Julien Dray, un passionné de la montre

(Ancien) agitateur trotskiste (comme de nombreux jeunes juifs), le véritable fondateur de SOS-racisme (pour François Mitterrand, avec l' UEJF).
Ministre potentiel du gouvernement Rocard sous Mitterrand il est, pour la présidentielle de 2007, le porte-parole du parti socialiste et le conseiller de Ségolène Royal.
Aurait refusé d'être Ministre sous Sarkozy (???).
En 2008 candidat à la succession, avec beaucoup d'autres, de François Hollande à la tête du parti socialiste, ... il se rallie in extremis à Royal le 23 septembre 2008...
Manipule depuis 1986 les Lycéens contre les réformes de l'Education Nationale, par ses amis et obligés (notamment Fidl, Fédération indépendante et démocratique lycéenne ).

Février 2016 : Toujours pas ministre, même pas secrétaire d'Etat comme Jean-Vincent Placé

Décembre 2015 : Déchéance des terroristes définitivement condamnés, "ils" s'orientent fermement contre François, comme certains "new-frenchies" (?) dit de "droite" et versus le Crif ...
Octobre 2015 : Toujours pas ministre avant les régionales, il fait le buz chez Elka-Vash, vive Hollande et Camba, le copain trotsko
Mai 2015 : Contre le Collège égalitaire de Valls-Belkacem, les new-frenchies

Avril 2014 : Totalement déçu par Hollande, qui ne le nomme pas ministre, Juju crache son venin contre le sus-dit
Mars 2014 : Emasculé par Najat ? Qui répond
Février 2014 : Juju enfin ministre, après les municipales ?
Janvier 2014 : Chasse à la quenelle

Septembre 2012 : L'enfant de Juju Harlem Désir bat l'ancien lieutenant de DSK

Avril 2012 : Affaires DSK, Julien Dray essaie de piéger, lors d'une fausse fête d'anniversaire, ses "amis" Royal, Valls et Moscovici
Mars 2012 : Tuerie de Toulouse au collège juif, Sopo cible Marine Le Pen ; le véritable auteur, le salafiste Mohammed Merah a filmé chacune de ses tueries
Février 2012 : Versus Guéant et ses "civilisations", chez Anne Sinclair

Décembre 2011 : SOS et les socialistes interdisent à Marine Le Pen de s'exprimer à l'Université Dauphine ; Malek Boutih versus son frère Juju
Septembre 2011 : Juju présente une centaine d'artistes "parisiens" à François

Amarré à Amara, le gourou d'une fille à Juju (Libération, 30 juillet 2009)

Historique de SOS-racisme (Valeurs Actuelles, juin 2009)

"Juju", l'homme de l'ombre (Portrait, 26 Décembre 2008, Libé)

Les "enfants de Juju" (Challenges, avril 2006)
Juju son clan et sa bande en 1990

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05 avril 2011. Laïcité.Versus le ministre Guéant, qui ose dire des vérités historique et sociologique: Il y a plus de musulmans en France aujourd'hui qu'en 1905 ... et celà pose des problèmes ...
11 septembre 2010. Il nie et crie au complot
29 juillet 2010. Maître Sopo, le remarquable responsable de SOS-Racisme, proteste contre la fermeture des camps Roms illégaux
1er juin 2010. PS : le retour de Juju
17 décembre 2009. Julien Dray, blanchi par le procureur de la République de Paris, reprend le combat démocratique
13 novembre 2009. Julien dément
12 novembre 2009. Julien soutient Charles Pasqua
28 juillet 2009. Julien porte plainte contre la divulgation d'un rapport financier accablant
20 juillet 2009. Après l'attaque de Julien contre Martine, Bertrand intervient, mais Bernard-Henri et Arnaud s'en mêle .... etc.
13 juillet 2009. Guaino défend Sarkozy accusé par Julien Dray, toujours innocent, de complot politique à son égard
13 juillet 2009. Affaire Fofana/Halimi : le Crif et SOS-Racisme satisfaits d'Alliot-Marie
10 mai 2009. Julien Dray :"J'ai retrouvé la radicalité (trotskiste) de mes vingt ans"
03 février 2009. Soutenu par ses amis et parrains de SOS-racisme (Pierre Bergé, Vincent Peillon, Patrick de Carolis, Fadela Amara, Laurent Fabius, François Hollande)
28 janvier 2009. La défense s'organise : un circuit financier parfaitement légal d'amis commerçants
23 janvier 2009. L'enquête sur Julien Dray est justifiée par le Procureur
14 janvier 2009. Julien Dray (financé par Pierre Bergé ?) dépose plainte et fait appel à un "jury d'honneur" contre certaines informations le concernant
26 décembre 2008. Explications premières : comptabilités nullissimes
25 décembre 2008. La défense s'organise : Martine Aubry parle enfin, incidemment
24 décembre 2008. Nouvelles révélations
23 décembre 2008. Julien Dray, soutenu par les sarkozistes Jean-François Coppé et Fréderic Lefebvre, veut porter plainte
22 décembre 2008. Soutenu par Pierre Bergé et Jack Lang, François Hollande et Ségolène Royal, il le dit :"Je ne démissionnerai pas"
20 décembre 2008. Julien Dray mis en cause pour détournement de fonds (effet Madoff ?)
19 décembre 2008. La mini-réforme Darcos des Lycées "reportée", les manifestations continuent
05 décembre 2008. Contre les références ethno-raciales dans les fichiers
07 novembre 2008. SoS-Racisme débouté
24 septembre 2008. SoS-Racisme défend les Tutsis
08 juillet 2008. Francis Terquem, cofondateur de SoS-racisme, relaxé en appel
1er avril 2008. Julien Dray attaque la Chine pour défendre les moines thibétains
Février 2008. Candidat officiel pour contrôler le parti socialiste
Décembre 2007. Calife à la place du calife ...
Novembre 2007. Julien Dray, qui dit avoir refusé, avec regrets, de devenir ministre sous Sarkozy, règles ses comptes ...
Septembre 2007. Immigration familiale, le refus des tests ADN et la morale socialiste
Mars 2007. La montée de Bayrou dans les sondages. Sos veut faire juger l'ancien premier Ministre centriste Raymond Barre, qui prétend être une victime du "lobby juif" ; sursis requis pour Francis Terquem, l'avocat cofondateur de SoS-racisme ;
Juillet 2006. Présidentielle de 2007. Julien Dray inquiet.
Juillet 2006. Mondial 2006. France-Italie. Le coup de tête de Zidane. SOS Racisme va porter plainte
Avril 2006. Julien Dray, qui espère toujours être "ministre", soutient maintenant Ségolène Royal, en tête dans les sondages pour le deuxième tour de la présidentelle de 2007, devant Nicolas Sarkozy
Janvier 2006. Procédure annulée dans l'affaire Sylla
Septembre 2005. SOS-Racisme prend la défense des gens du voyage, et des africains
Juin 2005. L'ancien président Fodé Sylla dans le crack
Novembre 2004. SOS contre MRAP
Juin 2003. Julien Dray (le "vrai" fondateur de SOS-Racisme pour le président François Mitterrand, et qui "rêve" toujours d'être ministre) se rallie à François Hollande

Décembre 2000. Procès Vauvert : le zèle de SOS racisme
Les témoignages recueillis par l'association s'effondrent.
Par BRIGITTE VITAL-DURAND, Libération, Le mercredi 6 decembre 2000

Dans la nuit du 16 mai 1999, à Vauvert (Gard), Joël Elie a abattu d'une balle Mounir Oubajja qui s'approchait trop près de sa belle voiture. Un crime «raciste», selon SOS.

Le crime de Joël Elie, commis dans la nuit du 16 mai 1999 à Vauvert (Gard), était-il un crime raciste? Quatre témoins l'ont assuré. Noir sur blanc. Ils ont détaillé les injures dans des attestations écrites destinées à la justice, et recueillies sur place, deux jours après la mort du jeune homme, par Samuel Thomas, vice-président de l'association SOS Racisme. Les auteurs des attestations, une jeune femme et trois garçons, ont été appelés à témoigner hier devant la cour d'assises de Nîmes qui juge Joël Elie pour meurtre. Et là, debout à la barre, sous les regards du président, de l'avocat général, dans le silence de la cour, et après avoir juré «en leur âme et conscience» de dire «toute la vérité», aucun des quatre témoins n'était plus certain de rien.

«Plainte farfelue».
C'est le président qui a annoncé en pleine audience que l'avocat de la défense, maître Jean-Robert Nguyen Phung, avait porté plainte contre X pour subornation de témoins. L'affaire est en cours d'instruction. «C'est une plainte complètement farfelue», s'est aussitôt défendu maître Francis Terquem, avocat de la famille Oubajja, et de SOS Racisme. «Il ne s'agit pas de faire le procès de SOS Racisme», a ajouté le magistrat. Il n'empêche...

Deux jours avant la mort de Mounir Oubajja, le 14 mai 1999, des coups de feu avaient été tirés à Vauvert, qui avaient fait cinq blessés parmi la population jeune et arabe de la cité des Bosquets. Depuis des semaines, une petite guerre opposait ceux de la cité HLM aux habitants de la vieille ville de Vauvert, où on ne voulait pas d'eux, ni sur la place du centre-ville qu'ils squattaient, ni dans les cafés où on ne les servait plus. La nuit, des émeutes éclataient sporadiquement. Les voitures étaient brûlées. Les gendarmes et la police municipale débordés. Ce dimanche 16 mai, à 4 heures du matin, la mort de Mounir Oubajja, arabe, jeune, habitant de la cité HLM et tué par un Blanc, venait en point d'orgue, comme une ultime provocation. Si le crime était raciste, il serait plus tragique encore. Et l'histoire plus édifiante sur les sales mœurs des habitants de Vauvert.

Bredouillement. Leila Ben Saïd s'approche la première. Elle habite juste à côté. Elle a entendu le coup de feu, est sortie de chez elle. A la barre, elle maintient. Oui, elle a entendu le tireur et la victime échanger des «injures». Elle est «formelle», elle insiste: «Ce que j'ai écrit, c'est la vérité.» Pressée de questions par l'avocat général - qui ne croit pas une seconde à la véracité des attestations recueillies par SOS Racisme -, elle bredouille, dit qu'elle a «paniqué», qu'elle «s'est embrouillée». «Vous vous êtes laissé impressionner!», achève l'avocat général. Et Leila, piteuse: «Excusez-moi.» La jeune femme n'arrive à se souvenir d'aucune «injure» précise, d'aucun mot échangé entre le tueur et sa victime. Alors, l'avocat de la défense se lève, commence à faire lecture d'une déposition de Leila, qui a été entendue par les enquêteurs après avoir rédigé son attestation: «Deux ou trois jours après la mort de Mounir Oubajja, une réunion s'est tenue, chez les Oubajja, il y avait un homme venu de Paris, prénommé Samuel, qui nous demandait de faire des attestations...»
D'un bond, Francis Terquem se lève du banc des parties civiles, interrompt son confrère. Il veut se défendre, donner sa version, que la cour puisse entendre Samuel Thomas, présent dans la salle d'audience. Le président ne lui laisse pas la parole. Et n'entendra pas le vice-président de l'association.

Mohamed Belaiche, deuxième témoin, deuxième attestation. Il a 20 ans. Le président attaque: «Vous avez écrit: "Nous surprîmes le tireur en train de faire des injures racistes."» Le jeune homme répond: «J'avais écrit cette lettre suite à la colère. J'ai jamais entendu de tels propos de la part de monsieur Elie.»
Francis Terquem se lève à nouveau: «Est-ce qu'on vous en a dicté les mots?» Il jure que non: «J'ai rédigé cette attestation de plein gré. Dans l'appartement, j'avais entendu: "Ecrivez avec vos propres mots."» Quand l'avocat de la défense lui relit la déposition ultérieure qu'il a livrée aux gendarmes, où il disait «j'ai été abusé par le représentant d'une association», Mohamed Belaiche est perplexe: «Qu'est-ce que ça veut dire, abusé?»

Voilà Youssef Errik, le troisième. Lui aussi habite les Bosquets. Lui aussi était là. Il a entendu le coup de feu, vu Mounir s'écrouler. Et rédigé son attestation. Le président: «Leila Ben Saïd a entendu Mounir dire "sale raciste"....» «J'y étais, et j'ai pas entendu ça», lâche le garçon. S'il a rédigé cette attestation, c'est parce qu'il était «sur les nerfs», dit-il. «Sur le coup, j'avais peur...»

Samir Ben Saïd habite aujourd'hui à Nîmes. Pour des raisons indépendantes de l'affaire, un tribunal correctionnel lui a interdit de résider à Vauvert. Mais il est de la cité. Mounir est mort dans ses bras. Il a rédigé et signé la quatrième attestation contestée. Il savait qu'elle était destinée à la justice, il a fourni la photocopie de sa carte d'identité. Debout à la barre, il commence: «Monsieur Elie aurait pu être auprès de sa femme, plutôt qu'auprès de sa fenêtre à surveiller sa voiture.» L'avocat général lève les yeux au ciel. Le président s'agace. Dans son attestation, Samir Ben Saïd a affirmé que Joël Elie, après avoir tiré avec son fusil posté à une fenêtre de son appartement, «était resté à son balcon et avait insulté les jeunes de la façon suivante: "Sales Arabes, je vais tous vous tuer."»
Hier, il a témoigné sous serment que Joël Elie est resté muet: «Il n'a rien dit, il a tiré.» «Avez-vous entendu des injures échangées?», insiste le président. «Non, non, non, et non», répond Samir Ben Saïd.

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(Juin 2003) Le PS annexe SOS racisme
Julien Dray, cofondateur du mouvement des «potes», se défend d'en tirer les ficelles.

Julien Dray est paranoïaque. Le député socialiste de l'Essonne avait des prédispositions avant de devenir porte-parole du PS. Maintenant qu'il est l'homme-clé du dispositif de François Hollande, il a toutes les raisons de l'être encore un peu plus. Les remous qui secouent SOS Racisme, «toute [sa] vie», relèveraient, selon lui, sinon du complot, du moins des manoeuvres de gens qui «n'ont pas digéré l'arrivée de Malek Boutih au secrétariat national du PS ou ma nomination comme porte-parole».

Proche.
Malek Boutih, très proche du député et nouveau secrétaire national du PS chargé des questions de société, vient d'être remplacé à la tête de l'association antiraciste par Dominique Sopo. Celui-ci, outre ses ex-fonctions au Mouvement des jeunes socialistes (MJS), est un collaborateur de Julien Dray, membre de la direction de feu la Gauche socialiste, le courant qu'a animé pendant de nombreuses années le député de l'Essonne avec son ex-compère Jean-Luc Mélenchon. Un proche (Sopo) succède en quelque sorte à un très proche (Boutih) à la tête de SOS. Résultat, neuf comités locaux viennent de scissionner pour créer SOS Racisme Indépendant (lire ci-contre).

Au PS, des anciens de l'association confirment : «A SOS, c'est Dray qui décide de tout, même si c'était moins vrai sous la présidence de Malek Boutih.» «A chaque fois, on dit : "C'est Dray qui est derrière", se défend le député de l'Essonne. C'est vrai que j'ai formé pendant vingt ans des militants. Car je suis convaincu qu'une bonne formation politique est la meilleure garantie d'indépendance quand on dirige une association ou un syndicat.»

La promiscuité entre SOS Racisme et le PS vient de loin. Elle remonte à la création de l'association, encouragée en 1984 par François Mitterrand. A l'Elysée, Jean-Louis Bianco et François Hollande étaient alors les correspondants de «Juju» et de sa bande. Sur instruction du chef de l'Etat, ils veillaient à fournir une aide logistique et matérielle aux manifestations et autres concerts de l'association.

«Gens de qualité».
Depuis, le PS y a puisé de nombreux cadres. Le plus célèbre, Harlem Désir, cofondateur de SOS, est devenu député européen. Lors du con grès de Dijon, François Hollande a de nouveau trouvé dans ce vivier du sang neuf pour renouveler les instances du PS, Loubna Méliane, porte-parole de l'association, entrant par exemple au conseil national (le «parlement» du parti). «Il est sain que le PS recrute des gens de qualité», revendique Boutih. Au PS, certains s'étonnent pourtant de la rapidité des transferts : «Avant, SOS faisait partie de la nébuleuse. Il y avait un sas de décompression entre SOS et le PS. Là, on donne l'impression d'une association qui a le doigt sur la couture du pantalon.» «Autrefois, SOS était davantage à l'unisson mitterrandienne que dans le parti lui-même», ajoute un dirigeant du PS.

Boutih assure que «tous» les dirigeants PS sont «contents» de son arrivée. Pourtant, sa promotion aurait, selon un élu, «coupé l'herbe sous le pied des fabiusiens» soucieux d'incarner la rénovation avec leurs propres poulains issus de l'immigration. La droite, où l'ancien président de SOS a eu ses entrées, notamment à l'Elysée, pourrait aussi avoir intérêt à voir exploser SOS. «Les interlocuteurs que j'ai rencontrés n'ont pas ce type de comportement», dément Boutih. Dernière solution : Julien Dray, en devenant un poids lourd du PS calé derrière François Hollande, laisse quelques «dépouilles» derrière lui. Après le syndicalisme et le mutualisme étudiant, il y en aurait aussi à SOS Racisme.
Libération, Par Paul QUINIO, mercredi 18 juin 2003, p. 12

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« Pourquoi nous ne manifesterons pas dimanche (07 novembre 2004) »

ORGANISEE par le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) et la Ligue des droits de l'homme (LDH), une manifestation contre « le racisme, l'antisémitisme et les discriminations » partira dimanche (07 novembre 2004) à 14 h 30 de la place de la République à Paris en direction de la Nation.
Problème : les militants sont divisés puisque SOS Racisme*, qui fêtera ses 20 ans le 20 novembre par un concert au Zénith, et la Licra (Ligue contre le racisme et l'antisémitisme) ont décidé de boycotter la manifestation.
Président de SOS Racisme depuis juillet 2003, Dominique Sopo, 28 ans, agrégé d'économie, nous en donne les raisons.

Pourquoi ne participez-vous pas à la manifestation de dimanche ?

Dominique Sopo.
En tant qu'antiraciste, je ne peux pas aller manifester avec des antisémites. Il y a parmi les signataires de l'appel à manifester, des organisations qui n'ont pas leur place dans le mouvement antiraciste, à savoir des organisations islamistes comme l'UOIF (Union des organisations islamiques de France), le Collectif des musulmans de France, proche de Tariq Ramadan, et le collectif Une école pour tou(te)s.
Ces associations dévoient le discours antiraciste et recherchent une légitimité, une caution à nos côtés qu'elles ne méritent pas.

« La loi sur la laïcité est une bonne chose »

Que leur reprochez-vous exactement ?

L'UOIF n'a mis de l'eau dans son vin à propos de l'application de la loi sur le voile qu'en raison du contexte international né de la prise en otages des deux journalistes français.
L'UOIF a créé le Conseil européen de la fatwa dont le président est Al-Qaradawi, leader européen des Frères musulmans. Non seulement ce conseil soutient les attentats kamikazes au Proche-Orient (y compris contre les civils), mais il explique aussi qu'il ne faut pas frapper les femmes sur le visage - car ça laisse des traces - et qu'il n'y a pas de dialogue possible entre juifs et musulmans, excepté par les armes.
Et je ne parle pas de l'homophobie, sujet sur lequel ces mouvements ne sont pas clairs du tout. Plus généralement, ils analysent les problèmes économiques et sociaux à travers une grille de lecture exclusivement religieuse, alors que la majorité des personnes d'origine maghrébine en France se disent athées ou non pratiquantes et n'ont aucun problème avec la laïcité.

Après l'exclusion de dix élèves voilées de leur collège ou lycée (chiffres communiqués par Hanifa Cherifi, médiatrice de l'Education nationale), quel bilan dressez-vous de l'application de la loi sur les signes religieux à l'école ?

Nous avons soutenu cette loi parce que nous sommes face à des réseaux communautaristes qui, en cherchant à faire sauter le verrou de la laïcité, testent la République. Certes, dix jeunes filles ont été exclues après la phase de dialogue prévue par la loi. Mais j'observe que ce nombre est extrêmement limité. Cette loi est une bonne chose, car elle rappelle qu'on ne va pas à l'école en tant que juif, musulman ou catholique mais en tant qu'enfant de la République.
Encore faut-il avoir la volonté politique de lutter de façon radicale contre les ghettos et les discriminations qui font le lit du communautarisme.

Quel est, à vos yeux, le problème majeur en matière d'intégration aujourd'hui ?

C'est moins un problème d'intégration que d'insertion. Intolérables, les phénomènes de discrimination (que ce soit en termes de logement, d'emploi ou de loisirs) révèlent les difficultés d'insertion des jeunes des quartiers. Ces discriminations constituent les failles de la République qui créent un terreau favorable à ceux qui prêchent le communautarisme.
Attention néanmoins à ne pas se complaire dans un discours victimaire qui n'entraîne qu'abattement ou violence. Au contraire, nous, nous disons aux jeunes : soyez acteurs de votre vie parce que le monde dans lequel on vit, c'est celui pour lequel on se bat. La France doit accepter qu'être français aujourd'hui, ce n'est plus seulement être blanc et catholique mais aussi noir, arabe, juif, asiatique...
Cette recomposition de l'identité française est une formidable richesse.
* SOS Racisme : 01.40.35.36.55. www.sos-racisme.org
Propos recueillis par Philippe Baverel,

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(Juin 2005) Fodé Sylla entendu dans un trafic de crack
L'ancien eurodéputé communiste a été arrêté hier à son domicile.

L'ancien président de SOS Racisme et ex-député européen Fodé Sylla, 42 ans, a été interpellé hier matin, chez lui, à Montreuil-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Les policiers, qui enquêtent depuis plusieurs semaines sur un trafic de drogue, avaient trois «objectifs», c'est-à-dire trois personnes à appréhender. Mais, contrairement à ce qui a été annoncé dans un premier temps, ce n'est pas à son domicile qu'ont été trouvées trente galettes de crack, mais chez l'un des deux autres «objectifs».

Selon les enquêteurs, Sylla n'est pour l'heure considéré que comme un simple «usager». Les policiers l'ont placé dans la liste des cibles de leur opération parce qu'il apparaît dans de nombreuses écoutes téléphoniques. Hier soir, il était toujours en garde à vue.

Nommé au Conseil économique et social en septembre 2004, après avoir perdu le siège de député européen (communiste) qu'il a occupé de 1999 à 2004, Fodé Sylla était aussi élu sur la liste Bouge l'Europe, lancée par le PCF et Robert Hue. Il n'avait pas fait ensuite partie des «personnalités» choisies par Marie-Georges Buffet. Il avait alors tenté de se placer sur les listes du parti radical de gauche, sans succès.
En revanche, Fodé Sylla est toujours président, depuis 1993, de la Fédération internationale de SOS Racisme. Cette association s'est d'ailleurs émue, hier, de l'intérêt de la presse quant à cette interpellation, protestant contre «l'information spectacle».
Par Marc PIVOIS, mercredi 08 juin 2005 (Liberation - 06:00)

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(Septembre 2005) Un maire de Seine-et-Marne accusé "d'appel à la haine"
Une lettre du maire UMP d'Emerainville envoyée à ses administrés suscite la colère de SOS Racisme, qui a annoncé son intention de porter plainte. L'élu appelait à la "mobilisation" contre l'installation de caravanes de gens du voyage sur sa commune.

SOS Racisme a accusé samedi (24 septembre 2005) le maire UMP d'Emerainville (Seine-et-Marne) de diffuser, via une lettre adressés aux habitants de sa commune, des "appels à la haine contre les gitans et les Africains". L'association a annoncé son intention de porter plainte dès lundi.

La lettre du maire Alain Kelyor, intitulée "La honte! Nous ne pouvons pas être la poubelle de Seine-et-Marne", a été envoyée à la suite de l'installation, le 16 septembre, sur le territoire de la commune, de 140 caravanes des gens du voyage.
"Si vous êtes Africain et polygame, vous pouvez pratiquer cette forme d'union pourtant interdite et obtenir tous les avantages sociaux. Si vous faites partie des gens du voyage, vous pouvez par la force vous installer n'importe où, sans risque de contrôle fiscal", affirme le maire dans son courrier. "Puisque seules la force et l'intimidation sont respectées en France, je vous engage à vous mobiliser", demande-t-il à ses administrés.

"Dérapages et propos irresponsables"

"Cette lettre est un appel à la haine contre les gitans et les Africains. Nous avons saisi le préfet vendredi pour qu'il fasse stopper la diffusion et prenne toutes les mesures qui s'imposent pour éviter tout incident", a expliqué Samuel Thomas, vice-président de SOS Racisme.
L'opposition municipale (PS-PC-Verts) a de son côté réclamé "la démission rapide du maire", regrettant dans un communiqué, "ces dérapages et propos irresponsables qui, loin d'apporter des solutions, ne font qu'exacerber les tensions entre différentes populations".

Une délégation de SOS Racisme, conduite par son président Dominique Sopo, devait se rendre dimanche matin sur le marché d'Emerainville pour diffuser un tract appelant la population à "faire vivre la fraternité républicaine", selon le vice-président de SOS Racisme.
google, actualités, Créé le 24 septembre 2005, Mis à jour le 24 septembre 2005 à 17h59

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25 janvier 2007. Une écoute irrégulière provoque l'annulation de la procédure visant Fodé Sylla dans une affaire de drogue

LA CHAMBRE de l'instruction de la cour d'appel de Paris a annulé, lundi 23 janvier, la procédure visant l'ancien député européen (PCF) et président de SOS-Racisme, Fodé Sylla, qui avait été suspecté au cours d'une enquête sur un trafic de stupéfiants et avait été placé pendant deux jours en garde à vue par les enquêteurs de la 2e division de police judiciaire (DPJ) de Paris au mois de juin 2005 ( Le Monde du 14 juin 2005).

Une écoute téléphonique irrégulière est à l'origine de la décision des magistrats. Les policiers avaient en effet placé sous surveillance la ligne du principal suspect du dossier - à qui M. Sylla avait donné des cours de français - sans en demander l'autorisation au parquet.
Le Monde, Article publié le 25 Janvier 2006, Par Pascal Ceaux

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(Avril 2006) Julien Dray (PS) soutient Ségolène Royal

Le porte-parole du Parti socialiste, Julien Dray, a affirmé jeudi qu'il soutenait la candidature de Ségolène Royal

"Aujourd'hui, elle est une de celles qui est le mieux à même de battre la droite" à la présidentielle de 2007, a-t-il lancé, a-t-il dit dans une interview à France-Info.
Il soulignait toutefois que cette tendance devait se confirmer, car "il n'est pas sûr que cela dure, ajoutant qu'"il y a des épreuves à franchir, comme pour tous les candidats".

Interrogé sur les déclarations de la députée des Deux-Sèvres sur l'action du Premier ministre britannique Tony Blair, Julien Dray, a affirmé: "Nous ne faisons pas du blairisme à la française et la candidate que je soutiens ne va pas prendre le modèle de Tony Blair".

"On fera du 'royalisme' à la française", a dit le député de l'Essonne, vantant la volonté de Ségolène Royal d'"être pragmatique".

Questionné sur une éventuelle candidature de Lionel Jospin, Julien Dray a répondu que l'ancien Premier ministre a "souvent dit" qu'il n'est "pas là pour gêner" ou "empêcher" les présidentiables socialistes, mais être "un recours" si la gauche n'arrivait pas à avoir un candidat.
Yahoo.fr, actualités, Publié le 13/04 à 20:39

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(Avril 2006) Ségolène Royal battrait Nicolas Sarkozy à la présidentielle, selon un sondage

PARIS (AP) -- Un nouveau sondage donne Ségolène Royal victorieuse d'un duel contre Nicolas Sarkozy: la députée socialiste battrait le président de l'UMP au second tour de l'élection présidentielle avec 53% des voix, contre 47% à son adversaire de droite.

Selon ce sondage CSA pour "Le Parisien", "Aujourd'hui en France" et "i-Télé", rendu public dimanche, Ségolène Royal ferait jeu égal avec Nicolas Sarkozy au premier tour de la présidentielle, avec 31% des voix chacun.

Ils devanceraient Jean-Marie Le Pen (14%), tandis qu'aucun autre candidat ne dépasserait 5% des voix.

Jeudi, un autre sondage TNS-Sofres donnait déjà la victoire au second tour de la présidentielle à Ségolène Royal avec 51% des voix, contre 49% à Nicolas Sarkozy

Le sondage CSA rendu public dimanche a été réalisé par téléphone les 18 et 19 avril auprès d'un échantillon national représentatif de 878 personnes inscrites sur les listes électorales, constitué d'après la méthode des quotas. AP
nouvelobs.com, Lundi 24 avril 2006 - 19h03, AP | 23.04.06 | 23:26

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(Avril 2006) Les leaders étudiants font souvent carrière en politique.
Le CPE (contrat première embauche) enterré, nul n'oubliera Julie Coudry ou Bruno Julliard.
Les mouvements étudiants sont un tremplin politique pour leurs leaders.

Bruno Julliard, 25 ans, président de l'Unef, et Julie Coudry, 28 ans, présidente de la Confédération étudiante, ont crevé l'écran, tenu tête aux ministres, parlé d'égal à égal avec les leaders des grands syndicats pendant la longue crise du CPE.
Vont-ils brusquement quitter le devant de la scène et retomber dans l'anonymat? Sans remonter à Mai 68 et à Cohn-Bendit, l'histoire de ces trente dernières années montre que les grands mouvements étudiants ont été des tremplins politiques pour leurs leaders.

Les "enfants de Juju"

L'exemple le plus spectaculaire, c'est, bien sûr, celui de Julien Dray.
Lycéen à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), militant de la Ligue communiste, animateur du Mouvement d'action syndicale, il émerge lors des manifestations de 1973 contre la loi Debré.
Il est le premier chef de file étudiant issu de la banlieue.
Converti au socialisme démocratique sous François Mitterrand, fondateur de SOS Racisme en 1984 avec son ami Harlem Désir, co-fondateur du syndicat lycéen FIDL en 1986, il sera le grand frère des animateurs de plusieurs révoltes étudiantes au point qu'on parlera, abusivement, des « enfants de Juju ».

Dray est le chef d'orchestre, plus ou moins clandestin, des manifestations contre la loi Devaquet en novembre et décembre 1986.
Isabelle Thomas, vice-présidente de l'Unef, la star du mouvement, qui s'oppose à la sélection dans les universités, est proche de lui.
C'est encore Dray qui, avec l'accord de François Mitterrand, conseille Nasser Ramdane, Delphine Batho et Cécile Amar, les meneurs du mouvement des Lycéens contre Michel Rocard et son ministre de l'Education, Lionel Jospin, en 1990.

En 1998, lorsque Loubna Méliane, 20 ans, symbole d'une jeunesse pour qui l'école est la meilleure arme contre l'exclusion, incarne la révolte, Dray n'apparaît pas.
Jospin est à Matignon, et c'est son ami Claude Allègre, ministre de l'Education nationale, qui est contesté. Mais c'est lui, en sous-marin, qui cornaque la jeune femme.

Aujourd'hui, Dray n'est plus le grand organisateur des manifestations de jeunes.
La direction de l'Unef est proche d'Henri Emmanuelli, et les minoritaires sont sous l'influence des trotskistes de la LCR ou de Jean-Christophe Cambadélis, député PS, ex-trotskiste, ex-président de l'Unef-ID.

Mais Dray joue un rôle important au PS.
Député de l'Essonne depuis treize ans, il est porte-parole du parti.
Proche de François Hollande, c'est l'un des partisans les plus actifs de la candidature de Ségolène Royal pour 2007.

Que sont devenus « les enfants de Juju »?

A quelques exceptions près, ils sont restés dans la sphère d'influence du PS.

Isabelle Thomas, récompensée par Mitterrand après sa réélection en 1988, sera conseillère à l'Elysée. Secrétaire nationale du PS, conseillère régionale de Bretagne depuis 1998, elle est aujourd'hui proche d'Henri Emmanuelli et de la direction de l'Unef.

L'autre leader des manifestants de 1986, David Assouline, trotskiste alors et porte-parole enflammé des étudiants en colère, a rejoint le PS.
Après la victoire de Bertrand Delanoë en 2001, il devient adjoint au maire de Paris. Depuis 2004, il siège au Sénat.

Delphine Batho, présidente de la FIDL (1990-1994), a poursuivi les luttes jusqu'au milieu des années 90, contre le smic jeunes de Balladur notamment. Elle est aujourd'hui secrétaire nationale du PS chargée de la sécurité.

Nasser Ramdane, porte-parole de la FIDL, vice-président de SOS Racisme, a rejoint le PC en 2000.

Autre leader des manifestations étudiantes des années 90, Benoît Hamon a toujours milité au PS. Ex-président du Mouvement des jeunes socialistes, puis conseiller pour la jeunesse auprès de Jospin de 1995 à 1997, il sera élu en 2004 député socialiste européen.
Il est le parrain de la Nouvelle Gauche, qui est aux commandes du Mouvement des jeunes socialistes et qui contrôle l'Union nationale des lycéens.

Des exceptions

Rares sont les leaders étudiants qui n'ont pas fait carrière en politique.
Parmi les plus connus, Michel Field, ex-trotskiste, membre des Comités lycéens en 1968, meneur du Comité de coordination lycéen en 1973, qui est devenu journaliste.
Tout comme Cécile Amar.
Quant à Loubna Méliane, vice-présidente de SOS Racisme, animatrice de Ni putes ni sourmises, membre du Conseil natiolal du PS, elle anime une émission sur Fun Radio, où elle donne la parole aux ados.

Lorsqu'on demande à Julie Coudry comment elle voit son avenir, elle répond: «La politique? C'est non! » Elle préférerait militer au sein de la société civile. Le syndicalisme, la CFDT dont elle est très proche? Elle y pense.

Bruno Julliard, lui prépare un master de droit, affirme être tenté par une carrière juridique dans la fonction publique.
Mais le fils de militante syndicale et féministe, devenue maire PS du Puy-en-Velay, est tombé jeune dans la marnite socialiste.
Il a montré un tel sang-froid, une telle détermination, un tel sens des responsabilités au long du conflit qu'on le voit mal ne pas se lancer, comme ses prédéceseurs, en politique.
nouvelobs.com, Robert Schneider, CHALLENGES N°31-13 AVRIL 2006

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jeudi 13 juillet 2006, 19h39 Mondial: SOS Racisme va porter plainte contre le sénateur italien Roberto Calderoli

PARIS (AP) - L'association SOS Racisme annonce jeudi qu'elle déposera plainte pour diffamation raciale "dans les jours qui viennent" à l'encontre de Roberto Calderoli, vice-président du Sénat italien et ancien ministre de Silvio Berlusconi, pour ses propos sur les joueurs de l'équipe de France de football.

Au lendemain de la victoire de l'Italie sur la France en finale de la Coupe du monde, ce dirigeant de la Ligue du Nord avait déclaré dans un communiqué que "la victoire de Berlin est une victoire de notre identité, d'une équipe qui a aligné des Lombards, des Napolitains, des Vénitiens et des Calabrais et qui a gagné conte une équipe qui a sacrifié sa propre identité en alignant des noirs, des islamistes et des communistes pour obtenir des résultats".

Pour SOS Racisme, qui a confié le dépôt de cette plainte à Me Dominique Tricaud, "cette affirmation (...) constitue une attaque inacceptable et contraire aux valeurs du sport dont l'équipe de football d'Italie a été porteuse.
Cette équipe ne peut donc pas être associée aux sorties outrancières d'un personnage qui prétend parler en son nom. Tout comme la France ne se réduit pas à Le Pen, l'Italie ne se réduit pas à Calderoli".

SOS Racisme estime que M. Calderoli "est coutumier des propos racistes et que sa dernière déclaration en date ne fait qu'exprimer la haine qu'il nourrit face à tout ce qui pourrait ressembler, à l'image de l'équipe de France, à du mélange et à du métissage". AP
Yahoo.fr, actualités, jeudi 13 juillet 2006, 19h39

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jeudi 20 juillet 2006, 13h47 Présidentielle: "le risque est réel" de voire se reproduire avril 2002, selon Julien Dray

PARIS (AP) - Le porte-parole du Parti socialiste Julien Dray redoute de voir se renouveler à l'élection présidentielle de 2007 le scénario du 21 avril 2002 qui avait vu le candidat du parti, Lionel Jospin, se faire barrer la route du second tour par Jean-Marie Le Pen.

"Le risque est réel", a admis M. Dray dans un entretien paru jeudi dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France". "Au début, il y a beaucoup de bonnes intentions mais, dans le feu de l'action, chacun cultive ses différences. Et c'est meurtrier".

"Nous ne voulons pas recommencer à l'identique la gauche plurielle des années 1990", a indiqué le député de l'Essonne, mais plutôt "un accord de gouvernement pour construire une gauche durable".

"Nous voulons être à l'écoute de nos partenaires, en permanence et pas seulement à la veille des élections", a-t-il ajouté, non sans donner "un conseil d'ami" à ces mêmes partenaires: "Les électeurs de gauche veulent l'unité, le rassemblement, et ils se souviennent de 2002. Ils auront le réflexe du vote utile".

"Ce n'est pas en culpabilisant les électeurs des autres familles politiques dont le candidat socialiste aurait besoin", avait déclaré mercredi Dominique Voynet, candidate des Verts.
"Que le candidat socialiste soit bon, qu'il défende un projet socialiste, qu'il mobilise les électeurs socialistes", c'est la "seule façon de conjurer le risque" d'être émiminé au premier tour. AP
Yahoo.fr, actualités, jeudi 20 juillet 2006, 13h47

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jeudi 8 mars 2007, 15h29 Bayrou progresse encore et talonne à présent Royal et Sarkozy Par Eric BASSI

PARIS (AFP) - François Bayrou a confirmé sa progression spectaculaire dans deux sondages publiés mercredi, au point de talonner Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, jusqu'ici favoris de la présidentielle.

Le candidat UDF, qui bataille inlassablement contre le clivage droite-gauche et promet de former un gouvernement d'union nationale s'il accède à l'Elysée, a gagné 7 points dans le dernier sondage CSA et 4 dans le dernier BVA.

Parti de 6% en début d'année, M. Bayrou est crédité de 24% d'intentions de vote par CSA et n'est plus devancé que d'un point par Ségolène Royal (25%, - 4) et de deux par Nicolas Sarkozy (26%, - 3).

Le président de l'UDF est crédité de 21% par BVA, qui accorde 24% à Mme Royal (-1) et 29% à M. Sarkozy (-2). Il est cependant plus bas (19%) selon le baromètre quotidien IPSOS.

M. Bayrou apparaît désormais "qualifiable" pour le second tour présidentiel, soulignent les sondeurs. Ce qui explique les attaques de ses principaux rivaux.

La forte progression de M. Bayrou tiendrait pour partie, selon Jean-Daniel Lévy (CSA), à un basculement de 15 points des employés et des ouvriers qui avaient l'intention de voter jusque là pour M. Sarkozy et Mme Royal. Un mouvement relevé aussi par LH2.

Elle tient également, pour CSA, à un déplacement de plus de 10 points des jeunes qui comptaient apporter leurs voix à M. Sarkozy.

Il s'agirait de diplômés, mais aussi de "jeunes en situation d'attente ou d'incertitude à l'égard de leur avenir professionnel" séduits par "le discours cohérent" du leader centriste (motion de censure contre Villepin, refus du budget, stratégie d'indépendance et désaccord avec PS et UMP).

La question est maintenant de savoir si M. Bayrou, parvenu à la hauteur de M. Sarkozy et de Mme Royal, va poursuivre sa percée et les dépasser.

"Ce qui est assez net, c'est que depuis ce matin l'ensemble des compteurs sont remis à zéro", estime M. Lévy. "Il n y a plus de favoris".

Selon lui, les électeurs vont regarder de près le projet porté par M. Bayrou, qui "s'est pour l'instant construit en contre", Mme Royal ne pourra pas se contenter de dire "Je suis de gauche", et M. Sarkozy devra "rassurer sur sa capacité à être l'artisan d'un changement profitable à tous".

Pour Jérôme Sainte-Marie (BVA Opinion), "la dynamique politique principale de la campagne est aujourd'hui, sans conteste, celle qui porte la candidature de François Bayrou".

"En compétition en début d'année avec Jean-Marie Le Pen pour le titre de troisième homme", il "n'est pas loin aujourd'hui de devenir le deuxième", affirme-t-il.

"Dans une telle hypothèse, qui sans être la plus probable est désormais vraisemblable", Bayrou battrait Sarkozy par 55% contre 45%, grâce à d'importants reports de voix de gauche, qui n'aurait pas de candidat au second tour, comme en 2002 et en 1969.

La gauche pourrait apporter ses voix à M. Bayrou, car "pour la plupart de ses électeurs", "Bayrou et Sarkozy, c'est pas bonnet blanc et blanc bonnet", estime Emmanuel Rivière (Sofres).

M. Sarkozy serait "victime de l'implosion de la gauche", selon M. Sainte-Marie, "cette configuration résidant avant tout dans la faible crédibilité de Mme Royal dans l'opinion quant à ses qualités pour exercer la fonction présidentielle".

Si Mme Royal était au second tour face à lui, M. Bayrou la battrait aussi par 54%, selon un récent IFOP.

Reste qu'à 50 jours du premier tour, un électeur sur deux n'a pas arrêté son choix, selon CSA, et qu'on ne peut négliger Le Pen, qui n'a jamais été aussi populaire, souligne Fréderic Dabi (IFOP).
Yahoo.fr, actualités, jeudi 8 mars 2007, 15h29

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mardi 6 mars 2007, 21h44 Affaire Barre: SOS Racisme demande à Pascal Clément d'engager des poursuites

PARIS (AP) - SOS Racisme a demandé mardi au garde des Sceaux Pascal Clément d'engager des poursuites contre l'ancien Premier ministre Raymond Barre qui, dans un entretien diffusé jeudi dernier sur France Culture, a pris la défense de Maurice Papon et Bruno Gollnisch, tout en dénonçant la campagne qu'aurait menée contre lui en 1980 le "lobby juif le plus lié à la gauche".

"L'association se réserve évidemment le droit d'engager des poursuites si les autorités devaient rester silencieuses", précise SOS Racisme dans un communiqué.

Les propos tenus par Raymond Barre "sont indignes de l'homme qui les a proférés et des hautes fonctions qu'il a exercées dans le passé", souligne l'association, en affirmant qu'il ressort de cette interview "la banalisation des crimes commis pendant la Shoah, la réhabilitation du régime de Vichy, le déni fait aux juifs d'être des victimes dans les attentats qui les visent ainsi que l'accusation à leur encontre d'organiser un lobby capable de monter des opérations indignes".

"Il y a une clique qui depuis 1979 me poursuit pour me faire apparaître antisémite. Je dois vous dire que les procédés sont très singuliers mais que cela me laisse totalement indifférent et c'est mon indifférence qui les outrage", a déclaré l'ancien Premier ministre jeudi sur RTL, réagissant aux accusations d'antisémitisme qui pèsent sur lui.

"Je dois vous dire qu'au moment du procès de Monsieur Papon, nous avons été deux à témoigner, non pas sur le passé mais sur ce que nous connaissions, c'était Olivier Guichard et moi-même. On ne peut pas nous soupçonner de quelque façon que ce soit d'être collaborationnistes, ni d'être antisémites, je tiens à le dire", a ajouté Raymond Barre.

Dans un communiqué, La Ligue des droits de l'homme (LDH) déplore pour sa part le "silence assourdissant" des "héritiers politiques de Raymond Barre". "Sans doute cinq années de lepénisation des esprits, y compris parlementaires, ont-elles fait leur preuve malfaisante. Mais ceux qui se taisent face aux propos déshonorants de leur ancien mentor en sont nécessairement complices", ajoute la LDH. AP

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Le Parisien, Paru le : 30/03/2007, p. 17 Violences conjugales Sursis requis contre l'avocat de SOS Racisme

FRANCIS et Sylvie se sont aimés. Aujourd'hui, ils se déchirent dans un divorce douloureux où chacun s'accuse du pire.

Le très médiatique avocat Francis Terquem, fondateur de SOS Racisme, grand pourfendeur des violences policières et auteur de quelques pamphlets sur le « coup d'Etat judiciaire », est accusé d'avoir voulu étrangler son ex-épouse, Sylvie Benard, une docteur ès lettres, avec la laisse de leur chien.

Cette dernière est en arrêt maladie depuis ce jour, le 2 février. L'avocat était venu chercher leur fils, Benjamin, pour passer le week-end avec lui. Un petit garçon âgé de 8 ans qu'il n'a pas vu depuis six mois.

Le parquet a requis hier six mois de prison avec sursis à l'encontre du célèbre avocat, présenté comme un « conjoint violent », mais qui a contesté farouchement les faits.

« Curieusement, les policiers n'ont noté aucune trace de strangulation, tout juste une rougeur sur le cou, au cours de l'audition de la plaignante. D'ailleurs, les constatations sont incompatibles avec les violences décrites », note d'emblée M e Nathalie Carrère, le conseil de Francis Terquem, visiblement éprouvé par ces accusations, affirmant devant le tribunal « n'avoir jamais exercé la moindre violence sur quiconque ». Il désigne même Sylvie comme la « femme de sa vie ».

Sa première épouse, Arlette Vierton, une enseignante d'anglais, mère de sa fille aînée, est venue témoigner en sa faveur : « C'est inconcevable. Il n'a jamais levé la main sur moi en quinze ans de vie commune. J'ai été choquée d'apprendre cela. »

Même son de cloche chez son associée depuis quinze ans, M e Marie-Paule Pioli, qui décrit l'avocat comme un « homme parfois bourru mais certainement jamais violent ».

« Les faits sont pourtant établis », rétorque Richard Koplewicz, l'avocat de Sylvie Benard, tout en fustigeant « les calomnies et mensonges » proférés à l'égard de sa cliente, présentée comme une « consommatrice de drogue » par Fodé Sylla, l'ex-président de SOS Racisme et intime du couple, mis hors de cause dans une ténébreuse affaire de trafic de stupéfiants.

« Pitoyable, et jusqu'où va-t-on aller ? » lui renvoie l'avocat, qui préfère mettre en avant « la spirale de violences ininterrompue dans le couple depuis octobre 2005 ». Sur le banc de la défense, on évoque aussi la « délatrice d'habitude » qui a aussi déposé plainte contre son employeur pour agression sexuelle et est présentée comme malade et dépressive.

« Un conjoint dans le déni de ses violences »

L'avocate de Francis Terquem, mis en cause dans un précédent dossier, toujours pour violences conjugales, bondit pour soulever le « faux témoignage » de la nounou du couple Terquem. L'occasion aussi pour M e Carrère de démonter encore une fois le témoignage apporté par cette garde d'enfant très proche de Sylvie Benard : « Alors qu'elle était enfermée dans les toilettes, elle aurait entendu la plaignante dire à Francis : Arrête de m'étrangler ! Et cela alors même que Sylvie Benard déclare aux policiers qu'elle ne pouvait ni respirer ni parler... »

La procureure ne s'en laisse pas conter. Elle voit dans l'avocat, déjà condamné à « six reprises », « un conjoint dans le déni de ses violences », faisant « régner un climat nauséabond à l'audience » et constate la « détresse » de Sylvie Benard.
Sèchement, elle a demandé six mois de prison avec sursis, dont dix-huit mois de mise à l'épreuve contre Francis Terquem « en plein drame ». Jugement en délibéré au 26 avril.
Jean-Marc Ducos, Le Parisien, vendredi 30 mars 2007, p. 17

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Tests ADN: SOS Racisme appelle "à sortir de l'état d'anesthésie morale" AFP - 20 septembre 2007 14h20PARIS (AFP) -

Après l'adoption de l'amendement autorisant le recours aux tests ADN voté avec le projet de loi sur l'immigration, SOS Racisme appelle jeudi, dans un communiqué, "chacun à sortir de l'état d'anesthésie morale dans lequel le pays a semblé se trouver".

"Face à la surenchère démagogique d'une partie de la majorité parlementaire, affirme le communiqué de SOS Racisme, une période de mobilisation citoyenne est indispensable. Car, non seulement il n'est guère admissible qu'à l'occasion d'un amendement introduit en catimini, des considérations éthiques soient tranchées en quelques dizaines de minutes, mais en outre, l'amalgame +immigré=fraudeur+ permis par le vote de cet amendement relève d'un approfondissement d'une ligne populiste et démagogique".

SOS Racisme considère encore que le vote de cet amendement "contient en lui de redoutables potentiels d'extension dans toutes les couches de la population et dans tous les domaines de la vie en société".

Par le vote de cet amendement, il est autorisé un recours facultatif et expérimental, jusqu'au 31 décembre 2010, aux tests ADN pour apporter une preuve de filiation d'un candidat au regroupement familial originaire d'un pays "dans lequel l'état civil présente des carences" et "en cas d'inexistence de l'acte d'état civil" ou "de l'existence d'un doute sérieux sur l'authenticité de celui-ci". Le test est effectué après "consentement express" du demandeur.

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nonfiction.fr, Rémi Raher, Julien Dray règle ses comptes[13/11/07] Essais politiques Règlement de comptes Julien Dray Éditeur : Hachette Littératures

Résumé :Le pamphlet de Julien Dray taille un costard aux éléphants, à Hollande et à Jospin. On pourrait reprocher à Dray de régler ses comptes... mais il assume. Et a failli se retrouver ministre de Sarkozy.

Julien Dray n'est pas le plus populaire des socialistes. C'est une tautologie de la sociologie politique : les portes-flingues et les snipers des différents partis n'ont jamais une grande côte d'amour.

Pourtant, l'homme a une belle carrière : enseignant-chercheur, ancien président de SOS-Racisme, député depuis 1988 et vice-président du Conseil régional d'Île-de-France. Bon, il grossit parfois un peu le trait, comme sur la 4e de couverture de Règlement de comptes où il est bombardé conseiller spécial de Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle alors qu'il était en fait conseiller chargé de la coordination des portes-paroles. Mais ceci n'a pas grande importance : les titres ne sont que des surnoms, comme l'écrivait Thomas Paine.

Le sixième livre de Julien Dray s’intitule donc Règlement de comptes. Pourquoi ce titre ? « Tant qu’à faire, soyons clairs » explique l’auteur. Chose promise, chose due : le porte-parole du PS règle bel et bien ses comptes dans ce livre, publié ce mercredi 14 novembre chez Hachette-Littératures.

Réaction à L'Impasse de Lionel Jospin, ce livre est un pamphlet qui taille un costard aux éléphants, à Hollande et à son prédécesseur, dont « la fuite devant l’insupportable humiliation » de 2002 n’évoque que mépris pour Julien Dray, qui confirme par ailleurs que Ségolène Royal a proposé à François Hollande d'être son directeur de campagne pour la présidentielle et que celui-ci a refusé d’un simple mot : « impossible ». On y apprend aussi que Nicolas Sarkozy a proposé au député de l’Essonne d'entrer au Gouvernement, le jour même du second tour des législatives, deux heures avant le résultat des élections.

Sur la forme, on remarque que l’ouvrage a sans doute été écrit à plusieurs mains et qu’il souffre d’un trop grande envie de briller. A commencer par les latinismes : un toutes les deux pages dans l’introduction et ça continue ensuite : pro domo, in fine, mutatis mutandis, ex-voto, horresco referens… Un peu lassant, tout ça. S’accumulent aussi pas mal de virgules et de notes de bas de pages, comme un étudiant le ferait dans un mémoire de maîtrise. On se demande à quoi ça sert : Dray n’a pas besoin des références bibliographiques (surtout de celles de ses camarades socialistes) pour que son point de vue soit entendu.

La dame en blanc

D’entrée de jeu, l’auteur justifie son livre par une réaction épidermique au dernier livre de Lionel Jospin et aux « arguments d’une bassesse inhabituelle » employés par ce dernier qui ajoute au moulin de ceux qui stigmatisent Ségolène Royal comme un personnage de droite. Dray rappelle à juste titre que le candidat de 2002 lui-même reconnaissait que son programme n’était pas vraiment de gauche et pas du tout socialiste : le droit d’inventaire devrait donc s’appliquer aussi à celui qui le revendiquait tant vis-à-vis de Mitterrand.

Julien Dray relate la genèse de la candidature de Ségolène Royal. Entre le congrès de Dijon qui fut « un rendez-vous raté » et François Hollande qui ne se prononce « jamais clairement » sur une éventuelle course à l’Elysée, certaines opportunités naissent et des écuries se créent. Autour de Laurent Fabius, porte-étendard du non au referendum européen. Autour de Dominique Strauss-Kahn, qui entend jouer sa popularité pour s’imposer. Concernant Ségolène Royal, cela semble plus long : dans les débats entre amis, elle propose de nouvelles idées pendant que François Hollande mise sur le rejet de la droite, qui semble inéluctable. Un soir, la présidente de Poitou-Charentes commence à s’imaginer un destin national (page 28).

Extrait :
« Ségolène provoque François :
- Alors, quand est-ce que tu vas te décider à annoncer ta candidature, puisqu’il paraît que tu es le seul à pouvoir rassembler le parti ?
Son compagnon rit et lui rétorque :
- Honneur aux dames.
Un ange passe. Très calme, Ségolène répond :
- Et pourquoi pas…
Ce soir là, elle est habillée tout en blanc. J’y repense aujourd’hui. »

Ségolène et François

Le député de l’Essonne est un ami du couple depuis 1984, son regard est donc intéressant sur les deux personnalités. François Hollande, on le sait, est un apparatchik brillant et cultivé. Ségolène par contre s’ennuie ferme dans les réunions d’appareils et mise sur son contact avec le public, ce qui lui permet de devenir une des personnalités politiques préférées des Français bien avant 2004 ; cette information invalide au passage la thèse de Jospin selon laquelle « la Madone du Poitou » serait une création des sondages en 2006.

Le congrès du Mans, en 2005, vise clairement la candidature Hollande en 2007 avec la mise en place d’un « contrat de gouvernement ». Mais le Premier secrétaire se fait désirer… et devancer, faute d’action : « arrivé sur les rives du Rubicon, il s’est contenté de contempler l’onde amère ». Pour autant, et malgré les difficultés du couple (déjà connues de tous en 2006, selon Dray), Ségolène Royal souhaite que le chef du PS soit son directeur de campagne. Mais ce dernier refuse (« impossible ») et la pagaille commence chez les socialistes : pas d’organigramme officiel, pas de corrélation entre le parti et l’équipe de campagne, etc.

Le troisième chapitre est l’occasion d’une nouvelle charge contre Jospin, « faux modeste qui prépare son retour en 2005 », après avoir déjà fait explicitement comprendre à Julien Dray qu’il souhaitait revenir lors d’un déjeuner… en 2003 ! S’ensuit donc une attaque en règle du réquisitoire jospinien et des détracteurs de Ségolène Royal. Comme Jean-Luc Mélenchon qui l’accuse de profiter des adhérents à 20€, qui ne sont pour lui que des « koulaks ». Ou comme Claude Allègre, qui reproche à la candidate de « suivre l’avis de Mme Michu ». Pourtant, Royal l’assume parfaitement : Mme Michu l’intéresse, car elle vote et elle parle vrai.

Selon Julien Dray, la démocratie participative est la clé de la popularité de Ségolène Royal : « la ferveur populaire s’est purement et simplement nourrie de la proximité retrouvée ». Car il insiste : Ségolène Royal a bel et bien fait une campagne sociale. Favoriser les emplois sécurisés, lutter contre la vie chère, rompre avec l’assistanat… Autant de mesures inscrites dans le projet collectif du PS, pourtant descendu en flammes par ses auteurs !

Les éléphants

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Julien Dray n’est pas tendre avec les « enfants gâtés du mitterrandisme » avec qui il n’est « jamais question d’idées, mais toujours de pouvoir » et qui ont torpillé la campagne présidentielle au motif qu’ils n’y trouvaient pas leur place ni leur futur marocain ministériel. Allègre avouera même qu’il est prêt à « tout faire pour la faire battre » tandis que Fabius joue la vierge effarouchée et méprisée. De son côté, DSK traite la candidate de « bonne femme creuse » avant, en plein cœur de la campagne, de partir deux semaines au Canada pour faire du ski.

Mais le député de l’Essonne ne fait-il pas partie de ces pachydermes ? « Pour ce qui est du physique, je le reconnais (sourire) ». (Oui oui, les parenthèses sont dans le texte…) Et puisqu’il se veut lucide, Dray reconnaît que les torts sont partagés et qu’il règne autour de Ségolène Royal une « inorganisation rampante », entre une absence d’organigramme clair et une bicéphalité bancale avec François Hollande. En effet, il serait difficile de prétendre le contraire…

De Versailles à Villepinte, en passant par la gare du Nord

Après avoir jeté des pavés et des fleurs, force est de reconnaître que Sarkozy a réussi sa mutation en présidentiable lors de son investiture à la candidature UMP, en parvenant à mettre en scène un gaullisme social qui lui est bien étranger. A ce triomphe sarkozyste s’ajoute pourtant une nouvelle bévue socialiste : François Hollande jette le trouble sur les questions de fiscalité en déclarant qu’il n’aime pas les riches ! Il ajoute même qu’on est riche à partir d’un revenu de 4000€ par mois. Et les socialistes, dans un concours d’intelligence, s’engueulent dans tous les sens, en comparant le coût de la vie à Paris et à Tulle. On ne pouvait imaginer pire scénario.

Ah si, on pouvait imaginer pire en la personne d’Arnaud Montebourg qui déclare que le défaut de Ségolène Royal, c’est son compagnon. La petite phrase, largement relatée dans les médias par le biais d’une Nadine Morano « jamais en reste d’une vacherie », contribuera largement à entretenir la pagaille entre Solférino et le « 2-8-2 », QG de campagne des ségolénistes. Malgré tout cela, Julien Dray dédouane François Hollande et met sa phrase sur le compte de l’erreur plutôt que du calcul : « je n’ai jamais cru à un François Hollande complotant contre sa compagne et organisant ainsi sa défaite ».

La campagne zappe d’un thème à l’autre, mais l’un d’entre eux est récurrent : la sécurité. Et les émeutes du 27 mars 2007 à la gare du Nord ne vont rien arranger, surtout quand Sarkozy saisit la balle au bond pour vilipender « le laxisme de la gauche » et que les ténors socialistes encouragent leur candidate à laisser tomber le thème de la sécurité pour se recentrer sur le social. Julien Dray enrage : c’est un spécialiste des questions de sécurité et il n’a jamais accepté que les socialistes pensent qu’il s’agit là d’un thème de droite alors que « la finance génère le désordre pour mieux se déployer ».

Selon l’auteur, l’ordre juste a un sens : créer un ordre public social et produire de la justice. « Quand la gauche prend en charge les problèmes de sécurité, elle ne fait pas une incursion sur le terrain de la droite ». Car la gauche met la sécurité au cœur de son projet de société au même titre que l’aide sociale : une société où l’on peut vivre tranquillement sans haïr ni craindre son voisin. Il va même jusqu’à saluer Manuel Valls qui « a raison de dire qu’il y a des contradictions à surmonter » chez les socialistes.

Derniers combats… puis Sarkozy

Le soir du 1er tour, c’est la douche froide : Sarko franchit les 30%. Forte participation donc pas de réserve chez les abstentionnistes et très peu de voix à gauche pour assurer un report triomphant. Julien Dray est clair : « il ne fallait pas être grand clerc pour comprendre que c’est autour de l’électorat de Bayrou que résiderait une partie de la solution ». Il s’annonce ainsi comme farouche partisan d’un rassemblement arc-en-ciel qui va de Bové à Bayrou mais là encore, il considère les socialistes comme trop hésitants. On connaît la suite.

Selon Dray, diaboliser Sarkozy lui rend service car il peut alors jouer la victime au lieu de justifier ses choix : « ne lui faîtes pas l’honneur d’un procès en sorcellerie ». Il insiste, même : Sarko n’est ni un facho ni un nazi, « pas même en version light » ; c’est un homme pragmatique qui prend ce dont il a besoin là où il a besoin, dans une stratégie de « coup d’éclat permanent », selon le bon mot de François Hollande. Et il précise également que pour le nouveau président de la République, l’ouverture n’est pas une idée neuve : elle remonte à 1994 quand il débauchait des personnalités de gauche au profit de Balladur. C’est pourquoi il n’a pas été plus étonné que cela lorsque Nicolas Sarkozy l’appela le 17 juin 2007 pour lui proposer un ministère (page 177). Chose qu’il n’acceptera jamais, précise-t-il ensuite.

Extrait :
« - Si tu veux me présenter tes condoléances pour ma défaite, attends encore deux heures !
- Tu vas être réélu car il y aura un rééquilibrage et c'est normal. Mais là, je veux te parler de toi.
Ca me fait rire.
- Tu veux gagner ton pari, c'est ça ?
- Oui, je veux que tu entres au gouvernement. Je veux que mon élection soit utile pour le pays. Je veux faire des réformes sur lesquelles il peut y avoir des majorités d'idées, pour cela, j'ai besoin des meilleurs et je ne veux pas m'en priver. Mes amis sont bien sympathiques, mais on n'y arrivera pas si on continue la logique bloc contre bloc. Je suis désormais au-delà de ça. J'ai besoin de toutes les compétences avec moi. Tu feras ce que tu veux.
- J'espère que tu ne te fais pas trop d'illusions.
- Non, mais réfléchis, on ne sait jamais. »

Et maintenant ?

Après avoir brocardé les uns et encensé les autres, reste le difficile exercice de la perspective. Mais Dray assume, et propose, aux antipodes d’un gauchisme qui lui a valu tant de critiques. Pour lui, il y a trois piliers majeurs dans l’avenir du PS et de la France. Le premier : il faut encourager la démocratie participative avec un retour du peuple au centre des préoccupations. Le second : il faut oublier les foules et reconnaître les individus pour ce qu’ils sont. Le troisième : il faut une VIème République qui mette en place un régime parlementaire et une décentralisation intelligente qui valorise « l’intelligence des territoires ».

Ainsi, Julien Dray rejoint les rénovateurs du PS. Selon lui, il faut conserver le dispositif des adhérents à 20€ et encourager encore plus de gens à venir grossir les rangs socialistes. On peut même s’étonner lorsqu’il condamne les vieilles pratiques d’un parti qui s’effondre avec ses codes et ses jeux d’appareils ne visant que le pouvoir. Car il ne fut pas le dernier à fomenter des coups de Jarnac. Mais, semble-t-il, le député a retenu la leçon : « il faut changer, ou mourir ».

* Disclaimer : Rémi Raher est chercheur en science politique.
Pendant la campagne présidentielle, il travaillait comme conseiller technique au sein du cabinet du président de la Région Pays de la Loire, où il est actuellement chargé de mission.

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Dray, Calife à la place du Calife
http://www.bakchich.info/article2144.html jeudi, 13 décembre 2007 | par Serge Faubert
Julien Dray en a marre de jouer les éminences grises. Il veut maintenant devenir le patron du PS

Il y pense, et pas qu’en se rasant. Julien Dray se verrait bien Calife à la place du Calife. Entendez premier secrétaire du PS en remplacement de François Hollande. Depuis quelques jours, les lieutenants de Juju testent discrètement l’idée dans les couloirs de la rue de Solférino et du groupe socialiste à l’Assemblée nationale. Point fort de l’argumentation : l’extrême-gauche marque des points dans l’électorat socialiste et menace l’existence même du parti ; il n’y a qu’un ancien trotskyste – Dray a fait ses classes à la LCR - qui puisse endiguer la surenchère du très envahissant trotskyste Besancenot.

Les mêmes zélateurs expliquent que la candidature de leur patron est la seule qui préserve l’unité du parti, déjà sérieusement effiloché sur sa droite par les ralliements à Nicolas Sarkozy. Car c’est maintenant le flanc gauche qui se lézarde. Lassé de ferrailler contre les éléphants, le sénateur Jean-Luc Mélenchon et ses amis de « Pour une république sociale » envisagent très sérieusement d’aller faire éclore les roses ailleurs. Sauf si… Julien Dray prend la direction du PS (voir vidéo ci-dessous).

Dernier argument avancé par les missi dominici du candidat, Dray n’a aucune ambition présidentielle. Tous ceux qui, au sein du PS, se voient un destin national – et ils sont nombreux par les temps qui courent, si, si… – n’ont, par conséquent, rien à craindre.

Bref, Juju est le candidat idéal. Question programme, chacun est sûr de s’y retrouver. Le député de l’Essonne est en effet partisan d’une gauche Arc-en-ciel qui va de José Bové à François Bayrou. Difficile de faire mieux, sauf à inclure Nicolas Sarkozy…

Un positionnement dont les téléspectateurs de « À vous de juger », l’autre soir sur France 2, ont pu découvrir un avant-goût. Tout au long de l’émission, Dray n’a cessé d’expliquer qu’il n’y avait qu’une seule gauche, englobant bien sûr Olivier Besancenot qui était également présent sur le plateau. La « radicalité » de l’ancien conseiller de Ségolène Royal n’aurait rien à envier à celle du porte –parole de la LCR. La ligne de partage passerait entre ceux qui se contentent de « témoigner » devant l’histoire – la LCR – et ceux qui, comme le député de l’Essonne, se confrontent au réel. Dray était tellement sûr de son fait qu’il n’a pas hésité à distribuer un poste au facteur dans son futur gouvernement Arc-en ciel ! Besancenot en est resté comme deux ronds de flan.

Mercredi soir, à Sciences po, Juju, qui débattait devant les étudiants avec Jean-Luc Mélenchon, a été encore plus explicite : « La crise du PS se réduit à la crise de sa direction, a-t-il martelé. Il est temps de balayer les éléphants et de construire une nouvelle direction. »

Si l’éminence grise de Ségolène Royal sort ainsi du bois, c’est parce qu’il est fermement décidé à ne pas répéter les erreurs de la campagne présidentielle. A l’entendre, - et, surtout, à lire son dernier bouquin Règlements de comptes [1] – Ségolène Royal s’est plantée, parce qu’elle a trop écouté François Rebsamen et Jean-Louis Bianco, ses directeurs de campagne et pas assez Julien. Un Julien en quelque sorte victime de sa modestie, puisque c’est volontairement qu’il serait resté dans l’ombre. A quoi tiennent les grands destins…

Notre stratège entend jouer désormais les premiers rôles. Et pour qu’on comprenne bien que les choses ont changé, il a publiquement invité, la semaine dernière, son ancienne égérie, Ségolène, à ne pas briguer la direction du PS « car cela risquerait de rouvrir une sorte de confrontation entre deux ou trois personnalités ».

Mieux, il négocie déjà son soutien pour 2012 : « Peut-être qu’il faut que se constitue une direction du Parti socialiste, a-t-il renchéri dans la même déclaration, avec une nouvelle génération qui ait pour mandat de préparer les conditions d’(une) primaire au sein de toute la gauche pour choisir un candidat unique à la prochaine élection présidentielle ». En clair, laisse-moi prendre le parti et je t’aiderai – peut-être ! - à prendre l’Élysée.

Dray se donne encore quelques semaines pour compter ses partisans. S’il se décide à y aller, l’offensive devrait débuter avant les élections municipales.

Ca commence mal pour Juju : Dominique Bouissou, son assistante parlementaire depuis 20 ans, et à laquelle il rend un hommage appuyé dans son livre - il ne pourrait pas prendre de décisions importantes sans qu’elle soit présente ! - vient de le quitter pour rejoindre…Ségolène Royal. [1] Hachette Littératures

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Julien Dray «prêt» à être 1er secrétaire du Parti socialiste
L.D.(Lefigaro.fr) Avec AFP 17/02/2008 | Mise à jour : 21:23

Le député de l'Essonne et porte-parole du PS pourrait briguer la succession de François Hollande.

Il ne veut pas briguer ce poste par «caprice» ou «parce que c'est son tour», mais parce que «le Parti socialiste, c'est sa vie». Le député de l'Essonne Julien Dray s'est dit «prêt» dimanche, sur Europe 1, à briguer le poste de premier secrétaire du Parti socialiste pour succéder à François Hollande, qui abandonnera son mandat au congrès de 2008.

Ségolène Royal a déjà laissé entendre également qu'elle pourrait briguer ce poste. Julien Dray, son conseiller spécial pendant la campagne présidentielle, deviendrait donc un concurrent.

Celui-ci a récusé avoir pris ses distances avec l'ex-candidate, tout en se demandant si c'était dans l'intérêt de Ségolène Royal «d'entrer dans une bataille dont il n'est pas sûr qu'elle va sortir gagnante».

«Il s'agit de porter un «projet collectif», a assuré Julien Dray. « J'ai appris à être rassembleur, comment travailler ensemble et collectivement. Voilà ce que j'ai appris de François Hollande», a -t-il ajouté.

Le nouveau premier secrétaire du PS doit être désigné lors d'un prochain congrès qui doit avoir lieu en 2008, vraisemblablement à l'automne.

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Francis Terquem relaxé en appel Libération 8 juillet 2008 p. V

L'avocat Francis Terquem, cofondateur de SOS Racisme, vient d'être relaxé en appel des poursuites pour violences sur son ex-épouse.
En conflit avec elle dans le cadre d'un divorce difficile, opposés sur la garde de leur fils, l'avocat avait toujours dit son innocence, expliquant qu'il n'avait jamais exercé la moindre violence sur quiconque».

Son ex-épouse l'accusait de l'avoir insultée et d'avoir tenté de l'étrangler avec la laisse du chien.

La condamnation, en première instance, de cet avocat médiatique dans une affaire privée avait fait l'objet de nombreux articles.

Son avocate, Nathalie Carrère, avait dès le départ dénoncé «l'instrumentalisation de la justice» pour «exclure Francis Terquem de la vie de son fils».

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L’écrivain Pierre Péan jugé pour racisme anti-Tutsi Libération CHRISTOPHE AYAD QUOTIDIEN : mercredi 24 septembre 2008

«La culture du mensonge et de la dissimulation domine toutes les autres chez les Tutsis, et dans une moindre part, par imprégnation, chez les Hutus.» Il suffit de remplacer Tutsi par Juif pour imaginer le tollé qu’aurait provoqué à sa sortie, en novembre 2005, le livre de Pierre Péan, Noires fureurs, blancs menteurs (Fayard), consacré au génocide de 1994 au Rwanda. Mais à l’époque, le volumineux pavé n’avait suscité que quelques comptes-rendus, globalement défavorables, de journalistes spécialisés dans les affaires africaines. Un silence expliqué par la réputation et l’entregent de Péan, enquêteur de renom, mais aussi par l’omerta des dirigeants français sur le génocide de 800 000 Tutsis et opposants hutus au Rwanda. La France, gauche et droite confondues, a en effet soutenu jusqu’au bout le régime hutu raciste qui a commis le génocide.

Lobbying.
Un an plus tard, une plainte était déposée par SOS Racisme et Ibuka, une association de rescapés du génocide. Au final, l’écrivain enquêteur et son éditeur, Claude Durand, sont poursuivis pour «complicité de diffamation raciale» et «complicité de provocation à la discrimination, à la violence et à la haine raciale» envers les Tutsis. Vingt-cinq passages du livre sont incriminés.

Le procès s’est ouvert hier, devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Pour SOS Racisme, son président, Dominique Sopo, a accusé Péan de «reprendre, de fait, des présupposés de l’idéologie génocidaire qui a conduit au drame […] au Rwanda». Dans son ouvrage, Péan cite notamment, à l’appui de sa théorie sur le mensonge «congénital» des Tutsis, la «petite étude historique» d’un certain Paul Dresse, dans les années 1940. Ce dernier, proche de l’extrême droite belge, reprenait tous les clichés sur les Tutsis, race soi-disant sémitique. Or, avant et pendant le génocide, les médias de la haine, aux mains du lobby hutu extrémiste, comme Radio Mille Collines et le magazine Kangura, diffusaient les mêmes clichés. Même proximité douteuse lorsque Péan explique que la diaspora tutsie a effectué un lobbying «très efficace» en guidant «de très belles femmes tutsies vers des lits appropriés», ceux des responsables des «principales organisations internationales», des «milieux intellectuels» et des «acteurs politiques du monde entier», pour les gagner à leur cause, c’est-à-dire celle des rebelles du Front patriotique rwandais, alors en guerre contre le régime raciste de Kigali.

Pugnace.
Pierre Péan voit dans cette plainte une «flétrissure» : il a rendu sa mise en examen responsable d’une «crise cardiaque». Mais à 70 ans, l’auteur d’Une jeunesse française reste toujours aussi pugnace. Il a fait citer pour sa défense deux personnalités de renom. Bernard Debré, ministre de la Coopération en 1994 et adepte de la thèse du «double génocide», qui veut que les Hutus aient subi eux aussi un génocide, réduisant le génocide tutsi à un massacre interethnique. L’autre est Hubert Védrine, ancien secrétaire général de l’Elysée sous Mitterrand, meilleur soutien international du régime rwandais, qui a fini par commettre le génocide. Claude Durand, lui, a argué d’«un demi-siècle de combat contre la discrimination et pour les droits de l’homme». Cela suffit-il à lui garantir une immunité antiraciste ?

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7 nov. 15h41 AFP Rwanda: Pierre Péan relaxé
L'écrivain était poursuivi par SOS Racisme pour avoir attribué aux Tutsis une «culture du mensonge et de la dissimulation» dans un de ses ouvrages.

L’écrivain et enquêteur Pierre Péan a été relaxé aujourd'hui par le tribunal correctionnel de Paris devant lequel il était poursuivi pour diffamation raciale et provocation à la discrimination raciale. En cause, son ouvrage Noires fureurs, blancs menteurs (Fayard, 2005) sur le génocide rwandais. Son éditeur, Claude Durand, a également été relaxé.

La publication de ce livre consacré au génocide rwandais, qui en 1994 a fait selon l’ONU 800.000 morts, essentiellement parmi la minorité tutsie, avait entraîné en octobre 2006 le dépôt d’une plainte avec constitution de partie civile de SOS Racisme, qui entend faire appel du jugement. Le ministère public avait lui-même décidé de poursuivre l’écrivain et son éditeur.

Il était reproché notamment à Pierre Péan de reprendre dans son ouvrage les accusations attribuant aux Tutsis une «culture du mensonge et de la dissimulation». Le tribunal a estimé «que la formulation "culture du mensonge et de la dissimulation", aussi brutale qu’elle puisse apparaître, spécialement pour les victimes d’un génocide, ne peut être considérée comme l’imputation d’un fait précis visant à jeter le discrédit sur l’ensemble des Tutsis».

Les juges ont souligné en outre «que si l’auteur attribue principalement aux Tutsis ce particularisme culturel, il le prête également aux Hutus et plus généralement aux Rwandais», «sans jamais nier la réalité du génocide».

«Aucun appel à la discrimination»

En outre, poursuit le jugement, «même si la formulation qu’il emploie peut légitimement heurter ceux qu’il vise», les développements de l’auteur «ne contiennent néanmoins aucun appel ni aucune exhortation à la discrimination, à la haine ou à la violence susceptible de provoquer chez le lecteur un rejet ou une réaction à l’encontre des Tutsis».

Relaxés, Pierre Péan et Claude Durand ont toutefois été déboutés de leurs demandes de dommages et intérêts vis-à-vis de SOS Racisme à qui ils reprochaient d’avoir engagé une procédure abusive à leur encontre.
Le tribunal a estimé que «Pierre Péan s’est naturellement exposé à la critique» et «la seule considération pour les victimes du génocide aurait dû (le) conduire à davantage de précautions dans la formulation de ses propos».

L’avocat de SOS Racisme, Léon Lef Forster, a fait part de sa «grande tristesse car le tribunal a indiqué honnêtement que les propos étaient tout à fait déplacés mais a eu une lecture très modérée de ces propos». Il a annoncé qu’il ferait appel.

Au nom de Pierre Péan, Me Florence Bourg a salué «une victoire de la liberté d’expression, du vrai débat d’idées sur un sujet très difficile». Dans son livre, Pierre Péan «stigmatise un fait culturel, pas une race. Le tribunal l’a très bien compris». Source AFP

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A propos du groupe de contrôle des fichiers Publié le 05/12/2008 à 14:20
Déclaration de Dominique SOPO, Président de SOS Racisme :

« SOS Racisme tient à marquer son étonnement suite aux divulgations d’éventuelles conclusions du groupe de contrôle des fichiers ainsi qu’aux commentaires divers et variés ayant entouré les dites divulgations.

Je tiens à rappeler que nombre d’acteurs associatifs participant à ce groupe ont rejoint la position de SOS Racisme consistant à demander la suppression de toute catégorisation ethno-raciale dans les fichiers de police, une telle catégorisation renvoyant à une vision racialiste que la République ne saurait admettre, sans parler de leur côté étrangement peu opératoire en termes d’investigations policières.

A cet égard, il ne saurait être question pour nous d’accepter la combinaison dans de futurs fichiers de catégories ethno-raciales et de catégories chromatiques. Une telle proposition, tout comme la proposition du maintien de catégories ethno-raciales, pousserait SOS Racisme à contester les conclusions du groupe de contrôle des fichiers.

SOS Racisme et nombre d’acteurs associatifs, ont rappelé que les fichiers de police ne pouvaient voir figurer que des éléments d’identification objectifs, la réflexion sur la couleur de peau initiée par la commission ne pouvant en aucun cas aboutir à la réintroduction masquée des catégories ethno-raciales. »

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Les Avesnois se mobilisent après le report de la réforme du lycée vendredi 19.12.2008, 04:50 - La Voix du Nord

Hier, dès huit heures du matin, une cinquantaine de lycéens se sont rassemblés devant Jessé-de-Forest pour manifester contre la réforme Darcos ; et ce, malgré son report. Une première pour les Avesnois qui jusque-là ne s'étaient jamais mobilisés contre ce projet.

Surprise ! Hier matin, des lycéens d'Avesnes-sur-Helpe ont pris de court tout le monde. Enfin presque. Parce que la veille, l'appel à manifester avait circulé en boucle sur les portables de nombreux élèves.

Étrangement, alors que face à la contestation nationale le ministre de l'Éducation Xavier Darcos a préféré repousser d'une année sa réforme de la seconde, les Avesnois se sont mobilisés. « Jusque-là on n'était pas très informés, on ne savait pas trop ce qu'il y avait dans cette réforme », reconnaît une lycéenne.

Le report a eu un effet contraire à celui escompté puisque les lycéens de Jessé-de-Forest ont finalement pris le temps de « s'y intéresser ». Résultat : « On est contre ce projet qui va mettre fin aux filières spécialisées », s'insurge une autre élève.

Le petit groupe qui filtre l'entrée du lycée, tout en incitant les élèves à rejoindre le mouvement, peste contre cette « uniformisation qui va nous obliger à travailler toutes les matières plutôt qu'à nous spécialiser. Cela ne va pas nous aider à devenir meilleur », clament-ils en coeur.

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La Fidl et SOS Racisme au cœur de l'affaire Dray M. D. et C. G. lefigaro.fr 19/12/2008 | Mise à jour : 21:10 |

Le syndicat lycéen et l'association ont été perquisitionnés hier.

DEUX associations proches de Julien Dray se trouvent désormais au centre de l'affaire des détournements de fonds qui a conduit vendredi matin à une série de perquisitions.

Selon le parquet de Paris, elles seraient les victimes, puisque les mouvements de fonds suspects auraient été commis « à leur préjudice ».

Les enquêteurs veulent savoir si les associations avaient conscience de l'utilisation qui était faite de leurs comptes en banque.

Au cœur des manifestations à l'encontre du projet de loi de Xavier Darcos depuis le début du mois, la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl), deuxième syndicat étudiant, revendique des comités dans toute la France et 6 000 adhérents.

C'est en 1986 que la Fidl est devenue l'une des associations porte-parole de la contestation lycéenne lors du mouvement contre le projet de loi Devaquet. Inscrite sous un statut d'association, elle s'est structurée dans le giron de SOS-Racisme, tandis que les permanents étaient, selon un ancien, « nommés par Julien Dray ». La plupart des membres du bureau national appartenaient d'ailleurs à son courant, la Gauche socialiste, jusqu'à sa dissolution en 2002.

Actions de sensibilisation

Delphine Batho, une proche de Julien Dray, la dirigea un moment avant de rejoindre officiellement le Parti socialiste. Elle est aujourd'hui députée dans la circonscription des Deux-Sèvres. Au poste occupé jusque-là par Ségolène Royal. Em­barrassée par cette affaire, les permanents de la Fidl évitaient vendredi de commenter les perquisitions.

L'Association des parrains de SOS-Racisme, quant à elle, regroupe les bienfaiteurs de l'association antiraciste crée en 1984 par plusieurs cofondateurs au nombre desquels Julien Dray et Harlem Désir. Présidée par l'ancien PDG d'Yves Saint Laurent, Pierre Bergé, l'Association des parrains de SOS-Racisme avait tenu son dîner an­nuel en janvier dernier sur la péniche du Maxim's à Paris.

Elle avait réuni 300 personnes et plusieurs personnalités de premier plan dont la garde des Sceaux Rachida Dati, la secrétaire d'État en charge de la Politique de la ville Fadela Amara ou encore le maire de Paris, Bertrand Delanoë. Ce rendez-vous, qui brasse des personnalités du monde politique, du spectacle, du monde des lettres et des membres de SOS, permet chaque année de collecter des fonds. Qui viennent compléter les subventions publiques que reçoit l'association antiraciste.

Depuis plusieurs semaines, ces aides sont d'ailleurs bloquées, asphyxiant les activités des 80 co­mités qui œuvrent en France et ras­semblent près de 5 000 membres. Au siège de l'association, 8 permanents coordonnent des ac­tions de sensibilisation au racisme, mais aussi l'aide aux victimes de discriminations. L'association a conduit plusieurs procès ainsi que des testings pour mettre en évidence ces pratiques illégales.

Désormais, l'association craint d'« être la victime collatérale d'une grande opération spectacle. Qui sont les donateurs qui voudront nous financer après cette publicité ? » Et de dénoncer, sur le fond, de « vilaines rumeurs, des perquisitions sans explications, et pas de garde à vue : probablement beaucoup de bruit pour rien », veulent croire les responsables.

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Julien Dray verse dans le judiciaire PS. Le mentor de SOS Racisme est soupçonné de détournements de fonds. liberation.fr 20 décembre 2008 p. 11 RENAUD LECADRE

«Ils sont tous sous la couette.»
Ce proche de Julien Dray résume l’ambiance au sein de la «bande à Juju», assemblage plus ou moins hétéroclite de membres du PS, de SOS Racisme et de la Fidl (Fédération indépendante et démocratique lycéenne).

La perquisition diligentée vendredi matin au domicile de l’ancien porte-parole de Ségolène Royal - et plusieurs de ses proches - les a laissés interdits.
L’usine à gaz politico-estudiantine mise en place depuis vingt ans par Julien Dray, au-delà de l’agitation mouvementiste, aurait-elle contribué à l’enrichissement personnel de son mentor ?

«Couette».

A la suite d’un signalement de Tracfin (organisme antiblanchiment qui dépend de Bercy), signifié fin novembre au parquet de Paris, une enquête préliminaire a été ouverte début décembre. D’où les perquisitions.

Selon des éléments de l’accusation diffusés vendredi par le Monde, plusieurs chèques d’associations pilotées à distance par Julien Dray (SOS Racisme et la Fidl) auraient bénéficié à des proches, dont Nathalie Fortis, son attachée de presse, avant d’atterrir sur ses comptes personnels.
Sans le nommer, le parquet de Paris évoque dans un communiqué des «détournements apparemment à des fins personnelles». En jargon pénal, il s’agirait donc d’abus de confiance (équivalent de l’abus de bien social pour les associations).

Vendredi, toute la galaxie de «Juju», 53 ans, (SOS Racisme, la Fidl, les permanences de Dray à l’Assemblée nationale comme dans son fief électoral de l’Essonne, ses proches du PS…) était aux abonnés absents. «Sous la couette» , donc, Libération ayant tenté en vain de joindre les uns et les autres. Les plus téméraires renvoyant à son avocat, Me Léon-Lev Forster. Lequel, faute d’avoir accès au dossier pénal - son client n’étant pas formellement mis en cause à ce stade - en est réduit à commenter la procédure : «Julien Dray ne s’exprimera pas en l’état, mais il est extrêmement surpris du battage médiatique qui accompagne l’ouverture d’une enquête pénale.»

En pleine agitation lycéenne (lire ci-contre), l’avocat se dit «surpris de cette médiatisation qui, outre le non-respect de la présomption d’innocence, risque d’entraîner une dispersion des preuves».
Dès 9 heures, Lemonde.fr évoquait des détournements de 120 000 euros, avant de corriger le tir à 11 heures, en fin de perquisition : «Les flux suspects se montent à 350 000 euros.» L’avocat de SOS Racisme, Me Dominique Tricaud, plaide le bordel interne : «L’argent n’a pas été détourné de sa destination et personne n’a volé un centime ; après ça, que les règles de la comptabilité soient nullissimes, je suis tout prêt à le croire.»

L’opacité de la galaxie Dray a déjà prêté à confusion. En 1999, en marge de l’affaire Mnef (principale mutuelle étudiante), la justice française avait établi que le député de l’Essonne avait pu s’offrir une montre d’une valeur de 350 000 francs, payée en partie en liquide. Insuffisant pour le poursuivre pénalement, mais de quoi alimenter sa réputation «bling-bling».

Sponsors.

Dans la même veine, l’actuelle procédure pénale mettrait en lumière des versements de la «sphère socio-économique» en faveur de Julien Dray. «Juju» financé par des patrons ? Le pénal n’a pas vocation à faire la morale, sauf à démontrer que l’un de ses sponsors aurait bénéficié d’un marché public du conseil régional d’Ile-de-France (dont Julien Dray est le vice-président). Enquête en cours…

Au risque de voir la main du pouvoir politique sur la moindre enquête financière du parquet (ce qui n’est pas toujours faux, loin de là), Me Dominique Tricaud ose cette conclusion provisoire : «Malek Boutih, ancien président de SOS Racisme, était ministrable jusqu’à ce matin ; il ne l’est plus.»

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Julien Dray déclare qu'il ne démissionnera pas des ses responsabilités au PS Le Parisien 22 décembre 2008 p. 6

PARIS (AFP) — Julien Dray, soupçonné d'abus de confiance, déclare lundi au Parisien qu'"il n'est pas question de démissionner de (ses) responsabilités" au Parti Socialiste.

"Je vais me mettre un peu en retrait et ne plus siéger pendant un certain temps au bureau national", affirme-t-il. "Mais il est pour l'instant exclu que j'abandonne mes fonctions", ajoute le député de l'Essonne.

Julien Dray déplore par ailleurs que Martine Aubry, première secrétaire du PS, ne lui ait pas apporté son soutien: "Le PS a été exemplaire tous courants confondus, mis à part quelques noms... Le devoir d'un premier secrétaire, dans ces moments-là, c'est au moins d'essayer de prendre contact", déclare-t-il.

Il affirme en revanche avoir reçu le soutien, notamment, de l'ex-premier secrétaire du PS François Hollande et de la présidente de Poitou-Charentes Ségolène Royal.

Le parquet a ouvert une enquête le 10 décembre pour abus de confiance à la suite d'un signalement de Tracfin, la cellule antiblanchiment du ministère des Finances, portant sur des mouvements de fonds suspects à partir de comptes de l'association les Parrains de SOS Racisme et de l'organisation lycéenne Fidl depuis janvier 2006.

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Les coûteuses marottes de « JuJu » Le Parisien 22 décembre 2008 p. 6

JULIEN DRAY est un collectionneur. Ou plutôt, confesse-t-il, « un acheteur compulsif ».

Rapidement lassé, toujours à l'affùt « Quitte à me rendre compte le soir venu que j'ai fait une bêtise », reconnaît le député.
Un de ses premiers hobbys, les stylos à plume anciens. Achat, revente ... « Juju » a investi il y a une quinzaine d'années quand le stylo de collection avait la cote. « Mais le marché s'est vite tari en France alors qu'aux Etats-unis ça fonctionne mieux », explique-t-il. Montblanc, Eversharp ... toutes les marques de prestige passent entre ses doigts, notamment le must : le Parker Pelikan jaune, dit-il une petite lumière dans les yeux. Edition limitée et neuf à l'achat: on dépasse déjà les 1 000 € ...

En plus d'un petit détour sur le marché de l'appareil photo de collection, tendance Leica, dont les boîtiers font saliver les professionnels, l'intérêt du député de l'Essonne s'est fixé sur la montre haute précision. Suisse, de préférence.

Une passion dévorante, coûteuse mais aussi juteuse : Julien Dmy parcourt les horlogers, les brocantes, pour trouver la perle rare, la revendre, puis en acheter une autre.

Un véritable business qui, jure-t-il, « me permet d'assouvir ma passion légalement ».

En 1999, le député avait dû s'expliquer sur les conditions d'achat d'une montre payée 250 000 (€) frs, une partie en carte bancaire, l'autre en liquide. Or, il est en interdit de fractionner le paiement de ce type d'achat important. L'affaire a été classée.

la passion reste dévorante. Un jour, Dray déniche un vieux boîtier de marque Ralex collection Daytona, y fait insta1ler un cadran Paul Newman et revend ce petit bijou 50 000 € ... «

D'autres investissent dans les tableaux ou les voitures ; moi ce sont les montres. C'est ma vie », souffle-t-il.

Vendredi, quand les enquêteurs de la brigade financière débarquent chez lui à l'heure du laitier, Dray ne peut se retenir: « C'est quoi autour de votre poignet? » Le député avoue connaître les marques de montre de tous les membres du gouvernement. Il a même « expertisé » celle du président de la République, « une Philippe Patek référence 39/40 ». « Un petit bijou qui vaut 50 000 € », évalue-t-il.
Et, lorsque durant la dernière campagne présidentielle, le candidat Nicolas Sarkozy portait sa Ralex pendouillant au poignet, Dray, en fin connaisseur, n'avait pu s'empêcher de râler: « Il ne sait même pas la porter! » E.H.

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«Je soutiens Julien Dray» Pierre Bergé, président des Parrains de SOS Racisme. Le Parisien 22 décembre 2008 p. 6

PRÉSIDENT de la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent, Pierre Bergé, 78 ans, est aussi connu pour son soutien financier à différentes associations classées à gauche.
Il est notamment président des Parrains de SOS Racisme qui est au cœur de l'enquête menée. parla brigade financière.

Quel est votre état d'esprit aujourd'hui ?

• Pierre Bergé. Je n'ai qu'une chose à dire: en tant que président de l'association des Parrains de SOS Racisme, j'ai un rôle limité. Une fois par an, j'organise avec mes amis un dîner en faveur de la lutte contre le racisme qui m'est très chère. Un point, c'est tout.
Avec des personnalités comme Bernard Henri-Lévy, Marek Halter et tant d'autres, nous récoltons des fonds pour SOS. Le bénéficiaire de cette mobilisation, c'est l'association et uniquement elle. Je le fais volontiers, mais je ne tiens pas de conseil d'administration, encore moins d'assemblée générale. Je ne signe même pas de chèque. Il n'y a rien d'autre.

L'image des Parrains de SOS Racisme risque-t-elle d'être ternie par cette affaire?

On verra bien par la suite.

Le député socialiste de l'Essonne Julien Dray est un proche de cette association. Le soutenez-vous malgré les charges qui semblent peser contre lui?

Julien Dray est pour moi un ami de longue date. J'espère qu'il pourra prouver sa bonne foi. La justice suit son cours mais jusqu'à preuve du contraire, sa culpabilité n'est pas prouvée. Comme n'importe quel citoyen, il doit pouvoir bénéficier de la présomption d'innocence.

Lui renouvelez-vous votre confiance?

Bien entendu. Je le soutiens dans cette épreuve.

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FONDS SUSPECTS Dray veut porter plainte pour violation du secret professionnel NOUVELOBS.COM | 23.12.2008 | 08:48

Le député socialiste Julien Dray a décidé de porter plainte pour violation du secret professionnel après la médiatisation de la perquisition qui a eu lieu vendredi à son domicile dans le cadre d'une enquête pour des détournements de fonds présumés, a-t-on appris, lundi 22 décembre, auprès de son avocat, Me Léon-Lef Forster.

L'avocat déposera mardi au parquet de Paris une plainte pour violation du secret professionnel et recel, a-t-il précisé. Contacté par l'Associated Press, Julien Dray a pour sa part refusé de commenter cette affaire.

"Serein et combatif"

"Une fuite semble avoir été organisée concernant la note de Tracfin", l'organisme français de surveillance des flux financiers, a justifié Me Forster. Cette note, datée du 28 novembre, a été suivie de l'ouverture d'une enquête préliminaire pour des détournements de fonds présumés commis au préjudice de l'association "Les parrains de SOS racisme" et de la Fédération indépendante et démocratique des lycéens (FIDL).

Le député socialiste de l'Essonne est "serein et combatif", a rapporté son avocat, qui insiste sur le fait qu'aucune poursuite n'a été déclenchée à l'encontre de son client. "Pour le moment, aucune question précise n'a été posée à M. Julien Dray; il attend que les questions lui soient posées", a-t-il ajouté. (avec AP)

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Dray soutenu… par l’UMP leparisien.fr Eric Hacquemand | 23.12.2008, 07h00

Alors que les plus hauts responsables du PS, Martine Aubry en tête, gardent toujours le silence, c’est à l’UMP qu’on soutient Julien Dray. Le député de l’Essonne, quant à lui, contre-attaque en portant plainte.

L’affaire Julien Dray rebondit. Visé par une enquête préliminaire diligentée par le parquet de Paris pour des faits d’abus de confiance présumé, le député socialiste de l’Essonne lance sa contre-attaque en déposant plainte contre X pour « violations du secret professionnel »

.Au-delà de ces développements judiciaires, l’affaire a pris hier une tournure politique inattendue : tandis que la direction du PS fait montre d’une extrême prudence, l’UMP non sans arrière-pensée soutient l’ex-conseiller de Ségolène Royal.

L’étonnement de Jean-François Copé…

Réputé proche de Sarkozy, le député Frédéric Lefebvre a volé hier au secours de Dray. Enfourchant le cheval de bataille du respect de la présomption d’innocence, le porte-parole de l’UMP dénonce le « déchaînement » médiatique à l’encontre du député socialiste. Il y va même de son appui personnel : « Je m’abstiendrai de tout commentaire négatif à un moment où ce parlementaire que je connais bien est en train de vivre des moments difficiles », explique-t-il. Même le patron des députés UMP, Jean-François Copé, fait part de son étonnement : « On ne lui a quand même pas trop laissé le bénéfice du doute… Personne ne sait si c’est une affaire importante… J’ai été surpris de ce déchaînement », confie le président du groupe UMP.

… le silence de Benoît Hamon…

Alors que le porte-parole de l’UMP monte en première ligne, son homologue du PS, lui, fait ses achats de Noël. L’affaire Dray est « une affaire privée… je n’ai aucun commentaire à faire… cela ne concerne pas le parti », esquive Benoît Hamon. Et tant pis si Julien Dray est membre du bureau national. Côté socialiste, on a flairé le piège : « L’UMP veut nous pousser à réagir et à mouiller Martine Aubry alors qu’on ne sait pas comment tout cela va finir », explique François Lamy, le conseiller politique de la maire de Lille.

Il n’est donc pas question « d’attiser le brasier ». « Depuis 1982-1983, les premiers secrétaires ont décidé de ne pas intervenir dans ce type d’affaire », justifie Jean-Christophe Cambadélis, proche d’Aubry, sur France Inter. Hier, le parti a donc choisi de se fendre d’un communiqué… pour regretter la mort d’Edwin Legarda, un leader indigène de Colombie.

… et l’agacement des socialistes

Pourtant, dans les rangs socialistes, certaines langues se délient. Membre du bureau national, Safia Otokoré s’insurge : « Aubry doit se prononcer. Il est inadmissible que l’Etat de droit soit ainsi bafoué et que la première secrétaire du PS ne dise rien. On ne va quand même pas faire moins que Lefebvre ! » Et Otokoré d’en appeler à l’apaisement entre les deux adversaires Aubry et Dray : « Les rancoeurs personnelles n’ont pas d’importance. » Tandis que Michèle Sabban, vice-présidente du conseil régional d’Ile-de-France, réclame « une déclaration du parti », le député de l’Essonne Manuel Valls relève « l’indécence de certains dirigeants socialistes ». « Quand le matin même de la perquisition chez Julien, l’acte d’accusation est déjà dans la presse, on prend la peine d’appeler la personne concernée… », grince le lieutenant de Royal.

Dans l’article intitulé « Les coûteuses marottes de Juju » (nos éditions d’hier) , nous avons indiqué par erreur que Julien Dray avait, en 1999, acquis une montre payée 250 000 €. Il s’agissait de 250 000 francs. Le Parisien

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De nouvelles révélations sur l'affaire Dray europe1.fr Créé le 24/12/08 - Dernière mise à jour à 9h43

Le Parisien/Aujourd'hui en France dévoile mercredi matin que Julien Dray ne serait pas le seul visé par l'enquête préliminaire ouverte pour des détournements de fonds présumés.
Des proches du député socialiste auraient aussi bénéficié de sommes conséquentes versées par les associations Les Parrains de Sos Racisme et la Fidl, selon le rapport de Tracfin, la cellule anti-blanchiment de Bercy.
Par ailleurs, d'après le journal, des chefs d'entreprise de la circonscription de l'Essonne auraient versé des chèques pour plus de 100.000 euros à Julien Dray.
Le député socialiste a porté plainte mardi au parquet de Paris pour "violation du secret professionnel et recel de ce délit", après la divulgation dans la presse d'extrait d'une enquête préliminaire le visant.

Vincent Peillon profondément indigné

Toujours dans le Parisien/Aujourd'hui en France. Vincent Peillon, bras droit de Ségolène Royal, réagit à l'affaire Julien Dray. Il estime que les accusations portées le député de l'Essonne "ressemblent à de la diversion politique" et assure Julien Dray de son "amitié" et de sa "solidarité de principe".
"Je ne suis pas dans la théorie du complot. Il n'empêche (...) Ça ressemble à de la diversion politique au moment même où le plan de relance de Nicolas Sarkozy est un échec et où la mobilisation sociale se prépare", estime Vincent Peillon. Il dénonce également le "lynchage médiatique d'un militant politique depuis trente ans". "Je suis profondément indigné", ajoute-t-il.

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Faits divers La liste des bénéficiaires s’allonge leparisien.fr François Vignolle et Geoffroy Tomasovitch | 24.12.2008, 07h00

Des perquisitions en série, des auditions à venir et une enquête qui n’exclut aucune piste. L’affaire d’abus de confiance présumé révélée vendredi dernier ne touche plus seulement Julien Dray, mais aussi des entrepreneurs, des particuliers et des proches de l’ancien porte-parole de Ségolène Royal. Contacté hier, le député socialiste soupçonné d’avoir bénéficié de quelque 200 000 € d’entreprises et de deux associations (les Parrains de SOS Racisme et la Fidl) dont il fut le cofondateur se refuse à faire « tout commentaire sur un dossier judiciaire », mais « s’expliquera le moment venu sur chaque point devant la justice ».

Les entrepreneurs

Dans son rapport, Tracfin, la cellule antiblanchiment de Bercy, note que Julien Dray a encaissé des chèques de « particuliers actifs dans la sphère socio-économique, qui semblent sans contrepartie » pour un montant global de 113 890 € . Parmi les signataires de ces chèques, deux chefs d’entreprises apparaissent comme les plus généreux donateurs. Précision : ces émetteurs ont soit leur siège en Essonne, soit dans la circonscription du député socialiste, soit obtenu un marché au niveau de la région Ile-de-France. Le nom de l’architecte François Malisan, qui a participé à la construction de plusieurs lycées et dont l’entreprise est basée à Brétigny (Essonne), est ainsi cité. Contacté hier, il n’a pas donné suite. Un autre entrepreneur qui a construit de nombreux centres commerciaux en France aurait versé sur l’un des deux comptes bancaires actifs de Julien Dray quelques dizaines de milliers d’euros.

Des proches du député

Nathalie Fortis, chargée des relations presse de Julien Dray, et Thomas Persuy, directeur administratif et financier de SOS Racisme, injoignables hier, auraient encaissé 127 377 € entre janvier 2006 et septembre 2008 de la part de cette association ainsi que de la Fidl dont ils sont mandataires. Dans les jours qui ont suivi, ils ont versé 102 985 € sur les comptes de Julien Dray.

Aujourd’hui, de nouveaux noms apparaissent.

Toujours selon Tracfin, Dominique Bouissou, ex-assistante parlementaire de Julien Dray, aujourd’hui attachée de presse de Ségolène Royal, aurait bénéficié lors de cette période de 6 500 € de la part des Parrains de SOS Racisme. Celle-ci, contactée hier, réserve « ses commentaires pour la justice ».

De son côté, un membre de la belle-famille de Julien Dray aurait été destinataire d’un chèque de 5 000 € de SOS Racisme, selon les gendarmes de Bercy. « Plusieurs personnes dans l’entourage de Julien Dray avaient procuration sur les comptes des associations. Il faudra déterminer si elles ont profité directement de cet argent », indique une source proche du dossier.

Un ancien président de l’UNEF-ID

Dans son analyse, Tracfin s’attarde sur un chèque de 12 500 € émis par les Parrains de SOS Racisme à Marc Rozenblat, proche de Julien Dray. D’après Tracfin, l’ancien président du syndicat étudiant Unef-ID a également versé 6 000 € à Nathalie Fortis. Contacté hier, Marc Rozenblat justifie ces mouvements financiers. « Tout est clair, explique-t-il. J’ai prêté, par chèque, une somme d’argent à SOS Racisme qui me l’a remboursée en deux ou trois fois. Quant aux 6 000 €, cela n’a rien à voir. Il s’agit d’une somme que j’ai prêtée à Nathalie, meilleure amie de ma femme. »
La plupart des acteurs de ce dossier devraient être entendus par la justice dans les semaines à venir. Le Parisien

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Martine Aubry sort de son silence et défend Julien Dray 20minutes.fr Créé le 24.12.08 | Mis à jour le 25.12.08 à 02h18 |

POLITIQUE - La première secrétaire du PS dénonce «les atteintes à la présomption d'innocence et au secret de l'instruction»...

Du bout des lèvres. Après six jours de silence, Martine Aubry a évoqué «l’affaire Julien Dray» dans un communiqué publié mercredi.

La première secrétaire du PS fait un tir groupé contre «les atteintes aux libertés publiques», les «dysfonctionnements de la justice» ou encore la grâce présidentielle pour le préfet Marchiani.

«Au même moment, on ne compte plus les atteintes à la présomption d'innocence et au secret de l'instruction comme cela a été le cas pour les mis en examen de Tarnac et aujourd'hui pour Julien Dray, ou les atteintes à la liberté de la presse avec l'interpellation inouïe de Vittorio de Filippis, l'ancien directeur de publication du journal Libération», écrit Martine Aubry.

Pour elle, «ces pratiques sont indignes de la France».

La maire de Lille en appelle, «au nom du parti socialiste, au président de la République, garant de l'indépendance de la justice, pour rétablir le strict respect des droits et libertés dans notre pays».

Quelques voix s'étaient élevées au sein du PS pour s'étonner du silence de la direction depuis la mise en cause de Julien Dray rendue publique vendredi après des perquisitions de son domicile et de son bureau à l'Assemblée nationale. Mais c’est l’UMP qui avait été la plus vigoureuse, dénonçant lundi le «déchaînement» contre Julien Dray. P.B. avec AFP

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«Juju», l’homme de l’ombre PASCAL VIROT Libération 26 décembre 2008 p. 2

PORTRAIT Le versatile député de l’Essonne a poussé sur le devant de la scène de nombreuses personnalités.

C’est un homme de coups.

Un adepte du billard à multiples bandes. Un joueur de poker. Mais, ne prêtant qu’aux riches, on lui attribue beaucoup d’intrigues. Trop sans doute. Julien Dray n’a pas aligné que des coups gagnants.

Jamais il ne s’en est caché : sa rencontre avec François Mitterrand a été le grand tournant dans sa carrière politique. C’est en 1985 que Julien Dray, alors âgé de 30 ans, rencontre le chef de l’Etat.

Son cursus est banal. Né en 1955 à Oran (Algérie), fils d’instituteur, il arrive en France à dix ans. Rapidement, il s’engage en politique. A l’extrême gauche, et plus précisément à la LCR, avant de s’encarter au Parti socialiste, en 1982.

Unef-ID et SOS Racisme.

Premier coup, il participe au lancement de l’Unef-Indépendante et démocratique contre la «vieille» Unef d’obédience communiste. L’Unef-ID, elle, est sous influence trotskiste.
Son heure de gloire, il la tiendra en 1984, avec la fondation de SOS Racisme, deuxième gros coup. L’association, qui générera une foultitude de «bébés Dray», naît sous les auspices de l’Elysée.

Muni d’un DEA de sciences économiques, Dray s’inscrit dans le mouvement de résistance au Front national, qui connaît ses premiers succès électoraux. Dans toute la France, des milliers de personnes porteront la petite main jaune siglé du célébrissime «Touche pas à mon pote». C’est lui qui débusque Harlem Désir, de père antillais, et l’incite à en devenir le premier président.

Grand découvreur de talents, il est encouragé par François Mitterrand. Du vieux sage, il apprend la politique, avec ses coups tordus, ses rapports de force, ses traîtrises et ses bluffs. Tout en grimpant les échelons de la hiérarchie socialiste (toujours sous les bons auspices de François Mitterrand), ce qui le conduira à devenir député de l’Essonne en 1988, «Juju», comme l’appellent ses amis et ses affidés, élargit sa sphère d’influence aux mouvements de jeunes. Plus particulièrement la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl), le syndicat lycéen créé en 1987. Mais à trop jouer les deus ex machina, il se grille aussi. Ainsi, à l’automne 1990, quand la grogne lycéenne sonne sur le pavé, Julien Dray est-il à la manœuvre. En coulisses, comme il aime tant. Problème, le ministre de l’Education s’appelle Lionel Jospin, venu d’une autre chapelle trotskiste. Dans l’ombre, «Juju» s’active. La Fidl, antichambre de SOS Racisme, s’oppose au Premier ministre, Michel Rocard, et à Jospin. Sur l’insistance de Dray, Mitterrand reçoit une délégation de la Fidl à l’Elysée. Et débloque plusieurs milliards de francs pour ce mouvement qui réclamait dans la rue «du pognon pour l’éducation». Rocard et Jospin sont désavoués. Ce dernier se souviendra de cet épisode en 1997, lorsqu’il entrera à Matignon et qu’il refusera un poste ministériel à Dray. On ne peut gagner à tous les coups.

Promoteur de talents (qualité assez rare en politique), il a poussé sur le devant de la scène des gens comme Malek Boutih et Nasser Ramdane, issus de SOS Racisme, Delphine Batho, députée de Deux-Sèvres, venue de la Fidl.
Il connaît bien aussi Fadela Amara, la secrétaire d’Etat à la Ville, ancienne présidente de Ni putes ni soumises, une association qu’il a parrainée.
La PME Dray, une pépinière de talents.

Bling-bling.

Côté privé, l’homme ne cache pas une appétence pour le bling-bling. Comme Nicolas Sarkozy avec qui il entretient des liens et qui a voulu, en 2007, le débaucher pour le faire entrer au gouvernement. D’ailleurs, son entourage ne pense pas que le mauvais coup vienne de l’Elysée, puisque jusqu’au milieu de la semaine passée, Sarkozy aurait voulu faire de Malek Boutih, son ami, un ministre… Aimant le clinquant, donc, les objets luxueux, Dray se définit comme un «acheteur compulsif». «Les montres, c’est ma vie», aime-t-il à répéter. Cyclothymique, c’est aussi un impulsif aux coups de gueule mémorables. Actuellement, disent ses proches, «il a envie de se battre et puis, l’instant d’après, il est prêt à laisser tomber». «Je suis rentré dans un autre monde. Il y a une vie qui vient de s’achever, c’est triste pour moi. Mais elle s’était déjà achevée avec le congrès», confiait-il récemment au Figaro. Le congrès de Reims justement vient clore une période confuse pour Dray. Cofondateur du NPS, en 2002, juste après la défaite de Jospin à la présidentielle, avec Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Vincent Peillon, il en claque la porte un an plus tard pour rejoindre François Hollande. Sans doute fatigué d’être un éternel minoritaire depuis son aventure de la Gauche socialiste avec son ex-complice Jean-Luc Mélenchon. Lors de la présidentielle de 2007, il devient l’un des premiers supporteurs de Ségolène Royal… avant de se porter candidat à la succession de Hollande. Dans un premier temps signataire de la contribution du premier secrétaire sortant, il rejoint finalement la maison Royal… Ces allers et retours lassent. Au congrès de Reims et lors des bagarres qui ont suivi, il n’est pas au premier rang du camp royaliste. Réagir

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Dray: premières explications Libération 26 décembre 2008 p. 2

Soupçonné par la justice de « détournements de fonds à des fins apparemment personnelles», selon le communiqué du parquet de Paris, le député socialiste de l'Essonne Julien Dray peaufine en catimini ses réponses aux questions que les enquêteurs ne lui ont pas encore posées, mais qui ont été révélées par la presse.

Et c'est son dilemme. Car Julien Dray, qui a été perquisitionné à son domicile et à l'Assemblée nationale le 19 décembre, n'a pas été mis en examen puisqu'il ne s'agit pas d'une instruction.
Du coup, le voilà obligé, dit-il, de décliner notre proposition d'interview et de réserver ses explications à la brigade financière: «Je ne peux pas me prêter à une instruction en public, explique julien Dray à Libération.
Je fournirai les éléments et les réponses aux questions qu'on voudra bien me poser. Pour l'instant, nous contestons les versions et les interprétations qui ont été données jusqu'à présent.»

Julien Dray et trois membres des bureaux de SOS Racisme et de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl) sont en effet visés par une enquête préliminaire déclenchée par le procureur de la République de Paris, le 10 décembre, sur la base du rapport de dénonciation de Tracfin (organisme antiblanchiment du ministère des Finances) du 28 novembre.
Or, la note de Tracfin sur ces flux financiers suspects» depuis janvier 2006 à partir de comptes des Parrains de SOS Racisme et de la Fidl, deux associations à but non lucratif inféodées à Julien Dray, a été révélée par le Monde.fr à l'heure même des perquisitions, puis d'autres détails sont parus dans le Canard enchaîné et le Parisien.

Chèques et espèces.

Tracfin a repéré 351 027 euros de mouvements de fonds suspects.
Il y a eu 94 350 euros retirés en espèces sur trois ans des comptes des Parrains de SOS par un membre du bureau.
De plus, selon la note de Tracfin, des chèques, pour un total de 127377 euros, ont été tirés sur les comptes de la Fidl et des Parrains de SOS sur la même période, puis encaissés par Nathalie Fortis (attachée de presse de SOS et de Julien Dray) et Thomas Persuy (directeur administratif et financier), tous deux ayant les signatures des comptes.

Tracfin signale que 102 985 euros ont été versés par les mêmes Fortis et Persuy sur les comptes personnels de Dray. Selon Me Léon Lev Forster, Julien Dray est tout à fait serein et tranquille pdur expliquer ces transferts •.

Autre étrangeté pointée par Tracfin, le versement de sommes par des particuliers «actifs dans les sphères socio­économiques au bénéfice de Julien Dray à hauteur de 113 890 euros.

Si l'on en croit le Parisien, deux chefs d'entreprises apparaissant comme les plus généreux donateurs ont soit leur siège en Essonne, soit dans la conscription du député sodaliste, soit obtenu un marché au niveau de la région Ile-de-France», dont Julien Dray est vice-président.

Tracfin cite ainsi un architecte dont la société siège à Brétigny (Essonne) et qui a participé à la construction de lycées en Ile-de­France.

Le seul point précis que Julien Dray nous démente formellement concerne ce soupçon de corruption : «Je ne suis me1é ni de près ni de loin à l'attribution de marchés pu­blics. Je vous invite à prendre connaissance des déclarations du président du consel1 régional.»

Jean-Paul Huchon, président socialiste de la région Ile­de-France avait réagi ainsi: «Je ne vois pas du tout comment c'est possible, on attribue les marchés sur des critères objectifs. Ça passe en commission permanente, c'est vérifié par le prefet, par tout le monde, les services, les inspecteurs des finances.»

«Tripatouillage».

Selon un membre de l'entourage de Julien Dray, «on a voulu donner une dimension politique à une petite affaire de tripatouillage associatif en ajoutant ce soupçon de corruption sur un marché public, à un an des élections régionales». Côté "tripatouillage" à SOS racisme l'avocat de l'association, Dominique Tricaut, plaide le bazar dans la paperasse, mais jure que «personne n'a volé un centime, l'argent n'a pas été détourné de sa destination. Après, que les règles de comptabilité soient nullissimes, je suis tout prêt à le croire».

La Brigade financière, qui a saisi les relevés de comptes bancaires de Julien Dray, s'étonne cependant qu'il n'ait pas effectué de retraits en liquide pour ses menues dépenses pendant deux ans» et suspecte donc un apport en liquidités venues d'ailleurs».

Là-dessus aussi, Julien Dray aimerait bien expliquer, selon un ami, «qu'il en reçoit sur un plan matrimonial» et qu'il règle presque tout par carte bancaire».

Péché mignon.

Tracfin a d'ailleurs récupéré, selon le Canard, une liste d'opérations par CB réalisées par Julien Dray pour acheter des produits de luxe.
Collectionneur invétéré de montres, Julien Dray aurait dépensé plus de 200 000 euros dans les horlogeries en France et en Italie depuis trois ans. Ce péché mignon lui avait pourtant valu un interrogatoire serré dans l'affaire de malversations financières de la Mnef, la mutuelle étudiante, à cause de l'achat en 1999 d'une montre à 350 000 francs (54000 euros).

Selon le Canard, Tracfin a retrouvé des achats de stylos de luxe (3 950 euros à Point Plume), de produits Hermès (4 100 euros), «d'hôtellerie de luxe à Monaco» (6 356 euros) et «le chausseur Berlutti lui a présenté en juillet dernier une facture de 1 700 euros».

Selon l'ami du mis en cause, «Julien Dray n'a pas de souliers Berlutti, mais des pompes à 200 euros. C'est un cartable qu'il a acheté chez Berlutti, pour offiir à un ami collectionneur de montres avec lequel il échange.
Chez Hermès, ce sont des blousons pour son frère qui habite en Israel.
Quant aux frais d'hôtel à Monaco, Julien à payé pour héberger sa famille, car son fils était selectionné pour participer à un tournoi de hockey».
Me Léon Lev Forster a déjà déposé au nom de Julien Dray une plainte pour «Violation du secret professionnel» et en annonce une seconde pour «diffamation». PATRICIA TOURANCHEAU

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Dimanche 11 Janvier 2009 Quand Pierre Bergé soutenait Julien Dray Par Laurent VALDIGUIE Le Journal du Dimanche

La cellule anti-blanchiment du ministère de l'Economie et des Finances a signalé au parquet un transit de plusieurs versements de dizaines de milliers d'euros de l'homme d'affaires Pierre Bergé au bénéfice du socialiste Julien Dray. Depuis une semaine, la brigade financière a commencé les auditions dans l'affaire qui concerne le député de l'Essonne.

Julien Dray aurait reçu des versements de l'homme d'affaires Pierre Bergé. (Reuters)Julien Dray aurait reçu des versements de l'homme d'affaires Pierre Bergé. (Reuters)

La brigade financière a discrètement commencé, la semaine dernière, les auditions dans l'affaire Dray. Les policiers, sous l'autorité du procureur de Paris, cherchent à comprendre pourquoi le député de l'Essonne a bénéficié de 93 350 euros en liquide en provenance de l'association les Parrains de SOS-Racisme.

Pour Tracfin, la cellule anti-blanchiment du ministère de l'Economie et des Finances qui a révélé l'affaire, le député, grand collectionneur de montres et joueur de poker, aurait également perçu, à hauteur de 113 890 euros, des fonds en provenance de particuliers "actifs dans les sphères socio-économiques". Ces sommes visent une demi-douzaine d'entrepreneurs ayant leur siège dans l'Essonne.

Selon nos informations, la note Tracfin transmise au parquet signale également la trace de versements, pour plusieurs dizaines de milliers d'euros, effectués par l'homme d'affaires Pierre Bergé au bénéfice de Julien Dray. "Julien est un ami, je suis le parrain de sa fille, il est possible que je l'aie soutenu et je suis prêt à le faire de nouveau", nous confie Pierre Bergé, qui ne se souvient pas "précisément" de ces versements.

"Je n'ai aucun compte à rendre", ajoute cet ancien proche de François Mitterrand, prêt à "assumer le fait de l'avoir aidé et de pouvoir l'aider à nouveau". "Ces sommes sont parfaitement explicables et je le ferai devant les enquêteurs", nous indique pour sa part Julien Dray.

Des sommes destinées à une campagne électorale?

Intrigués par les sommes en jeu, les policiers de la brigade financière s'interrogent sur l'usage de ces fonds. Etaient-ils destinés à des campagnes électorales du député, à des fins personnelles ou à d'autres usages ? Certains, au PS, soupçonnent derrière cette affaire une "opération destinée à enquêter sur Ségolène Royal", dont Julien Dray a été l'un des proches.

"Bercy a autorisé la transmission de la note Tracfin au parquet à la mi-novembre, pile au moment où Ségolène était en pole position pour devenir premier secrétaire", insiste un proche de Dray au PS, persuadé d'un "coup de billard à plusieurs bandes".

Au lendemain de la présidentielle, plusieurs réunions informelles ont été organisées à l'hôtel Lutetia à Paris, autour de Julien Dray et Pierre Bergé notamment, pour soutenir financièrement l'ex-candidate.

"Il est de notoriété publique que j'ai été le président des amis de Ségolène pendant la campagne et qu'ensuite, j'ai décidé de prendre son bureau à ma charge, ce que je continuerai à faire", nous indique Pierre Bergé. Pour lui, "l'hypothèse selon laquelle Julien Dray a récupéré des fonds pour Royal est proprement absurde". Apparemment, les enquêteurs voudront en avoir le coeur net.

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Julien Dray en appelle à un "jury d’honneur" France Info - 13:24 14 janvier

C’est une information France Info : le député socialiste va demander à un "jury d’honneur" d’examiner sa situation financière.

Des mouvements de fonds observés notamment sur les comptes du député PS avaient été dénoncés par Bercy à la justice.

Julien Dray, qui n’a pas d’accès à la procédure le visant, souhaite donc que des personnes avec lesquelles il n’a aucun lien examinent ses comptes et son train de vie.

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Plainte et menaces de plaintes de Julien Dray contre des journaux et sites 14 janvier 2009 13h00 Il y a 5 heures

PARIS (AFP) — Le député PS de l'Essonne Julien Dray a déposé une plainte pour "violation du secret professionnel" et menace de citer en justice des journaux et sites internet qu'il accuse de "propager des propos diffamatoires", a-t-on appris mercredi auprès de ses avocats.

Un des avocats de M. Dray, Me Léon-Lef Forster, a ainsi déposé plainte contre X mardi pour "violation du secret professionnel" après la parution d'un article dans le Journal du Dimanche qui évoque des transferts de fonds à hauteur de "plusieurs dizaines milliers d'euros" de l'homme d'affaires Pierre Bergé en direction du député, visé par une enquête préliminaire du parquet de Paris.

"Il apparaît incontestable que seules des personnes qui détenaient ces informations en raison de leurs fonctions ont pu les transmettre afin qu'elles soient divulguées par le biais de la presse", note Me Forster dans un communiqué transmis à l'AFP.

Un autre avocat, Me Emmanuel Pierrat, a par ailleurs été chargé par M. Dray de "prendre toutes les mesures judiciaires et parajudiciaires en vue de faire cesser la propagation des propos diffamatoires, en violation de la présomption d'innocence ou même à caractère antisémite tenu à son encontre", annonce Me Pierrat dans un autre communiqué.

Selon lui, "des mises en demeure ont d'ores et déjà été adressées aux éditeurs et hébergeurs des sites internet les plus litigieux". "Des citations directes devant le tribunal correctionnel sont en cours de rédaction ou de délivrance à l'encontre de plusieurs organes de presse", ajoute-t-il.

Me Magaly Lhotel, du cabinet Pierrat, a précisé à l'AFP que ces citations allaient être déposées "dans les prochains jours" et viseraient notamment Le Monde, Midi Libre et le Journal du dimanche.

"Nous nous sommes également tournés vers les hébergeurs et éditeurs de sites d'information qui ont laissé en ligne des commentaires d'internautes, pour certains diffamatoires, pour d'autres antisémites, alors qu'ils ont la responsabilité de faire le tri dans ces commentaires", a ajouté Me Lhotel.

Le parquet a déjà ouvert fin décembre une enquête pour identifier les auteurs des fuites qui ont permis la révélation de cette affaire par Le Monde le 19 décembre.

Le rapport de la cellule antiblanchiment du ministère des Finances, Tracfin, sur les mouvements de fonds observés sur les comptes de M. Dray et de membres de son entourage a été publié mercredi sur le site de l'Est républicain.

Me Forster en a demandé la communication officielle dans un courrier adressé au procureur de la République, Jean-Claude Marin.

Dans cette lettre, transmise à l'AFP, Me Forster déplore que M. Dray et les autres personnes visées par l'enquête préliminaire du parquet de Paris soient "victimes d'un véritable procès par l'intermédiaire des médias avant même d'avoir été auditionnés" par les policiers.

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Nouvelles révélations sur les dépenses de Julien Dray 14.01.2009, 07h35 | Mise à jour : 11h00 Leparisien.fr avec AFP

Le train de vie du député socialiste de l'Essonne, Julien Dray est à nouveau l'objet de toutes les interrogations. D'après le journal l'Est-républicain qui a publié mercredi des extraits du rapport de Tracfin, la cellule anti-blanchiment du ministère des Finances a relevé que les «paiements réalisés» par Julien Dray avec sa carte bancaire «depuis la mi-décembre 2005 s'élèvent, pour les seuls flux supérieurs à 500 euros, à 313 180,56 euros».

Dans son rapport, Tracfin s'interroge, en outre, sur les émetteurs des chèques dont le député de l'Essonne était au final bénéficiaire.

Julien Dray est visé par une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris, le 10 décembre, pour abus de confiance à la suite d'un signalement de Tracfin. Cette enquête porte sur sur des mouvements de fonds suspects à partir de comptes de l'association Les Parrains de SOS Racisme et de l'organisation lycéenne Fidl, depuis janvier 2006. Les enquêteurs soupçonnent le député et vice-président du conseil régional d'Ile-de-France d'avoir bénéficié d'une partie de ces sommes, évaluées au total à 351027 euros.

Comme l'avait révélé le Parisien en décembre dernier, Tracfin note que ces émetteurs avaient en effet soit leur siège social dans le département dont Julien Dray est l'élu, soit obtenu un chantier public dans sa circonscription ou un marché public avec le conseil régional d'Ile-de-France.

L'intégralité de ce rapport est mis en ligne sur le site www.estrepublicain.fr ce mercredi. D'après le quotidien qui cite la cellule antiblanchiment du ministère des Finances, «ces flux suscitent les interrogations du service». Des interrogations que le Parisien et le Monde avaient également relatées en décembre. Julien Dray avait d'ailleurs déposé une plainte le 23 décembre pour violation du secret professionnel et recel de cette infraction. .

Selon l'Est-républicain, qui dit avoir contacté le député PS, les revenus du couple Dray atteignent 15000 euros, ce que l'élu a estimé compatible avec son train de vie. «Cette affaire n'aurait jamais dû être confiée à la justice, car ce n'est en rien une affaire pénale. C'est au mieux un dossier fiscal», a estimé Julien Dray, dont les propos sont rapportés par le quotidien régional.

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Le procureur de Paris justifie l'enquête sur Julien Dray Par Reuters, publié le 23/01/2009 à 08:28

PARIS - Le procureur de Paris a justifié l'enquête controversée sur le député socialiste Julien Dray, visant des mouvements de fonds suspects sur des associations dont il est proche. Invité sur RTL, le magistrat Jean-Claude Marin a condamné les fuites dans la presse qu'il a qualifiées de "scandale" et réaffirmé le principe de présomption d'innocence de l'élu PS.

Tout en annonçant que Julien Dray sera entendu le moment venu, il a insisté sur la violation du secret de l'enquête. "A partir du moment où la loi est bafouée à ce point, se pose la question de savoir s'il faut changer les comportements ou changer la loi", a-t-il dit.

Cette procédure a été lancée début décembre, après transmission au parquet de documents provenant d'une cellule anti-blanchiment du ministère de l'Economie, Tracfin, alors que battaient leur plein des manifestations appuyées par les syndicats lycéens dont Julien Dray est proche.

Toutes les pièces du dossier ont été publiées dans la presse, alors que Julien Dray n'a pas encore été entendu à ce jour. L'intéressé, qui a été placé sous protection policière après la publication de son adresse, crie au scandale et demande un jury d'honneur.

"Nous en sommes aux soupçons. J'ai pris le parti de vérifier si nous pouvions passer du soupçon à la présomption et pour passer du soupçon à la présomption, il faut que nous disposions d'un certain nombre d'éléments documentaires", a dit le procureur.

"Ensuite, Julien Dray sera entendu", a-t-il précisé. Le 19 décembre, le procureur avait publié un communiqué évoquant explicitement des détournements de fonds au bénéfice personnel de Julien Dray.

Il qualifie "d'inadmissible dans un état de droit" la publication par un journal régional du document Tracfin où figure l'adresse personnelle de Julien Dray.

L'affaire porte sur le transfert au bénéfice apparent de Julien Dray entre 2006 et 2008 de 351.027 euros prélevés par des personnes de son entourage sur les comptes bancaires des associations les Parrains de SOS Racisme et la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL). Thierry Lévêque

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Enquête Le circuit des chèques encaissés par Julien Dray Libération 28 janvier 2009 p. 13 FRANÇOIS VIGNOLLE ET GEOFFROY TOMASOVITCH

L ES VÉRIFICATIONS de la brigade financière sur des faits d'abus de confiance et de détournements de fonds présumés visant Julien Dray et certains de ses proches progressent discrètement.

Dans le cadre de l'enquête préliminaire, les policiers pensent avoir résolu le dernier mystère concernant des sommes perçues par le vice-président du conseil régional de l'Essonne.

Dans son rapport remis au procureur de Paris le 28 novembre, Tracfin, la cellule antiblanchiment du ministère des Finances, notait que Julien Dmy et sa chargée de relations presse avaient encaissé des chèques de «faible montant sur lesquels ils ont porté leurs noms» pour un montant de 15 410 €. Ces chèques émanaient de particuliers originaires des Alpes-Maritimes et du Var.

La première hypothèse s'est concentrée sur des donateurs qui auraient pu envoyer de l'argent à SOS Racisme ou au syndicat lycéen la Fidl, dont Julien Dray fut le cofondateur.
Fausse piste.

Un cheminement atypique d'argent

Le scénario vraisemblable apparaît plus rocambolesque.
Les enquêteurs ont retrouvé, il y a deux semaines, la propriétaire de l'un de ces chèques qui se rappelle avoir acheté ... un jean et un sweat­shirt à un commerçant sur le marché d'Antibes (Alpes-Martimes).

Cette cliente n'avait pas rempli l'ordre de son chèque. Or ce paiement, et d'autres provenant de divers acheteurs, a été envoyé par le vendeur d'Antibes à un commerçant proche de Julien Dray.
Dernière étape du circuit: l'envoi par ce commerçant de chèques à Julien Dray, dont le nom est mentionné sur la ligne du bénéficiaire.

Joint hier, ce vendeur se dit étranger à cette affaire. Fraude à la TVA, éventuelles contreparties accordées à un protagoniste ... les enquêteurs tentent de savoir si un délit a été commis sur ce cheminement atypique d'argent, mais en aucun cas illégal selon la défense de Julien Dray.

« Dans le cheminement que vous me décrivez de ces chèques, il n'y a aucune infraction sous-jacente », réagit Me Léon-Lef Forster, conseil de Julien Dray.
Selon l'avocat, un vendeur qui a un statut d'entreprise individuelle peut agir de la sorte. « Dès lors que cet argent est déclaré, cela ne pose aucun problème, l'artisan peut en faiIe ce qu'il veut », affirme Me Forster.
L'avocat dénonce une nouvelle fois une « manipulation présentant comme des soupçons ce qui ne l'est pas. » FRANÇOIS VIGNOLLE ET GEOFFROY TOMASOVITCH

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3 fév. 10h11 Les amis de Julien Dray rassemblés à la soirée de SOS Racisme

Pierre Bergé, Vincent Peillon, Patrick de Carolis ou encore Fadela Amara sont venus lundi à la soirée de l’association, témoignant leur soutien au député, visé par une enquête pour abus de confiance.

De nombreux amis de Julien Dray, fondateur de SOS racisme, visé par une enquête pour abus de confiance, sont venus hier en nombre à la soirée annuelle de l’association, une manière de lui témoigner leur soutien.

Premier des soutiens du député PS, Pierre Bergé a assuré de nouveau que Julien Dray était son «ami et le sera toujours». «On s’est battu pour des idées, contre l’intolérance et aussi aux côtés de Ségolène Royal. Nous sommes restés pendant 25 ans la main dans la main», a-t-il dit, en «s’étonnant que dans ce pays, la justice soit rendue par la presse et la police». Julien Dray n’était pas présent en début de soirée.

Pierre Bergé s’est dit convaincu que le député «sera acquitté». «On l’acquittera et son acquittement fera beaucoup moins de bruit que celui qu’on entend actuellement», a-t-il dit. Il a affirmé que «pas un seul euro (n’était) sorti de l’association des Parrains de SOS racisme pour aller dans la poche de Julien Dray».

Lors de la soirée, étaient également présents l’ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius ainsi que l’ancien premier secrétaire du PS socialiste, François Hollande. «Il y a une solidarité à avoir, même en dehors des amitiés politiques», a-t-il déclaré. «Si on commence à commenter ce qui n’est pas une preuve judiciaire, on va beaucoup trop loin», a-t-il déclaré. La nouvelle numéro un du PS, Martine Aubry, était absente.

Le royaliste Vincent Peillon était présent, de même que le président de France Télévisions, Patrick de Carolis, le commissaire à la Diversité et à l’Egalité des chances, Yazid Sabeg, et la secrétaire à la Ville, Fadela Amara. «Juju, je lui ai gardé toute mon amitié», a-t-elle dit.

Le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, s’en est vivement pris au quotidien L’Est républicain, qui a publié le rapport de Tracfin, la cellule antiblanchiment du ministère des Finances, à l’origine de l’enquête visant Dray. «C’est une évolution dangereuse sur le respect de la vie privée des uns et des autres. La charge, qui a été portée contre Julien, a jeté un soupçon de cynisme sur les parcours militants», a-t-il lancé.

Julien Dray, 53 ans, est visé depuis le 10 décembre comme plusieurs de ses proches par une enquête préliminaire du parquet de Paris pour abus de confiance à la suite d’un signalement de Tracfin sur des mouvements de fonds suspects à partir de comptes des Parrains de SOS-Racisme et de l’organisation lycéenne Fidl. Il n’a, à ce stade de l’enquête, été entendu par les policiers de la brigade financière que lors de perquisitions menées le 19 décembre à son domicile parisien et dans son bureau à l’Assemblée nationale. (Source AFP)

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« J’ai retrouvé la radicalité de mes 20 ans » JULIEN DRAY, député PS de l’Essonne, vice-président du conseil régional d’Ile-de-France

Propos recueillis par Dominique de Montvalon | 10.05.2009, 07h00 leparisien.fr Depuis le 10 décembre, Julien Dray qui fut, dans sa jeunesse, un militant trotskiste avant de s’engager au PS est visé par une enquête préliminaire pour « abus de confiance » diligentée par le procureur de Paris à la suite des découvertes faites en septembre 2008 par Tracfin (le service antiblanchiment d’argent de Bercy).

Avez-vous été entendu ? Connaissez-vous maintenant le dossier, au moins indirectement ?

Julien Dray. Double non. Non, après cinq mois, je n’ai toujours pas été entendu et je ne sais pas quand je le serai. Non, comme nous sommes en « enquête préliminaire », je ne dispose d’aucun accès au dossier, donc d’aucun élément tangible étayant les accusations. Indirectement, en prenant connaissance des confidences savamment distillées, des documents confidentiels jetés en pâture, je commence à reconstituer un puzzle. J’ajoute que, depuis le 26 janvier, j’ai dit que j’étais prêt à me justifier devant la justice de mon pays et, depuis maintenant près de cinq mois, j’attends. Mes explications semblent ne pas intéresser les enquêteurs. Je me demande toujours pourquoi.

Plus personne ne vous voit à l’Assemblée ni au siège du PS. Seul Jean-Paul Huchon vous accueille au conseil régional d’Ile-de-France. Avez-vous le sentiment d’avoir été lâché et, comme aurait pu dire François Mitterrand, « jeté aux chiens » ?

J’ai respecté une certaine éthique. Visé par ce que je pensais être une enquête personnelle, j’ai estimé qu’il était difficile de rester dans le même temps en première ligne, d’autant qu’à n’en pas douter, dans la « fraternité » du combat politique, la présomption d’innocence n’aurait pas été la chose la plus respectée ! Alors, je tiens mes permanences de député en Essonne et je fais mon travail de vice-président de la région Ile-de-France. J’y ai retrouvé mes racines et une famille qui, à l’instar de son président Jean-Paul Huchon, a su me témoigner soutien et amitié. Cela compte dans ce genre de période. « Lâché », « jeté aux chiens » ? A chacun d’en juger.

Considérez-vous être la victime d’un règlement de comptes politique et, dans ce cas, au travers de votre personne, cela vise qui ? Ségolène Royal, dont vous étiez proche ?

Qui peut sérieusement penser que ce qui se passe est le déroulé naturel d’une enquête ? Je n’accuse personne, je constate. Avant même que ne commence vraiment « l’affaire », le document accusatoire était déjà en distribution au palais de justice et dans les rédactions. Certains titres de presse ont même annoncé les perquisitions avant qu’elles ne commencent ! Il faudrait que je prenne des pages entières de votre journal pour raconter ce que je vis quotidiennement depuis cinq mois. Si ce n’est pas de l’acharnement, ça commence à y ressembler fortement… Y a-t-il eu manipulation, volonté de se venger ou d’éliminer ? J’ai de fortes présomptions, des indices sérieux, des traces laissées ça et là, mais je reste prudent. L’essentiel, à mes yeux, n’est pas de dénoncer telle ou telle responsabilité, mais de rétablir la vérité. Je le dois à mes électeurs, mes proches, mes amis, à ceux qui souffrent de cette situation.

Dites-vous aujourd’hui : « je suis innocent » ou « j’ai peut-être fait des bêtises, mais je ne suis pas celui que certains décrivent » ?

Je vous le dis très clairement : personne n’a détourné l’argent d’entrepreneurs ou d’associations. Au départ, il y a le rapport de Tracfin, la fameuse cellule antiblanchiment signalant des mouvements bancaires « atypiques ». Je conteste la légitimité même de ce rapport ainsi que son contenu, basé sur des allégations mensongères. A la suite de ce rapport, une enquête a commencé sans la moindre complaisance, le mot est faible, à mon égard. Ce n’est pas grave : ils font, selon la formule consacrée, leur travail… Je n’ai pas d’illusion : le mal est déjà fait et, d’une certaine manière, l’issue judiciaire de cette enquête est secondaire. Même si, au final, je prouve et je la prouverai mon innocence, il y aura toujours une « bonne âme » pour dire : « Ah oui, mais quand même, il n’y a pas de fumée sans feu. » Le but recherché, orchestré, était avant tout le lynchage médiatique. Mais je vais vous dire : il y a trop de gens qui souffrent, et des situations beaucoup plus dramatiques, pour que je m’apitoie sur mon sort.

Vous l’amateur de montres, vous avez admis un jour : « Je suis un acheteur compulsif... »

Je voudrais faire justice une fois pour toutes de cette histoire. Le lendemain des premières perquisitions, j’ai une discussion avec un de vos confrères. Une discussion amicale. Il n’était même pas question d’interview. Au cours de la conversation, alors qu’il évoquait des rumeurs sur mes dépenses, je lui ai répondu par provocation : « Vous allez bientôt me dire que je suis un acheteur compulsif ! » Et par la magie de la presse, c’est devenu une interview où je dévoilais ma personnalité ! C’est à ce moment-là, avec cette imposture, que j’ai vraiment compris la folie médiatique dans laquelle j’étais, et que, quoi que je pourrais expliquer, tout se retournerait toujours contre moi. Personne ne voulait m’entendre : chacun voulait d’abord juger et me condamner.

Les policiers enquêtent sur votre « train de vie » qui serait spectaculaire. Maison de vacances, voyages, poker… Qu’y a-t-il de vrai ?

Depuis cinq mois, j’ai tout entendu, tout supporté à ce sujet. Même les histoires les plus folles, incongrues. Alors, je vais vous dire la vérité. Ma maison de Vallauris (NDLR : Var) , je l’ai achetée il y a vingt ans et cet achat a été examiné par toutes les commissions possibles et imaginables de ce pays. Quant au reste : mon addiction au poker, dont je serais presque un joueur professionnel, ma vie luxueuse de palace en palace, de boutique de luxe en boutique de luxe, bref, la revanche sociale de l’enfant de banlieue débarqué d’Algérie, tout cela est évidemment faux, archifaux. Cela fait partie de la mise en scène élaborée par le rapport Tracfin, qui a su trouver un relais complaisant chez des gens peu regardants sur l’éthique de l’information.

Mais votre silence ?

Je m’expliquerai devant la justice et personne d’autre. Même si c’est douloureux, je ne dérogerai pas aux règles et aux principes que je défends en tant que député. Même si ça me fait mal de lire toutes ces bêtises, j’en fais désormais une question de principe : je ne veux pas céder à ce voyeurisme malsain. Alors je sais, on dit : Julien Dray se cache, Julien Dray ne parle plus, donc Julien Dray est coupable. CQFD. Mais parler sur quoi et pour qui ? Sur le fait que je vais en vacances avec mes enfants pour assister à un tournoi de hockey auquel mon fils participe ? Sur le fait que ma carte de crédit personnelle sert aux dépenses de toute la famille ? Au début, j’ai essayé de me justifier, mais quand j’ai vu le viol de l’intimité, l’indécence et les discussions folles que chaque réponse suscitait, je me suis dit que, sur cette question-là au moins, je ne céderai pas.

Alors que Nicolas Sarkozy vient de passer le cap des deux ans à l’Elysée, le PS ne doit-il pas admettre qu’il a très longtemps, trop longtemps sous-estimé l’homme Sarkozy ?

Modestement, je vous dirai que ça n’a jamais été mon cas, et ces derniers mois, encore moins. Le problème pour la gauche est de sortir du rythme sarkozien. Il continue comme président ce qu’il avait parfaitement réussi quand il était ministre de l’Intérieur : bouger tout le temps, ne jamais rendre de comptes, ouvrir chantier sur chantier pour épuiser l’adversaire. Ce qui compte pour lui, c’est l’apparence d’action, et l’effet qu’elle suscite sur l’opinion. Avant de passer à autre chose. A l’inverse, il faut prendre le temps de revenir inlassablement aux vraies questions, rabâcher même si ça peut sembler un peu barbant. Car s’il y a mouvement perpétuel, il n’y a en réalité pas de résultats probants et, au contraire, devant la crise violente et qui va durer, la tentation redoutable de jouer la stratégie de la tension.

Diriez-vous que la gauche est en train de réunir les conditions d’une victoire à la présidentielle de 2012 ?

Il n’y aura pas de victoire en 2012 sans la constitution autour d’un candidat unique issu de primaires ouvertes d’une grande coalition arc-en-ciel…

Cela veut dire quoi ?

Une coalition allant des modérés du MoDem à l’extrême gauche. Les élections régionales de 2010 vont être, pour nous, un premier test.

Avez-vous des regrets ?

Oui. Au début, je me suis laissé balader. Et j’ai même intégré une sorte de culpabilité au point de beaucoup gamberger. Ceux qui ont fait ce mauvais coup doivent savoir que j’ai aujourd’hui retrouvé dans ma tête l’énergie et la radicalité de mes 20 ans. Donc, je vais me battre.

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SOS Racisme : génération perdue
Socialistes. Après l'affaire Dray et l'échec d'Harlem Désir en Île-de-France. Valentin Goux, le 18-06-2009 Valeurs Actuelles

Ils étaient la “génération morale”, une jeunesse militante au combat inattaquable, luttant contre le racisme et les discriminations. De l’Élysée aux ennuis, grandeur et décadence des “potes”.

La semaine avait déjà mal commencé pour SOS Racisme: dimanche dernier, Harlem Désir,le fondateur de l’association, connaissait un échec retentissant à la tête des listes socialistes en Île-de- France.

Autant dire que l’annonce,deux jours plus tard, de la garde à vue de Dominique Sopo, président de l’association, a fait l’effet d’une bombe. Comme le dernier développement d’une série noire commencée à la fin 2008. Le 28novembre dernier,Tracfin, la cellule de lutte contre le blanchiment d’argent du ministère des Finances, faisait en effet parvenir une note d’information au procureur de Paris.
En cause:des mouvements suspects observés entre les comptes bancaires de Julien Dray et ceux de diverses associations, comme la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl), ou Les Parrains de SOS Racisme. Bientôt, plusieurs proches de Julien Dray étaient entendus,jusqu’au président de l’association antiraciste. Toute la structure,y compris ses collaborateurs et associations satellites,semblait entraînée dans la chute de ses fondateurs…

Retour sur une histoire mouvementée.

Noisy-le-Sec, début des années 1970. Julien Dray, alors lycéen, découvre la politique,avec les trotskistes de la Ligue communiste révolutionnaire. Un militantisme qui se poursuit naturellement à l’université, où le jeune étudiant dirige le Mouvement d’action syndicale (Mas), proche de la LCR.
En 1980, le syndicat se fond dans l’Union nationale des étudiants de France-Indépendante et démocratique (Unef-ID) et Julien Dray se retrouve minoritaire au sein de la nouvelle organisation étudiante. Face à lui: ses frères ennemis, les lambertistes du Parti communiste internationaliste (PCI) menés par Jean- Christophe Cambadélis,lui aussi futur dirigeant socialiste,qui pour l’heure est encore connu sous le “blaze”(pseudonyme) de Kostas.

En 1981,l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République change les possibilités d’évolution professionnelle pour les jeunes de la LCR. C’est l’époque du “tournant ouvrier”du mouvement: comme chez les maoïstes, on demande désormais aux militants d’entrer à l’usine pour y préparer le Grand Soir. Une perspective peu réjouissante pour des intellectuels bardés de diplômes!
Julien Dray et ses amis rejoignent donc le parti socialiste tout en restants actifs au sein de l’Unef- ID. Mais bientôt, l’avenir s’assombrit: Cambadélis et les lambertistes,toujours majoritaires dans le syndicat étudiant, négocient eux aussi leur ralliement au PS.

Dans un article publié en 2001 dans la Revue française de science politique, Philippe Juhem,auteur d’une thèse sur SOS Racisme, résume la situation de Dray à cette époque: « Envisagée dès 1984, l’adhésion au PS de Jean-Christophe Cambadélis et de la tendance majoritaire de l’Unef-ID ferait passer Julien Dray du rang de principal animateur étudiant au parti socialiste, position dont on peut penser qu’elle procure des perspectives d’ascension[…],à celui de minoritaire au sein de la tendance socialiste de l’Unef-ID, simple président de la section de Villetaneuse. »

Soutenus par Mitterrand et le “show-business”

Gênés dans leur ascension politique, frustrés par leur manque de responsabilités au sein du PS, et approchant de la fin de leurs études, Julien Dray et ses amis cherchent alors une idée pour se désenclaver. Le seul terrain idéologique qu’ils peuvent alors occuper sans être vus comme des dissidents par le pouvoir socialiste est l’antiracisme. Celui-ci a le double avantage d’être à la fois inattaquable et dans l’air du temps: en 1983, la marche des Beurs partie de Marseille a rassemblé plus de 60 000 personnes à son arrivée à Paris.

Parallèlement, le Front national est sorti de l’anonymat avec l’élection de Jean-Marie Le Pen comme conseiller dans le XXe arrondissement de Paris. Toutes les conditions sont donc réunies pour la création de SOS Racisme, qui va faire du FN sa cible préférée. Julien Dray devient vice-président du mouvement et laisse Harlem Désir, un ancien trotskiste membre comme lui de l’Unef-ID,diriger l’association.

Dans son livre Histoire secrète de SOS Racisme, publié en 1990, Serge Malik raconte la genèse du mouvement qu’il a contribué à créer… et se montre très dur envers Julien Dray. Harlem Désir? Un « Black sympathique », qui n’était « que l’homme de paille de Dray ». Le but réel de l’association? «Convaincre le président et le PS qu’ils doivent compter avec Julien Dray pour l’avenir. »
Ainsi, « la mobilisation des potes, c‘est la répétition, le brouillon de la génération Mitterrand. En trois ans, elle a permis de reconstituer une majorité qui avait fondu comme neige au soleil dans la première partie de son septennat. » De fait, la stratégie sera payante.

En 1984,SOS Racisme lance le fameux badge avec la devise “Touche pas à mon pote”inscrite sur une petite main jaune. Invité par Michel Polac dans l’émission Droit de réponse le 5 janvier 1985, Harlem Désir crève l’écran, et SOS Racisme s’impose comme le phénomène médiatique des années 1980.
Coluche, Bernard-Henri Lévy ou encore Marek Halter se mobilisent aux côtés de la jeune association. Le 15 juin 1985, SOS Racisme organise un grand concert place de la Concorde devant plusieurs centaines de milliers de personnes, avec le gratin de la scène rock française.

Le pari de Julien Dray est réussi:François Mitterrand et ses conseillers comprennent le potentiel de SOS Racisme grâce à Jean-Louis Bianco, alors secrétaire général de l’Élysée.La gauche est épuisée par la pratique du pouvoir et il faut remobiliser un électorat autour du parti socialiste en vue de l’élection présidentielle de 1988.

À la fin de 1986, Julien Dray, toujours actif au sein de l’Unef et enseignant à l’université de Villetaneuse, participe activement au mouvement contre la réforme Devaquet, instituant la sélection à l’université.Les étudiants battentle pavé, soutenus par SOS Racisme au nom de la dénonciation des bavures policières. Un credo renforcé par la mort tragique de Malik Oussekine en marge des manifestations, drame qui enterre le projet et sonne le glas des réformes chiraquiennes.

Harlem Désir devient la star des plateaux télé.En août 1987,son invitation à l’Heure de vérité fait un tabac et finit de le consacrer comme la nouvelle idole des jeunes.C’est aussi l’année de la création de la Fidl par les lycéens de SOS Racisme sous l’égide de Julien Dray. La mobilisation contre le projet de réforme du code de la nationalité achève de rassembler les “potes”en vue de l’élection présidentielle.

L’année suivante,Mitterrand est réélu. Dans la foulée, les deux leaders de SOS Racisme reçoivent leur juste rétribution: Julien Dray est parachuté député de la 10e circonscription de l’Essonne, et un an plus tard Harlem Désir entre au Conseil économique et social.

Durant plus de dix ans,Julien Dray va cultiver ses réseaux et aider à la fondation de nouvelles associations qui viennent s’ajouter aux antennes de SOS Racisme et de la Fidl.En 2000,les difficultés financières du mouvement entraînent la création des Parrains de SOS Racisme,association présidée par Pierre Bergé, et en 2003 Julien Dray appuie la création de Ni putes Ni Soumises,sous l’égide de Fadela Amara. Autant d’associations dont certains membres sont cités dans l’enquête préliminaire pour “abus de confiance” ouverte en décembre dernier.

De son côté,Harlem Désir,élu député européen depuis 1999,s’éloigne progressivement de Julien Dray pour se ranger aux côtés des jospinistes et de Delanoë. En 2008, son nom circule même dans les allées du congrès de Reims comme candidat possible du consensus Delanoë-Aubry- Hamon. Mais le 7 juin dernier, sa liste recueille à peine 13,6 % des suffrages en Île-de-France, loin derrière les invités surprise d’Europe Écologie.

Plus dure aura été la chute… Il y a vingt et un ans, en mars 1988, un mois avant la présidentielle, Georges-Marc Benamou achevait ainsi son éditorial dans la revue Globe:«[…]Harlem-qui-aura-quarante- ans en l’an 2000. Il est celui qui, à nos yeux, incarne le mieux cette génération demain aux commandes. À la différence des soixante-huitards, les copains d’Harlem Désir savent qu’un jour, ils auront quarante ans. Et ils s’y font! » Soit. Mais savaient-ils qu’un jour… ils en auraient cinquante?

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Fofana: le Crif et SOS Racisme satisfaits AFP 13/07/2009 | Mise à jour : 14:56 | lefigaro.fr

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) et SOS Racisme se sont félicités aujourd'hui de la demande de la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, d'un appel de certaines condamnations dans le procès du "gang des barbares"."Le CRIF se félicite" de l'annonce faite par Michèle Alliot-Marie, qui a demandé au parquet général de faire appel des condamnations inférieures aux réquisitions de l'avocat général, a annoncé l'organisation dans un communiqué.

Le CRIF ajoute qu'il s'associera à "l'hommage" à Ilan Halimi, organisé lundi soir devant le ministère de la Justice."SOS Racisme accueille avec satisfaction la décision de la Garde des Sceaux d'interjeter l'appel", a réagi l'association de lutte contre les discriminations raciales. "Cet appel doit être l'occasion d'assurer la publicité non du crime mais du procès, afin que sa dimension pédagogique (...) puisse être à la mesure de la gravité des faits", a-t-elle ajouté, en espérant que les associations antiracistes pourront "se porter partie civile" en cas de nouveau procès.

La ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, a annoncé avoir demandé lundi au parquet général de "faire appel des condamnations inférieures aux réquisitions de l'avocat général" dans le procès du "gang des barbares".

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Affaire Dray : Guaino réfute toute intervention élyséenne Samuel Laurent (lefigaro.fr) 13/07/2009 | Mise à jour : 12:13 |

Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy dément les propos du député PS de l'Essonne, qui affirme que sa mise en cause dans une affaire de fonds suspects serait due à «une intervention politique».

L'Elysée n'est pour rien dans les ennuis judiciaires de Julien Dray. C'est ce qu'a expliqué Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkzoy, au micro de RTL lundi matin.

Dans un entretien au Journal du Dimanche, Julien Dray affirmait le contraire : «A l'origine de mon affaire, il y a une intervention politique venant de Bercy et peut-être de plus haut.» Le député de l'Essonne, mis en cause pour des fonds suspects ayant transité entre ses comptes en banque, ceux de l'association Les Amis de SOS Racisme et ceux du syndicat étudiant Fidl, se dit persuadé d'être victime d'un coup politique venu du gouvernement.

A l'appui de ses affirmations, le parlementaire, envers qui la justice a fait un geste en lui accordant l'accès à son dossier alors qu'elle n'y était pas tenue, évoque le fait qu'«Eric Woerth a dit publiquement qu'il était au courant du rapport Tracfin [l'organisme antiblanchiment de Bercy, qui a le premier accusé Dray, NDLR] avant sa publication».

Pour Julien Dray, l'affaire vient directement de l'Elysée. «J'ai du respect sur le plan personnel pour le Président, mais je ne crois pas qu'il fasse de cadeaux en politique. Dès le début, des membres de son entourage se faisaient l'écho d'une grosse affaire politico-financière à venir.»

«Julien Dray n'a apporté aucune preuve»

Autant d'allégations qui ne tiennent pas, répond Henri Guaino. «J'ai beaucoup d'affection pour Julien Dray, le président de la République le connaît depuis très longtemps, mais franchement je n'imagine pas un instant le président de la République se pencher sur ce genre de dossier», explique le conseiller, selon lequel «pour l'instant, Julien Dray n'a apporté aucune preuve».

Henri Guaino voit dans la posture du député PS de l'Essonne une «stratégie de défense». «Essayer de passer du plan judiciaire au plan politique, c'est ce que font la plupart des hommes politiques qui ont des problèmes avec la justice», explique-t-il.

Même réaction de la part de Patrick Devedjian, ministre de la Relance, interrogé sur i-Télé : «Julien Dray fait valoir ses moyens de défense, il a raison, c'est une situation normale. De là à accuser le gouvernement de le pourchasser, c'est peut-être exagérer aussi son importance.»

Dans l'entretien qu'il a accordé au Journal du Dimanche, Julien Dray s'en tient à la même version: les sommes qu'il a reçues venaient «d'amis» qui lui ont «prêté de l'argent à titre personnel. Il n'y aucune contrepartie, aucun élément de corruption. Et ces prêts ont été remboursés». Quant au fait qu'il n'ait pas retiré de liquide de son compte courant durant des mois, «chez moi, c'est ma femme qui retire une partie de son salaire en liquide, et cet argent sert pour toute la famille et ça fait vingt ans que ça dure», assure-t-il.

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Delanoë défend Aubry face «au gâchis de personnalités» Samuel Potier (lefigaro.fr) 20/07/2009 | Mise à jour : 13:26 |

Alors qu'une pluie de critiques s'abat sur Martine Aubry, le maire socialiste de Paris apprécie «l'autorité» de la première secrétaire et met en garde les personnalités contestataires qui «doivent comprendre qu'elles n'ont aucun débouché seules» au PS.

Bertrand Delanoë a choisi son camp, celui de Martine Aubry. Attaquée en interne, par Manuel Valls ou Julien Dray, ou par ses «amis» de l'extérieur, façon Bernard-Henri Lévy, la première secrétaire du PS peut s'appuyer sur certains «éléphants» du parti. A l'image de Fabius qui se satisfait de la main de fer d'Aubry, le maire socialiste de Paris déplore de son côté «le gâchis de talents, d'idées et de personnalités valables» au sein du PS.

«Le PS a besoin de respecter sa propre légitimité : Martine Aubry est la première secrétaire, élue démocratiquement par les militants. Effectivement, je crois qu'il y a besoin de cohésion, d'autorité, d'ordre et que Martine Aubry a raison de le dire», tranche-t-il sans hésiter sur RTL. «En même temps, il est évident que tous les socialistes sont indispensables, surtout dans l'épreuve que nous vivons aujourd'hui, Manuel Valls comme les autres», nuance-t-il toutefois dans la foulée.

«Créer une victoire pour sa personne, c'est le drame du PS»

Une parole apaisante qui ne saurait cacher l'avertissement ferme que souhaite faire passer Bertrand Delanoë en ce début de semaine, ainsi qu'une pointe d'inquiétude : «Saurons-nous un jour montrer les qualités individuelles par rapport à la pertinence d'un projet collectif ? », s'interroge-t-il. «C'est un peu le drame du PS ces dernières années, où chacune et chacun essaie de créer une victoire pour sa personne, et pas une victoire pour le peuple français par les idées de la gauche».

Les personnalités qui font entendre leur petite musique à longueur de journées dans les médias «doivent comprendre qu'elles n'ont aucun débouché seules», prévient l'édile de la capitale. «Tous les socialistes peuvent compter sur moi et en particulier la première secrétaire». Manière habile de réaffirmer ses propres ambitions tout en jouant collectif. Le maire de Paris compte donc privilégier le débat de fond et exclut de changer le nom du PS comme le propose Manuel Valls. Le mot «socialiste» n'est «pas daté» pour Delanoë.

Montebourg : «Le PS, un parti tombé dans le formol»

Reste à savoir si ses avertissements seront entendus. Le député Julien Dray a étrillé sur son blog Martine Aubry qui, «en l'espace d'une semaine, par la publication de deux lettres, a résumé et confirmé les grandes caractéristiques de son début de mandat de première secrétaire du Parti socialiste : l'impuissance, l'amateurisme, et surtout une étonnante incapacité à entendre ce qui se passe et dans son parti, et dans la société».

Quant à Bernard-Henri Lévy, grande figure de la gauche intellectuelle, il souhaite que le PS - «une maison morte», «un grand corps malade » -, disparaisse «le plus vite possible». Après ces déclarations acides du week-end, Arnaud Montebourg, secrétaire national du PS chargé de la Rénovation, en a remis une couche lundi sur France Info. Le député et président du conseil général de Saône-et-Loire a estimé que le PS «devra changer de nature», «parce qu'on ne peut pas garder un parti tombé dans le formol». Le temps presse : les socialistes ne disposent que d'un peu plus d'un mois pour relever la tête avant leur grande rentrée politique, fin août à La Rochelle.

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Julien Dray porte plainte contre les auteurs des fuites dans la presse 20minutes.fr Julien Ménielle Créé le 28.07.09 à 18h58 | Mis à jour le 28.07.09 à 18h58 |

JUSTICE - Son avocat réclame une enquête sur ces «violations du secret de l'instruction»... Julien Dray veut savoir qui a communiqué à la presse le contenu du rapport d'enquête préliminaire sur ses comptes. Par la voix de son avocat Léon-Lef Forster, il a annoncé qu'il déposait une plainte contre X pour «des faits de violation du secret de l'instruction et recel de ce délit». Dans un courrier adressé lundi au procureur de Paris, Jean-Claude Marin, l'avocat demande à celui-ci d'enquêter «lui-même».

«Je pense que Jean-Claude Marin va ouvrir une enquête», a estimé Léon-Lef Forster, contacté par 20minutes.fr. En effet, selon lui, le procureur «est aussi victime de ces manipulations, qui cherchent à le déstabiliser pour le contraindre à prendre une décision qu'il n'a pas encore arrêtée». Une explication que l'intéressé, injoignable, n'a pas pu confirmer.

Les précédentes plaintes n'ont rien donné

Depuis le début de cette affaire, Julien Dray a déjà déposé plusieurs plaintes contre les fuites répétées dans les médias. Ce sont cette fois des articles parus sur le site «Mediapart» et dans «Le Monde» qui ont déclenché son ire. «Ce n'est pas la presse qui est visée, mais ceux qui lui donnent leurs informations», s'emporte Léon-Lef Forster. Il déplore cependant ne pas avoir été contacté par les journalistes au sujet des éléments du rapport qui accablent son client.

Dans son courrier à Jean-Claude Marin, l'avocat regrette que ses plaintes précédentes n'aient rien donné. Il pose cette fois une sorte d'ultimatum. «Il est évident, écrit-il, que si cette dernière plainte n'aboutissait pas, le justiciable devrait considérer que l'application des règles de droit n'est plus assurée dans notre société».

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30/07/2009 à 06h52 Libération Lilian Alemagna Amarré à Amara Portrait
Dans l’ombre des élus (3/5). Mohammed Abdi, conseiller spécial de la secrétaire d’Etat.

On dit de lui que sa présence provoque le silence quand il entre dans la même pièce que Fadela Amara. Que sa force de persuasion envoûte l’actuelle secrétaire d’Etat chargée de la politique de la Ville, qu’il suit depuis plus de vingt ans. Sur l’organigramme du cabinet, Mohammed Abdi est «conseiller spécial auprès de la ministre». D’autres le qualifient de «gourou», d’«homme d’influence», de «ministre bis» Il réfute les termes : «J’ai simplement le privilège de pouvoir lui parler très franchement.»

Sa rencontre avec Fadela Amara date de 1986, à Clermont-Ferrand.
Lui est originaire du Maroc, dernier des 16 enfants d’un père propriétaire terrien. Elle est née sur le sol français, de parents ouvriers. Déjà engagé dans le milieu politique local (au PS et à SOS Racisme) depuis son arrivée en France pour ses études, Abdi repère la jeune femme dans une réunion d’association. Frappé par la «fougue» et la «rage» d’Amara. «Une révoltée ! Une tête brûlée !» lance-t-il dans une de ces envolées qu’il affectionne. Il la recrute tout de suite au sein de la section locale du PS.

Plus tard, il est à ses côtés pour fonder Ni putes ni soumises (NPNS). Le mouvement la propulsera au premier plan. Abdi occupe la place de secrétaire général de l’association jusqu’en 2008. «J’ai cru en ce combat», plaide-t-il. Avec une femme qu’il considère comme «une amie, une sœur». Pas plus. Il ne prête pas attention aux rumeurs de liens «de couple» avec elle.

«Dernier péage».
De gauche, proche de Ségolène Royal durant la campagne pour la présidentielle, il convainc Fadela Amara de répondre à l’ouverture sarkozyste. «J’avoue, je fais partie des gens qui ont pesé lourd pour qu’elle dise oui.» Elle suit son conseil, à condition qu’il l’accompagne au ministère de la Ville. De l’opportunisme ? Il ne veut pas faire de commentaire et préfère répondre par un plaidoyer pour «une véritable politique de redistribution des richesses» : critique du collège unique «qui empêche de faire de l’alternance», grand prêche pour les internats d’excellence… Il a voulu, au côté de la secrétaire d’Etat, être aux affaires, pouvoir «régler les problèmes d’emplois et de logement». Dans l’action, afin de ne pas attendre en vain un retour des socialistes au gouvernement pour s’occuper des banlieues.

Son rôle ?
«Le dernier péage avant la ministre.» Tout passe par lui : demandes de rendez-vous, préparation des réunions, examen des dossiers… «On fabrique la décision, la ministre la valide.» Il veut la jouer collectif en précisant qu’il y a d’autres personnes qui conseillent Amara, mais il concède : «C’est vrai qu’elle a tendance à m’écouter davantage. Mais ça me pèse. Parce que je peux me tromper.»«C’est un homme de confiance plus que d’influence, défend Sihem Habchi, l’actuelle présidente de NPNS. Parce que c’est Fadela qui mène la barque et que, par son côté "tête de mule", on ne peut pas la dominer.» Une ancienne connaissance contredit : «C’est quelqu’un de nuisible, certains le voient comme un malade. Il est colérique, s’emporte souvent, et peut être dangereux s’il n’obtient pas ce qu’il veut.»

Mohammed Abdi est aussi un charmeur, avec une voix de conteur à l’accent du Maghreb.
Il aime la littérature française et multiplie les références dans des réponses qui prennent parfois des allures de monologues. Hugo, Camus, Zola, Rousseau… Il compare même le sort du colonel Chabert de Balzac à sa propre «injustice» : il a été condamné à six mois de prison ferme l’an passé, après quatorze ans de procédure, pour avoir eu recours à de fausses attestations de présence et de formation lorsqu’il s’occupait des ressources humaines d’une société du Puy-de-Dôme. L’entreprise était en difficulté financière. Par cette combine, elle était exonérée de certaines charges. Lui dit avoir sauvé plusieurs emplois.La cour d’appel de Riom l’a qualifié «d’instigateur de l’escroquerie» et plusieurs jeunes des quartiers n’ont pas reçu de formation comme ils auraient dû.

«Pipeau».
L’homme aime se mettre en scène. En tête-à-tête, il défend avec ferveur l’action pour les banlieues de sa ministre. Dans son costume cravate, il use de grands gestes et de regards persuasifs, hausse vivement le ton, avant de baisser la voix et de jouer sur la sensibilité de son interlocuteur. «La ministre veut que l’on apporte une réponse à chaque question.» Il se lève, va chercher une sacoche noire : «Quand nous sommes en déplacement, tout le monde peut nous laisser ses critiques là-dedans. Voyez, il y a toute la misère du monde dans cette sacoche.»

Beau parleur mais déterminé, ce titulaire d’un DESS de gestion et d’un DEA de droit public veut compter dans le débat d’idées.
«Mohammed est un lettré, insiste Sihem Habchi. «C’est du pipeau ! répond l’ancienne connaissance. C’est plutôt un très bon joueur d’échecs qui avance bien ses pions dans l’ombre.» Il dit vouloir écrire, fonder un club de réflexion politique et philosophique, montrer une image éclairée d’une culture musulmane et laïque en réunissant des spécialistes. Mais pas question de lâcher sa protégée. Non-marié, il lui a fait serment d’allégeance : «Fadela sait que rien ne pourra me détourner de son combat. Jamais je ne l’abandonnerai.»

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AFFAIRES Julien Dray apporte son soutien à Charles Pasqua NOUVELOBS.COM | 12.11.2009 | 10:35

Lui-même visé par une enquête préliminaire, le député PS affirme que Charles Pasqua "est pris dans une tourmente judiciaire terrible et destructrice".

Alors que Charles Pasqua doit donner ce jeudi une conférence de presse où il doit faire des révélations, le député PS de l'Essonne, Julien Dray a pris sa défense. Le socialiste estime que Charles Pasqua est pris "dans une tourmente judiciaire terrible et destructrice" et ajoute qu'il le "respecte" après l'avoir "combattu".

"Il est pris dans une tourmente judiciaire, terrible, destructrice, que je connais", a indiqué à Public Sénat le député. Julien Dray est lui-même visé par une enquête préliminaire sur de supposés mouvements de fonds suspects. "Une part des accusations qui sont portées contre lui ne repose sur rien pour qui connaît un peu le dossier", a également assuré le socialiste.

Un "monstre politique"

Julien Dray a déclaré qu'il était en "total accord" avec la proposition de Charles Pasqua -un "monstre politique" que "j'ai combattu mais que je respecte"- qui souhaite une commission parlementaire habilitée à enquêter sur les affaires couvertes par le secret défense. Le porte-parole de la campagne présidentielle de Ségolène Royal estime que "ça nous permettra de savoir et ça nous permettra d'éviter que d'autres parlent, lancent des noms, les jettent en pâture comme cela".

Selon Julien Dray, Charles Pasqua, condamné à un an de prison ferme dans l'affaire de l'Angolagate, "est capable de se défendre" et "visiblement, des gens doivent se sentir dans une situation difficile" même si "ce n'est pas un homme à balancer". "Nous avons peut-être ce tort et cette éducation", a également noté le député socialiste, estimant que l'ancien ministre de l'Intérieur de Jacques Chirac ne "balancera" pas et que "les autres le savent en face".

Evoquant ce qu'il avait "sur le cœur", Julien Dray a ajouté que dans sa propre affaire "certains se sont dit, si on pouvait se débarrasser de Julien Dray ce serait bien".

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AFFAIRES Julien Dray dément tout soutien à Charles Pasqua NOUVELOBS.COM | 13.11.2009 | 19:12

Le député de l'Essonne conteste avoir pris la défense de Charles Pasqua dans l'affaire de l'Angolagate, dénonçant une manipulation de l'information. "Ce n’est pas Charles Pasqua que je soutiens, c’est la levée du secret défense !", écrit-il sur son blog.

Le député de l'Essonne, Julien Dray, a contesté vendredi 13 novembre, avoir apporté son soutien à Charles Pasqua, condamné à un an de prison ferme dans l'affaire de l'Angolagate.

Dans une note de son blog, intitulé "Mon 'soutien' à Charles Pasqua – petite leçon de manipulation de l'information", il dénonce l'interprétation "inadéquate et même mensongère" d'une dépêche de l'AFP reprenant des propos tenus lors d'une émission de Public Sénat et titré "Julien Dray vole au secours de Charles Pasqua".

Il affirme avoir non pas soutenu "Charles Pasqua, mais sa demande de levée du secret défense". Il réaffirme tout de même : "J’ai également dit qu’une partie des accusations – et une partie seulement – que l’on porte contre Charles Pasqua ne tiennent pas debout ; enfin, je me suis déclaré favorable à ce qu’il demande, à savoir la mise en place d’une commission parlementaire de contrôle du secret défense. Ce qui reviendrait très concrètement à instaurer le contrôle parlementaire des ventes d’armes, idée que je soutiens complètement", écrit-il.

Manipulation de l'information

"Une fois de plus la machine à désinformer a fonctionné", dénonce-t-il. Il accuse alors l'AFP d'avoir fait preuve de "zèle interprétatif" et dénonce "son habitude désormais bien entérinée de revenir systématiquement, dans les dépêches" le "concernant, sur l’enquête dont" il a été "l’objet. Même, voire surtout, quand lesdites dépêches n’ont rien à voir avec cette enquête".

Il conclut sa note en expliquant que cette "anecdote" est "tout à fait éclairante sur la prétendue 'neutralité' de certains émetteurs d’information.

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Le procureur épargne Julien Dray
Le député socialiste de l’Essonne ne sera pas renvoyé devant le tribunal correctionnel. La justice s’est contenté de lui adresser un simple « rappel à la loi ». leparisien.fr | Geoffroy Tomasovitch | 17.12.2009, 07h00

Très incertain depuis des mois, l’avenir judiciaire de Julien Dray s’éclaircit brusquement.

Le député socialiste de l’Essonne, mis en cause dans une affaire financière depuis fin 2008, devrait échapper à un procès. Dans un rapport, révélé hier par « le Monde » sur son site Internet, le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, estime que la « saisine du tribunal correctionnel par voie de citation directe n’apparaît pas nécessaire ». Il envisage d’infliger à l’élu un simple rappel à la loi. « Ce qui signifie que la loi n’a pas été respectée à 100 % », glisse un magistrat. « Ce rapport strictement interne n’avait pas vocation à se retrouver dans la presse, réagit-on, irrité, au parquet de Paris. La décision sur le fond n’a pas été prise. Elle le sera rapidement. »

« Aucun élément objectif ne permet d’apporter la preuve qu’il connaissait l’origine des fonds »

Ces précisions faites, le « document interne » du parquet de Paris annonce bel et bien la fin des ennuis judiciaires de Julien Dray. Ses tracas avaient commencé avec un signalement de la cellule antiblanchiment de Bercy, intriguée par des mouvements financiers suspects de 2006 à 2008 sur les comptes de Julien Dray et de deux de ses collaborateurs, Nathalie Fortis et Thomas Persuy. Les flux incriminés mettaient en évidence un circuit opaque entre l’élu et les associations SOS Racisme, les Parrains de SOS Racisme et le syndicat lycéen la Fidl. L’enquête préliminaire confiée à la brigade financière s’est attachée à vérifier l’existence d’un éventuel système occulte permettant à Julien Dray de surmonter ses problèmes d’argent grâce à l’aide des associations, victimes d’un préjudice présumé. Faute d’avoir pu être étayée de façon formelle, cette hypothèse a été écartée.

« Aucun élément objectif ni aucune déclaration ne permet d’apporter la preuve avec suffisamment de certitude qu’il (NDLR : Julien Dray) connaissait l’origine véritable des fonds (…), encore moins qu’il soit intervenu dans la mise en place du système », écrit le procureur dans son rapport. Pour sa défense, l’élu PS a toujours assuré qu’il avait remboursé les prêts consentis. Cet élément fait dire au parquet que le délit n’apparaît pas « suffisamment établi » pour justifier le renvoi de l’élu en correctionnelle.

Pour autant, l’analyse du parquet n’épargne pas Julien Dray et les associations. Le magistrat stigmatise par exemple l’achat d’une montre de 7 000 € avec un chèque de l’association de la 10 e circonscription du député. « Le délit d’abus de confiance paraît caractérisé », relève le procureur. Le fait que l’élu finance lui-même cette association « atténue sensiblement l’infraction » et le sauve d’un procès. Le parquet souligne par ailleurs « une grande confusion et une absence de rigueur » des associations précitées. Au final, Julien Dray échappe aux poursuites, mais se voit sévèrement tancé.

Forcément « satisfait », l’avocat de Julien Dray déplore malgré tout que la chancellerie doive donner son avis avant que le parquet ne tranche définitivement. « C’est une aberration dans une démocratie qu’une telle décision ait besoin d’être validée par la chancellerie », estime M e Léon-Lev Forster.

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Julien Dray sera candidat PS aux régionales Par Reuters, publié le 18/12/2009 à 12:06 - mis à jour le 18/12/2009 à 15:11

PARIS Julien Dray, dont les ennuis judiciaires ont pris fin avec un simple "rappel à la loi", va pouvoir retrouver sa place sur la liste du Parti socialiste pour les élections régionales de mars dans son département de l'Essonne, d'après la direction du PS.

Mis en cause dans une affaire de mouvements de fonds suspects depuis plus d'un an, le député socialiste a fait l'objet jeudi d'un simple rappel à la loi.

Il a réclamé sa réintégration sur les listes du PS dont il avait été écarté dans l'attente des conclusions de l'enquête judiciaire. Julien Dray brigue la tête de liste dans l'Essonne.

Formellement, la décision appartient aux militants de ce département de la banlieue parisienne et Carlos Da Silva, le responsable du PS dans l'Essonne, a aussitôt fait savoir que Julien Dray retrouverait sa place.

"Nous avons le feu vert de la direction nationale (...) Il va prendre la tête de liste de l'Essonne", a-t-il dit au site internet d'informations rue89. Une réunion formelle des instances fédérales aura lieu la semaine prochaine, a-t-il ajouté.

Martine Aubry, premier secrétaire du PS, s'était auparavant réjouie dans un communiqué de "la décision du procureur de la République de Paris concernant Julien Dray, qui met fin à une année éprouvante et douloureuse pour Julien et ses proches".

"Julien Dray va pouvoir retrouver toute sa place dans la vie politique française, et à court terme sur les listes aux régionales, comme l'avait décidé la fédération de l'Essonne et comme le souhaite notre tête de liste en Ile-de-France Jean-Paul Huchon", ajoute-t-elle.

Tout en investissant Carlos Da Silva, un proche de Manuel Valls, en tête de liste, la fédération socialiste du département avait expliqué en novembre que cette place reviendrait à Julien Dray si son dossier était classé sans suite.

Vice-président du conseil régional d'Ile-de-France sortant, Julien Dray estime que cette place lui revient de droit.

"Je n'ai pas à réclamer", a-t-il dit vendredi sur Europe 1. "Les militants socialistes avaient dit: 'Si la justice n'a pas de reproche à faire à Julien Dray, il doit nous conduire à cette bataille'".

"FRATERNITÉ"

Même s'il y aura "toujours des mauvaises langues qui diront 'oui mais'", Julien Dray a expliqué s'être réveillé vendredi en "homme libre".

Il a remercié les dirigeants l'ayant soutenu, "même les soutiens de dernière minute", et a renouvelé ses attaques contre la direction du PS avec laquelle il souhaite s'expliquer.

Julien Dray avait estimé le mois dernier que certains au PS avaient "foulé au pied" des valeurs telles que la présomption d'innocence et le respect de la vie privée.

"A ce stade, je n'ai pas eu d'appel de Martine Aubry", a-t-il dit vendredi. "Je pense qu'il serait temps, au bout d'un an, qu'on puisse s'expliquer dans les yeux parce que je crois que dans l'esprit de ce que doit être d'après moi (...) le Parti socialiste, il y a le mot fraternité".

"Ça ne veut pas dire qu'on passe sur les erreurs des autres ou sur les fautes commises à un moment donné par l'un des siens mais ça veut dire que, quand il est dans la difficulté, le premier des devoirs qu'on a c'est d'être à ses côtés", a souligné Julien Dray.

L'issue de cette procédure judiciaire, a déclaré le porte-parole du PS, Benoît Hamon, "c'est une bonne chose pour Julien Dray et une bonne nouvelle pour le Parti socialiste, évidemment".

Il n'y a désormais "rien qui s'oppose" à ce qu'il soit tête de liste aux régionales en Essonne, a-t-il assuré sur i

Sur Europe 1, Julien Dray a expliqué n'avoir eu "aucun doute sur le fait que la justice finirait pas triompher".

Il a réclamé à Nicolas Sarkozy une mission parlementaire sur l'organisme anti-blanchiment Tracfin, à l'origine du signalement des mouvements de fonds entre les comptes du député et ceux de plusieurs associations, dont SOS Racisme.

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Retour sans flonflons pour Dray leparisien.fr 2 juin 2010 p. 06

En arrivant, il s'est trompé ... de porte d'entrée. Hier soir, pour son retour rue de Solferino, julien Dray a eu un peu de mal à se familiariser au nouvel aménagement du siège national du PS.

Après une enquête au long cours pour abus de confiance qui s'est finalement soldée par un simple rappel à la loi, le député de l'Essonne et ancien lieutenant de Ségolène Royal s'est tenu éloigné de la vie des socialistes, nourrissant pendant de longues semaines de la rancœur à l'égard de certains d'entre eux.

En arrivant à 16 h 20 pour son premier bureau national, Dray, le teint bronzé, s'engouffre rapidement dans le bâtiment. Il retrouve quelques amis dans le bureau du sénateur David Assouline.

"A peine arrivé, voilà qu'il commence à intriguer", vanne Jérôme Guedj, vice-président du conseil général de l'Essonne."

"Tiens, pour son retour, il est à l'heure ..." taquine le député fabiusien Philippe Martin, en allusion au goût prononcé de Dray pour les montres.

L'opposant d'Aubry a-t-il l'intention de rentrer dans le rang ? "Non, mais son affaire lui a fait prendre du recul..." confie un de ses proches.

Il y a trois semaines, Dray a ainsi rencontré discrètement Aubry pour préparer son retour et s'expliquer en tête-à-tête avec elle. Au bureau national, il rejoint le "carré" des ex­amis de Royal, entre Gérard Collomb et Patrick Menucci, et se tait.

"Il ne veut être ni l'opposant n° 1 d'Aubry ni un supporteur", glisse Marc Mancel, proche de Peillon et de Dray. Après deux heures de discussion, le député s'échappe, tête rentrée dans les épaules.

Hier soir, Dray a fait un retour sans tambour ni trompette. EH.

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Roms: Hortefeux veut "évacuer" 300 camps Par Europe1.fr Publié le 28 Juillet 2010 à 19h22 Mis à jour le 29 Juillet 2010 à 11h14

Le ministre de l'Intérieur veut "démanteler" "la moitié des camps illégaux d'ici trois mois".

Après les violences de Saint-Aignan, la semaine passée, Nicolas Sarkozy avait promis de se pencher sur les "problèmes que pose le comportement de certains parmi les Roms et les gens du voyage". Le sujet était abordé mercredi dans une réunion controversée à l’Elysée, en présence de François Fillon et de cinq ministres. A l’issue de cette rencontre autour du chef de l’Etat, un ensemble de mesures pour le moins répressives a été annoncé.

300 camps illégaux démantelés

Dans une allocution devant le perron du palais présidentiel, Brice Hortefeux a assuré qu'il avait été décidé "que dans un délais de trois mois la moitié des camps illicites seraient démantelés. Camps ou squats, c'est-à-dire aux alentours de 300".

Dans un communiqué, le chef de l'Etat précise également qu'une réforme législative sera entreprise "afin de rendre plus efficace le dispositif d'évacuation des campements illégaux."

Brice Hortefeux procédera parallèlement à la reconduite "quasi immédiate" en Roumanie et en Bulgarie des Roms ayant commis des atteintes à l'ordre public. En 2009, plus de 10.000 Roms ont été expulsés de France.

"Dix inspecteurs du fisc"

L'exécutif va en outre "affecter 10 inspecteurs du fisc afin de contrôler la situation des occupants de ces camps illicites et illégaux, car en effet beaucoup de nos compatriotes sont à juste titre surpris en observant la cylindrée de certains véhicules qui traînent les caravanes". Le ministre de l'Intérieur a également promis que le gouvernement allait "poursuivre la politique de développement des aires d'accueil" des populations nomades, des zones inégalement réparties sur le territoire national.

Plus de 400.000 gens du voyage sont recensés en France selon un rapport de 1990. 95% d'entre eux sont français et un tiers nomades. Les Roms, qui sont des Tsiganes de nationalité roumaine, bulgare et d'Europe centrale, forment une minorité.

"Festival de clichés"

"On est face à un festival de clichés les plus éculés", a réagi SOS Racisme par la vois de son président, Dominique Sopo. Les formules utilisées, laissent entendre que ces populations "fraudent avec le fisc", se mettent "hors la loi en vivant des camps illicites" et "commettent des délits qui doivent conduire à leur expulsion". "On est face à une vision de stigmatisation et racialisée de la société", a dit le président de l'association, Dominique Sopo. "L'Elysée veut susciter la peur pour déployer ses mesures de sécurité, et sa société de surveillance", a-t-il dit.

"Il n'y a rien de nouveau: cela fait huit ans que ces démantèlements existent, avec parfois des destructions de caravanes, et que les expulsions se font", a estiém de son côté le directeur général de France Terre d'Asile, Pierre Henry. "En réalité, il y a un problème de gouvernance de l'union Européenne" qui, selon lui, "serait bien avisée de rappeler à un certain nombre de pays, comme la Roumanie, qu'il y a des discriminations contre les Roms".

Enfin, le Parti socialiste a également réagi. "Nous disons qu'il y a des problèmes avec des délinquants mais nous n'accablons pas une population", a déclaré Benoît Hamon, porte-parole du PS sur France 2. "Il y a des délinquants parmi les Roms, il y a des délinquants parmi les gens du voyage et il y a des délinquants à Neuilly-sur-Seine."

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Un ténor du barreau poursuivi pour menaces Le parisien, 11 septembre 2010, p. 16 GEOFFROY TOMASOVITCH

L'information n'avait jamais filtré. Un juge d'instruction parisien a renvoyé l'avocat Francis Terquem devant le tribunal correctionnel.
Ce pénaliste réputé, cofondateurde SOS Racisme, comparaîtra pour des appels téléphoniques malveillants réitérés à son épouse et à trois autres personnes mais aussi pour menace d'enlèvement d'enfant visant la fille du député-maire de Cherbourg (Manche), Bernard Cazeneuve, ainsi que pour outrage et menace de mort envers un commissaire de police.

Plusieurs fois reporté, le procès de Francis Terquem, 54 ans, a été fixé au 28 janvier, jeudi, par la la chambre correctionnelle de Paris. Son avocate plaidera la relaxe.

Cette affaire trouve son origine dans le divoIœ - toujours pas prononcé ­archiconflictuel de Francis et Sylvie Terquem, avec leur fils au cœur de ce litige. « Un véritable cauchemar pour moi, explique Me Francis Terquem au tribunal. Mon fils, que je n'ai pas pu voir depuis sept mois, est livré aux mains d'une mère totalement irresponsable. Il est en danger et en situation de torture. La barbarie, ça suffit comme ça!»

Il nie et crie au complot

L'avocat lie les poursuites pénales dont il fait l'objet à un complot de son épouse et des proches pour la « captation de l'enfant ». L'accusation lui reproche d'avoir hatœlé au téléphone, fin 2006 et courant 2007, sa femme, le premier mari et le premier fils de celle-ci « Des propos injurieux et menaçants », résume Me Robert Apéry; conseil de l'épouse scandalisé par ce « comportement pas acceptable ». Il rappelle qu'une expertise psychologique n'a relevé chez la plaignante aucun trouble mental affectant ses facultés ou son discernement.

Devenu ami de Sylvie, Bernani Cazeneuve la parfois hébergée avec son fils. Aux yeux de Me Terquem, l'élu de la Manche fait partie de la machination visant à «cacher» son fils dont il était alors sans nouvelles.
Harcelé et insulté au téléphone, le député a porté plainte lorsque Me Terquem a menacé d'enlever sa fille en 2007. Celui-Ci le conteste, affirmant avoir simplement demandé à l'élu ce qu'il ferait si sa propre fille subissait le même sort que son fils. A la même époque, l'avocat a violemment pris à partie au téléphone un commissaire de Cherbourg. Selon l'instruction, il a traité les fonctionnaires de «collabos en puissance» et dit au policier qu'il «le buterait» s'il arrivait quelque chose à son fils. Le prévenu, lui, parle de «propos volontairement provocateurs », car on ne l'écoutait pas.

« Me Terquem s'enferme dans la théorie du complot Ridicule », commente Me Apéry en soulignant que sa cliente reste traumatisée par le comportement de son mari. Déjà accusé par sa femme d'avoir tenté de l'étrangler avec une laisse de chien, Me Terquem avait été innocenté en appel.
Le 28 janvier, il sera également jugé pour des violences alléguées par son épouse et le harcèlement téléphonique présumé de ses beaux-parents. Là encore, il nie les faits. GEOFFROY TOMASOVITCH

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Le MRAP va déposer plainte contre Claude Guéant LEMONDE.FR avec AFP | 05.04.11 | 14h56 • Mis à jour le 05.04.11 | 17h17

Claude Guéant, a estimé que "l'accroissement" du nombre de musulmans en France et "un certain nombre de leurs comportements posent problème".

Le Mouvement contre le racisme et pour l'égalité entre les peuples (MRAP) a fait part, mardi 5 avril, de sa décision de porter plainte contre des propos du ministre de l'intérieur, Claude Guéant.
S'exprimant lundi en marge d'un déplacement à Nantes (Loire-Atlantique), M. Guéant avait estimé que "l'accroissement" du nombre de musulmans en France et "un certain nombre de leurs comportements posent problème".

"Ces propos démontrent une fois de plus que les garde-fous qui séparaient la droite républicaine de l'extrême droite ont sauté et que le gouvernement français intègre désormais la parole raciste dans son discours officiel", écrit le MRAP dans un communiqué, accusant l'UMP de choisir "la politique de bouc-émissaire", "une politique de la haine" qui "ne peut que conduire au pire".

SOS RACISME DEVRAIT AUSSI PORTER PLAINTE

"Les ministres changent, les idéologies racistes et xénophobes se développent au plus haut niveau de l'Etat", ajoute le Mouvement en rappelant la condamnation de Brice Hortefeux pour injure raciale, qui doit à nouveau être examinée en appel.

SOS Racisme avait également annoncé lundi soir son intention de porter plainte contre Claude Guéant pour ces propos.
Le Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN) s'était dit "outré", mais n'avait pas prévu de poursuites judiciaires.

Avant l'ouverture du débat sur la laïcité organisé par l'UMP, mardi, le premier ministre, François Fillon, avait défendu son ministre de l'intérieur lors de la réunion du groupe UMP, puis à l'Assemblée nationale. Il a notamment dénoncé les méthodes dignes "des procès staliniens" utilisées par l'opposition.

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Sapin (PS) "comprend" la manifestation anti-Marine Le Pen Publié le 07.12.2011, 19h45 leparisien.fr

Michel Sapin, chargé du projet présidentiel de François Hollande, interrogé mercredi sur la manifestation d'une centaine d'étudiants et militants anti-FN qui ont empêché la venue de Marine Le Pen à Paris-Dauphine, a répondu qu'il "comprend la manifestation". "Je comprends la manifestation", a déclaré le député de l'Indre sur RTL. "Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que ça arrive à un Le Pen ou une Le Pen".
"On a a le droit de manifester, heureusement, et ensuite si l'un ou l'autre recule, c'est sa responsabilité", a poursuivi M. Sapin.

Plus d'une centaine d'étudiants et de militants anti-FN ont empêché mardi la venue à l'université Paris-Dauphine de Marine Le Pen, qui a dénoncé des "milices de gauche" et demandé à toute la classe politique, particulièrement au candidat PS, de condamner ces "procédés inadmissibles".

Vice-président du FN, Louis Aliot a vu dans les propos de Michel Sapin un "soutien explicite" relevant de "l'incitation à la violence" et qui "prouve que les socialistes n'ont pas rompu avec leurs origines totalitaires".

Dans une interview au Talk Orange/Le Figaro à paraître jeudi, Marine Le Pen juge également que Michel Sapin "incite à la réitération" de "violences" à son égard. L'appel à protester avait été lancé notamment par l'UEJF (étudiants juifs de France), l'Unef (syndicat étudiant de gauche), SOS Racisme, le NPA, les jeunes socialistes (MJS) etc., "des organisations qui dépendent directement du Parti socialiste", a dit Marine Le Pen.

"Est-ce que l'on va accepter que dans notre pays cette campagne présidentielle qui démarre se déroule dans la violence (...), que l'on permette à des responsables politiques et notamment là socialistes, d'inciter des organisations, des milices de gauche, à venir perturber ma campagne par la force, par la violence, par la peur?", demande Marine Le Pen.

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Malek Boutih déclare la guerre à Julien Dray Florence Méréo | Publié le 08.12.2011, 06h18 leparisien.fr

Malek Boutih a saisi hier la direction du PS afin de demander la suspension de son ancien ami député de l’Essonne pour « tricherie ». En toile de fond : les prochaines législatives.

Malek Boutih reproche à « Julien Dray ou son entourage » d’avoir « rajouté près de 60 noms de faux électeurs au fichier national des adhérents dans les sections de Morsangsur-Orge et Grigny ». Il s’est fendu d’une lettre sanglante de deux pages, envoyée aux militants de la 10e circonscription, dont voici des extraits.

Une circonscription officiellement « gelée » par le PS… et des relations glaciales entre Malek Boutih et Julien Dray. Hier, le premier a posté un courrier officiel à la direction nationale du PS demandant la « suspension » du second, député socialiste de l’Essonne.
En cause? Des accusations de « tricherie » et de « fraude », et de manière plus générale un désaccord profond sur le « gel » de la 10e circonscription (Grigny - Sainte-Geneviève).

Le contexte local est particulier. Alors que le 1er décembre dernier, les militants socialistes désignaient leurs candidats aux législatives de juin prochain, ceux de la 10e restaient bien au chaud chez eux.
Motif : le bureau national du parti a accepté de suspendre le vote le temps que le député sortant, Julien Dray — élu pour la première fois en 1988, et sans cesse réelu depuis —, décide de se déclarer ou non. Une mesure très rare qui avait déjà agacé Malek Boutih.

Après un parachutage raté en Charente en 2007, ce cacique socialiste se voyait bien mettre la main sur le siège de député de la circonscription, où il a cofondé la Maison des potes. C’était à Grigny, avec un certain Julien Dray, quand les deux hommes s’estimaient encore comme des « frères ».

Hier, la polémique est montée d’un cran. « J’ai très officiellement saisi la commission des conflits au Parti socialiste », confie Malek Boutih. « Martine Aubry (NDLR : la patronne du PS) devra statuer sur ma demande de suspension de Julien Dray. »
Une suspension qui empêcherait son meilleur ennemi d’être le candidat officiel du parti à une élection…

Que reproche Boutih à son ancien mentor? D’avoir « manipulé, lui ou son entourage », le fichier national des adhérents dans les sections de Morsang-sur-Orge et de Grigny (deux villes de la 10e circonscription). « J’ai les preuves matérielles que quelqu’un s’est introduit dans le fichier et a rajouté près de 60 noms de faux électeurs après la date limite d’inscription qui était fixée au 30 avril.
Parmi ces militants, il y a de la famille, des amis et des salariés de Julien Dray. » Une « manœuvre » orchestrée, selon Boutih, afin d’assurer une victoire de Dray au moment du vote des militants sur la 10e.

Face à cette attaque d’une rare violence, le député sortant reste « serein ». « Malek Boutih est en perdition. Je suis triste de le voir réduit à cela, mais je ne le laisserai pas entraîner les militants et la 10e circonscription dans sa chute », assurait hier soir Julien Dray, par ailleurs animateur de la campagne présidentielle de François Hollande, avant d’ajouter qu’il n’avait « évidemment rien à (se) reprocher ». Si sa fille a bien adhéré récemment à la section de Grigny, le député assure qu’il s’agit là de « son droit le plus strict ».

Malek Boutih — qui semble jouer sa dernière carte pour les législatives — s’est aussi fendu d’une lettre sanglante de deux pages envoyée ces jours-ci aux militants de la circonscription. Et Boutih ne met pas de gants. « Julien a changé », peut-on lire dans son courrier, dans lequel il fait également référence à l’affaire de soupçons de circuits financiers opaques (entre SOS Racisme, le syndicat lycéen Fidl et Dray) qui n’avait valu, au député PS, qu’un rappel à la loi en 2009. Dans ces deux pages, Boutih explique surtout avoir « eu accès au fichier officiel des militants électeurs des cinq sections de notre circonscription » et découvert la présence de près de 60 noms qui, selon lui, n’avaient rien à y faire.

En interne, au parti, on s’étonnait hier de l’information. Un dirigeant national pointait même un possible effet boomerang : « Malek Boutih n’a pas le droit à ce genre d’accès, ce qui signifie qu’il y a vol de fichiers protégés par la Cnil. C’est très grave et ça pourrait très vite se retourner contre lui. »

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Julien Dray Député de l'Essonne Hasard ? Publication: 5/02/2012 23:46 http://www.huffingtonpost.fr/julien-dray/hasard_b_1256142.html?ref=presidentielle-2012 Directeure Anne Sinclair

On a d'abord pu croire à un hasard, à une maladresse lexicale. Avec son propos fuité, puis assumé, au sujet des "civilisations" qui ne se vaudraient pas toutes, Claude Guéant a monopolisé l'actualité de ce dimanche d'hiver. Ces mots choquent, consternent, indignent. Ils tendent, aussi, un piège dans lequel il est facile de tomber. Celui de répondre à la caricature par la caricature, cris contre cris, et ainsi de diluer la responsabilité du ministre de l'Intérieur dans la confusion générale. Gardons-nous de ce travers.

La position de Claude Guéant, comme les communiqués en sa défense d'autres responsables de droite, reposent sur un habile tour de passe-passe lexical. Ils confondent une notion vague, celle de civilisation, avec les notions de régime politique, de culture, de religion, de société. La "civilisation" devient un vaste fourre-tout auquel correspondraient des valeurs telles que la "liberté" ou au contraire la "tyrannie", la "fraternité" ou la "haine ethnique" . Il y aurait ensuite "notre" civilisation, qu'il faudrait "défendre", et les autres. Par simplifications et amalgames successifs, on voit très bien où veut en venir le ministre : défendre "notre civilisation" c'est défendre l'humanisme et les valeurs progressistes - et réciproquement. Que l'on refuse d'affirmer en bloc la supériorité de « notre civilisation », et alors ce sont toutes ces valeurs qui sont en danger. Dès lors la confrontation devient simple : les gardiens de l'Occident (donc la droite de Monsieur Guéant), contre les autres, coupables de haute trahison envers nos valeurs. Il n'y a pas d'entre-deux. Français, choisis ton camp !

La ficelle est un peu grosse. Ne serait-ce que parce que cela n'a aucun sens de parler des « valeurs » d'une civilisation prise en bloc - si on parle de « l'Occident », par exemple, le nazisme fait-il partie de ses valeurs ? Et le colonialisme, ou l'esclavage ? Par ailleurs, les « valeurs » dont se réclame Claude Guéant, celles de la République par exemple, ne sont pas propres à une civilisation en particulier : elles ont une portée universelle, et c'est bien pour cela qu'elles sont émancipatrices et qu'elles peuvent essaimer tout autour du globe. Ce sont, surtout, des valeurs qui se construisent et se réalisent progressivement, en France comme ailleurs ; elles sont le fruit de conflits, de combats entre progressistes et réactionnaires ; elles ne sont jamais acquises. On remarquera d'ailleurs que la famille politique de Claude Guéant n'a pas toujours été à l'initiative de ces combats.

Ces valeurs, nulle « civilisation » ne peut donc se prévaloir de les avoir eues et appliquées dès sa constitution. Il n'y a pas de « civilisation » qui aurait une vertu chimiquement pure par essence. Et c'est bien pour cela qu'il est difficile d'en faire une hiérarchie, sans être relativiste pour autant. Veut-on se pencher sur le droit des femmes en Europe il y a un siècle, par exemple ? La bonne question à poser est celle des valeurs à défendre, et non celle des « civilisations » qui les porteraient, ou non, dans leurs gènes. Confondre les deux relève de la méconnaissance la plus totale de l'histoire, ou d'une stratégie de manipulation bien peu honorable.

Explorons la deuxième possibilité. Manipulation ? On a du mal à croire que les mots du ministre de l'Intérieur tombent par hasard à ce moment précis. Ils répondent à une préoccupation actuellement centrale de la majorité et du président sortants : retrouver l'électorat qu'ils avaient su capter en 2007, et qui semble aujourd'hui reporter ses suffrages, et ses attentes, sur Marine Le Pen. D'où une stratégie de clins d'œil répétés, et de grossières polémiques visant à caricaturer les hommes et les femmes de gauche en défenseurs des étrangers, et donc bourreaux de « nos » valeurs. Ou encore en partisans de la tolérance envers le voile et la polygamie, puisque c'est évidemment la « civilisation musulmane » qui est visée à travers ces attaques.

Il faut assumer le débat avec Claude Guéant, sur le fond de ce qu'il dit, et sans caricature. L'auteur de ces lignes a toujours très fermement condamné le communautarisme, et tout ce qui conduit à un développement dual de la société, les groupes d'individus les uns à côté des autres. La gauche doit défendre la République, dont la France moderne n'a jamais eu autant besoin, fragilisée qu'elle est par la politique de la droite, génératrice d'immenses inégalités. Ce sont précisément ces inégalités en constante progression qui fragilisent le pacte républicain et favorisent le communautarisme et le repli sur soi.

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Juju, son clan et sa bande, en 1990

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Thibault (CGT) et Sopo (SOS Racisme) lancent une charge contre Marine Le Pen Créé le 21-03-2012 à 22h32 - Mis à jour à 22h32 nouvelobs.com

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, et Dominique Sopo, président de SOS racisme, ont lancé mercredi soir lors d'un meeting contre le racisme, une violente charge contre la candidate du FN Marine Le Pen, accusée de vouloir "instrumentaliser" les tueries de Toulouse et de Montauban.

Le meeting, qui a regroupé quelque 300 personnes au siège de la CGT à Montreuil, intervenait après les tueries de Toulouse et de Montauban, et au moment où leur auteur présumé, se réclamant d'Al-Qaïda, est en voie d'arrestation.

"Le premier sentiment" face à ces drames "est celui de la compassion" et le "deuxième est l'inquiétude quant aux répercussions possibles que des crimes aussi odieux peuvent entraîner compte tenu des amalgames qu'ils sont susceptibles d'alimenter dans cette période électorale", a affirmé M. Thibault.

"Je relève que depuis ce matin Marine Le Pen relance à grand fracas son offensive pour tenter d'imposer les thèmes de l'immigration, de la sécurité, de l'islam, et de la peine de mort au centre de la campagne électorale", a-t-il dit.

Mme Le Pen, a ajouté M. Thibault auprès de l'AFP, "souhaite manifestement instrumentaliser ces actes odieux pour promouvoir ses thèses politiques".

"La banalisation du racisme à des fins électorales est moralement choquante et politiquement dangereuse car sous prétexte de disputer des voix au Front national on ne fait que donner du crédit à ses thèses", a prévenu le leader de la CGT à la tribune.

Rappelant le combat de la CGT pour dénoncer les thèses du Front National, notamment "la préférence nationale", M. Thibault a affirmé: "il n'est pas excessif de comparer ce phénomène à la montée du fascisme dans les années 30 en Europe". Il a rappelé que la crise économique a été le "terreau des mouvements xénophobes".

"Assez de stigmatisation, assez de divisons", a-t-il lancé.

De son côté, Dominique Sopo, président de SOS-racisme, a souligné que "ces "derniers jours ont été marqués par l'horreur raciste et par l'antisémistisme". Selon lui, Marine Le Pen "essaie d'en faire ses choux gras" et "de relancer ses thèmes les plus haineuses".

"Quelle honte pour cette femme", a-t-il lancé. "Voir cette personne essayer de récupérer ce drame" et "de créer la division ne peut que nous choquer", a-t-il dit.

Selon lui, "Marine Le Pen, qui fait semblant de pleurer sur des victimes d'antisémitisme, dirige un parti qui a gardé vive la tradition d'antisémitisme". "Ce meeting est pour rappeler l'importance du vivre ensemble, affaibli ces dernières années", a-t-il affirmé.

Les participants ont observé une minute de silence en mémoire des victimes de Montauban et de Toulouse.

A la tribune se sont succédé des responsables de plusieurs associations, dont la Ligue des droits de l'Homme, le Mouvement contre le racisme, la Licra, France Terre d'Asile, ainsi que de syndicats et de mouvements étudiants et lycéens.

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Merah a filmé chacune de ses tueries vendredi 23.03.2012, 05:17- La Voix du Nord Un modèle d'appareil à haute performance.

Mohamed Merah a filmé chacune de ses tueries des 11, 15 et 19 mars ... à l'aide d'une minicaméra, une GoPro, habituellement utilisée par les plongeurs et sportifs de l'extrême pour filmer leurs exploits.

Avec cette caméra « dont il s'était sanglé », Mohamed Merah a filmé « l'intégralité des trois tueries dont il s'est rendu coupable », a indiqué le procureur de la République de Paris François Molins, parlant de scènes « extrêmement explicites ».

Ces films ont été visionnés mercredi par les enquêteurs après que le tueur a indiqué aux négociateurs du RAID le lieu où se trouvait le sac « confié à quelqu'un », « dans lequel se trouvait une caméra GoPro », a précisé le magistrat.

Vidéos postées ?

Dans ces films, « on le voit au cours de son rendez-vous avec le vendeur de moto s'enquérir de sa qualité de militaire et puis l'abattre de deux balles tout en lui disant :'"Tu tues mes frères, je te tue'' », a raconté le procureur.

« On le voit aussi abattre les militaires à Montauban dans une scène extrêmement violente et s'enfuir au volant de son scooter aux cris de Allah Akbar. Et on le voit enfin commettre sa tuerie sur les lieux de l'école juive lundi matin ».

Selon M. Molins, Mohamed Merah a affirmé aux policiers avoir « posté, mais on ne sait ni où ni comment ni quand, les vidéos qu'il avait tournées ».

GoPro est la marque la plus connue de ce type de caméra miniature, légère, étanche, simple d'utilisation et qui s'est imposée comme l'équipement indispensable des adeptes de certains sports plus ou moins extrêmes, comme les surfeurs, skieurs ou parachutistes.

Elle peut être fixée sur le corps à l'aide de sangles ou clippée sur un casque. Étanche jusqu'à 60 mètres, elle dispose d'un grand angle de 170°, favorisant les vues de très près comme le visage de l'utilisateur, et d'une grande profondeur de champ, pour filmer le paysage alentour.

Les derniers modèles de cette caméra permettent de prendre dix photos haute résolution par seconde et d'enregistrer entre quatre et six heures de vidéo si l'appareil est équipé d'une grosse carte mémoire.

Mentionnée dès mardi

Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant avait mentionné dès mardi cette minicaméra vue par un témoin, dénonçant un homme « qui a la cruauté d'enregistrer ses actes ».

Au-delà des affaires de viols ou d'agressions mis en ligne après avoir été filmés par leurs auteurs ou des complices, les cas avérés de meurtres filmés sont rares.

L'Allemand Armin Meiwes, alias le « cannibale de Rotenbourg », qui avait dépecé et consommé en 2001 une victime consentante, avait découpé sa proie agonisante devant une caméra.

Le norvégien Anders Behring Breivik, qui a tué 77 personnes, le 22 juillet 2011, avait « l'intention de filmer (la tuerie) » et disposait d'une caméra, observée sur des photos, selon un responsable de l'enquête. Mais aucun équipement n'a été retrouvé.

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DSK : invité à l'anniversaire de Dray (notedt, né le 5 mars 1955), il fait fuir Royal, Valls et Moscovici Publié le 29.04.2012, 08h33 | Mise à jour : 09h13 leparisien.fr

C'est ce qu'on appelle un invité surprise embarrassant.
Pour fêter son anniversaire, le député PS Julien Dray avait convié samedi soir, Ségolène Royal, Manuel Valls et Pierre Moscovici, entre autres, dans un bar parisien. Sauf qu'il ne les avait pas averti de la présence de Dominique Straus-Kahn parmi les convives, ce qui a provoqué leur départ.

Cette rencontre a été révélée samedi soir sur Twitter par le journaliste du Point, Saïd Mahrane, qui a posté sur son compte deux photos, l'une DSK et l'autre de Manuel Valls, directeur de la communication de François Hollande.
Ces photos ne les montrent pas ensemble. Au PS, interrogé par l'AFP, on explique que Julien Dray fêtait son anniversaire dans un bar de la rue Saint-Denis, mais n'avait pas prévenu les autres invités de la venue de l'ancien directeur général du Fond monétaire international.

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Harlem Désir, de SOS Racisme à la tête du PS 12 septembre 2012 à 15:48 Par FANNY LESBROS http://www.liberation.fr/politiques/2012/09/12/desir-de-sos-racisme-a-la-tete-du-ps_845785

Harlem Désir, choisi mercredi par Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault pour la tête du PS, s’est fait connaître il y a près de trente ans en fondant l’association SOS Racisme. Le voici à l'occasion d'une grande fête à la Concorde, le 15 juin 1985.

L’association antiraciste rencontre très vite le succès. Les médias s’arrachent Harlem Désir, qui répond volontiers aux interviews. Ici, un exemple, avec Thierry Ardisson, qui le soumet au célèbre questionnaire de Proust, le 26 novembre 1988.

Les premières critiques tombent vers la fin des années 1980. On lui reproche les coups marketing et une récupération politique de la majorité socialiste de l’époque. Le 28 avril 1990, il est invité dans l'émission «Lunettes noires pour nuits blanches» afin de s'expliquer.

Parmi les personnes qui le critiquent : Serge Malik, un des fondateurs de SOS Racisme. Invité d'une autre émission «Lunettes noires pour nuits blanches», le 23 juin 1990, il raconte sa rencontre avec Harlem Desir en 1985 et présente son livre Histoire secrète de SOS Racisme. L'essai polémique accuse notamment le Parti socialiste et le président François Mitterrand de manipulation.

Au début des années 90, Harlem Désir tourne la page de SOS Racisme. Après avoir travaillé dans l'édition et la communication, il rentre au conseil national du PS en 1994 et est promu trois ans plus tard au bureau national. En 1998, il est condamné à 18 mois de prison avec sursis et 30 000 francs d'amende pour recel d'abus de biens sociaux. Interview dans l'émission «Tout le monde en parle», le 22 avril 2000.

Après l’annonce de la candidature à la primaire socialiste de Martine Aubry, Harlem Désir est nommé en juin 2011, premier secrétaire délégué du PS par intérim.

Ici, un reportage de France 3, en juin 2011, sur l'université d'été du Parti socialiste, qui a lieu à La Rochelle en Charente-Maritime. Harlem Désir y souligne dans son discours de clôture, l’importance d’un rassemblement des socialistes pour remporter l'élection présidentielle de 2012.

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Dieudonné : SOS Racisme traquera les "quenelles" Par Gabriel Vedrenne avec agences Publié le 5 janvier 2014 à 17h51 Mis à jour le 6 janvier 2014 à 06h55 http://www.europe1.fr/France/Dieudonne-SOS-Racisme-traquera-les-quenelles-1762599/

L'association engagera des poursuites lorsque le geste est effectué dans un lieu trop symbolique pour être anecdotique.

La "quenelle" popularisée par Dieudonné n'en finit plus de n'animer l'actualité. Après la volonté de Manuel Valls d'interdire les spectacle de l'humoriste controversé, puis la tribune corrosive de Christine Taubira, c'est au tour de l'association SOS Racisme de hausser le ton. L'avocat de l'association a en effet annoncé dimanche que cette dernière poursuivra désormais les "quenelles" quand elles seront effectuées dans des lieux où elles "ne laissent pas de doute" sur leur caractère antisémite.

Mise à jour, lundi à 6h12 : La Licra a annoncé dimanche soir qu'elle allait quant à elle porter plainte à Bordeaux pour des "quenelles", geste controversé de ralliement à Dieudonné, mais aussi interprétées comme des actes antisémites, réalisées ces derniers mois devant la synagogue de Bordeaux et dont elle a eu récemment connaissance.

La déclaration. "A partir de maintenant, nous poursuivrons la diffusion des images de 'quenelle' et leurs auteurs dès lors que le contexte ne laisse pas de doute sur le message et l'injure à l'encontre de la communauté juive", a expliqué Me Patrick Klugman. "On ne peut pas faire une 'quenelle' devant une synagogue ou un mémorial de la Shoah impunément", a-t-il ajouté, à propos de ce geste. Le Parquet de Toulouse a d'ailleurs ouvert le 13 décembre une enquête après la diffusion sur internet d'une photo d'un individu (ci-contre, ndlr) faisant une "quenelle" devant l'école juive où Mohamed Merah a assassiné un enseignant et trois enfants juifs.

Par ailleurs, SOS Racisme va "étudier toutes les possibilités juridiques d'engager la responsabilité de ceux qui permettent à l'entreprise commerciale de Dieudonné de prospérer", notamment "les distributeurs de billets" dont la Fnac, a indiqué Me Klugman. Ces procédures dépendront des "prochains recours qui seront engagés contre le spectacle" de Dieudonné ("Le Mur"), a ajouté l'avocat.

Présentée comme un geste anti-système proche du bras d'honneur, la "quenelle" peut également avoir une connotation antisémite, une ambiguïté à laquelle l'humoriste se garde bien de mettre fin pour mieux entretenir la polémique.

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Municipales : Julien Dray sonne l'alerte sur l'ampleur de la défaite à venir Home ELECTIONS Municipales 2014 Par Anne Rovan Mis à jour le 14/02/2014 à 00:03 Publié le 13/02/2014 http://elections.lefigaro.fr/municipales-2014/2014/02/13/01052-20140213ARTFIG00491-municipales-julien-dray-sonne-l-alerte-sur-l-ampleur-de-la-defaite-a-venir.php

Dans un billet posté jeudi soir sur son blog, le conseiller régional d'Île-de-France invite François Hollande à «enclencher une contre-offensive au sommet» et le gouvernement à «éviter les annonces inutiles».

«On ne peut laisser l'indécision devenir la supplétive de la politique du pire menée par une droite sans boussole». Dans un message posté jeudi soir sur son blog, Julien Dray relaie l'inquiétude de plus en plus grande des élus socialistes. À cinq semaines des municipales, il sonne l'alerte sur l'ampleur de l'échec qui menace la gauche. «Les nuages s'amoncellent au dessus d'elle», écrit Dray. «Une inquiétude se fait jour au sein de la famille politique socialiste parce que, dans un pays qui souffre, qui doute, une part non négligeable d'électeurs peut être tentée de voter en fonction de la conjoncture nationale plutôt qu'en fonction des bilans et projets locaux», ajoute-t-il. Poursuivant sa démonstration, le conseiller régional d'Île-de-France, membre de l'aile gauche du PS, revient même sur les échecs cuisants qu'a déjà connus la gauche en 1983 et en 2001, «sans forcément (les) avoir vu venir».

Julien Dray qui, avec les membres de l'aile gauche du PS, avait vivement critiqué le pacte de responsabilité en début de semaine, ne revient pas explicitement sur le sujet. Mais il met en garde contre les couacs récents au sein du gouvernement et pointe les problèmes actuels de gouvernance au sommet de l'État. «Pour aider les majorités locales, il convient d'éviter les annonces inutiles (sur le gel des salaires des fonctionnaires, etc) et de clarifier les objectifs gouvernementaux», conseille-t-il ainsi.

Faisant l'éloge d'un «socialisme municipal» qui, dit-il «marche», Julien Dray invite l'exécutif à s'inspirer des candidats aux municipales qui «portent des politiques justes, efficaces et progressistes» et le président de la République, qu'il ne cite pas, à «enclencher une contre-offensive au sommet». La victoire aux municipales, estime-t-il, «dépend d'abord du choix de l'initiative qui ne peut venir que du sommet».

Interrogé jeudi soir sur ce qu'il faut comprendre par «initiative», un proche de Julien Dray affirme que celui-ci souhaite «un remaniement rapide» de l'équipe gouvernementale, «avec changement de premier ministre» et «changement de politique».

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Julien Dray pour une primaire au PS en 2017 Le Monde.fr avec AFP | 14.04.2014 à 13h23 • Mis à jour le 14.04.2014 à 15h14 http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/04/14/julien-dray-se-prononce-pour-une-primaire-ps-pour-2017_4400910_823448.html

Julien Dray, vice-président socialiste de l'Ile-de-France, s'est prononcé lundi en faveur d'une primaire au PS en vue de la présidentielle de 2017, en dépit du fait que François Hollande soit président sortant. « Je suis plutôt favorable à ce qu'il y ait une désignation démocratique, a dit l'ex-député sur BFM-TV et RMC. Je ne vois pas pourquoi on sauterait par dessus en disant : il y a une sorte de plébiscite. Il y aura débat. »

VALLS, « UN HOMME DROIT »

Le responsable socialiste ne prévoit pas « un conflit d'hommes poussé » entre le chef de l'Etat et son premier ministre, Manuel Valls. Ce dernier « ne sera pas un simple exécutant ou un simple chef de service. C'est bien, parce que ça va aussi rediscipliner le président de la République ».

Mais il ne voit pas pour autant M. Valls défier M. Hollande : « Je ne pense pas que ce soit son caractère, c'est un homme droit », « pas très compliqué, pas tordu ». « Je pense qu'il va jouer la légitimité jusqu'au bout et il y a intérêt, d'ailleurs », a encore dit M. Dray.

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Selon Julien Dray, la "théorie du genre" à l'école est la conséquence de Najat Vallaud-Belkacem et des féministes qui "émasculent les sexes" Publié le 05 mars 2014 à 9:28 - Mis à jour le 05 mars 2014 à 11:18 http://lelab.europe1.fr/Selon-Julien-Dray-la-theorie-du-genre-a-l-ecole-est-la-consequence-de-Najat-Vallaud-Belkacem-et-des-feministes-qui-emasculent-les-sexes-13243

Najat Vallaud-Belkacem a beau dire, répéter, et répéter à nouveau qu'il n'y a aucun projet d'introduction de la "théorie du genre" à l'école, visiblement, certains socialistes ont du mal à le comprendre.
Julien Dray, ancien député socialiste de l'Essonne, parle en effet dans les colonnes de l'Express du 5 mars, de la "théorie du genre" et estime qu'il faut trouver sa source aux États-Unis : "La théorie du genre à l'école, c'est la conséquence de l'influence d'un féminisme qui s'est radicalisé. Najat [Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, NDLR], elle, est sur la ligne des féministes ultras américaines, qui sont en train d'émasculer les sexes !"

Les oppositions se sont en fait surtout cristallisées sur les "ABCD de l'égalité", un programme éducatif voulant lutter contre les préjugés sexistes. Pas contre la "théorie du genre" en soi, qui n'est pas enseignée dans les écoles françaises. Une chose que Najat Vallaud-Belkacem s'est, le 2 mars dernier, acharnée à expliquer sur RTL : "Nous sommes d'accord pour lutter contre les stéréotypes qui enferment les petites filles et les petits garçons qui les empêchent d'accéder à des opportunités professionnelles, qui empêchent la mixité des métiers, qui empêchent les filles d'avoir suffisamment confiance en elle, parce que dès leur plus jeune âge on leur dit tout ça c'est pas pour toi. L'ABCD de l'égalité, c'est exactement ça."

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Vidéo : Najat Vallaud-Belkacem souhaite un "prompt rétablissement" à Julien Dray s'il s'est senti émasculé Publié le 07 mars 2014 à 20:54 - Mis à jour le 07 mars 2014 à 21:13 http://lelab.europe1.fr/Najat-Vallaud-Belkacem-souhaite-un-prompt-retablissement-a-Julien-Dray-s-il-s-est-senti-emascule-13295

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Collège: Dray juge qu'"il faut reprendre" la réforme du collège de Vallaud-Belkacem http://www.bfmtv.com/politique/college-dray-juge-qu-il-faut-reprendre-la-reforme-du-college-de-vallaud-belkacem-884262.html

Le vice-président PS du Conseil régional d'Île-de-France estime que le projet de réforme du collège de Najat Vallaud-Belkacem doit être "repris". "Le latin et le grec ne sont pas des matières périmées", attaque-t-il notamment.

"Je pense qu’il faut la reprendre", a dit tout net Julien Dray, interrogé par Jean-Michel Aphatie sur ce projet de réforme du collège. "Je ne suis pas là pour faire plaisir aux uns et aux autres, je suis là pour vous dire ce que je pense. Et puis sur le domaine de l’éducation, je pense que, au moins sur ce secteur là, j’ai quelques compétences".

"Je pense que l’enseignement chronologique de l’Histoire doit être maintenu. Et je pense aussi qu’il faut ouvrir l’éducation à de nouvelles disciplines notamment ce qui est l’éducation artistique, sportive. Parce que dans les quartiers où il y a des difficultés, c’est un élément essentiel qui change le rapport à l’école", a-t-il ajouté.

"Donc je crois que la question du projet éducatif de la gauche est une question essentielle", a encore lancé Julien Dray. "Parce que dans le retour de la compétitivité de la France, son système de formation est en cause. Système de formation de base, système universitaire, système de recherche."

"Cela veut dire qu’il faut en finir avec l’échec scolaire et que la novlangue technocratique qui entoure cette réforme doit être abandonnée au profit de concepts simples", a-t-il poursuivi. "C’est un vrai débat (...). Moi je suis pour qu’on enseigne moins mais mieux."

Inquiétude chez les profs

Le projet de réforme du collège pour 2016 a passé début avril un premier cap, recevant l'avis favorable du Conseil supérieur de l'éducation (CSE), une instance consultative. Il prévoit d'avancer d'un an, en 5e, l'apprentissage de la deuxième langue vivante. Parallèlement, sont supprimées la plupart des classes bilangues (deux langues dès la 6e) et les sections européennes.

Les langues anciennes, latin et grec, ne seront plus une option, perspective qui fait craindre leur disparition à des associations d'enseignants. Elles seront enseignées via un Enseignement pratique interdisciplinaire (EPI) Langues et cultures de l'Antiquité et un "enseignement de complément". Ces langues "ne perdront pas d'heure", a toutefois assuré la ministre de l'Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem.

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Dray : "le PS peut sortir la tête haute des régionales" Publié à 10h36, le 25 octobre 2015, Modifié à 10h51, le 25 octobre 2015 http://www.europe1.fr/politique/dray-le-ps-peut-sortir-la-tete-haute-des-regionales-2535349

Invité du Grand Rendez-vous dimanche, Julien Dray a appelé le PS à "ne pas se laisser impressionner".

INTERVIEW - "La bataille politique des régionales ne fait que commencer", a estimé Julien Dray, vice-président du Conseil régional d'Ile-de-France, lors du Grand Rendez-vous, dimanche, en appelant le PS à "ne pas se laisser impressionner".

La gauche ne doit pas "se faire peur avant l'heure". Alors que les sondages ne sont pas particulièrement rassurants pour la gauche sur les régionales qui se profilent, Julien Dray a appelé à "ne pas se faire peur avant l'heure".
Balayant les pronostics de "certains éditorialistes", l'homme politique a affirmé : "je pense que la gauche peut sortir la tête haute de ces élections". "La gauche est faible... mais la droite aussi, il n'y a pas d'adhésion à cette élection", a t-il relevé en pointant que rien n'était joué pour les régions Normandie, Ile-de-France et Bourgogne-Franche-Comté.

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Source AFP Publié le 31/12/2015 à 16:06 - Modifié le 31/12/2015 à 16:10 | Le Point.fr http://www.lepoint.fr/politique/decheance-de-nationalite-sos-racisme-appelle-hollande-a-abandonner-son-projet-fou-31-12-2015-2006387_20.php

Déchéance de nationalité : SOS Racisme appelle Hollande à abandonner son "projet fou"
"À l'occasion des voeux que vous prononcerez ce soir [jeudi], nous vous demandons d'abandonner ce projet fou", a déclaré l'association antiraciste.

SOS Racisme a appelé jeudi François Hollande à « finir l'année dans la dignité » et à abandonner le « projet (de loi) fou » sur la déchéance de nationalité lors des voeux qu'il doit prononcer dans la soirée. Dans une lettre ouverte, l'association antiraciste accuse le président d'avoir « déclenché dans le pays une tempête et un malaise ».
« Votre responsabilité est d'autant plus lourde que votre manoeuvre, derrière des mots ronflants, n'a pour seule motivation que votre réélection en 2017 », affirme le texte.

« À l'occasion des voeux que vous prononcerez ce soir (jeudi), nous vous demandons d'abandonner ce projet fou qui verrait entrer dans la Constitution l'officialisation de la discrimination », poursuit SOS Racisme. « En tant que dépositaire temporaire de la magistrature suprême de la République, vous avez le devoir d'en préserver les valeurs et de renforcer la cohésion nationale de notre pays », ajoute l'association : « Depuis plusieurs jours, c'est le chemin inverse que vous avez décidé d'emprunter, au péril de la valeur de l'égalité. »

Adopté par le conseil des ministres le 23 décembre et examiné à l'Assemblée à partir du 3 février, le projet de réforme constitutionnelle, qui prévoit notamment l'élargissement de la déchéance de nationalité aux binationaux nés français condamnés pour terrorisme, suscite depuis plus d'une semaine de très vives critiques à gauche et dans le milieu universitaire (?, notedt).

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Apparu: la déchéance de la nationalité "ne sert strictement à rien" 23 Déc. 2015, 19h29 | MAJ : 23 Déc. 2015, 19h29 http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/apparu-la-decheance-de-la-nationalite-ne-sert-strictement-a-rien-23-12-2015-5397239.php

Benoist Apparu, député de la Marne (Les Républicains), a affirmé mercredi sur iTELE que la déchéance de la nationalité était "une mesure inefficace", qui "ne sert strictement à rien", mais qu'"a priori", il voterait en faveur de la révision constitutionnelle.

"J'ai toujours été sceptique sur" la déchéance de la nationalité, une mesure "inefficace" et qui "ne sert strictement à rien, à part faire du symbole", a affirmé M. Apparu.
Selon lui, "le symbole, ça compte (...) mais provoquer un pataquès comme on est en train de le vivre pour uniquement un symbole, sincèrement ça ne sert à rien du tout".
"Ce qu'on met en cause là, ce n'est pas le droit du sol, c'est le droit du sang", qu'"on écorne de façon assez lourde! Tout ça pour un symbole totalement inefficace dans la lutte contre le terrorisme!", a-t-il insisté.

"Sur le reste de la réforme constitutionnelle, à savoir la constitutionnalisation de l'état d'urgence, j'y suis tout à fait favorable", a-t-il ajouté.

Votera-t-il la réforme? "A priori, plutôt oui", a répondu le député, tout en regrettant "le couac ridicule" et "choquant" occasionné par Christiane Taubira, ministre de la Justice, qui avait affirmé mardi sur une radio algérienne que la déchéance de la nationalité ne serait pas incluse dans la réforme.
Il n'a toutefois pas demandé sa démission car "c'est au gouvernement et au président de la République de se prononcer" sur ce sujet.

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François Hollande maintient la déchéance de nationalité pour les binationaux http://www.crif.org/fr/actualites/fran%C3%A7ois-hollande-maintient-la-d%C3%A9ch%C3%A9ance-de-nationalit%C3%A9-pour-les-binationaux/58456
Le CRIF avait demandé au Président et au Gouvernement de mettre en oeuvre la déchéance de nationalité pour les terroristes (c'est nous qui soulignons, notedt).

Le projet de révision de la Constitution annoncé par François Hollande comprendra bien l'extension de la déchéance de nationalité aux binationaux nés en France et reconnus coupable de terrorisme. Comme l'état d'urgence, elle sera finalement inscrite dans la Constitution.
C'est Manuel Valls qui a été chargé d'annoncer la nouvelle, à l'issue du conseil des ministres. "La menace n'a jamais été aussi élevée. Dire cette vérité c'est le préalable à une action maîtrisée (...)", selon le Premier ministre.

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