La France insoumise n’est plus seul à incarner une alternative de gauche pour l’élection présidentielle. LE MONDE | 02.02.2017 à 06h35 • Mis à jour le 02.02.2017 à 12h32 | Par Raphaëlle Besse Desmoulières

Le piège se refermera-t-il sur Jean-Luc Mélenchon ? Le candidat de La France insoumise est sorti de son silence, mercredi 1er février, pour répondre à l’invitation lancée dimanche 29 janvier par Benoît Hamon, vainqueur de la primaire organisée par le Parti socialiste (PS) et ses alliés, à former « une majorité gouvernementale cohérente ».

Dans une vidéo postée sur son compte YouTube, le député européen lance à son ancien camarade, « en toute sympathie » : « Entre eux et nous, choisissez. Entre la vague dégagiste et le sauvetage de l’ancien monde, choisissez. Choisissez et tranchez. » Une main tendue qui n’en est pas vraiment une : M. Mélenchon sait trop bien que le député des Yvelines n’acceptera pas de telles conditions.

Jusqu’à présent, le candidat de La France insoumise occupait seul l’espace à la gauche du PS. Parti il y a près d’un an en campagne, il avait su capitaliser en pilonnant la politique gouvernementale. En dynamique ces derniers mois, son plan se déroulait sans accroc.

Dimanche 5 février, il avait prévu de faire de son meeting à Lyon un moment clé de sa campagne. Avec, en clou du spectacle, son hologramme à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Le tout face à la présidente du Front national (FN), Marine Le Pen, qui tient également une réunion publique ce jour-là dans la capitale des Gaules. Sans oublier Emmanuel Macron qui aura réuni ses partisans, samedi, dans cette même ville.

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