Le portrait de Ghislaine Ottenheimer (Challenges, décembre 2011)
NKM (Nathalie Kosciusko-Morizet), divorcée Philippe, grande bobo-écolo, politicienne raide à souhaits, amie des ours, de José Bové, des SDF polonais ... notamment.

06 février 2018 : NKM s'expatrie à New-York pour Capgemini ; à quand le retour après avoir fait fortune ?

18 juin 2017 : Las !!!
15 juin 2017 : En ballotage défavorable à Paris elle s'évanouie après avoir été traitée de "BoBo de Merde" ; la classe politique dirigeante lui donne son sincère soutien
15 mai 2017 : Enorme déception pour une ralliée macronienne de dernière heure, un gouvernement Philippe de droite sans ELLE ...

20 novembre 2016 : Primaire présidentielle Droite et Centre, 2,6%, pour Juppé au deuxième tour
Octobre 2016 : «Lobbies sionistes»: Nathalie Kosciusko-Morizet voit de l'antisémitisme dans les propos de Poisson
08 mars 2016 : Dabord divorcée puis Candidate aux primaires.

Décembre 2015 : L'amie des gauches, soutenue par Alain Juppé, limogée après les régionales
Juillet 2015 : Contre la peopolisation des politiques ... sur Closer ...
Février 2015 : NKM vote Socialiste

Décembre 2014 : Amie de José Bové et des SDF notamment polonais NKM maintenant Vice-Présidente de Nicolas, avec liberté de paroles (???) ... La belle Fatima ne plaît plus ...
Novembre 2014 : Pour les amis gays, contre Nicolas, avec Alain et François, et beaucoup d'autres ; Nathalie avec les "Verts" contre Hidalgo au Conseil de Paris
Février 2014 : Soutenue (???) par Nicolas
Janvier 2014 : L'amie des SDF polonais fume sa clope popu ; Anne Hidalgo veut faire entrer le bois de Boulogne dans Paris ; Anne gagne Paris par 54% (sondage IFOP)

Décembre 2013 : Tiberi : NKM «fait n’importe quoi»
Juin 2013 : Mairie de Paris, contre Anne Hidalgo, canditate progressiste (drogue, délinquance, homosexe ...) la candidate conservatrice bobo-écolo NKM relance le logement "social" (pour les gays ?)
Mai 2013 : Son frère, le mondialiste Pierre Kosciusko-Morizet, qui a bien vendu son entreprise aux japonais, fustige le camarade national Arnaud Montebourg, qui veut garder Dailymotion à la France, contre le camarade mondialiste Pierre Moscovici ....
Février 2013 : Candidate favorite à Paris, contre Rachida ; mais battue par la belle Hidalgo, qui se dit "progessiste", elle ...

Avril 2012 : NKM, l'amie de José Bové, soutenue par Chantal Jouanno, veut "une droite claire" et veut présider l'UMP ... Las, elle n'a pas ses parrainages ...
24 avril 2012 : Les "parisiennes" NKM et Jouanno préfèrent les socialistes
Mars 2012 : La porte-parole de NS, la Grande Bourgeoise amie de José Bové, pour la viande communautaire hallal-cacher ?

27 juillet 2011. La louve n'aime pas les moutons.

14 novembre 2010. Fillon 3 : NKM, l'admiratrice de José Bové, revient aux affaires

Janvier 2009. Remaniement ministériel, la froide énarco-polytechnicienne NKM Borlooée à la place du "traître" Besson et remplacée par une proche de N.S. Chantal Jouanno

Septembre 2008. NKM menacée à Longjumeau : sauvée par le T.A.
Avril 2008. L'amie de José Bové, NKM, lâches Borloo et Copé : Fillon désavoué par les sondés, donc soutien de N.S.
Mars 2008. Jean-Pierre Raffarin au secours du mari de la ministre, qui est battu à Longpont, tandis que NKM (47,27 % devant le PS Jean-Claude Marquez 46,79%) bénéficie du maintien de Philippe Schmit ... ; maire, une élection troublée
Janvier 2008. Municipales, Essonne, Longjumeau : une nomination bien opportune ... ; un livre qui fâche

27 juillet 2007. La froide X préfère l'ours aux moutons ...
12 juillet 2007. L'ourse Franska massacre ... Nathalie va "consulter" ; Franska, vendue par les slovènes pour 7 ans, en aurait 17 ...

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Pyrénées: la capture de l'ourse Franska souhaitée par les autorités
AP - Vendredi 13 juillet, 14h26TOULOUSE -

Deux arrêtés ont été pris jeudi par le ministère de l'Ecologie concernant les départements des Hautes-Pyrénées et de la Haute-Garonne pour la capture de l'ourse Franska et son déplacement loin des zones d'habitation, a rapporté vendredi le nouveau préfet de Midi-Pyrénées Jean-François Carenco.

"J'ai demandé la prise d'un arrêté ministériel mardi en faveur des Hautes-Pyrénées et jeudi en faveur de la Haute-Garonne, pour que l'on puisse prendre cette ourse et l'amener ailleurs dans les Pyrénées", a-t-il déclaré dans la matinée lors d'une rencontre avec la presse. "Il s'agissait d'une mesure urgente puisqu'un ours descendait dans la plaine".

Le représentant de l'Etat en Midi-Pyrénées dit vouloir "faire baisser les tensions" chez les éleveurs et bergers des Pyrénées, de plus en plus mobilisés contre la présence d'ours dans le massif et particulièrement de la femelle Franska.

Le préfet de région a annoncé sa décision de recevoir prochainement les éleveurs et entend également leur permettre de rencontrer un membre du gouvernement lundi prochain, à l'occasion de la rencontre prévue à Toulouse entre Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel.

Une réunion avec la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet pourrait par ailleurs avoir lieu dans les prochains jours à Toulouse avec "toutes les parties".

"Il faut sortir de l'événement pour revenir à l'essentiel dans le respect des uns et des autres. D'un côté, le respect de ceux qui vivent dans les montagnes, qui gardent leurs brebis et travaillent mais se sentent méprisés par une idée et de l'autre côté le respect de la biodiversité, de la loi et de l'ours", a déclaré Jean-François Carenco.

Sans attendre le 26 juillet prochain, date de la rencontre prévue au ministère de l'Ecologie avec les parlementaires et les représentants agricoles du département, des éleveurs des Hautes-Pyrénées se sont lancés dimanche dans une véritable traque à l'ours afin de repousser le plantigrade dans la plaine et de faciliter sa capture.

Une centaine d'éleveurs se sont ensuite rassemblés mercredi matin devant la préfecture des Hautes-Pyrénées à Tarbes pour demander le retrait de Franska. Ils avaient amené avec eux sept brebis tuées dans la région de la Barousse par l'ourse slovène.

De plus en plus forte, la mobilisation des éleveurs anti-ours du massif pyrénéen s'est accélérée à la suite de la chute mortelle dimanche de 93 brebis sur la commune d'Orlu en Ariège, à 2.300 mètres d'altitude.

Sans avoir de preuve formelle de la présence d'un ours sur les lieux du dérochement, la préfecture de l'Ariège a néanmoins décidé lundi, "au regard des indices" pouvant laisser "présumer de la responsabilité de ce dernier" et "compte tenu de l'ampleur du dommage", d'indemniser l'éleveur.

Venue de Slovénie, l'ourse Franska est l'un des cinq plantigrades réintroduits en 2006 dans les Pyrénées. Elle a été lâchée le 28 avril 2006 à Bagnères-de-Bigorre et depuis, évolue principalement dans le département des Hautes-Pyrénées. AP

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L'ourse Franska plus agée que prévu AFP - Jeudi 26 juillet, 16h30PARIS (AFP)

L'ourse Franska qui a été réintroduite dans les Pyrénées en 2006 est "plus âgée que ce qui a été convenu avec les slovènes", a indiqué jeudi la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, confirmant des informations du Canard enchaîné.

Il est "probable" qu'elle ait 17 ans et non pas 7 ans, a-t-elle déclaré sur France 2, soulignant cependant qu'une ourse pouvait avoir des petits tout au long de sa vie.

Selon le Canard enchaîné, Franska serait une "vieille ourse ménoposée" incapable de contribuer au repeuplement des plantigrades dans les Pyrénées.

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Pyrénées : les anti-ours déçus par Kosciusko-Morizet NOUVELOBS.COM | 27.07.2007 | 18:52

"Aucune réponse" sur les problèmes liés à la présence d'ours dans les Pyrénées n'a été apportée par la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, estiment les éleveurs.

Les éleveurs anti-ours se sont déclarés déçus de n'avoir obtenu "aucune réponse" de la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, qu'ils ont rencontrée jeudi 26 juillet à Toulouse.

"Aujourd'hui on attendait des réponses. On ne les a pas. Peut-être qu'on les aura un jour de la Présidence de la République, mais pas du ministère de l'Ecologie", a déclaré à la presse Philippe Lacube, l'un des leaders des anti-ours pyrénéens. Les autorités ont "sous-estimé ce qui s'est passé sur le terrain", a-t-il ajouté.

"Quand nous allons rentrer dans nos montagnes (...) je crains le pire. Ce n'est pas le genre de réponses qu'attendent les gens sur le terrain. Ils vont être extrêmement déçus, extrêmement en colère (..) on ne pourra pas les tenir", a affirmé le porte-parole de l'Association pour la sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées (ASPAP), également président de l'Association pour le développement durable de l'identité des Pyrénées (ADDIP).

"Il y avait un immense espoir qui était fondé sur cette rencontre (...) Tous les Pyrénéens étaient là. Encore une fois, on est autiste, on n'entend pas", a-t-il poursuivi. "Quand on veut enterrer un problème, on ne fait pas mieux que de créer des commissions", a-t-il ajouté, évoquant les mesures proposées par la secrétaire d'Etat.

"Ni de capture, ni de retrait" de Franska

Nathalie Kosciusko-Morizet a déclaré à Toulouse qu'elle n'envisageait pas pour l'instant ni la capture ni le retrait des Pyrénées de l'ourse slovène Franska, comme le demandent des élus et des éleveurs de la région, excédés pas ses attaques contre leurs troupeaux. "A ce jour, je n'envisage pas de capture et de retrait de l'ourse Franska", a déclaré à la presse la secrétaire d'Etat, à l'issue d'une rencontre avec les professionnels, élus et responsables.

"Franska est très décriée par les uns, très défendue par les autres", a analysé Nathalie Kosciusko-Morizet. "Est-elle ou non une ourse atypique comme le disent certains (...), a-t-elle ou non un comportement normal?", s'est-elle interrogée. "Les acteurs locaux considèrent que cette ourse est une ourse à problème et ceci est contesté par les experts et par l'équipe (de suivi) de l'ours" dans les Pyrénées, a-t-elle ajouté.

Une nouvelle expertise sur Franska devrait avoir lieu, a annoncé la secrétaire d'Etat à en faisant appel à des spécialistes étrangers et indépendants, sous la responsabilité de l'équipe "ours" de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage. Franska est responsable de la mort de près de 150 brebis depuis son arrivée dans les Pyrénées en 2006. Nathalie Kosciusko-Morizet a également décidé "une remise à plat" du protocole sur les "ours à problème", "jugé par certains trop rigide et qui doit laisser plus de place à la concertation et à la transparence".

"Constat d'échec"

Elle a, en outre, annoncé "une évaluation à mi-parcours", à l'automne 2007, du plan de restauration de l'ours brun dans les Pyrénées, qui s'étend de 2006 à 2009, et une meilleure définition de la zone de présence de l'ours, soulignant qu'"il n'est pas question de mettre les ours dans un zoo".

Enfin, la secrétaire d'Etat a annoncé un renforcement des moyens pour assurer le suivi des populations d'ours et de nouvelles mesures de soutien au pastoralisme en concertation avec le ministre de l'Agriculture.
Pour Franska, "on nous dit simplement que les spécialistes français ne sont pas assez bons, donc on va faire venir des spécialistes étrangers pour gérer ce problème. C'est quand même un certain constat d'échec pour nos spécialistes du plan ours", a commenté Philippe Lacube. La réunion, qui se tenait à la Préfecture de la région Midi-Pyrénées, regroupait des élus, des professionnels, des représentants d'associations pro et anti-ours et les préfets de quatre départements (Hautes-Pyrénées, Ariège, Haute-Garonne et Pyrénées-Atlantique).

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Plante grimpante Nathalie Kosciusko-Morizet, 34 ans, secrétaire d’Etat (UMP) à l’Ecologie. Issue d’une lignée très politique, cette polytechnicienne a la fibre verte, mais peine à y convertir son camp.
Libération, Par LAURE NOUALHAT, photo BRUNO CHAROY QUOTIDIEN : mercredi 18 juillet 2007, p. 24

Pendant que ses nouvelles copines du gouvernement, Fadela Amara, Rachida Dati et Rama Yade, symbolisent la France black-blanc-beur, Nathalie Kosciusko-Morizet trimballe discrètement son pedigree d’aristocrate de la politique.

A 34 ans, NKM, comme on la surnomme, a obtenu le poste de secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie. Elle aurait dû travailler dans l’ombre de Juppé, elle devra bûcher à la place de Borloo. Après Nelly Olin, Roselyne Bachelot et Serge Lepeltier, la seule présence de cette plante vivace dépoussière le ministère de l’avenue de Suffren. Immédiatement, NKM s’est lancée dans l’organisation d’un Grenelle de l’environnement, dont les groupes de travail commencent à se réunir.

La politique, Nathalie Kosciusko-Morizet prétend ne pas être tombée dedans petite. Jugeons sur pièces : son lointain ancêtre Andrzej Tadeusz Kosciuszko, mort en 1817, a combattu au côté de Washington, avant de libérer la Pologne. André Morizet, arrière-grand-père paternel, marxiste, a écrit un livre à son retour du pays des Soviets dans les années 20, avant de devenir sénateur maire SFIO de Boulogne-Billancourt.

Son grand-père paternel, «gaulliste de gauche», a fini sa carrière comme ambassadeur de France à Washington. Les personnalités hors-norme des grands-parents ont un peu éclipsé les parents. Sa mère est prof de physique à l’IUT d’Orsay, et son père a conquis la mairie de Sèvres (Hauts-de-Seine) en 1995, après une carrière de haut fonctionnaire. Ainsi dressé, l’arbre généalogique ne pouvait que nourrir, puis servir, les ambitions de la jeune fille. «La politique n’est pas une fatalité dans notre famille», affirme-t-elle.

Son parcours fleure l’excellence des gens bien nés. A la maison, il n’y a pas que l’émulation des aînés, il y a aussi l’ennui. NKM est une bûcheuse, têtue et appliquée, ambidextre, douée. Elle comprend vite que la réussite scolaire sera la clef de son émancipation, et ses diplômes un sésame pour se construire une existence aussi intense que son enfance fut calme et pesante.

Quand elle entre à l’Ecole polytechnique, elle décide de faire son service militaire dans la Marine et devient chef de quart au large de Djibouti. Diplômée de l’Ecole nationale du génie rural, des eaux et forêts (Engref), elle travaille au ministère de l’Economie, avant d’entrer au cabinet de Raffarin comme conseillère technique pour l’Ecologie.

La première fois qu’on remarque Nathalie Kosciusko-Morizet, c’est à la tribune du Congrès. Enceinte de six mois, elle défend la charte de l’environnement, le bébé de Chirac. Elle a mouillé ses chemisiers, pris d’énormes risques dans son camp, où les caciques de l’UMP se moquent bien de la petite protégée du Président qui veut sauver la planète. «Elle a sacrifié beaucoup de sa vie pour la charte. A la fin, elle était dans un état d’épuisement total», raconte Nicolas Hulot, qui la soutient sans réserve.

NKM n’est pas écolo par opportunisme. Son grand-père maternel, ancien dirigeant de Schneider et voyageur invétéré, lui a transmis le goût des plantes et de la biodiversité. Il a créé le jardin du prieuré d’Orchaise (Loir-et-Cher), qui abrite les milliers d’espèces glanées au fil de ses pérégrinations. NKM monte à cheval et apprécie les paysages sauvages de Normandie. «Nathalie a une profonde envie d’être utile. Elle souhaite que ses actes aient un impact aussi positif et important que possible», témoigne son frère Pierre, patron du site PriceMinister.

Elle a conscience des enjeux, connaît les dossiers et s’est chargée d’évangéliser la droite sur ces questions. «Au sommet de Johannesburg, j’ai découvert sa constance, son immense compétence et son indéniable conviction. Il est rare que les trois soient réunis en politique» , salue Nicolas Hulot. Nathalie Kosciusko-Morizet fait donc naturellement la jonction entre les deux Nicolas (Hulot et Sarkozy), alors que la campagne bat son plein. Et se prépare un joli portefeuille. Son style, tout en décontraction guindée, lui permet d’amadouer les ONG. «C’est la seule écolo de droite. Elle a toujours été disponible, volontaire et loyale» , estime un participant au Grenelle de l’environnement.

Pour autant, il ne faut pas se faire d’illusions : NKM est aussi prisonnière des logiques dominantes de son parti, où l’on ne remet pas en cause la croissance et la course à l’innovation. Ainsi, l’EPR sera construit («On ne peut pas faire sans le nucléaire»), le moratoire sur les OGM n’est pas acquis, celui sur les autoroutes encore moins. Elle devra démontrer sa capacité à placer les questions environnementales au cœur de la politique du gouvernement Fillon, s’imposer face aux lobbies (elle est en faveur d’un moratoire sur les OGM, pas le ministre de l’Agriculture). L’obligation de résultat est d’autant plus forte que le nouveau gouvernement a affiché très vite sa volonté de se saisir des questions écologiques.

Le mariage de la beauté glacée, de l’éducation classique et de la fonction donne une certaine hauteur à NKM, une assurance qui énerve ses concurrents. «Elle est assez certaine d’apporter toujours les bonnes réponses», analyse Bruno Rebelle, ex-patron de Greenpeace qui conseilla Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle. Des réponses assurément de droite, libérales et incitatives, qui puisent leur origine dans une confiance assez aveugle dans le marché et la liberté individuelle.

Nathalie Kosciusko-Morizet n’éconduit pas les médias quand ils la sollicitent. Elle a posé pour Paris Match, et le microcosme politique s’en souvient encore. A l’époque, le magazine propose à différentes personnalités politiques de revisiter leur image sur le mode «le choc des photos». La jeune députée se retrouve alanguie au fond de son jardin; une robe vaporeuse camoufle son ventre arrondi, les cheveux blond vénitien tombent en cascade. Pour certains, cette photo prouve que la jeune femme a de l’audace. Pour d’autres, c’était du «n’importe quoi, totalement déplacé, grotesque».

Sur les plateaux télé, Nathalie Kosciusko-Morizet arbore du vert anis bien flashy, un teint diaphane, un chignon natté, une fragilité raphaëlite qui masque mal une détermination sans faille. Cavalière, musicienne, ses fonctions la forcent à délaisser sa harpe et à lui préférer le violoncelle, moins exigeant. Mariée à Jean-Pierre Philippe, un cadre d’EADS récemment entendu par la PJ dans le cadre du dossier Clearstream, elle protège ses proches.

On se demande quand cette stakhanoviste trouve le temps de voir son garçon de 2 ans, Paul-Elie. «On ne pose pas ce type de questions à un homme politique. L’important n’est pas le temps que l’on y passe, mais la qualité de ce temps. Je pense aussi qu’il est important pour les enfants d’avoir des parents qui font ce qu’ils aiment.» Dans son nouveau bureau, quelques orchidées Wanda violet fauve offertes par son mari. Elle sait comment les faire refleurir, affirme-t-elle.

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Bio-Express

Nathalie Kosciusko- Morizet en 4 dates
14 mai 1973 Naissance à Paris.
28 février 2005 Charte de l’environnement.
25 mai 2005 Naissance de Paul-Elie.
19 juin 2007 Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie.

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L'étrange nomination qui trouble la campagne
Le Parisien, Essonne matin, 16 janvier 2009, p. I

LONGJUMEAU. Philippe Schmit, ex-PS et ancien maire, est nommé inspecteur général par le ministère de tutelle de NKM ... alors que les deux sont candidats. Une promotion qui fait jaser.

LA NOUVELLE aurait pu passer inaperçue, noyée au milieu des circulaires et des arrêtés gouvernementaux.
Mais à Longjumeau, quelques lecteurs attentits du « Journal officiel » ont relevé, il y a quelques jours, un nom qui leur était familier. Philippe Schmit, l'ex-maire de la commune, de retour dans la course aux municipales au grand dam du candidat PS, vient d'être nommé inspecteur général de l'Equipement.

Le décret du 4 janvier est signé du ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables. Une décision qui fait grincer des dents dans cette commune où la candidate UMP n'est autre que ... Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie.

L'annonce de la candidature de Philippe Schmit (ex-PS), la semaine dernière, avait déjà semé le trouble dans la campagne. Battu en 200l, à l'issue d'une guerre fratricide avec ses adjoints, l'ex-maire dit vouloir reprendre les commandes de la ville.
Mais après quatre ans d'absence, certains y voient plutôt une vengeance personnelle.

Sa candidature risque en effet de nuire à Jean­Claude Marquez, le candidat PS, qu'il tient pour responsable de sa défaite il y a sept ans.

En même temps, en divisant la gauche, l'ancien élu fait les affaires de l'UMP Nathalie Kosciusko-Morizet.

Dans ce contexte, la promotion de Philippe Schmit, jusqu'alors directeur de deux communautés de communes dans les Yvelines, provoque un tollé à gauche.
Jean-Gaude Marquez y voit carrément la preuve d'une alliance entre ses deux adversaires (lire l'encadré).
Une analyse que les intéressés contestent vigoureusement, évoquant une « coïncidence ». « Je postule sur ce genre de poste depuis des années, se défend Philippe Schmit. Je vais travailler dans les services de l'Equipement sur un poste en rapport avec mes compétences en matière d'aménagement du tenitoire. Et je n'aurai aucun lien avec la ministre de l'Ecologie, que je ne connais pas, d'ailleurs. »

Même refrain du côté de Nathalie KosciuskO-Morizet, qui assure que « ce genre de nomination dépend des Ponts et Chaussées et est décidée par un comité de sélection présidé par des ingénieurs ». « Je n'ai rien à voir là-dedans, assure la ministre-candidate. Tout cela vise à nous démobiliser. »

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(Municipales de 2008, Essonne) Politique Le livre qui irrite Nathalie Kosciusko-Morizet
Le Parisien, Essonne, 24 heures, 25 janvier 2008, p. III, Marine Legrand

UN EMPÊCHEUR de tourner en rond François Pelletant tient à sa réputation de poil à gratter local.
Hier soir, dans l'émission d'Yves Calvi sur France 5 « C dans l'air », le conseiller général centriste et maire de Linas a présenté son livre « Cloche-maires 2008, histoires et potins des mairies de France » dans lequel il égratigne à nouveau son ennemie préférée, Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate UMP dans la ville voisine de Longjumeau.

Mais cette fois, c'est la méthode d'attaque qui dénote.

L'élu choisit de régler ses comptes par la fiction. Il porte ses accusations de manière déguisée à travers un livre, « Cloche-maires 2008, histoires et potins des mairies de France» (Alban Editions et Tournon).

" Cette histoire n'est pas celle de NKM, même si je m'inspire de ce qui s'est passé "

Un recueil de dix nouvelles dans lequel il s'inspire de faits réels pour raconter les coulisses des mairies.
A la fin, un chapitre intitulé «Votre députée» décrit la campagne législative d'une certaine Anne Laroux-Kine, jeune parachutée brillante aux dents longues, mais au tempérament redoutable et aux méthodes de campagne très agressives.

«Je montre sa double personnalité: policée en public, virulente en coulisses. Un vrai démon, lance François Pelletant. Je veux mettre en garde la population avant les élections. Les gens sont manipulés par les politiques, qui ne montrent que la partie visible de l'iceberg. »

« Qu'il balaie d'abord devant sa porte! rétorque Olivier Thomas, maire PS de Marcoussis, faisant écho aux déboires juridiques dont fut victime Pelletant, inquiété dans des affaires de marchés publics. Cet homme salit la politique dans le secteur avec ses méthodes, sa démagogie et son populisme. »

Conscient des risques d'accusations pour diffamation qui planent, le maire de Linas n'avoue qu'à demi-mots la ressemblance avec la vérité dans ce chapitre. « Cette histoire n'est pas celle de NKM, même si je m'inspire de faits réels. »

Pourtant, sur le reste du livre, il confirme faire référence à l'actualité: une ville de banlieue parisienne qui répand du répulsif contre les SDF, un village breton créant la po lémique en érigeant une statue à l'effigie du pape Jean­Paul II au lendemain de sa mort, etc.

Tout lecteur averti saura reconnaître dans le fameux chapitre « Votre députée », des événements Survenus entre Nathalie Kosciusko-Morizet et François Pelletant durant les sanglantes campagnes qui les opposèrent pour les cantonales de 2004 et les législatives de 2007 : lettres anonymes, publication de documents confidentiels sur des tracts, lancement de rumeurs diffamatoires, menace d'une mise en garde à vue, etc.

« Je ne cherche pas à la dénoncer, persiste Pelletant Sinon, je l'aurais nommée. » Vraiment?

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LONGPONT-SUR-ORGE Le mari de la ministre fait venir Raffarin
Marine Legrand | Le Parisien | 13.03.2008 | 07h00

ATTENTION, un Jean-Pierre peut en cacher un autre.
Ce soir, à Longpont-sur-Orge, l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin viendra au château de Lormoy, à 19 h 30, soutenir le candidat investi par l’UMP aux municipales, Jean-Pierre Philippe.

Mardi déjà, la femme de ce dernier, la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, avait fait venir l’actuel Premier ministre, François Fillon, à Longjumeau, où elle brigue la mairie.

Des soutiens de poids pour le couple, engagé dans des triangulaires chacun de son côté. Mais autant à Longjumeau NKM partira favorite dimanche, autant la partie paraît moins bien engagée pour son mari à Longpont.

Delphine Antonetti (PS) est arrivée en tête au premier tour (30,32 %), suivie de près par le candidat Nouveau Centre Philippe Hamon (30,28 %).

JPP, lui, a écopé de la troisième place (25,29 %). Une contre-performance que Jean-Pierre Philippe ­ ancien n° 3 d’EADS chargé de la stratégie et de la communication ­ s’est efforcé de corriger en se rapprochant du seul candidat ouvert à la discussion et capable de lui apporter les voix manquantes : le MoDem Jean Jacquin (14,11 % au 1 e r tour).

Bilan de la fusion entre les deux listes : 19 candidats pour JPP, 10 côté Jacquin, et l’assurance d’un poste de premier adjoint pour le centriste, en cas de victoire. De quoi replacer le mari de NKM dans la course à la succession de Jean-Jacques Scherchen, l’ancien maire UMP poussé vers la sortie.

En attendant, la tension est montée d’un cran, hier, dans les rues de Longpont. La campagne s’effectue désormais par tracts interposés, avec distribution massive dans les boîtes aux lettres de prospectus au ton agressif, mettant en cause Philippe Hamon. Le candidat centriste a porté plainte contre X hier pour distribution de tracts diffamatoires. Dans son viseur, des proches de JPP…

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Le Parisien Essonne, 24 mars 2008, p. II L'élection de NKM troublée par un bulletin fantôme

VA y avoir du sport. Tout le monde croit que l'ancien maire ne viendra pas. Mais je l'ai croisé sur la route ... »
Parapluie au-dessus de la tête, cette femme annonce la venue de Philippe Schmit (DVG), samedi dernier, au conseil municipal de Longjumeau.
L'ancien édile cristallise les tensions sur la commune, les partisans de Jean-Claude Marquez (PS) l'accusant d'avoir été téléguidé par la gagnante, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Mo­rizet (UMP), pour provoquer une triangulaire et faire perdre la gauche.
Leur frustration est d'autant plus grande que l'élection ne s'est jouée qu'à 39 voix.
Jean-Claude Marquez a d'ailleurs annoncé qu'il avait déposé vendredi un recours en annulation.

34 voix alors qu'il n'y a que 33 conseillers !

Un vrai tour de magie ...
Il est 10 heures. La salle est bondée, le silence religieux, quand le conseil commence.
Philippe Schmit est bien présent, à la table de l'opposition. L'élection du maire, une simple formalité, donne enfin à la séance un peu d'animation et de piment.
Chaque conseiller municipal reçoit un bulletin, une enveloppe, se rend dans l'isoloir et vote.
Les assesseurs dépouillent les résultats, tout paraît correct mais au décompte final, c'est la stupeur. Il y a 25 votes pour NKM, 8 bulletins blancs et une enveloppe vide. Soit 34 voix alors qu'il n'y a que 33 conseillers!
Un vrai tour de magie ...

Après un coup de téléphôné à la prifecture, un autre vote a lieu. « Je n'accepte pas ce résultat, lance alors Jean-Claude Marquez. Si Madame Kosciusko-Morizet en est satisfaite, elle peut l'accepter. Et démissionner demain ! »
La salle s'échauffe. « S'ils ne sont pas capables de compter correctement pour 33 votants, imaginez sur la ville », raille une militante PS, les 39 voix d'écart encore en travers de la gorge.

Finalement, après un coup de téléphone à la préfecture, un autre vote a lieu. Les sept conseillers PS s'abstiennent et NKM est enfin élue. La jeune ministre reçoit son écharpe de maire. Qu'elle noue autour de sa taille.

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SONDAGE OGM: Nathalie Kosciusko-Morizet soutenue par 8 Français sur 10 samedi 12 avril 2008, 18h18 | AFP

Près de huit Français sur dix donnent raison à la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet sur la question des OGM, selon un sondage Ifop pour "Le Journal du Dimanche".

Interrogés sur les «positions assez restrictives concernant la culture des OGM» prises par la secrétaire d'Etat devant l'Assemblée nationale, 78% des sondés estiment qu'elle a eu raison. 16% sont d'un avis contraire.
6% ne se prononcent pas. Une large majorité des sympathisants de l'UMP lui ont également donné raison, 67% contre 26%.

Quant à la décision prise par le Premier ministre François Fillon de l'exclure de son voyage officiel au Japon, elle est condamnée par trois Français sur quatre (74%) qui la jugent «mauvaise». 22% qui l'approuvent. Les avis sont en revanche partagés du côté des sympathisants de l'UMP qui y voient à 46% une «bonne décision» et à 48% une «mauvaise décision».

La secrétaire d'Etat à l'Ecologie avait accusé mercredi son ministre de tutelle Jean-Louis Borloo d'être entré dans «un concours de lâcheté» avec Jean-François Copé, le chef des députés UMP, à propos du projet de loi sur les OGM.

Sondage réalisé les 10 et 11 avril au téléphone, auprès d'un échantillon de 956 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

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Pour M. Fillon, l'épisode Kosciusko-Morizet "doit servir d'exemple"
LE MONDE | 12.04.08 | 14h10 • Mis à jour le 12.04.08 | 14h10TOKYO ENVOYÉ SPÉCIAL

François Fillon veut bien d'un "gouvernement vivant", mais Nathalie Kosciusko-Morizet, en accusant de "lâcheté" son ministre de tutelle, Jean-Louis Borloo, et le président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, a franchi la ligne jaune.

"Parler de lâcheté n'est pas le meilleur moyen de respecter le fonctionnement normal des institutions", a souligné le premier ministre, vendredi 11 avril, en marge de son voyage officiel au Japon.

La secrétaire d'Etat à l'écologie, qui était attendue à Tokyo, a été invitée à rester à Paris. "On n'aurait parlé que de cela, ce qui aurait créé une atmosphère dont on n'avait pas besoin pour venir dans un pays aussi serein que le Japon", a déclaré le premier ministre.

Pour M. Fillon, l'épisode Kosciusko-Morizet "doit servir d'exemple".

"Les opinions peuvent et doivent s'exprimer jusqu'au moment où les arbitrages sont pris." Sur les OGM, "la traduction du Grenelle de l'environnement dans un texte de loi avait été délicate et difficile parce qu'elle allait à l'encontre d'une partie de la majorité. Quand c'est dur, le gouvernement doit tenir."

Or, selon M. Fillon, cela va être de plus en plus dur : "On entre dans une période difficile de réformes, il faudra faire preuve de cohésion."
Christophe Jakubyszyn

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LONGJUMEAU. Municipales : la victoire de NKM remise en cause
Au tribunal administratif, le commissaire du gouvernement s’est prononcé pour l’annulation de la victoire de la secrétaire d’Etat. D’autres surprises à Montgeron et Corbeil. Le Parisien Louise Colcombet | 24.09.2008, 07h00

TRIPLE COUP de théâtre, hier au tribunal administratif de Versailles.
La juridiction examine depuis quelques jours les recours déposés à la suite des municipales de mars.
A Montgeron, la décision finale est tombée hier : les élections—cantonales et municipales—sont annulées.
En revanche, pas de « troisième tour » en vue à Corbeil, où le perdant risquemême… l’inéligibilité (voir ci-dessous).

Quant à Longjumeau, c’est le coup de tonnerre : la commissaire du gouvernement a préconisé l’annulation du scrutin remporté par la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM).

L’ex-candidat PS Jean-Claude Marquez — qui avait perdu à 39 voix près, face à la ministre — reste officiellement prudent : « Je ne crie pas victoire, j’attends la décision du tribunal (NDLR : d’ici au 7 octobre), expliquait-il hier, entouré de supporteurs fous de joie.
Mais je note que les conclusions du commissaire du gouvernement sont extrêmement sévères. » Deux des arguments défendus par le candidat dans son recours ont visiblement fait mouche. En premier lieu, « l’affaire » de la campagne : la candidature controversée de Philippe Schmit.

En se maintenant au second tour, l’ancien maire (ex-PS)a divisé la gauche et contribué à faire chuter son « meilleur ennemi » Jean-Claude Marquez. Ce dernier avait dénoncé une « collusion » entre NKM et ce candidat tardif, absent de Longjumeau depuis des années.
En l’espace de quelques jours, Philippe Schmit s’était inscrit sur les listes électorales, lancé dans la course et devenait inspecteur général de l’équipement.

Nomination par un décret signé du ministère de l’Ecologie, le ministère de tutelle de… NKM.
A l’audience, l’avocat de la ministre a répété qu’il ne s’agissait « pas d’une nomination directe de Nathalie Kosciusko-Morizet ».
La commissaire du gouvernement a, elle, évoqué « une chronologie et des circonstances qui sèment le trouble quant à une éventuelle manoeuvre électorale », parlant même de « candidature fictive »…

Il a également été question d’un tract anonyme « à caractère diffamatoire », distribué avant le second tour, faisant allusion aux démêlés judiciaires du frère de Jean-Claude Marquez dans une affaire de moeurs.
Un tract dont les propos « dépassent les limites de la propagande électorale » et qui serait « de nature à fausser les résultats » selon la commissaire du gouvernement.

Contactée, Nathalie Kosciusko-Morizet a fait savoir qu’elle souhaitait « respecter la procédure légale qui veut qu’on ne commente pas une affaire en cours ».

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A Longjumeau, l'élection de NKM confirmée Le Parisien, Essonne, 7 octobre 2008 p. I

LE 1RIBUNAL administratif de Versailles (Yvelines) a refroidi les ardeurs de Jean-Claude Marquez Hier, il a déjoué les pronostics en rejetant le recours du chef de file de l'opposition PS de Longjumeau. Ce dernier contestait la validité des élections municipales, remportées par la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) d'un cheveu (39 voix d'écart).

Lors de l'audience du 23 septembre dernier, la commissaire du gouvernement (NDLR : l'équivalent du procureur au tribunal administratif) avait pourtant préconisé l'annulation des élections.
En cause: la candidature controversée de l'ancien maire DVG Philippe Schmit, qui a provoqué une triangulaire favorable à la ministre, et un tract anonyme de dernière minute « à caractère diffamatoire ».

« Cela n'était qu'un avis », a répété hier Nathalie Kosciusko-Morizet, visiblement soulagée. « Cette décision nous conforte dans notre action, poursuit-elle. Jean-Claude Marquez, qui n'arrêtait pas de dire on va revoter, on va revoter a provoqué une agitation qui n'est pas saine. Il a cherché tous les arguments les plus fous et les plus faux, finalement rejetés par le tribunal. »

Un épilogue qui n'est justement pas du goût de l'opposant, qui se disait hier soir «très étonné» de ce retournement de situation.

Il est en effet « vraiment très rare », confirmait-on hier au tribunal administratif, que les juges ne suivent pas l'avis du commissaire du gouvemement.
Jean-Claude Marquez devrait confirmer, dans les jours prochains, s'il fera appel de la décision auprès du Conseil d'Etat. L.c.

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Nathalie Kosciusko-Morizet, seule surprise du remaniement LE MONDE | 16.01.09 | 14h40 • Mis à jour le 16.01.09 | 14h40

Cadrage Le ministère des affaires sociales, piège ou tremplin pour Brice Hortefeux La jeune secrétaire d'Etat à l'écologie a paru la première surprise. A 35 ans, cette polytechnicienne qui avait défendu le Grenelle de l'environnement se destinait à un ministère plein. Rétrogradation ? Promotion ? Mme Kosciusko-Morizet hérite d'un secrétariat d'Etat amputé de l'évaluation des politiques publiques, confiée au ministre du budget, Eric Woerth.

Arrivée dans ses nouveaux locaux, "NKM" a assuré qu'elle était "heureuse" de sa nomination. "Elle m'apportera une plus grande autonomie. Je vais travailler directement avec François Fillon. La tutelle d'un ministre ne convenait pas très bien à mon caractère", a expliqué la jeune femme, dont les relations avec Jean-Louis Borloo étaient difficiles. En décembre, a-t-elle raconté, elle avait déjeuné avec le premier ministre pour lui faire part de son désir de "bouger". "Le Grenelle de l'environnement est pour l'essentiel lancé. C'était le moment pour moi d'ouvrir de nouveaux champs", indique-t-elle.

Dès sa nomination, des voix se sont élevées pour souligner le risque d'un conflit d'intérêt. Son frère, Pierre Kosciusko- Morizet, est président du site Priceminister et patron de l'association pour le commerce et les services en lignes. "Il n'y a aucun risque", a tranché "NKM". "Mon frère n'est pas un développeur. Empêcherait-on la nomination d'un secrétaire d'Etat aux PME dont le frère serait chef d'entreprise ?"

Mme Kosciusko-Morizet sera-t-elle remplacée ? Si le premier ministre l'assure, l'Elysée est plus ambiguë. "Le poste n'est pas vacant, il y a un ministre d'Etat. Jean-Louis Borloo est un très grand travailleur", fait valoir l'entourage du chef de l'Etat. Devant la presse, M. Fillon a mis en garde sa nouvelle équipe : "J'entends assurer la cohérence absolue du gouvernement. En 2009, il n'y aura pas de place pour les improvisations des uns ou les états d'âme des autres." Sophie Landrin

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Loups: NKM veut permettre aux éleveurs de mieux défendre leurs troupeaux De Anthony LUCAS (AFP) – 27 juillet 2011

PARIS — Face aux éleveurs lassés des attaques de loups, la ministre de l'Ecologie s'est dite mercredi prête à assouplir le protocole qui leur permet d'en abattre, sous certaines conditions.

"On ne part pas à la chasse au loup; le loup est une espèce protégée mais ça n'interdit pas de se défendre", a déclaré à l'AFP Nathalie Kosciusko-Morizet après avoir reçu à Paris une délégation d'élus, de représentants agricoles et d'éleveurs alpins.

"La pression sur les élevages est telle que je crois qu'on peut s'organiser pour la faire baisser", a-t-elle ajouté.

La ministre a notamment évoqué devant ces éleveurs de possibles nouvelles mesures comme la mise en place d'un "arrêté de défense automatique qu'on prendrait à l'année sur toutes les zones attaquées l'année précédente".

Ces tirs de défense ne sont aujourd'hui autorisés qu'après un arrêté préfectoral consécutif à des attaques avérées. Cette proposition, qui pourrait être envisagée pour 2012, sera examinée au cours d'un comité national "loup" fin août, selon le ministère.

"Cela fait 20 ans que les éleveurs et les élus n'avaient pas été entendus, par les ministres successifs, et je pense que Mme Kosciusko-Morizet a bien compris la problématique du loup dans les montagnes", a réagi le député-maire de Sisteron (UMP) Daniel Spagnou, "plutôt satisfait".

"On a une augmentation de la population de loups et une augmentation des attaques en ce moment en France", a rappelé Mme Kosciusko-Morizet.

La population des loups a été estimée entre 170 et 200 individus l'hiver dernier, contre 140 à 170 un an avant, a indiqué la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal) Rhône-Alpes.

Selon le ministère, au 25 juillet, 583 attaques ont été recensées depuis le début de l'année dans dix départements pour 2.115 ovins tués. A la même date en 2010, 470 attaques avaient été recensées pour 1.786 animaux tués.

Pour cette année, près de la moitié des attaques (272 sur 583) ont été enregistrées dans les Alpes-Maritimes et le Var, mais les Alpes-de-Haute-Provence ont payé le plus lourd tribut (431 ovins tués).

"Que le loup soit protégé, on n'y voit pas d'inconvénients, mais il ne faut pas pour cela détruire d'autres espèces", a indiqué à l'AFP Jean-Claude Michel, l'un de six éleveurs reçus.

"Chaque année, on subit des attaques et on ne peut pas défendre notre patrimoine", a-t-il ajouté, y voyant "un préjudice économique et moral".

La ministre a rappelé mercredi qu'elle avait renforcé en mai le protocole de défense actuel, qui, en vertu d'arrêtés préfectoraux pris ponctuellement, prévoit la protection du troupeau, l'effarouchement du loup, des tirs de défense à proximité du troupeau et en dernier recours la destruction du loup.

Les tirs de défense sont notamment désormais autorisés au moyen d'une carabine, plus efficace pour toucher le loup, et plus seulement pour l'élevage victime de l'attaque mais aussi les élevages voisins.

"Les éleveurs ont des possibilités de se défendre mais ils sont parfois découragés en raison de contraintes administratives importantes", a toutefois reconnu la ministre, qui souhaite également développer la formation des éleveurs pour rendre "les tirs véritablement efficaces".

"On est au bout de ce qu'on peut supporter. On a obtenu quelques réponses, il faut voir ce qui pourra être mis en oeuvre rapidement", a pour sa part réagi, prudent, Yves Derbez, président de l'association Eleveurs et montagnes.

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Les nouveaux ennuis de NKM
Après son nouvel impair dimanche, la porte-parole du candidat Sarkozy est plus que jamais contestée au sein de l’UMP. Frédéric Gerschel et Nathalie Schuck | Publié le 20.03.2012, 09h53 leparisien.fr

Qui en veut à Nathalie Kosciusko-Morizet? Les oreilles de la porte-parole de Nicolas Sarkozy ont sifflé dimanche après-midi. La jeune femme sort du plateau de France 3. Elle vient de se faire piéger en confirmant qu’elle voterait PS en cas de duel au second tour entre Marine Le Pen et François Hollande, le 6 mai — comme elle l’avait déjà dit aux cantonales de 2011 —, ajoutant toutefois : « Ce n’est pas d’actualité. »
Le président l’appelle. Il la somme de rectifier dans un communiqué. La simple évocation de ce « 21 avril à l’envers » l’a franchement agacé. « Le second tour se jouera entre Hollande et moi », martèle-t-il.

Cependant, le couac ne s’arrête pas là.

Ce dimanche, comme chaque jour ou presque, Sarkozy réunit ses stratèges Patrick Buisson, Jean-Michel Goudard, Pierre Giacometti, Henri Guaino et Franck Louvrier. NKM n’est pas là. Selon plusieurs sources, Buisson, très remonté, l’étrille : « Catastrophique! » Depuis le début, le très droitier conseiller officieux du président a tout fait pour le dissuader de la désigner, soulignant qu’elle ne correspondait pas à l’électorat populaire qu’il veut reconquérir. Trop « bobo ».
Cette fois, Sarkozy cède et suggère de faire « monter » davantage le porte-parole adjoint Guillaume Peltier, poulain de Buisson. Celui-ci souffle le nom d’une autre protégée, Jeannette Bougrab, fille de harki.
La secrétaire d’Etat à la Jeunesse ne compte pourtant pas que des amis à l’UMP, où certains rappellent que Matignon l’avait recadrée fin 2011 pour cette petite phrase : « Il n’y a pas de charia light. »

En difficulté, NKM garde néanmoins la tête froide, lucide sur ceux qui tentent de l’éliminer en vue de… 2017. Elle sait que Jean-François Copé compte parmi ses plus virulents détracteurs. « Elle a un problème d’image. Nos sondages qualitatifs ne sont pas bons. Mais on ne peut pas la virer, sinon on aura un problème politique », glisse-t-on d’ailleurs à l’UMP.

Rayée de la liste à Villepinte… Sarkozy ne l’aurait pas sauvée

Depuis sa nomination, l’ex-ministre de l’Ecologie essuie des attaques en piqué au moindre faux pas. Lorsqu’elle a gaffé sur le prix du ticket de métro parisien, ce fut l’hallali. « C’était une connerie de la nommer! » s’était étranglé un de ses ennemis.

Autre curiosité peu relevée, elle n’a pas parlé à la tribune au meeting de Villepinte, où sont intervenus le ban et l’arrière-ban de la droite. Un comble pour une porte-parole! Ses rivaux murmurent que son nom aurait été alors rayé de la liste et que Sarkozy ne l’aurait pas sauvée…
Elle jure qu’elle était chargée du service après-vente sur les chaînes info. Ignorant superbement les chausse-trapes, elle trace sa route. « Au bal des jaloux, les prétendants se bousculent », confie-t-elle. Le Parisien

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Pour Jouanno, la "droitisation" de Sarkozy est "un mirage douloureux" Le Monde.fr | 24.04.2012 à 10h21 • Mis à jour le 24.04.2012 à 17h17 Par Sylvia Zappi

Chantal Jouanno récidive. L'ancienne ministre des sports de Nicolas Sarkozy a de nouveau pris ses distances avec la droitisation du discours du président sortant. Dans un entretien au Point.fr, lundi 23 avril, elle explique même "craindre que la droitisation ne soit qu'un mirage douloureux". Cette ancienne proche du président de la République ne cesse depuis le soir du premier tour d'exprimer son désaccord avec la tentative du candidat de raccrocher les électeurs du Front national pour le second tour.

La sénatrice UMP de Paris a fait également entendre sa voix sur Public Sénat en déclarant : "Je ne pense pas que la réponse soit dans la droitisation de nos propres idées". Elle répète son message le même jour dans une interview au site du Point. "Dans les prochains jours, j'appelle de mes voeux un discours beaucoup plus équilibré dans le choix des thèmes de campagne et dans les mots utilisés. La droite doit rester elle-même et porter ses propres valeurs qui sont celles de la méritocratie, du travail, de l'autorité - et cela va de pair avec le respect - de la compétitivité, de la croissance écologique", insiste la conseillère régionale d'Ile-de-France.

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NKM face à la question FN C.S.-D. | Publié le 25.04.2012, 06h55 leparisien.fr

L’an passé, elle avait publié un livre anti-FN, « le Front antinational ».
En mars, elle assurait qu’elle glisserait un bulletin PS dans l’urne en cas de second tour entre François Hollande et Marine Le Pen.
Depuis dimanche, Nathalie Kosciusko-Morizet, maire de Longjumeau et porte-parole de Nicolas Sarkozy, doit assumer la stratégie de campagne d’un candidat UMP qui — gros score du FN oblige — fait des clins d’œil appuyés aux électeurs frontistes.

Une position inconfortable?

Pour l’élue essonnienne, Sarkozy n’est pas à la pêche aux voix FN. « Il y a une seule France. Je n’aime pas cette idée de clientèle, confie-t-elle. Le président tient le même discours depuis le début de la campagne. »
Alors que la sénatrice UMP Chantal Jouanno et le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, ont déclaré hier qu’ils ne voteraient pas pour le Front national en cas de duel entre le parti de Marine Le Pen et le PS aux élections législatives, NKM a choisi de serrer les rangs derrière Nicolas Sarkozy.

Interrogée à nouveau sur son choix en cas de deuxième tour FN-PS, la porte-parole n’a pas réitéré ses déclarations passées, bottant habilement en touche.

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NKM répond aux critiques : «Je veux une droite claire» P.Th. | Publié le 27.06.2012, 11h32 | Mise à jour : 16h21 europe1

La réplique ne s'est pas fait attendre. Alors que, la veille, au cours d'une réunion de travail, Jean-François Copé a prévenu qu'il n'était pas question de surenchérir à propos du droit d’inventaire sur le quinquennat Sarkozy, NKM persiste et signe. Après sa charge contre le conseiller très droitier de l'ex-président, Patrick Buisson, qu'elle a accusé dimanche d’avoir voulu faire «gagner Charles Maurras» plutôt que Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet lance sur Europe 1, ce mercredi matin : «Je veux une droite claire, je veux une droite forte, forte sur ses valeurs et je veux une droite porteuse d'espérance.»

L'ancienne ministre de l'Ecologie va jusqu'à interpeller le secrétaire général de l'UMP : «Patrick Buisson, il est conseiller de l'UMP. On a besoin de savoir si la ligne Copé, c'est la ligne Buisson.» Elle insiste : «Je voudrais entendre Jean-François Copé sur le sujet.»

«J'ai pris des balles dans le front mais aussi dans le dos»

«On a des gens, comme ça, qui portent la fusion des droites. Ça n'a jamais été la position de Nicolas Sarkozy. Nicolas Sarkozy a toujours été très clair, vis-à-vis des alliances avec le Front national», poursuit l'auteure du «Front antinational». NKM déplore : «Aujourd'hui, on a vu ce débat renaître à l'occasion des élections législatives.» Or, elle «souhaite qu'il soit purgé».

Celle qui a été porte-parole de Nicolas Sarkozy pendant sa campagne, prévient qu'elle ne se taira pas. «A tous ceux qui voudraient empêcher que je parle, je dis la chose suivante : j'ai passé la campagne présidentielle en première ligne.» Or, dévoile-t-elle, si elle a reçu «des balles dans le front», venue de «l'opposition», elle a subi d'autres attaques : «J'ai aussi pris des balles dans le dos. Pendant ce temps-là, il y en avait qu'on ne voyait pas beaucoup. Il y en avait qui passaient beaucoup de temps à faire leur campagne personnelle.»

Et de conclure en soulignant que «ceux qui, pendant la campagne, n'étaient pas très présents ou qui ont fait leur campagne personnelle ne sont pas aujourd'hui les mieux placés aujourd'hui pour me critiquer». NKM a aussitôt reçu le soutien de son ancienne collègue du gouvernement et sénatrice UMP de Paris, Chantal Jouanno. Celle qui avait clairement dénoncé la droitisation lance, sur Twitter : «Bravo à @nk_m pour son courage - valeur de droite non ? - exprimé ce matin sur #europe1. Pourquoi seule la parole des femmes est critiquée ?»

Chantal Jouanno@Chantal_Jouanno
Bravo à @nk_m pour son courage - valeur de droite non ? - exprimé ce matin sur #europe1. Pourquoi seule la parole des femmes est critiquée ? 27 Jun 12

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UMP: Nathalie Kosciusko-Morizet candidate à la présidence du parti Publié le 21.07.2012, 12h31 http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/ump-nathalie-kosciusko-morizet-candidate-a-la-presidence-du-parti-21-07-2012-2097755.php

L'ex-ministre Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé samedi à l'AFP qu'elle était candidate à la présidence de l'UMP en se posant "en alternative, en troisième voie", face au duel attendu Fillon-Copé.

L'ex-ministre Nathalie Kosciusko-Morizet, qui avait été porte-parole de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle, s'est lancée à son tour samedi dans la course à la présidence de l'UMP, en se posant en "troisième voie" face au duel attendu Fillon-Copé.

"Je lance dès la semaine prochaine ma campagne en partant à la recherche des 8.000 parrainages" d'adhérents requis pour concourir à l'élection du président de l'UMP, en novembre, a déclaré à l'AFP la députée de l'Essonne. Une annonce qu'elle avait tenu à faire en petit comité, dès vendredi soir, lors d'un déplacement auprès des militants corses.

De fait, elle a entamé début juillet une tournée des fédérations UMP pour prendre le pouls des adhérents et des cadres départementaux. Elle y a senti "un grand désarroi face à ce qui se présente comme un combat de personnes, quelles que soient les préférences personnelles des militants".

"Leur seule urgence, ce sont les municipales de 2014", insiste l'ancienne ministre de l'Ecologie. Et "la présidentielle de 2017, ce n'est pas d'actualité aujourd'hui" alors que François Fillon, déjà en lice pour la présidence de l'UMP, et Jean-François Copé, futur candidat, ont tous deux clairement l'Elysée pour objectif dans cinq ans. Ce qui ne l'empêche pas d'ambitionner pour sa part -encore discrètement- de devenir la première femme présidente de la République.

Le seul horizon 2014, un argument repris désormais en choeur par tous les prétendants. Y compris le camp de M. Fillon, où l'on a rectifié le tir par rapport à début juillet quand Valérie Pécresse disait opter pour l'ex-Premier ministre parce qu'il était "le meilleur" pour 2017.

L'obstacle des parrainages

Si elle se pose en "alternative" ou "troisième voie", NKM, 39 ans, réélue de justesse députée de l'Essonne, prend soin de souligner que sa candidature n'est "pas du tout dirigée contre l'un ou l'autre" des deux hommes forts de l'UMP.

Non, elle y voit au contraire "une démarche apaisante", à l'instar de celle, avortée, d'Alain Juppé, pour éviter "un combat des chefs avant l'heure". Un objectif affiché aussi par un autre quadra ambitieux, Bruno Le Maire, parti jeudi à la pêche aux fameux parrainages (près de 8.000 adhérents issus d'au moins 10 fédérations).

Un obstacle redoutable pour les "petits" candidats. "Elle ne les aura jamais, ses signatures. Ce sera encore plus dur pour elle que pour Le Maire. NKM n'a pas de vrais soutiens. Le seul qui peut espérer se faire une place à côté de Fillon et Copé, c'est Xavier Bertrand", juge un responsable UMP. L'entrée en lice de NKM n'a été commentée ni par le camp Fillon, ni par l'équipe Copé. Mais Jean-François Copé, qui ménage tous les ténors et a même repris langue avec son ancien ennemi juré Xavier Bertrand, répète à l'envi que "toutes les candidatures sont légitimes" et qu'il s'agit "d'une élection, pas d'une nomination".

M. Bertrand, qui réfléchit à sa propre candidature et, en ancien secrétaire général de l'UMP, connaît le parti comme sa poche, juge qu'il ne faut pas sous-estimer Mme Kosciusko-Morizet, qui "occupe un vrai créneau" à l'UMP.

NKM avait toutefois soulevé un tollé fin juin en prenant nettement ses distances avec la campagne de Nicolas Sarkozy et en s'attaquant à son conseiller Patrick Buisson, jugé maurrassien. "Une erreur ! Les militants restent très sarkozystes", estime un cadre.

Tout en réaffirmant, via son nouveau mouvement "La France droite", sa "ligne directrice" -"pas de concession avec le PS et pas de compromission avec le FN"- distincte du ni-ni de l'UMP, elle prend d'ailleurs désormais soin de marteler qu'elle s'inscrit "clairement" dans "la filiation du sarkozysme".

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http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/nkm-renonce-a-briguer-la-presidence-de-l-ump-18-09-2012-1507322_240.php NKM renonce à briguer la présidence de l'UMP - Publié le 18/09/2012 à 08:29

PARIS (Reuters) - L'ancienne ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a annoncé qu'elle renonçait à briguer la présidence de l'UMP, n'ayant pas rassemblé un nombre suffisant de parrainages, mardi, dernier jour pour le dépôt des candidatures.

Son retrait, après celui de Xavier Bertrand, qui revendiquait pourtant 8.200 parrains, renforce la perspective d'un duel entre Jean-François Copé et François Fillon.

A la question, avez-vous recueilli assez de parrainages, la députée UMP de l'Essonne a répondu "malheureusement non".

"Hier soir, au dernier pointage, j'étais à un peu moins de 7.000 et même avec le courrier du jour, ça ne passera pas", a dit Nathalie Kosciusko-Morizet sur Europe 1.

"Je le regrette parce que je n'ai pas fait cette campagne pour les parrainages, pour les collectionner, pour les échanger, pour les marchander, j'ai fait cette campagne pour être candidate et pour porter mes idées jusqu'au bout", a-t-elle ajouté.

Les candidats doivent déposer ce mardi 7.924 parrainages pour pouvoir être candidat à la tête du principal parti de droite. Chine Labbé

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Comment NKM se prépare à 2017 Par Ghislaine Ottenheimer Créé le 07-12-2011 à 05h20 - Mis à jour le 09-12-2011 à 19h47 Par Challenges.fr

PORTRAIT Forte de ses convictions, la ministre des Transports et du Logement, Nathalie Kosciusko-Morizet poursuit son ascension fulgurante. Cette charmeuse sans concessions, issue d'une lignée de politiques, vise le sommet de l'Etat.

"Enfant, j'étais un garçon manqué!"
On sourit en imaginant Nathalie Kosciusko-Morizet en gamine hirsute, mal fagotée... "Elle aimait les sports casse-cou, comme le cheval, le char à voile, raconte son père, André Kosciusko-Morizet, maire de Sèvres. A l'école communale, elle était chef de bande." Mais il précise aussitôt: "Elle était aussi soucieuse de plaire."

Garçon manqué mais élevée dans les meilleures écoles: Dupanloup, Louis-le-Grand, Polytechnique, poussée à donner le meilleur et à égaler les garçons. Au-delà de la troisième place, c'était le blâme. Explication du père: "C'est comme cela que j'ai été éduqué. Nathalie m'épatait, elle était très brillante. Elle le savait! Alors, on ne la complimentait pas trop, pour ne pas en faire une déesse!"

Ambition évidente

NKM, 38 ans, numéro trois du gouvernement, n'a pas vraiment changé: chef de bande, brillante et super-séductrice. Elle aspire même à devenir la première présidente de la République. Si elle avait dévoilé cette ambition il y a deux ans, quand, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, elle piaffait dans l'ombre de Jean-Louis Borloo, ou quand elle a été reléguée à l'Economie numérique pour cause de rébellion à l'égard de ses chefs lors du vote sur les OGM, cela aurait fait sourire. Aujourd'hui, non. "C'est d'elle que devrait se méfier Jean-François Copé", confie même le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer.

Mais comment naît une telle ambition?
La plupart des hommes invoquent un modèle, de Gaulle, Mitterrand. Ils ont souvent des comptes à régler avec leur enfance, une faille narcissique. Elle, c'est juste une évidence. Son frère, Pierre Kosciusko-Morizet, fondateur de PriceMinister, n'est pas étonné: "Elle a fondamentalement envie d'être utile. Elle a une compréhension synthétique du monde et une capacité à se projeter dans le long terme." Elle-même parle de "donner un sens à sa vie". Sensibilisation à la chose publique dès son plus jeune âge, challenge féministe, ambition, goût du défi: voilà les ingrédients!

La famille est au coeur de l'alchimie NKM.
Une mère professeure de physique quantique ; un père polytechnicien. "On a reçu une éducation austère, rigoureuse, raconte PKM. Nos parents n'étaient pas de gros blagueurs."
Un grand-père, Jacques Kosciusko-Morizet, normalien, proche de Léon Blum, ambassadeur de France aux Etats-Unis. NKM habitait chez lui quand elle préparait Polytechnique, et elle passait de longues heures à discuter du monde avec lui.
Un arrière-grand-père, André Morizet, membre fondateur du Parti communiste français, de L'Humanité, puis sénateur-maire SFIO de Boulogne. Mais l'ancêtre qui fait vibrer cette famille d'origine polonaise, c'est Tadeusz Kosciuszko.
Héros de la guerre d'indépendance américaine, leader du soulèvement contre la Russie en 1794. Une biographie vient de sortir, toute la famille en a entamé la lecture. NKM est allée plus loin: elle a appris le polonais, qu'elle parle couramment. Elle est la seule chez les Kosciusko-Morizet.

Candidate, donc. NKM n'a pas froid aux yeux. Certes, les fées se sont penchées sur elle, mais tout n'était pas prémâché. Elle a pris des risques, et surtout, beaucoup bossé. Dès l'X, elle prend la biologie comme spécialité. Puis, pour école d'application, les Eaux et Forêts. Au ministère de l'Economie, elle choisit de s'occuper d'environnement, quand d'autres se ruent vers le Trésor. "Des spécialités de filles, ironise-t-elle. En réalité, cela m'a toujours intéressée. Ma première prise de conscience, ce sont les pluies acides. J'avais 15 ans." NKM se frotte aux droits à polluer, à la fiscalité verte.

Adoubement chiraquien

A partir de là, elle est propulsée dans la sphère politique à l'allure d'un Spoutnik. Devenue la grande spécialiste des questions environnementales du RPR, elle est vite repérée. Jacques Chirac, qui l'aime bien - elle l'a conseillé au sommet de la Terre à Johannesburg -, lui trouve une circonscription de choix, la quatrième de l'Essonne. Il en fait la suppléante de Pierre-André Wiltzer, qui va être nommé ministre.
A 29 ans, la voilà donc députée. En mars 2007, elle se fait élire maire de Longjumeau. Quelques mois plus tard, aux législatives, elle obtient 46,97% des voix au premier tour face à quatorze candidats! Et entre enfin au gouvernement alors que Jacques Chirac s'y était toujours opposé. "C'est une emmerdeuse", ne cessait-il de dire. Lui qui n'aimait que les affidés.

Pas faux. Elle a la réputation d'être intraitable avec les mauvais et de jouer perso. "Elle ne laisse rien passer, reconnaît un collaborateur qui tremble devant elle. mais elle est aussi exigeante pour elle-même." Réunions en série, visites écourtées... A force de courir, NKM n'a pas toujours ménagé les susceptibilités. Et comme dit un proche: "Elle est tellement intelligente qu'elle semble parfois étonnée que d'autres le soient un peu!"

Ce caractère affirmé se manifeste aussi dans la défense de ses convictions. Et de son espace politique. Son parcours est émaillé de coups d'éclat. Voire de provocations. Exemple. Le 4 janvier 2008, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, elle accueille José Bové sur les marches du ministère. Et lui claque la bise. Bronca au sein de l'UMP.
L'altermondialiste, ennemi désigné des céréaliers, a entamé une grève de la faim pour exiger l'application de la clause de sauvegarde sur les OGM, décidée lors du Grenelle. Nombre de députés conservateurs ne lui pardonneront pas. Ils la traitent de "végétarienne anorexique".
En conseil des ministres, Nicolas Sarkozy la tance: "Il ne fallait pas l'embrasser."

Accrochée à ses idées

NKM connaît José Bové de longue date. "On a beaucoup travaillé ensemble. On se faisait la bise. On a continué, témoigne José Bové. Elle a montré qu'elle était capable de tenir. Sur les OGM, les gaz de schiste... Ses convictions sont profondes." Même si, comme Daniel Cohn-Bendit, il regrette sa fidélité à Nicolas Sarkozy qui l'empêche d'aller au bout de ses convictions. La petite phrase du président au Salon de l'agriculture sur l'environnement -"ça commence à bien faire" - a fait des ravages.

D'autant que, en pleine crise, le Grenelle de l'environnement patine.
Taxe poids lourds retardée, taxe carbone plombée, ferroutage en chute libre, rénovation thermique à la traîne... Et surtout, échec du photovoltaïque. Après avoir aidé le secteur, le gouvernement s'est aperçu que cela se traduisait par l'importation massive de panneaux solaires chinois. Bercy voulait stopper tout financement. NKM s'est battue pour sauver les meubles et faire émerger une filière créatrice d'emplois.
In fine, elle le reconnaît, le Grenelle est long à se mettre en place, mais elle veut voir le verre à moitié plein. "Il y a eu un vrai infléchissement." Développement de l'agriculture bio, de l'éolien, de l'hydrolien... Et surtout, selon elle, l'écologie ce n'est plus une question idéologique, anecdotique, mais un sujet central. Même sur le nucléaire, elle a influencé le chef de l'Etat: il faut amorcer une baisse de la part de cette énergie.

Séductrice encanaillée

Autre exemple de son caractère bien trempé. En mars 2011, après le premier tour des cantonales, où le FN enregistre un score historique, Jean-François Copé, encouragé par Nicolas Sarkozy, s'oppose à la création d'un Front républicain. NKM critique ouvertement la décision et appelle à voter PS. Elle se fait conspuer par la direction de l'UMP. Le président est furieux.
Pour mettre les points sur les i, elle publie Le Front antinational. Le livre fait un bide, mais elle a affirmé ses valeurs face à une UMP ambiguë. "L'extrême droite n'est pas un prolongement de la droite", explique-t-elle, intarissable sur ce qu'elle appelle "l'opération de charme de Marine Le Pen, une escroquerie intellectuelle".

NKM sait aussi jouer les séductrices. Quand elle reçoit, lovée dans son canapé, drapée dans un châle. Ou quand elle arrive pantalon slim et talons hauts, lors de la passation des pouvoirs avec Jean-Louis Borloo. La politique l'a encanaillée. Les années de prépa, l'X, le service militaire sur un bateau de la marine, tout n'était pas toujours fun. En se frottant à Rachida Dati - elles avaient créé leur "G 2" -, elle a appris à moderniser son look. Délaissant ses allures de nymphe violoncelliste, avec robes amples et mitaines, elle a adopté un style plus geek postmoderne.

Grisée de séduire, elle encaisse mal les échecs.
En 2009, au lendemain des européennes, François Fillon procède à un miniremaniement. Elle aimerait se hisser dans le petit cercle des vrais ministres. Elle vise la Santé. Réponse du Premier ministre: "Je ne peux pas te donner un ministère plus important, tu es enceinte." Fureur. Elle supporte mal que d'autres, moins intelligents, moins bosseurs, moins valeureux, selon elle, soient mieux traités. Nadine Morano, par exemple.

NKM déteste l'à-peu-près. Les coups de menton. "Elle n'avance que sur des sujets connus", fait remarquer Jean-Luc Mano, son coach en communication. Et cela exige du boulot. Beaucoup de boulot. Le ministère, l'un des plus lourds du gouvernement, est un nid à problèmes: trains, métro, routes, logement... "Trois ou quatre sujets chaque soir au 20-Heures", note un proche. "Avant chaque décision, elle prend un avis en interne et à l'extérieur", explique Marie-Claire Daveu, ancienne camarade des Eaux et Forêts, amie et directrice de cabinet. Pas question de se laisser enfermer. Elle bosse la finance avec des stars de la banque, comme François Henrot, associé-gérant chez Rothschild & Cie, ou Michel Cicurel, président de la Compagnie financière Edmond de Rothschild. L'économie avec le professeur François Rachline. Les tendances sociétales avec Michel Maffesoli, Edgar Morin...
Anime un think tank, ADN (Action durable novatrice). Donne des dîners où se croisent intellectuels, dirigeants d'ONG, élus, mais aussi auteurs de science-fiction, couturiers... "Elle mélange, n'est pas sectaire", témoigne Serge Orru, directeur général du WWF-France. Elle veut tout comprendre et acquérir une vision globale. "Elle est bonne sur le fond et la forme", reconnaît son adversaire PS en Essonne, Jérôme Guedj, président du conseil général.

Tout cela laisse peu de place au mari et aux enfants. Elle réserve un peu de temps pour le bain du soir. Le football le samedi... S'accorde quelques échappées, pour jouer du violoncelle, peindre, sculpter. Et surtout nager. Ou cultiver son jardin secret: jouer Bérénice. Elle répète avec Muriel Mayette, la directrice de la Comédie-Française.

Lente métamorphose

"Ambitieuse? Plus encore. Elle est "destinée", analyse Jean-Luc Mano. Avec elle, c'est "citius, altius, fortius: plus loin, plus haut, plus fort. Elle a entamé une étrange chevauchée." Jusqu'à la présidence de la République? "Je le souhaite pour la France. Elle en a la capacité intellectuelle, mais surtout, elle a des valeurs", affirme Marie-Claire Daveu. Sans que l'on connaisse vraiment les contours exacts de sa vision.
Conservatrice et rebelle, où se situe-t-elle? Entre un avenir où tout est à construire et un présent forcément insatisfaisant, elle n'arbitre pas toujours. Elle trouve le parti gaulliste trop conservateur. Mais elle aime le côté frondeur de cette famille. "C'est une réac qui essaie de se soigner", résume avec humour un de ses amis. Pour l'heure, on assiste à une lente métamorphose."Aux tressaillements de la chrysalide qui agonise pour que s'éveille le papillon", pour paraphraser Victor Hugo. Par Ghislaine Ottenheimer.

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NKM et Rachida Dati candidates à Paris en 2014, un désastre programmé pour l'UMP ? http://leplus.nouvelobs.com/contribution/783173-nkm-et-rachida-dati-candidates-a-paris-en-2014-un-desastre-programme-pour-l-ump.html Modifié le 15-02-2013 à 14h00 Par Bruno Roger-Petit Chroniqueur politique Édité par Daphnée Leportois Auteur parrainé par Benoît Raphaël

LE PLUS. Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé sa candidature aux primaires de l'UMP en vue de la municipale parisienne de 2014. Après les renoncements de Fillon et de Borloo, l'UMP n'a plus que deux candidates pour déloger les socialistes de la mairie de Paris : Dati ou NKM. Pour Bruno Roger-Petit, c'est signe d'un désastre électoral annoncé. Explications.

Sa candidature en vue de l'élection municipale de l'an prochain à peine officialisée, Nathalie Kosciusko-Morizet doit rendre des comptes comme jamais. Et les uns de ressortir sa connaissance relative du prix du ticket de métro, et les autres d'exciper la promesse de ne jamais quitter Longjumeau, et d'autres encore de crier au scandale puisque l’intéressée sera candidate dans la capitale en conservant son siège de député de l'Essonne, au cas où... Bref, les flingues de concours dotés de la puissance de feu d'un croiseur sont déjà de sortie, c'est dire si l'affaire se présente mal.

Au-delà de ce tir de barrage conjoncturel, il n'est pas ardu d'augurer de l'avenir de la candidature parisienne de l'ancienne porte-parole de Nicolas Sarkozy durant la dernière campagne présidentielle.

Rachida Dati en trouble-fête

NKM se sera pas élue maire de Paris, et, pire encore pour l'UMP, toutes les conditions sont rassemblées pour que cette aventure se termine par le plus grand désastre électoral jamais connu par la droite à Paris.

L'UMP va tenir une primaire ouverte, avec Rachida Dati en vedette trouble-fête. Le risque de dérapage existe. D'abord parce que l'UMP n'a pas la même culture que le PS s'agissant de la désignation de ses candidats.

Et aussi parce que sévit sur Paris Rachida Dati, la personnalité politique la plus capricieuse, irrationnelle et incontrôlable qui puisse être. Cette seule présence a suffi, en grande partie, à dissuader François Fillon lui-même de s'engager dans un combat préalable contre la maire du 7e arrondissement, alors qu'il ne s'estimait déjà pas être en situation de remporter, in fine, face au futur candidat socialiste.

Rachida Dati, c'est la résurrection féminine du "Richard III" de Shakespeare : qu'importe le royaume pourvu qu'elle ait un cheval pour prendre la pose pour "Paris Match".

Les renonciations de Fillon et Borloo, personnalités de premier plan, connues et reconnues, dotées d'une surface politique et médiatique supérieure à celle de NKM lui ouvrent la voie autant qu'elles l'affaiblissent. Si un ancien Premier ministre et un ancien ministre renoncent à affronter Anne Hidalgo (qui n'est pas non plus, pour le moment, une personnalité de leur calibre), c'est bien le signe qu'ils considèrent l'affaire comme jouée d'avance. NKM ne peut qu'être perçue comme une candidate par défaut, faute de mieux. Pas très mobilisateur tout ça.

S'abstenir, ce n'est pas vraiment gay-friendly

Ces handicaps politiques sont également aggravés par des handicaps personnels.

NKM incarne les années Sarkozy et les divisions entre Français qui vont avec. Elle fut toujours de ceux qui s'empressèrent de stigmatiser, dans le sillage du président, toutes les catégories de Français les plus faibles. Les chômeurs, les jeunes, les ouvriers, les enseignants, les juges, les syndicats, les homos, les pauvres, etc. Durant la dernière campagne présidentielle, avant de renier Patrick Buisson, elle fut de ceux qui reprirent en chœur tous les couplets du sarkozysme hostiles aux corps intermédiaires, aux forces de la jeunesse ou aux démunis invisibles, donc sans défense ni défenseurs.

Sa prudente abstention finale sur le mariage pour tous ne fera pas oublier qu'elle tint un temps, à l'instar d'un Laurent Wauquiez ou d'un David Douillet, des propos hostiles, blessants et humiliants sur les gays et leurs familles. Or, à Paris, ville des célibataires de toutes sexualités et de toutes conditions, ainsi que Roselyne Bachelot l'a dit à François Fillon, on ne peut pas être élu si l'on est pas un minimum gay-friendly. Du reste, la célèbre remarque de la chroniqueuse de D8, formulée avant le vote sur le texte instituant le "mariage pour tous", valait aussi pour NKM :

"Je ne sais pas ce que va voter Nathalie Kosciusko-Morizet, mais elle ferait bien de matriculer ses abattis si elle veut être candidate. Parce que, c’est ce que j’ai dit à François Fillon : être gay-friendly, ce n’est pas une condition suffisante, mais c’est une condition nécessaire !"

Ni pour ni contre, est-ce vraiment gay-friendly ? À l'évidence, non. La dérobade finale de NKM ne devrait pas faire oublier à cet électorat, qui pèse à Paris et en nombre et en influence, que NKM est tout aussi hostile aux homos et à leurs enfants que les Copé et les Mariton.

Incarnation de la haute bourgeoisie française

Enfin, dernier handicap personnel, NKM est doté d'un habitus inadapté, décalé et daté aux antipodes de ce qu'est devenu le Paris des années 2000. N'en déplaise, elle est l'incarnation de la haute bourgeoisie française de la pointe du chignon à la pointe du talon aiguille. Ce n'est pas une condamnation, c'est une constatation. NKM est une représentation politique culturellement et socialement clivante, donc excluante, surtout pour tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans cette bourgeoisie d'un autre temps.

On ne doute pas que les 6e, 7e, 8e, 16e et 17e arrondissement se reconnaissent dans cette candidate-là. En campagne, on promet un beau succès à NKM le dimanche matin, lors des sorties de messe où les fidèles s'empresseront de venir saluer, jupe écossaise et bas blancs pour les dames, loden et mocassins à glands pour les messieurs, la candidate idéale de la droite idéale.

En revanche, l'intuition autant que la raison commandent d'augurer que le succès risque d'être bien moins au rendez-vous dans les arrondissements "bobos" (et gay-friendly) du ventre de Paris (2e, 3e, 4e) ou les arrondissements les plus populaires (11e, 18e, 19e, 20e), là où l'on vote désormais à gauche à plus de 65%, quand ce n'est pas 75%. Pas besoin de commander une étude d'images à un institut de sondages pour saisir l'ampleur du handicap.

Tous ces handicaps, ainsi envisagés, et cumulés, mènent l'observateur vers une conclusion d'une implacable logique : NKM, candidate faute de mieux, faute de braves, tout droit sortie des "Illusions perdues" de Balzac, en décalage avec le Paris moderne, contrainte d'affronter la kamikaze Dati, va au-devant d'une défaite électorale de grande ampleur.

Au mieux, elle conservera le vieil ouest parisien, conservateur et passéiste, replié et frileux. Quant au pire, il est déjà là : en être réduit à choisir un candidat UMP pour la mairie de Paris entre NKM et Rachida Dati, franchement, peut-on faire pire ?

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http://www.francetvinfo.fr/mairie-de-paris-nkm-ecrase-dati-dans-un-premier-sondage_251667.html Tout juste candidate, déjà plébiscitée dans son camp. La députée de l'Essonne Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate à la primaire UMP pour la mairie de Paris, est largement en tête (57%) dans les intentions de vote des sympathisants de droite parisiens, selon un sondage OpinionWay pour Le Figaro et LCI, publié vendredi 15 février.

Parmi les sympathisants de droite - une notion plus large que celle des seuls sympathisants de l'UMP, NKM recueillerait 57% des voix contre 11% pour Rachida Dati, 4% pour Jean-François Legaret et 2% pour Pierre-Yves Bournazel. Reste que 26% des sympathisants de droite voteraient "pour un autre candidat". Des chiffres à prendre avec précaution car les intentions de vote ont été mesurées "en grande partie avant l'annonce de candidature de Nathalie Kosciusko-Morizet", jeudi en début de soirée.

Autre enseignement de ce sondage : quel que soit son opposant de droite, Anne Hidalgo, pressentie pour être la candidate du Parti socialiste pour cette élection, remporterait l'élection. Elle recueillerait 62% des suffrages face à Rachida Dati (38%), 55% des suffrages face à Nathalie Kosciusko-Morizet (45%), 54% des suffrages face à François Fillon (46%), qui ne sera vraisemblablement candidat. Entre 18% et 24% des sondés n'expriment pas d'intention de vote, selon les scénarios.

Etude en ligne réalisée du 13 au 15 février auprès d'un échantillon de 830 habitants de Paris inscrits sur les listes électorales âgés de 18 ans et plus, extraits d'un échantillon de 972 personnes, représentatif de la population parisienne âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas. Francetv info avec AFP

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"NKM" serait battue à Paris par Anne Hidalgo vendredi 15 février 2013 19h12

PARIS (Reuters) - Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a annoncé jeudi sa candidature à la mairie de Paris en 2014, arriverait en tête des primaires à droite mais serait battue par la socialiste Anne Hidalgo, selon un sondage Opinionway pour Le Figaro et LCI publié vendredi.

Dans cette enquête réalisée en grande partie avant l'annonce de la député-maire de Longjumeau (Essonne), l'ex-ministre de l'Ecologie obtiendrait 57% des voix dans le cadre de la primaire prévue par l'UMP entre la mi-avril et la mi-mai.

Elle devancerait largement la maire du VIIe arrondissement Rachida Dati (11%), celui du Ie Jean-François Legaret (4%) et l'élu du XVIIIe Pierre-Yves Bournazel (2%).

Au premier tour des élections municipales, l'ancienne porte-parole de Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2012 obtiendrait 34% face à Anne Hidalgo (35%). Au second tour, la dauphine du maire sortant Bertrand Delanoë l'emporterait largement avec 55% des voix face à NKM (45%).

Dans le cas d'une confrontation avec François Fillon, Anne Hidalgo ferait jeu égal avec l'ancien Premier ministre au premier tour (35%) et l'emporterait au second tour par 54% contre 46%.

La candidature de François Fillon est souhaitée par 44% des Parisiens et par 63% des sympathisants de droite. Mais ce dernier a implicitement renoncé à se présenter.

Le principe de primaires ouvertes aux sympathisants UMP (et non aux seuls adhérents) recueille un large soutien auprès de l'ensemble des parisiens inscrits sur les listes électorales dont 86% se disent favorables à cette mesure.

Vingt-cinq pour cent des sympathisants de droite inscrits sur les listes électorales, dont 33% UMP, se disent prêts à participer à ces primaires.

Le sondage a été réalisé du 13 au 15 février auprès d'un échantillon de 830 habitants de Paris inscrits sur les listes électorales âgés de 18 ans et plus, lui-même extrait d'un échantillon de 972 personnes. Marine Pennetier, édité par Gérard Bon

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Dailymotion: nouvelle anicroche entre Montebourg et Moscovici 2 mai 2013 à 20:22 http://www.liberation.fr/politiques/2013/05/02/dailymotion-moscovici-dement-avoir-ete-particulierement-implique_900424

Le ministre de l’Economime Pierre Moscovici et du Redressement productif Arnaud Montebourg se sont opposés par médias interposés jeudi, sur le dossier de la reprise de Dailymotion par Yahoo!, un nouvel accroc qui illustre les divergences entre les deux figures de Bercy.

La décision de bloquer le rachat de Dailymotion, filiale d’Orange, par Yahoo! a été prise «en relation avec Pierre Moscovici», a affirmé jeudi le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg.

«Nous ne pensons pas que ce soit une bonne opération d’abandonner Dailymotion entre les mains d’une société, Yahoo!, dont la santé est parfois vacillante et qui de surcroît risque de dévorer, faire disparaître Dailymotion», a-t-il ajouté à la sortie du Conseil des ministres.

Mais ces propos ont été démentis par le ministre de l’Economie: «Ce n’est pas un dossier dans lequel j’ai été particulièrement impliqué», a déclaré Pierre Moscovici.

«Sur le dossier Dailymotion, je n’ai pas eu tous les éléments en ma possession», a-t-il plus tard ajouté.

La question est d’autant plus sensible que la décision de bloquer le rachat de Dailymotion, illustration de l’interventionnisme de l’Etat chère à M. Montebourg, a été critiquée à mots couverts par le patron de France Télécom lui-même.

«Dailymotion est une filiale d’Orange et non de l’Etat. C’est le groupe, sa direction et son conseil d’administration qui gèrent ce dossier», a déclaré Stéphane Richard dans les Echos, en prenant soin d’assurer qu’il n’y avait pas de conflit entre l’opérateur et l’Etat, qui détient 27% de l’opérateur.

«Pas de bisbilles»

A Matignon, on assure qu'«il n’y a pas de bisbilles» entre les deux ministres. Il «sont responsables de leur département d’action, il est normal qu’Arnaud Montebourg ait géré ce dossier», indique-t-on en soulignant qu’il «n’a pas pris une décision (mais) exprimé des objectifs, des orientations au nom de l’Etat actionnaire».

«Quant à Pierre Moscovici, peut-être que c’était une partie de son cabinet qui était au courant mais pas lui», ajoute-t-on.

Chez M. Montebourg, on jure qu’il n’y a «pas de discorde» sur le sujet. «Il n’y a pas de mésentente», «tout le monde est aligné sur la position du gouvernement», indique-t-on.

Le dossier «était surtout suivi par le ministère du Redressement productif», complète-t-on chez M. Moscovici. «Nous, on l’a suivi à distance, alors qu’Arnaud Montebourg s’est personnellement impliqué», ajoute-t-on en reconnaissant toutefois que les deux hommes ont des lignes politiques différentes.

Pour autant, on ne peut caractériser les déclarations des deux ministres «comme une pomme de discorde», ajoute-t-on en assurant que M. Moscovici n’a pas répondu de manière polémique et n’a pas voulu créer la controverse.

Résumé de l’épisode par la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem: «la position qu’a développée Arnaud Montebourg est celle du gouvernement».

Reste que cet épisode souligne une nouvelle fois les divergences au sein du gouvernement, et plus particulièrement à Bercy, entre deux figures souvent opposées, au point de parfois participer au manque de visibilité de l’action gouvernement en matière économique.

Dans cet affrontement, c’est la ligne de M. Moscovici, réformiste et sociale-démocrate, qui prévaut au détriment de celle de M. Montebourg, chantre de changements plus radicaux de politique économique, comme l’ont illustré ses propos dénonçant début avril le «sérieux budgétaire» qui «tue la croissance».

Là encore, Pierre Moscovici a pris le contrepied en prônant une «approche équilibrée» entre réduction des déficits et croissance.

Mais M. Montebourg sait qu’il peut compter sur l’appui d’autres membres du gouvernement, comme Cécile Duflot ou Benoît Hamon, et d’une partie du Parti socialiste pour soutenir ses positions anti-austérité.

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P. Kosciuscko-Morizet : "Aucun sens" que Dailymotion reste française Pierre Kosciusko-Morizet, fondateur du site de vente en ligne priceminister.com, s'est insurgé vendredi matin sur... Europe 1, aujourd'hui à 07h54 http://www.lejdd.fr/Economie/Depeches/P-Kosciuscko-Morizet-Aucun-sens-que-Dailymotion-reste-francaise-605313

P. Kosciuscko-Morizet : "Aucun sens" que Dailymotion reste française

Pierre Kosciusko-Morizet, fondateur du site de vente en ligne priceminister.com, s'est insurgé vendredi matin sur Europe 1 contre la décision du gouvernement d'empêcher la vente du site de vidéo Dailymotion à l'américain Yahoo !.

"Nous sommes la risée d'Internet", a-t-il déclaré, expliquant que "Dailymotion est une boite globale, qui fait l’essentiel de son chiffre d'affaires hors de France. Elle a besoin d'un acteur mondial pour se développer. Si elle ne se vend pas, à Yahoo ! où à quelqu'un d'autre, elle finira par mourir".

Selon lui, le raisonnement de l'exécutif est insensé : "On a obligé Orange à acheter Dailymotion, et maintenant qu'ils veulent le revendre, en faisant un gros bénéfice, on leur interdit de le faire. Cela n'a pas de sens".

Au reste, pour Pierre Kosciusko-Morizet, "l'Etat n'a aucun moyen d'empêcher cette vente. Il peut dire qu'il n'est pas d'accord, mais en conseil d'administration, si les autres disent oui, ça se fera quand même".

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Politique | 3 juin 2013 | Mise à jour le 4 juin 2013 10 Commentaires http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Liberee-NKM-veut-gagner-Paris-611400

Libérée, NKM veut "gagner Paris" MUNICIPALES - Soulagée par sa victoire à la primaire de la droite à Paris lundi soir, Nathalie Kosciusko-Morizet doit désormais faire des choix en vue de sa campagne face à la socialiste Anne Hidalgo.

"Libre". Combien de fois Nathalie Kosciusko-Morizet a-t-elle répété ce mot lundi soir? Vingt, trente, quarante fois peut-être. "Libérée" lui va mieux. Les participants à la primaire de la droite à Paris lui ont en effet enlevé une sacrée épine du pied, en lui donnant 58,16% de leurs suffrages. Et en la désignant candidate officielle de la droite à la municipale de 2014 dès le premier tour de ce scrutin devenu piège avec le temps. "On a frôlé le ridicule", confiait même, au milieu de l'apéro célébrant la victoire à son QG de la rue de la Lune, un fervent soutien, Claude Goasguen. Il y a deux mois, les pronostics lui donnaient deux tiers des votes. Après les soutiens de la Droite forte à ses opposants, les appels des anti-mariage pour tous à la faire battre et les craintes de fraudes dans la dernière ligne droite qui ont failli faire exploser le processus, les 58% suffisent largement lundi soir.

"Certains ont voulu jouer un jeu alors qu'ils ne sont pas Parisiens, même pas élus. Les électeurs parisiens ont su faire la part des choses", a assuré l'un des premiers à la soutenir, Jean-François Lamour. "Ceux qui ont voulu faire battre la candidate en sont pour leurs frais", lançait-il encore. Dans son viseur, Guillaume Peltier et Geoffroy Didier qui soutenaient Pierre-Yves Bournazel. Après les résultats, vers 19h20, au Musée social dans le 7e arrondissement, le conseiller du 18e, "surprise" de la campagne, faisait bonne figure devant la presse. "Passé de 2% dans les sondages" à plus de 10% dans les urnes électroniques, il a salué sa "belle aventure".

Quelques minutes plus tôt, devant les résultats et face aux trois autres candidats, sans les journalistes, "il a physiquement marqué le coup", assurait un proche de NKM, présent lors de l'annonce. L'ex-maire de Longjumeau ne cachait pas son sourire face à la presse à l'issue du "dépouillement". La mine soulagée, elle filait en scooter à son QG de campagne.

"Rien ne m'a été épargnée, personne ne nous a fait de cadeau" (note dt :"Il la bourre Nazel" ???)

Là, rue de la Lune, elle est restée lucide : "Rien ne m'a été épargnée, personne ne nous a fait de cadeau" dans cette campagne, a-t-elle dit dans son bref discours. Ce fut pour elle une "longue et difficile campagne". Mais, comme elle l'a martelé, ce résultat la rend désormais "libre" : "Je n'ai de comptes à rendre à personne". Elle expliquait lundi soir cette victoire justement par les mauvais coups de ses adversaires. "Quand on a vu un risque de manipulation des uns et des autres, loin du principe d'une primaire, ça a provoqué une mobilisation plus forte des Parisiens."

Pour autant, le principe de ce processus était aussi de lancer au mieux la campagne de Nathalie Kosciusko-Morizet face à la socialiste Anne Hidalgo. "Cela n'a pas été la rampe de lancement escomptée", glissait un conseiller de la candidate, même si, a-t-il ajouté, "la primaire l'aide à sortir de la logique d'appareil".

Un arrondissement avant le 14 juillet

Car, maintenant, NKM est "libre" pour conduire sa campagne pour, comme elle l'a dit, "gagner Paris" . Comme elle n'a négocié avec personne pour être désignée, elle peut commencer à faire ce qu'elle veut. Mais les choix à faire s’amoncellent. Il va d'abord falloir se décider sur l'arrondissement dans lequel elle compte se présenter. Elle veut un "arrondissement de reconquête". Un où la droite n'est pas aux affaires et où elle peut l'emporter. "Le 9e, le 12e, le 14e", expliquent ses proches. La blague circulait entre eux lundi soir : pourquoi pas le 18e, l'arrondissement de Pierre-Yves Bournazel? La candidate se décidera avant le 14 juillet, a-t-elle confirmé au JDD.fr.

Quelle place donner également à ses anciens concurrents de la primaire? Dans son camp, certains n'y vont pas de main morte : "Bournazel n'est pas en mesure de négocier quoi que ce soit", lançait un proche. "Les autres candidats ont donné quelque fois une image politique qui n'est pas conforme à ce qu'on attendait", pestait Claude Goasguen, assurant également que la droite parisienne était désormais, après les résultats, "sortie de ses bisbilles traditionnelles".

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Tiberi : NKM «fait n’importe quoi» AFP 24 décembre 2013 à 11:19 http://www.liberation.fr/politiques/2013/12/24/tiberi-nkm-fait-n-importe-quoi_968768

L'ancien maire UMP de Paris voudrait que son fils lui succède à la mairie du Ve arrondissement.

Après un week-end noir pour la candidate UMP à la mairie de Paris Nathalie Kosciusko-Morizet, le pilonnage continue. L’ancien maire de Paris Jean Tiberi (UMP) a considéré mardi que NKM «fait n’importe quoi» dans sa campagne pour les municipales et appelé Jean-François Copé et François Fillon à l’aider «à dialoguer et à trouver des solutions».

«Elle fait n’importe quoi», a regretté sur Europe 1 l’actuel maire du Ve arrondissement, dont le fils Dominique Tiberi brigue la succession contre l’avis de NKM et de l’UMP. «Au lieu de rechercher le dialogue, elle essaie d’opposer les uns aux autres» et fait preuve d’une «volonté d’humilier, une espèce de mépris», a ajouté l’élu de 78 ans.

Il a égratigné aussi François Fillon, devenu en juin 2012 député de la circonscription et qui le «déçoit beaucoup» par le manque de soutien affiché à son fils, entré en dissidence dans le Ve contre Florence Berthout.

L’ex-Premier ministre «m’avait dit qu’il était un homme fidèle et loyal. Pour l’instant il ne l’est pas, peut-être reviendra-t-il», a lâché Jean Tiberi. «Suicide politique»

L’ancien maire de Paris, qui avait succédé en 1995 à Jacques Chirac pour un mandat, a appelé MM. Fillon et Jean-François Copé, président de l’UMP, à «prendre les choses en main dans le bon sens, non pas pour mettre de l’huile sur le feu, mais pour aider Mme Kosciusko-Morizet à dialoguer et à trouver des solutions».

«Si ce n’est pas Tiberi dans le Ve, on est sûrs de perdre : c’est une analyse arithmétique. Qu’une polytechnicienne ne comprenne pas ça, c’est affligeant», a déploré Jean Tiberi, parlant à nouveau de «suicide politique».

Pour lui, NKM «veut imposer une candidate dans le Ve parce que c’est une amie et parce qu’il faut la recaser», allusion à Florence Berthout, jusqu’alors élue du Ier arrondissement.

En octobre, à l’annonce du soutien de NKM à Mme Berthout, Jean Tiberi avait dénoncé une décision «scandaleuse et suicidaire».

Depuis lors, Dominique Tiberi, qui est un de ses adjoints à la mairie du Ve, a confirmé son intention de conduire une liste dissidente et a été suspendu de l’UMP. Comme il n’a pas «l’intention de rentrer dans un système», il ne s’associera pas à l’entreprise de Charles Beigbeder, proche de Jean-François Copé, de fédérer les dissidents, a confirmé mardi son père.

Dès mars, alors en campagne pour la primaire de désignation du candidat UMP à Paris, NKM avait dit ne souhaiter sur ses listes aucun élu ou responsable «sous le coup d’une condamnation importante».

Condamné ce mois-là en appel à dix mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité dans l’affaire des faux électeurs du Ve arrondissement, Jean Tiberi s’est pourvu en cassation, ce qui suspend l’exécution de sa peine.

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Paris : la photo de NKM fumant une clope avec les SDF fait déjà jaser Olivier Beaumont et E.Pe | Publié le 02.01.2014, 19h19 | Mise à jour : 21h06 http://www.leparisien.fr/municipales-2014/paris-75/paris-la-photo-de-nkm-fumant-une-clope-avec-les-sdf-fait-deja-jaser-02-01-2014-3457113.php

Décontractée, veste de cuir, cigarette au bec, Nathalie Kosciusko-Morizet contre un mur aux côtés de quelques SDF. Cette photo, parue sur une double page dans l'hebdomadaire VSD ce jeudi, a fait sensation et suscité aussi une vague de railleries sur le réseau social Twitter. Les internautes la soupçonnant d'avoir «monté» un plan com'.

«Ce n'est pas une opération de com'»

Dans l'entourage de l'ancienne ministre de l'Ecologie, on s'agace de la polémique naissante autour de cette photo. «Ce n'est absolument pas une opération de com' !», s'emporte un membre de sa garde rapprochée, en prenant connaissance de cette double-page publiée dans VSD. «Il se trouve qu'un photographe de l'agence Sipa la suivait à l'occasion de cette maraude. Ce qui est exceptionnel, car en général elle fait plutôt ce genre de sortie sans journaliste.
Et puis des maraudes, elle en fait tout le temps», poursuit-il, rappelant «qu'au cours de la semaine, NKM est aussi allée à la rencontre de prostituées parisiennes et à même passé une nuit au coeur des urgences».

Ce que ne dit pas la photo, c'est que la rencontre entre la candidate à la mairie de Paris et les SDF, qui s'est déroulée le 24 décembre au matin dans le XIVe arrondissement de la capitale, en compagnie des hommes de la Protection civile, se fait.. en langue polonaise. «Il s'agissait en effet de Polonais originaires de la ville de Szczecin, raconte un témoin de la scène. En fait Nathalie, qui parle quelques rudiments de polonais a engagé la conversation avec eux. Et l'un d'entre eux, lui a même demandé une cigarette ! Ce qu'elle a fait en toute décontraction».

Des explications qui n'empêchent pas les twittos d'ironiser :

L'hebdomadaire VSD qui publie la photo l'a lui même titrée : «Un autre moment de grâce pour NKM», allusion à sa précédente déclaration, elle aussi tournée en dérision, sur les bonheurs que lui procurait le métro parisien. LeParisien.fr

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Paris : Anne Hidalgo vante son projet pour l'avenue Foch le Jeudi 23 Janvier 2014 à 18:21 mis à jour à 18:57 http://www.franceinfo.fr/politique/paris-anne-hidalgo-vante-son-projet-pour-l-avenue-foch-1292649-2014-01-23 Par Baptiste Schweitzer

La candidate socialiste à la maire de Paris, Anne Hidalgo, s'est rendue, jeudi, avenue Foch dans le très chic 16e arrondissement de Paris. Elle a apporté son soutien à un projet d'architectes qui veut développer la mixité sociale dans ce quartier huppé et désenclaver l'université Paris-Dauphine.

Le projet imaginé par les architectes est simple, mais fait déjà grincer quelques dents. Ils entendent réaménager l'avenue Foch, longue d'1,3 km entre la porte Dauphine et l'Arc de Triomphe. Pour l'instant offerte aux voitures, l'avenue serait transformée en vaste place publique bordée d'immeubles et de commerces. La circulation serait limitée à des contre-allées.

Un projet salué par Anne Hidalgo. La candidate socialiste s'est rendue dans le 16e arrondissement de Paris ce jeudi et l'a qualifié de projet "de dimension internationale" qui ferait "rentrer le bois de Boulogne dans Paris". Elle y voit une chance pour le 16e arrondissement de "prendre part à la mixité sociale de Paris".

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Municipales à Paris : Hidalgo accentue son avance sur Kosciusko-Morizet Le Monde.fr avec AFP | 29.01.2014 à 08h24 • Mis à jour le 29.01.2014 à 10h03 http://www.lemonde.fr/paris/article/2014/01/29/municipales-a-paris-hidalgo-creuse-legerement-l-ecart-face-a-nkm_4356068_1779311.html

La liste de la candidate socialiste Anne Hidalgo accentue son avance sur celle de sa rivale UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet, et ce, au premier comme au second tour, selon un sondage IFOP pour Le Parisien/LCI et Europe 1, publié mercredi 29 janvier.

Ainsi, 39,5 % des personnes interrogées envisagent de voter pour Mme Hidalgo, un score similaire à celui du précédent sondage des 2 et 4 janvier. Mme Kosciusko-Morizet perd par contre 2 points, et passe de 38,5 % au début de janvier à 36,5 %.

Le Front national recule quant à lui d'un point, à 8 % ; la liste du Parti de gauche de Danielle Simonnet est à 6 % — en hausse d'un point ; la liste Europe Ecologie Les Verts recueille 5,5 % parmi les sondés, contre 6 % au début de janvier.

Au second tour, Anne Hidalgo obtiendrait 54 % des votes, contre 52,5 % au début de janvier – une avance supérieure à celle mesurée par les deux précédents sondages.

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Mariage gay : pour NKM, abroger la loi n'est "ni souhaitable ni possible" Le Point - Publié le 17/11/2014 à 09:29 - Modifié le 17/11/2014 à 10:03 VIDÉOS. L'ex-ministre, qui soutient Nicolas Sarkozy dans sa candidature à la tête de l'UMP, se déclare lundi en total désaccord avec ses propos sur la loi Taubira. http://www.lepoint.fr/politique/mariage-gay-pour-nkm-abroger-la-loi-n-est-ni-souhaitable-ni-possible-17-11-2014-1881750_20.php

Nathalie Kosciusko-Morizet, soutien de Nicolas Sarkozy dans la course à présidence de l'UMP, l'a contredit lundi en assurant que l'abrogation de la loi sur le mariage homosexuel n'était "ni souhaitable ni possible". Interrogée par Europe 1 sur les propos de l'ancien chef de l'État parlant samedi d'abroger ce texte, celle qui fut sa porte-parole de campagne en 2012 a tranché : "Je ne suis pas du tout d'accord avec cette orientation." "Je crois que l'abrogation de la loi Taubira n'est ni souhaitable ni possible."

L'ex-ministre a rappelé qu'elle s'était "battue dans le précédent quinquennat pour qu'on aille dans le sens d'une union homosexuelle, qu'on aille au bout de cette promesse qui était celle de Nicolas Sarkozy en 2007". "Je n'aurais pas fait la loi comme ça", a-t-elle relevé, expliquant son abstention au moment du vote. "Je n'ai pas aimé notamment la méthode qui a cherché à cliver les Français. N'empêche que maintenant elle est faite et je ne crois pas qu'il soit souhaitable en aucune manière de l'abroger." Et par ailleurs "je ne crois pas que cela soit possible : le Conseil constitutionnel a une jurisprudence constante sur la question, il ne revient pas sur de nouveaux droits qui ont été donnés".

"Ça fait longtemps qu'il dit qu'il veut réécrire la loi"

Redisant son soutien à Nicolas Sarkozy, la députée et chef de l'opposition municipale parisienne a ajouté : "Cela ne m'amène en aucune manière à céder sur mes convictions" qui "sont constantes". "Que vous disiez : abroger, récrire... On peut avoir des débats à l'infini là-dessus, mais je ne suis pas favorable à ce qu'on touche à la loi Taubira", a dit NKM, même si elle admet qu'on puisse la préciser, sur la GPA par exemple. "Je rencontre beaucoup de ces Français moins allants que moi dans cette direction, y compris qui ont manifesté contre, qui aujourd'hui disent : on ne va pas rouvrir cette plaie-là, il y a d'autres urgences." L'idée de deux mariages différents évoquée par Nicolas Sarkozy lui semble irréalisable : "se côtoieraient différents types de mariés : les mariés d'avant la loi, de pendant la loi, d'après la loi". Ce n'est "pas possible".

Elle n'a cependant pas vu de volte-face de son champion : "Ça fait longtemps qu'il dit qu'il veut réécrire la loi" et "d'une manière ou d'une autre revenir dessus". Invité samedi à un débat par Sens commun, une association née au sein de l'UMP dans le sillage de la Manif pour tous, l'ancien président a employé pour la première fois le terme d'"abrogation", après avoir été chahuté par l'assistance pour avoir dans un premier temps défendu une "réécriture" de la loi.

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Mariage pour tous : Juppé s'oppose à Sarkozy, "on ne reviendra pas dessus" 136 commentaires Publié le 17/11/2014 à 13h29 , modifié le 17/11/2014 à 14h22 par Jefferson Desport http://www.sudouest.fr/2014/11/17/mariage-pour-tous-juppe-s-oppose-a-sarkozy-on-ne-reviendra-pas-dessus-1738795-625.php "On ne reviendra pas dessus", précise Alain Juppé à propos de la loi Taubira. Toutefois, s'il est favorable à ce que des couples de même sexe puissent adopter, il reste contre la GPA

Alors que plusieurs sarkozystes - Nathalie Kosciusko Morizet, Christian Estrosi, Roger Karoutchi... - n'ont pas hésité à faire savoir qu'ils n'approuvaient pas la proposition de Nicolas Sarkozy d'abroger la loi Taubira, une autre voix dissonante s'est fait entendre, ce lundi. Celle d'Alain Juppé. Le maire de Bordeaux, candidat à la primaire UMP de 2016, a également pris le contre-pied de l'ancien locataire de l'Elysée.

"Je ne porte pas de jugements sur les uns ou les autres. La société française, qui est bousculée depuis des années par une crise qui n'en finit pas, a besoin d'apaisement. Et si on veut apaiser, il faut éviter de ranimer des controverses qui divisent profondément." Une critique qui s'adresse bien entendu à Nicolas Sarkozy.

Sur le mariage pour tous, Alain Juppé se veut sans ambiguïté : "Dans l'évolution de notre société, nous avons franchi une étape. Cette aspiration-là, fait partie des acquis et on ne reviendra pas dessus. C'est la raison pour laquelle abroger la loi Taubira n'est pas une bonne idée."

Quant aux questions que posent le mariage pour tous, Alain Juppé assure avoir "approfondi sa réflexion" sur le sujet.

Sur l'adoption d'un enfant par un couple de même sexe, il se prononce pour : "Je pense que l'acte de faire naître un enfant est un acte d'amour entre un homme et une femme. Il n'y a pas à sortir de là. En revanche, quand l'enfant est là, il faut lui permettre de s'épanouir dans la sécurité pour son bien être et son avenir et dans ce cas là, on peut envisager l'adoption par une personne seule, par un couple hétérosexuel ou par un couple homosexuel."

Sur la GPA, la gestation pour autrui, là, par contre, il ferme la porte: "Là où la barrière ne doit pas être franchie, c'est évidemment sur la GPA, qui n'est pas autre chose qu'un marché, un marché des bébés, d'êtres humains. Il faut prendre toutes les dispositions légales pour l'interdire efficacement."

Sur la PMA, la procréation médicalement assistée, il y est favorable mais dans un seul cas : "De mon point de vue, elle doit être réservée à un couple hétérosexuel en situation de stérilité physique. C'est sans doute sur ce point que la loi Taubira méritera d'être amendée, modifiée ou précisée, sans pour autant qu'il soit nécessaire de l'abroger."

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François Fillon campe sur ses positions concernant le mariage pour tous. L'ancien Premier ministre souhaite une réécriture de la loi. Le Point - Publié le 16/11/2014 à 19:38 - Modifié le 17/11/2014 à 06:44 http://www.lepoint.fr/politique/mariage-homosexuel-fillon-veut-reecriture-la-loi-16-11-2014-1881660_20.php

Mariage homosexuel : Fillon veut récrire la loi

Samedi, Nicolas Sarkozy s'est prononcé pour l'abrogation de la loi Taubira. Ce dimanche, c'est au tour de l'ancien Premier ministre UMP François Fillon, de prendre position. Il estime impossible son abrogation "pour des raisons juridiques", mais prône sa réécriture sur deux points. Interrogé sur le revirement de Nicolas Sarkozy, qui s'est finalement prononcé pour une abrogation, M. Fillon a répondu sur BFMTV : "J'ai toujours eu la même position depuis le début."

Après avoir observé que "ce sont des sujets difficiles qui touchent à des convictions très intimes" et assuré qu'il "écoute tous les avis et (...) ne condamne pas ceux qui ont des positions différentes", le candidat à la primaire UMP a rappelé : "Depuis le début, même avant que le texte soit voté - j'ai voté contre -, j'ai toujours dit : Si ce texte est voté, il ne pourra pas être abrogé pour des raisons juridiques, le Conseil constitutionnel s'y opposera, il y a des droits qui ont été créés."

François Fillon contre la GPA

Convaincu que "la majorité des membres de (sa) famille politique n'est pas hostile à la reconnaissance du mariage entre homosexuels, en tout cas à la reconnaissance de l'amour entre les homosexuels", le député de Paris a noté avoir "dit depuis le début, depuis des mois et des mois, que ce texte devrait être réécrit sur deux sujets" pour "préciser" le recours à l'adoption et pour "interdire" la gestation pour autrui (GPA, mères porteuses).

La GPA ne figure pas dans la loi Taubira ouvrant le mariage et l'adoption aux couples de même sexe. Manuel Valls a répété début octobre l'opposition de la France à la gestation pour autrui et assuré que "la réflexion" engagée sur le cas des enfants nés de GPA à l'étranger et vivant en France allait "se poursuivre", "le temps nécessaire".

Mais "si vous donnez par la loi les mêmes droits à un couple homosexuel et un couple hétérosexuel, comme c'est le cas aujourd'hui avec la loi Taubira, vous allez m'expliquer comment un jour la Cour européenne des droits de l'homme ne dira pas qu'il faut les mêmes droits pour les mères porteuses", a jugé également début octobre un proche de François Fillon, le député UMP Jérôme Chartier.

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La Tour Triangle fait les frais du duel entre Hidalgo et NKM Par Gaëlle Macke Publié le 18-11-2014 à 07h55 Mis à jour à 10h04 Challenges.fr http://www.challenges.fr/france/20141117.CHA0327/la-tour-triangle-fait-les-frais-d-un-duel-hidalgo-nkm.html

Le Conseil de Paris a bloqué la construction d’un monument phare, censé booster l’attractivité de Paris auprès des investisseurs internationaux. Pour des raisons éminemment politiques.

Gros revers pour Anne Hidalgo. Par 83 voix contre 78, le Conseil de Paris a refusé de déclasser la parcelle du Parc des expositions de la Porte de Versailles, bloquant ainsi la construction de la très controversée Tour Triangle.

La maire de Paris savait ne pas avoir de majorité, privée des voix des écologistes, opposants de toujours à l’érection de cette haute tour de bureaux. Or la droite parisienne, initialement favorable à ce grand projet d’urbanisme très soutenu par les milieux économiques, a viré de bord sous la houlette de sa nouvelle chef Nathalie Kosciusko-Morizet, qui y a vu le moyen de se démarquer pendant la campagne municipale.

La maire de Paris a tenté un coup de poker en imposant un vote à bulletin secret. En vain. Anne Hidalgo a beau contester la légalité du scrutin, qu’elle compte déférer devant le tribunal administratif car "des conseillers de Paris ont délibérément montré leur bulletin préalablement au passage devant l'urne", la Tour Triangle, initié par Bertrand Delanoë en septembre 2008, dont la demande de permis de construire a été déposé en mai, reste pour l’heure dans les cartons.

No comment du promoteur

NKM peut être contente de sa petite revanche: mettre sa rivale en échec sept mois après son élection sur un projet dont elle a fait un fer de lance de sa mandature, c’est un joli coup politique. Mais, sur le plan économique, est-ce une bonne décision? Après tout, le promoteur, la foncière Unibail-Rodamco –qui ne souhaite pas commenter ce vote- comptait investir 520 millions d’euros et promettait de créer 5.000 emplois pendant la durée des travaux, et 5.000 en période d’utilisation.

De plus, la pyramide effilée de 42 étages imaginée par les architectes stars suisses Jacques Herzog et Thierry de Meuron, qui aurait été le troisième plus haut building derrière la tour Eiffel et la tour Montparnasse, était vantée comme un nouveau monument phare, censé booster l’attractivité de Paris auprès des investisseurs internationaux.

NKM en conteste cependant la pertinence économique: "Certes ça générera des emplois dans le BTP mais pas d’emplois durables. Et pourquoi ajouter encore 80.000 m² de bureaux dans un quartier où ils sont déjà pléthoriques et alors que 800.000 m² de bureaux de seconde main ne trouvent déjà pas preneur à Paris?"

La maire ne désarme pas

De fait, la tour Cristal (XVe) et la tour Montparnasse (XIVe) peinent à faire le plein. Argument contré par Guillaume Poitrinal, ex-PDG d’Unibail qui avait monté l’opération: "L’offre de bureaux parisienne souffre d’obsolescence. Les entreprises cherchent aujourd’hui des locaux plus confortables, de grands plateaux et sont aussi sensibles au geste architectural. Il n’y aurait eu aucun problème pour remplir cette tour!» Jean-Louis Missika, adjoint à l’urbanisme, ne décolère pas: «Pas une ville au monde ne refuserait un investissement privé de grande ampleur, générateur d’emplois et qui ne coûte pas un centime au contribuable, pour lequel nous avons pris toutes les garanties architecturales et environnementale!"

Anne Hidalgo, elle, pressentant un rejet possible du Conseil de Paris, avait déjà assuré vouloir défendre coûte que coûte le projet et être prête à le revoir pour tenir compte des arguments des opposants. On reproche à cette tour de n’offrir que des bureaux? Pourquoi ne pas y installer un incubateur de start-up ou un espace culturel? "Je reste déterminée. Ce bâtiment marquera l’histoire architecturale de Paris: il véhiculera une image moderne de la capitale à l’étranger." Mais, sur ce dossier, pas sûr que sa volonté suffise. Gaëlle Macke pour ChallengeSoir

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Pour devenir vice-présidente de l’UMP, NKM a demandé une « liberté de parole » Le Monde.fr | 03.12.2014 à 22h58 • Mis à jour le 04.12.2014 à 17h48 | Par Matthieu Goar et Alexandre Lemarié http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/12/03/ump-quelques-nominations-pas-encore-d-organigramme_4533815_823448.html

L’ancienne porte-parole de la campagne présidentielle de 2012 de Nicolas Sarkozy a finalement été nommée, jeudi 4 décembre, vice-présidente déléguée de l’UMP. Un poste prestigieux, mais qui ne lui donne pas les commandes sur la logistique du parti. Un communiqué précise qu’elle aura une « totale liberté de parole ». « Elle sera chargée de la refonte des statuts du mouvement, de la rénovation du parti, des relations avec les autres formations politiques », précise le court texte. NKM occupera donc une fonction de réflexion sur les thématiques et la stratégie.

L’ancienne candidate à la mairie de Paris a eu beaucoup de mal à accepter ce poste. Lundi, elle avait déclaré à Nicolas Sarkozy qu’elle ne prendrait aucune fonction si Laurent Wauquiez devenait secrétaire général. Le député de Haute-Loire est en effet sur une ligne très droitière, alors que NKM est favorable au mariage pour tous et qu’elle a fait campagne à Paris avec la centriste Marielle de Sarnez. Lundi soir, la ligne était coupée entre Mme Kosciusko-Morizet et le nouveau président de l’UMP. Pendant deux jours, les entourages ont négocié pour que son périmètre soit élargi. Jeudi matin, NKM a demandé elle-même à M. Sarkozy de pouvoir conserver sa « liberté de parole » et que cette expression soit communiquée à l'AFP. Une demande acceptée par l’ancien chef de l’Etat, qui ne pouvait pas se séparer de son acienne porte-parole.

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L'UMP démet de ses fonctions Fatima Allaoui : "Je regrette cette décision" Propos recueillis par Philippe Mouret 16 décembre 2014 http://www.midilibre.fr/2014/12/15/l-ump-demet-de-ses-fonctions-la-biterroise-fatima-alloui,1098455.php

L 'UMP a démis de ses fonctions une secrétaire nationale, la Biterroise Fatima Allaoui, car celle-ci était également adhérente depuis un mois d'un petit parti d'extrême droite allié au FN, le Siel, a indiqué le parti lundi dans un communiqué.

"Mme Allaoui, conseillère régionale UMP de Languedoc-Roussillon (...) a admis avoir adhéré il y a un mois, à un parti d'extrême droite (notedt, souverainiste). Dans ces conditions, sa responsabilité de secrétaire nationale lui est retirée", indique l'UMP dans son communiqué.

L'UMP avait nommé Fatima Allaoui vendredi 12 décembre secrétaire nationale à la formation thématique. Son nom avait été soufflé par la vice-présidente du parti, Nathalie Kosciusko-Morizet, comme elle l'a reconnu ce lundi matin sur France Info : "J'ai proposé cette jeune femme. J'ai trouvé qu'elle avait un parcours de qualité. C'est une jeune femme qui avait à la fois des compétences, conseillère régionale de Languedoc-Roussillon, et par ailleurs un parcours issu de la diversité, et je souhaite promouvoir dans l'organigramme du parti des personnes au profil différent". NKM a affirmé au micro de nos confrères qu'elle n'était "absolument pas" au courant que Fatima Allaoui était membre du Siel. "Je la recevrai dès cet après-midi et si c'était confirmé, on en tirerait toutes les conséquences", s'est défendue l'élue parisienne. C'est désormais chose faite.

Fatima Allaoui : "Je regrette cette décision infondée, résultat de pressions locales"

Interrogée lundi soir par Midi Libre, Fatima Allaoui donne son interprétation des événements depuis la révélation par Libération de son adhésion au Siel. "J'ai pris acte de mon exclusion du secrétariat nationale de l'UMP. Je regrette cette décision infondée, qui n'est que le résultat de pressions locales exercées sur la direction nationale de mon ancien parti. Celles et ceux qui me connaissent, savent que je n'ai jamais transigé sur les valeurs fondamentales de la République. Mon exclusion est la victoire de ceux qui dans l'Hérault tentent de masquer leur médiocrité et leurs échecs politiques. Des échecs qui ont d'ailleurs été clairement évoqués par Nicolas Sarkozy, samedi, en réunion des cadres du parti".

Et maintenant ? "Aujourd'hui je n'accuse personne. Je ne suis pas dans la haine. mais je dirai que, souvent, les inquisiteurs sont des lâches. Plus que jamais je suis candidate aux élections départementales sur le canton de Béziers 2 (...) Et j'ai également décidé de quitter le groupe UMP au Conseil régional" a précisé Fatima Allaoui.

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Doubs: Kosciusko-Morizet prône de voter PS Par Le Figaro.fr avec AFP Mis à jour le 02/02/2015 à 10:31 Publié le 02/02/2015 à 09:39 http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/02/02/97001-20150202FILWWW00068-doubs-kosciusko-morizet-prone-de-voter-ps.php

La vice-présidente déléguée de l'UMP Nathalie Kosciusko-Morizet prône "à titre personnel" de voter PS "contre le Front National" après l'élimination de l'UMP dans la législative partielle du Doubs, et défendra cette position demain lors du bureau politique du parti.

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NKM s'offusque de la peopolisation des politiques... dans "Closer" Le Point le 25/07/2015 à 16:09 http://www.lepoint.fr/politique/nkm-s-offusque-de-la-peopolisation-des-politiques-dans-closer-25-07-2015-1951460_20.php#xtor=CS3-192

NKM s'offusque de la peopolisation des politiques... dans "Closer" La députée Les Républicains de l'Essonne prône le "respect de la vie privée", tout en évoquant la sienne, dans les colonnes du magazine people.

"Je suis pour le respect de la vie privée, d'autant que c'est aussi le respect de la vie privée du conjoint", déclare NKM dans "Closer".

Nathalie Kosciusko-Morizet n'aime pas le mélange des genres. Et c'est paradoxalement dans une longue interview au magazine Closer que la vice-présidente déléguée des Républicains s'est émue de la peopolisation de la vie politique. "Je suis pour le respect de la vie privée, d'autant que c'est aussi le respect de la vie privée du conjoint. C'est déjà dur pour lui d'être avec quelqu'un dans la lumière", estime-t-elle, évoquant son époux. "Je suis contre la peopolisation de la vie politique", assène-t-elle encore.

Pourtant, NKM n'a pas hésité, alors en pleine campagne pour les municipales à Paris en mars 2014, à prendre la pose avec ses deux fils dans le magazine Gala . "Sur mes enfants, j'ai un peu évolué. Je ne les mets pas en avant, mais je ne les cache plus non plus", déclare-t-elle à Closer. La députée de l'Essonne a aussi laissé Paris Match la photographier, enceinte, se livrant sur son futur accouchement et l'allaitement. Avec le recul, "cette photo, je ne la regrette pas. Mais je ne la referais pas aujourd'hui, car je n'en aurais plus besoin", lance NKM. Encore enceinte, et toujours dans Paris Match, elle avait joué les nymphes, habillée d'une robe vaporeuse, lors d'une séance photo bucolique dans la forêt en 2005.

NKM succède à Mélenchon

Abordant son image "distante" et l'anecdote de ses "bottes Hermès" – une paire à 1 700 euros achetée à l'époque où elle était porte-parole du candidat Sarkozy, révélait Le Point en 2012 –, NKM reconnaît que "parfois, ça [la] blesse".

Celle qui briguait en 2014 la mairie de Paris évoque aussi sa meilleure ennemie. "J'aime beaucoup Rachida Dati", commence-t-elle, avant de noyer l'ex-garde des Sceaux sous un flot de critiques déguisées. "Vous le savez aussi bien que moi, elle s'emporte, parfois. Je suis vraiment embêtée qu'elle parte en guerre contre moi et contre beaucoup d'autres d'ailleurs. Elle s'isole, c'est dommage", estime NKM à l'encontre de celle qui avait déclaré avoir plus "d'affinités personnelles" avec Anne Hidalgo qu'avec la vice-présidente des Républicains.

NKM est la seconde figure politique à avoir accepté cette interview-fleuve au magazine Closer. En décembre dernier, c'est Jean-Luc Mélenchon qui s'y exprimait, affirmant que Valérie Trierweiler était "partie dans un délire" vis-à-vis de François Hollande.

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Les Républicains : évincée, NKM dénonce "une vieille idée stalinienne" Publié à 14h07, le 14 décembre 2015, Modifié à 15h47, le 14 décembre 2015 http://www.europe1.fr/politique/nkm-ecartee-des-republciains-une-vieille-idee-stalinienne-2635915

La numéro 2 des Républicains a vivement réagi à l'annonce de son éviction lors du prochain changement d'équipe dirigeante au mois de janvier.

Nathalie Kosciusko-Morizet, actuellement numéro deux du parti Les Républicains, va être évincée et ne fera pas partie de la nouvelle direction qui sera annoncée en janvier, ont indiqué lundi des sources concordantes. "Evincée au moment où on lance un débat, c'est une vieille idée stalinienne", a-t-elle réagi en sortant du bureau politique du parti qui se tenait lundi matin.

Marquer contre son camp. Nicolas Sarkozy a insisté sur "ceux qui marquent des buts contre leur camp" et sur le bien-fondé de la ligne "claire" qui a "payé". NKM, qui avait fortement critiqué la ligne du "ni PS ni FN" défendue par l'ancien chef de l'Etat, avait été désignée numéro deux du parti après l'élection de Nicolas Sarkozy fin novembre 2014.

Une liberté de parole dérangeante. A l'issue du premier tour des régionales, NKM était la seule avec Jean-Pierre Raffarin à s'être opposée à la ligne "ni retrait, ni fusion". Dimanche soir encore après le second tour, elle s'en est prise de nouveau à ce principe, se disant "heureuse" que les électeurs "n'aient pas appliqué le ni-ni". NKM, qui revendique sa liberté de parole, est pressentie pour participer à la primaire de la droite et du centre qui doit se tenir en novembre 2016 en vue de désigner le ou la candidat(e) à la présidentielle.

Juppé solidaire de NKM. En début de conseil municipal lundi, le maire de Bordeaux, Alain Juppé a réagi à l'éviction de Nathalie Kosciusko-Morizet en déclarant : "L'exclusion n'est jamais une bonne réponse".

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NKM candidate à la primaire de la droite Par Direct Matin avec AFP Mis à jour le 9 Mars 2016 à 06:37 Publié le 8 Mars 2016 à 20:22 http://www.directmatin.fr/politique/2016-03-08/nkm-candidate-la-primaire-de-la-droite-724548

Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé mardi 8 mars sa candidature à la primaire de la droite pour l'élection présidentielle de 2017 qui se déroulera au mois de novembre.

Oui je suis candidate, je suis candidate à la primaire", a-t-elle déclaré. "Je suis candidate pour donner à chacun la maîtrise de sa vie" et "pour porter une conception complètement différente du pouvoir", a-t-elle ajouté, assurant qu'elle aurait les parrainages nécessaires.

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L'Express 11-03-2016 - 12:57 NKM divorcée: "Je viens d'enlever mon alliance"

A 42 ans, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a annoncé être candidate à la primaire de la droite le 8 mars, a confié au ELLE être séparée de son mari.

Nathalie Kosciusko-Morizet est célibataire. Et c'est dans les pages du magazine féminin ELLE qu'elle a souhaité le faire savoir. Alors qu'elle accordait un entretien à l'hebdomadaire fin février, juste avant la sortie de son livre Nous avons changé de monde, elle confie: "J'ai divorcé il y a trois jours, je viens d'enlever mon alliance."

Mariée depuis 2003 avec l'énarque Jean-Pierre Philippe, la candidate à la primaire de la droite est maman de deux garçons, Paul-Elie, 10 ans, et Louis-Abel, 6 ans, très proches de leur grand-mère paternelle. Cette dernière veille d'ailleurs sur eux pendant l'interview avec ELLE.

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«Lobbies sionistes»: Jean-Frédéric Poisson «regrette» l'interprétation de ses propos. 20 Minutes avec AFP Publié le 21.10.2016 à 07:37 Mis à jour le 21.10.2016 à 16:14

PRIMAIRE Jean-Frédéric Poisson a affirmé que « la proximité de Clinton avec les super-financiers de Wall Street et sa soumission aux lobbies sionistes sont dangereuses pour l’Europe et la France »...
La polémique enfle après les propos de Jean-Frédéric Poisson sur les « lobbies sionistes » aux Etats-Unis. La candidate à la primaire de la droite Nathalie Kosciusko-Morizet a saisi ce vendredi la Haute Autorité de la primaire après des propos tenus par l’un de ses adversaires dans cette compétition. « Thèses complotistes. Antisémitisme. Je saisis demain la Haute Autorité de la primaire », a tweeté Kosciusko-Morizet, en ajoutant le mot-clé #Poisson et une photo de l’intéressé pour lever toute éventuelle ambiguïté.
Dans un entretien à Nice-Matin paru mercredi, Poisson a affirmé que « la proximité de [la candidate à la présidence américaine Hillary] Clinton avec les super-financiers de Wall Street et sa soumission aux lobbies sionistes sont dangereuses pour l’Europe et la France ». « Je regrette infiniment que ces mots aient pu être interprétés comme de la haine »
Jean-Frédéric Poisson a réagi ce vendredi en expliquant ressentir cette interprétation « comme une injure ». « De ma part, c’est un commentaire sur le contenu de la vie politique américaine et si j’avais dû dire “groupe de pression” pour donner à mon vocabulaire un caractère moins corrosif dans la vie politique en France, je veux bien parler de groupe de pression », a-t-il déclaré sur France Info..
«Je regrette infiniment que ces mots aient pu être interprétés comme de la haine à l’égard du peuple juif ou de l’Etat d’Israël : cette haine m’est totalement étrangère, je la combats, et je condamne, comme je l’ai toujours fait, l’antisémitisme tout autant que l’antisionisme », a par la suite écrit le député des Yvelines dans un courrier à Francis Kalifat, président du Crif.
« Je regrette que mes propos aient pu vous blesser ou causer des craintes ou des doutes dans votre esprit. J’ai manifesté en bien des occasions mon soutien indéfectible aux juifs de France. Je condamne avec la dernière énergie toute forme d’antisémitisme. Je ne partage aucune des thèses conspirationnistes. C’est très clair », a-t-il ajouté.

Le Crif, Le Maire et Solère condamnent

Les propos de Jean-Frédéric Poisson ont par ailleurs été condamnés par Bruno Le Maire, qui participait jeudi soir à L’Emission Politique sur France 2. « Il y a dans notre pays des actes antisémites qui vont jusqu’à l’assassinat et je ne comprends pas qu’on puisse tenir de tels propos. Je le condamne et ce sera aux électeurs de juger », a-t-il dit.
Dans la journée de jeudi, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) avait demandé à « la Haute Autorité de la primaire de la droite et du centre une condamnation ferme des propos » de Poisson. Avec cette déclaration, le candidat « se place en dehors du cadre de la primaire et s’installe aux côtés d’un Alain Soral ou d’un Dieudonné, dont il épouse les thèses », selon son président Francis Kalifat.
Thierry Solère, député LR et président de la Commission d’organisation de la primaire de la droite, a déjà indiqué que cette question serait à l’ordre du jour de la prochaine réunion de la commission le 26 octobre.
« En tant que député de Boulogne/Boulogne-Billancourt, je condamne avec la plus grande force les propos de Jean-Frédéric Poisson », a affirmé Solère. « Dans notre pays, l’évocation du « lobby sioniste » n’a pas la même signification qu’aux Etats-Unis », cette expression « nourrit les thèses conspirationnistes et a un caractère insidieusement antisémite », a-t-il ajouté.

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