Mars 2012 : Future Présidente de l'Assemblée Nationale ? Soutenue par un fils Thomas qui dénonce la trahison d'une partie des dirigeants socialistes lors de la présidentielle de 2007
09 octobre 2011 : L'effondrement au premier tour de la primaire socialiste
2009
2008
2007
Maître (1994) (Marie-)
Ségolène Royal
A cause d'une nouvelle concubine Valérie Massonneau "divorcée" Trierweiler -------
29 décembre 2010. Au Berbère Palace, 5 étoiles, de Ouarzazate, avec son concubin notoire André Hadjez
30 novembre 2010. Candidate aux primaires socialistes pour 2012 ; réactions négatives et positives
25 novembre 2010. Le pacte anti-Hollande
12 octobre 2010. Elle invite les jeunes à descendre dans la rue, très pacifiquement : un collège est entièrement brûlé au Mans
08 juin 2010. Paillé répond à sa plainte pour "injures"
05 juin 2010. Plainte contre un compagnon qui nie avec énergie
14 mars 2010. Triomphe de Royal aux régionales
10 janvier 2010. L'ancien concubin notoire se prépare pour la présidentielle de 2012 ...
25 novembre 2009. Le financier de S.R., le richissime vieux gay Pierre Bergé, veut une partie de l'argent des jeunes handicapés du Téléthon (100 millions) pour les bénéficiaires du Sidaction (7 millions)
13 novembre 2009. Elle s'invite chez Peillon, qui proteste ; elle préfère le préservatif à l'avortement légal ou illégal (plus de 200.000 morts par an), Christine Boutin proteste
12 octobre 2009. Maintenant la fille du Colonel veut gagner la guerre en Afghanistan (sur les conseils d'André ?)
06 octobre 2009. Royal toujours soutenue par le "Grand-philosophe" franco-israëlien Bernard-Henry Lévy
19 septembre 2009. Royal prend la défense de son concubin notoire non officiel
18 septembre 2009. Georges Frèche, qui ose dire que 9 non-blancs sur 11 dans une équipe de football ne sont pas représentatifs de la société française (1 non-blanc sur 10), reçoit à Montpellier Ségolène Royal, qui ose dire que la taxe carbone sarkozyste c'est de la merde
09 septembre 2009. Démocratie socialiste et bourrage d'urnes, Ségolène "choquée"
02 septembre 2009. Après La Rochelle l'anti taxe carbone
13 août 2009. Match pipeule dans le lourd
27 mai 2009. Duo d'amours à Rezé
18 avril 2009. Excuses auprès de Zapatero de la repenteuse chronique
06 avril 2009. A Dakar, Royal repentance et pardon d'une catho-concub libérée
03 avril 2009. La reprise de la Camif va créer des emplois
19 mars 2009. Grève générale des gauches : «Le gouvernement est méprisant, incompétent et obstiné»
12 mars 2009. Voici, Closer et France-Dimanche condamnés mais "complaisance certaine" pour la "victime"
03 mars 2009. Autre affaire Public/privé, l'affaire Filipetti c. Piketty
02 mars 2009. S.R. relance les medias en portant plainte contre Paris-Match pour avoir révéler l'existence de son nouveau concubin notoire, le sépharade marocain André Hadjez.
26 février 2009. A.C.-C.C. (Alliance Communautaire - Comme Cécilia), People-caviar : Ségo à Marbella, les photos de Paris-Match : volées ou pas volées ?
22 février 2009. Guadeloupe, Ségolène se ramène ...
18 février 2009. Reconciliation officielle: des "amis" entrent chez Martine
28 janvier 2009. Royal règles ses comptes
20 janvier 2009. Royal au Sacre d'Obama, l'Empereur américain métis :"Oui j'ai inspiré Obama" ... humour ...
12 janvier 2009. Rachida Dati travaille : jalousie des "copines" Pécresse et Amara, et défense de Royal, qui attaque Sarkozy ...
05 décembre 2008. Royal expulsée par une Martine Aubry cornaquée, par DSK et Fabius ?
25 novembre 2008. Martine Aubry proclamée élue démocratiquement par les Eléphants du PS, qui lui accordent un bonus de 60 points (42 + 60 = 102 voix d'avance)
24 novembre 2008. Fraude démocratique, comment faire ?
22 novembre 2008. Victoire (Des "ELEPHANTS" 42 voix sur 135 000) de Martine Aubry ; proclamée par l'infidèle ancien concubin notoire de Ségolène Royal ; proclamée in extremis gràce aux fédérations de Laurent Fabius (Seine-Maritime) et de Martine Aubry (Nord) ...
17 novembre 2008. TOUS CONTRE ROYAL
13 novembre 2008. La "Dame des 35 heures" à la tête du front anti-Royal ?
07 novembre 2008. Royal devant Delanoe
02 novembre 2008. La social-démocratie est périmée
27 septembre 2008. Le show Royal : Un show chaud pour chochots et chochottes ?
19 septembre 2008. Ségolène soutenue par les grands élus socialistes. La dame des 35 heures fait de la résistance.
18 août 2008. Royal "adore" le théocrate tibétin
30 juillet 2008. Atteinte par l'Obama-mania "parisienne" ; alliance Royal-Hollande ?
09 juillet 2008. Le Roi cambriole (comme Mitterrand ? ou comme avec ?)
08 juillet 2008 : "Le Roi s'amuse"
03 juillet 2008 : Libération d'Ingrid Betancourt, posture : agressive ?, Fillon et Raffarin également en postures
28 juin 2008 : Congrès socialiste, posture : Ségolène attaque violemment Nicolas
27 juin 2008 : Troisième cambriolage barbouseux chez Royal
01 juin 2008 : La dame des 35 heures aussi
29 mai 2008 : L'infidèle ancien concubin notoire candidat en 2012 ?
11 mai 2008 : Polémiques judiciaires
14 avril 2008 : Jean-Pierre veut sa tête
05 avril 2008 : Elle attaque le P.S. , résistance de l'infidèle ancien concubin notoire
1er avril 2008 : Royal demande du secours
27 mars 2008 : Royal est contre de nouvelles troupes françaises en Afghanistan
10 mars 2008 : La dame des 35 heures veut aussi le PS
22 février 2008 : Ségolène soutient Frêche, et réciproquement
17 février 2008 : L'ancien conseiller Julien Dray prêt pour contrôler le P.S.
16 février 2008 : Elle désapprouve N.S., comme Simone Veil
14 février 2008 : Elle approuve Nicolas Sarkozy sur la mémorisation personnalisée de la shoah par les enfants de 10 ans
29 janvier 2008 : L'infidèle ancien concubin notoire pas content
(Septembre 2005) Ségolène Royal crée contre elle l'union des présidentiables du PS
Sa candidature à l'investiture socialiste pour la présidentielle sème le trouble chez les
siens
Ségolène Royal n'est pas mécontente de son petit effet. Voilà près de trois semaines qu'elle vole
la vedette aux hommes socialistes avec sa déclaration de candidature à la candidature pour 2007.
Elle y voit une des explications de la violence de leurs réactions. Aux journées parlementaires de
Nevers, découvrant les deux doubles pages que lui consacrait Paris-Match la semaine dernière, ils
n'ont pas pu retenir quelques commentaires méprisants.
«Je vais rajouter une balle dans le fusil de chasse», affirmait Henri Emmanuelli,
tandis que Laurent Fabius, devant l'afflux de candidats
potentiels, proposait qu'on instaure une «présidence tournante», l'adjectif étant en l'occurrence
assez mal choisi.
Aujourd'hui, la compagne de François Hollande s'amuse d'autant plus de leur réaction qu'elle reçoit moult messages de soutien. Député de la Nièvre et membre de la majorité hollandaise, Gaëtan Gorce a même pris sa défense par écrit. Pour lui, ces messieurs ont fait «machos nul !» Et de dénoncer leurs «réactions déplacées», leur «vision datée de la politique». «Que notre parti puisse, au final, choisir une femme pour le représenter serait un formidable pas en avant», conclut-il.
Mme Royal, forte de ses bons sondages, s'amuse donc des réactions que suscite son succès
médiatique, «alors que je n'ai pas dit, comme d'autres candidats, que je serai candidate coûte
que coûte, mais seulement si j'étais la mieux placée».
Pour François Hollande, expliquent certains
de ses proches, la candidature de sa compagne n'est pas une mauvaise affaire. En multipliant les
prétendants dans son camp, il pourrait, le jour venu, apparaître comme le meilleur rassembleur.
Dans la majorité, certains y voient aussi une manière de contester à Martine Aubry le monopole de
la candidature féminine. Mais «personne n'a peur de Ségolène Royal», affirme Jean-Christophe
Cambadélis, le lieutenant de DSK.
Il est vrai qu'elle n'a pas de troupes dévouées comme les autres présidentiables et que sa popularité dans le parti est moins forte qu'à l'extérieur. Mais tout de même : après sa première déclaration au Monde («Toute annonce de candidature de ma part serait prématurée», déclarait-elle le 7 septembre), des membres de la majorité s'étaient émus auprès de François Hollande du brouillage causé par ces déclarations, alors que lui-même répète que le Congrès de novembre ne doit pas servir de pré-désignation du candidat pour 2007. Le premier secrétaire leur aurait alors promis qu'elle rectifierait le tir dans une prochaine interview.
Mais les deux pages d'entretien dans Match, agrémentées d'une double page photo avec sa fille
Flora, n'ont pas été interprétées comme une mise au point. Au contraire ! Elle n'est pourtant
pas la seule à s'afficher en famille : la semaine précédente, Jack Lang posait avec ses
petites-filles dans le même magazine. Quant à Laurent Fabius, il avait lui-même présenté ses
fils au public il y a environ un an.
Myriam Lévy, lefigaro.fr, [27 septembre 2005]
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mercredi 16 novembre 2005, 10h03 Ségolène Royal: ma candidature en 2007, une "des solutions possibles"
PARIS (AFP) - La présidente PS de la région Poitou-Charentes Ségolène Royal, a indiqué mercredi que sa candidature à la présidentielle de 2007 faisait "partie des solutions possibles".
"Si je suis en position pour faire gagner la gauche, et pour rassembler au-delà de la gauche, bien sûr je crois que cela fait partie des solutions possibles", a déclaré Mme Royal sur RMC Info, interrogée sur ses intentions pour 2007.
La députée des Deux-Sèvres a réaffirmé qu'elle "n'écartait pas" l'idée d'être candidate à l'investiture socialiste. Toutefois, elle a estimé que "le moment n'était pas venu, puisque c'est en novembre 2006" que les militants socialistes désigneront leur candidat.
Dans plusieurs sondages successifs récents, Ségolène Royal, 52 ans, apparaît comme la personnalité socialiste préférée des Français pour l'élection présidentielle de 2007.
yahoo.fr, actualités, mercredi 16 novembre 2005, 10h03
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jeudi 15 décembre 2005, 18h30 Ségolène Royal "se sent prête" à être la candidate du PS en 2007
PARIS (AFP) - Ségolène Royal, présidente PS de la région Poitou-Charentes, déclare qu'elle "se sent prête" à être candidate au nom de son parti pour la présidentielle de 2007, jeudi dans Le Nouvel Observateur.
"Je me sens prête", affirme la députée des Deux-Sèvres, citée dans un article de l'hebdomadaire, qui lui consacre sa une ainsi qu'un long dossier en pages intérieures.
"Si l'élan se poursuit, ce que je crois, si les électeurs de gauche me demandent, ce que j'espère, alors je m'imposerai naturellement. Les autres n'auront pas le choix. Ce sera moi! Si ce n'est pas le cas, eh bien, je m'effacerai sans avoir le sentiment d'avoir loupé ma vie", affirme encore Ségolène Royal, âgée de 52 ans.
La compagne du numéro un du PS François Hollande indique que, si elle est choisie par le parti (décision en novembre 2006), elle s'appuiera "sur le parti et son premier secrétaire". "Pour la campagne, j'y réfléchis souvent et je n'ai aucun doute: elle sera réussie", ajoute Mme Royal.
La présidente de région avait fait connaître son intérêt personnel pour 2007 fin septembre en déclarant que "si à un certain moment, il s'avère qu'(elle est) la mieux placée, et donc sollicitée par le PS", elle se porterait candidate à l'Elysée.
Ségolène Royal arrive très largement en tête des préférences des sympathisants socialistes pour la présidentielle, avec 29% des suffrages contre 13% à ses plus proches challengers, selon le sondage le plus récent (Ifop-Journal du dimanche du 4 décembre).
Lors d'une rencontre jeudi avec la presse à Poitiers, elle a ajouté que le sondage la plaçant avec Nicolas Sarkozy en tête des personnalités que les Français souhaiteraient voir se présenter à la présidentielle de 2007 marquait une "reconnaissance" de (son) travail.
"J'ai suffisamment d'expérience politique pour savoir que la vie n'est pas faite de sondages. Je garde la tête froide. En même temps, je crois que c'est une reconnaissance du travail que je fais".
"Les électeurs attendent de leurs responsables politiques une capacité à décider, à voir clair, une honnêteté sans faille. Je fais avec passion le travail là où je suis en me disant, c'est vrai, que les idées que nous mettons en place ici sont certainement généralisables sur un territoire", a-t-elle ajouté.
Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy (UMP) arrivent à égalité en tête des personnalités que les Français souhaiteraient voir se présenter à la présidentielle, mais le ministre de l'Intérieur est largement en tête en termes d'intentions de vote, selon le baromètre TNS-Sofrès à paraître samedi dans Le Figaro Magazine.
yahoo.fr, actualités, jeudi 15 décembre 2005, 18h30
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(09 janvier 2006) La star des sondages. Ségolène Royal s'impose comme la candidate idéale du PS pour 2007
Les ténors n'ont qu'à bien se tenir. Après être devenue la personnalité politique préférée des Français, avec 49% d'opinions favorables d'après dernier baromètre TNS Sofres/ Le Figaro magazine, Ségolène Royal a confirmé ce week-end sa montée dans les sondages.
Selon une enquête CSA pour Le Parisien, 42% des Français souhaitent qu'elle soit la candidate du PS en 2007, un chiffre en hausse de six points par rapport au mois dernier.
Hollande à la traîne
Lionel Jospin suit loin derrière avec 24% (- 2), devant Jack Lang avec 20% (+ 2), Dominique Strauss-Kahn avec 17% (inchangé), François Hollande avec 12% (inchangé) et Laurent Fabius avec 9% (- 3).
Selon un autre sondage, Ifop-JDD , 53% des Français estiment que la présidente de la Région Poitou-Charentes a la stature d'un président de la République. Le pourcentage monte à 64% chez les sympathisants de gauche.
Enfin, si d'après un sondage Ifop pour Profession politique, Jack Lang est perçu par les Français comme le plus fidèle héritier de l'ancien chef de l'Etat (29%), Ségolène Royal arrive en deuxième position (21%).
metro.france.com, (09/01/2006)
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samedi 25 mars 2006, 16h45 Ségolène Royal offensive contre le gouvernement, "prête" pour les échéances
SALON-DE-PROVENCE (AFP) - Très offensive contre le gouvernement, notamment sur le CPE, Ségolène Royal, candidate socialiste préférée des Français à la présidentielle, a réaffirmé samedi qu'elle serait "prête" si les échéances se présentent, lors d'une visite dans le midi.
"Si les échéances se présentent, je serai prête, sinon je soutiendrai celui qui sera en situation" de représenter les socialistes à l'élection présidentielle de 2007, a déclaré Mme Royal à Salon-de-Provence lors d'un déjeuner avec des militants et les 120 secrétaires de section de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, la quatrième de France en terme d'adhérents (6.500).
La présidente de la région Poitou-Charente a répété qu'elle refusait cependant de "brûler les étapes" alors que les socialistes doivent officiellement choisir leur candidat en novembre.
"Les sondages ne font pas une élection mais ils me donnent juste la responsabilité de travailler" sur le projet socialiste, a-t-elle martelé.
Venue rencontrer vendredi et samedi, les élus et les militants des Bouches-du-Rhône, une fédération puissante et courtisée, Mme Royal a reçu un accueil plus convaincu qu'il y a un mois et demi dans la Fédération du Pas-de-Calais dont le coeur bat pour Jack Lang.
La députée a profité de ce déplacement pour critiquer sans ménagement le gouvernement, accusé de "jouer la carte de l'affrontement pour mieux faire oublier son arrogance et son incompétence" dans le dossier du Contrat première embauche (CPE).
"On assiste au spectacle déplorable d'un gouvernement qui consulte après avoir décidé", avait-elle souligné vendredi à Vitrolles.
Mme Royal a déclaré comprendre l'attitude des étudiants et des lycéens qui ont refusé de rencontrer Dominique de Villepin samedi. "On ne peut pas faire venir les jeunes pour dire qu'il n'y a rien à discuter", a-t-elle dit appelant une nouvelle fois au retrait du CPE ou à sa "suspension si le gouvernement ne veut pas totalement perdre la face".
Confrontée à des lycéens de Salon manifestant contre le blocage de leur lycée, Mme Royal a estimé que le gouvernement ne devait pas diviser les jeunes.
Devant les militants socialistes, la députée PS a étendu ses critiques à la sécurité dont la droite et le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy "prétendent avoir le monopole". "On voit aujourd'hui le pays en désordre", a-t-elle lancé. Même ton sur "l'efficacité économique" qui "n'est pas le monopole de la droite quand on voit la situation du pays aujourd'hui".
Jospiniste de coeur, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini, un des ténors locaux du PS, a volontiers mis en avant le "souffle nouveau" donné par Mme Royal au PS mais sans s'engager à ce stade sur un soutien pour une éventuelle candidature. "Je choisirai celui ou celle qui sera en mesure de battre la droite", a-t-il répété.
D'autres n'ont pas eu la même réserve comme Patrick Menucci, leader de l'opposition socialiste à Marseille, qui a exprimé ouvertement son soutien à Mme Royal... ou le maire de Vitrolles Guy Obino, qui lui a servi l'apéritif sous les photos des présidents de la 5e République.
Yahoo.fr, actualités, samedi 25 mars 2006, 16h45
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vendredi 21 avril 2006, 18h29 Un frère de Ségolène Royal mis en examen pour escroquerie
STRASBOURG (Reuters) - Antoine Royal, chef d'entreprise dans les Vosges et frère de la présidente PS de la région Poitou-Charentes (ayant adhéré au RPR en 1993, Marianne n°471 du 29 avril 2006 p. 45), a été mis en examen vendredi pour escroquerie et abus de biens sociaux par un juge d'instruction de Saint-Dié, apprend-on de source judiciaire.
Le frère de Ségolène Royal, qui avait été convoqué jeudi à la police judiciaire de Nancy et placé en garde à vue, a été remis en liberté à l'issue de son audition par le juge Didier Gastaldi et placé sous contrôle judiciaire.
Le chef d'escroquerie fait suite à une plainte de la Caisse primaire d'assurance-maladie (CPAM) des Vosges qui avait motivé l'ouverture d'une information judiciaire en septembre 2004 par le parquet de Saint-Dié.
Cette démarche, révélée vendredi par le journal Le Parisien, a été confirmée à Reuters par la CPAM.
La caisse d'assurance-maladie reproche à Antoine Royal d'avoir perçu indûment des indemnités journalières ainsi qu'un capital décès à la mort de son épouse, en novembre 2003, alors qu'il était séparé de cette dernière. Or la séparation "de droit ou de fait" constitue une clause de non versement.
Le préjudice serait de l'ordre de 33.000 euros.
Selon une source proche de l'enquête, la présomption d'abus de biens sociaux concerne la Sefcco, une entreprise de transformation et de commercialisation de bois qui emploie 13 personnes à Granges-sur-Vologne et dont Antoine Royal est le P-DG, ainsi qu'une scierie qu'il dirigeait et qui a fait l'objet d'une liquidation judiciaire en 2004.
Yahoo.fr, actualités, vendredi 21 avril 2006, 18h29
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Paru le : 25/04/2006 PS La royalmania exaspère Jospin
CHAQUE JOUR, Lionel Jospin « déjeune ». Avec des amis, des responsables politiques du PS ou d'autres formations de gauche, des décideurs, des éditeurs...
« Avec tout le monde, sauf des journalistes », sourit l'un de ses convives. « Il ne sollicite personne, mais il a beaucoup de demandes », précise son ami Daniel Vaillant, maire du XVIIIe.
L'ancien Premier ministre, officiellement « retiré de la vie politique », s'est ainsi attablé ces derniers jours avec Dominique Strauss-Kahn, Jack Lang, Vincent Peillon ou André Vallini...
Pour se tenir informé de ce qui se passe dans le parti, entendre les analyses des uns et des autres, mesurer leur détermination, savoir ce qu'ils vont faire et, au final... ne pas rater une éventuelle opportunité de revenir dans le jeu.
Tous ont noté l'évolution sémantique de Jospin depuis 2002 : après leur avoir dit qu'il « prenait sa retraite politique », il leur a annoncé qu'il était « en retrait, pas en retraite ». Puis qu'il voulait « être utile ». Enfin qu'il laissait « tout ouvert ». A tous, depuis un mois, Jospin dit désormais qu'il est « disponible».
L'état de la gauche l'inquiète
Mais Jospin rencontre aujourd'hui le même obstacle que les autres « présidentiables » du PS : Ségolène Royal.
« Elle l'empêche de revenir, elle lui bouche le terrain. Il cherche comment faire », analyse un député qui l'a vu récemment.
« La période est un peu inconfortable pour ceux, comme moi, qui pensent que Lionel peut être une carte maîtresse. Il faut savoir attendre, et résister », confirme Vaillant. Qui veut croire que le cavalier seul de Royal dans les sondages est « un scénario médiatico-sondagier non structurant pour la suite
»...
Au cours de ces déjeuners, Jospin s'inquiète de l'état de la gauche, qui, rapporte un confident, ne lui semble « pas en meilleure situation pour l'emporter qu'en 2002, à cause de ses divisions ».
Surtout, il « entretient le scepticisme sur Ségolène », rapporte, dans un doux euphémisme, un « déjeuneur ».
Car la présidente de Poitou-Charentes, aussi populaire soit-elle dans les sondages, « est à l'opposé de la façon dont il conçoit la politique ». Internet, les citoyens experts et le flou artistique sur ses idées ne sont pas réellement la tasse de thé de l'ancien militant de l'OCI.
« Il nous dit qu'il est navré qu'on en soit arrivé là, rapporte un proche.Mais qu'on ne peut s'en prendre qu'à nous-mêmes. » Et signale, au passage, qu'il est toujours là...
Nathalie Segaunes, leparisien.com, Paru le : 25/04/2006, Quotidien p. 10
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1953, 22 septembre : naissance de Marie-Ségolène (Jacques Royal, futur général d'artillerie ; Hélène Dehaye ; huit enfants)
1968 : Lycée privé Saint-Joseph à Epinal
1972 : ses parents se séparent ; son père refuse de verser une pension alimentaire ; Ségolène le poursuit en justice et obtient, tardivement, satisfaction ; son père décède en 1982
1972-1978 : Sciences Economiques à l'Université de Nancy, Sciences Po Paris
1978-1980 : ENA (Ecole nationale d'administration), promotion Voltaire, sortie 95ème, conseillère de Tribunal administratif
1979 : concubine (pacsée en 2001) de François Hollande, (ENA, cour des Comptes), quatre enfants
1982-1988 : conseillère de Tribunal administratif en disponibilité, conseillère technique de François Mitterrand au Secrétariat général de la République (Elysée) ; en 1985 c'est l'un de ses frères, Gérard, officier à la DGSE qui "organise" le sabotage du Rainbow Warrior de Greenpeace à Auckland (Nouvelle Zélande)
1988-1992 : députée de la 2ème circonscription des Deux-Sévres (Saint-Maixent, école militaire)
1992-1993 : ministre de l'Environnement dans le gouvernement Bérégovoy
1993-1997 : réélue députée des Deux-Sèvres
1994 : avocate au barreau de Paris, cabinet de Francis Teitgen, fils de Pierre-Henri Teitgen, l'un des fondateurs du MRP (Mouvement républicain populaire, démocrate-chrétien), plusieurs fois ministre sous la IVème République, ministre de l'Information du Général De Gaulle en 1944, ministre de la Justice en 1945 ..., vice-président du Conseil en 1947, 1948, 1954
1997-2000 : ministre déléguée à l'Enseignement scolaire dans le gouvernement Jospin
2000-2002 : ministre déléguée à la Famille dans le gouvernement Jospin
2002 : réélue députée des Deux-Sèvres
2004 : présidente de la région Poitou-Charentes
2005/2006 : candidate à la candidature socialiste pour la présidentielle de 2007 (contre les "éléphants" du PS, Laurent Fabius, Jack Lang, Dominique Strauss-Kahn, Lionel Jospin étant "disponible", et son concubin pacsé François Hollande étant premier secrétaire du parti)
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PARTI SOCIALISTE "143 rebelles" face à Ségolène Royal
Un groupe de femmes du PS dénonce la "pipolisation" dont bénéficie la candidate à l'investiture.
Un groupe de femmes du Parti socialiste, regroupées au sein d'une association baptisée "les 143 rebelles", a fait part mardi 25 avril de leur "ras-le-bol" vis-à-vis de la "pipolisation" dont bénéficie Ségolène Royal.
Le PS doit être "le lieu où s'incarnera la réalisation des principes républicains de liberté et d'égalité", estime la déclaration fondatrice de l'association, signée par Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris (et pour la candidature de Dominique Strauss-Khan), Michèle Sabban, vice-présidente de la région Ile-de-France, et Annick Lepetit, secrétaire nationale et député de Paris.
Le "respect des règles"
Les "143 rebelles" entendent "faire bouger en profondeur le parti" et "rénover les pratiques", notamment concernant la parité. Mais pour l'instant, ce qui semble le plus les préoccuper, c'est de s'assurer du "respect des règles" concernant la désignation du candidat socialiste à l'élection présidentielle.
En effet, l'association s'inquiète de la focalisation des médias sur Ségolène Royal et craint que les sondages ne remplacent le vote des militant.
Les "rebelles" s'insurgent notamment sur la prise de position du porte-parole du parti, Julien Dray, en faveur de la compagne de François Hollande.
Elles rappellent que Vincent Peillon avait démissionné de son poste de porte-parole en janvier 2003, avant le congrès de Dijon, quand il a voulu "participer pleinement au débat" avec le courant qu'il venait de co-créer.
NOUVELOBS.COM | 27.04.06 | 08:01
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8 mars 1983 : Journée de la femme
Le président François Mitterrand, avec Jacques Attali (à l'extrême-droite), et sa conseillère Ségolène Royal (à l'extrême-gauche), reçoit une remarquable femme "libérée" (bisexuelle), Simone de Beauvoir (à sa droite).
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Plus de performance économique mais plus de justice sociale : c'est l'accord gagnant-gagnant entre les entreprises et la collectivité que prône Ségolène Royal. Pour « Les Echos », la « candidate probable » à l'investiture socialiste pour 2007 parle sans tabou de la flexibilité, des 35 heures, du coût du travail. Sa conviction : le vieil antagonisme capital/travail peut être dépassé.
Depuis 2002, les crises s'enchaînent : le 21 avril, le « non » au référendum, la crise des banlieues, le CPE, l'affaire Clear- stream. Ont-elles un point commun ?
Elles expriment toutes une forme de révolte, le sentiment que les politiques n'assument plus leurs responsabilités, qu'ils sont impuissants à donner des perspectives. C'est extrêmement dangereux. Quand il n'y a plus ce désir d'avenir, la machine à dépression économique s'installe.
Comment rétablir la confiance ?
En commençant par faire confiance à l'intelligence collective des citoyens et des territoires ! Et en ne leur infligeant pas le spectacle d'une fin de règne qui démoralise, abaisse l'image de la France et porte préjudice à son économie. L'optimisme individuel des Français s'accompagne d'un fort pessimisme collectif : ils doutent des capacités et du talent de leur pays.
Ces crises ne traduisent-elles pas la difficulté à accepter un monde qui change de plus en plus vite ?
Accepter n'est pas subir. Chaque révolution industrielle a fini, non sans luttes, par déboucher sur sa contrepartie sociale. Celle du charbon et de la machine à vapeur a apporté les premières lois sociales et la reconnaissance des syndicats. Celle de l'électricité et de l'automobile a conduit à un système global de protection sociale et à une amélioration du pouvoir d'achat des salariés. Nous vivons aujourd'hui la troisième, celle des technologies de l'information et de la communication sur fond de mondialisation accélérée : le vieux compromis fordien est mort mais aucun « bon deal », aucune « nouvelle donne », ne l'a encore remplacé. D'où ce déséquilibre ravageur entre le capital et le travail.
Tant que nous n'aurons pas réussi à mettre en place les nouvelles sécurités adaptées aux mutations de notre monde, la peur et la méfiance l'emporteront. Le discours sur le CPE a été d'autant plus mal ressenti qu'il a été porté par ceux qui ne connaissent pas la précarité. Il faut arrêter de donner des leçons qu'on ne s'applique pas à soi-même ou dont on ne voudrait pas pour ses enfants. Sinon le gouffre entre gouvernants et gouvernés se creuse.
Pour préparer un « bon deal », il faut s'entendre sur le diagnostic. La gauche a du mal avec le libéralisme... Et vous ?
Si le libéralisme est ce que Maurice Allais, prix Nobel d'économie, a appelé en termes crus la « chienlit laisser-fairiste », je n'en veux pas.
Il peut y avoir dans la libre concurrence des facteurs de progrès si elle est corrigée énergiquement dans ses effets pervers et régulée pour être mise au service du progrès. C'est la mission de la gauche.
Quelles formes doivent prendre les nouvelles sécurités dont vous parlez ?
Elles doivent conjuguer deux formes d'efficacité : économique et sociale. Les entreprises ont d'autant plus besoin d'agilité et de réactivité qu'elles sont directement exposées à la compétition internationale. Les salariés, eux, ont besoin que la transition d'un emploi à un autre soit correctement sécurisée sur le plan financier, avec des formations adaptées et un accompagnement personnalisé.
Pourquoi les salariés scandinaves vivent-ils sans drame leur mobilité professionnelle ? Parce qu'ils ont confiance dans l'efficacité de leur service public de l'emploi. Plutôt que l'obsession de démanteler le droit du travail, voilà le type de nouvelle donne dont nous pourrions nous inspirer.
La discussion peut-elle porter sur le contrat de travail ?
A une condition : le CDI doit rester la base, car une société qui se précarise dans ses principes fondamentaux va à la dérive. Le CDI, c'est le droit - fondamental pour tout être humain - à la sécurité d'un salaire et à la dignité d'un métier. Il doit être la colonne vertébrale, et c'est par le dialogue social qu'il faut définir ce qui doit être assoupli, en tenant compte de manière équilibrée des besoins des entreprises, en particulier de celles qui innovent et prennent des risques, et de la dignité des salariés, qui ne sont pas une variable d'ajustement jetable.
Faut-il encourager ces entreprises par des mesures fiscales ?
La première mesure à prendre de manière massive, c'est un statut fiscal très incitatif pour les investissements dans la recherche et l'innovation. Et dans l'environnement, pour toutes les éco-industries.
Quand Peugeot a récemment annoncé la fermeture d'une usine de 2.300 salariés en Grande-Bretagne, Tony Blair n'a absolument rien dit...
Cette absence de réaction fait peur. La parole politique doit être utilisée : elle peut être dissuasive et préventive. Les entreprises ont une responsabilité à l'égard des territoires.
L'Etat doit-il défendre une entreprise lorsqu'elle est menacée ?
Oui. Les Etats-Unis ne s'en privent d'ailleurs pas. Mais il faut être honnête et ne pas interdire ce que nos entreprises s'autorisent à l'étranger. Une OPA peut être positive à condition de correspondre à une synergie et à un projet industriel cohérent.
Que pensez-vous du « patriotisme économique » ?
C'est le détournement d'un mot qui signifie aimer et servir son pays. Pour le gouvernement, qui ne s'alarme guère de la présence massive de fonds anglo-saxons au capital des entreprises françaises, c'est un gadget langagier qui couvre la privatisation de Gaz de France et tourne le dos à la constitution nécessaire de champions européens.
Faut-il s'opposer aux délocalisations ?
Il ne faut jamais s'y résigner.
Approuvez-vous l'attitude du député UDF Jean Lassalle qui a fait une grève de la faim pour empêcher une délocalisation à moins de 100 kilomètres de sa commune ?
Non. C'est un dévoiement de l'action parlementaire et le plus baroque, ce sont les ministres qui y cèdent, même si je ne mets pas en cause la sincérité de Jean Lassalle.
Comment lutter contre la sinistrose ?
Il faut réconcilier les Français avec l'entreprise, en finir avec l'archaïsme des relations sociales. Les entreprises qui défraient la chronique sont celles dont les patrons se comportent de façon scandaleuse. Et puis il y a une confusion malheureuse entre la financiarisation de l'économie et l'entreprise.
Quand on parle aux Français des fonds de pension, des masses d'argent volatiles qui se déplacent à la recherche du profit maximum de façon totalement déconnectée de la vraie valeur de l'entreprise, c'est l'image de toutes les entreprises qui en souffre.
Vous pensez que les responsables d'entreprise sont trop payés ?
Il y a des excès, des dérives. Les Français sont choqués quand ils apprennent le montant des stock-options, des indemnités de départ et des retraites chapeaux de certains dirigeants. Ils découvrent qu'à une certaine altitude, l'échec paye, alors qu'ils peuvent, eux, perdre leur emploi sans avoir commis une faute.
Les 35 heures sont-elles pour quelque chose dans la dépréciation du travail ?
Ceux qui disent cela se trompent de diagnostic. Ce n'est pas un peu de temps libre en plus qui détourne du travail, mais plutôt un malaise au travail qui conduit à s'investir ailleurs. Voyez la démotivation des cadres. Elle est liée à l'instabilité, à la pression. La politique de la droite a été profondément destructrice de la valeur travail car elle a érigé en norme la précarité pour le plus grand nombre.
Faut-il assouplir encore les 35 heures pour redonner du pouvoir d'achat ?
Des assouplissements ont déjà été apportés. Peut-être faut-il aller au-delà pour que ceux qui veulent travailler plus puissent le faire, mais je trouve scandaleux les chantages à l'emploi auxquels des entreprises se livrent pour remettre en cause des accords de RTT. Le vrai sujet serait de pouvoir moduler le temps de travail selon les étapes de la vie. Je ne crois pas aux réponses rigides une fois pour toutes mais aux évolutions négociées.
Ce « deal », qui doit le passer ?
Les partenaires sociaux, avec l'aide de l'Etat, garant de l'intérêt général. Cela suppose une plus grande représentativité des organisations syndicales et patronales. Il faudra créer en France un syndicalisme de masse, pourquoi pas par une adhésion obligatoire au syndicat de son choix. Mais on pourrait aussi, selon les sujets, élargir le nombre des interlocuteurs.
Vous voulez passer par-dessus les corps intermédiaires ?
Non, car ils sont indispensables. Mais il faut pouvoir associer les citoyens aux grands choix qui les concernent. Je le fais en Poitou-Charentes lors de forums participatifs sur les grands problèmes de la région.
Les syndicats ne sont pas très chauds.
Ils se méfient du consensus à tout prix, c'est-à-dire souvent à bas prix. Moi aussi. Si je souhaite qu'un syndicalisme de masse se développe, c'est précisément pour rééquilibrer un rapport de forces aujourd'hui très défavorable aux salariés. Mais à une partie de l'antagonisme traditionnel entre le capital et le travail, je crois qu'il est possible de substituer un nouvel équilibre dynamique alliant la performance économique et la justice sociale. Je suis sûre qu'il existe un patronat éclairé prêt à accepter ça.
Laurence Parisot fait-elle partie de ce patronat éclairé ?
Je ne crois pas que le Medef ou la CGPME aient cette réputation ! Je vois beaucoup de chefs d'entreprise qui ne s'y reconnaissent pas. Ils ne font pas d'idéologie, ils se battent et ont compris que des salariés heureux sont productifs.
Y a-t-il un problème de coût du travail ?
Oui, mais pas à cause des salaires, à cause des charges. Il faudrait transférer les cotisations maladie et famille sur la fiscalité. Car la couverture de ces risques relève de la solidarité nationale.
Faut-il augmenter le SMIC ?
Je ne veux pas tomber dans la facilité du « demain, on rase gratis », mais la France des « mille euristes » a beaucoup de mal à joindre les deux bouts. Et avec la hausse des charges il y a de plus en plus de travailleurs pauvres et de familles surendettées. Donc oui, il faut le faire.
Vous avez dit récemment : « Personne ne doit être payé à ne rien faire. »
C'est une façon de rappeler que le travail est le facteur premier d'intégration sociale et qu'en être privé, c'est aussi perdre un sentiment fondamental d'appartenance et, parfois, jusqu'à l'estime de soi. Ceux qui se situent en bas de l'échelle des salaires ont souvent le sentiment qu'il n'est pas juste que d'autres touchent autant avec des revenus d'assistance ; cela nourrit le rejet de l'autre et la hantise du déclassement.
Il ne faut pas ignorer cette question par angélisme. Il est exclu de revoir nos solidarités à la baisse ou de se résigner au nombre croissant de travailleurs pauvres, mais il faut dire clairement qu'en contrepartie de toute ressource, il y a un travail ou une formation utile, ce qui est d'ailleurs prévu dans les textes.
Dans votre région, vous conditionnez l'attribution d'aides publiques à divers critères comme la qualité de l'emploi. Cette logique est-elle transposable au niveau national ?
Lorsque je gère les impôts payés par les citoyens, j'ai le souci de ne pas gaspiller. Donc c'est une logique du gagnant pour l'entreprise-gagnant pour la région. Je constate qu'après une période d'étonnement les entreprises jouent le jeu. Au niveau national, c'est parfaitement transposable, cela fait partie de la bonne gouvernance.
D'autres économies sont-elles possibles, compte tenu du poids de la dette ?
Oui. La gauche doit se donner pour objectif de réduire les déficits. Une politique favorable à la croissance l'y aidera, mais l'Etat doit réduire son train de vie, ses gaspillages et ses doublons en misant notamment sur une vraie décentralisation.
Un Etat fort qui organise la redistribution est parfaitement compatible avec une décentralisation qui va jusqu'au bout.
Le « royalisme », pour le moment, c'est davantage une méthode que des propositions précises.
Le « royalisme », franchement, ce n'est pas un slogan que je revendique. Je préfère parler de « ségolisme ».
Mais chaque chose en son temps. Nous sommes en train de finaliser le projet des socialistes et je ne vois pas pourquoi je devrais aujourd'hui brandir mon propre catalogue. La méthode, c'est essentiel. Voyez le contre-exemple du CPE. Je crois à la nécessité d'un diagnostic partagé avec les Français : cela mérite du temps avant de décider et de passer à l'acte. Il faut ensuite évaluer lucidement, corriger au besoin, admettre qu'une décision politique interagit avec le corps social et que des ajustements sont nécessaires. La rigidité, c'est le meilleur moyen de ne rien changer.
Vos valeurs : travail, famille, patrie...
(Rires). L'association de ces trois mots est choquante et de sinistre mémoire ! Mais revaloriser le travail, défendre les familles dans leur diversité, nucléaire, recomposée, monoparentale, homoparentale, et savoir ce qui nous fait tenir debout dans une même nation, oui, c'est important. Plus la justice et les solidarités, tout se tient.
L'« ordre juste » que vous défendez n'est-il pas un thème de droite ?
Absolument pas. La droite, c'est l'autoritarisme, l'injustice et le désordre qui en résulte. Je défends, moi, un ordre qui procède de la justice et une autorité fondée sur des valeurs partageables. Les règles respectées sont les règles respectables : celles qui s'imposent à tous et pas seulement aux uns pendant que les autres s'en affranchissent.
Ordre juste, sécurité durable, Nicolas Sarkozy utilise les mêmes termes.
Pas vraiment ! Dans les cités où le désespoir et la colère s'accumulent, dans le monde du travail où règne la peur d'être débarqué du jour au lendemain, dans l'ensemble de la société où le « descenseur » social semble inexorablement en marche, à la tête de l'Etat : partout, la droite sème l'injustice et crée le désordre.
Les Echos, [ 19/05/06 - 19H08 ] , PROPOS RECUEILLIS PAR FRANÇOISE FRESSOZ ET ELSA FREYSSENET
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(27 mai 2006) Ségolène Royal prône la République du "respect"
La favorite PS des sondages défend "le respect" comme "fondement du lien social".
La présidente de Poitou-Charentes Ségolène Royal a souhaité samedi 27 mai que le projet socialiste pour la prochaine présidentielle s'attache à construire la "République du respect" qui "donne à chacun les moyens de vivre une vie digne".
La favorite des sondages pour la désignation du candidat PS à l'Elysée en 2007 est intervenue devant un millier de personnes, réunies à Lorgues (Var) pour la Fête de la Rose de la Fédération varoise du PS.
"Selon que vous serez…"
Evoquant l'amnistie présidentielle dont a bénéficié l'ancien ministre Guy Drut, la présidente de la région Poitou-Charentes a justement estimé qu'il s'agissait d'"un manque de respect des Français". "Cette affaire me rappelle la fable de La Fontaine 'les animaux malades de la peste': selon que vous serez puissant ou misérable la justice de cour vous fera blanc ou noir", a ajouté Ségolène Royal, demandant que "les règles s'appliquent à tous, les grands comme les petits".
"L'amnistie n'a pas été faite pour des convenances personnelles ou politiques, l'amnistie a été faite pour des situations de détresse (...) cette façon de faire sape les fondements de l'autorité de l'Etat", a-t-elle jugé, avant de se livrer à un discours de stratégie politique pour "celui ou celle qui portera les couleurs du Parti Socialiste aux prochaines élections présidentielles".
"Le respect est une question politique"
Le projet socialiste, qui sera présenté aux militants socialistes le 6 juin, doit s'attacher à construire "la France du respect", a-t-elle insisté expliquant que "le respect, dans les cités, au travail, le respect des différences, est le fondement du lien social".
"Le respect était une question de morale, il est aujourd'hui une question politique", a-t-elle ajouté.
Stigmatisant la "droite qui a tous les pouvoirs et qui a tout raté, même les complots contre elle-même", Ségolène Royal a décrit la "colère qui monte contre une société de précarité, et de peur pour l'avenir".
Ségolène Royal a également plaidé pour le rassemblement de tous les socialistes en s'appuyant sur une phrase de l'ancien président socialiste François Mitterrand, qui au lendemain de l'échec de la gauche aux législatives de 1993, avait émis le voeu que les "socialistes se relèvent, qu'ils se rassemblent pour reconstituer un noyau cohérent, vigoureux, sans querelle".
NOUVELOBS.COM | 28.05.06 | 16:18
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(28 mai 2006) Martine Aubry
pour un Smic à 1.500 euros
Martine Aubry, la maire PS de Lille se prononce pour un Smic à 1.500 euros et n'exclut pas d'être candidate à l'investiture au PS.
D ans un entretien publié dans Le Parisien dimanche 28 mai, Martine Aubry, la maire socialiste de Lille et ancienne ministre des Affaires sociales de Lionel Jospin estime que le Smic à 1.500 euros, une mesure déjà évoquée par Laurent Fabius en septembre dernier, est "le moins que l'on puisse faire "pour relancer la croissance" pour "aider les Français qui n'arrivent plus à joindre les deux bouts".
Interrogée sur son éventuelle candidature à l'investiture socialiste pour les présidentielles, Martine Aubry a indiqué qu'elle ne "l'exclut pas".
Contre la flexibilité à outrance
La maire de Lille préconise par ailleurs la suppression du CNE (contrat nouvelle embauche, réservé aux entreprises de moins de 20 salariés), qu'elle qualifie de "clone du CPE" (contrat première embauche, retiré par le gouvernement le 10 avril sous la pression de la rue).
En réponse à une question, Martine Aubry estime que le mot flexibilité doit être banni du vocabulaire socialiste "parce que la flexibilité est devenue le faux nez du libéralisme pour jusrifier tous les reculs sociaux", mais elle juge la souplesse "nécessaire pour les entreprises comme pour les Français qui son prêts - surtout pour les plus jeunes - à changer plusieurs fois d'emplois dans leur vie."
Il faut arrêter de "faire peur aux Français"
Invitée à réagir à la loi sur l'immigration du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, Martine Aubry explique qu'il fait arrêter de "faire peur aux Français". "Cessons de parler des immigrés comme des stocks ou des flux de marchandises" déclare-t-elle, reprochant au ministre de l'Intérieur de vouloir "faire le tri selon des critères d'origine et pas seulement selon nos besoins économiques" et "rendre la vie impossible à tous les étrangers présents sur notre territoire".
(Avec AP et Reuters) NOUVELOBS.COM | 28.05.06 | 11:43
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vendredi 2 juin 2006, 10h54 Sécurité: Dominique Voynet dénonce les "slogans caricaturaux" de Ségolène Royal
PARIS (AP) - Dominique Voynet, candidate à l'investiture des Verts pour la présidentielle, a dénoncé vendredi les "slogans caricaturaux" avancés par Ségolène Royal dans son discours sur la sécurité.
"On a le droit de parler de répression, de sécurité, mais on n'a pas le droit de balancer des slogans caricaturaux", a lancé Dominique Voynet sur Canal+.
"La gauche sait que les questions essentielles pour son électorat et pour la société française, se sont les questions sociales", a affirmé l'ancienne ministre de l'Environnement, qui a demandé de la "cohérence" sur les questions sociales.
Quant à la sécurité, "il faut se garder de tout amateurisme, de tout aventurisme sur ces questions", a-t-elle dit, avant de dénoncer les "solutions caricaturales" avancées par Ségolène Royal, "qui ne tiennent pas compte de la réalité concrète des quartiers". La candidate socialiste "s'empresse de se positionner sur le terrain sur lequel cherchent à l'attirer les démagogues de tout poil et les populistes de la droite et notamment le ministre de l'Intérieur. Je pense que c'est une grossière erreur."
Un peu plus tôt, la porte-parole des Verts Cécile Duflot avait elle aussi critiqué les prises de position de Ségolène Royal. "Ce n'est pas en mettant des militaires à l'école qu'on va résoudre les problèmes de la société", a-t-elle dit sur LCI. AP
Yahoo.fr, actualités, vendredi 2 juin 2006, 10h54
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vendredi 2 juin 2006, 8h59 Jean-Pierre Elkabbach : Interview de Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris
Anne Hidalgo s'oppose aux propos de fermeté tenus par Ségolène Royal dans le cadre de la lutte contre la délinquance.
Pour elle, la méthode musclée n'est pas la bonne et Ségolène Royal n'a pas mesuré la portée de ses propositions. Anne Hidalgo demande aussi à François Hollande, premier secrétaire du PS, de siffler la fin de la récréation. Elle appelle les socialistes à jouer collectif.
Yahoo.fr, actualités, vendredi 2 juin 2006, 8h59
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(02 juin 2006)Au PS, concert de barrissements
Les éléphants ont dépêché leurs fidèles pour railler les propos de Royal.
Haro sur Royal ou bravo Ségolène ?
Pour ce qui apparaît comme sa véritable entrée en précampagne présidentielle, la socialiste préférée des Français pour 2007 a frappé fort. Au risque de désarçonner, voire de choquer ses concurrents pour l'investiture du PS, comme Laurent Fabius, Jack Lang ou Dominique Strauss-Kahn, elle s'est attaquée à l'un des sujets que les socialistes manient avec des pincettes : la sécurité.
En déclinant une série de propositions musclées sur le sujet dans un discours prononcé mardi soir à Bondy (Seine-Saint-Denis), la députée des Deux-Sèvres, fidèle à sa méthode, rebaptisée «ségolisme» par ses soins, s'est attachée à démontrer la justesse de son concept d'«ordre juste».
Pré carré.
Mais certains socialistes n'ont pas compris qu'elle mette si franchement les pieds dans le pré carré de la droite, plus particulièrement dans celui de Nicolas Sarkozy.
Dominique Strauss-Kahn a porté le fer hier soir : «On ne gagne rien à vouloir dépasser son adversaire sur son propre terrain : on a un Sarkozy dans le pays, ce n'est pas la peine d'en avoir deux», a-t-il fulminé sur Canal +.
Peu après, c'est Laurent Fabius qui pestait sur BFM-TV : «Si on prend les mêmes recettes que M. Sarkozy on ne va pas arriver à de meilleurs résultats.» Est-ce de crainte d'être accusés des pires maux, toujours est-il que les présidentiables du PS, hostiles à sa sortie, se sont bien gardés, dans un premier temps, de la contester publiquement, préférant laisser leurs éléphanteaux barrir à leur place.
«Dérive droitière sans précédent dans le PS», a tonné Jean-Luc Mélenchon, proche de Laurent Fabius. Selon lui, «il n'y a aucune chance que les socialistes se rassemblent sur une telle ligne réactionnaire».
De la même manière, Jean-Christophe Cambadélis, proche de Dominique Strauss-Kahn, a reproché à la présidente de Poitou-Charentes de «nous [avoir] fait un petit dérapage [...] La militarisation de la sécurité, ce n'est pas l'ordre juste mais juste l'ordre». Plus grave, selon lui, à force de «courir après Nicolas Sarkozy, on ne le combat pas, on le légitime». Un aphorisme que ne renierait pas Jean-Marie Le Pen, qui professe souvent que les électeurs «préfèrent toujours l'original à la copie».
A Bondy, la présidente de la région Poitou-Charentes avait pourtant pris soin de dénoncer «la faillite du ministre de l'Intérieur». Mais tenter de prendre Nicolas Sarkozy sur un terrain qu'il a préempté depuis la présidentielle de 2002 peut s'avérer aventureux et acrobatique. Battu sur ce terrain il y a quatre ans, Lionel Jospin a payé pour le savoir.
Manifestement, Ségolène Royal fait le pari de récupérer les classes populaires, éparpillées entre la droite, l'extrême droite et la droite extrême, à travers le thème de la sécurité (l'ancien candidat à l'Elysée préférait le terme de «sûreté», inscrit dans la Déclaration des droits de l'homme de 1789). Sans tabou sur ce sujet, Manuel Valls, député-maire d'Evry (Essonne) et pourtant jospinien, lui a d'ailleurs apporté son soutien, expliquant que «rien ne [le] choque» dans les propos de la députée, «c'est-à-dire de faire une priorité de la sécurité, l'autorité, la règle».
«Je pense qu'elle a tenu un discours clair qui est celui qui est attendu dans les quartiers populaires», a ajouté ce spécialiste des questions de sécurité.
Blanc-seing hollandais.
Candidat à l'investiture socialiste pour la présidentielle, Jack Lang a d'abord opiné aux propos de sa concurrente : «Plus de fermeté, c'est normal.» Pour s'en démarquer quelques heures plus tard, faisant part de sa «perplexité» face aux propositions de Ségolène Royal.
Quant à François Hollande, premier secrétaire du PS, loin de désavouer sa compagne, il a expliqué : «Si on veut s'adresser aux catégories populaires, il faut parler aux gens qui vivent ces difficultés, c'est-à-dire la précarité et l'insécurité.» Une sorte de blanc-seing à la stratégie «royaliste» de contournement du PS : jouer l'opinion contre un appareil qui est loin de lui être acquis.
par Pascal VIROT, Libération, QUOTIDIEN : vendredi 02 juin 2006
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mercredi 7 juin 2006, 8h05 Le Parti Socialiste s'accorde sur son projet pour 2007
PARIS (Reuters) - Le Parti socialiste s'est doté dans la nuit de mardi à mercredi d'un projet pour 2007 qui ne reprend pas l'idée d'un encadrement militaire des jeunes délinquants proposée par Ségolène Royal et qui engagera, selon François Hollande, le candidat du PS à l'Elysée, quel qu'il soit.
Adopté après une dizaine d'heures de débat, ce document intègre en revanche le rétablissement d'une mise sous tutelle judiciaire des allocations familiales pour lutter contre la délinquance et prône l'augmentation du smic à 1.500 euros d'ici 2012, une des revendications portées par Laurent Fabius, lui aussi candidat à l'investiture.
Ce projet, a déclaré François Hollande à la presse, "engagera tous les candidats à la candidature et bien sûr notre futur candidat ou notre future candidate lorsqu'il aura été désigné par nos militants".
"Ce n'est pas un projet sur lequel on pourra prendre sa liberté, où on pourra prendre ses distances, c'est le projet de tous les socialistes", a ajouté le premier secrétaire du PS.
"Aujourd'hui, nous n'essayons pas de donner avantage à tel ou tel d'entre nous, nous faisons en sorte de nous rassembler sur les meilleures propositions", a-t-il insisté.
Après les prises de position fracassantes de Ségolène Royal sur les 35 heures et la lutte contre la délinquance, ses partisans semblaient soulagés que le concile n'ait pas tourné au procès contre leur championne.
"J'ai le droit de faire des propositions et de les mettre au débat", a souligné la présidente de Poitou-Charentes au moment de s'éclipser du siège du PS, vers 22h30.
"NOUS AVONS ÉCARTÉ LA SOLUTION MILITAIRE"
La favorite des sondages dans la course à l'investiture socialiste a annoncé elle-même que "le mot militaire" ne figurerait pas dans le texte, ajoutant toutefois que "toutes les solutions qui ont fait leurs preuves entrent dans les alternatives à la prison".
"Il faut faire en sorte que la rééducation, l'insertion obéissent à des logiques d'éducation, et l'armée n'y a pas sa place, nous avons écarté la solution militaire", a confirmé dans la nuit François Hollande.
Ce texte de 35 pages intitulé "Réussir ensemble le changement" a été adopté à la quasi-unanimité des membres du Bureau national vers 01h30 (23h30 GMT) après pratiquement dix heures de discussions au siège du PS.
D'après un participant, trois responsables se sont abstenus au moment du vote, dont Arnaud Montebourg.
Le projet va être à présent soumis à la ratification des militants du PS avant la fin du mois.
Sa rédaction semble cependant assez souple pour que les différents présidentiables en fassent le socle d'un futur "programme" une fois désigné par les militants. "Un programme, c'est un projet et une personnalité", rappelait avec malice un fabiusien lors d'une interruption des travaux.
"On a eu une clarification fondamentale à nos yeux sur le statut exact du projet et le fait qu'il engageait tous les candidats", a insisté Benoît Hamon, l'un des trois piliers du Nouveau parti socialiste.
Le texte permet des "avancées" dans les domaines social et institutionnel, s'est félicité pour sa part Laurent Fabius. "C'est un texte qui va permettre d'avancer, qui met l'accent sur le dynamisme économique, sur le social, sur l'éducation, sur le logement", a-t-il énuméré.
Yahoo.fr, actualités, mercredi 7 juin 2006, 8h05
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mardi 6 juin 2006, 20h04 Mme Alliot-Marie rabroue Mme Royal, rappelle ses efforts pour l'insertion
PARIS (AFP) - Le ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, a fustigé mardi l'idée de Mme Royal d'utiliser l'armée pour prendre en charge de jeunes délinquants, tout en rappelant que son ministère participait déjà aux efforts d'insertion des jeunes en difficulté.
"J'entends qu'on voudrait utiliser l'armée comme un centre de redressement pour les jeunes dès la première incartade", a déclaré Mme Alliot-Marie, lors de la séance des questions au gouvernement.
"Cela n'est pas sérieux. Les militaires ne sont pas des agents pénitentiaires. Les militaires sont là pour assurer notre sécurité", a-t-elle ajouté en réponse à une question de Nadine Morano (UMP).
"L'armée n'est pas un substitut à la prison, c'est une école de la vie, de la générosité, de la réussite par le mérite", a-t-elle conclu, sous les applaudissements de la majorité, d'où ont également fusé les cris "Allo François, bobo" ou "Ségolène au secours".
En revanche Mme Alliot-Marie a décrit à la tribune les grandes caractéristiques du dispositif "deuxième chance" mis en place par son ministère avec celui de l'Emploi, pour offrir une formation d'au moins 6 mois à des jeunes sans diplôme.
Dans ces centres, dont le premier a été ouvert le 30 septembre 2005 à Montry (Seine-et-Marne), "d'anciens militaires ayant quitté récemment l'institution mettent leur savoir-faire d'encadrement des jeunes aux côtés des compétences d'enseignants pour aider les jeunes qui veulent s'en sortir", a expliqué Mme Alliot-Marie.
Dans ces centres fonctionnant sous le régime de l'internat, "on apprend (aux jeunes) le respect des règles, le respect des autres, le respect de soi, et on leur apprend à prendre des initiatives", a-t-elle ajouté.
"Les résultats obtenus sont à la hauteur" des objectifs, a affirmé Mme Alliot-Marie, selon laquelle 500 jeunes sortiront à l'automne du dispositif avec "des acquis concrets et des perspectives d'emplois".
"Alors que plus de 30% d'entre eux étaient analphabètes, 93% de ceux qui vont sortir vont obtenir leur certificat de formation générale", a-t-elle déclaré.
"60% d'entre eux ont perspective réelles d'emploi dans la restauration l'hotellerie, la mécanique, le transport, ou le bâtiment", a encore ajouté Mme Alliot-Marie, en précisant que l'objectif de 10.000 jeunes concernés à la fin de l'année "était en passe d'être acquis".
Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a quant à lui salué au Sénat la prise de position de Ségolène Royal sur les 35 heures, estimant que "Mme Royal ferait un candidat de droite acceptable".
M. Sarkozy, qui présentait aux sénateurs son projet de loi sur l'immigration, a fustigé la politique de la gauche en la matière, prenant soin d'épargner Mme Royal, Jack Lang et le maire communiste de Calais Jacky Hénin.
"Mme Royal peut nous rejoindre. Bienvenue au club ! Surtout qu'elle vient sur nos idées", a-t-il lancé sous les rires et les applaudissements des sénateurs UMP.
Yahoo.fr, actualités, mardi 6 juin 2006, 20h04
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Royal la puritaine emmène les homos à l'autel
La députée PS s'est dit favorable au mariage et à l'adoption pour les gays.
C'est dit. Pour la première fois, Ségolène Royal s'est engagée, à une heure de grande écoute, vendredi matin, sur l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples homosexuels. Elle n'a pas parlé à la première personne. Elle a été pleine de précautions. Mais ça y est. «Ce qui est inscrit dans le programme du Parti socialiste sera réalisé, mais il faut tenir compte de la sensibilité des uns et des autres», a-t-elle déclaré sur France Inter.
«C'est la première fois qu'elle est aussi claire, se félicite Alain Piriou, porte-parole de l'inter-LGBT (lesbienne, gaie, bi et trans). Ses précautions ne me semblent pas choquantes, mais j'espère que ce n'est pas un prétexte pour que la réforme n'aboutisse pas.»
Noël Mamère est peut-être le plus content. En 2004, il avait célébré l'union civile de deux hommes dans sa mairie de Bègles, un mariage que Royal avait qualifié «un peu paillettes». «Il faut lui dire que l'opinion est apte», a-t-il confié à Libération. Un sondage BVA, publié dans le Figaro du 9 juin, le confirme : 60 % des Français sont pour l'ouverture du mariage aux homos. Et 48 % se prononcent en faveur de l'adoption, 50 % étant contre.
La candidate socialiste à l'investiture a fait du chemin depuis deux ans. Elle ne parle plus de «confusion des repères» ni de «provocation injustifiée des convictions familiales et religieuses». Son souci est de tenir compte des réticences, explique une proche. Certes, l'homoparentalité entre dans les moeurs, mais «c'est moins facile à l'usine».
Après ses sorties sécuritaires, Royal met un coup de barre à gauche. Elle est annoncée à la gay pride de Lyon du 17 juin. Et a négocié une interview exclusive avec Têtu, le magazine des gays et des lesbiennes, qui paraîtra trois jours avant la gay pride parisienne, le 24 juin. Cette fois-ci, elle pourrait dire «je». Ségolène Royal ira-t-elle plus loin que le programme du PS, en proposant l'ouverture de la procréation médicalement assistée aux lesbiennes ? Cela ferait encore un beau coup.
Libération, 9/10 juin 2006, p. 10, par Charlotte ROTMAN
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NOUVELOBS.COM | 25.06.06 | 07:49 La Marche des Fiertés remporte un vif succès
Le cortège revendiquant l'homoparentalité pour 2007 a rassemblé samedi à Paris 800.000 personnes selon les organisateurs, et 600.000 selon la police.
Le maire de Paris Bertrand Delanoë et le Premier secrétaire du PS François Hollande samedi à Paris (Sipa)
La Marche des fiertés homosexuelles signe un nouveau succès: l'ancienne Gay Pride a rassemblé samedi 24 juin dans les rues de Paris, entre Montparnasse et Bastille, quelque 800.000 personnes selon les organisateurs, et 600.000 selon la préfecture de police, qui dénombrait 400.000 participants dans le cortège et 200.000 spectateurs.
Sous le mot d'ordre "Pour l'Egalité en 2007", avec les revendications du mariage et de l'adoption pour les couples homosexuels, la "marche" organisée par l'Inter-LGBT (Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans) a aussi fait le plein de politiques.
Ils étaient nombreux à figurer dans le carré de tête, du premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande aux candidats à l'investiture Verte pour la présidentielle Dominique Voynet et Yves Cochet.
Le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë, le secrétaire national de Verts Yann Wehrling, l'ancien ministre socialiste Jack Lang, le président du parti Aujourd'hui autrement, Jean-Luc Roméro, ou le socialiste Patrick Bloche ont aussi participé au cortège.
Les applaudissements ont fusé pour Bruno Julliard, le président de l'UNEF, ceux de la LDH (Ligue des Droits de l'Homme) Jean-Pierre Dubois, du MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) Mouloud Aounit, mais aussi pour la chanteuse Marianne James ou le critique Henri Chapier.
Applaudissements encore lors du petit pas danse exécuté par François Hollande sur le char PS-Mouvement des jeunes socialistes, en compagnie du présidentiable socialiste Dominique Strauss-Kahn et sa compagne Anne Sinclair.
Très représentés également, les personnels des grandes entreprises publiques ou privées, avec Person'Ailes (Air France), Homobus (RATP), Gare (SNCF), Energay (EDF-GDF), et Flag! de la police nationale. Tous répondaient en écho aux revendications de l'Observatoire l'autre cercle, mouvement qui lutte contre les discriminations au travail.
La diversité, une fois encore était de mise: asiatiques et leurs amis du Long Yang Club, le groupe juif gay et lesbien Beit Haverim, les "libano-friendly" de Helem ou les catholiques de David & Jonathan.
Maniant l'humour, la Coordination lesbienne en France avait juché une tondeuse à gazon sur un 4X4, avec une pancarte se voulant didactique: "Ceci n'est pas une lesbienne", pouvait-on y lire.
Mais la fête se teintait aussi de gravité, comme le rappelait le char d"'Ensemble contre la peine de mort", fustigeant le silence de la France devant les exécutions et oppressions dont sont victimes les homosexuels dans des pays comme l'Arabie Saoudite, le Pakistan, ou l'Iran.
A 16h01 précises, un silence de trois minutes a été observé en mémoire des victimes du Sida, une gageure dont sont fiers les organisateurs, tant il est techniquement difficile de coordonner un cortège de plusieurs kilomètres.
Les premiers chars arrivés place de la Bastille étaient accueillis par le dance-floor géant de FG DJ Radio, qui avait réuni depuis 15h la crème de la crème en matière de musique électronique.
A 19h, ils étaient des milliers à danser comme un seul homme, juchés sur la colonne de Juillet ou sur les abri-bus, sur les "mixes" de David Guetta ou Antoine Clamaran, alors que déjà s'échangeaient les "flyers" pour accéder aux multiples soirées prévues tard dans la capitale.
La Préfecture de police avait demandé que la musique cesse dès 21h et que le cortège se disperse à 22h. (AP)
NOUVELOBS.COM | 25.06.06 | 07:49
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Un mariage avec François Hollande n'est "pas d'actualité", met au point Ségolène Royal
PARIS (AP) -- Pas de mariage Royal cet été: épouser François Hollande "n'est pas d'actualité", a clarifié samedi Ségolène Royal alors que plusieurs organes de presse lui prêtaient l'intention de dire "oui" à son compagnon depuis vingt-cinq ans. Si elle déclare comprendre la "curiosité", la présidentiable PS préférée des Français entend "protéger" sa vie privée et familiale. Tout est parti de l'invitation lancée au débotté il y a quelques jours par le président de la Polynésie française Oscar Temaru, qui a proposé au couple vedette du PS de les marier à Tahiti. Vendredi, plusieurs organes de presse annonçaient un mariage pour l'été prochain dans le cadre d'une cérémonie strictement civile. "On a reçu cette invitation. C'est très gentil, très romantique, mais ça n'est d'actualité. Surtout ça concerne essentiellement la famille, notre famille", a déclaré Ségolène Royal samedi, à son arrivée à la convention du PS sur son projet à la Mutualité à Paris. "Ca ne vous regarde pas, voilà. C'est privé, c'est familial et pour l'instant ça n'est pas d'actualité", a-t-elle ajouté peu après. C'était une "boutade" d'Oscar Temaru, a confirmé François Hollande. "Il n'y a pas de réalité, pas d'actualité", a-t-il confié peu après à quelques journalistes. Dans son entourage, on confirme que la question d'un mariage estival n'est pas à l'ordre du jour. Sous les feux de l'actualité, la "Madone des sondages" entend bien protéger sa vie privée et familiale, à commencer par les quatre enfants qu'elle a eus avec François Hollande. "C'est difficile quand même de distinguer la vie privée et la vie politique et pourtant il faut le faire", a-t-elle insisté. "Dans la phase qui s'ouvre, qui est déjà un petit peu ouverte, c'est une préoccupation de tous les instants de protéger ma vie privée". "Je comprends très bien que ce soit intéressant, que ce soit intriguant, c'est une situation qui n'est pas banale", a-t-elle glissé. "Mais en même temps je crois qu'il faut tenir bon sur la pudeur personnelle, la protection de ses enfants, de leur vie et la protection de la famille". AP-------
VISBY (Suède) (AFP) - Ségolène Royal vante le "modèle suédois" et recadre son image
Ségolène Royal la socialiste championne des sondages, a vanté mardi le "modèle suédois", à l'issue d'une visite de deux jours dans ce pays qui lui a permis de recadrer son image, alors que ses rivaux se plaisent à lui coller l'étiquette de "blairiste". "Le modèle suédois est un modèle pour la France et pour de nombreux pays d'Europe. Nous aimerions réaliser ce qui est fait ici", a déclaré la présidente de Poitou-Charentes. Elle a évoqué en particulier la synergie progrès social-compétitivité. "Les Suédois ont refusé de sacrifier le social à l'efficacité économique. Au contraire, ils ont fait du social la pierre angulaire de l'efficacité économique", a-t-elle ajouté après un entretien avec le Premier ministre suédois Göran Persson. Mme Royal s'était entretenue lundi avec les dirigeants et responsables syndicaux du géant des télécoms Ericsson, près de Stockholm, qui sont cités en exemple pour la qualité de leurs relations sociales et de la concertation au sein de l'entreprise. Mardi, elle a participé à un séminaire économique du Parti social-démocrate suédois, à Visby, dans l'île de Gotland. "La deuxième chose que nous pouvons imiter, c'est le choix de l'excellence environnementale. Je souhaite que la France, comme la Suède, prépare dès maintenant l'après-pétrole, par les transports propres, par la protection des paysages", a-t-elle ajouté. Il ne s'agit pas d'appliquer en France, les yeux fermés, les solutions trouvées en Suède, car les deux pays sont différents, a cependant expliqué la députée socialiste des Deux-Sèvres. La Suède, qui combine un faible taux de chômage (environ 6 %), plus de 80 % d'adhésion syndicale, et un système performant de protection sociale, ne compte en effet que neuf millions d'habitants. Au-delà de la découverte éclair d'un système social envié, Mme Royal a mis à profit cette visite pour recentrer son image de présidentiable potentielle. Elle a montré aux médias qu'elle est prête à s'inspirer de ce "modèle suédois" qui reste une référence obligée pour tous les socialistes. Elle en a profité aussi pour dire son agacement à propos du procès en "blairisme" dont elle s'estime victime. "J'entends bien le procès qu'on veut me faire sur le blairisme (...) je le dénonce", a-t-elle dit lundi, alors que plusieurs responsables socialistes lui reprochent d'avoir loué dans la presse britannique certains aspects de la politique de Tony Blair, qu'ils jugent trop libéral. "Je ne suis pas proche de tel ou tel modèle. Il faut s'informer, et inventer le modèle social français", a-t-elle ajouté. Sur cette terre socialiste et nordique, Ségolène Royal a enfin récolté des hommages propres à conforter une stature de candidate à l'Elysée. "Très capable, très intelligente", "pleine de courage et de compassion", "très ambitieuse pour l'avenir de la France": en français ou en anglais, le président du Parti socialiste européen (PSE) et ancien Premier ministre danois Poul Nyrup Rasmussen ne tarissait pas d'éloges. Quant au Premier ministre suédois, il s'est dit "convaincu" que Mme Royal ferait une bonne présidente de la République, même si "c'est aux Français de décider".-------
08 juillet 2006. Le Soir d'Algérie. Entretien réalisé par Khadidja Baba-Ahmed
François Hollande : "La colonisation appelle la plus ferme condamnation"
En visite aujourd’hui et demain en Algérie, sur invitation du FLN, François Hollande, le premier secrétaire du Parti socialiste, a bien voulu répondre aux questions du Soir d’Algérie.
Il explique à nos lecteurs le sens qu’il donne à cette visite et pourquoi précisément maintenant ; le type de relations qu’il compte entretenir avec l’Algérie, si le PS arrivait au pouvoir en 2007, le devenir du traité d’amitié algérofrançais, mis aujourd’hui sous le coude, et enfin comment le PS compte faire pour que les institutions françaises puissent être réellement représentatives de la France et avoir sa couleur et sa composante sociologique caractérisée par des origines et des cultures diverses.
Le Soir d’Algérie : Depuis de très longues années, l’Algérie a très peu fait partie des programmes de visite de la plus haute hiérarchie du PS. A quoi cela est-il dû ?
François Hollande : Depuis 30 ans, d’éminents dirigeants du Parti socialiste sont venus en Algérie. François Mitterrand, le premier, en 1976, pour rencontrer le président Boumediene.
Le président Chadli a reçu Lionel Jospin en 1987 et Pierre Mauroy en 1991.
Louis Mermaz, en juin 1992, est venu saluer le président Boudiaf avec un message de soutien du Parti socialiste français.
Et lorsque nous avons été au gouvernement de la France durant les années 1997/2002, les visites des ministres socialistes en Algérie ont été régulières. Mais je tenais à faire, comme premier secrétaire du Parti socialiste, le déplacement à la veille des échéances décisives de 2007 pour souligner la priorité que je porte au resserrement des liens entre nos deux pays.
Votre séjour en Algérie, Monsieur Hollande, précisément en ces jours de célébration de la fête de l’Indépendance, se veut-il un symbole ou alors la date de votre arrivée à Alger est un hasard du calendrier ?
J’ai voulu que ce moment corresponde à une volonté commune et puisse être utile. Le Parti socialiste peut demain avoir la responsabilité de la France. Il est donc significatif qu’il veuille rencontrer d’ores et déjà les principaux responsables des pouvoirs publics algériens, ainsi que les différents partis politiques algériens. Et j’y vois plusieurs raisons essentielles.
La France compte plus de trois millions de citoyens directement liés à l’Algérie par leurs racines familiales. Rien de ce qui se passe dans nos deux pays ne peut donc nous laisser indifférents. En outre, l’Algérie avec la France doivent jouer un rôle moteur dans le développement d’un partenariat euro-méditerranéen. Il n’y a donc dans ma visite, en ce mois de juillet où nos deux pays commémorent leurs fêtes nationales, aucun signe du hasard, mais un véritable choix politique.
Quelle est votre position sur ce qui fait débat aujourd’hui, pour ne pas dire plus, qui crée plus que des tensions dans les relations algéro- françaises, en l’occurrence la non-reconnaissance des dégâts causés par le colonialisme français.
Notre position est claire. La colonisation appelle la plus ferme condamnation : puisque c’est l’occupation par la force d’un pays par un autre et l’exploitation de ses ressources.
L’entreprise coloniale s’est faite au service d’une minorité de privilégiés.
Quant à la guerre d’Algérie, elle a été comme toute guerre, une tragédie. Et nous devons établir ce devoir de vérité, au nom même des victimes de cette histoire commune.
Cette reconnaissance des faits n’est pas, pour la France d’aujourd’hui, un exercice de mortification, mais au contraire une exigence de clarté pour apaiser les plaies du présent, mais surtout préparer l’avenir.
Pensez-vous que l’Algérie a raison, comme elle l’a encore fait par la voix de son président et par celle de plusieurs associations d’anciens moudjahidine, de trouver scandaleux qu’une telle loi ait été votée (même si l’article concerné a été abrogé), sachant qu’aujourd’hui en France, le retour des nostalgiques de l’Algérie française se manifeste avec force dans le paysage politique français ?
La loi de février 2005, votée par la majorité de droite, et notamment son article 4, n’a pas choqué que les Algériens. Elle a blessé nos compatriotes d’Outre-Mer et a suscité, chez nous, une vive émotion. Et pas seulement à gauche. Au point que Jacques Chirac a été conduit à retiré l’article, si controversé, qui «reconnaissait le caractère positif de la colonisation ».
Vous avez raison de souligner l’influence de l’extrême droite en France et la pression qu’elle exerce sur certains groupes. Mais, le peuple français, dans ses profondeurs, s’y refuse. Et c’est pourquoi il faut éviter tout amalgame et toute simplification. Et rappeler fortement ce qui est la réalité de l’histoire.
Dans votre livre le Devoir de Vérité, vous abordez résolument les questions liées à la colonisation, en Algérie notamment.
Vous prenez courageusement position pour que la France présente ses excuses pour son passé colonial et ses conséquences; dans quel cadre et à quelles conditions envisagez- vous de concrétiser et d'officialiser cette prise de position ?
J’ai voulu, au nom du Parti socialiste, condamner ce qui avait été de notre propre responsabilité, et notamment les décisions du gouvernement de Guy Mollet, il y a 50 ans, sur les pouvoirs spéciaux en Algérie. Le Parti socialiste est, certes, l’héritier lointain de la SFIO, mais il est aussi et surtout celui de tous les militants et dirigeants, anonymes ou reconnus, qui ont refusé la guerre coloniale et ont défendu le choix de l’indépendance algérienne.
Aujourd’hui, le retour sur notre histoire, dans le respect de nos deux peuples, est nécessaire si l’on veut préparer l’avenir. C’est en étant au clair sur le passé, et notamment sur la condamnation de l’entreprise coloniale, que l’on pourra associer la France et l’Algérie dans un véritable traité d’amitié. Sa préparation doit mobiliser nos deux sociétés, car sa portée dépassera largement le cadre de la relation d’Etat à Etat. Prenons le temps du débat et de l’échange.
Même si officiellement la campagne électorale en vue des présidentielles de 2007 n’est pas encore lancée, dans les faits, cette campagne est largement engagée. A droite, et comme pour faire oublier les mauvais résultats économiques et sociaux de leurs mandats, les axes de campagne des candidats déclarés ou candidats potentiels prennent pour thème central les aspects sécuritaires.
La gauche n’est pas en reste elle aussi, dans la mesure où un des ses candidats potentiels, en l’occurrence l’ancien Premier ministre, Lionel Jospin, vient de placer lui aussi ce thème comme devant être central de la campagne. Cela se justifie-t-il et n’est-ce pas la misère sociale, le chômage, les promesses non tenues et non pas les immigrés des banlieues qui font le lit de l’insécurité ?
L’insécurité n’est acceptable nulle part, et la violence jamais n’est excusable, surtout quand elle frappe nos concitoyens les plus fragiles et les plus modestes La gauche doit montrer que ses réponses sont à la fois plus efficaces et plus humaines, que celles mises en œuvre par la droite. Elle doit affirmer sa fermeté vis-à-vis de la délinquance, mais en même temps mettre en œuvre une politique globale de prévention, tout en luttant contre les causes sociales de la violence (les ghettos, la pauvreté, le chômage).
La flambée de violence dans les banlieues en 2005 comme l’augmentation des agressions sur les personnes confirment la gravité de la situation. La violence se développera si des solutions ne sont pas apportées sur le terrain de l’emploi, de la formation, de l’éducation et de la lutte contre toutes les discriminations. C’est l’un des principaux défis que nous aurons à relever si la gauche revient aux responsabilités en 2007.
Il ne s’agit pas là d’un problème de populations étrangères, mais d’un problème global qui concerne toute la nation. Il importe de ne pas stigmatiser ces quartiers car ils souffrent d’un abandon des politiques publiques depuis trop d’années. En outre, les populations qui y vivent portent en elles des potentialités importantes. Beaucoup d’élus de terrain peuvent témoigner des trésors d’intelligence, de combativité, de talents que l’on y trouve. Raison de plus, s’il en fallait, pour nous engager dans une politique d’envergure envers nos banlieues.
A propos justement de banlieue, votre parti est le premier à officialiser la désignation de ses candidats pour 2007, candidats qui seront enfin plus représentatifs de la société française ; en particulier vous avez investi Faouzi Lamdaoui à Argenteuil, là où M. Sarkozy a prononcé l’ignoble qualificatif de «racaille» des banlieues, quartier d'où sont ensuite parties les émeutes de novembre 2005. Quelle portée donnez-vous à cette désignation ? Quel message souhaitez-vous envoyer aux Français en général, ceux issus de l’immigration. Doit-on aussi y voir un message adressé plus spécifiquement aux Algériens eux-mêmes ?
J’ai pris l’engagement de favoriser au sein du Parti socialiste la représentation de la diversité de la société française. Cette volonté s’est traduite au moment des élections régionales et européennes et nous avons poursuivi cet effort à l’occasion des désignations aux législatives.
Dans plus de 20 circonscriptions, le Parti socialiste sera représenté par des candidats issus de l’immigration. C’est un message fort que je veux faire passer. Nous sommes tous citoyens français quelles que soient nos origines et l’Assemblée nationale comme les collectivités locales et territoriales, comme les partis, doivent être à l’image de la France. De toutes les couleurs et de toutes les origines.
Chacun doit pouvoir se sentir pleinement représenté dans la République. C’est un droit, mais il comporte aussi des devoirs. Je compte sur cette nouvelle génération pour promouvoir les valeurs de fraternité, de liberté, d’égalité et de laïcité.
Vous venez accompagné, entre autres, de députés ou responsables du PS d’origine algérienne. Qu’apportent ces responsables au PS et que fait le parti pour que la représentation de la communauté issue de l’immigration soit plus fortement représentée dans les institutions ?
Nous comptons déjà dans nos rangs de nombreux élus dans les conseils municipaux, dans les conseils généraux et dans les conseils régionaux d’origine maghrébine. Ces élus ont été désignés par les militants socialistes, puis choisis par la majorité des électeurs. Ils ont donc une parfaite légitimité démocratique.
Bariza Khiari est sénatrice, Kader Arif est député européen et exerce depuis longtemps des responsabilités éminentes au sein du Parti socialiste et Faouzi Lamdaoui avec d’autres de ses camarades originaires du Maghreb ont été désignés comme candidats aux prochaines élections législatives.
On regarde toujours les sportifs, bien sûr — et comment ne pas penser en ce moment au plus illustre d’entre eux, Zinédine Zidane — et les chanteurs ou les artistes; mais, on devrait aussi regarder les enseignants (de l’instituteur à l’universitaire), les fonctionnaires, les médecins, les journalistes, les ingénieurs, les chefs d’entreprise, les cadres de l’administration territoriale…
Bref, tous les secteurs de la vie économique, sociale, culturelle où les Français de toute origine font chaque fois la preuve de leurs compétences. Et pourtant, on peine, malheureusement, à refléter fidèlement la composition sociale dans la réalité politique : les ouvriers, les femmes, les citoyens représentant la diversité ont toujours été sous-représentés et le Parti socialiste a le devoir d’inverser ce mouvement.
Nous n’arrêterons pas nos efforts, car il y va de la vitalité de notre démocratie et de notre cohésion sociale. La France est belle de tous ses talents.
A propos toujours d’immigration, jamais la France n’a connu, comme actuellement sous la droite, autant de structures qui ont officiellement pour charge soit une meilleure intégration, soit la lutte contre l’exclusion, contre le racisme et l’accès à l’emploi sans discrimination… Mais les Français d’origine étrangère ou les immigrés ne sont plus dupes, ils apprennent chaque jour qu’en France l’intégration, la lutte contre les discriminations, etc. sont en régression. Que propose le Parti socialiste dans son programme, pour avancer dans ce domaine et faire en sorte que les institutions françaises soient à l’image de la composante sociologique de la France ?
La France aujourd’hui souffre de trop d’inégalités. Mais son modèle républicain est lui aussi en difficulté. Il peine à répondre à l’aspiration légitime de la réussite pour tous. Dans ce contexte de chômage de masse, s’ajoutent pour certains de nos concitoyens des discriminations qui sont inacceptables. C’est pourquoi dans le projet socialiste nous mettons l’accent sur deux piliers essentiels du pacte républicain.
L’éducation d’abord, car sans formation qualifiante, de nombreux jeunes ne peuvent plus se projeter dans l’avenir. Il s’agit aussi de lutter contre les discriminations, en sortant les banlieues de la logique de ghettos dans laquelle elles sont enfermées, et en permettant à chaque citoyen d’accéder à un emploi, un logement et une promotion professionnelle en fonction de ses seules qualités et sans subir de discriminations liées à ses origines ou à son lieu de résidence.
Le projet de traité d’amitié entre l’Algérie et la France est aujourd’hui dans les oubliettes. Qu’est-ce qui, selon vous, l’a fait capoter ? Dans le cas de victoire du PS aux prochaines présidentielles, que ferait votre parti de ce projet de traité et plus généralement comment envisageriez- vous les relations avec l’Algérie ?
Cette idée d’un partenariat exceptionnel entre la France et l’Algérie a été évoquée pour la première fois lors de la visite du président Bouteflika à Paris en juin 2000. Le gouvernement de Lionel Jospin comme le président Chirac y ont aussitôt consenti et leur travail sur le texte s’est largement avancé du côté algérien comme du côté français.
Ce qui y manque, c’est la volonté politique et la confiance durable. Aujourd’hui, à mon grand regret, et alors que la coopération franco-algérienne a rarement aussi bien fonctionné, des problèmes importants liés à l’Histoire et à la mémoire viennent jeter une ombre sur ce projet et freinent un processus prometteur.
Si le peuple français nous rappelle en 2007 aux responsabilités, je peux vous assurer que nous reprendrons, de manière sereine et claire, cette démarche visant à établir durablement notre amitié garante d’une relation sincère et forte entre nos deux peuples.
lesoird'algerie.com, K. B.-A., samedi 8 juillet 2006
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AP | 13.07.06 | 14:24 Zidane défend "farouchement les valeurs auxquelles il croit profondément", selon Ségolène royal
NANTES (AP) -- Ségolène Royal a rendu hommage jeudi à Zinédine Zidane en saluant "sa capacité à défendre farouchement les valeurs auxquelles il croit profondément et en particulier le respect dû à sa mère et le respect dû à sa soeur".
Au lendemain de l'intervention télévisée de Zidane qui s'est expliqué sur le coup de tête donné au défenseur italien Marco Materazzi en finale de la Coupe du monde, qui aurait insulté la mère et la soeur du joueur, Mme Royal a dit avoir "trouvé un homme d'une grande intensité et d'une grande densité".
"Il a fait preuve d'un souci éducatif avec un mot de regret à l'égard du spectacle de la violence donné aux plus jeunes. Il s'est excusé pour cette partie là", a poursuivi la présidente de la région Poitou-Charentes et "il a aussi appelé à réformer les règles du sport international car les coups psychologiques sont parfois plus difficiles que les coups physiques". AP
Yahoo.fr, actualités, AP | 13.07.06 | 14:24
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27.07.06 | 18:05 Cent cinquante euros avec sursis pour l'entarteur de Ségolène Royal
BORDEAUX (AP) -- Jonathan Joly, cet étudiant de 22 ans qui avait entarté Ségolène Royal le 16 juin, a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de La Rochelle (Charente-Maritime) à 150 euros d'amende avec sursis, a-t-on appris auprès de son avocat, Me Yves Duson. La condamnation ne sera pas portée à son casier judiciaire.
Le procureur Philippe Darphin avait requis 105 heures de travaux d'intérêt général et 60 jours-amende.
"Les juges ont pris cette décision bienveillante parce qu'ils ont compris qu'il n'avait pas l'intention de blesser, et qu'il s'agit d'un primo-délinquant. D'une certaine façon, il a atteint son but puisque Ségolène Royal lui propose de travailler auprès d'élus.
D'inaccessible, elle est devenue accessible", a commenté l'avocat en précisant que le jeune homme est déjà salarié à temps partiel de la municipalité de La Rochelle et qu'il travaille dans une association durant l'été.
Le 16 juin, Jonathan Joly avait jeté un fraisier au visage de la présidente de la région Poitou-Charentes, touchant également le maire de La Rochelle, Maxime Bono. Tous deux avaient porté plainte contre le jeune homme.
Ségolène Royal avait précisé mercredi dans un communiqué que sa plainte avait "une visée éducative", mais qu'elle ne se portait pas partie civile. Elle se disait aussi prête à retirer sa plainte si "la personne s'engage à ne plus agresser qui que ce soit et à s'excuser à l'audience". Et de souhaiter "que ce jeune adulte prenne conscience de la gravité de ses actes répétés et de la nécessité de s'intégrer positivement dans la vie en cessant toute forme de violence".
Par ailleurs, a-t-elle ajouté, la région Poitou-Charentes "lui propose un emploi rémunéré pour qu'il se rende compte du travail important que réalisent les élus et les services publics". Selon Me Duson, Jonathan Joly "n'a rien contre cette proposition". AP
lenouvelobs.com,
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dimanche 30 juillet 2006, 22h57 Liban: Ségolène Royal appelle à des pressions sur les Etats-Unis
PARIS (AFP) - Ségolène Royal a appelé dimanche les Nations unies et l'Europe à faire "pression pour que les Etats-Unis changent d'attitude" sur la question du Proche-Orient, jugeant après le bombardement de Cana (Liban sud) par Israël que "la situation est très grave".
"Aujourd'hui, il y a un risque d'escalade. Il y a des populations qui ont soif de paix durable des deux côtés. Il est temps que la communauté internationale fasse pression pour l'arrêt des hostilités militaires", a déclaré sur LCI la championne des sondages chez les socialistes pour la présidentielle.
Pour Mme Royal, "la France aujourd'hui a une juste position, équilibrée, mais il faut aller plus loin, c'est à dire qu'au Conseil de sécurité, les Nations unies et l'Europe fassent pression pour que les Etats-Unis changent d'attitude".
"Il faut que les Etats-Unis cessent de s'opposer au dialogue avec l'ensemble de ceux qu'ils considèrent comme des adversaires", a-t-elle ajouté.
Yahoo.fr, actualités, dimanche 30 juillet 2006, 22h57
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Le vendredi 11 août 2006 Ségolène Royal en bikini, une première dans la presse française
Ségolène Royal est la candidate favorite de la gauche pour la présidentielle française de 2007.
Des photos volées de Ségolène Royal montrant la favorite des sondages à gauche pour la présidentielle de 2007 en bikini ont été publiées cette semaine dans la presse française, une première dans un pays où le phénomène «people» gagne peu à peu la classe politique.
L'hebdomadaire VSD a publié sur la même page de Une des photos de son rival de droite, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, torse nu en plein footing avec ses gardes du corps sur une plage d'Arcachon. En titrant juste sous les photos: «Duel au soleil».
Dans VSD comme dans Closer, l'autre magazine «people» à avoir édité la série de Ségolène Royal, montrée en famille sur une plage de la Côte d'Azur, le ton reste élogieux: «Et dire qu'elle a 53 ans!» et qu'elle a eu quatre enfants, s'enthousiasme Closer, pendant que VSD parle de sa «silhouette de sirène»".
D'habitude, les photos de «people» en maillot de bain qui s'étalent dans la presse concernent des personnalités du show-biz. On avait cependant déjà vu l'été dernier des photos (posées) du Premier ministre Dominique de Villepin sortant des flots sur une plage de la côte atlantique.
Spécialiste de communication politique, le chercheur Dominique Wolton, s'inquiète de ce qu'il considère comme une «dérive» de la presse française. Interrogé par l'AFP, il s'insurge que les médias français se fassent «complices de cette pipolisation des politiques» même s'ils sont encore «"loin de la presse de caniveau» britannique.
«Que Ségolène Royal soit en maillot de bain, ce n'est pas une déclaration politique», fait valoir Dominique Wolton.
Pendant longtemps, étaler la vie privée des personnalités politiques et de leurs proches relevait quasiment du tabou en France. Liaisons extra-conjugales, enfants «illégitimes»: ces sujets, s'ils étaient parfois connus, n'étaient pas abordés. De nombreux journalistes politiques connaissaient ainsi l'existence de la fille cachée de l'ex-président socialiste François Mitterrand, Mazarine, mais l'ont longtemps tue.
Aujourd'hui, «il y a un intérêt décuplé de la part du grand public» pour les politiques, plaide le rédacteur en chef délégué de VSD, Marc Dolisi.
Le marché de la presse people a explosé ces dernières années en France, avec une demi-douzaine de titres tirant chacun à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires, malgré la menace de sanctions judiciaires élevées pour atteinte à la vie privée.
«Ségolène Royal comme Nicolas Sarkozy n'ont pas hésité à user de leurs vies privées dans des mises en scène. Ils sont eux-mêmes sortis du cadre», assure Marc Dolisi.
De fait, les deux aspirants à la présidence du pays misent tous deux sur une campagne médiatique très centrée sur leur personnalité.
Dès 1992, alors qu'elle était ministre de l'Environnement, Ségolène Royal avait posé pour la presse après avoir accouché, s'affichant avec sa dernière née en Une du quotidien populaire France-Soir.
Plus récemment, les médias ont couvert de près les déboires de Nicolas Sarkozy et de son épouse Cécilia, dont il a été un temps séparé, un sujet qu'il évoque d'ailleurs ouvertement dans son livre, Témoignage, devenu un best-seller de l'été.
Ségolène Royal a fait savoir qu'elle ne porterait pas plainte. Selon son entourage, elle n'a pas apprécié les clichés d'elle à la plage, reproduits ensuite dans d'autres journaux, mais «ne veut pas donner à ce fait plus d'importance qu'il n'en a».
Les médias anglo-saxons ont consacré plusieurs articles à ces photos de Ségolène Royal, y voyant un épisode significatif de la bataille présidentielle qui s'annonce avec Nicolas Sarkozy.
cyberpresse.ca, Le vendredi 11 août 2006, Audrey Kauffman
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(18 août 2006) Royal, cambriolée et fâchée... contre Sarko
La candidate à l'investiture socialiste souhaitait garder l'information «confidentielle». Elle reproche au ministère de l'Intérieur de l'avoir divulgué au «Figaro».
Le ministère dément.
C’est un retour de vacances un peu mouvementé pour Ségolène Royal et François Hollande. Selon le Figaro de ce matin, leur appartement de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) a été «visité par des cambrioleurs», «des bijoux pourraient avoir été dérobés» et Ségolène Royal «a fait savoir aux autorités de police qu’elle déposerait plainte». Le journal écrit que «le cabinet du ministre de l’Intérieur suit de près ce dossier considéré comme sensible eu égard à la personnalité des victimes».
Réagissant à cet article, Ségolène Royal a confirmé qu’elle avait en effet constaté une «intrusion» dans son appartement jeudi soir, à son retour de vacances. Mais elle précise qu’«il ne s’agit pas d’un cambriolage, mais d’une intrusion et de la fouille intégrale de [son] domicile où rien n’a été volé. Tout a été retourné, les placards ont été vidés». La candidate à l’investiture socialiste pour la présidentielle a «fait vérifier la sécurisation de ses lignes téléphoniques», laissant entendre qu’il pourrait s’agir d’autre chose que d’un simple forfait crapuleux. Surtout, Royal a reproché au ministère de l’Intérieur d’avoir diffusé cette information qu’elle voulait garder «confidentielle».
L’Intérieur était forcément au courant de cette affaire: tous les incidents touchant des personnalités remontent au cabinet de Sarkozy. Mais le ministère a immédiatement affirmé qu’«aucune information à caractère confidentiel concernant une éventuelle intrusion» du domicile de Royal «a été divulguée par ses services ou le cabinet du ministre d’Etat».
La présidente de Poitou-Charentes n’a «pas porté plainte», mais dit avoir «fait un signalement au commissariat (de Boulogne) en demandant que l’incident reste confidentiel». Le parquet de Nanterre a désigné hier la police judiciaire des Hauts-de-Seine pour mener une enquête préliminaire. Selon l’AFP, citant une source judiciaire, «rien ne permet de penser que le ou les intrus avaient une idée particulière en liaison avec les occupants» du lieu. Il(s) serai(en)t «entré(s) en fracturant une fenêtre de l’arrière de l’appartement situé en rez-de-chaussée».
Par Guillemette ECHALIER, LIBERATION.FR : Vendredi 18 août 2006 - 14:12
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samedi 19 aout 2006, 20h07 L'évacuation du squat de Cachan est "inacceptable", pour Ségolène Royal
DIJON (AP) - Ségolène Royal a estimé samedi que l'évacuation du squat de Cachan cette semaine s'était faite "au mépris de la dignité humaine". La candidate à l'investiture socialiste pour la présidentielle a reproché au gouvernement de ne pas assumer "ses responsabilités en matière de relogement".
"Organiser des mises en scène d'évacuation avec des caméras, au mépris de la dignité humaine, je pense que c'est inacceptable et que ça ne fait pas grandir la France", a fustigé Ségolène Royal lors d'une conférence de presse à Dijon, après avoir rencontré le président du conseil régional de Bourgogne François Patriat.
"Ça fait deux ans que le problème se pose, deux ans que le gouvernement n'assume pas ses responsabilités en matière de relogement", a dénoncé l'ancienne ministre déléguée à la Famille.
"Traiter de cette façon-là des personnes, des hommes et des femmes, qui ont droit au respect des principes humains, je pense que c'est inadmissible", a ajouté Ségolène Royal.
Jeudi matin, les CRS ont évacué 508 résidents (367 adultes et 141 enfants) de l'ancienne résidence universitaire de Cachan (Val-de-Marne), considérée comme le plus grand squat de France. La préfecture a expliqué que le bâtiment présentait des risques d'incendie.
Elle a proposé des hébergements temporaires aux familles expulsées, dont beaucoup sont d'origine africaine. Plus de 200 personnes ont accepté d'aller dormir à l'hôtel.
Mais les autres ont préféré camper ensemble devant le squat pour exiger un relogement durable et la régularisation de ceux qui sont sans-papiers. Vendredi soir, la police a délogé les campeurs, qui ont pu passer la nuit suivante dans un gymnase de Cachan. AP
Yahoo.fr, actualités, samedi 19 aout 2006, 20h07
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Dimanche 20 août 2006 - 20:16 Ségolène Royal invoque Mitterrand pour rassembler
FRANGY-EN-BRESSE (Saône-et-Loire) - A huit mois de l'élection présidentielle, Ségolène Royal a donné le coup d'envoi de la rentrée politique en lançant un appel au rassemblement tous ceux qui "veulent que ça change". Devant plus de 2.000 personnes rassemblées à Frangy-en-Bresse, la présidente de Poitou-Charentes s'est attachée à passer du costume de "présidentiable" à celui de future présidente. Les désordres économiques et le déficit démocratique "sont le produit de la brutalité de la droite, de son inertie, de la confiscation du pouvoir contre lesquels nous nous apprêtons à mener une bataille décisive", a-t-elle dit. "Oui, il faut battre la droite pour redresser le pays". "Si je suis en situation", "ce que je vous propose", a scandé Ségolène Royal tout au long de son discours de rentrée d'une cinquantaine de minutes récapitulant ses idées égrénées au printemps - "République du respect", "ordre juste", "intelligence des territoires" et "désir d'avenir". Après ses propositions sur la sécurité ou les 35h qui ont pu surprendre une partie de l'électorat socialiste au début de l'année, elle a défendu une ligne plus clairement à gauche, fustigeant une droite "qui n'a plus de boussole", organise une "société du précariat" et "détruit la valeur travail". Au coeur de la Bourgogne, elle s'est posée en héritière de François Mitterrand, qui prônait l'unité des socialistes, élément clé pour rassembler d'abord la gauche, puis le pays. "Les socialistes semblent toujours rechigner à faire bloc mais finissent par serrer les rangs", a-t-elle assuré à l'orée de la campagne interne pour l'investiture présidentielle du PS, face, pour le moment, à trois candidats déclarés. Les candidatures officielles doivent être déposées avant le 3 octobre, dans la perspective d'un vote des militants mi-novembre. Avant la traditionnelle université d'été du PS, à La Rochelle, la semaine prochaine, Ségolène Royal a enjoint les socialistes de "prendre avec philosophie les débats qui (les) animent". "LA BATAILLE SERA RUDE MAIS EXALTANTE" "Au fond, ce qui nous rassemble est bien plus fort que ce qui nous sépare", a-t-elle insisté en plein fief d'Arnaud Montebourg, ancien partisan du "non" à la Constitution européenne alors qu'elle militait pour le "oui". "J'entends dire, ça et là, qu'il faudrait pour diriger la France une expérience que très peu possèdent ici bas", a-t-elle poursuivi, répondant indirectement à ses concurrents socialistes qui la jugent pas assez armée pour la fonction présidentielle. "Je sais surtout que ce qui compte, c'est la capacité à mobiliser l'expérience collective de toutes les volontés et de tous les talents d'un pays qui puise sa richesse dans sa diversité", a-t-elle insisté. Face à la droite, "la bataille sera rude mais exaltante. Je lance ici à Frangy un appel au rassemblement de toutes celles et toux ceux qui veulent que ça change et que la France se redresse. Avec vous, j'ai confiance", a-t-elle lancé aux invités de la Fête de la rose réunis dans un stade de football sous un ciel orageux. En pleine polémique sur les enfants d'immigrés sans papiers, Ségolène Royal est sortie de son discours - pour la première fois distribué aux journalistes - pour fustiger le concept d'immigration choisie prôné par Nicolas Sarkozy. Après avoir "pillé les matières premières" des pays en voie de développement, le ministre de l'Intérieur organise aujourd'hui à ses yeux "le pillage de la matière grise". "L'utopie réalisable" du XXIe siècle, "c'est que les pays pauvres, notamment l'Afrique, sortent de la misère grâce au co-développement. C'est là que se situe la vraie réponse au problème des migrations", a-t-elle estimé. Apanage essentiel de tout candidat présidentiel, elle a consacré une partie de son discours à la politique étrangère "trop longtemps confisquée par quelques experts" en France. Dans un monde "instable et dangereux, il faudra être "réalistes mais créatifs pour faire preuve de sang-froid et préférer le pouvoir de convaincre à l'étalage de l'arrogance" du président américain George Bush, a-t-elle dit. "La France n'a pas le droit de jouer un rôle effacé".------
Jeudi 15 Juin 2006 Sophie Bouchet-Petersen
( bio express), du trotskisme à Ségolène Royal
Tête chercheuse politique, rabatteuse d'intellectuels, trotskiste convertie à la réforme, féministe à la gouaille peu commune, irrésistiblement sympathique. Voici Sophie Bouchet-Petersen, la conseillère spéciale de Ségolène Royal.
Plus spéciale que conseillère, étant entendu, dit-elle, que "les conseillers autoproclamés c'est une race haïssable". Elle préfère se présenter comme celle qui "donne des billes à une vraie patronne".
Et précise : "Ce que je kiffe dans ma vie, c'est que les choses auxquelles je crois avancent." Au service des autres, toujours. Et de Mme Royal en particulier, qui lui interdit de dire des "gros mots".
Dans l'ombre de la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes, Mme Bouchet-Petersen, 57 ans, s'investit sans retenue pour imposer la candidate à l'investiture du PS, "seule chance pour la gauche de battre Sarko".
Elle engloutit, comme à son habitude, des kilos de livres pour comprendre la société française, noircit des notes pour les discours, met son expérience en pratique. Le budget participatif des lycées, mis en place dans le laboratoire poitevin de Mme Royal, c'est son oeuvre, rapportée d'un voyage en 2001 à Porto Alegre, royaume altermondialiste.
"J'ai toujours marché sur deux pattes, j'aime le terrain et j'aime le pouvoir qui permet de transformer les choses. Au début, je pensais être tiraillée par une contradiction, aujourd'hui je me dis qu'avec "Ségo", je recolle les morceaux."
Il faut assembler le puzzle. Et quel puzzle ! Au départ, une petite fille passionnée de latin et de grec, bien née dans une famille catholique et gaulliste. Le père, mi-pied noir, mi-danois, est chef de grande entreprise ; la mère, italo-provençale, autorise Sartre et Camus alors que le reste de la famille subit l'influence de l'OAS.
De ses parents, Sophie Petersen extrait des "valeurs" : "le courage, la grandeur de la France, une certaine forme de modernité". Il ne manque personne pour lui rappeler ses origines bourgeoises, pas même Ségolène Royal, qui lui envoie, un jour de discussion du budget régional, un cuisant : "Tu ne sais pas ce que c'est d'être à 2 ou 3 francs près !"
A 16 ans et demi, en 1966, Sophie Petersen traverse le 16e arrondissement pour s'inscrire à la fac de Nanterre et longe des bidonvilles avec le sentiment qu'"on ne (lui) a pas tout dit". Elle découvre l'extrême gauche.
"Fallait alors vraiment avoir la vue basse pour ne pas tomber dans ce bouillonnement." Mais rejette les maos et les lambertos de l'OCI - dont fit partie Lionel Jospin. Trente minutes d'AG coincée sur un banc d'amphi entre deux de ses leaders, dont le futur producteur Jacques Kirsner, alias Charles Berg, l'ont convaincue "de leur machisme et de leur dogmatisme".
"Ces gars-là m'ont parlé de leurs mensurations sexuelles. Je l'ai vécu comme une violence sur le dos d'une petite oie." Il lui en reste quelque chose : "Je me marre aujourd'hui quand j'observe au PS des réflexes lambertistes récurrents. Ce sont des cultures dogmatiques d'appareil et de manipulation d'appareil."
Ce sera donc, entraînée par Daniel Bensaïd, la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR), ancêtre de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), pour son "ouverture au monde, son rapport à l'histoire et en même temps sa modernité". Mme Bouchet-Petersen s'engage à fond sous le pseudonyme de Sarah, se lie d'amitié avec la future sociologue Nicole Lapierre et entre à Rouge, la publication de la LCR, comme claviste.
Membre de la cellule Renault-Billancourt, elle passe cinq ans à distribuer le quotidien trotskiste, à l'aube, aux portes de l'usine. Elle entre au comité central de l'organisation, dont Alain Krivine est le porte-parole, et qu'elle quittera en 1978, après y avoir passé onze ans. Durant cette période, elle se marie avec Dominique Bouchet, le maquettiste du journal, alors que sa génération envoie promener le rituel bourgeois.
"C'était la seule façon de l'imposer à ma famille", justifie-t-elle. Le couple vit en communauté avec Denis Pingaud, journaliste à Rouge, et sa compagne dans une maison de Vincennes. Les enfants naissent. Des jumeaux, Jonathan et Rebecca, pour les Bouchet-Petersen.
Puis tous s'éloignent de la LCR d'un même mouvement, sur la pointe des pieds. Aujourd'hui directeur de stratégie chez Euro-RSCG, M. Pingaud conseille Laurent Fabius. "Pour les ex de la LCR, la dégénérescence s'arrête au PS", éclate de rire son amie, qui a pris sa carte en 1993.
"Personne ne peut la détester, s'amuse M. Pingaud. C'est une fille entière, qui possède une très forte intelligence de la société. Nous avons eu des débats sur le voile. Elle était contre la loi, sans angélisme. C'est la première qui m'a aidé à penser au voile comme revendication d'identité."
Mme Bouchet-Petersen a pourtant toujours été féministe. A partir de 1974, elle est de toutes les manifs. Elle envahit L'Express pour protester contre sa couverture sur le film Histoire d'O et barbouille de rouge à lèvres le bureau de Jean-Jacques Servan-Schreiber, un fouet à la main. "Jubilatoire !"
C'est dans l'armée des conseillers de François Mitterrand qu'elle rencontre "Ségo" en 1983. Recrutée pour s'occuper des PME en difficulté, elle fait partie du comité de restructuration industrielle piloté par Alain Boublil, futur directeur du cabinet de Pierre Bérégovoy et qui sera condamné dans l'affaire Pechiney.
"Je n'ai pas eu à m'en plaindre. Je n'ai aucune raison de cracher dans la soupe", dit-elle. En 1988, elle devient conseillère culturelle du président - "un grand bonhomme".
Juste avant 1993, elle est recasée au Conseil d'Etat. Elle n'y reste pas deux ans, se lance dans une nouvelle aventure, l'association Droit de cité, chargée d'animer des réseaux de quartier. Cinq ans à sillonner les banlieues dans un bus, des nuits passées dans les dortoirs de LEP ou les hôtels Formule 1.
Son couple n'y survit pas. Les résultats de l'association sont mitigés. Et c'est fauchée qu'elle atterrit en 1999 au cabinet de Mme Royal, alors ministre de l'enseignement scolaire, puis ministre déléguée à la famille et à l'enfance. Elle combat "les ancêtres du déclinisme et les apôtres du tout-fout-le-camp" pour fonder "une politique de gauche de la famille". Se dit "fière" des luttes contre le bizutage et de l'institution de la journée de préparation à la défense "pour les filles aussi".
Entre les deux femmes, "pas de désaccord", même si elles appréhendent "les problèmes par des rampes différentes". Puis elle s'en va encore voir ailleurs, au ministère de l'outre-mer. Axel Urgin, directeur du cabinet de Christian Paul, qui ne l'avait pas choisie, se souvient de l'avoir très mal accueillie.
"Un soir, je lui balance : "Jospin va à la Réunion, je veux un discours demain à huit heures"." A l'heure dite, il trouve "Sophie étendue les bras en croix sur la moquette". Le discours est prêt. "C'était tout simplement brillantissime, tellement que les technos de Matignon l'ont transformé en jargon."
Ce talent, elle l'emploie depuis deux ans à conseiller Mme Royal, d'abord au conseil régional Poitou-Charentes, puis dans son équipe de campagne, où elle a participé au lancement de son site Internet Désirs d'avenir. "Je suis faite pour servir."
Isabelle Mandraud, lemonde.com, Article paru dans l'édition du 11.05.06
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1949 Naissance à Marseille
1967 S'engage à l'extrême gauche
1983 Conseillère de François Mitterrand
1992 Nommée au Conseil d'Etat (tour politique)
1993 Adhère au PS
1999 Rejoint Ségolène Royal au ministère de l'enseignement scolaire.
2005
Conseillère spéciale de Mme Royal à la région Poitou-Charentes
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30.08.06 | 17:09 Campagne 2007 : Royal lance son état-major
Arnaud Montebourg tiendra le rôle de porte-parole de cet état-major mis en place en vue de la présidentielle.
La probable candidate à l'investiture socialiste Ségolène Royal a annoncé mercredi 30 août la formation d'un état-major de campagne en vue de l'élection présidentielle de 2007, avec notamment comme porte-parole Arnaud Montebourg. "Le débat monte, donc on s'organise", a ainsi déclaré la députée PS.
Ségolène Royal a également précisé qu'il y aurait deux autres porte-parole, le député Jean-Louis Bianco, ancien ministre et ancien secrétaire général de l'Elysée, et le député européen Gilles Savary.
Cette "organisation", a-t-elle ajouté, comprendra "un conseil politique" d'une cinquantaine d'élus, environ 220 "personnes ressources" (syndicalistes, entrepreneurs, acteurs divers de la société civile) rassemblées en groupes de travail, et l'équipe d'animation (environ 40 personnes) de son site internet "désirs d'avenir".
La favorite socialiste des sondages a refusé d'annoncer officiellement ce mercredi sa candidature à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2007, ajoutant: "Je respecte les dates".
Les candidatures pour la "primaire" socialistes seront ouvertes entre le 28 septembre et le 3 octobre.
Les militants socialistes sont appelés à voter le 16 novembre, et éventuellement le 23 s'il y a un deuxième tour.
Face au critiques, l'accent est mis sur le débat
La favorite socialiste des sondages n'a néanmoins toujours pas annoncer officiellement ce mercredi sa candidature à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2007, déclarant: "Je respecte les dates". Le "conseil politique" sera animé par le député de la Nièvre Gaëtan Gorce, Christophe Caresche, député et adjoint au maire de Paris, et Eugène Caselli, premier secrétaire de la fédération des Bouches-du-Rhône.
Face aux critiques qui lui ont été adressées pendant l'Université d'été du PS à La Rochelle de fuir le débat avec les militants, Ségolène Royal a annoncé également qu'elle organiserait désormais les réunions publiques de la manière suivante: "un temps de discours et un temps de débat" avec l'assistance.
Elle inaugurera cette nouvelle formule dès dimanche à Florac (Lozère) et se rendra prochainement dans la Vienne, le Finistère, l'Ariège et le Lot.
NOUVELOBS.COM | 30.08.06 | 17:09
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mardi 5 septembre 2006, 20h53 Carte scolaire: salve de critiques contre Ségolène Royal
PARIS (AFP) - La mise en cause dimanche par Ségolène Royal de la carte scolaire a provoqué une salve de critiques au Bureau national du Parti socialiste réuni mardi soir, a-t-on appris auprès de participants.
Le premier secrétaire François Hollande, selon le porte-parole Julien Dray, est intervenu d'emblée pour rappeler que "dans le projet socialiste, il n'est pas question et il ne peut être question de supprimer la carte scolaire", qui oblige les familles à scolariser leurs enfants dans un établissement proche de leur domicile.
Mais, selon M. Hollande, "il y a un problème de contournement, que personne ne peut nier, de mouvement vers l'école privée", et c'est pourquoi "le projet socialiste dit que la carte scolaire doit permettre une mixité efficace et réelle".
A Montpellier, Ségolène Royal avait proposé de "desserrer la contrainte de la carte scolaire", estimant même que "l'idéal" serait de la supprimer car, en dépit de ce dispositif, "il n'y a plus de mixité sociale".
Un proche de Dominique Strauss-Kahn a vu dans la prise de position de M. Hollande "une condamnation implicite de la position de Ségolène Royal".
Contrairement à l'habitude, l'intervention du numéro un socialiste n'a pas clos le débat, qui s'est déroulé dans une ambiance "très tendue", selon un témoin, "pathétique" selon un autre.
La secrétaire nationale à l'éducation Claude Roiron (courant Fabius) a remis la discussion sur le tapis après avoir fait le point de la rentrée scolaire, tout comme Yves Durand (proche de Martine Aubry), ex-secrétaire national pour ce secteur.
La mise en cause de la carte scolaire crée "la confusion" avec la droite, a expliqué Mme Roiron, en faisant comprendre qu'elle n'intervenait pas au nom de M. Fabius ("je suis simplement socialiste", a-t-elle dit).
Proche de Ségolène Royal, Delphine Batho a tenté d'argumenter que l'école connaissait déjà "une ghettoïsation sans précédent", qu'il fallait "ouvrir ce débat" et ne pas "jeter l'anathème". Elle a été interrompue par François Lamy, proche de Mme Aubry.
M. Hollande a repris la parole, pour affirmer, selon un jospiniste, que "certains, et mêmes certaines, doivent savoir qu'ils ne portent pas la position du parti". Une allusion évidente à Mme Royal.
Lionel Jospin s'était déclaré, la veille, "surpris" par les propos de la candidate officieuse à l'investiture pour 2007.
A Marie-Noëlle Lienemann, préoccupée que la position du premier secrétaire soit connue à l'extérieur du parti, il a répliqué, selon la même source, que "s'il doit y avoir des comptes à demander, il s'ouvre une phase où les militants pourront s'exprimer". Il faisait référence à la campagne interne pour la désignation du candidat socialiste.
Yahoo.fr, actualités, mardi 5 septembre 2006, 20h53
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06.09.06 | 22:06
Laurent Fabius est "radicalement opposé" à la suppression de la carte scolaire évoquée par Ségolène Royal
PARIS (AP) -- "Je suis radicalement en opposition avec cette mesure", a déclaré mercredi le candidat à l'investiture socialiste Laurent Fabius, en réponse à la proposition de Ségolène Royal de réformer, voire de supprimer la carte scolaire.
"Dire qu'on veut casser l'objectif de mixité sociale et d'égalité républicaine, ça je ne suis pas d'accord", a expliqué Laurent Fabius sur France 2, estimant qu'une telle mesure serait "en contradiction totale" avec le projet socialiste.
"Je ne dis pas que la carte scolaire soit parfaite, et il existe aujourd'hui des manières d'améliorer les choses", a-t-il concédé, mais "les problèmes qui se posent ici ou là, il faut les prendre un par un", a-t-il préconisé, proposant d'octroyer "plus de moyens" aux établissements en difficulté.
Laurent Fabius a énuméré les points de désaccord qui l'opposent à Ségolène Royal, citant "les questions de laïcité", "la perspective européenne" (l'ancien Premier ministre avait voté Non au référendum sur le traité constitutionnel européen), l'augmentation du SMIC et, dernièrement donc, la carte scolaire. Mais "il y a énormément de points sur lesquels nous sommes d'accord les uns et les autres", a-t-il nuancé.
"Le rassemblement est indispensable, mais sur la base d'un débat (...), on ne peut pas dire avant de commencer à débattre 'les sondages l'ont désignée"', a-t-il ajouté.
De son côté, le sénateur de l'Essonne Jean-Luc Mélenchon, soutien déclaré de Laurent Fabius dans la course à l'investiture socialiste, s'est montré plus virulent, estimant que la suppression de la carte scolaire "serait une catastrophe".
"La question de la carte scolaire est historiquement à gauche une question extrêmement délimitante par rapport à la droite", a-t-il indiqué sur Public Sénat, rappelant que "la première proposition de suppression, qui a été faite dans les années 80, c'était par le Front National".
Gilles Savary, l'un des porte-parole de Ségolène Royal, a pour sa part volé au secours de la députée des Deux-Sèvres et affirmé que la carte scolaire "ne peut pas être un tabou".
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07.09.06 | 10:36
Critiquée, Ségolène Royal "reste très philosophe"
PARIS -- Très critiquée par nombre de ses camarades socialistes pour avoir suggéré d'assouplir la carte scolaire, Ségolène Royal a assuré jeudi matin qu'elle restait "très philosophe". "Etre socialiste, c'est ouvrir l'éventail des choix à tout le monde", a estimé sur France-2 la candidate à l'investiture du PS pour la présidentielle, défendant une nouvelle fois sa proposition de desserrer les contraintes de la sectorisation.
Le député de Seine-Maritime Laurent Fabius a jugé mercredi qu'il valait mieux casser les ghettos, plutôt que de casser la carte scolaire. "Casser les ghettos, combien de temps cela va mettre?" a demandé Ségolène Royal. "C'est aujourd'hui que les familles sont exigeantes par rapport à l'égalité scolaire", a-t-elle noté. "La politique, c'est regarder les choses telles qu'elles sont".
Observant que certaines familles, mieux informées ou privilégiées, contournent la carte scolaire pour inscrire leur enfant dans l'école de leur choix, Ségolène Royal a lancé à ses camarades socialistes: "C'est ça, être socialiste, c'est d'ouvrir l'éventail des choix à tout le monde dès lors que c'est bien pour certains".
Accusée de reprendre les idées de Nicolas Sarkozy, l'ancienne ministre déléguée à l'Enseignement scolaire a assuré avoir une position tout à fait différente. "Le ministre de l'Intérieur dit: il faut libérer totalement la carte scolaire pour mettre les écoles en compétition et que le plus débrouillard et que le meilleur gagne. Moi, je dis que si l'on considère que la liberté de choix entre deux ou trois écoles est bonne pour certains, pour certaines familles, alors c'est qu'elle bonne pour tout le monde". Et de marteler "c'est ça, l'égalité républicaine".
Lasse des critiques, la candidate à l'investiture socialiste a affirmé que "ce n'est pas grave". "Les Français me font confiance, ils expriment un espoir qui est posé en moi, beaucoup de socialistes aussi", a-t-elle dit. "J'observe les choses, je reste très philosophe".
"Ce qui m'intéresse", a-t-elle poursuivi, "c'est de regarder la réalité en face, c'est d'avoir une liberté de parole". "C'est écouter pour agir juste", a ajouté la présidente de la région Poitou-Charentes.
"Certains voudraient faire croire que je suis en marge du Parti socialiste. On voit bien la manoeuvre, puisqu'il doit y avoir un vote des militants au sein du Parti socialiste, certains voudraient instiller le doute que je ne respecte pas les militants", a pointé du doigt Ségolène Royal. "Au contraire, je pense que les militants socialistes (...) ont envie aussi que les socialistes regardent la réalité, les choses telles qu'elles sont".
A ses yeux, il ne faut "pas continuer à mouliner des formules qui laissent croire que l'on a tout résolu".
"L'élection présidentielle, ça sera le choix entre ceux qui voient la France telle qu'elle est, avec les problèmes et les solutions concrètes et efficaces", a ajouté Ségolène Royal en refusant de répondre de front aux critiques de ses adversaires potentiels. AP
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THIONVILLE (AFP) - Dominique de Villepin a annoncé vendredi une prochaine "concertation" avec les enseignants, parents et élus locaux pour "aménager" la carte scolaire, qui connaît des "problèmes évidents" mais ne doit toutefois pas, selon lui, être "totalement supprimée".
Lancé par les présidentiables Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, le débat sur une remise en cause de la carte scolaire, qui détermine en fonction de leur domicile dans quel établissement écoliers ou collégiens doivent s'inscrire, ne cesse de rebondir ces derniers jours dans la classe politique.
Venu visiter à Thionville (Moselle) un collège et un lycée professionnel, le Premier ministre a indiqué que le ministre de l'Education, Gilles de Robien, présent à ses côtés, lancerait "dans les prochaines semaines" une concertation sur le sujet avec les acteurs concernés: chefs d'établissement, enseignants, parents et élus locaux.
Mais le chef du gouvernement a souligné que "la suppression totale" de cette carte, prônée en février par le président de l'UMP Nicolas Sarkozy, ne lui "paraît pas la bonne solution" car elle "conduirait inévitablement tous les parents à vouloir inscrire leurs enfants dans les mêmes établissements".
Répondant au numéro deux du gouvernement qui s'était prononcé pour un "libre choix" de l'école, M. de Villepin a estimé que la carte scolaire était un gage de "mixité sociale" et que sa suppression provoquerait "plus d'injustice" et "un formidable dérèglement de l'organisation scolaire".
"Méfions-nous des approches trop générales ou trop idéologiques", a-t-il lancé dans une pique à M. Sarkozy avant d'ajouter, ironique: "si demain, il y a un remède miracle, une idée géniale qui permet de faire mieux que la carte scolaire, eh bien nous l'étudierons".
Dans une première réaction, le secrétaire général de la FSU (majoritaire chez les enseignants) Gérard Aschieri, s'est dit "exaspéré qu'on traite des questions importantes pour l'avenir de l'école à partir de préoccupations liées au jeu politicien".
Le débat sur la carte scolaire a été relancé dimanche par les propos de la socialiste Ségolène Royal -qui a estimé que sa suppression "serait l'idéal", suggérant à tout le moins d'en "desserrer la contrainte"- qui ont provoqué de vifs remous à gauche.
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21.09.06 | 11:21
Démission de Gyurcsány :
la bévue de Ségolène Royal
Gêne au PS, après que Ségolène Royal a demandé au Premier ministre socialiste hongrois de démissionner.
"Ségolène Royal dérape !", affirme Libération dans son édition du jeudi 21 septembre. La candidate à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2007 aurait provoqué "l'embarras" au PS en demandant la démission du Premier ministre socialiste hongrois.
La présidente de la région Poitou-Charentes a estimé que Ferenc Gyurcsány devait démissionner en vertu du "respect, dans nos pays démocratiques (…) de la parole de l'Etat".
"Rectifier le tir"
Le quotidien révèle que, rapidement, devant le bureau national du PS, le secrétaire national chargé de l'international, Pierre Moscovici, a dû "rectifier le tir". "Tout en dénonçant 'le cynisme incroyable' que révèle la gaffe du Premier ministre hongrois, il a invité ses camarades à 'mesurer' leurs réactions et 'les conséquences' d'une éventuelle démission, rappelant le caractère 'ultranationaliste' des manifestations en cours à Budapest", explique Libération.
Le quotidien cite un autre dirigeant socialiste resté anonyme qui, "plus cruel", a ironisé : "Pour elle, quand des jeunes sont dans la rue, c'est forcément bien".
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20.09.2006
La cousine de Ségolène au FN
Alain Colombier peut être fier de son coup : interviewé ce matin sur l'antenne de France Bleu Gironde, le candidat du FN qui brigue la mairie de Bordeaux aux prochaines municipales (8 et 15 octobre) a lâché un scoop : en 3° position sur sa liste, se trouve la cousine de Ségolène Royal, Anne-Christine Royal.
Savourant son effet, l'élu du Front national en a fait trois tonnes : "elle a 41 ans, une mère de famille exemplaire, 10 enfants, jeune et jolie..." (attention, y'a de la concurrence dans l'air !!)
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29.09.06 | 18:26
RAINBOW WARRIOR
Un frère de Ségolène Royal
aurait "posé la bombe"
Rainbow Warrior. Le frère cadet de Ségolène Royal, Antoine Royal, a avoué dans le Parisien que leur frère Gérard avait affirmé avoir "posé la bombe" sur le navire de Greenpeace coulé par des agents secrets français en 1985.
Le Rainbow Warrior après l'attentat (Sipa)
Le frère cadet de Ségolène Royal, Antoine Royal, a rapporté vendredi 29 septembre dans le Parisien qu'un de leurs frères, Gérard, lui avait affirmé avoir "posé la bombe" sur le Rainbow Warrior, navire de l'organisation écologiste Greenpeace coulé par des agents secrets français en 1985.
"A l'époque, (Gérard) était lieutenant et agent traitant pour la DGSE en Asie. Il a été appelé en 1985 pour se rendre en Nouvelle-Zélande, en baie d'Auckland, pour le sabotage du Rainbow Warrior", raconte Antoine Royal dans cet entretien.
"Il a pu échapper aux autorités néo-zélandaises, contrairement au faux couple Turenge qui a été interpellé. Ma soeur a appris qu'il était présent lors de l'opération à l'occasion d'un article récent dans la presse", conclut-il.
Campagne contre les essais nucléaires
Cette affaire a été l'un des plus gros scandales politico-diplomatiques de la première présidence de François Mitterrand.
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29.09.06 | 20:55
Ségolène Royal, candidate, les larmes aux yeux
VITROLLES (AP) -- C'est les larmes aux yeux que Ségolène Royal a quitté, à grand regret, la scène de la petite salle des fêtes de Vitrolles (Bouches-du-Rhône), où elle venait tout juste d'annoncer sa candidature à l'investiture du PS pour la présidentielle de 2007.
Après 40 minutes d'un discours-programme, la "gazelle" a eu bien du mal à partir de la scène, restant de longues minutes derrière son pupitre, silencieuse, à regarder le public, visiblement émue, les yeux brillants et embués de larmes, souriante et visage pénétré.
"Le chemin sera long jusqu'à la victoire même si, somme toute, six mois c'est assez vite passé, mais c'est un beau jour aujourd'hui pour partir vers cette victoire parce que nous sommes portés par une cause plus grande que nous", avait-elle conclu quelques minutes auparavant.
"Il faut d'abord aimer la France afin que les Français se retrouvent heureux en elle, avec un vrai désir d'avenir. C'est à cela que je vous invite, tous ensemble, volonté et courage. En avant!" AP
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Mercredi 11 octobre 2006 - 18:04
Ségolène Royal lève un coin de voile sur sa vision de l'Europe
PARIS (Reuters) - Démocratie participative, ordre juste, politique par la preuve : Ségolène Royal a expliqué mercredi qu'elle administrerait à l'Europe les mêmes remèdes qu'à la France si elle accédait à l'Elysée au printemps prochain.
La conférence de presse de la présidentiable socialiste consacrée aux questions européennes a donné lieu à l'exposé d'une série de grands principes et de mesures parfois défendues par la France depuis des années.
"IL VA FALLOIR"
Interrogée à plusieurs reprises sur sa position personnelle sur l'entrée éventuelle de la Turquie au sein de l'Union européenne, Ségolène Royal s'est réfugiée derrière le référendum désormais prévu par la Constitution française.
Elle a également rejoint la position de Jacques Chirac sur la reconnaissance du génocide arménien par la Turquie comme préalable à l'adhésion d'Ankara.
Pendant plus d'une heure, elle a défendu "l'Europe par la preuve", avançant plusieurs propositions afin de "rebâtir cet ordre équilibré entre économie, social et environnement".
Au plan économique et budgétaire, elle réclame un "débat sur la réforme du Pacte de stabilité" et veut rendre à l'Eurogroupe "sa capacité de pilotage".
Soucieuse de présenter ce "premier rapport d'étape" après une mini-tournée européenne, de Rome à Madrid en passant par Bruxelles au mois de septembre, Ségolène Royal a ponctué son discours de "il va falloir", soulignant que le rendez-vous de mercredi n'avait pas vocation à "traiter tous les sujets" européens ou internationaux.
A une journaliste proche-orientale qui lui demandait comment "construire un Islam de France", elle a répondu qu'elle répondrait à la question "plus tard".
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mardi 17 octobre 2006
Ségolène Royal : « Ma démarche, c’est de regarder les réalités en face »
Les deux autres candidats pointent leurs divergences avec vous. Qu’est-ce qui vous différencie d’eux, de votre point de vue ?
Ségolène Royal.
Être de gauche, c’est répondre aux problèmes des gens qui souffrent. Où sont les principales souffrances aujourd’hui ? C’est la précarité que la politique de la droite a installée partout, les fins de mois difficiles, l’école qui n’a plus les moyens de tenir, pour tous les élèves, la promesse républicaine de réussite, la pénurie de logements, la dégradation de l’environnement et du cadre de vie, et les phénomènes de violence dont nos concitoyens les plus démunis sont les principales victimes. Ce sont ces difficultés quotidiennes que je dénonce, et auxquelles je veux porter remède.
Votre approche est très sociétale. Sur la carte scolaire, ou l’encadrement militaire des primo-délinquants qui ont fait couler beaucoup d’encre en raison d’une certaine porosité, disent certains, avec les thèmes de Nicolas Sarkozy. « Tout se tient », dîtes-vous. L’emploi, le pouvoir d’achat, le logement, ne sont-ils pas des préoccupations centrales ?
Ségolène Royal.
Sur la carte scolaire, il faut dire la vérité : elle aboutit aujourd’hui, trop souvent, à des réserves pour les riches et à des ghettos pour les pauvres. C’est une hypocrisie qui est dénoncée, par exemple, par Fadela Amara, du mouvement Ni putes ni soumises.
Et là où Nicolas Sarkozy veut supprimer la carte scolaire et mettre en concurrence les établissements, c’est-à-dire introduire le libéralisme à l’école, j’ai dit qu’il faudrait l’assouplir, en donnant le choix entre deux ou trois établissements. Et surtout, nous devrons réaliser l’excellence scolaire partout, y compris dans les établissements aujourd’hui à la peine.
Quant à la sécurité, ce n’est pas un problème de droite ou un problème de gauche. C’est une préoccupation des Français, en particulier des couches populaires. Mais pour y faire face, il existe une réponse de droite et une réponse de gauche. La réponse de droite consiste à supprimer la police de proximité, à tenter de dresser les Français contre les jeunes ou les immigrés, à multiplier les opérations-spectacle menées devant les caméras, comme aux Mureaux.
Et il y a une réponse de gauche : nous devons être lucides et fermes contre toutes les délinquances et contre toutes les causes - qui conduisent aux comportements délinquants (chômage, précarité, pauvreté, ghettos urbains).
Les partis politiques doivent-ils se réformer ?
Ségolène Royal.
Si les partis politiques doivent se réformer, c’est pour mettre les militants à la première place et pour s’ouvrir davantage aux préoccupations et aux attentes des Françaises et des Français. Le Parti socialiste vient de le faire, en s’ouvrant aux nouveaux adhérents qui sont venus nombreux nous rejoindre. C’est le signe d’une soif de politique de nos concitoyens. À nous de ne pas les décevoir.
Pendant la campagne référendaire, vous indiquiez que les couches populaires seraient les premières victimes du rejet du TCE. Quel serait le rôle d’un président de gauche en 2008, au moment où la présidence française de l’UE aura à renégocier le traité ?
Ségolène Royal.
Oui, il faut relancer l’Europe à travers la politique, mais la politique ne se réduit pas aux institutions. Les institutions doivent être au service des objectifs politiques, pas l’inverse. Il faut d’abord réaliser l’Europe par la preuve et redonner aux citoyens une envie d’Europe. Je propose d’abord une refondation des objectifs européens, pour construire une Europe qui protège les salariés des délocalisations et du dumping social, une Europe de l’environnement, une Europe qui prépare notre futur commun par un investissement massif dans la recherche.
Dépasser l’antagonisme capital-travail (le Parisien du 23 février), réconcilier les Français et l’entreprise : vos thèmes sont ceux d’une vieille chimère centriste. Quelle est votre conception du rassemblement de la gauche ?
Ségolène Royal.
C’est pourquoi il est indispensable de mettre tout en oeuvre pour que les syndicats soient puissants. Aujourd’hui, le déséquilibre est en défaveur des salariés, et la droite a beau jeu de mépriser la démocratie sociale.
Le rassemblement de la gauche suppose un respect mutuel, une clarté sur les objectifs, et un accord sur les priorités. Il suppose aussi une volonté partagée et une dynamique de rassemblement. Sans le rassemblement de la gauche, rien n’est possible.
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27.10.06 | 09:23
Malmenée au Zénith, Ségolène Royal met en garde les militants
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27.10.06 | 13:27
Bloche soutient
Ségolène Royal
Patrick Bloche
Patrick Bloche, premier secrétaire de la fédération de Paris du Parti socialiste, annonce, vendredi 27 novembre, qu'il votera pour Ségolène Royal le 16 novembre, date du vote des militants pour leur candidat à la présidentielle.
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10 juillet. Enfance (Philippe Alexandre, Les éléphants malades de la peste, Albin Michel, Paris, 2006)
Chamagne, à une vingtaine de minutes d'Épinal, est à peine un village. Tout juste quelques maisons au carrefour de deux routes où personne ne s'arrête jamais. Trois bâtiments seulement valent le détour:
une minuscule maison en pierre vosgienne, où il faut baisser la tête pour passer d'une pièce à l'autre et où le chaudron, dans la cheminée, semble attendre la soupe aux choux. C'est là qu'est née, en 1600, la gloire locale, Claude Gellée, dit le Lorrain, qui s'en alla vers vingt ans à Rome pour apprendre la gravure et y oublia son austère Lorraine. Selon une légende, il aurait inventé par mégarde la pâte feuilletée. Selon des historiens plus sérieux, il aura été le précurseur des impressionnistes.
En face, l'église, incroyablement grande pour une si humble paroisse, attire le regard par sa toiture en forme de bulbe comme il y en a tant en Autriche.
La troisième pointe de ce triangle nullement magique est constituée par une grosse maison à deux étages, couverte de lierre, et qui semble à moitié abandonnée: c'est là que Ségolène et ses sept frères et sœurs ont vécu leur rude enfance lorsque leur père a quitté l'armée en 1963, à quarante-cinq ans, l'amertume au cœur après tant de guerres perdues et de campagnes inutiles.
Un seul est revenu au pays, après avoir bourlingué jusqu'en Guyane, Antoine, de seize mois le cadet de Ségolène. Sa mésaventure politicojudiciaire ne semble pas l'avoir marqué. Il dit: «Un jour, je me vengerai.» C'est la tête brûlée de la tribu mais il revient volontiers à Chamagne. Les autres seraient plutôt enclins à éviter l'endroit où ils ont subi cette éducation de légionnaire, pour les cinq garçons, et de sœur tourière pour les filles. Ils ne se sont retrouvés qu'une fois ici tous les huit, il y a vingt-cinq ans, pour les obsèques du père qui repose sous une belle dalle de marbre gris, aux côtés de son propre père. Un général à qui Antoine attribue tous les malheurs de la famille. «Après l'enterrement, nous avons bien déjeuné et bu, tous heureux de nous retrouver ensemble. Mais il n'y a pas eu de lendemain. »
C'est peut-être Antoine, le numéro 5, qui a sonné un beau jour la révolte contre cette tyrannie héritée de plusieurs générations de militaires. Le grand-père habitait à cinquante mètres de sa descendance, une petite maison enfouie sous les fleurs. L'histoire de cet aïeul, qui finit général et gouvernait son colonel de fils comme un galopin, aurait enchanté Maupassant s'il avait été vosgien. Une romance où la terre, la pierre et l'or qui dort dans les armoires à linge suscitent les seules passions.
Ce grand-père, prénommé Florian, était le fils d'un métayer dont la ferme, dans une clairière, au bout du village, n'est plus qu'un tas de gravats.
« Ah ! je l'aurais bien rachetée », soupire Antoine.) Repéré, il est adopté par un officier de Nancy sans descendance qui - simple homonymie - s'appelle Royal. Avec ce double parrainage de l'école publique et de la discipline militaire, il entre à Polytechnique, en sort en 1912, échappe à la boucherie de la Grande Guerre et, quelques mois après l'armistice, avec ses galons et ses décorations, il décroche le gros lot: la fille d'un riche propriétaire terrien de la région. Installés à Chamagne, ils auront huit enfants, les garçons destinés à l'armée. Jacques, le père de Ségolène, est l'aîné. À dix-neuf ans, il n'a que son baccalauréat en poche quand la guerre éclate. Il s'engage. Et l'histoire recommence: quand il rentre de la guerre d'Indochine, il épouse la 1 seconde fille d'un riche ingénieur et rentier de 1 Nancy, Henri Dehaye, qui a, selon le mot d'aujourd'hui, investi dans la terre et l'immobilier, sur la Côte d'Azur et dans le Calvados.
Mariage arrangé et malheureux, mais heureux placement. Ségolène encore étudiante s'est battue longtemps devant les tribunaux pour que sa mère puisse récupérer l'héritage paternel. La vieille dame y vit toujours, à plus de quatre-vingts ans, dans un manoir entouré de six ou sept hectares de bonne terre normande. Elle élève des animaux, réalisant le rêve de sa vie, protège sa solitude avec un fusil de chasse dont elle ne s'est jamais servie, et reçoit à l'occasion ses enfants, surtout Ségolène, mais sans François Hollande. Et chaque enfant séparément, de peur des disputes...
La présidente de Poitou-Charentes ne peut pas retourner dans ce coin des Vosges. Elle n'a pas encore, passé la cinquantaine, exorcisé son enfance d'un autre siècle, dans la maison de Chamagne baignée de chants grégoriens et d'hymnes patriotiques.
Une chambre pour les cinq garçons, une pour les filles, les garçons élevés à la cravache, rossés et tondus au moindre écart. Le reste, le sexe féminin, traité en quantité négligeable. Et cinquante mètres plus bas, le petit général (l,59 m sous la toise militaire) qui surveille, intervient, commande et traite sa belle-fille de folle à lier ou, pire, de gauchiste parce qu'elle n'élève pas ses enfants à la cravache.
Quittant l'armée, le père de Ségolène a été embauché par son beau-frère pour vendre du matériel en Allemagne. Il parle couramment allemand.
Les enfants aussi: « Quand il était en voyage, c'està-dire souvent, nous nous amusions à la maison, avec ma mère qui nous apprenait des chansons.
Mais, raconte Antoine, dès qu'il rentrait, changement de musique. À douze ans, je devais aller dans la forêt avec mes petits frères, porter une tronçonneuse aussi lourde que moi et couper le bois pour chauffer la maison. Un jour, je suis allé à l'école avec sur la joue la trace violette des cinq doigts de mon père. Seulement, quand il a voulu m'envoyer aux enfants de troupe, comme mon grand frère Gérard, je lui ai tenu tête. Il a dû sentir que j'étais prêt à me battre. Un jour, plus tard, j'ai pris mon grand-père par le revers de sa veste, je l'ai collé contre un mur et je lui ai dit: "Arrête de foutre la merde à la maison, sinon..." j'avais déjà une tête de plus que lui. »
Une fois les huit enfants placés dans des pensions, la mère peut vivre à sa guise, s'occuper de ses animaux, les promener dans le village au bout d'une corde. Version d'Antoine: «Le général, mon grandpère, a convaincu son fils que sa femme était en train de devenir folle, qu'elle ne remplissait plus ses devoirs de mère, qu'il fallait la menacer d'une séparation pour la ramener dans le droit chemin. Quand elle a reçu le papier d'huissier, ma mère n'a fait ni une ni deux: elle a pris son vélo et s'en est allée sans rien emporter. » Selon Ségolène, sa mère a simplement ouvert les yeux et décidé de partir.
Antoine: «C'est vrai, Ségolène et moi, nous lui disions de prendre sa liberté. Mon père était devenu encore plus insupportable. Il avait un cancer. Il se savait condamné. Il portait un cilice, sans doute depuis longtemps. Je l'ai appris plus tard. Lorsque sa femme l'a quitté, il aurait aimé se retirer dans un monastère. Il est mort à soixante ans après avoir énormément souffert. »
Le deuxième fils du colonel (seuls les garçons entraient en ligne de compte) n'a, bizarrement, aucune espèce de ressentiment contre ce père fouettard, mais de la compassion. Quand il est revenu dans les Vosges après ses séjours en Guyane, il a retrouvé ce drôle de géniteur qui vivait seul dans sa grande maison de Chamagne, à attendre la délivrance : «Je l'emmenais à la chasse, raconte Antoine. Façon de parler, nous passions une bretelle de fusil sur l'épaule mais nous n'avons jamais visé ni frôlé le moindre animal. Il a eu une sale fin de vie, seul, malade, obsédé par la rage de s'être battu pour rien, rongé d'amertume. Mais si cette éducation paraît aujourd'hui relever d'un autre âge et peut-être d'un autre pays, elle nous a donné des repères, des valeurs qui nous ont permis de traverser tous les accidents de la vie la tête haute. »
Le fils aîné, numéro 3 de la lignée, Gérard, a été nageur de combat et officier dans les services d'action et de renseignement. Il a joué un rôle actif dans l'affaire du Rainbow WarnDT, épisode le plus noir du règne mitterrandien. À l'époque, Ségolène était « basée» sous les combles de l'Élysée où elle rédigeait des rapports sur la croissance et l'emploi. Il semble qu'elle ait appris beaucoup plus tard la participation de son frère à cette équipée de Pieds nickelés - qui a tout de même coûté une vie et vu la dignité de la France sombrer dans les eaux du port d'Auckland. Le James Bond à la française a quitté l'armée et monté une agence d'études et d'analyses, c'est-à-dire qu'il reste dans le renseignement. Les trois plus jeunes garçons vivent, l'un à Saint-Étienne, l'autre à Paris. Le dernier, dans la région présidée par Ségolène, a hérité de la sauvagerie maternelle.
Les deux filles sont l'une enseignante, l'autre directrice d'hôtel. Il doit y avoir une meute de cousins, de neveux et d'oncles aux quatre coins de la France, mais personne ne s'en soucie, pas plus Ségolène que son frère. « Ce que je sais, dit Antoine, c'est qu'une seule famille Royal n'est pas d'extrême droite: la nôtre. » Lui-même a pris il y a quelques années une carte du RPR, mais la vie politique s'est résumée pour lui à cette adhésion sans lendemain, qui, assure-t-il, ne lui a laissé aucun souvenir. Que Ségolène se soit engagée à gauche lui paraît « compréhensible et naturel ». Une réaction légitime contre ce père au crâne rasé, qui portait monocle, avait quitté l'armée avec cinq galons pour tout paquetage - et huit enfants «à dresser ». «Et qui, précise Antoine, une fois rendu à la vie civile, est tombé luimême sous la coupe de son père. » La présidente de Poitou-Charentes étant l'épilogue emblématique de cette histoire dépourvue de sentiments, de joie, peut-être même d'amour.
Antoine Royal jette un dernier regard à la maison de son enfance conçue comme un quartier général, en conformité avec la hiérarchie: au rez-de-chaussée, le salon ou salle à manger, la cuisine, au premier étage, la chambre des parents, au second, deux dortoirs, un pour les garçons, l'autre pour les filles.
On dirait que, derrière les volets clos à la peinture écaillée, la vie s'est arrêtée depuis une éternité.
Le frère de Ségolène rêve quelques secondes et dit: «Depuis mon plus jeune âge, croyez-moi ou non, j'ai une espèce de double vue. Je vois, je vois exactement tout ce qui va m'arriver plus tard, à moi ou à ceux que j'aime, le bon et le mauvais. Eh bien, là, dans cette maison, encore enfant, j'ai vu que Ségolène serait présidente de la République...
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samedi 4 novembre 2006, 18h01
Ségolène Royal revendique "l'héritage" de Léon Blum
NARBONNE (AFP) - Ségolène Royal a salué samedi à Narbonne (Aude) "l'héritage" de Léon Blum, député de la ville dans les années 30, celui de "l'ancrage démocratique du socialisme français" mais aussi "l'homme qui sut porter un regard neuf sur son époque".
Déposant une gerbe de fleurs devant une stèle du dirigeant du Front populaire, la présidentiable socialiste a fait un parallèle entre l'itinéraire de Léon Blum et le sien.
Mme Royal l'a présenté comme "l'éclaireur, le visionnaire et l'homme d'action dont l'héritage nous inspire et nous oblige". "Telle est notre lignée, nous en avons la fierté", s'est-elle exclamée.
"Comme il est proche de nous et comme il est moderne, celui qui sut porter sur son temps un regard neuf, conduisant la gauche au pouvoir", a-t-elle ajouté.
Au congrès de Tours (1920), a poursuivi Ségolène Royal, "alors que l'existence du parti est en jeu, Blum ne cède rien, défend l'ancrage démocratique du socialisme français, il conserve à l'égard de ses contradicteurs un ton fraternel, respectueux de leurs convictions et appelle à s'abstenir des mots qui blessent".
"Je vous le dis, cette leçon vaut pour les débats actuels au sein du Parti socialiste", a lancé la candidate, qui ne cesse de reprocher à ses concurrents Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius de porter contre elle des "attaques".
Pour la présidente du Poitou-Charentes, qui s'est targuée d'"incarner la rénovation", le dirigeant du Front populaire "a exhorté les socialistes à faire l'effort de comprendre leur époque et ses transformations pour faire vivre un socialisme en phase avec son temps, sans jamais céder au conformisme de la pensée et à la paresse de la répétition des formules".
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Lundi 06 novembre 2006, 08h55
Présidentielle : Jack Lang soutient Ségolène Royal pour l'investiture PS
L'ancien ministre de la culture Jack Lang a annoncé dimanche soir son soutien à Ségolène Royal, candidate à l'investiture socialiste pour la présidentielle, considérant qu'elle est celle "'qui a le plus de chance de vaincre la droite".
En réaction, Laurent Fabius, candidat à l'investiture socialiste pour la présidentielle, a estimé lundi que le soutien de Jack Lang à Ségolène Royal n'aura "aucune" influence sur le vote des militants.
Ce ralliement "n'est pas du tout une surprise", a affirmé Laurent Fabius sur France 2 en observant que Jack Lang "a toujours été très sensible aux sondages".
"Une volonté et une seule m'anime, battre la droite, (Nicolas) Sarkozy, (Jean-Marie) Le Pen, redonner l'espoir au pays", a déclaré Jack Lang à TF1.
M. Lang, qui avait renoncé il y a un mois à être lui-même candidat à l'investiture, a précisé que c'était cette même volonté qui l'avait conduit à renoncer "dans un esprit de discipline collective".
"Sans rassemblement des socialistes, il n'y a pas de victoire", a ajouté ce mitterrandiste historique.
"Notre devoir", a-t-il ajouté, "est de soutenir celui ou celle qui a le plus de chance de vaincre la droite" et "dans l'état actuel des choses, Ségolène est celle qui est en mesure de conduire la bataille".
Pour lui, elle est en effet "la seule en mesure de l'emporter dès le premier tour dans le scrutin interne" des socialistes, une victoire qui serait "très importante pour la victoire devant le peuple", puisqu'elle lui donnerait "l'autorité morale, l'élan, la force".
Il a indiqué par ailleurs partager avec elle "les mêmes valeurs", même si "sur certains sujets les approches ne sont pas les mêmes".
Enfin, "la possibilité est offerte de faire accéder à la présidence de la République une femme", ce qui serait selon lui "un événement historique d'importance", "une source de rayonnement pour notre pays à l'extérieur".
Il a fait valoir son intention de travailler avec elle "au sein d'une équipe combative", réunie autour d'elle "le 17 au matin".
Les militants socialistes devront choisir le 16 novembre -et le 23 novembre en cas de second tour- entre les trois candidats en lice: Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn.
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[05/11/2006 - 21:29]
Les appels au "vote utile" se multiplient au PS
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PARIS (AP) - Une vidéo pirate dans laquelle Ségolène Royal propose que les professeurs de collège restent 35 heures dans l'établissement, au-delà de leurs seules heures de cours, risque fort de lui mettre à dos les enseignants. Leurs syndicats se voulaient toutefois prudents vendredi, de peur d'être instrumentalisés par ce que les royalistes qualifient de "malveillance".
Dans cette vidéo anonyme qui aurait été enregistrée à Angers en janvier 2006, la candidate à l'investiture socialiste à la présidentielle propose "que les enseignants restent 35 heures au collège. Et dans ce paquet global, il y a des cours, mais ils ne quittent pas le collège quand ils ont fini leurs cours".
Car "on est quand même dans un système absurde où aujourd'hui en France, on a maintenant des entreprises cotées en bourse de soutien scolaire" et "ceux qui font cours dans ces entreprises, ce sont les profs du secteur public!", souligne-t-elle.
"Comment se fait-il que des enseignants du secteur public aient le temps d'aller faire du soutien individualisé payant et ils n'ont pas le temps de faire du soutien individualisé gratuit dans les établissements solaires?" Mme Royal propose donc de faire "un pas, y compris pourquoi pas avec les nouvelles générations d'enseignants, si les autres nous disent: ben non, droits acquis, 17h de cours et puis on s'en va!"
Cette proposition, "je ne vais pas encore la crier sur les toits parce que je veux pas prendre des coups des organisations syndicales enseignantes", précise-t-elle toutefois en préambule.
Son rival Laurent Fabius n'a pas tardé à s'emparer de cette vidéo: "je ne sais pas dans quelles conditions cette vidéo a été prise" et "c'est toujours un peu désagréable d'utiliser des choses faites à l'insu de quelqu'un", mais "un candidat doit tenir le même langage quelque soient les circonstances", a-t-il souligné vendredi sur TV5. "C'est quand même le b.a.ba".
Par ailleurs, "je ne pense pas que ce soit une bonne idée de dire: finalement, les enseignants ils ne travaillent pas". "Il y a des réformes à faire dans l'Education nationale, mais cela doit se faire avec les enseignants et non pas en les prenant comme bouc-émissaires", a-t-il lâché.
"Ce sont des propos faciles, et qui pourraient laisser croire qu'en dehors de leurs 18 heures de cours, les enseignants font plein d'autres choses et vaquent à leurs occupations alors qu'ils ont tout un travail de corrections, de préparation des cours", a réagi vendredi Patrick Gonthier, secrétaire général de l'UNSA-Education.
Toutefois, "ces propos ont été tenus en il y a quelques mois et sortent de façon opportune à un moment d'un calendrier électoral qui n'est pas anodin", a-t-il noté.
Même prudence du côté de Bernard Boisseau, secrétaire général du SNES, premier syndicat des enseignants des collèges et lycées: "il y a des dizaines de milliers d'enseignants qui ont été destinataires de cette vidéo", a-t-il affirmé. "On voit bien qu'il s'agit d'une étape dans la campagne interne au PS" et "on n'a pas l'intention de se laisser instrumentaliser par un candidat quel qu'il soit".
Pour le reste, "lorsqu'on dit qu'ils vont travailler dans des instituts privés en plus de leur mission, c'est injurieux et ça doit représenter 0,02% des enseignants", a déploré M. Boisseau. "La semaine d'un enseignant c'est quarante heures et quelques en comptant tout" et "on ne peut pas demander ça en plus aux enseignants".
"Ce sont des méthodes un peu curieuses", a réagi Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal, sur Europe-1 au sujet de cette vidéo pirate. La candidate socialiste "pose le problème de la marchandisation des produits éducatifs et de l'éducation" et de "la façon dont se développent les soutiens privés".
Un autre porte-parole de Ségolène Royal, Gilles Savary, joint par l'AP, ne souhaitait vendredi faire "aucun commentaire" sur le fond, affirmant n'avoir pas visionné cette vidéo. "Cela fait partie des malveillances" de cette fin de campagne, a-t-il déploré. Mais "la marque de Ségolène Royal, c'est qu'il n'y ait aucun sujet d'action public tabou". "Elle ne brosse pas dans le sens du poil ce qui est considéré comme la clientèle électorale (du PS, NDLR), tout simplement parce qu'elle les respecte", a-t-il affirmé. AP
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12 novembre 2006
"J'ai été trahi par un proche de DSK" Serge Bardy, secrétaire fédéral du PS de Maine-et-Loire
DÉNONÇANT la trahison d'un des membres de sa fédération, Serge Bardy ne décolère pas.
Pourquoi le débat autour de ségolène Royal a-t-il été filmé et par qui ?
Serge Bardy.
Qui a trahi ?
Un élu angevin, proche de Dominique Strauss-Kahn
Quand on vous a demandé la cassette voici quinze jours, vous auriez pu vous méfier, non ?
Mais je n'ai jamais donné le CD ! Cette personne savait que j'aurais eu des soupçons! Depuis le 21 janvier dernier, plus personne ne
parlait de ce document Mais, il y a quinze jours, cet homme en question a demandé, sans se cacher, une copie au producteur du film. Il est passé par un militant, en qui je garde toute ma confiance. Je suis consterné et outré par ces méthodes d'un. autre siècle.
Le sénateur Daniel Raoul, proche de DSK, se trouvait avec Ségolène Royal lors de cette réunion. Estimez-vous qu'il soit à l'origine de la fuite?
Je ne citerai pas le nom de celui qui a déshonoré le Parti socialiste. Je n'ai pas envie de marquer un but contre mon camp. Nous sommes à Angers dans une terre de droite. Ici, nous sommes loin de Paris! Je suis le secrétaire fédéral du Maine-et-Loire et j'ai le sens des responsabilités. Je veux continuer à travailler pour l'unité et le développement de notre fédération, qui a vu le nombre de ses militants tripler en dix mois.
A qui avez-vous donné le nom?
Ce matin, j'ai communiqué le nom de cette personne à François Hollande. A lui et à d'autres!
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vendredi 17 novembre 2006, 7h08 Victoire par KO pour Ségolène Royal au PS
PARIS (Reuters) - Au terme d'une campagne primaire inédite en France, Ségolène Royal a été propulsée jeudi candidate du Parti socialiste pour la présidentielle de 2007.
Selon les résultats officiels auxquels ne manquent que les scores des fédérations de Guyane, Martinique et Guadeloupe, la présidente de Poitou-Charentes obtient 60,62% des voix des militants socialistes, a annoncé Stéphane Le Foll, directeur de cabinet du premier secrétaire du PS, peu avant 2h du matin.
La bataille pour la deuxième place a duré une partie de la soirée entre partisans de Dominique Strauss-Kahn et de Laurent Fabius.
DSK, qui se présentait comme le candidat de la "social-démocratie", termine finalement second, avec 20,83% des suffrages. Il n'avait jamais compté ses troupes au sein du Parti socialiste.
Laurent Fabius, héraut d'une "gauche décomplexée", recueille 18,54% des voix des 178.000 militants - sur un total de 219.000 - qui se sont exprimés entre 16h et 22h dans 102 fédérations PS.
Pour l'ancien Premier ministre, la défaite est cruelle. Alors qu'il comptait sur le soutien d'une partie du Nouveau parti socialiste (NPS) d'Henri Emmanuelli et Benoît Hamon, son score est finalement en deçà du résultat qu'il avait obtenu lors du congrès du Mans, en novembre dernier (21,17%).
"NOUS ALLONS TOUS ENSEMBLE GRAVIR CETTE MONTAGNE"
De son fief picto-charentais, Ségolène Royal a appelé ses compétiteurs au rassemblement après six semaines de campagne intense et ponctuée d'attaques de plus en plus directes dans la dernière ligne droite.
La compagne de François Hollande réalise son deuxième meilleur score (81,01%) en Corrèze, dont le premier secrétaire du PS est député.
"Je veux simplement vous dire le bonheur que je ressens. Je suis très heureuse, je ressens l'honneur qui m'est fait. C'est le peuple qui s'est mis en mouvement, ce sont les militants qui se sont mis en mouvement et je veux leur dire, ils ne seront pas déçus", a ajouté la toute nouvelle candidate présidentielle, qui sera officiellement investie lors d'un congrès à Paris le 26 novembre.
Elle doit tenir une conférence de presse vendredi à la mi-journée dans la salle des fêtes de la petite ville de Melle. Elle a d'ores et déjà annoncé que le siège du PS rue de Solférino serait son QG de campagne. En 2002, Lionel Jospin avait opté pour un autre choix.
Dominique Strauss-Kahn doit s'exprimer vendredi à 15h, a-t-on appris auprès de son équipe de campagne, qui n'a pas précisé le lieu.
Malgré la défaite, son bras droit, Jean-Christophe Cambadélis, s'est félicité du score du député du Val d'Oise. "Il nous a manqué un peu de temps pour pouvoir finir de l'emporter", a-t-il déploré devant les caméras.
"On a fait un sacré bond. Les pointeurs de Solférino ici nous mettaient à 15%, nous en sommes à 25%. Nous avons pris dix points en l'espace de cinq jours", avait souligné le député parisien en milieu de soirée.
Laurent Fabius, revenu jeudi soir de Seine-Maritime vers Paris, reste "invisible" pour l'instant et n'a pas décidé quand il s'exprimerait, a expliqué un de ses proches.
"NOUS ALLONS NOUS DONNER LA MAIN"
Les premiers commentaires fabiusiens, amers, sont venus de son directeur de campagne, Claude Bartolone.
"Je pourrais épiloguer sur les sondages qui ont certainement joué un rôle (...) ou sur les adhérents les plus récents", arrivés au PS au printemps à la faveur d'une campagne d'adhésion sur internet, a déclaré le député de Seine-Saint-Denis.
"La seule question, c'est comment on se rassemble pour battre la droite en 2007", a-t-il cependant insisté.
"Nous allons nous donner la main", lui a indirectement assuré Arnaud Montebourg à son arrivée rue de Solférino au milieu de la nuit.
Pour le porte-parole de Ségolène Royal, "les militants ont voulu tourner la page d'une certaine forme de passé du Parti socialiste, de certaines querelles".
Après avoir rassemblé les socialistes, la candidate Royal va "rassembler toutes les gauches et là, le travail ne fait que commencer", a ajouté le député de Saône-et-Loire.
Plusieurs centaines de journalistes avaient été accrédités pour suivre de l'intérieur la soirée électorale, rythmée par les apparitions des partisans de Ségolène Royal, tout sourire dès 23h.
Patrick Mennucci, une des chevilles ouvrières de la campagne ségoléniste, oreillette de téléphone portable à l'oreille, distribuait les scores dans la cour pendant que Jean-Louis Bianco répondait aux questions de journalistes venus des Etats-Unis ou d'Asie.
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26 novembre 2006.
Standing ovation pour Ségolène Royal au congrès du PS
PARIS (Reuters) - Socialistes et radicaux de gauche ont offert dimanche une standing ovation de cinq minutes à Ségolène Royal lors de leur congrès d'investiture présidentielle commun, à La Mutualité.
Dix jours après son élection triomphale par les militants socialistes, la présidente de Poitou-Charentes s'apprête à devenir officiellement la première femme politique française ayant une vraie chance d'entrer à l'Elysée.
Arrivée vers 10h45, la candidate présidentielle s'est installée au premier rang, non loin de ses deux anciens rivaux pour l'investiture, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, à qui elle a fait la bise sous les cris de "Ségolène présidente!" scandés par la salle.
La cérémonie avait été ouverte par Pierre Mauroy et Barbara Romagnan, secrétaire nationale du PS chargée de la rénovation.
"C'est le point de départ d'une formidable campagne qui doit faire de Ségolène la présidente de la République française", a déclaré l'ancien Premier ministre de François Mitterrand.
Devant un fond de scène tendu de rose vif portant les sigles du PS et du PRG, la candidate doit prononcer son discours d'investiture peu avant midi sur une petite estrade s'avançant dans la salle.
"C'est une belle journée pour les socialistes, c'est une belle journée pour la gauche mais ce qui compte c'est de faire du 6 mai prochain une belle journée pour la France", a déclaré François Hollande.
Le premier secrétaire du PS est arrivé en compagnie du président du PRG, Jean-Michel Baylet. Les discours des deux hommes doivent clore la matinée.
"Si on veut gagner, il faut qu'on soit tous rassemblés", a déclaré Laurent Fabius à son arrivée vers 10h00. "Je suis venu pour écouter et pour rassembler", a renchéri Dominique Strauss-Kahn, extrêmement souriant devant les caméras.
Fera-t-il la campagne de Ségolène Royal? "Evidemment!", a-t-il lancé. Comment? "On verra".
Porte-parole de la campagne interne de Ségolène Royal, Arnaud Montebourg a estimé que le PS faisait dimanche un "premier pas vers une révolution douce".
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jeudi 30 novembre 2006, 14h59 Pour Ségolène Royal, il faut discuter "avec tout le monde" au Proche-Orient (Avec le leader druze anti-syrien Walid Joumblatt, le 30 novembre 2006 à Beyrouth
BEYROUTH (AP) - La candidate socialiste Ségolène Royal entend imprimer un "accent différent" au Proche-Orient, notamment au Liban où elle vient d'arriver et où elle estime qu'il faut "discuter avec tout le monde", y compris avec des membres du Hezbollah pro-syrien, a indiqué jeudi son directeur de campagne Jean-Louis Bianco.
Alors qu'on lui demandait si Ségolène Royal considère qu'il faut discuter avec toutes les parties au Liban, M. Bianco a répondu à la presse, dans l'avion qui emmenait la candidate de Paris à Beyrouth: "on parle avec tout le monde", "on essaie de comprendre la position des uns et des autres et de leur passer des messages". "Si on ne parle pas, on n'y arrivera pas", a-t-il fait valoir.
Une position qui vaut selon lui "pour toutes les composantes politiques libanaises et pour toutes les forces et les pays de la région, y compris pour la Syrie et l'Iran".
La candidate à l'Elysée devait ainsi être reçue vendredi après-midi par la commission des Affaires étrangères de la chambre des députés du libanais, où siègent toutes les composantes politiques du pays, y compris des membres du mouvement chiite Hezbollah pro-syrien. Elle ne devrait en revanche rencontrer aucune personnalité pro-Damas, et notamment pas le président Emile Lahoud.
Dans un climat extrêmement tendu au Liban sur fond de manifestations des mouvements pro-syriens, ce programme pourrait cependant être fortement mis à mal. Le Hezbollah, le mouvement Amal et le leader chrétien Michel Aoun ont annoncé pour vendredi une mobilisation d'ampleur dans le centre de Beyrouth.
Selon son directeur de campagne Jean-Louis Bianco, Ségolène Royal "affirmera, si elle est élue, un style différent" dans le domaine diplomatique. "Il y a un accent différent. C'est essentiellement, s'agissant du Liban, on discute avec tout le monde, on exclut personne qui peut être utile", a-t-il dit. "On ne fait pas la paix en ne parlant qu'avec ses amis", a-t-il justifié, soulignant que "la diplomatie, ce n'est pas un tribunal".
Selon M. Bianco, ancien secrétaire général de l'Elysée sous François Mitterrand, la "politique arabe" de la France "peut être discutée d'un point de vue technique et stratégique". Pour autant, "il y a évidemment une continuité" entre l'action que la candidate entend mener et la politique étrangère actuelle de la France dans la région. AP
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29.11.06 | 06:59
Le staff de campagne de Ségolène Royal
Voici la liste complète des 15 personnes qui "piloteront" la campagne présidentielle de Ségolène Royal, annoncée mardi aux agences de presse par la candidate socialiste:
- Directeurs de campagne:
François Rebsamen, maire de Dijon et numéro deux du PS ;
Jean-Louis Bianco, ancien secrétaire général de l'Elysée
- Directeurs adjoints de campagne:
Patrick Mennucci, vice-président du conseil général des Bouches-du-Rhône ;
Danielle Bousquet, députée des Côtes-d'Armor et vice-présidente de la délégation de l'Assemblée nationale aux droits des femmes ;
Yvon Collin, délégué général du PRG et sénateur du Tarn-et-Garonne
- Chef de l'équipe des porte-parole: Julien Dray
- Conseiller spécial: Jack Lang
- Chargés de mission:
Bruno Le Roux, secrétaire national du PS aux élections ;
Aurélie Filippetti, écrivain et ancienne militante Verte ;
Ouarda Karaï, membre du pôle élections du PS
- Mandataire financier: Dominique Bertinotti, maire du 4e arrondissement de Paris
- Directeur de cabinet: Christophe Chantepy, président de l'association "Désirs d'avenir"
- Chef de cabinet: Camille Putois, qui était jusqu'à mardi chef du bureau des élections du ministère de l'Intérieur
- Chargées de l'animation des comités "Désirs d'avenir":
Yvette Roudy, ancienne ministre des Droits de la femme ;
Safia Otokoré, secrétaire nationale adjointe du PS aux sports.
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lundi 4 décembre 2006, 22h48
Ségolène Royal apporte un franc soutien à Israël
JERUSALEM (AFP) - La candidate socialiste à la présidentielle française, Ségolène Royal, a apporté lundi à Jérusalem un franc soutien à Israël, en affirmant la nécessité de priver l'Iran du nucléaire militaire et en excluant tout contact avec le Hamas, une organisation "terroriste".
Mme Royal a conclu une visite de deux jours en Israël et dans les territoires par un entretien avec le Premier ministre Ehud Olmert qui vaut reconnaissance de son statut de chef d'Etat en puissance malgré les critiques qui ont émaillé sa tournée au Proche-Orient. M. Olmert s'est déclaré "content" de cette entrevue.
Durant son séjour de 48 heures en Israël, celle qui pourrait être la première présidente de la République française aura rencontré les principaux responsables israéliens: les ministres des Affaires étrangères Tzipi Livni et de la Défense Amir Peretz, outre M. Olmert.
La candidate française a tenu, lors d'une conférence de presse, à "saluer les efforts de paix du gouvernement israélien", quinze jours après l'appel d'Ehud Olmert pour relancer, sous conditions, les négociations avec le chef de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
Sur le dossier du nucléaire iranien, elle est allée au-delà de la position de l'Etat hébreu qui réclame des sanctions pour empêcher l'Iran de se doter du nucléaire militaire. Elle a nié à Téhéran le droit d'exploiter l'énergie nucléaire civile, faute de quoi, selon elle, l'Iran posséderait à terme le nucléaire militaire et l'arme atomique.
"Vous avez devant vous la seule responsable politique qui s'est clairement exprimée contre l'accès de l'Iran au nucléaire civil. Là se trouve le plus grand danger pour Israël et toute cette partie du monde (...)", s'est exclamée Mme Royal. Selon elle, Ehud Olmert l'a "remerciée pour cette prise de position".
La responsable française a d'autre part clarifié sa position sur d'éventuels contacts avec le mouvement islamiste Hamas, dont est largement issu le gouvernement palestinien depuis sa victoire aux législatives de janvier 2006.
"En l'état actuel des choses, où le Hamas est sur la liste des organisations terroristes, il n'est pas question de parler aux dirigeants du Hamas", a affirmé Mme Royal.
Elle a néanmoins estimé qu'"il peut y avoir d'éventuels contacts dans le cadre des discussions menées par le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pour former un gouvernement d'union" dans les territoires.
Encore faudrait-il, a-t-elle ajouté, que le Hamas accepte les conditions fixées internationalement: reconnaissance de l'existence de l'Etat d'Israël et de tous les accords israélo-palestiniens conclus antérieurement, renonciation à la violence.
La candidate s'était refusée vendredi à écarter a priori des contacts avec "des élus démocratiquement désignés" comme ceux du Hamas.
Ségolène Royal a aussi justifié les survols des positions de la Force intérimaire des Nations unies au Liban par des appareils israéliens. "Je sais que ces survols sont liés à la défense de la sécurité d'Israël", a-t-elle dit, après s'être étonnée de la fréquence de ces survols, lors d'une visite au sud-Liban vendredi.
La dirigeante française n'a pas non plus critiqué le mur de séparation entre Israël et la Cisjordanie édifié par les Israéliens. "Quand c'est nécessaire, c'est sans doute justifié, encore faut-il que les choses se fassent dans une bonne entente", a-t-elle affirmé.
Dans la matinée, la candidate à la succession de Jacques Chirac à l'Elysée avait visité longuement le mémorial et le musée de Yad Vashem, dédiés aux victimes de l'Holocauste.
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Paru le : 02/12/2006 A Paris, Rebsamen s'active pour Ségolène
QUELQUES JOURS avant la désignation de Ségolène Royal
par les militants, François Rebsamen, numéro deux du PS, maire de Dijon, avait déjà revêtu le
costume de directeur de campagne. Et préparait calmement la suite : après le 16 novembre, les
socialistes feraient voyager leur candidate « à l'international » pendant que les choses s'organiseraient
à Paris.
Quinze jours plus tard, nous y sommes : Royal se donne une stature présidentielle au
Proche-Orient, tandis que Rebsamen, resté en France, s'active en cuisine.
Surtout, « Rebs », comme on l'appelle au PS, a un savoir-faire
que bien peu pourraient revendiquer autour de Royal.
OEil de velours, belle voix rayée par le tabac, sourire enjôleur, François
Rebsamen, 55 ans, est d'abord un séducteur. D'ailleurs, l'homme ne compte (presque) que des
amis au PS. A commencer par François Hollande, qui est « un ami maintenant », souligne Rebs.
«Ce n'est pas un flambeur »
Un ami auquel il a dû ouvrir les yeux, dès février 2006 : « J'étais
parti trois jours à Prague, se souvient-il. J'ai appelé François et je lui ai dit :
Ta compagne
peut devenir présidente de la République. »
A l'époque, Hollande croit encore pouvoir porter
les couleurs des socialistes en 2007. Rebsamen, premier des « hollandais », aurait voulu y croire
lui aussi.
Mais son « flair » lui indique que le « phénomène Royal » emportera tout sur son
passage. « Deux événements m'avaient mis en alerte sur la popularité de Ségolène, se souvient-il
: le 10 mai 2005, je l'avais invitée à Dijon, parmi d'autres responsables socialistes, pour
défendre le oui au référendum. Elle avait été la plus applaudie. En octobre 2005, avant le congrès,
elle est revenue, cette fois avec son Power-Point, elle a été très scolaire, très pédago. Là
encore, elle a été longuement applaudie. »
Pour autant, le numéro deux du parti restera loyal
à Hollande jusqu'au bout, attendant le feu vert de son ami pour se mettre à la disposition de
Royal. « En juin, Ségolène le harcelait pour qu'il lui accorde un rendez-vous, se rappelle un
élu. Rebs a plusieurs fois refusé poliment, jusqu'à ce que Hollande donne son accord. »
Craint
et respecté dans le parti, celui qui fut longtemps l'homme des fédés connaît parfaitement la
machine socialiste. Doté d'un solide sens de l'organisation, acquis, dit-il, lors de son passage
dans la maison Fabius, il a aussi, affirme un élu, « une vraie intelligence des situations »,
et un sens aigu de la diplomatie.
Repéré, enrôlé et initié par
Pierre Joxe au début des années 1980, franc-maçon « non pratiquant », l'homme de réseaux Rebsamen
rêverait, dit-on, du poste de ministre de l'Intérieur.
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vendredi 8 décembre 2006, 20h24
Appels à l'exclusion de Pascal Sevran de France-Télévision
PARIS (AP) - Le MRAP et le Parti socialiste ont appelé vendredi à l'exclusion du présentateur Pascal Sevran de France-Télévision après les propos qu'il a tenus récemment sur les Africains dans "Var matin".
Interrogé sur le sujet vendredi sur RTL, le ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres a dénoncé les propos "scandaleux, inadmissibles, racistes" de Pascal Sevran: "ils me semblent passibles de la loi", a-t-il ajouté.
Lui même n'a "ni le pouvoir, ni la volonté" d'interdire Pascal Sevran de télévision publique: "ce n'est pas moi qui ait la charge du contenu de l'information des radios et télévisions (...) A charge pour ceux qui ont la direction et la responsabilité des entreprises dans lesquelles il travaille de s'exprimer également".
Dans un communiqué, le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) s'est indigné vendredi que Pascal Sevran ait déclaré dans "Var matin" mercredi: "l'Afrique crève de tous les enfants qui y naissent sans que leurs parents aient les moyens de les nourrir. Je ne suis pas le seul à le dire. Il faudrait stériliser la moitié de la planète".
Le MRAP dénonce des "propos révulsants" qui "révèlent l'analphabétisme qui caractérise Pascal Sevran en matière de connaissance des causes réelles de la pauvreté en Afrique". Il "véhicule les stéréotypes et clichés racistes les plus éculés à l'endroit des populations noires".
"Devant ces propos graves qui déshonorent le service public, le MRAP attend de France-Télévision la réaction qui s'impose, à savoir l'exclusion de Pascal Sevran de l'espace audiovisuel public".
Faouzi Lamdaoui, secrétaire national chargé de l'égalité des chances au Parti socialiste, a également jugé Pascal Sevran "indigne de la mémoire de -l'ancien président- François Mitterrand dont il revendique l'amitié et l'héritage".
Ses propos "sont une déclaration politique d'un homme politique prônant l'eugénisme, le racisme et la xénophobie", a-t-il déclaré à l'AP, en dénonçant le "silence assourdissant" du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, "dont Pascal Sevran est un ami personnel et l'un des soutiens les plus actifs".
M. Lamdaoui a donc demandé "son exclusion pure et simple du service public de l'audiovisuel": "je demande (au PDG de France-Télévision) Patrick de Carolis de prendre les mesures qui s'imposent". AP
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lundi 11 décembre 2006, 16h48
France 2 adresse un "sévère avertissement" à Pascal Sevran
PARIS (AFP) - France 2 a adressé lundi un "sévère avertissement" à son animateur Pascal Sevran pour ses propos sur la sexualité des Noirs, prévenant que toute récidive remettrait en cause sa collaboration avec la chaîne, indique-t-elle dans un communiqué.
Jugeant ses propos "très graves" mais prenant "acte" des "excuses" présentées par l'animateur dans Le Parisien, le directeur général de France 2, Philippe Baudillon, adresse à Pascal Sevran une "très ferme mise en garde, qui a valeur de sévère avertissement", selon un courrier à l'intéressé rendu public par la chaîne.
"Je vous invite solennellement pour l'avenir à vous abstenir de toute prise de position contraire à l'éthique du service public, faute de quoi nous nous verrions dans l'obligation de remettre en cause le principe de votre collaboration sur France 2", avertit M. Baudillon.
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samedi 6 janvier 2007, 10h57
Ségolène Royal entame sa visite en Chine
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PEKIN (AP) - Au quatrième et dernier jour de sa visite en Chine, Ségolène Royal a appelé mardi à la libération des journalistes et avocats détenus dans le pays et s'est prononcée pour un renforcement des liens commerciaux entre Paris et Pékin.
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PEKIN (AP) - Avant de quitter la Chine, la candidate socialiste Ségolène Royal a tenu à répondre aux critiques contre son voyage en fustigeant "les critiques politiciennes d'un aussi bas niveau" formulées par François Bayrou.
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L'éloge de la justice chinoise par Royal fait des vagues
TOUT AU LONG de son voyage en Chine, Ségolène Royal a affiché sa volonté de « ne pas (se) poser en donneuse de leçons ».
C'est un avocat d'affaires français qui avait glissé cette réflexion à Royal lors d'un dîner organisé par la chambre de commerce française à Pékin. « Je le trouve très optimiste », tempérait hier l'avocat Jean-Pierre Mignard, membre de la délégation de Royal, et ancien défenseur des manifestants de la place Tiananmen, qui reconnaît que « rapidité ne veut pas dire qualité ».
Pour Patrick Devedjian, député UMP mais aussi avocat, « il ne faut pas confondre rapide et expéditif ». Et au moment où la France s'apprête à modifier sa Constitution pour y inscrire l'interdiction définitive de la peine capitale, Devedjian insiste : « Si elle a pensé à la peine de mort, c'est affreux. Si elle n'y a pas pensé, c'est pire. »
Une balle dans la nuque
Le président du Conseil national des barreaux, Paul-Albert Iweins, note que « toute personne connaissant un minimum la justice chinoise sait qu'elle est terrible ».
Maître Olivier Lefébure, collaborateur du cabinet Adamas pendant cinq ans à Pékin, se demande si Royal n'a justement pas trouvé là « l'un des seuls points forts » du système judiciaire chinois car « entre l'introduction d'une instance et la décision, la loi impose en effet un délai de six mois maximum ».
Si la justice doit être rapide, la Chine est en effet un modèle du genre. Mais en dépit d'une avancée considérable du droit écrit depuis une génération, l'absence de transparence et de débat demeure flagrante. Dans les faits, inculpation vaut condamnation et le parti unique contrôle la procédure de bout en bout, « derrière le rideau », comme disent les Chinois. La confusion entre le politique et le judiciaire est telle que rien n'empêche un juge ou un procureur d'être en même temps chef de la police locale et secrétaire du Parti.
Les derniers chiffres publiés par la Cour suprême confirment une mécanique implacable, qui s'achève parfois par une balle dans la nuque ou par une injection létale. Sur 593 000 dossiers criminels jugés dans les onze premiers mois de 2006, seuls 1 464 ont abouti à un verdict d'innocence (0,25 %).
Les avocats chinois n'ont aucun monopole de représentation et peuvent être eux-mêmes inculpés s'ils sont « trop agressifs ». Les juges, appointés par le parti unique, risquent d'être punis si la sentence déplaît. C'est au parquet qu'il revient de verrouiller le système : il lance les poursuites mais contrôle aussi la décision des tribunaux. Quant aux appels, ils sont rarissimes.
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Royal recadre Hollande sur la question des impôts
« Il n'y aura pas de fiscalité nouvelle qui décourage le travail ou l'effort », a affirmé hier Ségolène Royal, en réponse aux propos tenus mercredi par François Hollande.
LE CHEF, ce n'est plus lui.
Comme les autres, le premier secrétaire du PS François Hollande va devoir apprendre à se ranger derrière Ségolène Royal, point barre.
Hier, comme déjà en décembre, la candidate à la présidentielle a effectué une mise au point sur la question de la fiscalité : mercredi, Hollande avait relancé la polémique - qu'il avait ouverte le mois dernier - sur les hausses d'impôts sur le revenu auxquelles la gauche pourrait procéder si elle revenait au pouvoir (nos éditions d'hier).
« Tous les responsables politiques ont la légitimité pour faire des propositions, donner leur point de vue », a expliqué Ségolène Royal, hier en marge de ses voeux au conseil régional de Poitou-Charentes, semblant mettre son compagnon sur le même plan que les autres.
La candidate, qui sait aussi faire de la politique à l'ancienne, n'entend pas mener sa campagne en promettant d'augmenter les impôts. « Il n'y aura pas de fiscalité nouvelle qui décourage le travail ou l'effort », a-t-elle affirmé, recadrant les propos de Hollande, sans le désavouer formellement.
« Il faudra rééquilibrer la fiscalité, l'alléger sur le travail et peut-être la renforcer sur le capital si l'on veut résorber les déficits. Mais cela se fera sans augmentation des prélèvements obligatoires. »
Alors, au bout du compte, les socialistes souhaitent-ils toujours revenir sur les baisses d'impôts sur le revenu accordées « aux plus riches », comme le prévoit le projet du PS ? Oui, mais il ne faut pas le dire comme cela, répond-on.
Sans entrer dans le détail des chiffres, l'équipe de la candidate partage l'analyse du premier secrétaire. « Il a voulu adopter une position courageuse », dit-on. Ils regrettent surtout sa façon de faire.
Le directeur de campagne François Rebsamen lui en a fait hier le « reproche amical » : « Celui de mettre la fiscalité d'abord, alors qu'il faut mettre bien évidemment nos propositions d'abord. » Il a aussi récusé l'idée d'un « double langage » ou d'une « duplicité » entre Royal et Hollande.
À entendre ces critiques, un partisan de Hollande s'agace et rappelle la « répartition implicite des rôles » entre les deux : à lui d'« être à l'attaque contre la droite » et de « réagir » à l'actualité. Comprendre : impossible d'attendre sans rien dire.
Ce qui gêne Royal, c'est la polémique ouverte et exploitée par l'UMP. Le ministre délégué au Budget Jean-François Copé a accusé hier la gauche de s'en prendre aux « classes moyennes » en voulant augmenter les impôts de ceux qui gagnent plus de 4 000 euros net (en 2003, le salaire moyen des Français était cependant d'environ 1 900 euros net selon l'Insee).
L'interrogation demeure aussi sur le nombre de contribuables qui seraient concernés. Jean-François Copé a visé très haut, citant le chiffre de 1,2 million de foyers fiscaux ! Hier, dans l'entourage de Hollande, on parlait de « 200 000 foyers fiscaux » et non plus de « 200 000 personnes ».
« Il veut se rendre incontournable »
« Il faut éviter les formules qui nous exposent », résume le porte-parole de Royal, Gilles Savary. « Il faut se coordonner autour de la parole de Ségolène Royal. » Problème : la candidate n'a pas dit grand-chose.
Jeudi, elle a confié une mission à trois parlementaires sur la fiscalité et la dépense publique. « Cela permet à Ségolène Royal de ne pas avoir à répondre » sur le sujet, décrypte un membre de la direction. Mais ce qui ne manque pas de sel, c'est qu'elle ait fait appel à l'ancien ministre de l'Économie Dominique Strauss-Kahn, rival de Hollande, pour reprendre la copie du premier secrétaire.
Ses déclarations, qui perturbent la campagne de Ségolène Royal, sont mal comprises au PS. « Il veut se rendre incontournable », pense l'un. Hollande viserait le ministère des Finances si Royal est élue. D'autres le jugent « isolé » : « Il n'a jamais été aussi malmené », estime un autre. Un dernier ironise : « Pour lui, c'est 3615 J'existe ! »
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[17/01/2007 - 10:12]
Ségolène Royal dénonce une "campagne de racailles"
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20.01.2007 | 08:51
Ségolène Royal reçoit le soutien de Martine Aubry
La maire de Lille, Martine Aubry, a appelé vendredi 19 janvier les socialistes à être "tous derrière" leur candidate à l'élection présidentielle Ségolène Royal, tandis que celle-ci saluait "une élue de terrain" qui a eu "le souci de (...) la mixité sociale".
"Elue de terrain"
"Le logement est une de ses préoccupations, comme celle des Français, pour garder les classes populaires (dans l'électorat de la gauche, ndlr) mais aussi leur donner les mêmes conditions que les autres de logement et de qualité de vie", a souligné Mme Aubry.
Mme Royal a salué "une élue de terrain" et un maire "qui a eu le souci dans sa ville de garder la mixité sociale, et d'assurer le rayonnement de la ville de Lille, non seulement dans le territoire national mais aussi international".
Première loi
La candidate socialiste Ségolène Royal, qui présidait ensuite à Roubaix (Nord) un débat participatif, a réaffirmé qu'elle ferait rapidement voter, si elle était élue, une loi "contre les violences faites aux femmes"
Un millier de personnes
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MONTREAL (AFP) - Des propos attribués à la candidate socialiste à la présidentielle française Ségolène Royal sur la souveraineté du Québec ont suscité des remous au Canada, provoquant même une rebuffade inhabituelle du Premier ministre canadien Stephen Harper.
"L'expérience enseigne qu'il est tout à fait inapproprié pour un leader étranger de se mêler des affaires démocratiques d'un autre pays", a déclaré lundi soir dans un communiqué M. Harper, quelques heures après la rencontre à Paris entre Mme Royal et André Boisclair, chef du Parti québécois.
Selon la presse québécoise, la candidate socialiste à la présidence française s'est déclarée favorable à la souveraineté du Québec à l'issue d'une rencontre avec le chef de la formation indépendantiste.
Elle a déclaré que sa position "reflétait des valeurs communes, soit la liberté et la souveraineté du Québec", selon ses propos rapportés par notamment par Radio-Canada. Sa déclaration a fait les titres des téléjournaux au Québec.
Le Parti québécois prévoit d'organiser un nouveau référendum sur l'indépendance de la province francophone s'il revient au pouvoir lors d'élections prévues d'ici 2008. Le Québec a tenu deux referendums sur sa souveraineté en 1980 et 1995, ne rejetant que d'un cheveu la séparation d'avec le Canada la seconde fois.
Evoquant les célébrations du 400e anniversaire de la création de la ville de Québec, M. Harper a souligné que les Canadiens se réjouissaient de commémorer cet anniversaire en compagnie du prochain président de la France.
"En retour, a-t-il toutefois ajouté, nous nous attendons à ce que le prochain président comprenne l'histoire que nous partageons et le respect qu'un tel partenariat important exige à l'égard du Canada et de la population canadienne".
Les propos de Mme Royal ont aussi été dénoncés par le nouveau chef du parti libéral fédéral Stéphane Dion, ardent défenseur du fédéralisme canadien. "On ne s'ingère pas dans les affaires d'un pays ami, on ne souhaite pas le démantèlement d'un pays ami", a-t-il dit.
Quant au Premier ministre du Québec, Jean Charest, il a dit ne pas avoir pris connaissance des propos de Mme Royal, relevant que ce sont les Québécois qui décidéront eux-mêmes de leur avenir. Il a également noté qu'à sa connaissance Mme Royal n'était jamais venue au Québec
Depuis le célèbre "Vive le Québec libre" du général de Gaulle en 1967, la France entretient des relations étroites avec le Québec, tout en évitant de se prononcer sur l'épineuse question de son éventuelle indépendance.
Sa politique vis-à-vis de la province francophone est marquée par la formule "ni ingérence, ni indifférence", façon de marquer son attachement au Québec tout en ménageant Ottawa.
M. Boisclair a rencontré lundi à Paris plusieurs responsables français dont le Premier ministre Dominique de Villepin et il devait aussi s'entretenir avec le candidat de la droite Nicolas Sarkozy. Il s'est dit convaincu que "la France resterait aux côtés du Québec, quels que soient les choix faits par les Québécois".
A la fin de l'an dernier, la Chambre des Communes canadiennes avait reconnu, à l'initiative de M. Harper, que les Québécois forment une nation, mais "au sein d'un Canada uni".
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Au jour le jour
JEAN-PIERRE GATTONI , Le Matin,
30 janvier 2007
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Alain Finkielkraut, sans soutenir officiellement Sarkozy, explique pourquoi il s'en sent proche.
«L'incompétence manifeste de Royal»
Par Eric AESCHIMANN, Libération,
QUOTIDIEN : jeudi 8 février 2007
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mercredi 21 février 2007, 8h51 Eric Besson quitte le PS
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Eric Besson dénonce la "machine à produire des rumeurs"
LEMONDE.FR | 19.02.07 | 17h39 • Mis à jour le 19.02.07 | 17h57
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vendredi 23 février 2007, 9h00
Jospin rejoint l'équipe de campagne de Ségolène Royal
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"Avant qu’il ne soit trop tard"
NOUVELOBS.COM | 28.02.2007 | 12:51
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Royal passe la VIe.
La candidate fait acte d'autorité en tranchant le débat socialiste sur la «nouvelle République». Une manière d'affirmer sa stratégie d'émancipation.
Ségolène Royal dégaine l'arme de rénovation massive.
Son principal promoteur, Arnaud Montebourg, aujourd'hui porte-parole de la candidate, avait même à l'époque refusé pour cette raison d'intégrer la synthèse autour de François Hollande. Foin des décisions de congrès, Ségolène Royal a hier décliné les «quatre piliers» de cette «VIe» façon Royal : «une démocratie parlementaire revivifiée», «une démocratie sociale», «une démocratie participative» et «une démocratie territoriale», qui préfigure une «nouvelle étape» de la décentralisation.
«Ça fait quelques semaines qu'on se bagarre en interne sur cette question», avance un proche. Pour la candidate, qui consultait encore ces derniers jours son entourage, cette transgression présente un triple intérêt. D'abord, ravir une fois pour toutes à François Bayrou l'argument du changement : «Tous ceux qui veulent voter Bayrou veulent changer le système. Il fallait que la gauche soit au rendez-vous de la transformation», explique un Montebourg aux anges. Ensuite, faire acte d'autorité face au dogme socialiste : «Elle fait le congrès et l'aggiornamento du PS en même temps que la campagne», glisse un proche.
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vendredi 23 mars 2007, 13h50 Retraites: Ségolène Royal souhaite une remise à plat de la loi Fillon
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Pour Eric Besson, Nicolas Sarkozy est "plus préparé et plus qualifié que Ségolène Royal"
Dans un entretien au Figaro, mardi 27 mars, il estime que Nicolas Sarkozy est "plus préparé et plus qualifié que Ségolène Royal pour présider la France". Pour M. Besson, le candidat UMP "a levé toute ambiguïté sur des points à [ses] yeux cruciaux (l'intervention américaine en Irak, le communautarisme, etc.)".
"UN BOUCLIER" ET "UN GLAIVE"
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mercredi 28 mars 2007, 7h25 Mazarine Pingeot soutient Ségolène Royal
PARIS (AP) - "Oui, je soutiens Ségolène Royal", déclare Mazarine Pingeot, fille (notedt, adultérine) de François Mitterrand, dans un entretien publié ce mercredi dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France".
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mercredi 28 mars 2007, 22h28 Ségolène Royal hausse le ton sur la sécurité
TOURS (Indres-et-Loire) (Reuters) - Ségolène Royal a répliqué à Nicolas Sarkozy qui l'a accusée de "prendre le parti des émeutiers" après les incidents survenus mardi à la gare du Nord, critiquant le bilan de l'ex-ministre de l'Intérieur et affirmant qu'elle est la mieux placée pour établir un "ordre juste".
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Les transports en commun gratuits pour les RMistes en Ile-de-France
LE MONDE | 30.03.07 | 17h37 • Mis à jour le 30.03.07 | 17h42
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Elysée 2007
Débat sur internet : Royal
regrette le refus de Sarkozy
NOUVELOBS.COM | 07.04.2007 | 08:00
La candidate PS estime qu'un débat sur internet serait "tout à fait possible". "Moi je suis tout à fait disposée pour ce débat", dit-elle. Du côté de l'UMP, on estime que l'idée arrive trop tard.
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mercredi 11 avril 2007, 9h50 Ségolène Royal juge scandaleuse l'indemnité de Noël Forgeard
PARIS (Reuters) - Ségolène Royal a qualifié de scandale et de provocation la somme reçue par Noël Forgeard à son départ du groupe EADS dont la filiale Airbus prévoit de supprimer 10.000 emplois sur quatre ans en Europe.
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Hollande très remonté contre Dray
Un «accrochage très vif», selon un témoin, sur un ton «inhabituel entre nous», rapporte un autre.
Entre les deux dirigeants socialistes, la tension était depuis plusieurs mois palpable.
Elle se serait manifestée hier, à propos d'un déplacement initialement «non prévu à l'agenda», dimanche prochain à Arras (Pas-de-Calais), Dray considérant qu'il valait mieux alléger l'agenda de la candidate, Hollande au contraire qu'il fallait effectuer ce déplacement dans une des plus puissantes fédérations du parti. Hier soir, l'entourage de la candidate indiquait vouloir continuer à travailler à l'organisation de ce déplacement.
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Claude Allègre, 70 ans. Géophysicien, l'ex-ministre de l'Education de Jospin redevenu membre lambda du PS ne digère pas la candidature de Ségolène. Au point d'appeler à voter contre.
L'allergique à Royal
Par Eric AESCHIMANN, Libération,
QUOTIDIEN : jeudi 12 avril 2007
C'est un homme qui vous sort des phrases comme : «Je n'ai pas de sympathie pour le CO2.» Ou : «Dans la rue, les gens me voient comme un esprit libre.» Qui dégaine la réponse imparable : «J'ai écrit un livre là-dessus.» Qui vous renvoie à votre microcosme : «Je vais aller aux Etats-Unis faire la campagne d'Hillary.»
Et qui, à trois reprises, proteste de sa bonne foi : «Je peux me tromper.» Pas besoin d'être un as du divan pour soupçonner que quelqu'un qui dit cela pense exactement le contraire : qu'il ne saurait se tromper. A propos du réchauffement de la planète aussi bien que du refroidissement politique de Ségolène. «Je fais campagne contre elle», c'est une autre phrase, répétée urbi et orbi . Car, lorsqu'il croit à quelque chose, il le répète à la terre entière. Normal, pour un géophysicien.
Claude Allègre ne fait pas ses 70 ans. Sourcils broussailleux, visage gonflé, regard luisant : quand il argumente, on dirait un ogre qui va passer à table. Mais c'est un tigre de papier, qui rugit ses commentaires tonitruants dans les tribunes que la presse lui offre généreusement.
Pour une fois, on espérait l'attraper hors période de promotion. Cet assaut en solitaire contre la candidate socialiste, n'était-ce pas l'occasion de saisir à l'oeuvre ses pulsions contradictoires attrait du pouvoir, goût de l'audience, esprit de contradiction ? Raté : deux livres en 2005, trois en 2006 et déjà deux en 2007.
Dans les journaux, il crâne : «Non, je ne voterai pas Ségolène Royal», c'était le 13 mars sur RTL. De quoi se dire que, tiens, l'heure du règlement de comptes a sonné, toute la question étant de savoir avec qui.
La version officielle, c'est la lutte contre l'obscurantisme, rien de moins. «Je m'oppose à Ségolène parce que, pour moi, la gauche, c'est le progrès technique qui permet le progrès social.» Son dernier livre est une charge, violente mais non dénuée d'intérêt, contre le catastrophisme de Nicolas Hulot.
C'est le syndrome Galilée : il a été contre le désamiantage de Jussieu (il pense qu'il suffit de plâtrer), contre l'hystérie autour de la vache folle et même contre les vols habités quand tout le monde en rêvait. «L'opinion moyenne dans un domaine scientifique, ce n'est pas ce qui va me convaincre. Toute ma vie scientifique, j'ai eu des succès en faisant ce que ne faisaient pas les autres.»
Mais il ne suffit pas d'avoir raison contre tout le monde, encore faut-il que quelqu'un vous croie et vous fasse accéder à l'existence : un prince. Ennemi de l'opinion et du consensus, Allègre est un fou de politique le monde du compromis. C'est lui qui a décidé au milieu des années 80 de renouer avec son vieux copain de fac, Lionel Jospin. Conseiller, ministre, il adore dire qu'il a fait la campagne de Jospin en 1995, qu'il a formé le gouvernement de 1997, qu'il a soufflé le nom de François Hollande pour la direction du PS, etc.
Avec Daniel Vaillant, il s'est démené auprès de François Hollande pour préparer le retour du candidat défait. «Jospin aurait été désigné les doigts dans le nez s'il s'était déclaré en novembre 2005, quand son livre se vendait très bien.» Mais Jospin a tergiversé, renoncé, et Allègre a perdu son assurance-vie dans le parti. «Ce qu'il ne pardonne pas au Parti socialiste au moment du choix de Ségolène, c'est de s'être agenouillé devant l'opinion», estimait Alain Etchegoyen, qui fut son conseiller personnel au ministère de l'Education (1).
Circonstance aggravante, ce brusque retour à l'anonymat du simple adhérent socialiste, il le doit à celle-là même qui fut son insupportable ministre déléguée à l'Ecole, avec un ego aussi gros que le sien, le même mélange de solitude et d'avidité médiatique, mais d'une façon tellement différente : elle joue l'air du temps, lui, le passage en force ; il fouette, elle flatte ; elle calcule, il s'emporte ; il est méridional, elle est glaciale. Depuis qu'elle a été désignée par les militants du PS, il se désespère : «La soutenir, je peux pas, je peux pas.» Une phobie.
Dans ses livres, dans ses interviews, Claude Allègre parle énormément, mais presque jamais de lui. Sa mère était institutrice, son père, agrégé de physique-chimie. Gamin rétif à l'école en général et à l'orthographe en particulier, il lui en est resté des phrases qui butent, s'embrouillent, courent après sa pensée, puis il finit par secouer la tête : «Enfin bref, j'veux dire...»
Et c'est ainsi que le grand scientifique, qui débusque superstitions et fausses frayeurs, se laisse emporter à son tour par la frayeur du complot. Preuve qu'il aime autant que les autres se raconter des histoires. A cela près que, dans les siennes, Ségolène joue le rôle de la sorcière.
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Claude Allègre en 5 dates 31 mars 1937 Naît à Paris. 1976-1986 Directeur de l'Institut de physique du globe de Paris. 1986 Prix Crafoord pour la géologie. 1988-1992 Conseiller spécial auprès de Lionel Jospin. 4 juin 1997- 27 mars 2000 Ministre de l'Education, de la Recherche et de la Technologie du gouvernement Jospin.
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Danielle Mitterrand aux côtés des frères Castro
cubatrip.com 03/12/2006 08:00
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Ségolène Royal sur les pas de Jaurès et Mitterrand à Toulouse
nouvelobs.com, source : Reuters le 19/04/2007 18:37
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samedi 21 avril 2007, 16h38 Patrick Menucci, proche de Royal, surpris distribuant des tracts
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lundi 23 avril 2007, 8h24
Royal appelle à faire "triompher la République du respect"
PARIS (AFP) - Ségolène Royal (PS) a lancé dimanche soir un appel à "toutes celles et ceux qui veulent faire triompher la République du respect", en se déclarant prête à porter "le combat du changement pour que la France se relève".
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Bayrou ne soutient pas Royal, mais...
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Au stade Charléty, "pour eux, c'est elle"
01.05.07 | 17h56 lemonde.fr
Par Laure Bretton et Jean-Baptiste Vey
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jeudi 3 mai 2007, 19h14 Delors, Mauroy et Aubry appuient l'ouverture au centre de Royal
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Lionel Jospin lance un appel
aux électeurs centristes
NOUVELOBS.COM | 04.05.2007 | 11:44
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"La façon dont ça a été traité par le Bureau national hier soir (NDLR: mardi soir) procède du procès en hérésie qui est fait contre Ségolène Royal", a-t-il dit sur France info.
"Il est quand même incroyable que toutes les fois où elle ouvre un débat qui est un débat concret qui intéresse les Français, on considère que ce débat est inopportun ou hérétique, alors même qu'on lui reproche le 'vide sidéral' de sa pensée", s'est agacé Gilles Savary qui a dit regretter "qu'un certain nombre de socialistes se prêtent à la stratégie de M. Sarkozy à l'égard de Ségolène Royal". AP
lenouvelobs.com, AP | 06.09.06 | 22:06
lenouvelobs.com, 07.09.06 | 10:36
"Je suis pour une carte scolaire aménagée, respectueuse des principes qui fondent notre idéal républicain. Cet aménagement est possible. Il ne peut se faire qu'en concertation étroite avec tous les acteurs du système éducatif", a-t-il déclaré.
"Nous avions fait le même constat sur les zones d'éducation prioritaire (ZEP). Je sais qu'il pouvait paraître tentant de dire +on supprime les ZEP+. Mais nous l'avons vu, les ZEP ont apporté beaucoup à notre pays", a-t-il ajouté dans une autre allusion au président de l'UMP, qui avait suggéré de "déposer le bilan des ZEP".
Pour autant, M. de Villepin juge le débat sur la carte "légitime" et a reconnu des "problèmes évidents" dans son fonctionnement: "contournement" par certains parents et "rigidités" qui "interdisent aux meilleurs élèves des établissements difficiles d'étudier ailleurs que dans leur quartier".
La présidente de la Fédération des Parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP), Brigitte Kerkhove, a elle estimé que la question "ne sera pas résolue par effet d'annonce préélectorale", tout en se montrant favorable à une concertation.
Face à l'avalanche de critiques, l'entourage de Mme Royal a affirmé que celle-ci voulait simplement "adapter" la carte "aux défis de notre époque".
Yahoo.fr, actualités, vendredi 8 septembre 2006, 16h21
NOUVELOBS.COM | 21.09.06 | 11:21
Comme dirait Jean-Pierre Gauffre dans sa chronique, "l'ambiance doit être bonne dans les réunions de famille"...!
http://bordeaux.blog.20minutes.fr/archive/2006/09/20/la-cousine-de-segolene-au-fn.html
"Plus tard, il m'a dit que c'était lui qui avait posé la bombe sur le navire de Greenpeace. Il avait pris une embarcation avec une deuxième personne pour s'approcher du bateau", poursuit-il.
Dans la nuit du 9 au 10 juillet 1985, le Rainbow Warrior, saboté par des agents secrets français, coulait dans le port néo-zélandais d'Auckland, entraînant la mort d'un photographe qui était à bord du bâtiment.
Le navire avait été coulé par deux mines alors qu'il allait entamer une campagne de protestation contre les essais nucléaires français sur l'atoll de Mururoa (Polynésie).
Deux agents de la DGSE, les "faux époux Turenge" (le commandant Alain Mafart et le capitaine Dominique Prieur), avaient été interpellés peu après par la police néo-zélandaise.
L'opération contre le Rainbow Warrior avait été menée par trois équipes: la première (époux Turenge) avait coordonné la logistique, la deuxième (Ouvéa) convoyé les mines et la troisième les avait posées.
NOUVELOBS.COM | 29.09.06 | 18:26
Yahoo.fr, actualités
La présidente de la région Poitou-Charentes s'est à nouveau prononcée contre l'adoption d'un "mini-traité" institutionnel européen, une solution défendue par Nicolas Sarkozy, candidat probable de l'UMP à la présidentielle.
Après le rejet de la Constitution européenne par les Français et les Néerlandais en 2005, "je pense que cette idée ne passe pas auprès de nos concitoyens et que cela ne règle rien", a estimé la favorite des sondages.
Il faut que les Français "quel que soit leur vote du 29 mai 2005 retrouvent cette envie d'Europe", a-t-elle dit sous le regard de ses porte-parole, Gilles Savary, député européen ayant défendu le "oui", et Arnaud Montebourg, partisan du "non".
"Réconciliation et préparation de l'avenir" doivent conduire les socialistes français afin de ne "pas laisser l'idée européenne aux libéraux".
"Je mesure à quel point la présidence française (de l'UE en 2008) est attendue", a souligné la candidate à la candidature présidentielle se projetant au-delà du vote des militants socialistes, mi-novembre. "J'ai la responsabilité sans tarder de travailler avec l'équipe qui m'entoure à bien préparer cette échéance".
"Cette question sera débattue. La parole sera donnée au peuple français (...) Mon opinion est celle du peuple français", a-t-elle fait valoir.
La dirigeante socialiste est notamment partisane d'une "fiscalité européenne très incitative à taux zéro ou presque zéro en faveur des énergies renouvelables" et veut supprimer la possibilité pour une entreprise de déroger à la semaine de 48 heures de travail - une position sur laquelle tous les Etats européens sont d'accord, sauf la Grande-Bretagne.
C'est à lui que doit incomber la définition "d'objectifs politiques qui sont le bien-être des populations" face aux "dogmes économiques" dictés par la Banque centrale européenne.
"Les gouvernements n'ont pas à être assujettis à des économistes théoriques qui ne sont responsables devant personne", a-t-elle martelé.
Yahoo.fr, actualités, REUTERS : Mercredi 11 octobre 2006 - 18:04
Dans le débat démocratique pour la désignation du candidat ou de la candidate socialiste, je ne recherche pas les divergences, car ce débat doit servir la gauche. Et puis le projet socialiste, qui trace les axes de notre politique pour la France est notre bien commun, nous l’avons débattu et adopté ensemble. Ma démarche, c’est de regarder en face les réalités dans lesquelles se débattent nos concitoyens.
Bien sûr, je viens de vous le dire. Et tout se tient en effet, car une famille frappée par le chômage ou une famille dont le pouvoir d’achat se dégrade parce que les salaires ne suivent plus, une famille mal logée, c’est une famille fragilisée, avec souvent des conséquences pour la réussite scolaire des enfants.
Il est insupportable que de si nombreuses familles n’aient plus les moyens de transmettre à leurs enfants la confiance dans l’avenir. Il est là le combat pour toute la gauche.
Il n’y a pas de démocratie sociale vivante sans des syndicats forts et respectés. Il n’y a pas non plus de démocratie politique vivante sans partis politiques vivants. Je connais nos militants et je sais le coeur qu’ils mettent dans leur engagement.
Je suis plus que jamais pour une France forte qui retrouve sa place dans une Europe politique. Le rejet du traité a été clair et net. Ce traité est donc caduc. Mais l’Europe est bloquée, nous le voyons tous. Les peuples ont découvert qu’une partie de - construction européenne s’était faite en dehors d’eux, qu’on les avait peu ou mal associés. Ils ont aussi perçu qu’il n’y avait pas ou plus de consensus sur le modèle européen, sur l’Europe que l’on veut, l’Europe dont on rêve. Je veux débloquer l’Europe et sortir la France de l’isolement.
Mais croyez-vous que les salariés aient envie d’être brouillés avec leur entreprise ? Croyez-vous qu’ils n’aspirent pas à se sentir bien dans leur travail, sécurisés dans leur emploi, bien rémunérés, avec des conditions de travail dignes ? Pourquoi se battent-ils lors- que leur entreprise est menacée ? Ce n’est pas l’entreprise qui est en cause, c’est le rapport entre les salariés et le patronat.
Entretien réalisé par D. B., Les Archives de l'Humanité, Mise à jour mardi 17 octobre 2006
Yahoo.fr, actualités, AP | 27.10.06 | 09:23
, premier secrétaire de la fédération de Paris, la plus importante du parti socialiste annonce qu'il votera pour Ségolène Royal.
NOUVELOBS.COM | 27.10.06 | 13:27
- Vous voulez dire: président. À l'époque, il n'y avait pas de femme à la tête de la République.
- Non: je vous dis présidente. C'était peut-être absurde mais je m'en souviens fort bien, comme si c'était hier. Et je lui répétais: "Toi, un jour, tu seras présidente de la République." » Parfois, les enfants ont de ces mots qui forgent un destin.
Les éléphants malades de la peste, pp. 166-173
Yahoo.fr, actualités, samedi 4 novembre 2006, 18h01
linternaute, actualités, Lundi 06 novembre 2006, 08h55
lenouvelobservateur.com,
Yahoo.fr, actualités, vendredi 10 novembre 2006, 17h41
Cette réunion s'est tenue au siège de la fédération en présence de nombreux militants, des élus et des proviseurs de collège. Nous avons évoqué les projets d'éducation en toute liberté. Ces discussions ont été sincères et productives. Comme d'habitude, lorsqu'une personnalité de la politique est là, nous filmons les débats. II n'y avait pas de caméras cachées. Nous ne pouvions pas imaginer que les images seraient utilisées de manière caricaturale pour une manipulation.
PROPOS RECUEILLIS PAR K.N., Le Parisien Dimanche, 12 novembre 2006, p. 3
"Nous allons tous ensemble gravir cette montagne jusqu'en mai 2007", a assuré la député des Deux-Sèvres, qui a obtenu 81,35% des voix dans son département.
Yahoo.fr, actualités, vendredi 17 novembre 2006
Yahoo.fr, actualités, dimanche 26 novembre 2006, 11h06
)
Yahoo.fr, actualités, jeudi 30 novembre 2006, 14h59
NOUVELOBS.COM | 29.11.06 | 06:59
Par Thierry MASURE , Yahoo.fr, actualités, lundi 4 décembre 2006, 22h48
Certes, il n'avait
pas prévu de devoir partager la fonction avec Jean-Louis Bianco, ex-secrétaire général de l'Elysée
sous Mitterrand. « Mais Jean-Louis et moi, on n'est pas en compétition pour se faire valoir
auprès de la candidate », jure-t-il.
« Le poste de directeur de campagne ne
destine pas à se mettre en valeur, affirme cependant l'intéressé. On n'agit pas pour soi. C'est
un rôle important, mais assez obscur. » Qui convient donc à cet homme secret, amateur de polars
et de pêche à la mouche.
« C'est très difficile de se fâcher avec lui », atteste un
élu bourguignon. « Il avance pas à pas, ce n'est pas un flambeur de la politique, observe Gaëtan
Gorce, député de la Nièvre. Et puis, il est fiable. »
« Pendant les campagnes cantonales et
régionales de 2004, qu'il a dirigées, on a surtout vu son art pour récupérer le travail des
autres », tempère, sous le sceau de l'anonymat, un autre député.
Une ambition qu'il ne confirme pas, ce
genre d'aveu pouvant coûter cher sous le règne de « Ségolène ». « Ce que je souhaite le plus,
c'est être réélu à la mairie de Dijon, jure-t-il donc. Je ne lâcherai sûrement pas ma fonction
municipale pour un autre poste. » A suivre.
Libération, 2 décembre 2006, p. 4, Nathalie Segaunes
Yahoo.fr, actualités, lundi 11 décembre 2006, 16h48
Yahoo.fr, actualités, samedi 6 janvier 2007, 10h57
Yahoo.fr, actualités, mardi 9 janvier 2007, 5h54
Yahoo.fr, actualités, mardi 9 janvier 2007, 9h15
MYRIAM LÉVY AVEC ANNE- CHARLOTTE DE LANGHE (À PARIS ET JEAN-JACQUES MÉVEL À PÉKIN). Le Figaro, Publié le 11 janvier 2007 Actualisé le 11 janvier 2007 : 07h34
Naegelen/Reuters
C'est au nom de cette attitude de « recherche de dynamiques positives » que, lors de sa conférence de presse finale, mardi, elle a donné acte à la justice chinoise de sa rapidité. « J'ai rencontré un avocat qui me disait que les tribunaux chinois sont plus rapides qu'en France. Vous voyez : avant de donner des leçons aux autres pays, regardons toujours les éléments de comparaison », a-t-elle déclaré.
Un satisfecit surprenant dans un pays régulièrement dénoncé notamment pour ses violations des droits de la défense.
« N'oublions pas que, dans ce pays, des centaines voire des milliers de personnes sont condamnées à mort chaque année et que ce sont les familles qui paient la balle ! », renchérit Bruno Thouzellier, président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire).
Le Figaro,Publié le 11 janvier 2007 Actualisé le 11 janvier 2007 : 07h34
Le Figaro, NICOLAS BAROTTE. Publié le 13 janvier 2007 Actualisé le 13 janvier 2007 : 23h10
« Il est premier secrétaire, il a tout son rôle, mais je veux rassembler les compétences au sein du PS et au-delà », a-t-elle complété.
lefigaro.com, Publié le 13 janvier 2007 Actualisé le 13 janvier 2007
Yahoo.fr, actualités, [17/01/2007 - 10:12]
"Il n'y aucun doute, il n'y a qu'une candidate du Parti socialiste. On est tous derrière elle", a affirmé Mme Aubry à la presse devant le siège de la Fédération socialiste du Nord, après l'avoir reçue dans son bureau de l'Hôtel de Ville pendant une demi-heure.
"Je suis très heureuse d'accueillir Ségolène qui, après la tempête, nous a ramené le ciel bleu, je le vois à travers les nuages. Je pense que c'est bon signe", a-t-elle poursuivi, assurant que les deux femmes étaient "ravies de (se) retrouver toutes les deux".
Celle-ci n'avait apporté son soutien à aucun des trois candidats à la primaire PS mais avait indiqué qu'à titre personnel elle ne voterait pas pour Ségolène Royal.
"Dans cette démarche participative qui est la mienne, j'ai beaucoup à apprendre des élus de terrain", a expliqué la candidate.
NOUVELOBS.COM | 20.01.2007 | 08:51
Yahoo.fr, actualités, Par Philippe SAUVAGNARGUES, mardi 23 janvier 2007, 8h12
lematin.ch, JEAN-PIERRE GATTONI
30 janvier 2007
Par Eric AESCHIMANN, Libération,
QUOTIDIEN : jeudi 8 février 2007
lemonde.fr, LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 11.02.07 | 14h59 • Mis à jour le 11.02.07 | 16h09
, démissionnaire de son poste de secrétaire national à l'Economie la semaine dernière, "a décidé de quitter le PS" après que ses suggestions sur "la campagne mal orientée" de la candidate Ségolène Royal n'aient pas été prises en compte.
"Je rends la carte, j'adresse aujourd'hui ma lettre de démission à François Hollande, et je demande au président de l'Assemblée nationale de vouloir désormais jusqu'à la fin de la législature m'inscrire parmi les non-inscrits", a-t-il déclaré sur Europe-1.
Le député de la Drôme, qui "ne se représentera pas aux élections législatives", a expliqué que son départ du PS "n'est pas un coup de tête". "En 2002, j'ai assisté aux préparatifs de notre défaite" aux côtés de Lionel Jospin".
"Depuis trois mois je vois que la campagne est mal orientée, mal organisée, elle se déroule mal: je le dis à François Hollande mon interlocuteur privilégié, aux deux codirecteurs de campagne, je travaille, je donne des notes, je dis nous allons dans la mauvaise direction: je constate que les choses ne se sont pas faites", a-t-il déploré.
Interrogée sur France-Info depuis Rennes où elle avait tenu un meeting la veille, Ségolène Royal n'a pas voulu faire de commentaire. AP
Yahoo.fr, actualités, mercredi 21 février 2007, 8h51
Constance Baudry, LEMONDE.FR | 19.02.07 | 17h39 • Mis à jour le 19.02.07 | 17h57
Yahoo.fr, actualités,
NOUVELOBS.COM | 28.02.2007 | 12:51
Reuters,
Par David REVAULT D'ALLONNES, Libération,
QUOTIDIEN : lundi 19 mars 2007
La candidate socialiste, qui se cantonnait jusqu'ici à l'expression de «nouvelle République», conformément au projet du PS, a pour la première fois, hier, usé du vocable de «VIe République». «Elle est prête», a-t-elle lancé à quelque 4 000 parlementaires et élus locaux socialistes, réunis porte de Versailles. Le pas est d'importance et concrétise la volonté de la candidate de prendre sa «liberté» vis-à-vis d'un parti qui, au Mans, lors de son dernier congrès, avait écarté la VIe République.
Le paradoxe doit être relevé : c'est au moment où elle rendait hommage aux personnels socialistes de la démocratie représentative, «piliers de la République», qu'elle prend, plus que jamais, le parti de s'émanciper. Même si elle a pris soin de préciser : «Je sais ce que je vous dois. Je sais ce que je dois à mon parti. [...] Je suis des vôtres.»
Libération, lundi 19 mars 2007
Yahoo.fr, actualités, vendredi 23 mars 2007, 13h50
LEMONDE.FR | 27.03.07 | 09h50 • Mis à jour le 27.03.07 | 10h26
LEMONDE.FR | 27.03.07 | 09h50 • Mis à jour le 27.03.07 | 10h26
Yahoo.fr, actualités, mercredi 28 mars 2007, 7h25
Yahoo.fr, actualités, mercredi 28 mars 2007, 7h25
Béatrice Jérôme, LE MONDE | 30.03.07 | 17h37 • Mis à jour le 30.03.07 | 17h42
NOUVELOBS.COM | 07.04.2007 | 08:00
Yahoo.fr, actualités, mercredi 11 avril 2007, 9h50
Libération,
Par David REVAULT D'ALLONNES
QUOTIDIEN : mercredi 11 avril 2007
Depuis que Lionel Jospin l'a débarqué du ministère de l'Education nationale, en 1997, il s'est transsubstantié : l'esprit scientifique est devenu esprit médiatique, rejoignant cette nouvelle espèce d'êtres humains dont la consistance se réduit à une succession de prises de position à propos de tout et de rien, l'important étant de garder le micro et d'être en photo.
Résultat : interviews provocs, chroniques hebdos (à l'Express jusqu'au départ de Denis Jeambar, maintenant au Point ) et best-sellers à gogo (régulièrement au-dessus des 100 000 exemplaires).
Ce polygraphe-là a toujours quelque chose à vendre. «J'ai écrit vingt-cinq livres, je commence à savoir faire. Le dernier, j'ai mis deux mois.» Dans ses ouvrages, il parle de science, d'éducation, de politique, d'écologie, de géophysique et de Galilée, l'homme qui avait raison contre le pape.
Sur les trois grands sujets qui l'obsèdent, il a des informations sur les noirs desseins de Ségolène. Le nucléaire ? «Elle est antinucléaire, elle veut en sortir en quinze ans.» En réalité, la candidate a évoqué l'objectif de 20 % d'énergie renouvelable.
Les OGM ? «Elle a dit qu'elle allait les interdire, alors qu'il n'y a aucun risque.» Le programme de la candidate dit : «Arrêter les cultures en plein champ», ce qui n'est pas très éloigné.
Les cellules souches ? «Elle a dit qu'elle maintiendrait l'interdiction de Chirac. ça, c'est l'Eglise catholique qui est derrière.»
Depuis, il se fie à son imagination, lance cinquante idées par jour, sur tout et sur rien, ne s'interdit aucun domaine, de la réforme de l'orthographe à la fiscalité, cherche, invente, corrige, avec la conviction qu'il n'y a pas de problèmes qui n'a sa solution. Au risque des approximations, voire des erreurs manifestes.
Mais il préfère s'intéresser à celles de Ségolène Royal : «Sur beaucoup de sujets, elle a des points de vue traditionnels. Moi, je crois aux jugements rationnels.» Lui croit à la science, dénonce les peurs et l'écologie de la «repentance, comme le dit Bruckner». «La frugalité et le retour à l'âge spartiate, non, non, non.»
Tout n'est pas faux, même si, là aussi, il pense savoir mieux que les autres. Mais, en politique, la règle du jeu est différente : seule l'élection vaut raison et l'on ne pèse rien sans elle. Allègre ne l'ignore pas, qui a tenté en vain d'entrer au conseil national du PS, puis de devenir sénateur à Paris.
«Son français est catastrophique, c'est une tradition chez les physiciens français», notait Alain Etchegoyen. Tour à tour généreux et brutal, séducteur et bagarreur, Claude Allègre donne le sentiment de danser d'un pied sur l'autre. D'ailleurs, le lendemain de la rencontre, il rappelle pour ajuster, préciser, équilibrer. Puis demande au débotté : «Dites, ces incidents à la gare du Nord, ça sent à plein nez le traquenard monté par Sarkozy, non ?»
(1) Philosophe et ancien commissaire au Plan, Alain Etchegoyen est mort mardi ( Libération d'hier).
Par Eric AESCHIMANN, Libération,
QUOTIDIEN : jeudi 12 avril 2007
Par Eric AESCHIMANN, Libération,
QUOTIDIEN : jeudi 12 avril 2007
cubatrip.com, 03/12/2006 08:00
C`est dans un Parc des expositions de Toulouse archi-comble que Ségolène Royal participe à son ultime meeting électoral avant le premier tour.
par Nicolas Fichot
Plus de 15.000 personnes ont rejoint les trois halls du Parc pour ce rassemblement, traditionnellement organisé en terre toulousaine depuis que Jean Jaurès luttait, comme député, aux côtés de mineurs du département voisin du Tarn.
François Mitterrand avait pour chacune de ses victoires respecté cette tradition et Lionel Jospin, s'il n'avait connu son échec surprise du 21 avril 2002, n'aurait pas non plus dérogé à la règle.
C'est peut être d'ailleurs en raison du "syndrome du 21 avril" que l'entourage de Ségolène Royal avait choisi au dernier moment d'annuler une réservation du Stadium pour l'entre-deux tours, préférant respecter cette tradition, mais en l'avançant de quinze jours.
Sous un soleil printanier, les sympathisants s'étaient massés plus de deux heures avant les premiers discours devant les grilles du hall.
"On n'a jamais vu ça", a déclaré à Reuters un vigile de ce Parc. "Ici, on fait des meetings pour la droite et la gauche, mais tant de bus, tant de gens plus de deux heures avant, franchement, c'est du jamais vu".
Autre signe évident de cet engouement, le carré VIP situé près de l'estrade des orateurs avait été pris d'assaut par les personnalités souvent près d'une heure avant la prise de parole de la candidate socialiste,prévue à 20h00.
Avaient ainsi pris place pèle mêle Jean-Louis Bianco, Henri Emmanuelli, Elisabeth Guigou, Jean-PierreChevènement, Jean Glavany, Christine Taubira mais aussi François Hollande, Danielle Mitterrand et son fils Gilbert ou Laurent Fabius.
nouvelobs.com, source : Reuters le 19/04/2007 18:37
"Notre victoire est possible car l'audace et la générosité sont là", a-t-elle conclu.
Yahoo.fr, actualités, lundi 23 avril 2007, 8h24
Yahoo.fr, actualités, lundi 23 avril 2007, 8h13
NOUVELOBS.COM | 28.04.2007 | 14:20
NOUVELOBS.COM | 28.04.2007 | 14:20
01.05.07 | 17h56 lemonde.fr
vendredi 4 mai 2007, 11h04, Yahoo.fr, actualités
NOUVELOBS.COM | 04.05.2007 | 11:44
Ségolène Royal a critiqué, vendredi 4 mai, au micro de RTL, certains médias dont la couverture de la campagne présidentielle serait influencée par les liens de leurs dirigeants avec Nicolas Sarkozy.
La candidate socialiste a cité la chaîne d'information LCI, filiale de TF1 (groupe Bouygues) et le groupe Lagardère.
"Je ne suis liée à aucune puissance financière, à aucun système médiatique qui aujourd'hui fonctionne comme de véritables tracts", a affirmé Ségolène Royal au micro de RTL.
"Je regardais hier les informations sur LCI. Le résumé qui était fait du débat que nous avons eu ensemble, à croire cette chaîne, c'est moi qui avait tout faux et Nicolas Sarkozy qui avait tout juste", a-t-elle déclaré, précisant que plusieurs erreurs du candidat de l'UMP lors du débat de mercredi soir n'avaient pas été évoquées.
"Il a des relais extrêmement puissants dans les médias avec le groupe Bouygues, Bouygues qui est le parrain de son fils, le groupe Lagardère...", a encore expliqué la candidate socialiste.
Le candidat centriste François Bayrou avait de la même manière dénoncé avant le premier tour les relations entre le président de l'UMP et les principaux groupes de médias français.
Martin Bouygues, parrain du fils de Sarkozy
TF1, détenue à 42,9% par Bouygues, est la première chaîne de télévision française avec une part d'audience de 31,6% en 2006. Le groupe Lagardère est le premier éditeur de magazines au monde avec notamment Paris Match et Elle. Il contrôle également la radio Europe 1.
Martin Bouygues, P-DG du groupe de communication et de BTP du même nom, a été l'un des témoins de mariage de Nicolas et Cécilia Sarkozy. Il est le parrain de leur fils Louis.
Arnaud Lagardère, président du groupe Lagardère, est un ami proche de Nicolas Sarkozy. Selon Le Monde daté du 17 novembre 2006, lors d'un séminaire des cadres du groupe Hachette à Deauville en avril 2005, il avait présenté ainsi l'homme politique : "Je ne vous présente pas un ami, je vous présente un frère".
L'autre témoin de mariage de Nicolas Sarkozy était Bernard Arnault, président du numéro un mondial du luxe LVMH et propriétaire du quotidien économique La Tribune.
"Ce n'est pas insultant pour les journalistes, c'est la réalité, le candidat est lié à des enjeux financiers", a déclaré Ségolène Royal.
"Je crois qu'à un certain moment il faut dire les choses telles qu'elles sont et on sait parfaitement qu'il y a des liens très étroits entre les groupes financiers, les groupes médiatiques et le candidat de l'UMP qui est aussi le candidat du Medef. Toutes les entreprises du CAC 40 ont soutenu le candidat de l'UMP", a-t-elle ajouté.
Au journaliste qui lui faisait valoir que les capitaux possédant les groupes de médias ne perturbent pas le travail journalistique, elle a répondu : "Si, ça affecte le travail, vous le savez très bien". (Reuters)
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dimanche 6 mai 2007, 20h24 "Très grave défaite", selon DSK, "disponible" pour la suite
PARIS (Reuters) - Dominique Strauss-Kahn s'est déclaré "disponible" pour lancer la "rénovation social-démocrate" de la gauche française après la "très grave défaite" de Ségolène Royal. "Je pense que Ségolène Royal a mené un combat courageux mais je pense aussi à ces millions de Françaises et de Français qui dès le premier tour n'ont pas porté leurs suffrages sur la gauche parce qu'il n'ont pas vu dans la gauche la possibilité de porter leur espoir de changement", a déclaré l'ancien ministre de l'Economie sur France 2. "Jamais la gauche n'a été aussi faible et pourquoi la gauche était aussi faible? Parce que la gauche française n'a toujours pas fait sa rénovation", a-t-il poursuivi. "Les Français ne veulent plus de solutions qui ont vingt ans". "La rénovation social-démocrate que j'ai initiée ne l'a pas encore emporté dans le camp socialiste. Il faut maintenant mettre en oeuvre ce renouveau, c'est la condition de l'espoir et moi je suis disponible pour cela", a conclu "DSK", qui avait été battu par Ségolène Royal lors de la bataille pour l'investiture socialiste.-------
L'UMP rassemble à elle seule 39,54% des voix
NOUVELOBS.COM | 11.06.2007 | 10:57
Selon les résultats nationaux définitifs du ministère de l'Intérieur, l'UMP devance le PS (24,73%) et le Mouvement démocrate-UDF (7,61%). Le Front national et le PCF font jeu égal avec 4,29% des voix, les Verts 3,25%.
La droite, qui a largement dominé dimanche le premier tour des législatives, marqué par une abstention record, est en passe d'obtenir une majorité écrasante à l'Assemblée nationale.
Selon les résultats nationaux définitifs communiqués lundi 11 juin par le ministère de l'Intérieur, l'UMP est arrivé nettement en tête du premier tour des élections législatives avec 39,54% des voix. Le Parti socialiste rassemble 24,73% des voix, devant le Mouvement démocrate-UDF, 7,61%. Le Front national passe sous la barre des 5%, avec 4,29% des voix, exactement le même score que le Parti communiste. Les Verts ont 3,25%.
Extrême-gauche : 887.887 3,41%-------
PARIS (AP) - Ségolène Royal a annoncé lundi qu'elle va prendre contact avec François Bayrou en vue du second tour des législatives, jugeant "évident que les électeurs du MoDem doivent rejoindre les candidats du PS". "Je le souhaite non pas pour des raisons électoralistes" mais pour lutter contre "une majorité écrasante" à l'Assemblée nationale, a déclaré sur RTL l'ancienne candidate à la présidentielle. "A partir du moment où l'enjeu de ces élections législatives c'est d'empêcher la concentration excessive des pouvoirs, dans l'ensemble des institutions, entre les mains du même parti, (...) il est évident que les électeurs du MoDem doivent rejoindre les candidats du PS", a-t-elle ajouté. "Il est nécessaire dans une démocratie d'avoir une respiration, dans une République des contre-pouvoirs". La présidente de la région Poitou-Charentes, qui "va" prendre contact avec le fondateur du MoDem, a souligné la convergence "sur un certain nombre de valeurs qui ont animé François Bayrou", comme l'Etat impartial, et "la propriété de la lutte contre la dette dont on n'entend plus du tout parler car cela ne fait pas plaisir". Critiquant "les leaders de la droite bien arrogants" dimanche soir, Ségolène Royal a noté qu'"ils parlaient de modestie dans les mots mais dans les comportements étaient très arrogants". "Ce qu'a dit Rachida Dati sur les banlieues me semble tout à fait déplacé" sur la gauche qui avait instrumentalisé les banlieues. "Les jeunes des banlieue ont le droit de voter en toute conscience. Prétendre, parce qu'ils ont voté massivement pour moi (à la présidentielle NDLR), ils ont été manipulés, ce sont des propos déplacés et même méprisants", a-t-elle ajouté. "Ils n'ont pas leur place dans un débat démocratique". Quant à la reconstruction de la gauche, Ségolène Royal a de nouveau plaidé pour "un travail prospectif sans auto-flagellation excessive" afin de "tirer les leçons de ce qui s'est passé, ce qui relève de notre responsabilité et du rapport de force au profit de la droite". Revenant sur les propos de Manuel Valls sur un parti paralysé par une vie d'un couple, la compagne de François Hollande "trouve ces propos parfaitement déplacés". "François Hollande a son autonomie politique en tant que Premier secrétaire du PS et j'ai mon autonomie politique". AP------
Royal quitte Hollande
et brigue son poste
Ségolène Royal indique qu'elle et son compagnon François Hollande se sont séparés, à une date qu'elle a refusé de préciser, dans un livre intitulé "Les coulisses d'une défaite", à paraître mercredi, dans lequel elle annonce également qu'elle sera candidate au poste de Premier secrétaire du parti.
Royal (Sipa)
Dans cet ouvrage (éditions de L'Archipel), écrit par deux journalistes du service politique de l'AFP, Christine Courcol et Thierry Masure, la candidate malheureuse du PS à l'élection présidentielle demande qu'on ne présente plus François Hollande, Premier secrétaire du PS, comme son "compagnon". Car, dit-elle, "ce n'est plus le cas".
NOUVELOBS.COM | 17.06.2007 | 22:34
La présidente de la région Poitou-Charentes et le député-maire de Tulle, qui s'étaient connus en 1978 quand ils étaient étudiants à l'ENA, ont eu quatre enfants.
Désaccords
Des désaccords politiques qui s'étaient exprimés pendant la campagne présidentielle -sur la fiscalité ou les relations avec le centre de François Bayrou, notamment- avaient alimenté les rumeurs et les interrogations sur leur vie personnelle.
Un ouvrage paru quelques jours après le 2e tour de l'élection présidentielle -"La femme fatale", écrit par deux journalistes du Monde- faisait état de fortes tensions dans le couple et prêtait à François Hollande, sans l'affirmer ouvertement, une liaison. (AFP)
NOUVELOBS.COM | 17.06.2007 | 22:34
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François Hollande impose son calendrier à Ségolène Royal NOUVELOBS.COM | 23.06.2007 | 18:44
Le conseil national du Parti socialiste a massivement approuvé le calendrier proposé par le premier secrétaire: le congrès aura lieu après les municipales de mars 2008. C'est un nouveau revers pour l'ex-candidate à la présidentielle.
François Hollande reprend les commandes: réunis samedi 23 juin à Paris, dans une ambiance parfois houleuse, pour tirer les leçons de leur défaite électorale, les socialistes ont largement adopté le calendrier de refondation proposé par le Premier secrétaire, lors d'un vote aux allures de nouveau revers pour Ségolène Royal qui, absente, a essuyé un féroce tir de barrage. L'ex-candidate à la présidentielle avait décidé de sécher le conseil national du PS dans un grand hôtel parisien, évoquant des obligations en Poitou-Charentes. Elle réclamait un congrès anticipé à l'automne, pour désigner notamment le candidat du PS pour l'Elysée en 2012, et un vote des militants sur le calendrier de la refondation. Minoritaire au "CN", elle n'a pas obtenu gain de cause. Pas de vote des militants Le conseil national a en effet massivement approuvé le calendrier proposé par François Hollande pour mener la refondation: un congrès après les municipales de mars 2008 pour choisir la ligne politique et un nouveau patron, puis un congrès en 2010 pour désigner le candidat pour 2012. Autre vexation pour l'ex-candidate, cet échéancier ne sera pas soumis au vote des militants. Lors du vote, un seul membre du "CN" s'est abstenu, et trois ont voté contre, dont Manuel Valls et Gaëtan Gorce, qui ont réclamé en vain la tête de François Hollande. Hormis le N°2 du PS François Rebsamen, qui a voté pour, les "ségolénistes" Arnaud Montebourg, Julien Dray ou Vincent Peillon n'ont pas pris part au vote.--------
PARIS (Reuters) - Réélu président du groupe socialiste de l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault a annoncé la nomination de quinze vice-présidents qui formeront un "cabinet fantôme" ou "shadow cabinet".
Dans le document distribué lundi à tous les députés socialistes, le député-maire de Nantes (Loire-Atlantique), précise que les 15 vice-présidents, qui devraient être nommés mardi, "auront la responsabilité de suivre un département ministériel et d'assurer l'expression du groupe". "Ils seront donc au nombre de 15 - (NDLR il y a 15 ministres) - et comprendront les responsables des commissaires socialistes", ajoute-t-il. "Ils seront en charge de coordonner et de suivre le travail du groupe pour tous les projets ou propositions de loi de leurs compétences, inscrits à l'ordre du jour de l'Assemblée", souligne le document. "Ils participeront également aux travaux de la commission prospective quand des dossiers touchent à leur domaine de compétence", est-il dit. Un porte-parole auprès du président sera chargé de l'expression collective du groupe. Dans son document, Jean-Marc Ayrault annonce également la mise en place au sein du groupe d'une commission de prospective dont le responsable sera proposé par le président du groupe. Elle sera composée de 12 membres "représentatifs de la diversité du groupe" et aura diverses missions dont "l'expertise des grands dossiers qui viendront à l'ordre du jour de l'Assemblé dans un délai de six mois à un an". Enfin, Jean-Marc Ayrault annonce que son groupe organisera chaque semestre un forum débat "sur un sujet de société et sur une grande question européenne ou internationale".--------
dimanche 24 juin 2007, 13h28 Dray: "Le tout sauf Ségolène n'a jamais cessé"
PARIS (AFP) - Julien Dray, porte-parole du PS et proche de Ségolène Royal, a estimé dimanche que le "tout sauf Ségolène" au parti socialiste n'avait "jamais cessé". "Il y a tellement des gens qui voudraient la mettre à la retraite, tellement de gens qui voudraient la pousser à l'extérieur, qui n'ont jamais digéré sa désignation", a déclaré M. Dray lors du "Forum" de Radio J, en dénonçant au passage les livres publiés cette semaine par Jean-Christophe Cambadélis et Claude Bartolone, y voyant un signe du "rejet de la candidature de Ségolène Royal" à la présidentielle. Pour lui, le "tout sauf Ségolène" n'a "jamais cessé" et "c'est "un des problèmes, mais ce n'est pas le seul". "Le +tout sauf Ségolène+, c'est le tout sauf Ségolène d'un certain nombre de responsables (du PS). Les militants, eux, ont fait une campagne du feu de dieu". Il a fait valoir qu'un "fossé" se créait "entre une sorte de petit état major et la réalité militante du terrain", en appelant à "en finir avec ce système d'écuries" au sein du parti. M. Dray a en outre souhaité que le congrès du PS se déroule "l'été 2008" et non l'automne 2008 comme l'a préconisé samedi le conseil national du PS. Revenant sur les difficultés du PS, il a fait valoir qu'"un des problèmes" étaient que "les dirigeants socialistes s'émancipent des votes des militants, c'est-à-dire que les mêmes, qui revendiquent le vote des militants en permanence et n'ont que cela à la bouche, lorsque les militants votent à chaque étape, s'émancipent de ces votes et s'autorisent à (les) remettre en cause par un biais ou un autre". "Ce fut le cas au moment du référendum et à nouveau durant la campagne présidentielle", a-t-il dit. Pour expliquer l'échec à la présidentielle, Julien Dray a jugé aussi qu'il y avait "un problème d'identité, de réflexion sur l'état de la société, de la valeur des solutions que nous avons proposées". Il a précisé que le "séminaire" des proches de Ségolène Royal au cours duquel doivent être analysées les raisons de l'échec à la présidentielle et la rénovation du parti se déroulerait "en juillet". Auparavant, Julien Dray n'a "pas exclu" un rejet par le Parlement français du projet de traité européen, qu'il a dénoncé comme "un compromis boiteux" et "sans ambition", qui ne satisfait, selon lui, ni les partisans du oui ni les partisans du non. "C'est un mini-accord sans ambition, un accord a minima, un accord qui rend encore plus complexe le fonctionnement de l'Europe", a déclaré M. Dray invité du "Forum" de Radio J. L'accord, conclu dans la nuit de vendredi à samedi à Bruxelles, sous l'impulsion du président Nicolas Sarkozy, pourrait nécessiter une révision de la Constitution. La majorité présidentielle ne dispose pas actuellement de la majorité des 3/5eme requise pour ratifier une réforme constitutionnelle par la voie du Congrès. Selon M. Dray, "tout ce qui était l'élan de la construction européenne qui était voulu au départ dans le grand traité constitutionnel rejeté par la France et les Pays-Bas est abandonné". "L'Europe continue sa dérive libérale. A un moment où à un autre il y aura forcément de nouveaux chocs avec les peuples qui ne supportent plus cette dérive libérale", a-t-il dit. "Est-ce qu'on peut accepter ce compromis boiteux? Je ne le crois pas", a poursuivi le porte-parole du PS. Interrogé sur le risque du rejet de ce traité simplifié par le Parlement français, M. Dray a répondu: "ce n'est pas à exclure mais je ne peux pas pour l'instant anticiper sur les discussions qui auront lieu à l'intérieur du parti socialiste et de ses instances". "On va en discuter et lorsque la question viendra nous délibérerons collectivement. Mais mon sentiment c'est que ceux qui ont voté non comme ceux qui ont voté oui ne peuvent pas se retrouver dans le compromis qui nous est proposé aujourd'hui et qui n'est que la simple continuation de la dérive libérale de l'Europe", a ajouté M. Dray.-------
Yahoo.fr, actualités, 11 juillet 2007 13.00h
Jack Lang claque la porte de la direction du PS
AP - PARIS - Jack Lang claque la porte de la direction du PS. Menacé de suspension s'il acceptait de participer à la commission sur la réforme des institutions voulue par Nicolas Sarkozy, l'ancien ministre a pris les devants en démissionnant mercredi du secrétariat national et a "suspendu" sa participation au bureau national du parti.
Dans un courrier adressé au Premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande, M. Lang annonce qu'il quitte le secrétariat national du PS et qu'il suspend sa participation aux travaux du "BN". "Aujourd'hui, je ne me reconnais plus à travers les méthodes de direction qui sont les tiennes. En conséquence, je te présente ma démission de secrétaire national et je suspends ma participation au travaux du bureau national", écrit l'ancien ministre de la Culture.
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Par S.M. (à Lille), P.T., Libération,
QUOTIDIEN : mercredi 1 août 2007
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Ségolène Royal a eu "faux sur toute la ligne", estime Marie-Noëlle Lienemann
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Ségolène Royal veut prendre son temps
lemonde.com, 25.08.07 | 20h00, par Laure Bretton
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France, politique, souveraineté nationale, intérêt public, people public, hypocrisie, morale "financière".
Ancien concubin notoire répudié ("J'ai demandé à François Hollande de quitter le domicile") pour infidélité notoire : Maroc, août 2007, Closer, n° 115, pp. 4-7. Condamnation par la Justice française ...
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France Info, NANTERRE (AFP)
28 Août 2007 16h32
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Ségolène Royal : "Je veux que le PS
soit admiré des Français"
"Je suis là pour que mon parti change et redevienne attractif", déclare l'ancienne candidate à la présidentielle, peu avant l'ouverture de l'université d'été du parti à La Rochelle.
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Marianne2007.info, Jeudi 30 Août 2007 - 12:28, AB
Après Closer, le magazine Choc publie des photos câlines de François Hollande et sa nouvelle compagne
« On n'a jamais vu un homme politique se laisser aller à autant de naturel », peut-on lire en exergue des photos volées de François Hollande avec sa nouvelle compagne à Saint-Jean-Cap-Ferrat, publiées ce jeudi 30 août par le magazine Choc. La réalité est surtout que personne, jusqu'alors, n'avait osé exhiber à ce point l'intimité d'un responsable politique. Sur les clichés, on peut voir le premier secrétaire du Parti socialiste « roucoulant avec sa bien-aimée dans les vagues caressantes de la Méditerranée » et lui massant les pieds !
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Le NPS fait feu sur le quartier Royal
«Comprendre le réel» : c’est sur cette ambitieuse thématique que s’ouvre, aujourd’hui à Toulouse, le rassemblement du Nouveau Parti socialiste (NPS). Quatrième courant du PS à effectuer sa rentrée politique, après les royalistes, les jospinistes et les fabiusiens, cette sensibilité du parti, qui joue résolument sur l’aile gauche, entend à son tour aligner ses troupes. Et faire feu de ses munitions idéologiques dans la bataille d’interprétation de la défaite présidentielle qui, ces jours-ci, fait rage entre socialistes.
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Royal: «Je ne suis pas en hibernation»
Très silencieuse ces dernières semaines, Ségolène Royal confirme à Libération que sa détermination reste intacte pour mener la rénovation du PS. Depuis Rome où elle a rencontré Walter Veltroni, le nouveau leader du Parti démocrate italien, elle ajoute qu’elle jouera son rôle de première opposante à la politique de Nicolas Sarkozy.
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En 2008, Ségolène Royal entend rester au "premier rang"
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Royal/Hollande : séparation privée, querelle publique
Nicolas sarkozy nous a habitué au mélange entre vie privée et vie publique.
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Shoah: l'initiative de Nicolas Sarkozy "va dans le bon sens" pour Ségolène Royal
AP - Jeudi 14 février, 19h45VAULX-EN-VELIN -
Ségolène Royal a jugé jeudi que l'initiative du président Nicolas Sarkozy de confier à partir de la rentrée prochaine à chaque enfant de CM2 la mémoire de l'un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah "va dans le bon sens".
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NouVousIls.fr
Dépêches de l'Education
du Samedi 16 février 2008
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Royal s'affiche avec Frêche
Hier à Montpellier, l'ex-candidate à l'Elysée a soutenu la liste de gauche menée par Hélène Mandroux, sur laquelle figure le sulfureux Georges Frêche. Ce dernier apporte son soutien à Royal dans sa conquête du parti.
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Martine Aubry se lance aussi dans la bataille à la tête du PS
Une de plus.
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Ségolène Royal contre l'envoi de nouvelles troupes en Afghanistan
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Sur le site "Désirs d'avenir", appel de Royal à adhérer au PS
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PARTI SOCIALISTE.
Royal lance l'offensive
C'est parti ! A sept mois du congrès de Toulouse et du choix d'un nouveau premier secrétaire pour succéder à François Hollande, la course est lancée. Et comme pour la présidentielle, c'est Royal qui déclenche les hostilités.
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PARTI SOCIALISTE
François Hollande tente de contenir l'assaut
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Raffarin veut la démission de Royal de la tête de la région Poitou-Charentes
14 avril 2008 10h30
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POLEMIQUE
Inscription électorale de Sarkozy: Royal dénonce un faible écho médiatique
dimanche 11 mai 2008, 17h59 | AFP
"L'inscription électorale hors délai de Nicolas Sarkozy" n'a pas assez fait mouche selon Royal par rapport à ses propres procès avec deux ex-collaboratrices dans une affaire de salaires impayés.
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Jeudi 29 Mai 2008
Hollande met le PS en questions
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Dimanche 01 Juin 2008
PS: Aubry entre dans la course
Par Marie DESNOS
leJDD.fr
Yahoo.fr, actualités, 11 juillet 2007 13.00h
AP - Samedi 25 août, 22h03PARIS
NOUVELOBS.COM | 31.08.2007 | 17:16
Après que Closer a publié la semaine dernière les photos volées de François Hollande avec sa nouvelle compagne, Choc passe à la vitesse supérieur et publie des photos du premier secrétaire en plein « massage aquatique » avec la jeune femme.
Marianne, Jeudi 30 Août 2007 - 12:28, AB
Le Nouveau Parti socialiste se réunit aujourd’hui pour évoquer l’avenir du parti.
Par David Revault d’Allonnes, Libération,
QUOTIDIEN : vendredi 12 octobre 2007, p. 9
Dans une interview à «Libération», l’ex-candidate se dit déterminéeà mener la bataille de la rénovation du PS et à prendre la tête de l’opposition.
Recueilli à Rome par éric Jozsef et David Revault d’Allonnes, Libération,
QUOTIDIEN : lundi 22 octobre 2007, pp.2-3
Reuters - Vendredi 7 décembre, 08h03PARIS (Reuters) -
François Hollande critique la prestation télévisée de son ex-compagne, dans laquelle la candidate à l’élection présidentielle est revenue sur leur séparation.
T.R. avec afp
LIBERATION.FR : mardi 29 janvier 2008 p. 11
Ségolène Royal, dimanche, a elle aussi cédé à la tendance, revenant sur sa rupture d’avec François Hollande.
Une exposition de leur (ex)-vie de couple que n’a que peu gouté le premier secrétaire du Parti socialiste.
Eric Hacquemand
samedi 23 février 2008 | Le Parisien p. 10
D'ailleurs, elle lui dédicace son livre « Ma plus belle histoire, c'est vous » : « Pour Georges, très amicalement. » Doit-il revenir au PS ? L'ex-candidate botte en touche : « Ce n'est pas le sujet... il ne faut pas tout mélanger. »
Mais la présence de l'exclu en sixième position sur la liste Mandroux est, à ses yeux, tout à fait « justifiée » car « Georges a sorti cette ville du délabrement et Montpellier lui doit beaucoup ». Dans la foulée, Frêche se range sous sa bannière : « Je peux lui dire qu'elle aura le soutien des cinq fédérations du PS du Languedoc-Roussillon et, au pire, de quatre... Je l'aiderai parce que c'est la meilleure. »
Bien accueillie dans le centre-ville, Royal a pu mesurer que sa cote est restée intacte dans les quartiers populaires. A la Paillade, elle lance un appel aux électeurs des cités : « Ne vous abstenez pas ! » Une nouvelle structure Cités d'avenir, fédérant 200 associations de quartier pro-Royal, est chargée d'entretenir ce capital sympathie... à condition que le ralliement de Frêche n'affaiblisse pas son discours sur « la France métissée ».
Liberation.fr (avec source AFP)
LIBERATION.FR : lundi 10 mars 2008
AFP - Jeudi 27 mars, 10h53PARIS (AFP) -
AFP - 1er avril 2008 14h15 PARIS (AFP) -
Eric Hacquemand et Rosalie Lucas
samedi 05 avril 2008 | Le Parisien
J.Cl.
samedi 05 avril 2008, 11h40 | leparisien.fr
"Non seulement à chaque fois on m'en reparle, mais l'histoire de Sarkozy n'est pas traitée, alors que son inscription hors délai sur les listes électorales constitue une infraction pénale", a déclaré la présidente de Poitou-Charentes.
"Il s'agit d'un faux en écriture publique et il a eu bien moins d'écho", a-t-elle accusé.
Mme Royal faisait allusion à l'article du Canard Enchaîné selon lequel le chef de l'Etat a été inscrit trois jours après la date limite du 31 décembre 2007 sur les listes électorales du VIIIe arrondissement.
La responsable PS a par ailleurs affirmé qu'elle entendait "poursuivre en diffamation toute personne qui sous-entendra ou fera croire qu'elle a été condamnée pénalement pour salaires impayés".
Par Nicolas MOSCOVICI
leJDD.fr
Fustigeant "l'individualisme des comportements au sommet", le premier secrétaire du PS adresse un message d'unité à ceux qui brigueront son poste en novembre prochain.
Tout en se projetant à son tour à l'horizon 2012.
On l'aurait presque oublié, mais le chef au PS est encore François Hollande. Et d'ici le congrès de Reims, qui désignera en novembre prochain son successeur à la tête du principal parti d'opposition, l'actuel premier secrétaire compte bien user de tout son poids politique pour que le passage de témoin se passe le plus sereinement possible. Or, à six mois de l'échéance, l'affaire semble bien mal embarquée. Depuis plusieurs semaines, les coups volent bas entre les prétendants, déclarés ou non, au leadership du parti.
Dernier épisode en date, en attendant le prochain, la volonté de Ségolène Royal de punir les socialistes qui "dénigrent" le mouvement.
Dans son viseur, le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis, qui avait comparé le PS à une "pétaudière". "Ségolène Royal a l'oukase facile! Mais le plus indiscipliné n'est pas celui que l'on croit", avait immédiatement répliqué le député de Paris.
Dans une tribune publiée dans Le Monde daté de vendredi et intitulée Dix questions pour un congrès, le chef du PS prend la mesure des "fragilités" de l'édifice socialiste, à commencer par l'"individualisme des comportements au sommet".
A l'adresse de ses possibles successeurs, il prévient: "Les socialistes ne peuvent, à l'occasion de leur congrès, en rester aux pétitions de principe ou à une bataille des mots" (le terme "libéralisme" défendu par Bertrand Delanoë a fait jaser ces derniers jours).
En bon chef, il fixe également le cap à suivre: "(Les socialistes) doivent savoir poser les légitimes décisions de personnes et de leadership au terme d'un débat et non à son commencement".
Visée ou pas, Ségolène Royal avait en tout cas attiré sur sa personne le feu nourri des critiques de ses "amis" socialistes en annonçant, à la surprise générale, sa candidature au poste de son ex-compagnon, il y a deux semaines (lire: PS: Royal, cette fois, c'est la bonne).
"L'unité est un combat, tant la propension aux querelles - parfois tactiquement entretenues - est récurrente" au PS, rappelle donc à tous celui qui préside aux destinées du parti depuis plus de dix ans.
Limpides dans son long texte, lequel, de l'immigration à l'Europe en passant par l'écologie ou la mondialisation, aborde les grands thèmes politiques du moment, les voeux de François Hollande risquent toutefois de se heurter au mur de la réalité socialiste. En cause, l'échéance présidentielle de 2012, bien évidemment, et les appétits qu'elle suscite déjà. "(Le problème) est dans la difficulté, avivée par le quinquennat, de maîtriser le processus présidentiel", concède d'ailleurs le président du Conseil général de Corrèze, conscient que la prise du PS peut servir de tremplin aux postulants. Toutefois, fidèle à une stratégie prudente, il "estime que c'est fin 2010 que le choix (du candidat) devra se faire." "On ne peut pas prétendre vouloir lutter contre l'individualisme qui ronge notre société et l'installer au coeur de notre formation politique", ajoute-t-il à l'adresse des plus pressés. Ce qui ne l'empêche pas de lui-même se projeter dans cette bataille, en prônant par exemple un candidat unique pour l'ensemble de l'ex-gauche plurielle ou en renvoyant à leurs chères études l'extrême gauche et le Modem. Sans avoir l'air d'y toucher, François Hollande semble à son tour ses jalons.
Officiellement, l'objectif n'était pas de choisir une alternative au duel Delanoë-Royal dans la course à la direction du parti.
Officieusement, tous les regards étaient tournés vers Martine Aubry.
Martine Aubry apparaît de plus en plus comme la ''troisième voie'' pour la direction du PS.
"Bâtir un projet de gauche" en "laissant [les] petites querelles à l'entrée". Tel était l'objectif de la réunion des reconstructeurs socialistes, ce dimanche, à l'Ecole nationale supérieure des arts et métiers, dans le 13e arrondissement de Paris.
Ce meeting "d'échanges et de débats" regroupait quelque 750 personnes, proches de Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry, Laurent Fabius et Arnaud Montebourg, en vue du congrès de Reims.
Prévu à la mi-novembre, celui-ci désignera le successeur de François Hollande à la tête du principal parti d'opposition.
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Cambriolage « inquiétant » chez Royal 20 Minutes, éditions du 01/07/2008 - 07h31 dernière mise à jour : 01/07/2008 - 07h31
Jean-Pierre Mignard, avocat de Ségolène Royal, a jugé hier sur RTL, « inquiétant » le cambriolage - le troisième - de l'appartement de sa cliente par des visiteurs « très bien renseignés ». Selon l'avocat, l'appartement est bouleversé : « Il n'y a quasi rien de pris », mais en revanche, il y a « une mise en scène très particulière ». Jean-Pierre Mignard explique que « les boucles d'oreille de la petite fille de Ségolène ont été mises en évidence sur un lit » et que « les minutes du procès-verbal de dépôt de plainte » du précédent cambriolage étaient « déchirées sur un meuble ». Ce cambriolage a été commis à la veille de la présentation de la contribution de Royal en vue du congrès du PS.------
Royal aux socialistes : "Avancer droit devant"
NOUVELOBS.COM | 28.06.2008 | 18:06
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Royal : "Sarkozy absolument pour rien" dans la libération de Betancourt Créé le 04/07/2008 à 09:57 - Modifié le 04/07/2008 à 09:58 Le Point.fr Par Jamila Aridj
"Je crois que les récupérations politiques seraient totalement décalées", a souligné Ségolène Royal à propos de la libération d'Ingrid Betancourt. Des propos qui visaient le président de la République Nicolas Sarkozy. "Nicolas Sarkozy n'a été absolument pour rien" dans la libération d'Ingrid Betancourt. La phrase lâchée jeudi par Ségolène Royal devant un petit groupe de journalistes a fait l'effet d'une bombe.-------
mardi 8 juillet 2008, mis à jour à 11:31 lexpress.fr Nicolas Sarkozy, "c'est le roi s'amuse", dit Ségolène Royal
Nicolas Sarkozy a perdu le sens commun, croule sous l'argent et se comporte comme un monarque de l'Ancien régime, a déclaré Ségolène Royal en réponse aux propos du chef de l'Etat sur le faible impact des grèves actuelles. "On se croirait revenu sous l'Ancien régime ou le roi s'amuse, le roi dilapide l'argent, le roi soigne ses amis, le roi enrichit ceux qui sont déjà riches", a déclaré mardi l'ex-candidate PS à la présidentielle sur RTL. "Et pendant ce temps là, le peuple s'appauvrit", a-t-elle ajouté, précisant: "Pour lui l'argent n'a pas d'importance, puisqu'il croule sous l'argent. Il ne se rend pas compte que les gens sont désespérés." Ségolène Royal a invité Nicolas Sarkozy a se méfier des "protestations muettes", soulignant qu'il était "très difficile aujourd'hui pour les salariés de perdre une journée de salaire sur des grèves." Pour l'ex-candidate socialiste, les propos du chef de l'Etat témoignent d'une "méconnaissance de ce qui se passe aujourd'hui en France". Nicolas Sarkozy a affirmé samedi, lors du Conseil national de l'UMP, que "désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit", se félicitant de ce que la France soit "en train de changer". Ségolène Royal a provoqué par ailleurs un tollé la semaine dernière lors d'un voyage à Québec en affirmant que Nicolas Sarkozy n'était "absolument pour rien" dans la libération d'Ingrid Betancourt. Même à gauche, des voix se sont élevées pour condamner la présidente de la région Poitou-Charentes.-------
Royal rapproche son cambriolage de ses attaques contre Sarkozy
NOUVELOBS.COM | 09.07.2008 | 08:03
Ségolène Royal a déclaré mardi 8 juillet qu'elle voyait un possible rapport entre un cambriolage de son appartement le 27 juin dernier et ses attaques virulentes contre Nicolas Sarkozy et le gouvernement.
"J'observe que la semaine dernière, au moment où j'ai dit qu'il fallait mettre fin à la mainmise du clan Sarkozy sur la France, mon domicile a été mis à sac", a-t-elle dit lors du journal de 20-Heures de France 2. Prié de dire si elle établissait un lien entre les deux événements, elle a répondu : "Je fais un rapport entre les deux, en effet." "C'est une drôle de coïncidence et c'est la seconde fois, la première a eu lieu pendant la campagne présidentielle", a-t-elle ajouté. Plainte L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle a déposé plainte après avoir découvert, selon ses déclarations, son logement de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) "retourné" le 27 juin, jour où elle présentait sa contribution au congrès de son parti programmé en novembre. Rien n'aurait été volé, selon ses déclarations. Le procureur de Nanterre Philippe Courroye s'est rendu sur place et une enquête de police a été ouverte. Dans un communiqué, Chantal Brunel, porte-parole de l'UMP, estime que "certaines limites, qui sont celles de la calomnie, ne devraient être franchies par personne, encore moins par l'ex-candidate à la présidence de la République". De son côté, Frédéric Lefebvre se demande si Ségolène Royal n'a pas pété un câble. Précédent en août 2006 Pendant la campagne présidentielle, une première plainte avait déjà été déposée en août 2006 par Ségolène Royal faisant état du cambriolage de ce même logement. Trois collaborateurs de la candidate avaient aussi porté plainte pour cambriolage ou vol dans la même période, l'assistante parlementaire de Ségolène Royal, sa conseillère Sophie Bouchet-Petersen et un militant de l'association "Désirs d'avenir". Les enquêtes n'ont rien donné. "Je ne subirai aucune intimidation, ma parole restera libre", a dit la présidente de la région Poitou-Charentes sur France 2. Ségolène Royal va briguer la direction du PS à la fin de l'année et a déjà fait part de son intérêt pour une nouvelle candidature présidentielle en 2012. Mainmise du pouvoir Elle a condamné la polémique engagée à droite après sa déclaration expliquant que Nicolas Sarkozy n'était pour rien dans la libération d'Ingrid Betancourt. L'UMP Christian Estrosi avait estimé en particulier qu'elle avait "l'humanité d'un bigorneau". Elle voit dans l'importance donnée à cette déclaration la preuve d'une "mainmise du pouvoir sur les médias". "Je n'ai fait que reprendre les propos de l'Elysée et du Quai d'Orsay et il s'en est suivi un espèce de lynchage médiatique ridicule", a-t-elle dit. Elle a aussi condamné le projet de suppression de la publicité sur les chaînes de télévision de service public, destiné selon elle à "enrichir les amis de Nicolas Sarkozy, Bouygues, Lagardère, Bolloré qui s'apprêtent en plus à se positionner pour la privatisation d'EDF et d'Areva". (Reuters)--------
Les proches de Hollande et Royal invités à "travailler ensemble" par François Rebsamen NOUVELOBS.COM | 30.07.2008 | 15:59
Soulignant "une convergence politique qui doit les obliger à travailler ensemble", le numéro 2 du PS appelle les proches de François Hollande et Ségolène Royal à élaborer "une motion commune", sans écarter "l'idée que d'autres puissent (les) rejoindre". Le numéro 2 du PS, François Rebsamen, appelle mercredi 30 juillet les proches de François Hollande et ceux de Ségolène Royal à une "motion commune" en vue du congrès du PS à Reims. Il n'exclut pas pour autant l'idée que d'autres puissent les rejoindre. "Je voudrais les appeler à travailler ensemble à l'élaboration d'une motion commune", a déclaré le maire de Dijon à l'AFP. François Rebsamen est en effet proche à la fois du premier secrétaire sortant et de Ségolène Royal dont il a signé la contribution et dont il avait codirigé la campagne présidentielle. "Une convergence de positions apparaît au travers de faits précis : opposition franche à Nicolas Sarkozy, cohérence du PS, respect du vote des militants", affirme François Rebsamen. Il souligne "une convergence politique qui doit les obliger à travailler ensemble à l'élaboration d'une motion commune". Des "initiatives seront prises avant le 1er septembre", assure-t-il. Les journées d'été du PS à La Rochelle ont lieu du 29 au 31 août. "Ecarter les raisons personnelles" Selon François Rebsamen, il s'agit de faire "cela par étapes". Il n'écarte cependant "absolument pas l'idée que d'autres puissent (les) rejoindre".-------
Royal promet au dalaï-lama d’aller au Tibet
Envoyée spéciale à Nantes VIRGINIE GOMEZ
QUOTIDIEN : lundi 18 août 2008 Libération
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Officiel: les barons du Parti socialiste roulent pour Ségolène Royal
Pour les nouveaux alliés, la désignation du candidat à la présidentielle doit être «le résultat d’une primaire ouverte au plus grand nombre de sympathisants socialistes.»
David Revault d’Allonnes
LIBERATION.FR : vendredi 19 septembre 2008
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Vendredi 19 septembre 2008 18:16 AFP
Congrès PS: Martine Aubry conduira une motion
La maire de Lille Martine Aubry présentera samedi une motion pour le congrès PS de Reims dont elle sera "la première signataire", a annoncé vendredi son bras droit, le député François Lamy, après un accord entre les "reconstructeurs" du parti.
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Royal, une ambition à show
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Royal : «La social-démocratie est un modèle périmé» Le Parisien, 2 novembre 2008 p. 11 Propos recueillis par Philippe Martinat et Dominique de Montvalon | 02.11.2008, 07h00
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Publié le 07 novembre 2008 à 07h48 | Mis à jour à 07h49 cyberpresse.ca
Ségolène Royal au premier plan d'un PS miné par la guerre des chefs
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ladepeche.fr
Publié le 14/11/2008 08:15 - Modifié le 14/11/2008 à 11:29 | Jean-Pierre Bédéï
Congrès de Reims. Prise de tête au PS
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Bertrand Delanoë appelle finalement à voter Martine Aubry
NOUVELOBS.COM | 17.11.2008 | 13:09
"Notre responsabilité est immense", souligne Bertrand Delanoë dans cette lettre ouverte.
"Jeudi soir, chaque militant est en effet appelé à s'exprimer, par son vote, sur ce qui est l'enjeu décisif de ce scrutin, comme l'ont démontré les principaux discours prononcés à Reims: l'identité même du Parti socialiste", poursuit-il.
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PS: Martine Aubry bat Ségolène Royal de 42 voix
AP | 22.11.2008 | 06:44
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24 nov. 6h51 liberation.fr PAUL QUINIO
Comment tricher dans les fédés
Mort qui vote, chiffres et signatures falsifiés… panorama des pratiques.
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Aubry élue à la tête du parti socialiste F.V. (avec AFP) liberation.fr 25 nov. 9h35 (mise à jour à 19h24
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PS : l'ère Aubry débute sous fond de tensions
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dimanche 07 décembre 2008 Michel URVOY Ouest.France
Sans Royal, Aubry tente de relancer un PS déchiré
La Première secrétaire du PS, Martine Aubry, a constitué une équipe plus féminine (19 femmes pour 19 hommes) et plus jeune (40 % ont moins de 40 ans). : AFP
Samedi au Zénith de Paris
, elle a rassuré ses fidèles sur sa détermination à jouer les premiers rôles.
Libération, 30 septembre 2008
La prise du parti est-elle, aux yeux de Ségolène Royal, un plat qui se mange froid ? Deux semaines après avoir appelé à ranger les candidatures au «Frigidaire», qu’en est-il exactement de ses vues quant à la succession de Hollande ? Samedi, l’ex-candidate, qui expliquait cet été qu’elle se lancerait, en cas de score «significatif», a tenu à rassurer ses fidèles sur la constance de ses ambitions : «Jamais je n’ai songé à abandonner.» Et, bien sûr, pour la suite des opérations : «Je suis là aujourd’hui, je serai là demain. Rien ne me fera reculer sur ce chemin que j’ai choisi.»
Pour ses amis politiques, pas question, officiellement, de surinterpréter le propos : «C’est le discours de quelqu’un qui a été candidat à la présidentielle, commentait Vincent Peillon. Mais ça ne préjuge de rien, ni pour le congrès du PS ni pour 2012.» Son récent repli tactique ne préjuge pourtant, lui non plus, de rien… «Ça ne voulait pas dire qu’on se fout du leadership, décrypte un proche, juste qu’elle n’est pas candidate dans n’importe quelle circonstance. Le Frigidaire, on en sort un jour. Tout le monde sait qu’il y a des chances qu’elle soit candidate si on est devant.»
Reste à savoir dans quelles proportions. Et les sondages, où elle est aujourd’hui nettement distancée par le maire de Paris, n’incitent guère à l’optimisme. Ainsi celui du JDD-Ifop d’hier, où Royal (24 %) n’est plus qu’en troisième position dans le cœur des sympathisants, dans la foulée d’Aubry (28 %), et loin derrière Delanoë (43 %). L’écart avec ce dernier, à l’issue du vote des militants, sera donc déterminant. «Si on arrive au congrès avec 30 ou 35 % et qu’on n’a pas un net avantage sur Bertrand [Delanoë], ce sera très compliqué de se présenter», glisse un autre de ses amis.
Autre inconnue : le rapport de forces interne à l’équipe Royal. Parce que les grands féodaux du PS qui la soutiennent n’accepteront pas de la voir se lancer coûte que coûte, au risque de les déporter dans la minorité en cas de défaite. Et parce que plusieurs de ses amis espèrent toujours sortir du chapeau, en mettant d’accord sur leur candidature Royal et l’un de ses concurrents. Discrètement, comme Vincent Peillon, deuxième signataire de la motion Royal, ou François Rebsamen, qui a soigneusement conservé le lien avec François Hollande. Ou, plus ostensiblement, Julien Dray, qui fait toujours «acte de candidature» : «Aucune motion ne sera majoritaire, a-t-il expliqué hier, sur France 2. Donc, il faudra trouver une équipe et un projet qui rassemblent tout le monde.»
C'est toujours la confusion qui règne chez les socialistes alors que débutent aujourd'hui leurs débats.
Ou bien Aubry, Delanoë et Hamon tenteront-ils leur chance, faute d'avoir trouvé un terrain d'entente? Hier les amis du maire de Paris ont opposé une fin de non-recevoir à une candidature de Martine Aubry ou de Benoît Hamon au poste de Premier secrétaire.
Les rumeurs d'un accord Aubry-Hamon ont couru toute la journée, de même que celle de l'hypothèse d'une candidature de Harlem Désir au nom de Delanoë. Devant la confusion, «Halte au feu!», s'est écrié Peillon, proche de Royal. «A Reims, ce sera massacre à la tronçonneuse», prédit un socialiste. Un autre plein d'ironie, reprend le slogan de Sarkozy : «Ensemble tout devient possible !» La dérision comme antidote à l'écœurement.
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L'agitation en coulisses
Quels que soient les interlocuteurs socialistes, on avait droit invariablement à ce constat : « C'est la merde ! » Empêtrés dans leurs contradictions, leurs postures, leurs jeux tactiques et leurs détestations, les ténors du PS étaient incapables de sortir de la nasse.
Pourtant, ce ne sont pas les contacts qui ont manqué. Réunions à la mairie de Paris autour de Delanoë, déjeuners avec des responsables de motions, conclaves à l'Assemblée nationale, entretiens dans les locaux de Royal, courriers, tous ont déployé une énergie folle pour peu de résultats jusqu'à présent. Cambadélis, Bartolone et Lamy se sont même rendus à Lille lundi pour phosphorer avec leur tête de file, Martine Aubry.
Mercredi soir, après la prestation télévisée de Ségolène Royal, Delanoë et ses amis ont dîné ensemble. « C'était toujours la consternation qui dominait », constatait-on dans l'entourage du maire de Paris. Et toujours la même incompréhension face au phénomène Royal. « Elle n'a pas de fond », n'a cessé de se lamenter cette ancienne ministre tout au long de la semaine.
Mercredi à midi, Aubry, lors d'un déjeuner avec ses proches, leur a tenu ce langage : « Nous sommes l'axe central. Aux autres à s'adapter à notre plateforme. » Mais le soir, Catherine Lemorton, l'une de ses porte-parole reconnaissait : « ça n'avance pas d'un pouce. Ségolène peut attendre car elle est en tête, mais en ce qui nous concerne, je crains que nous perdions du terrain chaque jour. »
Quant à Benoît Hamon, jusqu'à présent très accessible aux journalistes, la messagerie de son téléphone portable indique qu'il convient désormais de passer par son attachée de presse. Sans doute faut-il voir là le signe d'un changement de statut. Hamon a le sentiment de jouer dans la cour des grands. « Pourtant, son discours n'est qu'un disque dont il est incapable de sortir, balance un proche de Hollande. Il se présente comme un rénovateur alors qu'il n'est qu'un apparatchik. » Ambiance ! J.-P.B.
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Congrès : mode d'emploi
Le congrès s'ouvre aujourd'hui à 15 heures, avec notamment des interventions de la maire de Reims Adeline Hazan. Chaque motion détermine ses orateurs. On peut soumettre également des résolutions au congrès. Mais le moment crucial, si les négociations n'ont pas abouti avant, se situe durant la nuit de samedi à dimanche, lors de la fameuse « nuit des résolutions », («nuit des longs couteaux », pour d'aucuns), où la « commission des résolutions » est chargée de trouver une synthèse entre les motions en concurrence.
La synthèse peut se faire lors du congrès, entre les délégués de plusieurs ou de toutes les motions. Elle peut être générale ou partielle. Le dimanche matin, les congressistes votent sur le rapport de ladite commission. Puis les candidatures au poste de premier secrétaire sont rendues publiques. La fin du congrès est prévue dimanche à 12 h 30. Le 20 novembre, les militants voteront à bulletins secrets pour élire le premier secrétaire, leur premier secrétaire fédéral et leur secrétaire de section. Le lendemain aura lieu un éventuel deuxième tour.
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Militants. Comment ils vivent la bataille pour le congrès de Reims
Philippe Durgueil, Pechbonnieu (31). Militant depuis plus de trois ans, Philippe a souhaité s'investir un peu plus et a pris la charge de secrétaire de sa section depuis huit mois. « On espère qu'il y aura une synthèse de faite, qu'on se retrouvera sur les idées de gauche après les congrès. Face aux problèmes quotidiens des gens, il faut un congrès sérieux et faire l'unité. Pour l'instant, c'est de la cuisine interne ». Le leitmotiv de Philippe, c'est penser aux autres. « Il y a des annonces de fermetures d'entreprises, notamment dans notre région, les problèmes des agriculteurs, il faudrait que le PS parle d'une seule voix. Il ne faut pas se tromper de combat. Mais je suis plutôt optimiste, toutes les réunions où je suis allé, il était clair que tous avaient l'envie de rassemblement ». « Après, qu'on soit différent, c'est notre richesse, moi c'est ce qui me plaît ».
Christian, Gers. À 61 ans, Christian milite au PS depuis 5 à 6 ans. « Je me suis engagé pour la motion C
[Hamon] , mais je côtoie les gens des autres motions, et on ne se bat pas ! Si vous écoutez tous le monde, le PS est foutu. Moi je garde bon espoir, c'est la vie normale du parti. Il y a peut-être des problèmes d'ego, mais c'est normal à ce niveau-là». Daniel, Haute-Garonne. Engagé depuis 1977, il juge la situation aujourd'hui « très compliquée. Je ne sais pas si ça ne mériterait pas un deuxième vote des militants, pour avoir une majorité absolue. Là, ça va magouiller. J'étais pour Delanoë, mais je me plierai à la discipline du parti. Sauf si Ségo veut l'alliance avec le MoDem. Là ça va faire imploser le parti. À 74 euros la carte, ça commence à bien faire». Janine Pascal, Prayols (09). Janine Pascal est rentrée au PS lors du congrès d'Epinay. Hier, elle était en route pour Reims. « En tant que militante de base, on a beaucoup d'espoir que ce congrès se termine par un rassemblement des socialistes. Sinon, il y aura une grande déception. J'espère que la raison l'emportera ». Sans ambages, Janine annonce avoir défendu « la motion E », celle de Ségolène Royal, avec « la volonté de rassembler ceux qui croient en la rénovation au PS. S'il y avait un bloc tous sauf Ségolène, on sortirait de ce congrès bien mal en point. Mais je suis une vieille militante socialiste, et je pense que la raison va l'emporter ».
À 68 ans, Janine, qui en a vu d'autres, regrette « la querelle des ego, qui a été un séisme mortifère pour le PS. On est tombé si bas qu'on ne peut que rebondir ! »
A Paris, où la fédération compte beaucoup de cadres, «c’est plus dur de tricher», précise un connaisseur. Il ajoute, ironique : «Il suffit de voir ce qui est arrivé à Delanoë», minoritaire dans sa propre section.
«Bonne franquette».Mais, au fait, comment font-ils pour frauder ? «Rien de plus simple», répond un socialiste averti. «Il y a 50 milliards de façons de s’y prendre», confirme l’ancien, qui précise que «le grand livre» comporte deux grands chapitres. Le premier relate ce qui peut se passer dans les sections le soir des votes ; le second dans les fédérations départementales, qui centralisent par téléphone les résultats.
Dans les sections, surtout dans les petites en milieu rural, «tout se passe à la bonne franquette», rappelle d’abord un militant. «On sert un coup un boire, les anciens se retrouvent», tout le monde se connaît. Et, surtout, le secrétaire de section sait qui vient voter et qui ne viendra pas.
Rien de plus facile de voter discrètement pour un absent, notamment à l’ouverture du scrutin, peu après 17 heures, «quand il n’y a encore personne, sauf les deux ou trois responsables qui sont de mèche».
Soit quelqu’un «signe à la place» des absents. Soit, «quand on constate un écart entre le nombre d’enveloppes et celui des signatures sur le bordereau, le secrétaire de section s’en sort en disant : "Mince, Machin a oublié de signer." Et signe à sa place».
Ces petits manèges sont plus faciles quand aucun scrutateur n’a été envoyé pour vérifier la validité des opérations de vote. Mais, quand il y en a un, «on peut toujours organiser un leurre pour attirer son attention sur un petit problème, et dans son dos glisser quelques enveloppes dans l’urne», raconte un cadre fédéral.
Un autre, rangé des voitures, se souvient avoir dû examiner en commission de récolement trois contentieux : celui d’une section moribonde qui ne s’était pas réunie pour voter mais dont la fédération avait les résultats, un autre «où un mort avait voté», un dernier où le résultat avait été proclamé avant le dépouillement.
«3 transformé en 8». Les opérations de collecte des résultats à la fédération départementale sont l’autre théâtre des tricheries. «Un leader de petite motion m’a dit un jour qu’il disposait de six voix dans une section. En arrivant à la fédé, il ne les avait plus…» raconte un militant.
Confrontés à des scores à ses yeux pas satisfaisants, «le responsable fédéral peut rajouter trois cents voix, cinq voix dans telle section, dix dans telle autre, quinze ailleurs, de préférence dans les petites, rapporte un militant.
Un 3 transformé en 8, c’est vite arrivé ! Et comme personne ne vient jamais fouiller dans nos affaires»… Personne ?
Si elle n'a pas évoqué un éventuel recours en justice, comme l'ont fait certains de ses proches après l'élection de Mme Aubry, elle n'a pas non plus reconnu explicitement la victoire du maire de Lille.
20h50 Manuel Valls, l'un des lieutenants de Ségolène Royal, a annoncé mardi que «des tribunaux seraient évidemment saisis», ajoutant que «c'est déjà la cas» sans donner plus de précisions.
«Face à un déni de justice, il ne peut en être autrement», a-t-il ajouté insistant à nouveau: «C'est un déni de justice ce qui s'est passé ce soir.»
20h38 François Hollande a prononcé son dernier discours en tant que Premier secrétaire. «Je vous appelle ce soir – et ça a été le sens même du mandat que vous m'avez confié – à un sursaut collectif et individuel car le collectif est aussi la somme des individus. Chacun a aussi à faire aussi son examen de conscience», a-t-il déclaré.
20h27 Jean-Noël Guérini, patron de l’importante fédération du Parti socialiste des Bouches-du-Rhône et partisan de Ségolène Royal, a affirmé mardi soir qu’il «ne fera rien pour empêcher» Martine Aubry «de travailler». «Il y a une première secrétaire, une majorité et une opposition» dans le parti, a-t-il dit.
20h16 Les partisans de Ségolène Royal «maintiendront un recours en justice» après l'élection de Martine Aubry à la tête du PS si elle n'accepte pas un nouveau vote dans les «endroits où il y a un problème», a annoncé mardi un proche de Mme Royal, Jean-Louis Bianco.
20h04 Son élection officialisée, Martine Aubry a immédiatement tendu la main à sa rivale, déclarant: «Les conditions dans lesquelles le vote a eu lieu, de manière serrée, ne me donnent que des devoirs. Mon premier devoir, si elle accepte, est de rencontrer Ségolène et de lui dire moi, j'ai entendu comme toi ce que les militants veulent: (...) nous voulons retrouver la gauche.»
«On va ensemble gagner pour les Français», a-t-elle encore lancé. «Je dis à la droite, riez encore quelques jours car dès la semaine prochaine le parti socialiste est de retour dans la proposition.»
19h20 Le résultat officiel élisant Martine Aubry première secrétaire est confirmé par le Conseil national (par 159 voix pour, 76 contre et deux abstentions).
18h57 David Assouline, un des proches de Ségolène Royal réclame une fois de plus un nouveau scrutin pour désigner le nouveau premier secrétaire du Parti socialiste, après la proclamation de résultats donnant élue Martine Aubry.
18h50 Karder Arif, rapporteur de la commission de récolement, confirme: Martine Aubry arrive en tête avec 67.451 voix contre 67.349 pour Ségolène Royal, soit 102 voix de différence.
Ce résultat a été adopté «sans consensus» précise-t-il. Le Conseil national du PS doit à présent valider cette victoire.
18h30 Le Conseil national du PS s'ouvre enfin. Dans la grande salle de la Mutualité de Paris, les quelque 300 membres de la commission nationale devraient écouter le rapport de la commission de récolement puis ensuite voter sur les conclusions de cette commission.
18h01 La commission de récolement aurait conclu à la victoire de Martine Aubry avec 102 voix d'avance sur Ségolène Royal, selon l'entourage des deux candidates.
La commission doit présenter son rapport au Conseil national («parlement du Parti») réuni ce soir à la Mutualité à Paris, qui doit ensuite voter sur les conclusions de cette commission.
17h30 Ségolène Royal serait arrivée à la Mutualité et rentrée par une porte de derrière...
17h10 Pierre Moscovici, partisan de la motion Delanoë, avertit: «On ne peut pas diriger le PS avec 50% des socialistes.» Après le Conseil national, «le temps devra être à l'apaisement.»
Mais pour le moment, «on a le choix qu'entre des inconvénients». S'il n'est «pas pour une solution judiciaire», il reconnaît qu'il «ne sera pas facile d'avoir un Premier secrétaire ce soir». Surtout, «on ne saura jamais vraiment qui l'a emporté» entre Aubry et Royal, «il y aura toujours un soupçon» dit-il, appelant à un rassemblement.
17h06 Robert Badinter, l'ancien ministre de la Justice socialiste, propose de «revoter» là où il y a litige et d'instituer une «commission de sages». «S'il y a des zones noires, des coins sur lesquels on s'interroge, dans ce cas là, on annule. On revote et ensuite on fait le décompte, et c'est fini», ajoute l'ancien président du conseil constitutionnel.
17 heures. Guigou espère «qu'on retrouvera la raison». Pas sûr que tous les socialistes l'écoutent.
16h55 Arrivée d'un éléphant, ancien premier secrétaire, Pierre Mauroy. «Faut qu'on en finisse. J'espère qu'après le Conseil national, ce sera l'apaisement». A un journaliste qui lui demande si tout ça ne ressemble pas à un sketch, la réponse Mauroy fuse: «Je n'ai pas envie de rire».
16h40 Youpi, François Hollande est rentré de Corrèze. Devant la zizanie ambiante, il se rappelle au bon souvenir de ses camarades. «J'ai toujours été un premier secrétaire qui rassemble, qui a fait des synthèses. On m'a reproché cette synthèse, de ne pas assez trancher. Mais quand on tranche, ça coupe», glisse celui qui est encore premier secrétaire du PS.
«Je dis à ma successeure d'avoir la même démarche, le même objectif. Des fractures, il y en a toujours eu. Mais il faut dépasser les compétitions de clan, de motion, de courant.» Hollande ajoute que «le conseil national va valider le vote et le rapport de la commission de récolement. Je n'en connais pas le contenu. La commission n'est pas encore terminée.» Quoi qu'il arrive, «un résultat doit être prononcé aujourd'hui».
16h10 «J'espère que le bon sens va l'emporter», lance le royaliste Jean-Louis Bianco, à son arrivée à la Mutualité. Quoi qu'il en soit «il n'y aura pas de légitimité» pour la première secrétaire «sans nouveau vote»...
16 heures Bruno Julliard, soutien de Hamon arrive: «Est-ce que vous avez un grand chapeau pour nous sortir quelque chose d'intelligent?», lui demande une femme. «Benoît Hamon, ce serait bien !» lance l'ex-président de l'Unef, qui espère que le PS aura une nouvelle première secrétaire «d'ici quelques heures».
15h30 Arrivée quasi groupée de royalistes. Patrick Mennucci, puis Manuel Valls: «Je ne suis pas à la commission de récolement. Je ne peux rien vous dire. On a du travail», se borne à commenter le député-maire d'Evry.
15h20 François Lamy, proche d'Aubry, prend un café juste en face de la Mutualité. L'endroit est «un peu le QG» des journalistes. «Je n'ai pas de raison de ne pas être confiant.» Et de répéter ce que les partisans de la maire de Lille disait déjà hier: «Il ne suffit pas de dire pendant des jours qu'il y a fraude. Encore faut-il le prouver. Pour les problèmes de transfert, d'erreur humaine, c'est réglé».
Il ajoute: «Je pense que c'est l'élection la mieux organisée depuis longtemps. On n'a pas entendu parler des fédérations des Bouches-du-Rhône ou du Pas-de-Calais», synonymes de votes douteux par le passé. «Qu'il y ait quelques difficultés, oui, mais on ne peut pas entacher l'ensemble du scrutin parce qu'il y a des erreurs de transfert». Il rappelle que «Martine est prête à s'ouvrir à tous les talents» pour la direction du parti.
15h57 Jean-Pierre Bel, le président du groupe PS du Sénat, appelle «à la sérénité, au dialogue et à l'intelligence politique collective afin de surmonter la crise que traverse le Parti socialiste. (...) Le Parti socialiste doit vite passer à l'étape suivante: s'adresser aux Français, les écouter et répondre à leurs préoccupations.»
15h15 Martine Aubry arrive en trombe à la Mutualité, accompagnée notamment de François Lamy, son bras droit. Elle file à l'intérieur, sans faire de commentaire.
Lui, lâche: «Je suis serein. Sérénitude!», en clin d'oeil à la «bravitude» de l'ex-candidate à la présidentielle.
14h55 «Puisque vous n'en pouvez plus du PS, venez chez nous!» Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, issu du Parti socialiste, appelle les déçus du PS à rejoindre La Gauche Moderne (GM) qui tiendra son congrès fondateur ce week-end à Suresnes (Hauts-de-Seine).
«Comme dans une tragédie grecque, estime-t-il à propos de la crise au PS, tous les protagonistes savent, depuis le début, que ça va mal se terminer et, malgré tout, ça se termine mal».
14h47 Dominique Strauss-Kahn est le candidat PS préféré des Français pour 2012, selon un sondage BVA-Orange-Express à paraître jeudi. Avec 32%, il devance Martine Aubry et Ségolène Royal, à égalité à 19%. Bertrand Delanoë vient ensuite avec 16%.
Auprès des seuls sympathisants socialistes (sous-ensemble de l'échantillon sondé), Royal l'emporte (30%) sur DSK (27%). La maire de Lille recueille 20% et le maire de Paris 14%.
14h15 Encore une surprise. On commence à être habitué avec le PS. La commission de récolement se tient en réalité à la Mutualité, là où se déroule le Conseil national à 18 heures. Entre journalistes et socialistes, c'est un peu le jeu du chat et de la souris.
14h10 Toujours rien. Sauf quelques badauds, de l'autre côté de la rue. Gérard, habitant en Alsace, à Paris pour huit jours: «Je me suis inscrit pour assister à une séance à l'Assemblée. En attendant, je viens voir ici. J'en profite encore un peu, et j'y vais».
Danielle, en sortant du musée d'Orsay: «Je passe parce que je suis inquiète. Ça me fait penser à une naissance...ou une mort. Oui, c'est plus une mort. Celle du vieux parti. Mais je ne suis pas pour Royal pour autant!» Elle ajoute: «En tant que femme, je trouve ça déplorable qu'on présente souvent cette histoire comme une querelle de dames.»
14h08 Une voiture ralentit. Le conducteur baisse la fenêtre: «Jospin revient! Jospin revient !»
14h05 Toujours rien. Ah si, un bus de japonais s'arrête devant le siège. Mitraillage derrière les vitres du bus.
14 heures Rue de Solérino, au siège du PS. Les journalistes attendent l'arrivée des membres de la commission de récolement, qui doit reprendre à 14 heures. Un homme tient une pancarte «Hamon, premier secrétaire».
13h56 Martine Aubry déclare «solennellement» qu'elle acceptera «quel qu'il soit» le choix des instances du Parti socialiste qui doivent trancher le litige entre elle et Ségolène Royal. «Dans tous les cas, je travaillerai au rassemblement de tous les socialistes, quelle que soit leur sensibilité», conclut-elle.
13h12 Le fabiusien Claude Bartolone, soutien de Martine Aubry, accuse Vincent Peillon de «faire de l'intox» en annonçant qu'il n'y a «plus que quatre voix» d'écart entre les deux candidates à la direction du PS. «Je crois qu'il se trompe, j'en suis sûr» et «je préfère penser que ce n'est qu'une erreur de sa part», déclare-t-il sur France Info.
12h40 Jean-Christophe Cambadélis, soutien de Martine Aubry, dénonce une «politique de la terre brûlée» des partisans de Ségolène Royal. «Ils ne peuvent appeler les militants à se jeter les uns contre les autres dans la rue» ni «s’en remettre à la justice pour désigner la première secrétaire» du PS, poursuit-il. «Ils ne peuvent laisser croire qu’il y a eu de la triche parce que dans cette ultime consultation, Ségolène Royal a perdu».
12h22 Les représentants de Ségolène Royal à la commission chargée de vérifier les votes militants socialistes demandent, dans un document officiel, au Conseil national prévu aujourd'hui l'annulation du scrutin du 21 novembre pour désigner le premier secrétaire du PS.
10h54 Jean-Marc Ayrault, chef de file des députés PS, appelle Ségolène Royal et Martine Aubry à «se parler, à se tendre la main. Il faut s'arrêter, faire cesser un feuilleton totalement ridicule», déclare t-il sur i-télé, jugeant que «demain, celle qui dirigera le Parti socialiste ne pourra pas le faire sans associer les autres.»
8h20 Manuel Valls, lieutenant de Ségolène Royal, sur Europe 1: «il y a de la révolte chez les militants. Il devrait y avoir beaucoup de monde ce soir devant le siège du PS et à la Mutualité» où le Conseil national doit donner le nom de la nouvelle première secrétaire. «Il reste encore quelques heures aux responsables du Parti socialiste pour un véritable sursaut et pour décider d'organiser un nouveau vote transparent».
8h15 Vincent Peillon, bras droit de Ségolène Royal, sur France info: «après le premier travail de la commission hier, il n’y a plus que quatre voix d’écart» entre Martine Aubry et Ségolène Royal. Selon lui, «il faut renoncer à proclamer un Premier secrétaire ce soir», un nouveau vote s'impose.
Créé le 06/12/08 - Dernière mise à jour le 07/12/08 à 10h15 europe1.fr
Les socialistes ne vont pas rigoler tous les jours. Pas seulement parce que l'humour n'est pas le trait dominant de Martine Aubry.
On l'a vu hier lors du conseil national qui a approuvé par 146 voix pour et 72 abstentions (les « royalistes ») la ligne issue des motions Aubry, Delanoë et Hamon.
Arnaud Montebourg, François Lamy, Harlem Désir, Benoît Hamon et Didier Migaud forment la garde rapprochée de la première secrétaire (1).
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L'UMP dénonce les propos de Royal sur le congé maternité de Dati
12.01.09 | 17h20
PARIS (Reuters) - L'UMP a jugé "scandaleux" lundi les propos de l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle Ségolène Royal rendant Nicolas Sarkozy responsable de la brièveté du congé maternité de Rachida Dati.
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Dati : Fadela Amara « un peu » choquée lesEchos.fr
[ 12/01/09 ]
Etrange journée pour Rachida Dati.
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Ségolène Royal : "Oui, j'ai inspiré Obama"
NOUVELOBS.COM | 20.01.2009 | 14:59
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Royal "copiée" par Obama: "C'était de l'humour"
Par Lauranne Provenzano, publié le 22/01/2009 14:30 - mis à jour le 22/01/2009 15:27 lExpress.fr
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L'ancienne candidate malheureuse à la présidentielle et à la tête du PS assistait, la semaine dernière à Washington, à l'investiture d'Obama.
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La crise accélère le dégel entre Martine Aubry et Ségolène Royal
Par Reuters, publié le 18/02/2009 à 20:58 Laure Bretton, édité par Yves Clarisse
l'express.fr
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VIE PRIVÉE
Paris-Match : "Ca ne ressemble pas à des photos volées"
NOUVELOBS.COM | 26.02.2009 | 15:13
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Ségolène Royal porte plainte contre Paris Match
02 mars 2009 12.00
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arrêt sur images Par la rédaction le 03/03/2009
15h00 ça reste à vérifier
Plainte Filippetti / Piketty : domaine public ?
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Trois magazines condamnés pour atteinte à la vie privée de Ségolène Royal
12 mars 2009
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Royal : «Le gouvernement est méprisant, incompétent et obstiné» leparisien.fr
|19.03.2009, 08h13 | Mise à jour : 09h26
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03 avril 2009
Reuters
La reprise de la Camif créera 600 emplois en 3 ans, selon Royal
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DAKAR
Ségolène Royal demande "pardon" pour le discours de Sarkozy
Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse
Et créait la polémique en affirmant avoir inspiré la campagne du nouveau président américain.
Ségolène Royal poursuit son retour médiatique en sortant un livre d'entretiens au ton acerbe, dont le Nouvel Observateur à paraître jeudi publie les bonnes feuilles.
Il était là, les bras ballants, à m'offrir des chocolats, à essayer de me faire parler de ma séparation d'avec François Hollande, à dauber sur des journalistes, à exhiber sa montre et à me dire qu'il était là mais qu'il aurait pu être ailleurs à faire du fric. (...)
Sa force vitale est impressionnante mais c'est vraiment un m'as-tu-vu. (...) Un petit gamin heureux d'être au milieu de ses nouveaux jouets, vous savez, le môme qui a gagné le pompon sur le manège. Avec sa petite étoile de shérif et son pistolet en plastique, son déguisement de cowboy. Il est monté sur le plus grand cheval et il a décroché le pompon».
> Martine Aubry «me regarde toujours comme quand j'étais sa sous-ministre. Elle le pense vraiment. Il y a eu une primaire, une campagne présidentielle, un score plus qu'honorable et je suis sa sous-ministre. Elle ne me regardera jamais autrement». Dans le gouvernement Jospin, Mme Royal avait été ministre déléguée à la Famille, relevant du ministère des Affaires sociales dirigé par Mme Aubry.
> Lionel Jospin «perd toute sa grandeur» : «Lionel Jospin a été un très grand Premier ministre, il est très bon sur beaucoup de dossiers mais devient irrationnel sur le parti. Il mute et perd toute sa grandeur».
> Jack Lang : «Je ne supporte pas les manipulateurs et les geignards... Le summum, c'est Jack Lang qui a instauré le harcèlement en stratégie de conquête. Dix, vingt, trente coups de fil, matin, midi et soir. On finit toujours par céder. Très efficace mais totalement insupportable.»
> Les «éléphants» socialistes : «La décomposition du PS, au fond, ils s'en moquent (...) Ils pensent que l'agonie sera tellement lente qu'ils ramasseront inévitablement la mise. (...)» «S'il y en a un de meilleur que moi, qu'il y aille, je ferai même sa campagne en 2012. Mais pardon, pour le moment, je ne vois pas.» Leur vision de Ségolène Royal, selon l'intéressée : «Mon dieu, quelle horreur, cette femme est dangereuse, c’est une sorcière… Surtout pas elle… on ne sera plus chez nous.»
> La fête au Zénith : «Forcément ce que je fais est nul, forcément moi c’est à quitte ou double ! Forcément je fais de la com ! (…) C’est moi, tout ce que j’aime dans la politique : le rassemblement, la joie, le discours, l’élan, une forme de transgression qui fait grincer les mutilés du coeur, mais je ne suis pas responsable de certains blocages. Faut-il être neuneu pour hurler au sacrilège, à la secte, alors qu’on ne dit jamais rien à Marie-George pour sa fête de L’Huma, qu’en Italie, la fête de L’Unità passe comme une lettre à la poste et que tout le monde s’extasie devant la campagne d’Obama ! (…) Et en plus ils me copieront. C’est certain. Tous ceux qui me critiquent feront pareil dans quelques années, vous verrez. Aujourd’hui, pas un ne peut attirer 4 000 personnes sur son nom, à part Sarko, bien sûr, mais vous verrez.»
* «Femme debout», livre d'entretiens avec la journaliste Françoise Degois (ed. Denoël)
leparisien.fr
Dans le petit milieu de la presse people et des paparazzi, l’indignation et les protestations de Ségolène Royal, après la publication par Paris Match de photos de l'ancienne candidate PS à la présidentielle en compagnie de son ami, surprennent.
Pour Gilles Martin-Chauffier, rédacteur en chef de Paris Match, auteur du "scoop", "si Ségolène Royal voulait vraiment rester incognito, elle n’aurait pas été à Marbella où travaillent en permanence une meute de paparazzis. Si on ne veut pas être photographié, on va dans un village perdu ou chez des amis. Elle doit savoir ça quand même !"
Un diagnostic partagé par Jean-Claude El Fasi, le plus célèbre des paparazzis, qui n’hésite pas à parler d’un "rendez-vous marqué" (de fausses photos volées, dans le langage du métier): "Les photographes qui planquent à Marbella ont la liste des passagers avant même qu’ils n’atterrissent. Et en plus, Ségolène Royal est descendue dans le même hôtel que Gad Elmeh qui avait des paparazzis à ses trousses. Un photographe qui était sur place l’a vue. Il a tout de suite prévenu son agence qui a envoyé 3 photographes de Paris. Si tu ne veux pas te 'faire déglinguer' tu ne vas ni à Marbella, ni à Saint-Barth, ni à Saint-Martin, ni aux Maldives. Dès que tu mets le pied sur le tarmac, tu es shooté. C’est impossible qu’elle ne sache pas ça !"
Patrick Mahé qui fut rédacteur en chef de Paris Match (1981-1996), et auteur, avec Jean Durieux, d’un livre à paraître le 5 mars, "Les dossiers secrets de Paris Match" a lui aussi expertisé les clichés scandaleux : "ça ne ressemble pas à une vraie planque. Les photos donnent l’impression d’être trop figées, comme si il y avait une petite connivence. C’est ma première impression, moi qui ai vu défiler sous mes yeux des milliers de photos. Est-ce un rendez-vous manqué ou une fausse planque ? Par exemple quand vous voyez les photos de Cécilia Sarkozy et Richard Attias qui avaient été publiées dans Match, on voyait bien qu’ils avaient été surpris. Et que la photo avait été prise de loin. Aujourd’hui, les photos de Ségolène et André Hadjez ont quelque chose de trop nette qui permet de douter. Mais ce n’est qu’une impression…"
Quoi qu’il en soit, d’après nos informations, la bonne affaire a été réalisée par l’agence Eliot, grande spécialiste de la photo people. Montant probable de la cession à Paris Match : 50.000 à 70.000 euros.
En marge d’une conférence de presse sur le plan énergie solaire de la région Poitou-Charente, Ségolène Royal a déclaré: "Ce n'est pas la première fois que Match a volé des photos, je les avais mis en garde mais je n'avais pas porté plainte. Comme ça recommence je pense que je vais faire appliquer la loi", a-t-elle poursuivi.
Son avocat, Jean-Pierre Mignard, que nouvelobs.com n’est pas parvenu à joindre, a assuré sur Europe 1 qu'il allait assigner Paris Match à la suite de cette publication.
Alain Chouffan
Le 6 février dernier, elle a déposé plainte à Paris contre son compagnon pour «violences entre conjoints». L'enquête préliminaire a été confiée à la brigade de répression de la délinquance contre les personnes."
L'AFP a choisi d'enquêter sur cette information, et a produit une dépêche sur le sujet à 12h21, s'appuyant sur "une source proche du dossier". Seule information supplémentaire : la réponse à l'AFP de Thomas Piketty, qui a estimé que "ce sont des histoires de caniveau".
Ainsi installée dans le domaine public par l'AFP, l'affaire a alors été reprise sur les différents sites d'actualité.
Filipetti et Piketty n'avaient jamais, d'eux même, médiatisé leur relation.
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dimanche 19 avril 2009 ouest-france.fr Royal s'excuse encore au nom de la France
Et une nouvelle fois pour des propos de Nicolas Sarkozy : ceux qu'on lui prête sur le socialiste espagnol José Luis Zapatero. Une nouvelle figure de style apparaît dans le débat politique. Ce sont les excuses de Ségolène Royal pour corriger des paroles de Nicolas Sarkozy. L'ex-candidate à la présidentielle avait déjà demandé « pardon » aux Africains pour le discours controversé du chef de l'État à Dakar. Elle récidive en s'engouffrant dans la polémique sur les propos acides que le président de la République aurait tenus sur certains dirigeants, mercredi, lors d'un déjeuner avec des parlementaires. « Peut-être pas intelligent » Bout de phrase incriminé : « M. Zapatero n'est peut-être pas très intelligent. » Démenti par l'Élysée mais aussi par des invités, y compris de gauche, à ce fameux déjeuner. Selon eux, la phrase entière était plutôt : « M. Zapatero n'est peut-être pas intelligent mais il a gagné deux fois les élections ». Un compliment maladroit à replacer dans son contexte : la conversation, au ton très... libre, venait d'évoquer l'intelligence de Lionel Jospin. Sarkozy aurait aussi tenu des propos peu diplomatiques au sujet de Barack Obama et d'Angela Merkel. Pas vraiment de quoi fouetter un chat. Sauf que la presse internationale s'en est mêlée. Et Ségolène Royal aussi. Dans une lettre adressée au Premier ministre espagnol, elle lui présente des « excuses » pour des « propos injurieux » n'engageant « ni la France, ni les Français ». Au passage, elle sermonne Nicolas Sarkozy : « Exercer le mandat de président de la République impose un devoir de maîtrise de son langage et de son comportement. » La réaction de l'UMP ne s'est pas fait attendre. Son patron, Xavier Bertrand, a qualifié la présidente de Poitou-Charentes de « spécialiste de la manipulation » ne cherchant qu'à « faire parler d'elle ». Reste que, pour la seconde fois en une semaine, Ségolène Royal épingle Nicolas Sarkozy sur des propos relevant du « domaine réservé » de la politique étrangère. Manière de se hisser à son rang dans le débat politique français et, vis-à-vis du PS, de rappeler qu'elle continue d'y jouer un rôle de premier plan.-------
Publié le 28/05/2009 à 11:11 - Modifié le 28/05/2009 à 11:25 Le Point.fr
MAUVAIS ESPRIT - Ségolène Aubry et Martine Royal, les deux championnes du PS
Michel Richard
Martine Aubry et Ségolène Royal affichent leur unité
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Malgré sa prestation plus qu'honorable à la dernière présidentielle, certains doutaient encore que Ségolène Royal ait une stature de présidentiable. Quant à l'idée que Martine Aubry ait une crédibilité suffisante pour prétendre se présenter à l'élection de 2017, elle faisait carrément s'esclaffer beaucoup. Depuis le meeting commun, mercredi soir, des deux dames à Rezé , tous ces ricaneurs doivent se rendre à l'évidence, et peut-être même demander pardon pour leur manque de clairvoyance. Car Martine Aubry comme Ségolène Royal, Ségolène Royal comme Martine Aubry ont prouvé qu'elles avaient toutes les deux les galons pour jouer au plus haut niveau.
Imaginez Ségolène Royal. Il lui a d'abord fallu accepter de porter une veste compatible avec celle de Martine, qui ne la flatte pas trop, sans la désavantager. Plus éprouvants encore, ces mots qu'elle a prononcés avec conviction et sourire : "Ma chère Martine, notre première secrétaire, quel bonheur de se retrouver à côté de toi, vaillante et opiniâtre." Si ce n'est pas du professionnalisme, ça ! Débiter avec naturel des mots qui vous écorchent la bouche exactement tels qu'ils avaient été écrits sur le script de la rencontre... bravo l'artiste ! Martine Aubry n'a pas été mauvaise non plus. Elle n'a pas caché son bonheur d'être avec Ségolène et a sous-entendu lourdement qu'elles avaient des points communs insoupçonnables aux yeux des malveillants. Chapeau, là encore ! Quand on est capable d'une telle performance, on peut tout faire dans la vie, notamment diriger un pays.
Mais là où toutes les deux se sont surpassées, c'est quand, disant ce qu'elles ont dit, affichant leur solidarité comme elles l'ont affichée, se pâmant de la joie des retrouvailles comme elles se sont pâmées, elles ont su atteindre ce rare niveau de professionnalisme à partir duquel tout le monde a compris qu'il ne fallait rien croire de ce qu'elles disaient. Du très, très beau boulot.
Delphine Byrka - actu-match | Jeudi 13 Août 2009
C’est un déjeuner sur une terrasse ensoleillée dans un bistrot de village, près d’Angoulême. Ségolène Royal accepte de poser à table pour une photographe locale. Assis à sa gauche, son amoureux. Ce jour de mai, il ose un sourire timide. Avec ce cliché, André Hadjez, éditeur de jeux de société, vient d’entrer officiellement dans la vie de la présidente de la région Poitou-Charentes.
« Elle a une pudeur d’éducation, nous confie un de ses amis. Si Ségolène ne nous parle pas d’André, c’est par délicatesse à son égard. » Mais elle n’a pas besoin de s’expliquer. Elle est bien dans sa vie, et ça se voit.
Le 5 février dernier, Dominique Besnehard recevait dans son appartement du VIIIe arrondissement, à deux pas des Champs-Elysées. Pour fêter son 55e anniversaire, le gourou du cinéma français avait réuni toutes ses amies chères. Un casting de rêve. Jeanne Moreau, Sophie Marceau, Sylvie Vartan, Nathalie Baye, Emmanuelle Béart et Sandrine Bonnaire sont déjà arrivées quand Ségolène fait une entrée discrète. L’agent de ces dames est en train de prononcer un hommage de bienvenue à ses convives. Elle rejoint l’assistance sur la pointe des pieds, se glisse en retrait pour écouter Dominique, ému, déclarer son amour aux femmes de sa vie. Une ode à la «féminitude» qu’il conclut par une boutade galante : « Si je devais choisir entre une femme et un homme pour me tenir compagnie sur une île déserte, je choisirais sans hésiter une femme. Mais, par pitié, ne me demandez pas de choisir l’une d’entre vous, ce serait un terrible dilemme. »
Ségolène est rayonnante. Elle revient d’un voyage privé. Tous les regards se tournent vers elle, curieux mais aussi envieux. Un léger parfum de rivalité féminine flotte dans la pièce. Ségolène le perçoit et se lance. Elle prend la parole et, en une pirouette humoristique, désamorce la méfiance indicible que suscite sa présence.
« Le succès embellit et provoque le désir, affirme Dominique Besnehard. Les grandes actrices le savent. Ce soir-là, certaines qui me demandaient depuis des mois ce que je pouvais bien trouver à “cette” Ségolène ont dû l’admettre : elle dégage une aura de star. »
Un ami de longue date le confirme : « Ségolène, c’est comme Johnny. Quand elle entre dans un restaurant, tous les clients arrêtent de manger et les fourchettes restent suspendues aux lèvres. Juste après sa défaite à la présidentielle, elle en était gênée. Mais au fil des mois, elle a appris à gérer. » Rarement, on aura pu admirer cinquantaine aussi flamboyante. A ceux qui la félicitent sur les effets du temps qui passe, elle répond avec coquetterie: « On vieillit quand on perd la curiosité du monde et des autres. » Et précise avec la malice d’une fausse ingénue: « La citation est de François Mitterrand... »
Elle ne peut plus douter de son pouvoir d’attraction. Elle ne
boude plus le plaisir d’être admirée pour son charme de femme
Il n’y a pas si longtemps, elle se défendait des compliments. Insensible aux viles flatteries comme aux courtoisies courtisanes qui chantaient sa beauté, elle se murait dans un dédain socialo-féministe du culte des apparences. Seule comptait, à ses yeux, la reconnaissance intellectuelle. « L’expérience d’une présidentielle est une épreuve initiatique en soi, décrypte Sophie Bouchet-Petersen, son amie de vingt-cinq ans. Pour la première fois dans l’histoire de la République, une femme est arrivée au second tour. Ségolène a touché la victoire du doigt. Il y a forcément, pour elle, un avant et un après. Plus qu’aux autres, elle s’est d’abord prouvé à elle-même qu’elle pouvait. » 6,7 millions de voix lui ont confirmé qu’elle était digne d’être aimée. Une potion de confiance en soi glissée dans le suffrage universel: Ségolène ne peut plus douter du pouvoir d’attraction qui la rend plus forte et plus séduisante encore.
Elle ne boude plus le plaisir d’être admirée pour son charme de femme, tout simplement. Que Dominique de Villepin, dans un élan audacieux, déclare à son propos dans une émission de télévision : « Elle était belle et elle le reste », elle savoure. A une femme qui, quelques jours plus tard, l’engage à commenter le compliment de son camarade de la promo Voltaire de l’Ena, elle répond, amusée : « Il savait qu’il était beau et il sait qu’il le reste... » Il est loin le temps où son ex-compagnon, le père de ses enfants, François Hollande, répétait aux réunions de campagne présidentielle de 16 heures, le mardi : « Il faut protéger Ségolène, y compris d’elle-même. » Un ami de longue date commente : « Ségolène s’est revigorée dans la souffrance. Le défi était double. Il lui fallait transcender l’échec de son couple et celui de la défaite à la présidentielle. Elle s’est révélée à elle-même dans l’épreuve, et je crois qu’elle s’est épatée. »
Depuis, précise sa complice Sophie Bouchet-Petersen, « elle s’autorise à se montrer telle qu’elle est: gourmande de la vie ». Avec son franc-parler coutumier, la conseillère particulière de l’ex-candidate à l’Elysée va plus loin : « Elle a bousculé les codes féminins de la politique. Jusqu’ici, ces dames, dans les partis, pensaient qu’il leur fallait devenir des clones de mec pour exister, développer de la testostérone pour émerger. » Une fidèle collaboratrice voit dans cette « libération » l’œuvre des jeunes de Désirs d’avenir. « La guerre des sexes en politique, pour eux, c’est la préhistoire de la parité. Ils l’ont convaincue qu’on n’attendait pas d’une femme d’Etat qu’elle soit un homme politique en jupon. »
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03/09/2009 à 00h00
Royal en vert et contre tous
liberation.fr
Par DAVID REVAULT D'ALLONNES
Rentrée moins solaire que prévu pour Ségolène Royal.
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PS: un livre accuse Aubry de bourrage d'urnes et provoque de nouveaux remous
(AFP) – 9 septembre 2009 15.00
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Politique
PS: Georges Frêche dit aimer "la pugnacité de Ségolène Royal"
AP | 19.09.2009 | 16:53
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SEGOLENE ROYAL
Royal dénonce la "cabale" contre son site "Désirs d'avenir"
NOUVELOBS.COM | 19.09.2009 | 17:00
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Un compagnon discret mais influent
Son ombre plane au 95, boulevard Raspail, QG de Ségolène Royal.
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BHL rend un hommage appuyé à Ségolène Royal
Nicolas Barotte lefigaro.fr
06/10/2009 | Mise à jour : 10:26 |
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12/10/2009 à 00h00
Royal pour des renforts en afghanistan
Elle s’en est fait une spécialité : prendre ses amis à contre-pied.
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13/11/2009 - 18:56 JDD.fr
Peillon "n'a pas invité" Ségolène Royal
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13 Novembre 2009 leJDD.fr
Boutin contre le "pass-pilule"
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Téléthon: Pierre Bergé juge qu'une trop grande part des fonds donne lieu à des "produits financiers"
(AFP) – 25 novembre 2009 11.00
PARIS — Le président du Sidaction, l'homme d'affaires Pierre Bergé, a contesté une nouvelle fois mercredi l'utilisation des dons du Téléthon, dont une trop grande part n'est pas utilisée "tout de suite", mais donne lieu, selon lui, à des "produits financiers".
Après le Sidaction, qui permet de collecter 7 millions d'euros, nous n'avons pas plus de "deux mois de fonctionnement de réserves", a relevé sur Europe 1 M. Bergé, qui reproche à l'Association française contre les myopathies (AFM) de ne pas utiliser "tout de suite" les plus de 100 millions d'euros du Téléthon.
"Je ne suis pas là pour détruire le Téléthon", a indiqué M. Bergé, avant d'ajouter: "Je souhaite que les dons ne faiblissent pas même si je ne suis pas d'accord avec la manière dont ils gèrent cette collecte".
"C'est étrange que cette association caritative ait, par exemple, 7 millions d'euros de produits financiers", et "200 millions d'euros placés", a affirmé le président du Sidaction. Il a également fait état de "150 millions d'euros de réserves en tous genres", y compris des participations dans des entreprises. Le rapport financier de l'AFM est accessible sur internet (www.afm-france.org).
"Où est la notion d'urgence, qui fait le moteur des émissions du Téléthon?", s'interroge-t-il. Selon lui, les donateurs doivent savoir "que l'argent qu'ils vont donner ne va pas être utilisé tout de suite".
Pierre Bergé a accusé le Téléthon de "cannibaliser la générosité publique", réaffirmant sa volonté de voir cet argent mis "dans un pot commun" au bénéfice notamment des malades du sida.
"Ces propos je les tiens depuis plusieurs années, je ne sais pas pourquoi tout à coup ça a déclenché une espèce de tsunami", a-t-il relevé, se disant surpris de la polémique.
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10/01/2010 - 10:51 leJDD.fr
Présidentielle 2012: Hollande se prépare
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Le triomphe de la stratégie de Ségolène Royal
Par François-Xavier Bourmaud lefigaro.fr
15/03/2010 | Mise à jour : 00:50
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Un agent immobilier porte plainte contre le compagnon de Ségolène Royal
Lundi 7 juin, 14h06 - LePost
L’agent immobilier a porté plainte, le 1er juin, au commissariat de police du VIIIème arrondissement contre André Hadjez pour « insultes et menaces de mort réitérées ».
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Dominique Paillé répond à la plainte de Ségolène Royal
lepost 08/06/2010
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Sa rentrée était calibrée pour lui permettre de prendre le leadership dans la campagne des régionales, alors que Martine était engluée dans le débat sur les primaires et se dépatouillait de Peillon, Valls, Montebourg et autres ambitieux quadras.»
Acide.
Les opérations, pourtant, ont pris un tour quelque peu inattendu. D’abord parce qu’à La Rochelle, Aubry, dans son discours d’ouverture en forme d’OPA sur la rénovation, a pris tous ses camarades de court.
A commencer par Royal qui, assise au premier rang, a découvert les nouveaux projets de la première secrétaire : consultation militante dès le 1er octobre, primaires ouvertes et fin du cumul des mandats. Autant de thématiques qu’elle avait jusqu’ici préemptées. «Martine a fait du Ségolène à Ségolène», s’amusait un cadre du PS. Officiellement, les amis de Royal s’en félicitent : «On se réjouit des annonces de Martine», assure Guillaume Garaud, député-maire de Laval. Certains signes, néanmoins, ne trompent pas.
Très amène ces derniers mois à l’égard de son ex-rivale du congrès de Reims, la présidente de la région Poitou-Charentes, peu désireuse de se laisser déposséder de l’étendard de la rénovation, se montre, depuis, nettement plus acide. «J’entends dire qu’on va mettre fin au cumul des mandats. Vous avez devant vous quelqu’un qui passe des paroles aux actes», lançait-elle dès vendredi soir, devant ses fidèles de Désirs d’avenir.
Avant de tacler : «Loin de moi l’idée de critiquer ceux qui ne l’ont pas fait, ils sont nombreux parmi mes amis…» Et d’en remettre une couche, mardi, en regrettant que Martine Aubry n’applique pas le non-cumul dès 2010 : «C’est embêtant, toujours, ce grand écart entre les discours et les actes.»
Cure.
Mais en cette rentrée politique teintée de vert, c’est aussi et surtout sur le dossier de l’écologie que Royal, qui ces jours-ci marche décidément au biocarburant - hier encore, elle inaugurait à Poitiers le lycée Kyoto, «premier lycée d’Europe de l’après-pétrole» -, entendait donner de la voix. D’où son offensive sur la taxe carbone. «Elle voulait être présente sur un sujet de la vie quotidienne car elle pensait que cette affaire allait s’installer, explique sa porte-parole, Delphine Batho. C’est parce qu’elle est crédible sur l’environnement en Poitou-Charentes qu’elle pouvait alerter sur l’aspect social.» Les écologistes, pourtant, n’ont pas trouvé la position «crédible». De Cécile Duflot, présente à La Rochelle plaidant pour une «fiscalité écologique», à Daniel Cohn-Bendit, raillant : «Elle fait un truc à la Besancenot. C’est ridicule…» L’intéressée, pourtant, persiste et signe, qui fustigeait encore mardi «le consensus mou de toute la classe politique» sur ce dossier, les socialistes inclus, accusés de vouloir «se repeindre en vert». Le même jour, à l’issue de deux heures de débat, le bureau national du PS, donnait à «la quasi-unanimité» - à l’exception de Delphine Batho - son soutien à une «contribution climat énergie»…
Ses amis affectent de n’en avoir cure, pour qui Ségolène Royal a apporté «une contribution extrêmement stimulante au débat public». Là était sans doute l’essentiel : effectuer une rentrée fracassante. «Il fallait que quelqu’un ait le courage de mettre les pieds dans le plat», confirme Ségolène Royal. Diagnostic d’un membre de la direction : «Elle a besoin d’être de nouveau dans une démarche de rupture pour être repérée dans l’opinion.» D’autant que la donne solférinienne a, du moins pour le moment, changé. «La vraie nouveauté, c’est qu’il y a eu une rentrée réussie du PS, analyse Benoît Hamon, porte-parole du parti. Le PS jusqu’ici réagissait aux initiatives malheureuses ou heureuses de Ségolène, dont la parole précédait celle du parti. Là, le parti est à l’initiative sur des thèmes choisis par lui.»
Que les ségolâtres se rassurent : leur championne devrait la reprendre très rapidement. Avec notamment, sa «fête de la fraternité», deuxième édition, le 19 septembre à Montpellier. Avec, toujours, cette singularité cultivée : «Je suis une des rares responsables politiques à être traitée de tous les noms, dit-elle. C’est quand même étonnant…»
Le Parisien E.H. et R.L. | 18.09.2009, 07h00
« Il vient chercher Ségolène mais se garde bien devant nous de donner des conseils politiques », ajoute un autre soutien.
« Sa présence a accéléré le processus de décomposition autour d’elle »
Et pourtant, beaucoup assurent que sa présence a changé l’ambiance. « Ségolène est une grande fille, elle n’est pas sous influence, jure un ancien proche, mais c’est vrai que l’éloignement de certains est lié à l’évolution de sa vie personnelle. »
En clair, l’arrivée plus ou moins bien vécue d’Hadjez a suscité des interrogations, voire des crispations. Un fidèle le dit tout net : « Sa présence a accéléré le processus de décomposition autour d’elle. »
Ces dernières semaines, le cabinet de Royal a effectivement fait l’objet d’un jeu de chaises musicales. Certains soutiens politiques de Royal sont sceptiques sur le rôle d’Hadjez. En témoigne le tollé qu’a suscité la nouvelle version du site Internet de Désirs d’avenir, piloté par la société Andecom, gérée par l’homme d’affaires. L’inexpérience d’Hadjez dans ce domaine a été vivement critiquée.
« Ce site est une catastrophe, persifle un ancien membre de la garde rapprochée de Royal, ce n’est pas étonnant, il n’a aucune expérience en matière de communication politique. » Jusque-là, ce quinquagénaire s’était fait plutôt remarquer dans d’autres domaines. Il fut ainsi l’organisateur du premier salon du disque à Paris en 1988.
A l’époque, celui qui se décrivait comme un proche collaborateur de l’aventurier (notedt, espion) Philippe de Dieuleveult (animateur de « la Chasse au trésor ») éditait également des jeux de société comme Sexy folies, inspiré d’une émission de télévision. « Il m’avait proposé de faire un jeu autour de moi, raconte le navigateur Marc Pajot, mais on ne l’a pas fait. » Malgré les ratés du démarrage (hier encore, le site a connu de fortes perturbations), les connexions sur Desirsdavenir.com ont battu des records depuis deux jours. « Mardi, il y a eu 217 000 connexions venues du monde entier », se félicite Royal.
Invitée hier, du Grand Jury RTL-le Figaro-LCI, la présidente de la région Poitou-Charentes ne s’est pas montrée hostile à un renforcement sous conditions de la présence militaire française en Afghanistan.
L'ancien premier secrétaire du PS "souhaite que (les primaires socialistes) aient lieu un an avant l'élection présidentielle".
"J'ai été premier secrétaire en 2002 et en 2007, et je considère qu'une élection présidentielle, ca se prépare longtemps à l'avance", a-t-il expliqué.
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Publié le 19/10/2010 à 09:35 AFP 2 lepoint.fr Au collège du Mans qui a brûlé, des enfants perturbés et des parents soucieux
Des enfants perturbés, des parents inquiets de l'avenir de leurs enfants: une réunion pour tenter de rassurer les uns et les autres s'est tenue mardi matin dans une salle commune proche du collège Val d'Huisne au Mans, qui a entièrement brûlé la nuit dernière, a constaté l'AFP. Le collège a été "entièrement détruit" dans un incendie "vraisemblablement criminel", selon le maire de la ville, Jean-Claude Boulard (PS). "Où est-ce qu'on va aller à l'école maintenant?", "comment on va faire pour rester avec nos copains?", "comment faire pour que nos enfants qui passent le BEPC à la fin de l'année ne soient pas pénalisés?": le maire et le principal du collège, Alain Galeazzi, se sont efforcés de répondre aux questions des collégiens, certains en pleurs, et de leurs parents. "Les enfants sont très troublés parce que qui s'est passé. On vient de les réunir pour en discuter. Les questions sont nombreuses", a expliqué à l'AFP M. Galeazzi. "Leurs questions, c'est +où on va aller?+. Ils se demandent ce qu'on va faire d'eux, ce qui est normal, et les parents ce qui va advenir de leurs enfants, ce qui est tout à fait légitime", a-t-il dit. "Il y avait beaucoup de projets en cours dans ce collège. Les choses se passaient bien. On est pour le moins triste de ce qui vient d'arriver", a affirmé le principal. Le quartier des Sablons est un quartier populaire, avec une forte mixité sociale, où, de l'avis général, le collège Val d'Huisne joue un rôle de cohésion sociale. Une réunion est prévue dans la matinée au Mans entre les services de l'Etat, le département et la municipalité pour rechercher des solutions, a indiqué M. Galeazzi. Le collège Val d'Huisne, construit en 1970, accueillant 210 élèves, était de type "Pailleron", du nom de celui, à structure métallique, qui avait brûlé en faisant 20 morts à Paris en 1973. Il avait été rénové il y a une dizaine d'années.--------
Aubry confirme son pacte avec DSK et Royal pour 2012 lefigaro.fr Par Nicolas Barotte 25/11/2010 | Mise à jour : 00:06
Martine Aubry, première secrétaire du PS, a affirmé mercredi que Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal et elle-même proposeraient «une candidature véritablement ensemble» aux primaires.--------
Royal entre en campagne, DSK et Aubry silencieux, Solférino minimise leparisien.fr 30.11.2010, 20h27
Après l'entrée en campagne de Ségolène Royal pour les primaires socialistes, les regards se tournent vers les autres prétendants Aubry et Strauss-Kahn, silencieux jusqu'à présent, tandis que leurs entourages s'efforcent de banaliser la candidature de la présidente de Poitou-Charentes. Après son annonce fracassante dans deux quotidiens de sa région, Mme Royal a développé mardi matin sur France Inter les raisons de son engagement anticipé, sept mois avant le dépôt prévu des candidatures: "il faut du temps pour convaincre les Français", "la droite est en campagne". Mme Royal a affirmé avoir "consulté" ses deux principaux rivaux, se défendant de semer le trouble, et a même tenté d'embarquer le patron du FMI, grand favori des sondages, dans sa propre stratégie, évoquant un possible ticket assurant que, s'il ne franchissait pas le Rubicon, il serait "le meilleur Premier ministre que la France pourrait avoir". Mardi soir, au 20H00 de France 2, l'ex-candidate à l'Elysée a rappelé que DSK avait "déclaré très clairement (...) qu'il décidait de rester à la tête du Fonds monétaire international jusqu'en 2012", allusion à une récente interview du patron du FMI à l'hebdomadaire allemand Stern. "Nous attendions tous de savoir ce que Dominique souhaitait faire", a-t-elle poursuivi assurant que, "bien sûr", cette déclaration l'avait poussée à accélérer le calendrier. Mais toutefois elle a laissé une porte ouverte: "soit il change d'avis et décide de revenir au mois de juin et je lui ai dit très clairement + Si tu décides de revenir au mois de juin, nous en parlerons ensemble et mettrons en place le dispositif gagnant+". Tenu par son absolu devoir de réserve, M. Strauss-Kahn ne se laissera pas bousculer et ne dira rien, affirment des strauss-kahniens. La patronne du PS Martine Aubry n'a pas réagi, s'occupant mardi dans son fief de Lille "des sans abri", activité prévue "à son agenda", selon son entourage. A Solférino, avant le Bureau national, le numéro 2 du parti, Harlem Désir, a fait une déclaration apaisante martelant que Mme Royal avait la "liberté" de se présenter, mais que "l'unité" était le "devoir numéro un pour tous les socialistes". "Cette annonce n'est pas une surprise", a répété Claude Bartolone, insistant sur le respect du calendrier des primaires, qui "permet à tous, dans de bonnes conditions, de pouvoir rentrer" dans la compétition. Le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis voulait croire que "tout le monde n'irait pas jusqu'au bout" dans la course aux primaires et a relativisé la candidature de Mme Royal: "Ségolène est candidate avec bien d'autres, avant bien d'autres". Alors que Bruno Le Roux, proche du probable candidat François Hollande, face à l'afflux de candidatures (Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Ségolène Royal..), plaidait mardi matin pour qu'avant le 15 juillet, "nous ayons désigné notre candidat", Malek Boutih, sortant du BN, a lancé: "la donne des primaires a changé par la candidature de Ségolène Royal". "Cette candidature oblige tout le monde à réfléchir en disant +ne faut-il pas adapter le calendrier et l'avancer+?", a-t-il dit. Riposte de Razzy Hammadi, proche de Benoît Hamon: "Aucune raison que le calendrier bouge", s'est emporté ce secrétaire national. "On a une responsabilité vis-à vis des Français et de la gauche", il faut construire "un programme", "un collectif, un rassemblement de la gauche".-------
nouvelobs.com 30/11/10 18:01 LES REACTIONS à l'annonce de la candidature de Ségolène Royal
A gauche et à droite, les réactions à l'annonce de la candidature de la présidente de la région Poitou-Charentes à la primaire du Parti socialiste pour la présidentielle de 2012. Aurélie Filippetti, députée de Moselle : "Je n'ai pas été surprise par l'annonce de sa candidature. Et pour une raison simple : Ségolène Royal n'a jamais baissé les bras. Depuis le second tour de l'élection présidentielle 2007, elle a toujours été en campagne. (…) Chacun doit pouvoir se présenter. Enoncer son projet pour la France. A cet égard, je salue la candidature de Ségolène Royal. Comme je saluerai celle des autres. La primaire est une chance pour le PS et ses candidats potentiels. Cela dit, je ne soutiendrai pas la candidature de Ségolène Royal. Pour l'heure, je n'ai pas fait mon choix. Nous n'en sommes pas là." (Interview à Nouvelobs.com) Jean-Marc Ayrault, chef de file des députés PS: "Cela veut dire que le calendrier des primaires s'accélère. Il faut qu'on s'adapte. Le PS a prévu un bureau national en janvier pour discuter des primaires, j'espère qu'en janvier on trouvera une solution. Pour ma part, je pense qu'il ne faudrait pas aller au-delà de l'été." (AFP) André Vallini, député PS proche de François Hollande : Cette annonce "vient contredire brutalement les déclarations de Martine Aubry d'il y a quelques jours" et "montre la confusion qui s'est emparée de la direction du PS". Celle-ci "doit reprendre les choses en main et se rendre à la réalité : le calendrier des primaires est intenable et, comme je l'ai dit dès la semaine dernière, il faut saisir le Conseil national dès le mois de janvier pour recadrer ce dispositif qui est en train de se transformer en machine infernale". (communiqué) Catherine Tasca, sénatrice PS : "Chacun est libre de se présenter, c'est pour cela qu'on a prévu des primaires. Pour ma part, je ne suis pas du tout surprise je n'ai jamais douté de son désir d'avenir". (Public Sénat) Pierre Moscovici, député PS: "Je ne suis pas surpris. Nous n'avons pas à adopter le timing de Nicolas Sarkozy. Nous devons respecter le nôtre, un calendrier a été voté par les militants socialistes, il me parait être le bon. Je ne vois aucune raison d'accélérer. Elle annonce une intention, ne soyons pas en campagne interne permanente!" (AFP). Claude Bartolone, député PS: "Toute accélération du calendrier serait ressentie comme une manière bureaucratique d'essayer d'éliminer Dominique Strauss-Kahn. Autant avoir un calendrier qui permette à tous les candidats de défendre leurs chances". (AFP) Gérard Collomb, maire de Lyon, partisan de Dominique Strauss-Kahn : Ségolène Royal "a perdu beaucoup de son aura au sein du Parti socialiste." "J'étais un de ceux qui l'avaient suivie lors de la présidentielle parce qu'elle me semblait indiquer une voie originale, et depuis, elle a beaucoup varié dans ses analyses politiques", a-t-il déclaré sur France Info.--------
Ségolène à Ouarzazate leparisien.fr 29.12.2010, 07h00
Comme Dominique Strauss-Kahn, la présidente PS de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, a choisi le Maroc pour ses vacances de fin d’année. Elle est descendue avec son compagnon,André Hadjez, au Berbère Palace, hôtel cinq étoiles de Ouarzazate, dans le Sud marocain. Le Parisien--------
2012 : le "Tous sauf Hollande" s'esquisse au PS Créé le 23/05/2011 à 13h31 rtl.fr En bref - L’essentiel de l’info La patronne du Parti socialiste Martine Aubry a fait dimanche un pas décisif vers une candidature aux primaires socialistes pour 2012 en se disant prête à prendre ses responsabilités et en évoquant pour la première fois son envie d'y aller. Côté sondage, sa popularité a fait un bond de six points dans un sondage Viavoice-"Libération" paru lundi matin (52% d'opinions positives). François Hollande connaît une hausse identique (56% d'opinions positives). Favori des sondages après la chute de Dominique Strauss-Kahn, le député de Corrèze se présente en "candidat de la victoire". Il a dit ne pas craindre d'autres candidatures au sein de son camp. Il va trouver en face de lui non seulement son "amie" Martine, mais aussi son ex-femme, Ségolène royal, et d'autres encore qui ont de bonnes raisons de lui en vouloir. Le "Tous Sauf Hollande" semble en route...
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Si elle doute, elle le cache bien. Dans ses petits bureaux parisiens de la région Poitou-Charentes, à deux pas de la gare Montparnasse, l'ancienne candidate à l'Elysée prépare la primaire socialiste. Cette fois, les sondages ne lui sont pas favorables. Et les circonstances ? Sans jamais citer le nom de Dominique Strauss-Kahn, elle parle des conséquences politiques de l'affaire. N'hésite pas à pointer ses différences avec Martine Aubry et François Hollande. Et attaque, sans s'encombrer de nuances, celui qui l'a battue en 2007, Nicolas Sarkozy.
La gauche peut-elle encore, aujourd'hui, se prétendre plus morale que la droite? Elle doit se battre pour le prouver. La moralité politique, c'est, pour la gauche, réduire les inégalités, refuser les connivences avec les intérêts particuliers, et tenir parole en ne grugeant pas les électeurs par des promesses fallacieuses, comme l'a fait le candidat de droite en 2007. Ce à quoi vous faites allusion relève d'un comportement individuel. Bien sûr, il vaut mieux être exemplaire dans sa vie privée et faire en sorte qu'elle soit cohérente avec sa vie publique. On ne peut pas cultiver les "vertus publiques", comme disait Montesquieu, et piétiner les vertus privées, traiter les femmes plus bas que terre, manquer de respect à sa famille. Et quand on a une responsabilité publique, on se doit d'être exigeant envers soi-même. Je veux réhabiliter les comportements décents, respectueux, courtois. Comment éviter que la confrontation entre un homme socialiste blanc, riche, prêt à tout pour se défendre, et une femme noire, pauvre, immigrée, musulmane ne hante la gauche au cours des prochains mois ? La justice est saisie. Et la vérité doit surgir. Le rôle de la gauche, c'est d'être auprès de ceux qui souffrent, avec des solutions efficaces et crédibles. Je peux vous garantir que quand je suis allée auprès des éleveurs qui sont au bord du gouffre, ils attendaient de moi des décisions et aucun ne m'a parlé de cette affaire. La gauche doit-elle clarifier son rapport à l'argent? Pourquoi liez-vous à nouveau le fait dont on parle à la gauche en général? Ce n'est pas parce que tel ministre a dérapé dans des abus sexuels présumés que tous les gens du même bord sont pareils! Non ! Alors pourquoi la droite insinue-t-elle l'équivalent? Ce qui doit être clarifié, ce sont les comportements de pouvoir. Des personnalités agissent comme si elles étaient au-dessus des règles. Pas moins de sept ministres de Nicolas Sarkozy ont été démissionnés en quelques mois! La droite est donc bien mal placée pour donner des leçons. Il faut que certains hommes de pouvoir, qui se servent au lieu de servir, se disent enfin que l'impunité, c'est terminé. Etes-vous féministe? Oui, au sens où j'ai dû m'arracher à une condition pour avancer sur un chemin qui était loin d'être balisé. Et aussi parce que, encore aujourd'hui, les inégalités hommes/femmes criantes, et qui ne cessent de se creuser, font injure à la République. Par exemple, plus de 2 millions et demi de mères seules survivent au lieu de vivre. Et les violences faites aux femmes ne cessent d'augmenter. Vous ne croyez pas que le temps d'une femme présidente de la République est venu, pour que change vraiment le rapport au pouvoir? Le fossé s'agrandit entre les classes populaires et les classes moyennes. Comment le PS peut-il le surmonter? L'écart se creuse surtout, selon moi, entre les classes supérieures, qui se sont enrichies sur tous les plans (salaires, rentes, transmission du capital), et les autres, qui se sentent déclassées ou qui basculent dans la précarité. Aujourd'hui, un tiers des ménages surendettés sont des retraités à petit salaire, qui ont travaillé toute leur vie et qui étaient naguère protégés. C'est pour cela qu'une réforme fiscale s'impose, afin que le travail soit moins taxé que le capital. Je lancerai tout de suite les états généraux de la fiscalité. Les socialistes espagnols sont désemparés par le mouvement des Indignés. Le PS français est-il à l'abri d'un pareil décalage avec la jeunesse ? Ce que je remarque, c'est que les Indignés, dans leur manifeste, réclament de la démocratie participative! Ils ne se reconnaissent plus dans le pouvoir en place, qui ne donne aucune perspective. En France aussi, les jeunes, quand ils voient l'Assemblée nationale, ne se sentent pas représentés. La leçon espagnole vaut pour tout pouvoir en place. Faut-il s'adapter à la mondialisation ou la combattre car elle est une "escroquerie", comme le préconise Arnaud Montebourg? Je suis assez d'accord avec le principe de "démondialisation" porté par Arnaud Montebourg. La mondialisation doit être dominée, pour que ce soit du gagnant-gagnant et que les pays riches changent leur mode de développement et permettent celui des pays plus pauvres. Par exemple, dans une bonne mondialisation, le Nord aurait équipé le Sud en énergie solaire, plutôt que de lui vendre un mode de développement reposant sur les énergies fossiles, qui l'enfonce dans la pauvreté. Et les matières premières issues des pays pauvres ne seraient pas englouties dans un système où la finance domine tout, au point que la spéculation internationale frappe même les productions alimentaires, dans une dramatique inertie de la gouvernance mondiale. Jusqu'où aller dans l'instauration de barrières douanières? Il faut une politique protectionniste, avec des règles communes au niveau européen, ce que font très bien les Etats-Unis. Mettons des barrières sélectives sur des filières industrielles confrontées à des pays où les salaires sont vingt fois moindres et où les normes environnementales sont inexistantes. C'est aussi dans l'intérêt des pays pauvres, sinon leur modèle de développement ne changera pas et leurs salariés ne s'en sortiront pas. Mais je remarque que les dirigeants des institutions internationales ne bougent pas. Pour lutter contre le conservatisme des pouvoirs, je propose des changements de responsables plus fréquents. Regardez Jean-Claude Trichet à la Banque centrale européenne, ou Jose Manuel Barroso à la Commission de Bruxelles: ils sont en place depuis trop longtemps et, pour durer, il ne faut rien changer. La non-augmentation des impôts est-elle pour vous une règle? Oui. Je suis contre la fuite en avant de la fiscalité et je l'ai prouvé dans ma région. Je suis d'ailleurs la seule à ne pas avoir augmenté les impôts depuis sept années, car j'ai eu le courage de mettre un terme à certaines dépenses moins utiles pour redéployer les moyens. Sur le plan économique, qu'est-ce qui vous distingue de Martine Aubry ou de François Hollande? Voilà précisément un point qui me distingue de François Hollande, qui a annoncé une hausse des impôts. Et je veux aller plus loin que le projet du PS, en autorisant l'entrée des régions dans le capital des entreprises industrielles aidées, comme je l'ai fait pour Heuliez. Autre exemple, avec moi à la tête de l'Etat, une entreprise stratégique comme Yoplait n'aurait jamais été vendue aux financiers américains, alors que nos paysans se meurent. La banque publique d'investissement pour les PME, que j'ai fait inscrire dans le projet du PS, sera immédiatement mise en place. Que faire face à l'arrivée à Lampedusa d'un nombre croissant de migrants issus des révolutions arabes? C'est un sujet majeur et je suis prête à tous les débats, même avec le Front national. Toutes les images de migrations incontrôlées inquiètent. Est-ce que la réponse de la droite est à la hauteur? Non! Elle a été complice des régimes antérieurs de l'autre côté de la Méditerranée. La réponse de la gauche ne doit être ni celle du laxisme ni celle des régularisations massives. La solution, et elle peut être rapide, c'est un accompagnement efficace de la reprise économique. Réduire l'immigration professionnelle légale, est-ce une mesure de bon sens dans la situation actuelle, ainsi que le veut Claude Guéant? C'est un effet d'annonce -chaque jour, Claude Guéant fait une déclaration qui vise à récupérer les thèmes du Front national. Aujourd'hui, quand un secteur professionnel ne manque pas de main-d'oeuvre, l'immigration n'est pas autorisée. Mais il y a des employeurs qui font venir des immigrés dans le seul but de moins payer les salariés. Que Claude Guéant s'adresse au Medef! D'abord, ce n'est pas à cause des enfants d'immigrés que le système scolaire français vient d'être sévèrement rétrogradé. Mais disons les choses clairement: la question est celle de la pauvreté et de la précarité de certaines familles. Face à cela, 60 000 suppressions de postes, c'est une catastrophe nationale. Ne disons pas aux immigrés: "C'est votre faute !", mais "Voici comment nous allons faire pour que vous réussissiez." La France a besoin de tous ses enfants. Savez-vous gré à Nicolas Sarkozy de l'action qu'il a entreprise en Libye? Oui. C'était une action nécessaire, que j'aurais aussi menée, même si, au départ, du temps a été perdu. Le PS vous semble-t-il plus au clair qu'en 2007 sur la sécurité? Certainement. Quand je parlais d'"ordre juste", j'entends encore les cris d'orfraie que cela suscitait. Ce n'est plus le cas. Mais il faudra aller plus loin que ce que dit le projet du PS: je ferai des propositions. Quand un ministre mis en cause doit-il démissionner? Dès qu'il est perturbé pour remplir sa fonction par la lourdeur d'un risque de condamnation, il doit prendre du recul, puis revenir s'il est blanchi. Le bon critère, c'est l'efficacité du travail et la crédibilité du ministre. Au chef du gouvernement de décider. Faut-il baisser le salaire du président? Tout ce qui a choqué les Français devra être remis à plat. Ce qui est important, c'est le train de vie dans son ensemble. L'avion personnel que s'est fait aménager Nicolas Sarkozy, était-ce bien moral? Il faudra procéder à un état des lieux. Mais ce qui me paraît encore plus grave, c'est la connivence avec les puissances d'argent, qui se sont enrichies pendant que tous les autres souffrent de la crise. Qu'est-ce qu'avoir "envie" d'être présidente de la République? Ma détermination est totale, tranquille, concentrée, solide. Je pense que je ferai pour la France une très bonne présidente, je m'en occuperai bien, les Français seront apaisés, le travail sera protégé, les PME auront les moyens de se développer, les institutions fonctionneront bien, notre pays deviendra une grande puissance écologique, le pouvoir sera rendu au peuple français. Les gens seront au clair avec les droits et les devoirs de chacun. Un euro dépensé sera un euro utile. Les valeurs morales et familiales seront défendues, la dignité des femmes sera garantie. Et la France retrouvera ses principes d'égalité et de fraternité. Chacun saura qu'il ou elle peut réussir et que le pays a besoin de tous. Les réformes radicales que j'ai évoquées plus haut seront faites rapidement. François Hollande est-il pour vous un candidat "normal"? Il a le droit de se définir ainsi. Est-ce suffisant? Une chose qui pourrait vous inspirer chez Nicolas Sarkozy? Vraiment, je ne vois pas. Je suis aux antipodes de tout ce qu'il est, de tout ce qu'il fait. Il va nous dire trois choses. Un: "C'est la faute de la crise!" Mais il n'a mené aucune politique pour en contrecarrer les effets. Deux: "ça aurait été pire avec tout autre que moi!" C'est comme un piéton que vous avez renversé, dont vous avez écrasé les jambes et à qui vous dites: j'aurais pu vous tuer! Trois: qu'il a changé et qu'il va réparer ses erreurs. C'était déjà l'argument de Giscard en 1981! Pourquoi avez-vous perdu en 2007? Je regarde non pas en arrière, mais en avant. J'ai beaucoup appris dans les épreuves. Je répondrai à votre question quand j'aurai gagné, en 2012. Promis!--------
Publié le 22 juin 2011 à 05h00 | Mis à jour à 05h00 Marc Thibodeau La Presse
L'écrivaine française Tristane Banon envisage de porter plainte contre Dominique Strauss-Kahn pour un incident à caractère sexuel survenu en 2002. L'affaire éclabousse aujourd'hui François Hollande, favori des socialistes pour la présidentielle de 2012. (Paris) L'ex-premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, qui espère représenter la formation de gauche au scrutin présidentiel de 2012, subit les contrecoups des ennuis judiciaires de Dominique Strauss-Kahn. L'arrestation, à la mi-mai, de l'ex-directeur général du Fonds monétaire international (FMI) pour agression sexuelle a ramené dans l'actualité les allégations d'une journaliste et écrivaine française, Tristane Banon, qui soutient que DSK l'a agressée elle aussi. Elle affirme qu'elle avait décidé à l'époque de ne pas porter plainte après en avoir discuté avec plusieurs personnes, dont sa propre mère, Anne Mansouret, élue socialiste. Les médias français cherchent depuis à déterminer quel rôle a joué François Hollande, alors aux commandes du parti, dans cette affaire. Le principal intéressé a indiqué à plusieurs reprises que l'incident n'avait pas été porté à sa connaissance ou qu'il n'avait pas été informé de sa gravité. «Les rumeurs, elles existaient, mais je n'ai jamais conçu que mon rôle était de faire la police au Parti socialiste», a-t-il notamment déclaré. En entrevue au site Rue89, l'avocat de Tristane Banon, David Koubbi, a indiqué en début de semaine que sa cliente se sentait «trahie» par l'ex-premier secrétaire du Parti socialiste. «C'est insupportable de voir François Hollande, un responsable politique qui sollicite le vote des Français, frappé d'amnésie soudaine, pour le dire poliment», a-t-il déclaré. Selon lui, M. Hollande a eu à l'époque plusieurs conversations téléphoniques avec Anne Mansouret, à qui il a recommandé, en fait, de porter plainte contre DSK. Il aurait ensuite suggéré à Tristane Banon de suivre le conseil qu'il avait donné à sa mère. Le politicien aurait par ailleurs dit à la journaliste, en 2008, qu'il «pensait beaucoup à elle» -dans une allusion à l'enquête dont Dominique Strauss-Kahn était l'objet au FMI pour sa relation abusive avec une employée. L'ancien directeur de cabinet de M. Hollande, Stéphane Le Foll, a déclaré récemment que son ex-patron était bien au courant de l'affaire. «Il avait appelé Tristane Banon, il n'a pas cherché à imposer quoi que ce soit, il l'a écoutée et a essayé de la rassurer. C'est lui, en direct, qui gérait», a-t-il relevé. Bruno Roger-Petit, chroniqueur du Nouvel Observateur, pense que la discrétion de François Hollande sur son rôle s'expliquerait par son désir de ne pas s'aliéner les anciens partisans de DSK à l'approche des primaires socialistes. L'un des principaux lieutenants de l'ancien directeur général du FMI, Jean-Christophe Cambadélis, a récemment annoncé qu'il se ralliait à M. Hollande, mais d'autres demeurent ambivalents. L'affaire refait surface dans les médias à quelques jours de l'ouverture officielle de la période des candidatures aux primaires. François Hollande, qui a déjà annoncé qu'il se porterait candidat, fait figure de favori dans les sondages, où il récolte 36% des intentions de vote des électeurs de gauche. L'actuelle première secrétaire du parti, Martine Aubry, le serre de près à 35%. Ségolène Royal, qui avait représenté le camp socialiste lors de l'élection présidentielle de 2007, se trouve loin derrière, à 14%.-------
Primaire : R.I.P. Ségolène Royal
LE PLUS. Elle incarnait tous les espoirs d'opposition à la droite en 2007. Quatre ans plus tard, elle est largement devancée par Martine Aubry, François Hollande et Arnaud Montebourg lors de cette élection à la primaire socialiste. Comment un tel revirement a-t-il pu se produire ? Par Louis Elkaïm Croqueur de politique Edité par Amandine Schmitt Auteur parrainé par Benoît Raphaël lenouvelobs.com Modifié le 10-10-2011 à 07h31 Un four, un désastre, une branlée… Les mots me manquent pour qualifier ce qui s’est passé pour Ségolène Royal dimanche soir. Sur les réseaux sociaux, certains avaient trouvé une formule qui résumait assez bien mon sentiment : R.I.P. Ségolène Royal (Repose en paix). Comme un symbole de ce drame qui s’est noué dans sa vie politique, l’image de la vedette de la soirée, son ancien porte-parole Arnaud Montebourg, gonflé d’orgueil façon paon, ne parvenant même pas à marcher pris entre des dizaines de caméras, tournait en boucle sur les chaines infos, alors qu’elle, icône déchue et abandonnée, craquait en direct live sur BFM TV, image furtive d’une femme brisée. Que ce soit dit, les politiques ne sont pas (que) des machines. Oui Ségolène Royal pleurait en quittant son QG de campagne devant les journalistes. Son visage fatigué n’en pouvait plus de se battre, alors son sourire s’est effacé pour laisser place au vide et aux larmes. La voix de Royal n’était plus qu’un vague filet de mélancolie, et même ses pires ennemis devaient avoir à ce moment-là de la compassion pour elle, à la manière de ces vieux lions, qui au moment de lâcher leur dernier souffle vous arrachent quelques larmes, après vous avoir tant effrayé. Elle l’astre socialiste de 2007, pour laquelle des millions de personnes avaient voté, elle qui était arrivée au second tour de la présidentielle, se retrouvait loin, très loin derrière Aubry et Hollande, devancée par Montebourg, talonnée par Valls. Un rêve brisé en quelques heures, la fin des illusions, pire l’humiliation. Oui les sondages se sont trompés. Ils ont surestimé Ségolène Royal. Bonjour tristesse. Mais comment un tel écroulement a-t-il seulement pu se produire ? Difficile à dire car je crains que nous soyons dans une forme d’irrationalité. Objectivement Ségolène Royal a fait une bonne campagne. Une campagne de terrain et d’idées portée par son livre programme. Elle n’a pas cédé aux petites phrases et elle a gagné en épaisseur. Elle était, sur le fond, meilleure qu’en 2007. 2007. Son échec tient peut-être dans ce seul chiffre. Car le problème de Ségolène Royal c’est qu’elle n’est pas parvenue à se réinventer. Elle est restée la candidate de 2007, allant même jusqu’à utiliser cet argument au moment de conclure le dernier débat mercredi dernier sur BFM. Comme si avoir été la candidate de 2007 suffisait à gagner en 2012. Au fond, contrairement à ce qu’elle a toujours dit, Royal n’a jamais réellement digéré cette défaite. Elle a pensé qu’on lui avait volé l’Elysée, car le PS n’avait pas été complètement à ses côtés, ce qui était vrai, la faute en partie à François Hollande. Puis en 2008 il y a eu le congrès de Reims et la défaite face à Martine Aubry, avec les péripéties que l’on connait. Encore une fois Ségolène pouvait légitimement penser qu’on lui avait volé la victoire. Tous ces évènements ont créé en elle une forme inconsciente de rancœur, qui l’a empêché d’incarner l’avenir et qui l’a bloqué dans le passé. La candidate du passé, celle de 2007, voilà ce que Ségolène Royal a été lors de ces primaires, et c’est en partie pour cela qu’elle n’a pas su susciter l’adhésion des électeurs. La politique est le milieu le plus dur qui soit, et Ségolène Royal entame ce soir une traversée du désert qui promet d’être longue, sinon éternelle. Avant cela il lui faudra choisir entre François Hollande (celui qui l’a trahit en 2007), et Martine Aubry (celle qui l’a trahit en 2008). Ca promet d’être funky. Mais pourra-t-elle vraiment s’investir dans la campagne d’un autre candidat ? Très franchement, j’en doute. Son prochain défi dans les années à venir sera de prouver qu’elle n’a pas été qu’une mode, qu’une étincelle. Il lui faudra se montrer à la hauteur de son mentor François Mitterrand, et rester une femme debout, pour qui sait peut-être un jour revenir façon Comte de Montecristo, conquérir l’Elysée, et se venger de ses ennemis à coups de larmes. De sang. A Dieu.--------
Ségolène Royal annonce son soutien à François Hollande
LEMONDE.FR avec AFP | 12.10.11 | 13h45 • Mis à jour le 12.10.11 | 16h13
Ségolène Royal, éliminée à l'issue du premier tour de la primaire socialiste avec 6,9 % des suffrages (184 096 voix), a annoncé mercredi 12 octobre à l'AFP qu'elle soutenait au second tour François Hollande, notamment pour "amplifier" l'avance qu'il a prise dimanche dernier sur ses rivaux.
Le soutien de Ségolène Royal a été salué chez les hollandais et accueilli avec "respect" dans le camp de Martine Aubry.
Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, Ségolène Royal liste les "trois raisons" qui l'ont amenée à faire ce choix :
"1/ Il est arrivé en tête du premier tour, et il est légitime d'amplifier cette avance donnée par les électeurs."
"2/ Les solutions neuves que je défends seront prises en compte dans le programme du candidat comme l'a dit François Hollande hier soir : la réforme bancaire, que je défends depuis 2008 et sur laquelle aujourd'hui tous les socialistes sont rassemblés ; la lutte contre les licenciements boursiers ; la moralisation politique avec le non-cumul des mandats adopté sans délai ; la mutation écologique de l'économie."
"3/ Nous devons donner un élan à notre candidat avec une nette avance qui ne laissera aucune prise à la droite."
La présidente de la région Poitou-Charentes conclut : "Nous avons le devoir de rassembler les forces citoyennes et d'inventer un nouvel avenir dans lequel les valeurs humaines l'emporteront sur le cynisme du système financier. Je fais confiance à François Hollande pour y parvenir en unissant les Français."
"ELLE A APPELÉ MARTINE AUBRY POUR L'AVERTIR DE SA DÉCISION"
Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole de Ségolène Royal, a affirmé mercredi en début d'après-midi que l'ancienne candidate de 2007 avait fait part à Martine Aubry de sa décision de soutenir François Hollande au second tour de la primaire socialiste.
"Ségolène Royal a eu l'occasion de discuter avec les deux finalistes. Elle a eu l'occasion d'appeler Martine Aubry pour l'avertir de sa décision et de la position qu'elle prenait aujourd'hui. J'en profite pour saluer le comportement tout à fait respectueux de Martine Aubry à son égard", a-t-elle déclaré à BFM TV.
"Dans la mesure où le soutien de Ségolène Royal est porté par une conviction réelle, il valait mieux qu'il s'exprime avant le débat" télévisé de ce mercredi, ajoute-t-elle.
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Valérie Trierweiler rend hommage à Ségolène Royal
P.Th., M.P. | Publié le 12.10.2011, 07h17 | Mise à jour : 17h56 leparisien.fr
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Exclusif.
Thomas Hollande parle
Le fils du candidat PS, explique à notre journal son rôle auprès de son père, confie ses impressions… et pointe les différences avec la campagne de Ségolène Royal il y a cinq ans. Propos recueillis par Eric Hacquemand et Rosalie Lucas | Publié le 11.03.2012, 10h22 leparisien.fr
A 28 ans, Thomas, l’aîné des quatre enfants du couple que formaient Ségolène Royal et François Hollande, s’exprime pour la première fois sur le soutien qu’il apporte à son père dans la campagne.
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Ségolène Royal salue "la prise de responsabilité" de François Bayrou
Publié le 03.05.2012, 21h10 leparisien.fr
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C’est dans une brasserie place du Châtelet à Paris, non loin de son domicile, que nous avons rencontré Thomas Hollande, qui travaille dans un cabinet d’avocats à la Cour de cassation. En baskets et écharpe en laine, le jeune avocat n’esquive aucune question. Alors que ses parents sont attendus, ensemble, à Rennes (Ille-et-Vilaine) le 20 mars pour un meeting qui aura une saveur particulière, lui prévient qu’il n’en sera pas : pas question d’alimenter le feuilleton médiatique. De sa voix douce, il ne dit que très rarement « mon père » — ni d’ailleurs « ma mère » à propos de Royal — préférant « François Hollande », plus neutre et… pudique.
