Valérie Roux épouse Pécresse (HEC, ENA)

01 décembre 2019. Contre Dati à la Mairie de Paris (lol ?)
22 septembre 2019. Contre Macron, et Bertrand, pour la présidentielle future (?)
5 juin 2019. Après l'échec de Wauquiez aux Européennes Valérie la joue perso, comme frère Bertrand

24 août 2018. Pécresse veut la place de Wauquiez
20/22 février 2018. Bashing Wauquiez, Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, Alain Juppé aux premières loges ; chez Marthe Ichou de RTL, contre Idalgo, Wauquiez, vers la Pésidentielle ?

27 novembre 2017. L'anti Wauquiez flirte avec Hidalgo, et Macron (???)

29 mars 2009. Portrait du Parisien
23 mars 2009. Portrait du Figaro
22 mars 2009. La "mère de famille" bat le gay de la nomemclature, soutenu par Dadu et Jean

Portrait. Valérie Pécresse, l'étoile montante de l'UMP Sophie de Ravinel lefigaro.fr 23/03/2009 | Mise à jour : 15:47 |

Quel que soit le résultat l'an prochain, à l'heure des véritables élections, Valérie Pécresse en sortira gagnante.«Elle a su incarner la capacité à renouveler la droite en Ile-de-France, ses méthodes et ses hommes», dit-on d'elle.
À 41 ans, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche aspire à jouer les premiers rôles à droite.

Valérie Pécresse disait en 2002 des femmes engagées en politique : «Elles doivent être assez solides pour supporter la brutalité de ce milieu.» Solide, elle l'est assurément. Ambitieuse également. Sans doute aussi heureuse aujourd'hui d'avoir emporté sa première victoire sur la route des régionales de 2010.
Celle des militants UMP qui l'ont désignée pour les représenter l'an prochain face, probablement, au socialiste Jean-Paul Huchon, actuel président du conseil régional d'Ile-de-France.
Et soulagée peut-être d'avoir su concentrer la confiance des militants qui, comme l'affirme le jeune maire UMP de Fontainebleau, Frédéric Valletoux, soutien de la première heure, «se sont soudés derrière la ministre de l'Enseignement supérieur qui a su résister en souplesse à la fronde des enseignants-chercheurs».

À 41 ans, l'élue des Yvelines a porté sur les fonts baptismaux la première grande réforme du gouvernement, celle instaurant l'autonomie des universités. Mais elle a été rattrapée par le décret sur les enseignants-chercheurs. Et sérieusement. Au point de bousculer cette énarque - promotion 1992 - sortie au Conseil d'État, qui affirme ne pas avoir reculé, seulement assoupli les textes.

Une féminité étudiée

Pur produit chiraquien (sans lien, assure-t-elle, avec le fait que son grand-père maternel (notedt, Louis Bertagna) a soigné des années durant la fille aînée des Chirac, Laurence), celle qui fut conseiller du président à partir de 1998 est nommée porte-parole de l'UMP en 2002 par Alain Juppé.
Cette même année, elle devient à 34 ans députée des Yvelines, battant haut la main le général Philippe Morillon, envoyé par l'UDF. Quelques mois plus tard, l'élue disait des femmes : «On cherche toujours leur point faible. Elles sont trop jolies ou pas assez, trop féminines ou pas assez.» Mère de trois enfants, elle sera en 2005 rapporteur de la mission d'information parlementaire sur la famille.

En novembre 2004, lorsque Nicolas Sarkozy prend la tête de l'UMP, il la garde comme porte-parole. L'ex-chiraquienne épouse alors la cause sarkozyste. Et en 2007, le nouveau président de la République lui offre le portefeuille qu'elle avait espéré, en vain, à chaque remaniement ministériel du second mandat chiraquien. Elle s'installe rue Descartes, à l'Université et la Recherche.

Pécresse assume aujourd'hui une féminité étudiée de près, bourgeoise, jouant de sa blondeur soignée et de ses tailleurs accordés à sa minceur, gardant l'œil rivé sur son poignet entouré à double tour d'une montre Cape Cod étoupe.
Le temps joue pour celle qui a réussi l'exploit d'être une étoile du sarkozysme sans participer à la cour de l'Élysée. Quel que soit le résultat l'an prochain, à l'heure des véritables élections, celle qui est volontiers comparée à Ségolène Royal - pour son côté «électron libre» - sortira gagnante.
Comme le souligne Valletoux : «Elle a su incarner la capacité à renouveler la droite en Ile-de-France, ses méthodes et ses hommes.» Un «défi brillamment relevé» par celle qui a été largement soutenue par Alain Juppé. Avec elle, a-t-il dit, «la Région Ile-de-France ne sera pas spectateur, elle sera acteur de son avenir».

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LE PORTRAIT DE LA SEMAINE Valérie Pécresse, la guerrière Le Parisien Nathalie Segaunes et Béatrice Houchard | 29.03.2009, 07h00

En apparence, elle ne dégage que de la douceur derrière sa mince silhouette et sa blondeur. Ne pas s’y fier : cette femme politique est une guerrière. Elle vient de le prouver. Après avoir répété qu’entre elle et Roger Karoutchi c’était « le combat de David contre Goliath », qu’il était le favori, c’est elle qui l’a emporté haut la main.

Les militants UMP d’Ile-de-France l’ont choisie à près de 60 % la semaine dernière pour être leur chef de file aux élections régionales de mars 2010. A 41 ans, après à peine plus de dix ans en politique, Pécresse vient de monter une nouvelle marche.
A l’UMP, beaucoup parient que ce ne sera pas la dernière, même si le combat est incertain : face au socialiste Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France depuis 1998, elle sera de nouveau l’outsider.

Face à Pécresse, qui s’est montrée pugnace et très au niveau sur les dossiers régionaux dans ses deux débats télévisés face à Karoutchi, Huchon sait qu’il aura fort à faire. «On voit qu’elle est méchante, qu’elle ne respecte pas l’adversaire », lâche-t-on dans son entourage. Dans cette primaire interne, s’est surtout imposée une comparaison : Valérie Pécresse serait « comme Ségolène Royal, mais en beaucoup mieux », sourit un élu UMP. L’intéressée admet quelques ressemblances.

« Je ne suis pas people »

« Comme elle, je n’ai pas eu le sou- tien des cadres de l’UMP durant la primaire, souligne-t-elle. Ma campagne, je l’ai faite à côté de l’appareil. » Autre point commun : « Comme elle, je pense que les su- jets de société sont des sujets majeurs. »Mais ce sera tout. « Je ne suis pas une femme de coups politiques, je ne suis pas people, vous ne me verrez jamais en photo avec mes enfants », assure-t-elle.

Née un 14 juillet à Neuilly, bachelière à 16 ans, diplômée de HEC et de l’ENA, Pécresse est une bûcheuse. « Elle est issue d’une famille bourgeoise, mais où la réussite ne provient que du travail », note Ber- nard Debré, député UMP du XVIe arrondissement de Paris. En avril 1998, alors qu’elle est au Conseil d’Etat, Jacques Chirac la recrute comme chargée de mission à l’Elysée sur les nouvelles technologies. La gauche, aussi, s’est intéressée à cette tête bien faite. « Le cabinet de Lionel Jospin, tout auréolé de sa récente victoire, me contacte au même moment pour me proposer de coordonner une mission interministérielle sur la société de l’information », raconte-t-elle dans « Etre une femme politique, c’est pas si facile » (L’Archipel, 2007).

Son histoire familiale, sans doute autant que les convictions, la poussent cependant vers Chirac. Son grand-père, Louis Bertagna, gaulliste et ancien résistant, psychiatre, a soigné Laurence Chirac, la fille anorexique de l’ancien président de la République. Et Valérie a de « solides attaches » en Corrèze, terre chiraquienne, par la famille de son époux, Jérôme Pécresse, directeur de société. Elle partage d’ailleurs toutes ses vacances entre ses terres familiales à La Baule et celles de son mari, dans l’ancienne circonscription de Chirac, justement.
Elle y fréquente les concerts classiques organisés sous la houlette de Bernadette Chirac et tente d’oublier la politique en cuisinant pour Jérôme et leurs trois enfants, Baptiste (13 ans), Clément (11 ans) et Emilie (5 ans). Ses spécialités : les « flognardes » (clafoutis à la poire avec levure) et les « mounassous » (gâteaux de pommes de terre corréziens)…

« Bébé sarkozyste par adoption »

En juin 2002, le RPR la présente aux législatives dans la 2e circonscription des Yvelines, face au célèbre général Philippe Morillon (UDF).Elle l’emporte nettement. En 2004, elle est chargée du projet du- rant la campagne des régionales en Ile-de-France, aux côtés de Jean-François Copé, qui la dit « fidèle en amitié » et « courageuse ». Elle entre au conseil régional. En juin 2007, François Fillon la nomme ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Tout sauf une sinécure : avec l’autonomie des universités, elle a signé la première grande réforme du quinquennat de Sarkozy. Aujourd’hui, son projet de réforme du statut des enseignants-chercheurs vaut à cette fille de prof d’université son lot de grèves et de manifestations. Des difficultés dont les militants UMP ne lui ont pas tenu rigueur.

La gauche tentera, elle le sait, de lui coller l’étiquette « bourgeoise Versaillaise-Cyrillus ». Elle en fera son affaire. « Une campagne, ça dé- cape, ça décolle les étiquettes », rit- elle. Ne pas être « du premier cercle » de Nicolas Sarkozy est à ses yeux « un gage de pensée auto- nome ».Quand elle est devenue ministre, Chirac ne l’a pas félicitée et elle a accusé le coup. Aujourd’hui, elle se décrit en « bébé sarkozyste par adoption » et lâche : « Maintenant, je suis moi », en grignotant du chocolat pour prendre des forces. «C’est Copé en blonde, dit un cadre de l’UMP. Si elle gagne la région, elle sera en pole position pour l’Elysée ». Il y a quelques mois, à un journaliste qui évoquait la présidentielle devant elle, elle a bafouillé une réponse embarrassée. Et a discrète- ment rosi. Un aveu ? Le Parisien

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Régionales: Pécresse triomphe de Karoutchi à la primaire UMP en IDF 22 mars 2009

PARIS (AFP) — Valérie Pécresse a remporté une large victoire face à son collègue du gouvernement, Roger Karoutchi, à l'issue de la primaire UMP en Ile-de-France pour conduire la liste aux élections régionales de 2010.
Sitôt après l'annonce des résultats au siège du parti à Paris, elle a lancé le mouvement de la "reconquête dans l'unité", invitant le perdant, qui était absent, à rejoindre son équipe.
"Je veux dire à Roger Karoutchi et tous ceux qui l'ont soutenu qu'ils ont toute leur place à nos côtés", a ajouté celle qui conduira l'UMP face à la gauche, qui détient la première région de France, depuis 1998.

La ministre de l'Enseignement supérieur, 41 ans, a été élue chef de file de l'UMP avec 59,9% des voix contre 40,1% à Roger Karoutchi (Relations avec le Parlement), 57 ans, soit un écart de 6.400 voix, selon les résultats officiels.
L'ex-sénateur des Hauts-de-Seine a été battu dans son propre département qu'il croyait acquis.

Le secrétaire général Xavier Bertrand s'est félicité de la participation, plus forte que prévu, des adhérents de l'UMP, à 48,8%, en Ile-de-France, et à plus de 41% sur les 18 régions métropolitaines concernées.
"La mobilisation très importante" des 93.826 votants et "plus importante là où il y avait compétition et émulation" (entre 45% et 46%) montre que "les primaires, ça compte et ça marche" et que "les militants veulent être utiles", a insisté M. Bertrand.

Le patron des députés UMP, Jean-François Copé, qui avait apporté son soutien à Mme Pécresse dans la dernière ligne droite de la campagne, a aussitôt salué sa "victoire exemplaire" et annoncé qu'il présiderait son comité de soutien.
Aux régionales de 2004, c'est Nicolas Sarkozy qui avait présidé le comité de soutien de M. Copé, alors tête de liste en Ile-de-France.

"Valérie est le symbole du rajeunissement des générations politiques à droite", a déclaré M. Copé à l'AFP. "Copé-Pécresse, ça fera un très bon ticket face à la gauche", a réagi le chiraquien Christian Jacob.

En Ile-de-France, présidée depuis 1998 par Jean-Paul Huchon (PS), les adhérents ont, au terme d'une campagne émaillée de vives passes d'armes, choisi la conseillère régionale des Yvelines au détriment du chef de file de l'opposition au Conseil régional, qui subit là une défaite cuisante après avoir déjà dû céder la place à M. Copé en 2004.

"C'est un score qui est toujours difficile pour le perdant quand il y a cet écart-là", a réagi le patron de la fédération UMP de Paris, Philippe Goujon, soutien de M. Karoutchi, qui était au côté de Mme Pécresse dimanche soir.

Si les primaires UMP se sont focalisées sur le duel Pécresse-Karoutchi, d'autres résultats ont été connus dimanche. Pour la première fois, les adhérents de l'UMP étaient appelés à désigner par vote électronique, du 16 au 22 mars, leurs chefs de file pour les régionales prévues en mars 2010.

Le ministre Hervé Novelli a gagné dans le Centre dans une primaire très tendue face à l'ancien ministre valoisien Serge Lepeltier, Alain Lambert a vaincu Nicole Ameline en Basse-Normandie, et un autre valoisien Laurent Hénart mènera la liste UMP en Lorraine.

Comme en Lorraine, dans plusieurs régions, il n'y avait qu'un seul candidat en lice, notamment. C'est le cas des ministres Xavier Darcos (Aquitaine), Roselyne Bachelot (Pays-de-la-Loire), Bruno Le Maire (Haute-Normandie) et Alain Joyandet (Franche-Comté).

L'UMP espère effacer 2004, qui ne lui a laissé que l'Alsace et la Corse -où les sortants sont dispensés de primaires- sur les 22 régions métropolitaines. Les chefs de file des régions Auvergne, PACA et outre-mer seront désignés ultérieurement.

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Confidentiel : Sarkozy protège sa famille des conflits à l'UMP 17/03/2009 | Mise à jour : 18:10 | Le Figaro.

Sarkozy protège sa famille des rivalités internes à l'UMP

Le président de la République ne veut pas que l'on «se serve» de sa «famille» dans le cadre des primaires internes de l'UMP pour les régionales. Il l'a dit aux dirigeants du parti, qu'il a réunis lundi matin à l'Élysée. Le chef de l'État, «très agacé» selon un participant, n'a pas cité de nom, mais chacun a compris qu'il visait Roger Karoutchi.

Le ministre des Relations avec le Parlement, qui dispute l'investiture à Valérie Pécresse, a été chaleureusement salué par Jean Sarkozy vendredi, lors de son meeting au Théâtre de Neuilly. Dadu, la mère du président, était également présente.

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