Christiane Taubira

01 février 2016 : Après la démission spectaculaire les "Murmures" aux djihadistes, les terroristes français condamnés doivent rester français, pas de déchéance d'Honneur pour les assassins qui violent la Nation

18 juin 2015 : Christiane Taubira travaille trop et est donc fatiguée

25 novembre 2014 : Contre le légaliste Président métis Obama ?
29 août 2014 : La Rochelle, Elle re-couillonne ferme le Président François. Avec Guedj comme "conseiller spécial" ?
Mai 2014 : La marseillaise officielle, un "karaoké d'estrade" ? Défense par Valls de l'"ancienne" indépendantiste ? Qui lui fait du chantage à propos de la réforme pénale ... et qui est rappelée à l'ordre par le président François Hollande, lui-même à 3% des électeurs, 15% chez les militants PS pour la présidentielle de 2017.
Mars 2014 : Ridiculous politic circus, Christiane devant la justice médiatique, attaque ferme contre Sarkozy; pas de doctorats pour Elle

Août 2013 : Double ovation debout pour la probation de Christiane
Février 2013 : Après Simone (avortement légalisé) et Robert (clémence pour les assassins) Christiane maçonne la France "libérée" (mariage gay).

Juillet 2012 : Christiane informe La-Croix sur son mariage gay
Juin 2012 : La ministre de la Justice ovationnée debout par des professionnels de la Justice des mineurs.
Mai 2012 : Ministre de la Justice dans le premier gouvernement Ayrault (surprise ?) ; pas candidate aux législatives ; comme Najat Belkasem ; le joueur s'évade ; défense des délinquants mineurs ; attaqué par Eric Zemmour accusé de racisme par SoS au nom de la liberté démocratique française d'expression

Avril 2008 : Missionnaire de Nicolas Sarkozy

21/22 octobre 2006 : Après avoir, en 2002, et avec Jean-Pierre Chevènement, tuer politiquement Lionel Jospin, la gauchiste reconvertie en radicale dite "de gauche" maintient qu'elle entend récidiver ... ; les éléphants du parti, Baylet, Schwartzenberg, Tapie, etc, mobilisent contre elle et la battent provisoirement ...
13 juillet 2006 : Candidate pour la présidentielle de 2007

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jeudi 13 juillet 2006, 20h52 Christiane Taubira veut à nouveau représenter les radicaux de gauche en 2007

PARIS (AP) - Christiane Taubira annonce sur son blog qu'elle est candidate à l'investiture du Parti radical de gauche (PRG) pour l'élection présidentielle de 2007.

Une ambition qu'elle a confirmée jeudi soir sur TF1. "Oui, je suis candidate à l'élection présidentielle. Mais, comme tous les autres candidats déclarés, il me reste à franchir deux étapes importantes: l'investiture du parti, donc du Parti radical de gauche, et les 500 parrainages", a-t-elle noté lors du journal télévisé.

Alors qu'on lui a reproché en 2002 d'avoir recueilli des voix qui auraient permis à Lionel Jospin de se maintenir au second tour de la présidentielle, Christiane Taubira a souligné jeudi soir que "la politique, ce n'est pas de l'arithmétique. La direction de campagne socialiste sait se débrouiller seule pour perdre le premier tour".

Sur son blog taubira2007.over-blog.net, la députée de Guyane note: "La campagne présidentielle a commencé". "Nous n'en sommes pas, quoique nous ayons exprimé notre intention d'y participer", déplore-t-elle dans un message mis en ligne mercredi.

Mme Taubira remarque que "la voix des partis, se résumant parfois abusivement à celle de leur candidat(e) le (la) plus probable, se fait entendre chaque jour sur des sujets dont l'importance est déterminante pour notre avenir". Elle estime que les thèmes de sa campagne de 2002 (laïcité, ville, VIe République...) "sont encore d'actualité".

Le PRG doit investir son candidat en octobre lors d'un congrès. En 2002, Christiane Taubira -qui a voté "non" au référendum du 29 mai 2005 sur la Constitution européenne- avait recueilli 2,32% des voix au premier tour. Sa candidature, si elle est entérinée en octobre, risque de compliquer encore la donne à gauche. AP
Yahoo.fr, actualités,

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21.10.06 | 11:36 Taubira défie sa direction au Congrès du PRG

Radicaux de gauche. Au Congrès du PRG, les partisans d'une candidature de Christiane Taubira à l'Elysée affrontent la direction du parti, qui a conclu un accord contraire avec le PS.

Le Congrès extraordinaire du Parti radical de gauche (PRG), qui se tient samedi 21 et dimanche 22 octobre à Paris, s'annonce plus que tendu. Jeudi, la direction du PRG a conclu un accord avec le Parti socialiste pour les législatives et la présidentielle de 2007. L'engagement est le suivant: les radicaux ne présentent pas de candidat à l'Elysée et, en échange, le PS réserve 35 circonscriptions au PRG pour les législatives qui suivront.

Après l'élimination cuisante de Lionel Jospin au premier tour en 2002, le PS entend en effet éviter la multiplication des candidatures à gauche. Le PRG a aussi convenu d'un "projet de gouvernement" avec le PS qui laisse espérer des portefeuilles ministériels pour les radicaux si la gauche revenait au pouvoir.

"Pas un caprice" pour Taubira

Mais Christiane Taubira, candidate à la présidentielle de 2002, n'entend pas renoncer à une nouvelle candidature, contre l'avis du président du PRG, Jean-Michel Baylet. Jeudi, la députée de Guyane a réaffirmé être "toujours candidate à l'investiture" de son parti.

Soutenue par des fédérations, dont celle de la Seine Saint-Denis, elle a sillonné ces dernières semaines la France pour convaincre de la justesse de sa décision.

"Ma candidature n'est pas un caprice", elle "relève d'un choix politique en responsabilité" pour apporter de "vraies réponses de gauche", a-t-elle argué. De son côté, François Hollande a prévenu que le gel des circonscriptions était une "contrepartie" au renoncement par le PRG d'une candidature présidentielle sous ses propres couleurs. "A l'évidence, si les radicaux de gauche présentaient une candidature à la présidentielle", alors "il ne pourrait y avoir d'accord sur les législatives", a-t-il averti.

"Deux lignes politiques vont donc s'affronter" ce week-end au Congrès du PRG, a souligné jeudi Jean-Michel Baylet. Les partisans de Christiane Taubira entendent en effet soutenir la première femme noire candidate à la présidentielle en France, auteur de la loi de 2001 qui reconnaît la traite négrière comme crime contre l'humanité.
NOUVELOBS.COM | 21.10.06 | 11:36

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dimanche 22 octobre 2006, 10h03 Présidentielle: le PRG envisage de se ranger derrière le PS

PARIS (AFP) - Le Parti Radical de gauche semblait s'orienter samedi lors de son Congrès extraordinaire vers un renoncement à la candidature de Christiane Taubira en 2007, pour se ranger derrière le PS dès le premier tour, même si le parti est très divisé sur le sujet.

D'emblée, le président du parti Jean-Michel Baylet a lancé aux quelque 400 congressistes un vibrant appel à "l'unité" pour faire gagner la gauche, rappelant le "triste souvenir" du 21 avril 2002.

M. Baylet a fait aussi valoir l'accord électoral arraché au PS, qui en échange de l'absence de candidature PRG à la présidentielle, est prêt à concéder "36 circonscriptions" aux radicaux, lui laissant espérer "à très peu de chose près" un groupe à l'Assemblée nationale (20 députés).

Il a aussi fait miroiter des "ministres radicaux" si la gauche gagne, en reconnaissant que rien n'est négocié à ce stade. Petite concession aux partisans d'une candidature Taubira, M. Baylet a proposé de rassembler, après que le PS aura choisi son candidat, un "comité directeur élargi" pour vérifier que le candidat PS est "en conformité avec la ligne du PRG".

Cette position, soutenue par des ténors du parti, comme le député du Val-de-Marne Roger-Gérard Schwartzenberg, a été aussi défendue par le simple militant Bernard Tapie(c'est nous qui soulignons, notedt).
La suggestion du président Baylet ne compromet aucune hypothèse, car elle laisse l'opportunité de "changer de comportement, si le candidat PS ne convient pas", a argué l'ancien ministre.

Le débat s'est déroulé dans une ambiance souvent agressive. Les opposants à Mme Taubira l'ont accusée d'instrumentaliser le PRG pour "asseoir sa carrière politique", d'avoir pour seul projet d'"être une nuisance" pour le PS. Ses partisans ont accusé les notables du parti de se laisser bercer par "la douce musique alléchante des sièges ou des portefeuilles ministériels".

Avec son habituel talent oratoire, la députée de Guyane a défendu passionnément sa candidature, regrettant que "le vote utile soit devenu le seul projet politique de leaders raisonnables". "Nous devons être présents dans cette élection" car "nous avons la responsabilité que cette société retrouve ses élans", a-t-elle affirmé, chaudement applaudie.
"Si vous ne voulez pas exister, je ne vois pas pourquoi les autres vous feraient exister", a-t-elle lancé.

Aux opposants à sa candidature qui lui rappellent sans cesse l'échec du 21 avril 2002, elle a reproché d'exonérer "le principal responsable", le PS, "de toute évaluation critique de sa campagne".
Elle a affirmé que "80%" de son électorat n'aurait "de toute façon pas voté pour Lionel Jospin"
Ses partisans, parmi lesquels de nombreux jeunes, sont montés au créneau: "notre attachement à la République n'est pas celui de Mme Royal et de sa solution militaire", a affirmé l'un d'eux, Jean Thoret, refusant aussi les propositions "populistes de Fabius".

"On préfère que les électorats populaires viennent voter Taubira plutôt que de brûler leurs abribus", a lancé le secrétaire général adjoint du Parti, Eric Montes.
L'ancien président de SOS-racisme et adhérent de fraîche date au PRG, Fode Sylla, a fait valoir lui aussi que la candidature de Christiane Taubira attirait des gens, notamment dans les banlieues, qui "depuis des années ne font plus confiance à l'action politique".
Et il s'est étonné que M. Baylet ait signé un accord avec le PS, au demeurant incomplet, "à la veille d'un congrès".
Yahoo.fr, actualités, Par Elahe MEREL et Christine COURCOL

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dimanche 22 octobre 2006, 16h40 Les radicaux de gauche s'allient au PS dès le 1er tour

PARIS (Reuters) - Les radicaux de gauche ont approuvé la stratégie d'un rassemblement derrière le candidat du Parti socialiste dès le premier tour en 2007, tuant dans l'oeuf une nouvelle candidature présidentielle de Christiane Taubira.

Le Parti socialiste et le Parti radical de gauche (PRG) ont conclu jeudi un accord de gouvernement et un autre en vue des législatives de 2007. Deux textes dont François Hollande a très clairement conditionné la mise en vigueur à l'abandon de toute candidature radicale autonome.

La gauche, qui s'était présentée en ordre dispersé en 2002 avec huit candidats de gauche et d'extrême gauche, n'avait eu aucun représentant au second tour, Jean-Marie Le Pen se qualifiant aux dépens de Lionel Jospin.
Au premier tour, Christiane Taubira défendait les couleurs du PRG et avait recueilli 2,3% des suffrages.

A l'issue d'un congrès extraordinaire qui s'est déroulé dans une ambiance tendue à Paris, 473 délégués du PRG ont voté dimanche en faveur de la stratégie de rassemblement proposée par leur président, Jean-Michel Baylet, contre 208.
D'autres responsables du PRG militaient pour que le parti reporte sa décision et attende la désignation du candidat présidentiel du PS, qui doit être élu par les militants mi-novembre.
C'était l'option défendue par Bernard Tapie, qui a assisté aux débats samedi matin dans le XVe arrondissement de Paris.
"Où se situe l'espace radical? Il se situe au centre-gauche. Est-ce que Ségolène Royal remplit plus cet espace-là que Laurent Fabius? La réponse est oui", avait affirmé l'ancien ministre de la Ville.

Un "comité directeur spécial" du PRG devrait donc être convoqué après le vote socialiste pour "tenir compte" de la personnalité choisie mais il ne remettra pas en question la position adoptée dimanche par les militants, a précisé à Reuters le porte-parole du PRG, Bernard Castagnède.

Jean-Michel Baylet et Christiane Taubira avaient tous deux défendu leur position samedi. "Je pense qu'avoir un groupe à l'Assemblée nationale, un groupe au Sénat et des ministres au gouvernement, ce n'est pas vraiment brader le radicalisme", avait estimé le président du PRG.

La député de Guyane avait elle déploré que "le vote utile soit devenu le seul projet politique de leaders raisonnables".
Dimanche, elle a assuré qu'elle resterait "loyale" à son parti.
"Jean-Michel Baylet a réservé une place de premier rang à Christiane Taubira dans la campagne à venir. Il n'a aucun doute sur son engagement", a précisé le porte-parole du PRG.

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Christiane Taubira chargée d'une mission sur les accords de partenariats économiques
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 22.04.08 | 17h11 • Mis à jour le 22.04.08 | 17h38

Mise entre parenthèses après les municipales, la stratégie d'ouverture de Nicolas Sarkozy redémarre.
Cette fois, c'est la députée de Guyane Christiane Taubira qui se voit chargée d'une mission par l'Elysée.

Mme Taubira, première vice-présidente du Parti radical de gauche, apparentée au groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche à l'Assemblée nationale, a été chargée de plancher sur les moyens de faire des accords de partenariats économiques, ou APE, "un atout du partenariat" entre l'Union européenne et les pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique).

Les APE sont les nouveaux accords de libre-échange que sont en train de négocier l'Union européenne et soixante-quinze anciennes colonies européennes connues sous le nom de pays ACP. Ces accords doivent remplacer le régime commercial préférentiel accordé par l'Europe à ces pays en développement et dénoncé par l'OMC, mais nombre des pays concernés y voient une menace pour leur économie.

RAPPORT REMIS LE 15 JUIN

Selon un communiqué de l'Elysée, cette mission "devrait aboutir à la présentation d'un rapport le 15 juin 2008". Mme Taubira devra notamment se demander "comment dissiper les malentendus et les doutes qui persistent dans certains pays quant aux finalités de la négociation des APE", "quels peuvent être les leviers dont dispose l'UE pour encourager les ACP à poursuivre les négociations en vue d'APE complets et régionalisés", "comment faire en sorte que ces accords viennent à l'appui des dynamiques d'intégration régionale en cours".

Christiane Taubira a été la candidate du PRG à l'élection présidentielle de 2002 et a obtenu 2,32 % des voix. En 2006, le PRG a préféré passer un accord avec le PS et Christiane Taubira a rallié l'équipe de Ségolène Royal.

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Christiane Taubira ne sera pas candidate aux législatives (comme Najat Belkasem épouse Vallaut) Le Monde.fr avec AFP | 18.05.2012 à 21h10 • Mis à jour le 18.05.2012 à 21h10

La ministre de la justice et garde des Sceaux, Christiane Taubira, "ne sera pas candidate aux élections législatives" des 10 et 17 juin dans la 1re circonscription de Guyane, a indiqué vendredi 18 mai Joël Pied, le secrétaire général de Walwari, son mouvement politique à Cayenne.

Christiane Taubira a été élue pour la première fois en 1993 dans la 1ère circonscription de Guyane puis réélue, avec de larges scores en 2002 et 2007. Au cours de la dernière mandature, Mme Taubira siégeait à l'Assemblée comme apparentée PS, mais a aussi été dans sa carrière non inscrite et inscrite au groupe RCV (radicaux, verts, communiste).
Entre 1994 et 1999, elle a siégé au Parlement européen, pour lequel elle avait obtenu un siège sur la liste "Energie radicale" de Bernard Tapie.
Candidate du Parti radical de gauche (PRG) à la présidentielle de 2002 (2,32% des voix), elle a échoué, sur le plan local, à deux reprises en 1995 et 2001 à prendre la mairie de Cayenne. En 2010, elle a perdu le scrutin régional face à Rodolphe Alexandre, dissident socialiste soutenu par l'UMP.

TOUT MINISTRE BATTU DEVRA QUITTER LE GOUVERNEMENT

La garde des Sceaux est le deuxième membre du gouvernement Ayrault à renoncer à se présenter aux législatives, après la porte-parole du gouvernement et ministre des droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, qui devait se présenter dans une circonscription ardue de Lyon.

Mercredi soir, le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait déclaré que tout ministre battu aux législatives devrait quitter le gouvernement. Sur les 34 ministres, 24 sont désormais candidats à la députation. M. Ayrault se présente lui aussi, en Loire-Atlantique.
Article paru dans l'édition du 21/05/2012

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Najat Vallaud-Belkacem renonce aux législatives à Lyon Le Point.fr - Publié le 17/05/2012 à 09:52 - Modifié le 17/05/2012 à 12:07

La ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement a annoncé sur son site qu'elle souhaitait se consacrer à son portefeuille ministériel.

Le nouvelle ministre Najat Vallaud-Belkacem (PS) a annoncé sur son site qu'elle renonçait à se présenter aux élections législatives à Lyon, pour se consacrer à son portefeuille : Droits des femmes et porte-parolat. "Pour mieux assumer cet engagement sans délai et cette implication sans partage, je fais toute confiance à Anne Brugnera, et à son suppléant, Walter Graci, pour mener, au nom de la majorité présidentielle, la bataille des législatives dans la 4e circonscription du Rhône", peut-on lire jeudi sur le site de la benjamine du gouvernement, 34 ans.

Cette proche de Ségolène Royal, qui fut une des quatre porte-parole de François Hollande dans la campagne électorale, avait déjà été candidate en 2007 dans cette circonscription lyonnaise remportée alors avec une large avance - 56,57 % - par l'UMP Dominique Perben. Dans cette même circonscription, Nicolas Sarkozy a réuni 53,88 % des voix le 6 mai. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé mercredi soir que les ministres qui seraient battus aux élections législatives de juin ne pourraient "pas rester au gouvernement".

"Le gouvernement du changement" (N. Vallaud-Belkacem)

La ministre Najat Vallaud-Belkacem a assuré jeudi matin que le gouvernement auquel elle appartient était celui "du changement" et incarnait à lui seul "le respect des engagements" pris par François Hollande. Juste avant sa passation de pouvoirs à Bercy avec Valérie Pécresse, en tant que porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem a souligné les "belles responsabilités" qui lui ont été confiées. "C'est un grand honneur, il m'oblige en même temps devant les Français, je suis désormais ministre en charge d'un sujet qui devient majeur dans l'ordre des priorités gouvernementales", a souligné l'élue lyonnaise.

"Et puis je suis la porte-parole d'un gouvernement que je serai fière de représenter, car il incarne à lui seul le respect des engagements pris pendant la campagne", a-t-elle fait valoir, en relevant la parité stricte du premier gouvernement Ayrault. "François Hollande s'est engagé en faveur de la justice, de l'égalité et la première égalité est celle entre hommes et femmes", a plaidé celle qui fut porte-parole de campagne du candidat socialiste. "Il s'est engagé à faire confiance à la jeunesse, aux nouvelles générations et impulser l'émergence de nouveaux élus dans le paysage politique. Il en a fait la démonstration aujourd'hui." "L'ensemble du gouvernement est déjà au travail", a-t-elle assuré, en évoquant le conseil des ministres de 15 heures. "Nous ferons en sorte de respecter chacun de nos engagements."
Elle a relevé que le porte-parolat est "très difficile".

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Un détenu s'évade pendant la visite de Christiane Taubira 21 mai 2012 à 14h43 , mis à jour le 21 mai 2012 à 15h57 TF1news

Profitant d'une compétition de basket opposant détenus et surveillants, à laquelle assistait la toute nouvelle ministre de la Justice, un prisonnier a réussi, selon Europe 1, à fausser compagnie à ses gardiens vendredi dernier.

L'évasion, révélée ce lundi par Europe 1, date en fait de vendredi dernier. Ce jour-là, Christiane Taubira, fraîchement promue ministre de la Justice, assistait à Paris à des matches de basket opposant des détenus à des surveillants. Une initiative destinée à promouvoir le sport en prison, et organisée avec la bénédiction de l'administration pénitentiaire. Cet événement annuel, le troisième du genre, s'inscrivait dans le cadre des "10 jours du basket à Paris". Selon l'administration pénitentiaire, 38 équipes de quatre joueurs, venues de 19 établissements pénitentiaires dans les régions de Dijon, Lille, Lyon, Marseille, Paris et Strasbourg, y participaient.

Les rencontres se déroulaient dans la salle de Bercy et la ministre figurait notamment parmi les spectateurs de la finale. La victoire est revenue à une équipe de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis. Et c'est au moment de ramener les détenus en cellule, indique Europe 1, que les surveillants ont constaté qu'un des détenus-basketteurs manquait à l'appel.

L'homme qui a ainsi faussé compagnie à ses gardiens... et jeté une ombre sur la visite de la toute nouvelle ministre de la Justice est décrit par Europe 1 comme "un Géorgien de 22 ans condamné pour vols et recels", qui "devait sortir de prison l'an prochain". Pour l'heure, aucun indice ne permet de savoir où il est allé, ni même à quel moment il a pris la fuite. "Il va être inscrit au fichier des personnes recherchées, ce qui vaut mandat de recherche", a-t-on précisé lundi de source judiciaire.

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Justice pour mineurs : Taubira crée la polémique Par Laurence De Charette Publié le 21/05/2012 à 19:22 lefigaro.fr

La garde des Sceaux a annoncé dimanche la suppression des tribunaux correctionnels pour adolescents de 16 à 18 ans.

C'était l'une des mesures phares de Nicolas Sarkozy en matière de délinquance des mineurs: le tribunal correctionnel pour les adolescents de 16-18 ans récidivistes va être supprimé, a déclaré Christiane Taubira dimanche. Cette annonce, faite lors d'une visite au tribunal de Paris en compagnie de Pierre Joxe, ancien ministre socialiste devenu avocat pour enfants, marque un tournant symbolique important en matière de justice. L'idée que les grands adolescents d'aujourd'hui ne sont plus les mêmes que ceux de l'après-guerre et que leur délinquance a évolué a été défendue par la droite au cours des deux derniers quinquennats.

Imposer une plus grande sévérité a été l'un des thèmes chers à Nicolas Sarkozy comme ministre de l'Intérieur, puis comme président. Rachida Dati, alors garde des Sceaux, a fait plancher l'universitaire André Varinard avec pour objectif de réformer la justice des mineurs, et une partie des propositions du groupe de travail ont été progressivement votées. Le tribunal correctionnel pour mineurs fait partie de ces mesures, mais il n'est entré en application qu'en janvier dernier, si bien qu'il n'est pas possible d'établir de bilan.

Pour les 16-18 ans récidivistes et risquant plus de trois ans de prison, le tribunal pour enfants, auparavant composé d'un juge des enfants et de deux assesseurs spécialisés, est désormais présidé par un juge pour enfants assisté de deux magistrats non spécialisés, habitués à juger également des majeurs. Cette nouvelle composition vise à rapprocher la justice des «grands» mineurs de celle des majeurs - l'abaissement de l'âge de la majorité pénale de 18 à 16 ans, un temps envisagé, n'étant pas possible à mettre en œuvre.

Au nom de la primauté de l'éducation sur la sanction

Pour autant, l'expérience ne dit pas encore si ces juridictions, qui n'ont que peu siégé pour l'instant, ont prononcé des sanctions plus lourdes que ne l'auraient fait les anciens tribunaux pour enfants. Cette législation visant néanmoins à durcir le message vis-à-vis des jeunes délinquants a été précédée d'un autre changement important, toujours pour cette tranche d'âge: le maintien de l'«excuse de minorité» - le principe selon lequel les peines applicables aux mineurs sont plus faibles, pour les mêmes faits, que celles visant les adultes - doit être justifié par le juge dans le cadre de la loi sur les peines planchers applicable aux récidivistes. Mais le programme de François Hollande annonce également la suppression de ce texte qui, lui, bénéficie en revanche de plusieurs années d'ancienneté.

Les principaux changements législatifs visant les mineurs seraient donc abrogés, au nom de la primauté de l'éducation sur la sanction prônée par l'ordonnance de 1945, le texte qui malgré une soixantaine de modifications sert de fondement à toute l'organisation de la justice des mineurs. Une partie importante des magistrats chargés de la jeunesse, mais aussi des éducateurs, n'avait pas cessé de protester contre ces récentes mesures jugées trop répressives. Malgré tout, depuis plusieurs années, un vent de renouveau a soufflé sur la protection judiciaire de la jeunesse, dont les effectifs ont rajeuni. Une partie d'entre eux ne sont plus hostiles à un message de fermeté. Les centres éducatifs fermés par exemple, d'abord montrés du doigt et assimilés à l'emprisonnement, sont quasiment plébiscités. Le PS promet d'augmenter leur nombre.

Les leaders de l'UMP sont montés au créneau

«Cela ne me paraît pas un très bon signe», a estimé François Bayrou, interrogé lundi sur la suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs, en soulignant que les jeunes de 16-18 ans concernés par ces tribunaux nouveaux sont ceux qui ont commis «des actes graves». Les leaders de l'UMP sont montés au créneau pour dénoncer le «laxisme» du nouveau garde des Sceaux. Jean-François Copé a fait part de son inquiétude, estimant qu'il fallait «tirer la sonnette d'alarme». Rachida Dati a dit craindre que son successeur de la Place Vendôme «se laisse aller à l'idéologie, plutôt que de prendre le temps de découvrir les enjeux».

Le débat s'engage également sur le terrain des chiffres. Entre 2007 et 2010, selon les dernières statistiques du ministère, le nombre de mineurs condamnés pour des crimes a diminué, passant de 438 à 360, mais les chiffres des vols avec violence commis par des moins de 18 ans, eux, augmentent. Globalement, les mineurs délinquants restent plus longtemps entre les mains de la protection judiciaire de la jeunesse. Les statistiques font également état d'une anomalie à laquelle elles n'apportent pas de réponse: alors que le nombre de mineurs mis en cause dans un délit (ou un crime) augmente de 6 %, le nombre de ceux qui passent devant le juge diminue aussi de 6 %… La justice est-elle trop laxiste, ou les forces de l'ordre trop promptes à la mise en cause? Les deux camps vont puiser leurs arguments dans les mêmes tableaux…

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Taubira ovationnée par les professionnels de la justice des enfants Le Monde.fr avec AFP | 02.06.2012 à 14h21 • Mis à jour le 02.06.2012 à 14h21

Christiane Taubira a eu droit samedi 2 juin à une ovation debout de la part de professionnels de la justice des enfants, tout en évitant cette fois de prendre tout engagement concret, deux semaines après avoir annoncé la suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs.

"Juge des enfants, c'est un très beau titre, beaucoup plus beau que juge des mineurs", a déclaré la garde des sceaux à l'ouverture de l'assemblée générale de l'Association française des magistrats de la jeunesse et de la famille (AFMJF). "Nous savons à quel point vous avez été stigmatisés (...), nous avons ressenti l'injustice, la brutalité, la violence des attaques qui vous ont été reservées" ces dernières années, a-t-elle poursuivi, devant environ 120 personnes réunies dans la salle des criées du palais de justice de Paris. "Nous savons combien vos conditions de travail se sont détériorées", a-t-elle encore dit.

Elle a ensuite exposé sur "quelles valeurs" et quelle "méthode" elle entendait appuyer son action : "autorité", "sanction proportionnée", mais aussi "prévention et éducation" pour les valeurs, "l'écoute, le dialogue, la sollicitation des professionnels..." pour la méthode.

Mme Taubira a insisté sur la "réflexion" à mener dans divers secteurs, notamment sur les Centres éducatifs fermés (CEF), structures accueillant des mineurs délinquants récidivistes et dont François Hollande avait dit durant la campagne vouloir doubler le nombre, les faisant passer à 80 pendant son quinquennat. "Le président a pris des engagements, mais aussi un engagement plus fort, qui est la concertation, l'évaluation, le dialogue", a souligné la ministre, en réponse à une question de la salle.

L'annonce du candidat Hollande à propos des CEF avait été fraîchement accueillie par les professionnels de la justice des mineurs, qui demandent plutôt une augmentation des moyens alloués aux structures d'accueil en milieu ouvert des adolescents en difficulté.

"CELA NOUS REDONNE NOTRE ENTHOUSIASME"

Les juges des enfants s'étaient en revanche réjouis sans réserve de son projet de supprimer les tribunaux correctionnels pour mineurs, symbole selon eux de la défiance de Nicolas Sarkozy à leur égard. Ils avaient donc salué la confirmation par Mme Taubira, lors d'une précédente visite au palais de justice de Paris, le 20 mai, de son intention de mener à bien cet engagement.

Les déclarations de la ministre, trois jours après son entrée en fonction, avaient en revanche immédiatement provoqué une salve de critiques violentes de la part de la droite, qui avait crié au "retour de l'angélisme" et au "laxisme".

Instaurés par une loi d'août 2011 et fonctionnant depuis janvier dernier, les tribunaux correctionnels pour mineurs sont composés de trois juges professionnels et jugent les récidivistes de 16 à 18 ans encourant une peine égale ou supérieure à trois ans de prison. Auparavant, ces jeunes comparaissaient, comme les autres mineurs, devant un tribunal pour enfants composé d'un juge des enfants et de deux assesseurs citoyens ayant une expérience des questions liées à l'enfance.

"Les attaques à votre encontre ont été inacceptables, médiocres", a dit samedi à la ministre Catherine Sultan, présidente de l'AFMJF. "On est époustouflés et rassurés par votre discours, cela nous redonne notre enthousiasme", lui a ensuite déclaré une juge des enfants présente dans l'assistance, qui venait d'applaudir debout son allocution.

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Christiane Taubira : « Le mariage pour tous répond à une exigence d’égalité » RECUEILLI PAR MARIE BOËTON et MARINE LAMOUREUX http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/Christiane-Taubira-Le-mariage-pour-tous-repond-a-une-exigence-d-egalite-_NG_-2012-09-10-851585

La garde des Sceaux présente, en exclusivité pour « La Croix », ce que seront les grandes lignes du projet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe.

La Croix. Ouvrir le mariage aux personnes de même sexe change profondément le sens d’une institution qui a traversé les siècles. Pourquoi n’avoir pas plutôt choisi d’étendre les droits des personnes pacsées ?

Christiane Taubira : Le mariage est en effet une institution ancienne qui occupe une place très particulière dans le code civil. C’est un acte juridique solennel, inventé pour structurer la société, qui codifie plus strictement que d’autres formes d’union (le pacs et le concubinage) les conditions de la vie commune. Réformer le mariage en l’ouvrant aux couples de même sexe fait, il est vrai, débat. Mais, vous savez, les réformes touchant au mariage se sont toujours faites dans un climat passionnel.

En 1884, lorsque le divorce a été introduit, il a provoqué des débats extrêmement violents et intenses : il y avait là déjà une confrontation philosophique et anthropologique évidente entre ceux qui avaient une perception plus religieuse du mariage et ceux qui, sous l’influence de Lumières, en avaient une perception plus laïque. Nous sommes donc bien conscients de toutes les dimensions philosophiques et anthropologiques entourant le mariage. Mais nous estimons qu’elles ne peuvent venir percuter l’exigence d’égalité. C’est à cela, à cette exigence d’égalité, que nous satisfaisons avec ce projet de loi.

Autoriserez-vous les maires qui le souhaiteront à ne pas célébrer de mariages entre homosexuels ?

C. T. : Non. Les maires sont des officiers publics qui représentent l’État lorsqu’ils célèbrent un mariage, c’est une mission dont ils sont très fiers. Nous sommes dans un état de droit, le code civil va être modifié, il s’impose à tous, y compris aux maires. Il ne sera pas inscrit dans la loi qu’ils puissent se soustraire au code civil.

En même temps, je travaille actuellement avec ces élus, notamment l’Association des maires de France. Nous allons systématiser ces contacts, afin que les maires soient étroitement associés au travail de réflexion et d’élaboration du projet de loi. D’une façon générale, nous allons consulter – nous avons d’ailleurs déjà commencé – de nombreux acteurs de la société : des personnalités, des associations favorables et d’autres hostiles au mariage pour tous, des institutions, des représentants des cultes, etc. Je peux vous dire que ces auditions sont conduites dans un esprit de grande franchise et de grande écoute.

Qu’envisagez-vous en matière de parentalité et de reconnaissance de filiation ?

C. T. : Le projet de loi va étendre aux personnes de même sexe les dispositions actuelles du mariage, de la filiation et de la parenté. Nous ouvrirons donc l’adoption aux couples homosexuels et ce, dans un cadre identique à celui actuellement en vigueur. Ils pourront, comme les autres, adopter de façon individuelle ou conjointe (de façon simple ou plénière).

Ainsi, les personnes homosexuelles désireuses de devenir « parent » de l’enfant biologique de leur conjoint pourront accéder à la procédure d’adoption dans les mêmes conditions que les hétérosexuels. Le projet de loi ne prévoit pas d’équivalent à la « présomption de paternité », qui existe aujourd’hui au sein des couples mariés. Voilà ce que prévoit notre texte, ce qui ne préjuge pas de ce que les parlementaires décideront.

Une telle réforme ne fera-t-elle pas primer le « droit à l’enfant » sur le « droit de l’enfant » ?

C. T. : Le droit à l’enfant n’existe pas dans sa conception absolue, c’est une fiction ! À l’heure actuelle, la procédure d’adoption est sérieuse, elle sera appliquée de la même façon pour les couples de même sexe. Je rappelle que pour adopter un enfant, les conditions sont strictes, justement pour protéger ses droits : il faut tout d’abord obtenir un agrément, délivré par le conseil général qui mène une enquête. Une fois que cet agrément est accordé, le juge intervient pour autoriser ou pas l’adoption.

Mais jusqu’ici, deux mères ou deux pères ne pouvaient pas adopter ensemble… Donne-t-on les mêmes chances à l’enfant dans ce cadre qu’au sein d’un couple formé par un père et une mère ?

C. T. : C’est bien sûr un sujet sérieux et le gouvernement ne sous-estime pas ce qui est en jeu. Il assume la position qu’il prend. Les choses ne sont pas binaires. Qui peut dire qu’un couple hétérosexuel élèvera mieux un enfant qu’un couple homosexuel, qu’il garantira mieux les conditions de son épanouissement ? Ce qui est certain, c’est que l’intérêt de l’enfant est une préoccupation majeure du gouvernement.

Envisagez-vous d’ouvrir l’aide médicale à la procréation (AMP) aux couples de femmes dans ce cadre de ce texte ? Si oui, ne craignez-vous pas que des couples d’hommes réclament, de leur côté, la légalisation des mères porteuses ?

C. T. : Notre projet de loi ne prévoit pas d’élargir l’accès à la procréation médicalement assistée. Je vois bien, dans le cadre des consultations que nous menons avec l’ensemble de la société civile, que cette question revient souvent. Certains y sont hostiles et d’autres favorables, mais notre projet de loi est très clair : l’accès à la PMA ne rentre pas dans son périmètre. Quant à la gestation pour autrui, elle ne sera pas légalisée. Le président de la République a toujours été très clair sur ce sujet lors de la campagne. RECUEILLI PAR MARIE BOËTON et MARINE LAMOUREUX

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Le billet Taubiramania par Gilles DEBERNARDI le 09/02/2013 à 06:01 http://www.ledauphine.com/isere-sud/2013/02/08/taubiramania

Hier encore, on la désignait comme le maillon faible du gouvernement. Son franc parler, agrémenté de quelques bourdes, lui causait du tort. Et le libéralisme de sa politique pénale allait trop à contre-courant. L’opinion lui préférait Manuel Valls, qui porte sans états d’âme la matraque républicaine.

L’interminable débat parlementaire autour du “mariage pour tous” a changé la donne. Feuilleton largement télévisé, jour et nuit, l’exercice a de quoi révéler une vedette. Il réclame une belle endurance et de solides convictions. Christiane Taubira n’en manque pas, ni de talent oratoire, ni du sens de la repartie. Sa pugnacité, qui passait naguère pour de l’arrogance, conquiert l’hémicycle. La voici terrassant David Douillet, kimono UMP qui écrivait jadis : “Oui, je suis misogyne, tous les hommes le sont, sauf les tapettes !” Poids lourd, le judoka, mais lourd…

En face, la Guyanaise se montre fine mouche. Elle établit un lien entre ses origines, le combat contre l’esclavage, et cette loi pour “libérer” gays et lesbiennes. Jusqu’à citer le poète Léon-Gontran Damas : “Nous les gueux, nous les peu, nous les chiens, nous les rien, nous les maigres, nous les nègres…” Manière outrancière de dramatiser l’enjeu ? Qu’importe, la Garde des Sceaux étincelle.
La gauche vit “un moment historique” et s’émerveille déjà de sa nouvelle icône. On dira bientôt que Lionel Jospin n’aurait jamais dû se présenter en 2002. Il a empêché Mme Taubira d’être élue…. par Gilles DEBERNARDI le 09/02/2013 à 06:01

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A La Rochelle, Taubira prend sa revanche sur Valls Par Elsa Freyssenet | 25/08 | 08:23 | mis à jour le 26/08 à 06:34

La ministre de la Justice a connu un franc succès militant à l’université d’été du PS. « Les coups, je sais les prendre, je sais les rendre, je ne déteste pas » , a-t-elle lancé à l’adresse du ministre de l’Intérieur.

Avant de faire la paix, il faut solder quelques comptes. C’est sans doute ce qui a inspiré Christiane Taubira, venue ce samedi à l’université d’été du PS à La Rochelle. La ministre de la Justice a non seulement volé a vedette à Manuel Valls mais elle a réussi à suggérer qu’elle a, davantage que le ministre de l’Intérieur, le soutien des militants socialiste et du sommet de l’Etat.

Programmée de longue date pour intervenir dans un atelier sur « la fin du sarkozysme judiciaire », elle a attiré tant de militants PS que tout le monde a dû déménager de la petite salle prévue initialement à un grand auditorium.
L’ancienne première secrétaire du PS
Martine Aubry lui a marqué son soutien dans le débat sur les peines planchers qui l’oppose au ministre de l’Intérieur en venant tout exprès lui donner une longue accolade devant les caméras de télévision.

Le sourire jusqu’aux oreilles de Christiane Taubira a contrasté avec la tension de Manuel Valls lors de sa prestation du matin . La Garde des Sceaux a d’ailleurs fait plus savourer sa revanche. C’est en riant qu’elle a raconté une anecdote sous forme de tacle à Manuel Valls. Sachant pertinemment que l’activisme du ministre de l’Intérieur agace souvent Jean-Marc Ayrault, l’élue de Guyane a expliqué avoir eu « des disputes flamboyantes » avec l’ancien président du groupe PS de l’Assemblée devenu Premier ministre. « Il avait le dernier mot de l’autorité et il l’a encore », a-t-elle glissé.

Contrainte pénale

Puis, avant même la dernière réunion d’arbitrage sur sa réforme pénale, elle en a dévoilé l’architecture. Elle a annoncé la création d’une « peine de probation » hors prison, appelée « contrainte pénale », qui « ne concernerait que les délits punis de 5 ans de prison ou moins ». Une mesure que Manuel Valls avait contesté dans sa lettre au Président dévoilée par la presse. L’entourage du Premier ministre a confirmé « l’esprit » de cette mesure, tout en précisant que ce n’était « pas arbitrée définitivement ».

« Je ne cherche pas à séduire, je préfère convaincre », a encore lancé Christiane Taubira, appelant à « bannir tout discours de stigmatisation ». Et de lancer : « Les coups, je sais les prendre, je sais les rendre, je ne déteste pas ». Un peu plus tôt, Manuel Valls avait lui déclaré : « J’aime prendre des coups, j’aime aussi en donner ». Écrit par Elsa Freyssenet Chef de service adjointe efreyssenet@lesechos.fr

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Christiane Taubira exclut de démissionner http://fr.news.yahoo.com/christiane-taubira-ne-démissionnera-pas-suite-aux-écoutes-113625824.html

PARIS (Reuters) - Christiane Taubira a écarté mercredi toute idée de démission de son poste de ministre de la Justice, comme le réclame l'opposition, assurant ne pas avoir menti au sujet de sa connaissance des écoutes de Nicolas Sarkozy.

Le président de l'UMP, Jean-François Copé accuse la garde des Sceaux d'avoir menti en affirmant sur le plateau de TF1 n'avoir été informée que vendredi dernier du placement sur écoutes de l'ancien chef de l'Etat.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a reconnu mardi que Christiane Taubira et lui-même avaient été informés de ces écoutes peu après l'ouverture d'une information judiciaire le 26 février. Il a apporté mercredi son soutien à sa ministre, estimant qu'elle avait "sa place au gouvernement."

""Non je ne démissionne pas (...) Non je n'ai pas menti", a déclaré Christiane Taubira, prenant la parole lors du compte rendu du conseil des ministres habituellement orchestré par la porte-parole du gouvernement.

"Je n'ai pas (eu) et je n'ai toujours pas d'information concernant la date, la durée, le contenu des interceptions judiciaires", a-t-elle ajouté.

Mis à mal par la succession d'affaires visant l'UMP et l'ancien chef de l'Etat, les ténors de l'opposition ont lancé une contre-attaque en règle en accusant l'exécutif de s'être livré à un "espionnage politique" à de fins partisanes.

"La garde des Sceaux a menti, dans ce contexte il n'est pas possible qu'elle reste en fonction", a déclaré Jean-François Copé à des journalistes. "Sa démission face à ce mensonge est inéluctable."

Tout en reconnaissant un "malentendu", Christiane Taubira a nié tout mensonge et s'est dite "interloquée" par les accusations de l'opposition.

"Il y a des personnes qui n'arrivent pas à concevoir que la justice fonctionne et qu'elle soit indépendante", a-t-elle dit, ajoutant ne pas avoir disposé de "synthèses d'écoutes".

Jean-Marc Ayrault a dénoncé de son côté une "opération d'enfumage de professionnels de la désinformation".

Christiane Taubira a précisé avoir été informée le 28 février par la direction des affaires criminelles et des grâces de l'ouverture d'une information judiciaire pour trafic d'influence à la suite de l'interception de conversations entre Nicolas Sarkozy et son avocat.

Elle a affirmé en avoir informé le seul Premier ministre, alors que l'opposition doute qu'elle n'ait pas évoqué le sujet avec le ministre de l'Intérieur Manuel Valls et le président François Hollande.

RÉFORME CONSTITUTIONNELLE

Le président de l'UMP, qui soupçonne un "mensonge de l'exécutif", a demandé que soit rendue publique la note qui lui a été transmise. La ministre l'a brandie mercredi devant la presse pour en montrer la concision.

Dans cette note, "on informe sur l'existence d'une information qu'on ouvre, sur les qualifications, et puis on donne un certain nombre d'éléments qui permettent de comprendre quelle est l'origine de l'information", a précisé sur Europe 1 le procureur général de Paris, François Falletti.

Prié de dire s'il y avait de la "substance" dans ce document, le magistrat a répondu par l'affirmative.

Christiane Taubira, qui a dit se réjouir de ne pas avoir été informée du contenu des écoutes incriminées, y voyant le signe de l'indépendance de la justice, a annoncé que le projet de réforme constitutionnelle sur l'indépendance du ministère public serait de nouveau présenté au Parlement.

Un projet dont Christophe Régnard, président de l'Union syndicale des magistrats, majoritaire, entend s'entretenir avec François Hollande, avec qui il a sollicité un rendez-vous.

"La droite a voté contre la réforme constitutionnelle. S'ils veulent l'indépendance de la justice, je leur dis chiche", a-t-il dit à Reuters.

De leur côté, les avocats, qui ne décolèrent pas contre de présumés excès de pouvoir des juges, attendent un renforcement de la loi sur la protection du secret professionnel qui encadre leurs échanges avec leurs clients.

"Les écoutes par ricochet doivent être encadrées", estime ainsi Jean-Marie Burguburu, président du conseil national des barreaux. Il faut "dire par écrit que les conversations surprises entre un client et son avocat ne pourront en aucun cas servir de base à des poursuites."

Les juges ont placé Nicolas Sarkozy sur écoute il y a près d'un an dans le cadre d'une enquête sur d'éventuels financements par la Libye de sa campagne présidentielle de 2007, d'après Le Monde. Selon Europe 1, les interceptions n'ont débuté qu'il y a six mois.

Ces interceptions auraient, selon le quotidien, révélé que l'ex-président et son avocat étaient "très bien renseignés" sur une procédure en cours sur le dossier Bettencourt, entraînant l'ouverture d'une information judiciaire contre X pour violation du secret de l'instruction et trafic d'influence. (Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)

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21/03/2014 à 13h34 http://rue89.nouvelobs.com/2014/03/21/difficulte-detre-normal-taubira-repond-a-sarkozy-250869 « De la difficulté d’être normal… » : Christiane Taubira répond à Nicolas Sarkozy

Et voilà que la France, cette vieille République qui a érigé l’égalité en passion nationale, a inventé pour y parvenir la fiction du citoyen sans origine, ni « race », ni religion. Et afin que nul ne l’ignore, elle l’a inscrit à l’article premier de sa Loi fondamentale, la Constitution.

Voilà que cette France-là, pas celle qui suscita la délation, rendit la messe obligatoire pour les fonctionnaires civils et militaires, remplaça la police républicaine par une police d’Etat, interdit les partis politiques et mit la magistrature au pas. Non, pas celle-ci ; ni davantage d’ailleurs la France où les magistrats furent traités de « petits pois » et les chiffres de la délinquance grossièrement manipulés.

Non, la France aussi brutalement humiliée par cette comparaison avec un régime autoritaire où sévissait la Stasi, c’est la France dont, justement, les électeurs ont choisi de rétablir l’Etat de droit.

Celle qui, depuis le 6 mai 2012, exerce une égale vigilance au respect de la présomption d’innocence (où aucune parole présidentielle ne désigne « coupable » une personne non encore jugée), au renforcement des droits de la défense, à la réelle liberté des juges et au rétablissement de la dignité de leur fonction.

Celle où règne le droit, au fondement de la démocratie, ce droit qui protège les innocents et apporte réparation aux victimes, encadre les enquêtes et les audiences et, la justice étant dite sur des actes avérés, assure à la société le même traitement aux délinquants, quel que soit leur rang. « Contre toute ingérence »

Evacuons peut-être cette tentative inutilement perfide de ramener la diversion par la question de qui savait ou pas. Est-ce un sujet pour l’Exécutif de savoir ou pas ?

Oui, s’il compte intervenir. Oui, s’il a le droit d’intervenir. Oui, tant que le code de procédure pénale autorisait les instructions individuelles. Oui, lorsque savoir à l’avance permettait de diligenter un magistrat complaisant ou docile pour prendre en main ou enterrer, de délocaliser une affaire, de démembrer une procédure, de déplacer un magistrat, récalcitrant ou simplement et plus souvent, juste normalement rigoureux.

Non, lorsque cette information qui ne prévient pas mais rend compte, concerne, non l’intention qui pourrait encore éventuellement être contrariée par une entrave politique, mais la décision judiciaire, déjà prise. Non, depuis que la loi du 25 juillet 2013 interdit formellement les instructions individuelles et protège les magistrats, le cas échéant, contre toute ingérence dans les procédures.

Non, en clair, lorsque le gouvernement s’interdit lui-même d’intervenir, va jusqu’à inscrire cette interdiction dans la loi, proclame à voix claire que les magistrats doivent pouvoir agir librement et en indépendance, sous la seule contrainte du droit établi par le législateur émanant lui-même du suffrage universel.

Et oui, les procédures sont et doivent être les mêmes, que l’on soit puissant ou misérable. « Un citoyen comme les autres »

L’institution judiciaire est un service public particulier, une autorité constitutionnelle, qui repose sur les principes de séparation des pouvoirs, d’égalité devant la loi, du droit à un procès équitable, d’autorité de la chose jugée.

C’est au nom du peuple français que sont prononcées sentences ou relaxes. C’est par leur statut, leur indépendance, leur impartialité, leur neutralité, que les magistrats garantissent au peuple français que nous sommes tous égaux devant la loi.

Depuis vingt mois, ce gouvernement n’a eu de cesse de consolider ces conditions. Une étape reste à franchir : la réforme constitutionnelle du Conseil supérieur de la magistrature. Elle nécessite trois cinquièmes des voix et dépend de la seule opposition parlementaire.

Puissant ou misérable, c’est la grandeur de la démocratie que de faire de l’un et de l’autre un citoyen comme les autres. Dans la norme du droit. Normal.

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Polémique autour des diplômes de Christiane Taubira A.C. | Publié le 29.03.2014, 16h04 | Mise à jour : 16h47 http://www.leparisien.fr/politique/polemique-autour-des-diplomes-de-christiane-taubira-29-03-2014-3720861.php

Et une nouvelle polémique, une ! Après celle entourant son rôle dans l'affaire des écoutes visant Nicolas Sarkozy, Christiane Taubira doit désormais faire face à des accusations à propos de... ses diplômes !

Tout est parti de quelques lignes dans le nouveau livre du magistrat Philippe Bilger.

Dans «Contre la justice laxiste», ce dernier s'étonne que Christiane Taubira ait «laissé dire, et ne l’a jamais contesté dans l’espace médiatique, qu’elle avait deux doctorats, l’un en économie, l’autre en ethnologie». Or, selon lui, nulle trace de thèses soutenues par la garde des Sceaux.

Comme le relève Rue 89, de nombreux articles de presse font en effet état de doctorat en dressant le portrait de Christiane Taubira, évoquant soit «un doctorat de sciences économiques et en agroalimentaire» soit «un doctorat de sciences éco» à Assas-Paris .

Le site d'informations politiques d'Europe 1, Le Lab, a lui passé le web en revue. Difficile de trouver des informations officielles sur le CV de la ministre : sur le site du gouvernement, ses diplômes n'apparaissent pas. Il y est seulement mentionné qu'elle est «professeur de sciences économiques». Le trombinoscope du gouvernement évoque lui un «3e cycle de sciences économiques».

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Marseillaise : Copé "choqué" par la formule "karaoké d'estrade" de Taubira Par Benjamin Bonneau Publié le 12 mai 2014 à 08h01 Mis à jour le 12 mai 2014 à 14h44

La ministre de la Justice Christiane Taubira fait l'objet de vives critiques pour s'être abstenue de chanter La Marseillaise lors de la cérémonie commémorant l'abolition de l'esclavage. "Certaines circonstances appellent davantage au recueillement qu'au karaoké d'estrade", s'est-elle justifiée sur sa page Facebook. Pour Geoffroy Boulard, premier adjoint UMP au maire du XVIIe arrondissement de Paris, Christiane Taubira "n'est pas digne de représenter notre Nation et sa Constitution".

Lundi matin, Jean-François Copé a estimé sur Europe 1 qu’il s’agit d’ "une boulette de plus de madame Taubira. Mais ce qui est profondément choquant, c’est qu’elle ait pu qualifier le fait de ne pas chanter l’hymne national en parlant de ‘karaoké d’estrade’. Et là, je suis désolé mais il y a un moment où il faut que chacun assume ses responsabilités. Elle est ministre de la République. Il y a des choses que l’on ne peut pas dire, que l’on n’a pas le droit de dire. Je suis profondément choqué". Est-ce qu’il appelle à la démission de la Garde des Sceaux ? "Le problème, c’est qu’elle aurait dû, à mes yeux, démissionner depuis longtemps au regard de la politique pénale qu’elle mène, qui est extrêmement laxiste. Je pense que tout ceci est intenable".

Le FN demande son limogeage. Dans un communiqué, la présidente du FN, Marine Le Pen, appelle pour sa part le Premier ministre, Manuel Valls, à "limoger" la garde des Sceaux. "En comparant la Marseillaise à un 'karaoké d'estrade', et en refusant de la chanter, Christiane Taubira a révélé son vrai visage, et celui du gouvernement", écrit-elle. "Ce dérapage inacceptable est en effet une preuve symbolique de premier ordre de leur mépris pour la France, pour son histoire, et pour son peuple, qui lui aime chanter son hymne, et en est fier", ajoute-t-elle.

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Christiane Taubira n'a pas chanté La Marseillaise : Valls défend sa ministre et fustige des "polémiques absurdes" http://www.atlantico.fr/pepites/polemique-marseillaise-valls-defend-taubira-et-fustige-polemiques-absurdes-1071751.html
La ministre de la Justice avait confirmé dimanche n'avoir pas chanté l'hymne national à deux reprises samedi 10 mai, jour de la commémoration de l'abolition de l'esclavage.

Les commentaires abondent sur ce qu'on appelle la polémique de La Marseillaise. Si certains membres de l'UMP comme Jean-François Copé et le Front national demandent la démission de Christiane Taubira, le PS serre les rangs et fait bloc autour de la ministre de la Justice. Lundi soir, Manuel Valls en personne est venu au secours de sa ministre. Lors d'une visite d'entreprise à Faverges en Haute-Savoie, il a fustigé des "polémiques absurdes".

"Le pays crève de ces polémiques absurdes qui font perdre du temps et détournent nos compatriotes de l'essentiel" a-t-il expliqué. Dans un premier temps, Manuel Valls n'avait pas voulu répondre aux questions des journalistes sur le sujet disant ne pas vouloir se "laisser détourner" par ces "polémiques nationales".

Dimanche, la ministre de la Justice avait confirmé n'avoir pas chanté la Marseillaise à deux reprises samedi 10 mai, jour de la commémoration de l'abolition de l'esclavage. Christiane Taubira a indiqué que "certaines circonstances appellent davantage au recueillement... qu'au karaoké d'estrade". Une dernière expression qui a choqué quelques personnalités de la classe politique.

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Info le Parisien Réforme pénale : Taubira rappelée à l'ordre par le président Thibault Raisse | Publié le 30.05.2014, 06h59 http://www.leparisien.fr/politique/reforme-penale-taubira-rappelee-a-l-ordre-par-le-president-30-05-2014-3883337.php

La scène, jusqu'ici restée secrète, se passe avant-hier. Après la fin du Conseil des ministres, Taubira est convoquée dans le bureau de Hollande. Le président est furieux. « Elle s'est fait vertement rappeler à l'ordre sur son devoir de loyauté », assure un proche de l'Elysée. En effet, pendant l'examen en commission des Lois de la réforme pénale, une dizaine d'amendements polémiques sont proposés par le PS.

Le gouvernement y est officiellement défavorable. Pourtant, la garde des Sceaux, présente dans la salle, omet de mentionner ce point. Laissant la commission les adopter, sans piper mot.

L'un de ces amendements est particulièrement sensible, d'où la colère du président : l'extension de la contrainte pénale à tous les délits. Cette peine alternative à la prison, qui consiste à imposer des obligations et des interdictions au condamné, ne concerne jusqu'ici que les infractions dont l'auteur encourt cinq ans de prison ou moins. La mesure exclut donc le trafic de drogue ou l'agression sexuelle sur mineur, comme le souhaitait Valls lorsqu'il était ministre de l'Intérieur. « Ce choix n'était pas celui de Taubira : elle a toujours pensé que limiter la contrainte pénale à quelques délits faisait d'elle une peine au rabais », défend l'un de ses proches.

En août dernier, Hollande tranche en faveur de Valls. Mais Taubira n'a pas dit son dernier mot. Elle entame un intense travail de lobbying auprès des parlementaires PS. L'une d'elle, Colette Capdevielle, députée des Pyrénées-Atlantiques, décide de porter l'amendement étendant la mesure à tous les délits.

Double jeu

Lundi, une réunion interministérielle, à laquelle participe le cabinet de la garde des Sceaux, clôt une nouvelle fois le débat : le gouvernement s'opposera à l'amendement. Mais une fois en séance, Taubira ne relaie pas la ligne fixée la veille. « Elle n'a pas souhaité prendre la parole, donnant l'impression d'un double jeu », relève un participant.

Le président de la République n'est pas le seul à avoir pesté. « Les bras nous en sont tombés : les arbitrages rendus garantissent l'efficacité de la chaîne pénale », clame-t-on dans l'entourage du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. « En séance publique à l'Assemblée nationale, la semaine prochaine, la ministre déposera et défendra des amendements visant à rétablir le texte du gouvernement, dont elle porte complètement le projet », réplique-t-on du côté du ministère de la Justice.

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Présidentielle 2017 : Hollande, candidat PS préféré de... 3% des Français Publié le 29.05.2014, 18h42 | Mise à jour : 19h45 http://www.leparisien.fr/politique/presidentielle-2017-hollande-candidat-ps-prefere-de-3-des-francais-29-05-2014-3881753.php

Sûr que ce sondage rappellera à tous le méchant surnom dont était affublé François Hollande en se lançant dans la primaire PS : «Monsieur 3%». Car, l'histoire étant cruelle, 3% c'est justement la proportion de Français à le préférer comme candidat du PS à la prochaine présidentielle de 2017, selon une étude* OpinionWay pour «Le Figaro Magazine» dévoilée ce jeudi.

Sans surprise, c'est le Premier ministre Manuel Valls qui arrive en tête des personnalités proposées, recueillant les faveurs de 26% des sondés (40% pour les sympathisants PS). Deuxième, Martine Aubry arrive loin derrière à 10% (16% des sympathisants PS), devant Ségolène Royal (6% pour l'ensemble des Français, 11% pour les sympathisants PS), Arnaud Montebourg (4% et 3%) et François Hollande (3%).

65% pour l'organisation d'une primaire PS

Maigre consolation pour le président de la République, son score s'améliore nettement lorsque les seuls sympathisants socialistes sont interrogés : ils sont 15% à déclarer qu'ils le préféreraient comme candidat à la présidentielle. Plus inquiétant, en revanche, pour l'exécutif : 50% des sondés déclarent ne préférer... aucune des personnalités proposées.

Enfin, ils sont 65% à souhaiter l'organisation d'une primaire PS en vue de la présidentielle de 2017, quand bien même François Hollande se représenterait. Un chiffre qui s'élève à 81% lorsque les seuls sympathisants PS sont interrogés.

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La Rochelle : Taubira aide les frondeurs dans leur contre-offensive Les Echos Elsa Freyssenet / Chef de service adjointe | Le 30/08 à 12:10, mis à jour à 12:50 En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/0203735922269-la-rochelle-taubira-aide-les-frondeurs-dans-leur-contre-offensive-1037403.php?MKKzawyU0gt4hsWp.99

La Garde des Sceaux s’est rendue samedi matin à la réunion organisée par les frondeurs du PS, en marge de l’université d’été des socialistes. Elle a ainsi ouvert une brèche dans le «pack » gouvernemental exigé par François Hollande et Manuel Valls.

Moins d’une semaine après le remaniement gouvernemental qui a vu Manuel Valls se séparer des ministres de l’aile gauche du PS, cette visite était éminemment symbolique. La ministre de la Justice Christiane Taubira est venue saluer, ce samedi matin à La Rochelle, les députés frondeurs et leurs partisans réunis en assemblée générale dans un amphithéâtre de la Faculté de Lettres ! Acclamée dès son arrivée, la dernière icône de la gauche restant au gouvernement s’est bien gardée de prendre la parole à la tribune.

Mais elle s’est installée au premier rang, entourée des animateurs de la fronde. « Je ne vois pas où est le problème. Je viens écouter », a-t-elle glissé, tentant de rester sur la ligne de crête entre le geste de sympathie à l’égard d’un collectif qui conteste l’orientation de la politique de l’exécutif et la rupture avec la cohérence gouvernementale. Elle se dit néanmoins prête à « assumer les conséquences » de sa présence.

C’est que le symbole est fort. D’autant que le bras droit de Martine Aubry, l’ex-ministre François Lamy, là lui aussi en observateur bienveillant, est venue embrasser la Garde des Sceaux. « Ma présence est naturelle », explique ce dernier, avant d’ajouter : « je ne souhaite pas qu’on organise des fractures entre socialistes ». Pour lui, les organisateurs de telles fractures ne sont pas à rechercher du côté des frondeurs, mais des responsables du PS qui ont initiés l’appel de 200 parlementaires soutenant le gouvernement.

La politique de Valls dénoncée

A la tribune de l’amphithéâtre, les orateurs n’ont pas eu de mots assez forts pour dénoncer la politique menée et le discours de Manuel Valls au Medef. « On n’est pas l’ami des entreprises quand on est seulement l’ami des actionnaires », a lancé le député Arnaud Leroy, fidèle d’Arnaud Montebourg. « C’est quoi la différence entre un cadeau aux patrons et une aide à l’entreprise ? C’est la contrepartie », a abondé Jean-Marc Germain . Une contrepartie, selon lui absente du Pacte de responsabilité.

Ce proche de Martine Aubry a fait applaudir la maire de Lille et s’est indigné contre les propos d’Emmanuel Macron sur les 35 heures : « La gauche est belle quad elle assume ses héritages. Quand on est héritier des combats ouvriers, on ne renonce pas aux 35 heures ». Succès assuré devant un auditoire mêlant la gauche du PS, des partisans de Martine Aubry, mais aussi d’ex-strauss-kahniens. Gros succès aussi quand le député des Landes Henri Emmanuelli a lancé : « Le social-libéralisme, c’est l’idiot utile de la droite ».

L’ennui pour l’exécutif est que le trouble dépasse le cercle des frondeurs. « Compte tenu de la situation, je n’aurais pas été au Medef, j’aurais réservé mon premier discours pour l’université d’été du PS », a confié ce matin le président PS de l’Assemblée Claude Bartolone. Pour lui, « les 35 heures sont un totem auquel il ne faut pas toucher ». Et de donner un conseil à la veille du discours de clôture du Premier ministre : « Si j’étais dans la peau de Manuel Valls, je définirais ce qu’est le socialisme pour ne pas me laisser tirer par la manche vers d’autres définitions. » Elsa Freyssenet

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Une belle photo ...

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Etats-Unis : Obama condamne les violences de Ferguson http://www.leparisien.fr/international/drame-de-ferguson-la-famille-de-michael-brown-denonce-une-decision-injuste-25-11-2014-4321809.php Publié le 25.11.2014, 18h45 | Mise à jour : 26.11.2014, 00h57

La tension reste vive à Ferguson. Théâtre d'émeutes raciales la nuit dernière, cette petite ville du centre des Etats-Unis s'attend à de nouvelles violences après l'annonce de la décision du grand jury de ne pas inculper un policier blanc qui a tué début août un jeune Noir sans arme, jugeant qu'il avait agi en état de légitime défense. ...

Obama condamne les violences

«Brûler des bâtiments, mettre le feu à des voitures, détruire des biens, mettre des gens en danger: il n'y a aucune excuse à cela, ce sont des actes criminels. Je n'ai aucune sympathie pour ceux qui détruisent leurs propres communautés», a sèchement déclaré le président américain lors d'un discours prononcé à Chicago.

«Je n'ai jamais vu une loi sur les droits civiques, sur la santé ou sur l'immigration devenir réalité parce qu'une voiture avait été brûlée. Cela est arrivé parce que les gens ont voté, se sont mobilisés, se sont organisés, ont cherché les meilleures réponses politiques pour résoudre les problèmes», a ajouté Barack Obama. ...

Taubira s'emporte

Dans son message, le président Obama avait mis en garde contre la tentation de «dissimuler les problèmes» liés au racisme aux Etats-Unis. «Dans trop de régions du pays, il existe une profonde défiance entre les forces de l'ordre et les communautés de couleur», a-t-il souligné.

En France, la ministre de la Justice Christiane Taubira s'est emportée mardi matin dans un tweet. «Quel âge avait #Mickael Brown? 18 ans. #Trayvon Martin? 17. #Tamir Rice? 12. Quel âge le prochain? 12 mois? +Tuez-les avant qu'ils ne grandissent+ Bob Marley» a-t-elle écrit égrenant les noms de jeunes Noirs tués par la police aux Etats-Unis et reprenant des paroles de «I shot the sheriff», un des tubes phare du roi du reggae.

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Valls recadre Taubira et son «rêve» d'une semaine de 32 heures Par Arthur Berdah Mis à jour le 19/06/2015 à 18:46 Publié le 19/06/2015 à 13:41 http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2015/06/19/25002-20150619ARTFIG00185-valls-recadre-taubira-et-son-reve-d-une-semaine-a-32-heures.php

Le premier ministre, qui s'exprimait depuis le salon du Bourget, a taclé sa garde des Sceaux ce vendredi matin, estimant que «les Français veulent du boulot».

Invitée de RMC/BFMTV ce vendredi matin, la ministre de la Justice Christiane Taubira a livré sa vision de l'utopie. «Je rêve d'un monde où on ne travaille ni le samedi, ni le dimanche. Je rêve d'un monde où on peut travailler 32 heures (...) dans une semaine, pour avoir du temps pour se consacrer aux autres dans des associations, d'aller au musée, d'aller sur la plage, de déambuler, de marcher, de parler à ses voisins, d'aller en librairie, d'aller au cinéma, d'aller au théâtre, etc. Voilà la société dont on peut rêver», a-t-elle confié, avant de toutefois distinguer son «rêve» de la «réalité».

Trop tard, aux yeux du premier ministre Manuel Valls, qui n'a pas manqué de recadrer publiquement l'intéressée, ce vendredi matin, depuis le salon du Bourget. «Je pense que les Français veulent travailler aujourd'hui. Il y a un temps de travail qui existe, vous savez, il y a les 35 heures. Mais le temps effectif est de 39 heures. Ce que les Français veulent, c'est du boulot. Et le travail, c'est une valeur. Et le mérite, c'est une valeur», a martelé le chef du gouvernement à l'adresse de sa ministre, rappelant «l'engagement» qu'attendent les citoyens: «avoir, pour leurs enfants et petits-enfants, une bonne formation, pour demain avoir un bon travail».

Chatel y voit «le retour des vieux démons de la gauche»

Idem côté Front national, où l'on s'est empressé de tacler la sortie de la ministre. «En proposant 32 heures par semaine, Christiane Taubira montre sa méconnaissance totale des réalités économiques et un mépris profond pour l'effort», lui a ainsi lancé Marine Le Pen sur Twitter, dans un message signé de ses initiales.
Le sénateur-maire de Marseille, Stéphane Ravier, a lui utilisé le réseau social pour fustiger une «haine du travail» , une «ignorance totale de l'entreprise» et un «culte de l'indolence». «Les 32 heures par semaine sont une folie», a-t-il finalement conclu.

Enfin, le conseiller politique de Nicolas Sarkozy et député les Républicains (LR) de la Haute-Marne, Luc Chatel, a réagi ce vendredi matin sur le plateau de Parlement Hebdo, en partenariat avec Le Scan. «C'est le retour des vieux démons de la gauche, c'est à dire penser que le travail se partage et qu'on va le répartir entre les Français. Ça fait 20 ans que cette théorie a échoué sur le plan économique et qu'elle a bloqué les consciences: on a perdu l'envie de travailler», a-t-il regretté.
Un argument repris plus tard par le sénateur LR des Hauts-de-Seine, Roger Karoutchi: «Quand toutes les entreprises seront en faillite, les Français ‘flâneront'?», a-t-il feint de s'interroger.

L'ancien co-président du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, a fait figure d'exception dans le paysage politique en venant apporter son soutien à la ministre de la Justice. «Madame Taubira exprime quelque chose qui est plein de bon sens. Nous voulons avoir du bonheur à vivre, on ne vit pas pour produire des voitures, des camions ou des fusées (...). Dans le passé on arrivait par une autre répartition de la richesse à distribuer du temps libre et des revenus. Mais aujourd'hui, ça va de plus en plus mal, les gens sont de plus en plus asservis au travail, dans des conditions inhumaines», a-t-il déploré en marge du salon du Bourget.

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Christiane Taubira, les coulisses d'une démission en cinq actes Laurent Valdiguié - Le Journal du Dimanche http://www.lejdd.fr/Politique/Christiane-Taubira-les-coulisses-d-une-demission-en-cinq-actes-770725

RECIT - Le JDD revient sur ces jours où la ministre de la Justice a pesé le pour et le contre… avant de finalement jeter l’éponge. Tout s’est précipité entre samedi dernier et mercredi matin. "Parfois résister c'est rester, parfois résister c'est partir." Le tweet a claqué à toute volée mercredi matin. Une phrase avec trois verbes. Résister. Rester. Partir. Une phrase avec une alternative : ­dedans ou dehors. Une phrase pour résumer ce dernier mois où la ministre de la Justice a finalement décidé de claquer la porte, après 1.351 jours passés Place Vendôme… Le JDD reconstitue les 5 actes de la pièce.

Acte 1. Comment faire un nœud…

"Nous devons pouvoir déchoir de sa nationalité française un individu condamné pour une atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation […] même s'il est né français." Prononcée devant le Congrès à Versailles le lundi 16 novembre, la formule passe alors comme une lettre à la poste. Le discours du Président avait été peaufiné avec Manuel Valls et Bernard ­Cazeneuve. Christiane Taubira n'était pas autour de la table. Depuis les attentats de janvier, la ministre de la Justice n'est plus du tout dans le "premier cercle". "Elle n'est pas à l'aise devant le dispositif sécuritaire qui se met en place. Elle est hantée par l'idée que l'on puisse laisser à d'autres des outils législatifs potentiellement dangereux", confiait en décembre un des proches de la garde des Sceaux.

La déchéance de nationalité va tout cristalliser. Pendant les premières semaines, le sujet couve… "François a tout laissé ouvert, comme d'habitude", raille un poids lourd de la majorité. Puis, le 22 décembre, en déplacement en Algérie, Christiane Taubira annonce qu'elle n'y est "pas favorable"… "C'est le premier paradoxe de l'histoire, confie une source gouvernementale. Quand elle fait cette déclaration sur la radio algérienne, Taubira croit que Valls est sur la même ligne qu'elle. À l'époque, Valls et Cazeneuve pensent que la déchéance ne sert à rien en matière de lutte contre le terrorisme. Même Urvoas pense alors la même chose!" Sauf que l'annonce de Taubira va tout crisper. À ­l'Élysée, François ­Hollande, pourtant alerté par plusieurs ­dignitaires socialistes, dont Jean-Christophe Cambadélis, décide de ne pas reculer. Au Conseil des ministres du 23 décembre, quand le président lance le bal, la ministre de la Justice avale son chapeau sans broncher, dans le silence du salon Murat… À la conférence de presse qui suit, au côté de Manuel Valls, Christiane Taubira, renfrognée, réaffirme sa loyauté. "C'est ce jour-là qu'elle aurait dû partir", analyse-t-on aujourd'hui à Matignon.

Acte 2. François Hollande retourne la situation

"Christine Taubira est quelqu'un d'extrêmement légitimiste", explique Manuel Valls dans le JDD du 27 décembre. "Une partie de la gauche s'égare au nom de grandes valeurs", ajoute le Premier ministre, croyant siffler la fin d'une récréation. Chez la Garde des Sceaux, il n'est alors "pas question de démission", insiste un de ses proches. "Résister c'est rester", doit encore penser la ministre, qui part en Guyane pour les fêtes. Son premier rendez-vous de l'année en tête à tête avec le Président a lieu à son retour, le 7 janvier. À 16h30 ce jour-là, un an après Charlie, François Hollande et Christiane Taubira se retrouvent à l'Élysée. "Tu es indispensable", lui assure François Hollande. À aucun moment, selon nos sources, il n'est question de la nommer à la Culture. "Elle était en poste à la Justice ou rien", confirme-t-on à l'Élysée.

"Ce 7 janvier, François l'a encore récupérée comme il sait le faire", raconte un socialiste. "Ce jour-là, il a bien senti qu'elle avait envisagé le départ… Mais il a cru qu'il l'avait convaincue de rester", confirme un ministre. Avait-elle pourtant déjà pris sa décision? A-t-elle, lors de ses vacances en Guyane, rédigé un texte expliquant sa rupture? Pour l'heure, un livre est annoncé en mars, Être ministre, reprenant le texte d'une conférence tenue en novembre. Selon plusieurs sources, Christiane Taubira, au cours d'"une nuit d'insomnie" comme elle en connaît tant, aurait mis noir sur blanc les raisons de sa volonté de "résistance". Mais ce 7 janvier, dans le bureau du président, il n'en est pas encore question…

Acte 3. La grosse colère de Manuel Valls

Ce 7 janvier, Taubira sort même de l'Élysée avec un feu vert pour se rendre à iTélé enfoncer le clou de sa loyauté. La phrase a même été répétée avant l'émission : "La parole du président est la première et la dernière, c'est de lui que tout émane, c'est lui qui a été élu." Sauf que, interrogée sur la déchéance de nationalité ce soir-là, la ministre réaffirme son désaccord, même si elle en minimise la portée : "Nous sommes à un moment où nous pouvons exprimer cela", croit-elle encore. "Valls a piqué une colère homérique, confie au JDD un ministre. Il l'a appelée le soir même et le ton est monté." À Matignon, on ne dément pas l'épisode : "Le Premier ministre lui a effectivement dit son incompréhension", pondère-t-on. Façon de reconnaître à demi-mot qu'elle aurait bien pu être "démissionnée" à ce moment-là…

A-t-elle, le soir de ce coup de fil, compris qu'il n'y avait plus d'espace, à l'intérieur, pour la critique? De leur côté, François Hollande et Manuel Valls, à la fois persuadés qu'elle restera mais conscients du "danger Taubira", mettent sur pied un nouveau "système" pour avancer la déchéance de nationalité sans elle… La décision est prise de faire soutenir le texte au Parlement par Manuel Valls lui-même. "C'est un autre paradoxe, décode un socialiste. Alors que tout le monde a dit que c'était pour l'enfoncer, c'était en fait pour la protéger… Et elle, elle l'a pris pour une nouvelle humiliation." Dans la foulée, en fin de semaine dernière, Claude Bartolone fait aussi savoir discrètement qu'il envisage de nommer au Conseil constitutionnel une juriste de l'Hôtel de Lassay. Pas Taubira, contrairement à ce que dit la rumeur depuis des mois. Certains pensent que cela a pu jouer un rôle dans sa décision ...

Acte 4. Visite secrète à Matignon

Samedi dernier, dans la matinée, la garde des Sceaux tourne avec Michel Denisot une émission prévue de longue date. Matignon n'a pas été prévenu. "Je suis en train de défaire un nœud", dit-elle devant la caméra. En aparté, elle aurait confié à l'animateur que sa décision était prise "de quitter le gouvernement".

Ce même samedi 23 janvier, à 17 heures, avant de s'envoler pour l'Inde, François Hollande téléphone à sa ministre. "Elle lui a annoncé qu'elle partait", confie-t-on à l'Élysée. À la demande du chef de l'État, Christiane Taubira accepte de patienter jusqu'à mercredi pour officialiser sa rupture. Selon nos informations, ce samedi 23 janvier en fin de journée, la garde des Sceaux se rend à Matignon pour une longue explication en tête à tête avec le Premier ministre. "Cela a été chaleureux, mais très clair sur son départ, confie l'entourage de Manuel Valls. Tout le désaccord porte sur la question de la déchéance de nationalité. Elle n'a rien évoqué d'autre, ni sur la loi pénale ni sur la loi renseignement…"

Pourtant, dernier paradoxe, le texte sur la déchéance est encore remanié durant le dernier week-end : pour donner des gages à gauche, il n'est plus question des binationaux… et pour donner des gages à droite, à la demande de Sarkozy, il est question d'étendre la déchéance aux délits de terrorisme. "Je suis persuadé que cela n'a rien changé, qu'elle avait déjà pris sa décision", avance un proche du président. "C'est même un comble, puisque dans la dernière version du texte il n'est plus question des binationaux! Elle aurait pu avoir une autre attitude", soupire-t-on à Matignon.

Acte 5. Un "désaccord politique majeur" avec le sourire

Ce mardi 26 janvier, la garde des Sceaux est à Amsterdam. "Elle a passé la journée avec l'ambassadeur de France à parler diplomatie américaine et à préparer son voyage du lendemain en visite officielle aux États-Unis", confie, incrédule, une source gouvernementale. "Soit elle n'avait pas totalement décidé de démissionner, soit elle a donné le change à tout le monde", décode un ministre. De fait, mercredi matin à 8 heures, Christiane Taubira arrive à l'Élysée. "Le secret de son départ a été gardé par trois personnes ­durant le week-end", explique-t-on à la présidence. Même Jean-Jacques Urvoas n'a appris sa nomination que mercredi matin, un peu avant 9 heures. "Confidentialité oblige", dit-on à la présidence. À moins que François Hollande, une dernière fois, ait eu l'espoir de la faire changer d'avis. Quoi qu'il en soit, quand il les rejoint, à 8h30, Manuel Valls constate que c'est fini… "Il n'y a eu aucun éclat. Elle avait l'air détendue en sortant", dit une source. "C'est un divorce par consentement mutuel", analyse l'entourage de Valls.

De fait, à 15h30 ce mercredi, quand elle fait sa dernière déclaration de ministre, citant Césaire ("nous ne livrerons pas le monde aux assassins d'aubes"), Christiane Taubira est effectivement radieuse. "Je pars sur un désaccord politique majeur", dit-elle. Souriante. Comme soulagée avant de s'envoler pour les États-Unis… en voyage privé. Un nœud en moins pour elle. Un nœud en plus pour le Président…

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Terrorisme, déchéance de nationalité... ce que dit le livre de Taubira
Le Point.fr a lu "Murmures à la jeunesse", l'essai de Christiane Taubira publié aux éditions Philippe Rey. Un livre dans lequel elle précise ses positions. Par Marc Leplongeon Publié le 01/02/2016 à 13:17 - Modifié le 01/02/2016 à 16:38 | Le Point.fr

Qui sont-ils, ces terroristes qui menacent nos valeurs ? Dans Murmures à la jeunesse, publié lundi aux éditions Philippe Rey, Christiane Taubira réaffirme ses convictions et règle ses comptes. Pas avec François Hollande et Manuel Valls – qu'elle évoque peu –, mais avec ceux qui ne font que « voguer à la surface des choses » ; ceux qui enferment « ce monstre (l'État islamique, NDLR) dans des définitions lapidaires » qui ne servent qu'à « ratifier notre défaite » ; ceux qui ne parlent que de prison – les « fétichistes de la détention » – et puis, enfin, ces « sociologistes, qui lisent les causalités à travers une grille désuète ».

Tous ceux-là ont tort, lance l'ex-ministre de la Justice. Aujourd'hui, les apprentis terroristes viennent indifféremment de milieux peu favorisés ou instruits, calmes ou violents. Ils sont Français, d'origine étrangère ou pas, musulmans ou musulmans convertis. Ils viennent de la ville, de la banlieue, de la campagne. Surtout, la prison n'est pas forcément le vecteur commun à tous ces hommes. Et Christiane Taubira de vanter des chiffres « stables depuis bientôt trois ans, selon lesquels la proportion de personnes radicalisées susceptibles de l'avoir été en prison se situe à 15 % environ ».

La déchéance de nationalité peut produire du « danger »

L'ancienne garde des Sceaux s'interroge aussi sur la responsabilité de la France et de l'Occident dans ce désastre. Sur la manière dont les pétromonarchies ont « prospéré à notre insu », sur notre politique étrangère au Moyen-Orient, en Libye, ou vis-à-vis de l'Iran, sur « l » impuissance politique des instances multilatérales [qui] finissent par être néfastes ». Christiane Taubira écrit : « Nous ne pouvons nous exonérer des effets de nos choix géopolitiques, des sources contestables de certains de nos conforts, de nos défaillances de solidarité. »

Alors face à ce nouveau fléau terroriste, il faut oser se poser les bonnes questions. La peine de mort ? « Quel effet sur des terroristes (...) qui célèbrent leurs noces avec la mort ? » répond-elle. La déchéance de nationalité ? « Quel effet sur les mêmes ? Ils ne meurent ni Français ni binationaux. Ils meurent en morceaux. » Et l'ex-ministre de tirer un argument très pragmatique : tous les mères et pères de famille qui appellent le numéro d'urgence lorsqu'ils se rendent compte que leur enfant se radicalise, le feront-ils encore si cet enfant risque de perdre sa nationalité ? Une nationalité qu'eux-mêmes ont parfois, lorsqu'ils sont issus de l'immigration, eu un mal fou à obtenir. En brouillant ce travail de coopération entre familles et autorités, la déchéance de nationalité peut créer « du danger », conclut-elle.

La France ridiculisée

La déchéance de nationalité n'est pas seulement une mesure qui se distingue par son « absence totale d'efficacité », assure l'ex-garde des Sceaux. Elle montre également au monde entier que la France est incapable de gérer ses « indésirables » ; qu'elle n'hésite pas à piétiner ses symboles, ses couleurs – le bleu-blanc-rouge – ; qu'elle fait fi de son « aura » et de sa « réputation » pour justifier une « dérobade morale et politique » insupportable. Dans la postface de son livre, Christiane Taubira fait l'éloge d'un président, François Hollande, qui, grâce à sa science de l'écoute et du compromis, hisse la France vers le haut. Y parviendra-t-il cette fois-ci ?

Avant de prendre la plume, Christiane Taubira a, dit-elle, longuement hésité : « Lorsqu'un pays est blessé, qu'il saigne encore, qu'il est tout de courbatures et d'ecchymoses, ne faut-il pas marcher sur la pointe des pieds, chuchoter et laisser faire en se défaussant sur le temps ? » L'ex-ministre a finalement choisi de pousser un « cri ». Une déclaration de 96 pages à la France qu'elle aime, à ce pays qui « offre de la beauté à profusion », à toutes les valeurs qui ont fondé notre Nation. Elle écrit : « Je prétends, là, éclairer. Non par la Vérité, car je ne sais si elle est majuscule et singulière. Mais par la cohérence et la fidélité à moi-même, à mes engagements, à ma vie, à ceux qui croient en moi. C'est la seule légitimité qui m'autorise à m'adresser à vous, jeunes gens, jeunes filles, en aînée responsable et avec tendresse. »

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