19 février 2019. Une "ministre" très pressée (150 pour 110)

14 janvier 2019. Le Grand Débat des "gilets jaunes" du Président Macron :
Chantal Jouanno dit sa vérité
François Goullet de Rugy
L'aristocrate qui préfère l'ours à la brebis.
Nicolas Hulot, écologiste très affairé et ami des ours femelles

28 août 2018 : Après 15 mois seulement démission surprise (?) du ministre d'Etat Nicolas Hulot ; Brigitte Bardot en jouit ... et demande la démission du Président Macron ...

Nathalie Kosciusko-Morizet dite NKM

02 janvier 2014 : Une clope popu avec des SDF polonais

14 septembre 2013 : NKM en tête de la technoparade parisienne ... avec Jack Lang

Delphine Batho, l'ancienne suppléante de Ségolène Royal et députée des Deux-Sèvres

Juillet 2013 : Batho abattue (pour avoir critiqué Royal ?) et remplacé par un inconnu, un certain Martin ... un ours ?
Novembre 2012 : Peace Verte proteste et conteste la sagesse de Anne Lauvergeon
Octobre 2012 : La sénateure favorite parachutée Jouanno rejoint maître Borloo, le grand ami de Bernard Tapie
Avril 2012 : NKM, l'amie de José Bové, soutenue par Chantal Jouanno, veut "une droite claire" et veut présider l'UMP ... Las, elle n'a pas ses parrainages ...
21 juin 2012. 2ème gouvernement Ayrault, Nicole Bricq sanctionnée et remplacée par Delphine Batho

16 mai 2012. 1er gouvernement Ayrault, ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie : Nicole Bricq

24 avril 2012 : Les "parisiennes" NKM et Jouanno préfèrent les socialistes

Le portrait de Ghislaine Ottenheimer (Challenges, décembre 2011)

Mars 2012 : La porte-parole de NS, la Grande Bourgeoise amie de José Bové, pour la viande communautaire hallal-cacher ?
NKM a des ennuis à l'UMP

26 septembre 2011. Sénateure du Fait du Prince elle se retraite en or. Mais Charon itou, l'ancien ami intime de Nicolas Sarkozy.
27 juillet 2011. La louve n'aime pas les moutons.

14 novembre 2010. Fillon 3 : NKM, l'admiratrice de José Bové, revient aux affaires

Chantal Jouanno, sénateure de Paris du fait du Prince

11 janvier 2019. Chantal s'accroche fermement à ses 14.666 euros mensuels bruts (smic mensuel euros bruts 1521,22 euros)

02 juin 2011. Pas de lâché d'ours, avant la présidentielle de 2012
30 avril 2011. Qui préfère l'ours à la brebis préfère les bi-nationaux aux nationaux ??? L'ultra-gauche et les medias i-c accusent, Laurent Blanc se défend.
26 juillet 2010. N.S. préfère (provisoirement ?) la brebis
01 juillet 2010. L'ours aime toujours la brebis
18 juin 2010. Jackpot pour Pierre Kosciusko-Morizet
25 mars 2010. La belle Chantal accuse grave le Medef, mais refuse toujours de démissionner
22 mars 2010. La championne de France de karaté est "désespérée" par le report de la taxe carbone du socialiste Michel Rocard ... annoncé par François Fillon à la demande expresse des députés UMP, "désespérée" mais toujours "ministre" ...
20 janvier 2010. L'écolo-sarkozyste Jouanno veut de l'ours elle-aussi
14 mai 2009. Jouanno versus Bedier, pas de circuit F1 dans les Yvelines
23 avril 2009. Chantal Jouanno autorise le "prélèvement" d'un loup (sur 100 ?), avant l'hiver, en Haute-Savoie, après la manifestation FNSEA demandant des mesures contre les loups tueurs de 3 000 têtes de cheptel en 2008

Nelly Olin (et non pas ?...)

Nathalie Kosciusko-Morizet
Portrait (Libération, juillet 2007)
Bio-Express (idem)

Janvier 2009. Remaniement ministériel, la froide énarco-polytechnicienne NKM Borlooée à la place du "traître" Besson et remplacée par une proche de N.S. Chantal Jouanno
Septembre 2008. NKM menacée à Longjumeau : sauvée par le T.A.
Août 2008. L'ours s'attaque aux handicapés ; Carla Bruni-Sarkozy préfère l'ours au mouton, comme le chanteur socialiste Renaud
Avril 2008. L'amie de José Bové, NKM, lâches Borloo et Copé : Fillon désavoué par les sondés, donc soutien de N.S.
Mars 2008. Jean-Pierre Raffarin au secours du mari de la ministre, qui est battu à Longpont, tandis que NKM (47,27 % devant le PS Jean-Claude Marquez 46,79%) bénéficie du maintien de Philippe Schmit ... ; maire, une élection troublée
Janvier 2008. Municipales, Essonne, Longjumeau : une nomination bien opportune ... ; un livre qui fâche
27 juillet 2007. La froide X préfère l'ours aux moutons ...
12 juillet 2007. L'ourse Franska massacre ... Nathalie va "consulter" ; Franska, vendue par les slovènes pour 7 ans, en aurait 17 ...
28 février 2007. Nelly Olin :"La campagne est lamentable".
24 février 2007. Nelly Olin, la "ministre parisienne", après la "libération" des ours, veut s'attaquer aux cirques animaliers
18 janvier 2007. Non lieu pour Cannelle
10 juin 2006. DRAMATIQUE ... Balou ne fait plus bip ...
09 mai 2006. Le juge des référés du conseil d'Etat préfère l'ours lui aussi
Avril 2006. Le chanteur, riche bobo socialiste, préfère l'ours aux moutons ...
15 avril 2006. Renaud : « Les Pyrénées, c'est le pays de l'ours »

ON LE SAVAIT, pêle-mêle, antiraciste, antimilitariste, antinucléaire, anticapitaliste, anti-« miss Maggie » Thatcher ...
On le connaissait sincèrement humaniste, toujours aux côtés des opprimés, des SDF, des Ethiopiens victimes de la famine, de la Bosnie assiégée ou de l'otage en Colombie Ingrid Betancourt.
On le découvre (ardent) défenseur de la cause animale, et en particulier des ours bruns.

Le chanteur engagé Renaud a accepté d'être le parrain du premier des cinq plantigrades qui doivent être capturés en Slovénie avant d'être relâchés, ces prochaines semaines, dans les forêts de quatre villages des Pyrénées. L'artiste écolo aux santiags nous explique pourquoi.

Pourquoi parrainer un ours réintroduit en France ?

Renaud.
Parce que je suis un défenseur de tout ce qui est vivant et libre, des hommes comme des animaux.
Aragon disait : « Tout ce qui est humain est mien. »
Moi, mon credo, c'est : « Tout ce qui est vivant est mien. »
Je suis désespéré à l'idée que les générations futures puissent habiter dans un monde sans ours, ni loups, ni baleines, ni bébés phoques, exterminés par l'homme en quête de profits, suite à la surexploitation des forêts ou des océans ou au bétonnage à outrance.
Mon engagement pour l'ours n'est pas nouveau.
Il remonte à une vingtaine d'années, au moment où le projet de construction du tunnel du Somport est né. Ce chantier a défiguré la vallée d'Aspe dans le Béarn, un paradis sur terre qui, autrefois, était peuplé de ces bêtes sauvages. Les Pyrénées, c'est le pays de l'ours. J'ai également été très touché par la mort de l'ourse Cannelle en 2004, tuée par un chasseur qui s'est dit pris de panique. Pour moi, c'était un crime contre « l'animalité », contre la vie.

Le sort malheureux de Cannelle inspire-t-il l'artiste ?

Oui, en partie. Dans mon prochain album, j'ai une chanson intitulée « Rouge sang » qui parle de la souffrance animale. Je suis peut-être cul-cul, sensible, fleur bleue. Mais, un peu comme Idéfix, le chien d'Obélix, je déteste qu'on touche à la nature. Je pleure, comme lui, quand on arrache un arbre, je saigne quand on tue un animal, je meurs quand on assassine un homme.

Avez-vous déjà observé l'ours brun de près ?

Jamais, mis à part dans les zoos ou dans les cours d'immeuble de mon enfance dans les années 1950, lorsque des montreurs d'ours venaient quêter, accompagnés souvent d'un violon tsigane. Je préfère le savoir en liberté, loin des regards des humains et, tant qu'à faire, loin des cirques et des zoos.

Serez-vous dans le village d'Arbas, en Haute-Garonne, lors du premier lâcher dans une dizaine de jours ?

Dès que la date exacte sera connue, je ferai tout pour prendre un avion et répondre présent. Après les exactions commises par les ennemis de l'ours, je veux manifester mon amour pour cette espèce en voie d'extinction et faire profiter de ma petite popularité à ceux qui veulent la sauver.

Comprenez-vous la colère de certains bergers qui craignent pour leurs troupeaux et pour leur vie ?

Aujourd'hui, les attaques d'ours représentent moins de 1 % des pertes de brebis dans les Pyrénées. Les chiens errants, la foudre et les maladies font bien plus de dégâts. N'oublions pas, non plus, qu'en cas d'agressions de plantigrades les éleveurs reçoivent des indemnités.
Je respecte les éleveurs et les bergers, qui exercent un noble métier.
Mais je regrette qu'ils mettent leurs difficultés économiques actuelles sur le dos de l'animal. Quant aux attaques d'humains par l'ours, la dernière en France remonte à 1850 !

«Si c'est une femelle, je la baptiserai Romane, comme mon épouse»

Comment réconcilier les bergers et les ours ?

Cela relève de décisions politiques. Je constate simplement que la concertation est mal barrée. Il y a quelques jours, un commando d'éleveurs et d'élus hystériques a saccagé la mairie d'Arbas, commune dans laquelle se trouve le siège de l'association Adet-pays de l'ours, puis a brûlé la statue d'un ours réalisée par un sculpteur. C'était d'une rare violence. Des enfants ont été traumatisés, un vieillard blessé... Quel prénom donneriez-vous à l'ours que vous allez parrainer ? Si c'est une femelle, je la baptiserai Romane, comme mon épouse. Si c'est un mâle, j'opterais pour Malone, le prénom de notre enfant qui doit naître en juillet prochain. Renaud est-il écolo ? Depuis vingt ans, j'ai toujours voté vert au premier tour des élections présidentielles. J'ai constamment soutenu les combats des organisations Greenpeace ou Robin des bois. Je défends les ours, les baleines et les bébés phoques. Je suis dans le comité d'honneur de deux associations anticorrida... Mais je ne suis pas un être pur ! Il m'arrive de pêcher à la mouche une ou deux truites par an... que je remets vivantes à l'eau.
Le Parisien, Propos recueillis par Vincent Mongaillard , Paru le : 15/04/2006, p. 11

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Louis Aragon.
Né le 3 octobre 1897 à Paris (XVIe arr.)
de Marguerite Toucas et de (notedt, son amant) Louis Andrieux, avocat, député (notedt, préfet de police sous Grévy en 1880). Mort le 24 décembre 1982 à Paris (VIIe arr.) Marié à Elsa Triolet. Ecrivain, poète, membre du Parti communiste depuis 1927, secrétaire de rédaction puis membre du comité directeur de la revue Commune (1933-1939), secrétaire général de la "Maison de la Culture" (1936-1939), secrétaire général de l'Association internationale des écrivains pour la Défense de la Culture, directeur de Ce soir (1937-1939, 1947-1953), président du Comité national des écrivains (juin 1957), directeur des Lettres françaises (1953-1972), membre suppléant du Comité central du PCF (1950), membre titulaire du Comité central depuis 1961. Prix Lénine de littérature (1957).
Nicole Racine, http://biosoc.univ-paris1.fr/maitron/Dico/varia.htm

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(09 mai 2006) L'ours slovène autorisé à gambader dans les Pyrénées
Le Conseil d'Etat (juge des référés) a autorisé la poursuite des lâchers d'ours slovènes • Les opposants à leur réintroduction ont prévenu qu'ils ne plieront pas.

Les partisans des ours ont gagné une manche.
Le Conseil d'Etat, qui avait été saisi par les opposants au retour du plantigrade, a autorisé le Ministère de l'Ecologie et du Développement durable à poursuivre les lâchers d'ours slovènes dans les Pyrénées.
Le Conseil d'Etat avait examiné samedi en procédure d'urgence la requête de suspension de l'introduction de trois d'entre eux, une requête déposée par une trentaine d'associations et de communes des Pyrénées, et le Conseil général de l'Ariège. Au total, cinq ours doivent être réintroduits dans ces montagnes.

Mardi matin, avant même l'annonce de la décision du Conseil d'Etat, le front anti-ours avait averti qu'il n'accepterait pas pour autant un rejet de sa requête. «Tout, pour nous, ne dépend pas du Conseil d'Etat. Nous avons aussi saisi le président de la République pour qu'il prononce un moratoire d'un an», expliquait Stéphane Lessieux, porte-parole de l'Association pour la sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées (Aspap), une des principales associations d'opposants. «Si le Conseil d'Etat devait confirmer ce plan de réintroduction, a lancé le secrétaire régional de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), Bernard Moules, nous entrerions en résistance!»

«Nous sommes déjà en résistance, reprend haut et fort Stéphane Lessieux. L'empêchement du lâcher de la première ourse à Arbas, une surveillance permanente autour des quatre sites susceptibles d'accueillir un nouveau lâcher, des manifestations: si après cela, nous n'étions toujours pas entendus, alors nous serions obligés de passer au cran au-dessus».
par G. Lv, LIBERATION.FR : mardi 09 mai 2006 - 16:38

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(10 juin 2006) L'ours Balou ne fait plus «bip»
Faune. Les antiours auraient volé le collier GPS destiné au plantigrade. Equipé d'un vieux système, il est impossible aujourd'hui de le localiser.

Allô, papa tango charlie, l'ours Balou ne répond plus ! Le quatrième des cinq plantigrades du plan de réintroduction est perdu depuis une semaine dans un «triangle des Bermudes» de bosquets et de champs de céréales entre le Massif pyrénéen et la banlieue toulousaine. Ni les avions, lancés de Saint-Girons, ni les patrouilles de gendarmerie au sol n'en ont, depuis sept jours, capté le signal.

«Incompétence».
«Il devrait faire "bip" toutes les deux secondes, explique, à Saint-Gaudens, le responsable de l'équipe de suivi de l'ours, Pierre-Yves Quenette. Mais là, rien. On ne sait pas où il est.» L'affaire est technique, mais aussi politique. Et c'est l'Adet, l'association partenaire locale du ministère de l'Ecologie, qui a craché le morceau : «J'en avais assez d'entendre les antiours moquer l'incompétence de l'équipe de suivi, lâche son directeur, Alain Reynes. L'Etat n'a pas voulu communiquer sur le sujet mais moi je le dis : l'ours Balou n'est pas équipé du collier adéquat parce que ce collier a été volé par les antiours à Villeneuve-de-Rivière dans la nuit du 10 au 11 février !»

Ce collier est doté d'un système GPS particulier dont l'unique fabriquant est la société Lotek basée en Ontario, au Canada. Le délai de trois mois pour en obtenir un autre était trop long pour le lâcher de Balou prévu pour le mois de mai. C'est donc un ancien modèle de collier qu'on lui a attribué à son arrivée de Slovénie. Ce modèle émet bien un signal, mais un signal en VHS, lequel ne peut être capté qu'à condition d'être «sur le terrain», c'est-à-dire être près de la bête et de son émetteur. Le public pyrénéen, pourtant tenu informé «en toute transparence» des détails de «l'opération ours», vient donc d'apprendre que, depuis son lâcher le 11 mai à Arbas (Haute-Garonne), rien ne permet de localiser l'animal.

Crottes.
«Garder cachées pareilles informations est le signe que l'Etat et les responsables de ce plan ne sont pas à l'aise. Ils n'assument pas. Ils persistent à minimiser les dangers que l'ours fait courir aux populations», peste Stéphane Lessieux, porte-parole de l'Association de sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées opposée à la réintroduction de plantigrades. Les responsables en question et le ministère de l'Ecologie affirment, pour leur part, n'avoir «jamais eu la volonté de cacher quoi que ce soit à personne».

Pour l'heure, Balou fait ses crottes dans les champs d'Auribail, ou se laisse apercevoir à Grépiac. Avec deux autoroutes, à l'est et à l'ouest, et les lumières de Toulouse à mois de 30 km au nord, il y a toutes les chances pour qu'il préfère, tôt ou tard, rebrousser chemin vers les forêts pyrénéennes. En se promenant doucement, estime l'équipe de suivi, l'ours pourrait les atteindre dans cinq jours.
Libération, 10/11 juin 2006, p. 9, par Gilbert LAVAL

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vendredi 19 janvier 2007, mis à jour à 11:11

Non-lieu pour le chasseur qui avait tué l'ourse Cannelle Reuters Un chasseur qui avait tué l'ourse Cannelle dans la vallée d'Aspe (Pyrénées-Atlantiques) en novembre 2004 a bénéficié d'un non-lieu au terme de près de deux ans d'instruction, apprend-on de source judiciaire.

L'ordonnance de non-lieu a été notifiée aux parties par le juge Jean-Luc Puyo le 24 octobre. René Marqueze, 64 ans, avait été mis en examen le 7 décembre 2004 pour "destruction d'espèce protégée".

Il a affirmé avoir tiré en état de légitime défense alors qu'il s'était retrouvé face à l'animal menaçant et son ourson lors d'une battue aux sangliers avec un groupe de chasseurs.

L'affaire avait fait grand bruit. Cannelle était la dernière femelle de souche pyrénéenne d'une population estimée à une vingtaine d'unités pour le massif montagneux, toutes importées.

Le gouvernement avait lancé à la suite de cet accident un plan de renforcement de la population d'ours bruns.

L'Etat et 19 associations écologistes s'étaient portées partie civile. Le parquet de Pau avait requis le non-lieu.
Yahoo.fr, actualités, vendredi 19 janvier 2007, mis à jour à 11:11

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lefigaro.fr, Actualisé le 24 février 2007 : 22h10, CYRILLE LOUIS. Les amis des bêtes s'attaquent aux cirques animaliers Selon un recensement des services vétérinaires en février 2004, les cirques français hébergent 1 222 bêtes sauvages.

UN VENT d'inquiétude souffle sur les quelque 180 cirques animaliers de France.
Sous la pression de plusieurs associations de protection des bêtes, le ministère de l'Écologie envisage en effet de limiter le nombre d'espèces pouvant être détenues en ménagerie. Dans les toutes prochaines semaines, un nouvel arrêté devrait proscrire girafes, hippopotames et rhinocéros sous les chapiteaux. « Et ce n'est qu'un début, exhorte la présidente de la SPA, Caroline Lanty : dès à présent, nous appelons à la stérilisation des animaux sauvages vivant dans des cirques pour qu'à terme cessent les situations de maltraitance dont ils sont trop souvent victimes. »

Selon un recensement effectué par les services vétérinaires en février 2004, les cirques français hébergent 1 222 bêtes sauvages dont 30 éléphants, 505 félins, 42 ours, 95 singes et 131 serpents. Pour détenir ce type de bêtes, chaque établissement doit obtenir un certificat de capacité et, au terme d'un arrêté publié en 1978, « offrir aux animaux de bonnes conditions de détention ». « Or, s'indigne Muriel Arnal, présidente de l'association One Voice, les enquêtes que nous menons dans les ménageries révèlent de graves situations de maltraitance : presque partout, les animaux sont stressés par le transport, détenus dans des cages exiguës, violentés par les dresseurs et déprimés par la solitude. »

Enchaîné dans le noir

À l'appui de leurs revendications, ces associations rappellent que plusieurs incidents ont récemment impliqué des bêtes de cirque. Le 11 février, un lion de 3 mois, vraisemblablement échappé d'une ménagerie, a été trouvé errant dans un quartier d'Avignon. Le 15, une cage aux tigres s'est écroulée à Perpignan, où une mère de famille s'est trouvée nez à nez avec un fauve. Huit mois plus tôt, à Sorgues (Vaucluse), un éléphant d'Asie avait mortellement blessé un homme qui avait pénétré dans son enclos.

Confrontées à des manquements manifestes à la réglementation, les associations n'hésitent plus à saisir la justice. En janvier 2006, la confiscation d'un éléphant nommé « Vicky », alors âgé de 42 ans et enchaîné dans le noir en permanence, a ainsi été ordonnée par un tribunal de Seine-et-Marne, qui a depuis condamné le propriétaire du cirque à 1 000 euros d'amende. Le 15 février dernier, le tribunal d'Annecy a de même ordonné la saisie de cinq lions, un tigre, un hippopotame et cinq serpents aux dépens du cirque Luigi Zavatta.

« Ces quelques dérives ne doivent pas jeter l'opprobre sur le milieu du cirque qui, dans l'ensemble, traite les animaux avec beaucoup de soin, relativise le président du Syndicat national du cirque, Gilbert Edelstein. Aujourd'hui, nous sommes inquiets de voir une association en perte de vitesse comme la SPA tenter de mobiliser l'opinion contre nous. D'ailleurs, si les autorités tentent d'interdire l'emploi des animaux sauvages, nous devrons appeler nos 14 millions de spectateurs à descendre dans la rue. »

Pris entre deux feux, le ministère de l'Écologie hésite pour l'heure sur la voie à suivre. « Compte tenu de l'intérêt du public pour les cirques animaliers, il paraît difficile de les interdire purement et simplement comme cela a été fait en Autriche, relève-t-on dans l'entourage de Nelly Olin. Pour autant, la légitime protection des animaux nous incite à envisager une restriction progressive des espèces autorisées. »
lefigaro.fr, Publié le 24 février 2007Actualisé le 24 février 2007 : 22h10

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mercredi 28 février 2007, 11h42 "Canard enchaîné": Sarkozy se dit "blessé par des attaques malhonnêtes"

PARIS (AP) - Interrogé sur l'article du "Canard enchaîné" selon lequel il aurait acquis à une valeur bien en dessous de celle du marché un duplex à Neuilly-sur-Seine, le candidat UMP à la présidentielle Nicolas Sarkozy s'est dit "blessé" mercredi "par ces attaques qui sont malhonnêtes".

"J'ai donné tous les éléments nécessaires", a-t-il assuré à l'issue du conseil des ministres. "Mais vraiment, ramener une campagne électorale à ça, c'est triste". "C'est vraiment ramener la démocratie et le débat bien bas".

Il a exclu d'attaquer l'hebdomadaire satirique en justice: "je suis beaucoup plus tranquille que ça". "Il ne s'agit pas d'attaquer qui que ce soit".

Interrogée sur le sujet, la ministre de l'Ecologie Nelly Olin a jugé cet épisode "lamentable". "Les coups bas, il faut arrêter, je crois. Cette campagne est lamentable", a-t-elle dit. AP
Yahoo.fr, actualités, mercredi 28 février 2007, 11h42

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Pyrénées: la capture de l'ourse Franska souhaitée par les autorités
AP - Vendredi 13 juillet, 14h26TOULOUSE -

Deux arrêtés ont été pris jeudi par le ministère de l'Ecologie concernant les départements des Hautes-Pyrénées et de la Haute-Garonne pour la capture de l'ourse Franska et son déplacement loin des zones d'habitation, a rapporté vendredi le nouveau préfet de Midi-Pyrénées Jean-François Carenco.

) "J'ai demandé la prise d'un arrêté ministériel mardi en faveur des Hautes-Pyrénées et jeudi en faveur de la Haute-Garonne, pour que l'on puisse prendre cette ourse et l'amener ailleurs dans les Pyrénées", a-t-il déclaré dans la matinée lors d'une rencontre avec la presse. "Il s'agissait d'une mesure urgente puisqu'un ours descendait dans la plaine".

Le représentant de l'Etat en Midi-Pyrénées dit vouloir "faire baisser les tensions" chez les éleveurs et bergers des Pyrénées, de plus en plus mobilisés contre la présence d'ours dans le massif et particulièrement de la femelle Franska.

Le préfet de région a annoncé sa décision de recevoir prochainement les éleveurs et entend également leur permettre de rencontrer un membre du gouvernement lundi prochain, à l'occasion de la rencontre prévue à Toulouse entre Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel.

Une réunion avec la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet pourrait par ailleurs avoir lieu dans les prochains jours à Toulouse avec "toutes les parties".

"Il faut sortir de l'événement pour revenir à l'essentiel dans le respect des uns et des autres. D'un côté, le respect de ceux qui vivent dans les montagnes, qui gardent leurs brebis et travaillent mais se sentent méprisés par une idée et de l'autre côté le respect de la biodiversité, de la loi et de l'ours", a déclaré Jean-François Carenco.

Sans attendre le 26 juillet prochain, date de la rencontre prévue au ministère de l'Ecologie avec les parlementaires et les représentants agricoles du département, des éleveurs des Hautes-Pyrénées se sont lancés dimanche dans une véritable traque à l'ours afin de repousser le plantigrade dans la plaine et de faciliter sa capture.

Une centaine d'éleveurs se sont ensuite rassemblés mercredi matin devant la préfecture des Hautes-Pyrénées à Tarbes pour demander le retrait de Franska. Ils avaient amené avec eux sept brebis tuées dans la région de la Barousse par l'ourse slovène.

De plus en plus forte, la mobilisation des éleveurs anti-ours du massif pyrénéen s'est accélérée à la suite de la chute mortelle dimanche de 93 brebis sur la commune d'Orlu en Ariège, à 2.300 mètres d'altitude.

Sans avoir de preuve formelle de la présence d'un ours sur les lieux du dérochement, la préfecture de l'Ariège a néanmoins décidé lundi, "au regard des indices" pouvant laisser "présumer de la responsabilité de ce dernier" et "compte tenu de l'ampleur du dommage", d'indemniser l'éleveur.

Venue de Slovénie, l'ourse Franska est l'un des cinq plantigrades réintroduits en 2006 dans les Pyrénées. Elle a été lâchée le 28 avril 2006 à Bagnères-de-Bigorre et depuis, évolue principalement dans le département des Hautes-Pyrénées. AP

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L'ourse Franska plus agée que prévu AFP - Jeudi 26 juillet, 16h30PARIS (AFP)

L'ourse Franska qui a été réintroduite dans les Pyrénées en 2006 est "plus âgée que ce qui a été convenu avec les slovènes", a indiqué jeudi la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, confirmant des informations du Canard enchaîné.

Il est "probable" qu'elle ait 17 ans et non pas 7 ans, a-t-elle déclaré sur France 2, soulignant cependant qu'une ourse pouvait avoir des petits tout au long de sa vie.

Selon le Canard enchaîné, Franska serait une "vieille ourse ménoposée" incapable de contribuer au repeuplement des plantigrades dans les Pyrénées.

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Pyrénées : les anti-ours déçus par Kosciusko-Morizet NOUVELOBS.COM | 27.07.2007 | 18:52

"Aucune réponse" sur les problèmes liés à la présence d'ours dans les Pyrénées n'a été apportée par la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, estiment les éleveurs.

Les éleveurs anti-ours se sont déclarés déçus de n'avoir obtenu "aucune réponse" de la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, qu'ils ont rencontrée jeudi 26 juillet à Toulouse.

"Aujourd'hui on attendait des réponses. On ne les a pas. Peut-être qu'on les aura un jour de la Présidence de la République, mais pas du ministère de l'Ecologie", a déclaré à la presse Philippe Lacube, l'un des leaders des anti-ours pyrénéens. Les autorités ont "sous-estimé ce qui s'est passé sur le terrain", a-t-il ajouté.

"Quand nous allons rentrer dans nos montagnes (...) je crains le pire. Ce n'est pas le genre de réponses qu'attendent les gens sur le terrain. Ils vont être extrêmement déçus, extrêmement en colère (..) on ne pourra pas les tenir", a affirmé le porte-parole de l'Association pour la sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées (ASPAP), également président de l'Association pour le développement durable de l'identité des Pyrénées (ADDIP).

"Il y avait un immense espoir qui était fondé sur cette rencontre (...) Tous les Pyrénéens étaient là. Encore une fois, on est autiste, on n'entend pas", a-t-il poursuivi. "Quand on veut enterrer un problème, on ne fait pas mieux que de créer des commissions", a-t-il ajouté, évoquant les mesures proposées par la secrétaire d'Etat.

"Ni de capture, ni de retrait" de Franska

Nathalie Kosciusko-Morizet a déclaré à Toulouse qu'elle n'envisageait pas pour l'instant ni la capture ni le retrait des Pyrénées de l'ourse slovène Franska, comme le demandent des élus et des éleveurs de la région, excédés pas ses attaques contre leurs troupeaux. "A ce jour, je n'envisage pas de capture et de retrait de l'ourse Franska", a déclaré à la presse la secrétaire d'Etat, à l'issue d'une rencontre avec les professionnels, élus et responsables.

"Franska est très décriée par les uns, très défendue par les autres", a analysé Nathalie Kosciusko-Morizet. "Est-elle ou non une ourse atypique comme le disent certains (...), a-t-elle ou non un comportement normal?", s'est-elle interrogée. "Les acteurs locaux considèrent que cette ourse est une ourse à problème et ceci est contesté par les experts et par l'équipe (de suivi) de l'ours" dans les Pyrénées, a-t-elle ajouté.

Une nouvelle expertise sur Franska devrait avoir lieu, a annoncé la secrétaire d'Etat à en faisant appel à des spécialistes étrangers et indépendants, sous la responsabilité de l'équipe "ours" de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage. Franska est responsable de la mort de près de 150 brebis depuis son arrivée dans les Pyrénées en 2006. Nathalie Kosciusko-Morizet a également décidé "une remise à plat" du protocole sur les "ours à problème", "jugé par certains trop rigide et qui doit laisser plus de place à la concertation et à la transparence".

"Constat d'échec"

Elle a, en outre, annoncé "une évaluation à mi-parcours", à l'automne 2007, du plan de restauration de l'ours brun dans les Pyrénées, qui s'étend de 2006 à 2009, et une meilleure définition de la zone de présence de l'ours, soulignant qu'"il n'est pas question de mettre les ours dans un zoo".

Enfin, la secrétaire d'Etat a annoncé un renforcement des moyens pour assurer le suivi des populations d'ours et de nouvelles mesures de soutien au pastoralisme en concertation avec le ministre de l'Agriculture.
Pour Franska, "on nous dit simplement que les spécialistes français ne sont pas assez bons, donc on va faire venir des spécialistes étrangers pour gérer ce problème. C'est quand même un certain constat d'échec pour nos spécialistes du plan ours", a commenté Philippe Lacube. La réunion, qui se tenait à la Préfecture de la région Midi-Pyrénées, regroupait des élus, des professionnels, des représentants d'associations pro et anti-ours et les préfets de quatre départements (Hautes-Pyrénées, Ariège, Haute-Garonne et Pyrénées-Atlantique).

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Plante grimpante Nathalie Kosciusko-Morizet, 34 ans, secrétaire d’Etat (UMP) à l’Ecologie. Issue d’une lignée très politique, cette polytechnicienne a la fibre verte, mais peine à y convertir son camp.
Libération, Par LAURE NOUALHAT, photo BRUNO CHAROY QUOTIDIEN : mercredi 18 juillet 2007, p. 24

Pendant que ses nouvelles copines du gouvernement, Fadela Amara, Rachida Dati et Rama Yade, symbolisent la France black-blanc-beur, Nathalie Kosciusko-Morizet trimballe discrètement son pedigree d’aristocrate de la politique.

A 34 ans, NKM, comme on la surnomme, a obtenu le poste de secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie. Elle aurait dû travailler dans l’ombre de Juppé, elle devra bûcher à la place de Borloo. Après Nelly Olin, Roselyne Bachelot et Serge Lepeltier, la seule présence de cette plante vivace dépoussière le ministère de l’avenue de Suffren. Immédiatement, NKM s’est lancée dans l’organisation d’un Grenelle de l’environnement, dont les groupes de travail commencent à se réunir.

La politique, Nathalie Kosciusko-Morizet prétend ne pas être tombée dedans petite. Jugeons sur pièces : son lointain ancêtre Andrzej Tadeusz Kosciuszko, mort en 1817, a combattu au côté de Washington, avant de libérer la Pologne. André Morizet, arrière-grand-père paternel, marxiste, a écrit un livre à son retour du pays des Soviets dans les années 20, avant de devenir sénateur maire SFIO de Boulogne-Billancourt.

Son grand-père paternel, «gaulliste de gauche», a fini sa carrière comme ambassadeur de France à Washington. Les personnalités hors-norme des grands-parents ont un peu éclipsé les parents. Sa mère est prof de physique à l’IUT d’Orsay, et son père a conquis la mairie de Sèvres (Hauts-de-Seine) en 1995, après une carrière de haut fonctionnaire. Ainsi dressé, l’arbre généalogique ne pouvait que nourrir, puis servir, les ambitions de la jeune fille. «La politique n’est pas une fatalité dans notre famille», affirme-t-elle.

Son parcours fleure l’excellence des gens bien nés. A la maison, il n’y a pas que l’émulation des aînés, il y a aussi l’ennui. NKM est une bûcheuse, têtue et appliquée, ambidextre, douée. Elle comprend vite que la réussite scolaire sera la clef de son émancipation, et ses diplômes un sésame pour se construire une existence aussi intense que son enfance fut calme et pesante.

Quand elle entre à l’Ecole polytechnique, elle décide de faire son service militaire dans la Marine et devient chef de quart au large de Djibouti. Diplômée de l’Ecole nationale du génie rural, des eaux et forêts (Engref), elle travaille au ministère de l’Economie, avant d’entrer au cabinet de Raffarin comme conseillère technique pour l’Ecologie.

La première fois qu’on remarque Nathalie Kosciusko-Morizet, c’est à la tribune du Congrès. Enceinte de six mois, elle défend la charte de l’environnement, le bébé de Chirac. Elle a mouillé ses chemisiers, pris d’énormes risques dans son camp, où les caciques de l’UMP se moquent bien de la petite protégée du Président qui veut sauver la planète. «Elle a sacrifié beaucoup de sa vie pour la charte. A la fin, elle était dans un état d’épuisement total», raconte Nicolas Hulot, qui la soutient sans réserve.

NKM n’est pas écolo par opportunisme. Son grand-père maternel, ancien dirigeant de Schneider et voyageur invétéré, lui a transmis le goût des plantes et de la biodiversité. Il a créé le jardin du prieuré d’Orchaise (Loir-et-Cher), qui abrite les milliers d’espèces glanées au fil de ses pérégrinations. NKM monte à cheval et apprécie les paysages sauvages de Normandie. «Nathalie a une profonde envie d’être utile. Elle souhaite que ses actes aient un impact aussi positif et important que possible», témoigne son frère Pierre, patron du site PriceMinister.

Elle a conscience des enjeux, connaît les dossiers et s’est chargée d’évangéliser la droite sur ces questions. «Au sommet de Johannesburg, j’ai découvert sa constance, son immense compétence et son indéniable conviction. Il est rare que les trois soient réunis en politique» , salue Nicolas Hulot. Nathalie Kosciusko-Morizet fait donc naturellement la jonction entre les deux Nicolas (Hulot et Sarkozy), alors que la campagne bat son plein. Et se prépare un joli portefeuille. Son style, tout en décontraction guindée, lui permet d’amadouer les ONG. «C’est la seule écolo de droite. Elle a toujours été disponible, volontaire et loyale» , estime un participant au Grenelle de l’environnement.

Pour autant, il ne faut pas se faire d’illusions : NKM est aussi prisonnière des logiques dominantes de son parti, où l’on ne remet pas en cause la croissance et la course à l’innovation. Ainsi, l’EPR sera construit («On ne peut pas faire sans le nucléaire»), le moratoire sur les OGM n’est pas acquis, celui sur les autoroutes encore moins. Elle devra démontrer sa capacité à placer les questions environnementales au cœur de la politique du gouvernement Fillon, s’imposer face aux lobbies (elle est en faveur d’un moratoire sur les OGM, pas le ministre de l’Agriculture). L’obligation de résultat est d’autant plus forte que le nouveau gouvernement a affiché très vite sa volonté de se saisir des questions écologiques.

Le mariage de la beauté glacée, de l’éducation classique et de la fonction donne une certaine hauteur à NKM, une assurance qui énerve ses concurrents. «Elle est assez certaine d’apporter toujours les bonnes réponses», analyse Bruno Rebelle, ex-patron de Greenpeace qui conseilla Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle. Des réponses assurément de droite, libérales et incitatives, qui puisent leur origine dans une confiance assez aveugle dans le marché et la liberté individuelle.

Nathalie Kosciusko-Morizet n’éconduit pas les médias quand ils la sollicitent. Elle a posé pour Paris Match, et le microcosme politique s’en souvient encore. A l’époque, le magazine propose à différentes personnalités politiques de revisiter leur image sur le mode «le choc des photos». La jeune députée se retrouve alanguie au fond de son jardin; une robe vaporeuse camoufle son ventre arrondi, les cheveux blond vénitien tombent en cascade. Pour certains, cette photo prouve que la jeune femme a de l’audace. Pour d’autres, c’était du «n’importe quoi, totalement déplacé, grotesque».

Sur les plateaux télé, Nathalie Kosciusko-Morizet arbore du vert anis bien flashy, un teint diaphane, un chignon natté, une fragilité raphaëlite qui masque mal une détermination sans faille. Cavalière, musicienne, ses fonctions la forcent à délaisser sa harpe et à lui préférer le violoncelle, moins exigeant. Mariée à Jean-Pierre Philippe, un cadre d’EADS récemment entendu par la PJ dans le cadre du dossier Clearstream, elle protège ses proches.

On se demande quand cette stakhanoviste trouve le temps de voir son garçon de 2 ans, Paul-Elie. «On ne pose pas ce type de questions à un homme politique. L’important n’est pas le temps que l’on y passe, mais la qualité de ce temps. Je pense aussi qu’il est important pour les enfants d’avoir des parents qui font ce qu’ils aiment.» Dans son nouveau bureau, quelques orchidées Wanda violet fauve offertes par son mari. Elle sait comment les faire refleurir, affirme-t-elle.

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Bio-Express

Nathalie Kosciusko- Morizet en 4 dates
14 mai 1973 Naissance à Paris.
28 février 2005 Charte de l’environnement.
25 mai 2005 Naissance de Paul-Elie.
19 juin 2007 Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie.

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L'étrange nomination qui trouble la campagne
Le Parisien, Essonne matin, 16 janvier 2009, p. I

LONGJUMEAU. Philippe Schmit, ex-PS et ancien maire, est nommé inspecteur général par le ministère de tutelle de NKM ... alors que les deux sont candidats. Une promotion qui fait jaser.

LA NOUVELLE aurait pu passer inaperçue, noyée au milieu des circulaires et des arrêtés gouvernementaux.
Mais à Longjumeau, quelques lecteurs attentits du « Journal officiel » ont relevé, il y a quelques jours, un nom qui leur était familier. Philippe Schmit, l'ex-maire de la commune, de retour dans la course aux municipales au grand dam du candidat PS, vient d'être nommé inspecteur général de l'Equipement.

Le décret du 4 janvier est signé du ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables. Une décision qui fait grincer des dents dans cette commune où la candidate UMP n'est autre que ... Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie.

L'annonce de la candidature de Philippe Schmit (ex-PS), la semaine dernière, avait déjà semé le trouble dans la campagne. Battu en 200l, à l'issue d'une guerre fratricide avec ses adjoints, l'ex-maire dit vouloir reprendre les commandes de la ville.
Mais après quatre ans d'absence, certains y voient plutôt une vengeance personnelle.

Sa candidature risque en effet de nuire à Jean­Claude Marquez, le candidat PS, qu'il tient pour responsable de sa défaite il y a sept ans.

En même temps, en divisant la gauche, l'ancien élu fait les affaires de l'UMP Nathalie Kosciusko-Morizet.

Dans ce contexte, la promotion de Philippe Schmit, jusqu'alors directeur de deux communautés de communes dans les Yvelines, provoque un tollé à gauche.
Jean-Gaude Marquez y voit carrément la preuve d'une alliance entre ses deux adversaires (lire l'encadré).
Une analyse que les intéressés contestent vigoureusement, évoquant une « coïncidence ». « Je postule sur ce genre de poste depuis des années, se défend Philippe Schmit. Je vais travailler dans les services de l'Equipement sur un poste en rapport avec mes compétences en matière d'aménagement du tenitoire. Et je n'aurai aucun lien avec la ministre de l'Ecologie, que je ne connais pas, d'ailleurs. »

Même refrain du côté de Nathalie KosciuskO-Morizet, qui assure que « ce genre de nomination dépend des Ponts et Chaussées et est décidée par un comité de sélection présidé par des ingénieurs ». « Je n'ai rien à voir là-dedans, assure la ministre-candidate. Tout cela vise à nous démobiliser. »

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(Municipales de 2008, Essonne) Politique Le livre qui irrite Nathalie Kosciusko-Morizet
Le Parisien, Essonne, 24 heures, 25 janvier 2008, p. III, Marine Legrand

UN EMPÊCHEUR de tourner en rond François Pelletant tient à sa réputation de poil à gratter local.
Hier soir, dans l'émission d'Yves Calvi sur France 5 « C dans l'air », le conseiller général centriste et maire de Linas a présenté son livre « Cloche-maires 2008, histoires et potins des mairies de France » dans lequel il égratigne à nouveau son ennemie préférée, Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate UMP dans la ville voisine de Longjumeau.

Mais cette fois, c'est la méthode d'attaque qui dénote.

L'élu choisit de régler ses comptes par la fiction. Il porte ses accusations de manière déguisée à travers un livre, « Cloche-maires 2008, histoires et potins des mairies de France» (Alban Editions et Tournon).

" Cette histoire n'est pas celle de NKM, même si je m'inspire de ce qui s'est passé "

Un recueil de dix nouvelles dans lequel il s'inspire de faits réels pour raconter les coulisses des mairies.
A la fin, un chapitre intitulé «Votre députée» décrit la campagne législative d'une certaine Anne Laroux-Kine, jeune parachutée brillante aux dents longues, mais au tempérament redoutable et aux méthodes de campagne très agressives.

«Je montre sa double personnalité: policée en public, virulente en coulisses. Un vrai démon, lance François Pelletant. Je veux mettre en garde la population avant les élections. Les gens sont manipulés par les politiques, qui ne montrent que la partie visible de l'iceberg. »

« Qu'il balaie d'abord devant sa porte! rétorque Olivier Thomas, maire PS de Marcoussis, faisant écho aux déboires juridiques dont fut victime Pelletant, inquiété dans des affaires de marchés publics. Cet homme salit la politique dans le secteur avec ses méthodes, sa démagogie et son populisme. »

Conscient des risques d'accusations pour diffamation qui planent, le maire de Linas n'avoue qu'à demi-mots la ressemblance avec la vérité dans ce chapitre. « Cette histoire n'est pas celle de NKM, même si je m'inspire de faits réels. »

Pourtant, sur le reste du livre, il confirme faire référence à l'actualité: une ville de banlieue parisienne qui répand du répulsif contre les SDF, un village breton créant la po lémique en érigeant une statue à l'effigie du pape Jean­Paul II au lendemain de sa mort, etc.

Tout lecteur averti saura reconnaître dans le fameux chapitre « Votre députée », des événements Survenus entre Nathalie Kosciusko-Morizet et François Pelletant durant les sanglantes campagnes qui les opposèrent pour les cantonales de 2004 et les législatives de 2007 : lettres anonymes, publication de documents confidentiels sur des tracts, lancement de rumeurs diffamatoires, menace d'une mise en garde à vue, etc.

« Je ne cherche pas à la dénoncer, persiste Pelletant Sinon, je l'aurais nommée. » Vraiment?

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LONGPONT-SUR-ORGE Le mari de la ministre fait venir Raffarin
Marine Legrand | Le Parisien | 13.03.2008 | 07h00

ATTENTION, un Jean-Pierre peut en cacher un autre.
Ce soir, à Longpont-sur-Orge, l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin viendra au château de Lormoy, à 19 h 30, soutenir le candidat investi par l’UMP aux municipales, Jean-Pierre Philippe.

Mardi déjà, la femme de ce dernier, la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, avait fait venir l’actuel Premier ministre, François Fillon, à Longjumeau, où elle brigue la mairie.

Des soutiens de poids pour le couple, engagé dans des triangulaires chacun de son côté. Mais autant à Longjumeau NKM partira favorite dimanche, autant la partie paraît moins bien engagée pour son mari à Longpont.

Delphine Antonetti (PS) est arrivée en tête au premier tour (30,32 %), suivie de près par le candidat Nouveau Centre Philippe Hamon (30,28 %).

JPP, lui, a écopé de la troisième place (25,29 %). Une contre-performance que Jean-Pierre Philippe ­ ancien n° 3 d’EADS chargé de la stratégie et de la communication ­ s’est efforcé de corriger en se rapprochant du seul candidat ouvert à la discussion et capable de lui apporter les voix manquantes : le MoDem Jean Jacquin (14,11 % au 1 e r tour).

Bilan de la fusion entre les deux listes : 19 candidats pour JPP, 10 côté Jacquin, et l’assurance d’un poste de premier adjoint pour le centriste, en cas de victoire. De quoi replacer le mari de NKM dans la course à la succession de Jean-Jacques Scherchen, l’ancien maire UMP poussé vers la sortie.

En attendant, la tension est montée d’un cran, hier, dans les rues de Longpont. La campagne s’effectue désormais par tracts interposés, avec distribution massive dans les boîtes aux lettres de prospectus au ton agressif, mettant en cause Philippe Hamon. Le candidat centriste a porté plainte contre X hier pour distribution de tracts diffamatoires. Dans son viseur, des proches de JPP…

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Le Parisien Essonne, 24 mars 2008, p. II L'élection de NKM troublée par un bulletin fantôme

VA y avoir du sport. Tout le monde croit que l'ancien maire ne viendra pas. Mais je l'ai croisé sur la route ... »
Parapluie au-dessus de la tête, cette femme annonce la venue de Philippe Schmit (DVG), samedi dernier, au conseil municipal de Longjumeau.
L'ancien édile cristallise les tensions sur la commune, les partisans de Jean-Claude Marquez (PS) l'accusant d'avoir été téléguidé par la gagnante, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Mo­rizet (UMP), pour provoquer une triangulaire et faire perdre la gauche.
Leur frustration est d'autant plus grande que l'élection ne s'est jouée qu'à 39 voix.
Jean-Claude Marquez a d'ailleurs annoncé qu'il avait déposé vendredi un recours en annulation.

34 voix alors qu'il n'y a que 33 conseillers !

Un vrai tour de magie ...
Il est 10 heures. La salle est bondée, le silence religieux, quand le conseil commence.
Philippe Schmit est bien présent, à la table de l'opposition. L'élection du maire, une simple formalité, donne enfin à la séance un peu d'animation et de piment.
Chaque conseiller municipal reçoit un bulletin, une enveloppe, se rend dans l'isoloir et vote.
Les assesseurs dépouillent les résultats, tout paraît correct mais au décompte final, c'est la stupeur. Il y a 25 votes pour NKM, 8 bulletins blancs et une enveloppe vide. Soit 34 voix alors qu'il n'y a que 33 conseillers!
Un vrai tour de magie ...

Après un coup de téléphôné à la prifecture, un autre vote a lieu. « Je n'accepte pas ce résultat, lance alors Jean-Claude Marquez. Si Madame Kosciusko-Morizet en est satisfaite, elle peut l'accepter. Et démissionner demain ! »
La salle s'échauffe. « S'ils ne sont pas capables de compter correctement pour 33 votants, imaginez sur la ville », raille une militante PS, les 39 voix d'écart encore en travers de la gorge.

Finalement, après un coup de téléphone à la préfecture, un autre vote a lieu. Les sept conseillers PS s'abstiennent et NKM est enfin élue. La jeune ministre reçoit son écharpe de maire. Qu'elle noue autour de sa taille.

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SONDAGE OGM: Nathalie Kosciusko-Morizet soutenue par 8 Français sur 1O samedi 12 avril 2008, 18h18 | AFP

Près de huit Français sur dix donnent raison à la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet sur la question des OGM, selon un sondage Ifop pour "Le Journal du Dimanche".

Interrogés sur les «positions assez restrictives concernant la culture des OGM» prises par la secrétaire d'Etat devant l'Assemblée nationale, 78% des sondés estiment qu'elle a eu raison. 16% sont d'un avis contraire.
6% ne se prononcent pas. Une large majorité des sympathisants de l'UMP lui ont également donné raison, 67% contre 26%.

Quant à la décision prise par le Premier ministre François Fillon de l'exclure de son voyage officiel au Japon, elle est condamnée par trois Français sur quatre (74%) qui la jugent «mauvaise». 22% qui l'approuvent. Les avis sont en revanche partagés du côté des sympathisants de l'UMP qui y voient à 46% une «bonne décision» et à 48% une «mauvaise décision».

La secrétaire d'Etat à l'Ecologie avait accusé mercredi son ministre de tutelle Jean-Louis Borloo d'être entré dans «un concours de lâcheté» avec Jean-François Copé, le chef des députés UMP, à propos du projet de loi sur les OGM.

Sondage réalisé les 10 et 11 avril au téléphone, auprès d'un échantillon de 956 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

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Pour M. Fillon, l'épisode Kosciusko-Morizet "doit servir d'exemple"
LE MONDE | 12.04.08 | 14h10 • Mis à jour le 12.04.08 | 14h10TOKYO ENVOYÉ SPÉCIAL

François Fillon veut bien d'un "gouvernement vivant", mais Nathalie Kosciusko-Morizet, en accusant de "lâcheté" son ministre de tutelle, Jean-Louis Borloo, et le président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, a franchi la ligne jaune.

"Parler de lâcheté n'est pas le meilleur moyen de respecter le fonctionnement normal des institutions", a souligné le premier ministre, vendredi 11 avril, en marge de son voyage officiel au Japon.

La secrétaire d'Etat à l'écologie, qui était attendue à Tokyo, a été invitée à rester à Paris. "On n'aurait parlé que de cela, ce qui aurait créé une atmosphère dont on n'avait pas besoin pour venir dans un pays aussi serein que le Japon", a déclaré le premier ministre.

Pour M. Fillon, l'épisode Kosciusko-Morizet "doit servir d'exemple".

"Les opinions peuvent et doivent s'exprimer jusqu'au moment où les arbitrages sont pris." Sur les OGM, "la traduction du Grenelle de l'environnement dans un texte de loi avait été délicate et difficile parce qu'elle allait à l'encontre d'une partie de la majorité. Quand c'est dur, le gouvernement doit tenir."

Or, selon M. Fillon, cela va être de plus en plus dur : "On entre dans une période difficile de réformes, il faudra faire preuve de cohésion."
Christophe Jakubyszyn

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Ariège: un ours percute un minibus, pas de blessés 16 août 2008

FOIX (AFP) — Un ours qui traversait vendredi matin une portion à quatre voies de la RN20 à Mérens-les-Vals (sud de l'Ariège) a percuté sans faire de blessés un minibus transportant des handicapés qui ont dû continuer leur chemin en train, a-t-on appris auprès de la gendarmerie.

Le groupe de handicapés et leurs accompagnateurs, qui revenaient d'Andorre, ont dû prendre le train pour terminer leur voyage de retour vers Fougères (Ille-et-Vilaine) d'où ils sont originaires.

L'ours "s'est apparemment affaissé" sous le choc avant de reprendre sa course, a précisé la gendarmerie.

L'Equipe technique ours, venue sur place, a effectué des prélèvements de poils qui permettront l'identification de l'animal, selon la même source.

"Des indices montrent qu'il pourrait être blessé" a précisé la préfecture samedi soir dans un communiqué, en ajoutant : "L'équipe de l'office national de la chasse et de la faune sauvage entreprendra des recherches dans les heures à venir".

Cinq ours slovènes - quatre femelles et un mâle - ont été lâchés du 25 avril au 22 août 2006 dans les Pyrénées françaises dans le cadre d'un plan de restauration et de conservation décidé par le ministère de l'Ecologie et très fortement critiqué par des éleveurs et des élus locaux qui multiplient les manifestations d'opposition.

Deux de ces plantigrades avaient été tués accidentellement en 2006 et 2007. Parmi eux, l'ourse Franska, percutée en août 2007 par un militaire qui circulait près de Lourdes sur une 2x2 voies.

Cette femelle cristallisait depuis son arrivée une bonne partie du mécontentement des éleveurs en raison de ses nombreuses attaques d'ovins.

La réintroduction de ces plantigrades divise l'opinion publique dans le massif pyrénéen.

L'Association pour la sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées (ASPAP), à la tête des opposants, dénonce "une écologie de salon" faisant fi des réalités agropastorales, et met en garde contre le danger des ours pour les touristes, les éleveurs et les troupeaux.

Un de ses porte-parole Claude Carrière a déclaré samedi soir sur France 3 Sud que l'accident de vendredi montre que "l'animal a été transporté sur un territoire qui n'est pas adapté, il fallait le laisser sur son territoire" en Slovénie.

De son côté, l'Association Pays de l'Ours-ADET (association pour le développement durable des Pyrénées centrales) soutient au contraire la réintroduction au nom de la biodiversité et estime qu'elle génère un potentiel touristique.

Elle a réclamé samedi "l'aménagement de passages spécifiques sur les sites de traversée parfaitement connus" grâce aux émetteurs que portent les ours. Elle souhaite ainsi des "passages à ours" sous certaines portions de la RN20 en Ariège comme de la RN134 en vallée d'Aspe (Pyrénées-Atlantiques).

La population d'ours dans les Pyrénées est estimée entre 8 et 20 individus, répartis sur l'Ariège, les Hautes-Pyrénées, la Haute-Garonne, l'Aude et le versant espagnol.

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Carla Bruni-Sarkozy défend l'ours dans les Pyrénées L. I. (d'après agence) - le 18/08/2008 - 12h01

L'épouse du président de la République soutient la présence de ce plantigrade dans cette chaîne montagneuse, où sa population est estimée entre 8 et 20 individus.
Carla Bruni-Sarkozy est la marraine de l'ourse slovène Hvala, réintroduite dans les Pyrénées en 2006.

L'épouse du président de la République s'engage pour une cause qui lui tient à cœur. Carla Bruni-Sarkozy a écrit à deux associations de défense de l'ours dans les Pyrénées, Férus et Pays de l'ours Adet, pour apporter son soutien à leur action, a-t-on appris, lundi, auprès des deux associations. Dans un courrier, adressé le 22 juillet aux deux associations, Carla Bruni-Sarkozy, qui avait accepté au printemps 2006 d'être la marraine de l'ourse slovène Hvala, réintroduite dans les Pyrénées, souligne que "la coexistence est difficile pour tous mais elle doit être possible et nous ne devons jamais nous résigner".

"Il ne s'agit pas, dans nos régions, de choisir entre l'ours ou l'homme", ajoute Carla Bruni-Sarkozy, selon le texte de la lettre rendu public par les deux associations. "Dans l'esprit même du Grenelle de l'environnement, il nous faut trouver une voie équilibrée de coexistence. D'un côté, la présence des ours dans les Pyrénées traduit une volonté de protéger la biodiversité, d'autant qu'elle s'inscrit dans le cadre d'engagements internationaux anciens de la France. D'un autre côté, l'adhésion des populations locales constitue une nécessité incontournable", estime l'épouse du chef de l'Etat.

Colère et manifestations

Elle indique également "se réjouir" de la naissance, en janvier 2007, de deux oursonnes de sa filleule Hvala, baptisées depuis Pollen et Bambou. "Cela représente, enfin, une bonne nouvelle pour l'avenir de l'ours dans les Pyrénées", écrit Carla Bruni-Sarkozy.

Au printemps 2008, de nombreux militants en faveur de la réintroduction des ours avaient interpellé Carla Bruni-Sarkozy, afin d'attirer son attention sur l'avenir du plantigrade dans les Pyrénées.

En 2006, cinq ours slovènes ont été réintroduits (dont deux femelles, Palouma et Franska, tuées accidentellement depuis) dans les Pyrénées, provoquant la colère et des manifestations d'élus locaux et de nombreux éleveurs.

La population d'ours dans les Pyrénées est estimée entre 8 et 20 individus, répartis sur l'Ariège, les Hautes-Pyrénées, la Haute-Garonne, l'Aude et le versant espagnol.

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LONGJUMEAU. Municipales : la victoire de NKM remise en cause
Au tribunal administratif, le commissaire du gouvernement s’est prononcé pour l’annulation de la victoire de la secrétaire d’Etat. D’autres surprises à Montgeron et Corbeil. Le Parisien Louise Colcombet | 24.09.2008, 07h00

TRIPLE COUP de théâtre, hier au tribunal administratif de Versailles.
La juridiction examine depuis quelques jours les recours déposés à la suite des municipales de mars.
A Montgeron, la décision finale est tombée hier : les élections—cantonales et municipales—sont annulées.
En revanche, pas de « troisième tour » en vue à Corbeil, où le perdant risquemême… l’inéligibilité (voir ci-dessous).

Quant à Longjumeau, c’est le coup de tonnerre : la commissaire du gouvernement a préconisé l’annulation du scrutin remporté par la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM).

L’ex-candidat PS Jean-Claude Marquez — qui avait perdu à 39 voix près, face à la ministre — reste officiellement prudent : « Je ne crie pas victoire, j’attends la décision du tribunal (NDLR : d’ici au 7 octobre), expliquait-il hier, entouré de supporteurs fous de joie.
Mais je note que les conclusions du commissaire du gouvernement sont extrêmement sévères. » Deux des arguments défendus par le candidat dans son recours ont visiblement fait mouche. En premier lieu, « l’affaire » de la campagne : la candidature controversée de Philippe Schmit.

En se maintenant au second tour, l’ancien maire (ex-PS)a divisé la gauche et contribué à faire chuter son « meilleur ennemi » Jean-Claude Marquez. Ce dernier avait dénoncé une « collusion » entre NKM et ce candidat tardif, absent de Longjumeau depuis des années.
En l’espace de quelques jours, Philippe Schmit s’était inscrit sur les listes électorales, lancé dans la course et devenait inspecteur général de l’équipement.

Nomination par un décret signé du ministère de l’Ecologie, le ministère de tutelle de… NKM.
A l’audience, l’avocat de la ministre a répété qu’il ne s’agissait « pas d’une nomination directe de Nathalie Kosciusko-Morizet ».
La commissaire du gouvernement a, elle, évoqué « une chronologie et des circonstances qui sèment le trouble quant à une éventuelle manoeuvre électorale », parlant même de « candidature fictive »…

Il a également été question d’un tract anonyme « à caractère diffamatoire », distribué avant le second tour, faisant allusion aux démêlés judiciaires du frère de Jean-Claude Marquez dans une affaire de moeurs.
Un tract dont les propos « dépassent les limites de la propagande électorale » et qui serait « de nature à fausser les résultats » selon la commissaire du gouvernement.

Contactée, Nathalie Kosciusko-Morizet a fait savoir qu’elle souhaitait « respecter la procédure légale qui veut qu’on ne commente pas une affaire en cours ».

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A Longjumeau, l'élection de NKM confirmée Le Parisien, Essonne, 7 octobre 2008 p. I

LE 1RIBUNAL administratif de Versailles (Yvelines) a refroidi les ardeurs de Jean-Claude Marquez Hier, il a déjoué les pronostics en rejetant le recours du chef de file de l'opposition PS de Longjumeau. Ce dernier contestait la validité des élections municipales, remportées par la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) d'un cheveu (39 voix d'écart).

Lors de l'audience du 23 septembre dernier, la commissaire du gouvernement (NDLR : l'équivalent du procureur au tribunal administratif) avait pourtant préconisé l'annulation des élections.
En cause: la candidature controversée de l'ancien maire DVG Philippe Schmit, qui a provoqué une triangulaire favorable à la ministre, et un tract anonyme de dernière minute « à caractère diffamatoire ».

« Cela n'était qu'un avis », a répété hier Nathalie Kosciusko-Morizet, visiblement soulagée. « Cette décision nous conforte dans notre action, poursuit-elle. Jean-Claude Marquez, qui n'arrêtait pas de dire on va revoter, on va revoter a provoqué une agitation qui n'est pas saine. Il a cherché tous les arguments les plus fous et les plus faux, finalement rejetés par le tribunal. »

Un épilogue qui n'est justement pas du goût de l'opposant, qui se disait hier soir «très étonné» de ce retournement de situation.

Il est en effet « vraiment très rare », confirmait-on hier au tribunal administratif, que les juges ne suivent pas l'avis du commissaire du gouvemement.
Jean-Claude Marquez devrait confirmer, dans les jours prochains, s'il fera appel de la décision auprès du Conseil d'Etat. L.c.

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Nathalie Kosciusko-Morizet, seule surprise du remaniement LE MONDE | 16.01.09 | 14h40 • Mis à jour le 16.01.09 | 14h40

Cadrage Le ministère des affaires sociales, piège ou tremplin pour Brice Hortefeux La jeune secrétaire d'Etat à l'écologie a paru la première surprise. A 35 ans, cette polytechnicienne qui avait défendu le Grenelle de l'environnement se destinait à un ministère plein. Rétrogradation ? Promotion ? Mme Kosciusko-Morizet hérite d'un secrétariat d'Etat amputé de l'évaluation des politiques publiques, confiée au ministre du budget, Eric Woerth.

Arrivée dans ses nouveaux locaux, "NKM" a assuré qu'elle était "heureuse" de sa nomination. "Elle m'apportera une plus grande autonomie. Je vais travailler directement avec François Fillon. La tutelle d'un ministre ne convenait pas très bien à mon caractère", a expliqué la jeune femme, dont les relations avec Jean-Louis Borloo étaient difficiles. En décembre, a-t-elle raconté, elle avait déjeuné avec le premier ministre pour lui faire part de son désir de "bouger". "Le Grenelle de l'environnement est pour l'essentiel lancé. C'était le moment pour moi d'ouvrir de nouveaux champs", indique-t-elle.

Dès sa nomination, des voix se sont élevées pour souligner le risque d'un conflit d'intérêt. Son frère, Pierre Kosciusko- Morizet, est président du site Priceminister et patron de l'association pour le commerce et les services en lignes. "Il n'y a aucun risque", a tranché "NKM". "Mon frère n'est pas un développeur. Empêcherait-on la nomination d'un secrétaire d'Etat aux PME dont le frère serait chef d'entreprise ?"

Mme Kosciusko-Morizet sera-t-elle remplacée ? Si le premier ministre l'assure, l'Elysée est plus ambiguë. "Le poste n'est pas vacant, il y a un ministre d'Etat. Jean-Louis Borloo est un très grand travailleur", fait valoir l'entourage du chef de l'Etat. Devant la presse, M. Fillon a mis en garde sa nouvelle équipe : "J'entends assurer la cohérence absolue du gouvernement. En 2009, il n'y aura pas de place pour les improvisations des uns ou les états d'âme des autres." Sophie Landrin

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Reuters 21/01/2009 à 16h18 - Boursier.com Chantal Jouanno, une proche de Nicolas Sarkozy à l'Ecologie

PARIS (Reuters) - Chantal Jouanno, une énarque de 39 ans proche de Nicolas Sarkozy, a été nommée secrétaire d'Etat à l'Ecologie dans le gouvernement français en remplacement de Nathalie Kosciusko-Morizet.

Présidente depuis février 2008 de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), elle est de longue date une proche collaboratrice du chef de l'Etat.

Cette mère de trois enfants a été sa directrice de cabinet au conseil général des Hauts-de-Seine entre 2004 et 2006 et aussi conseillère au ministère de l'Intérieur, chargée des questions de développement durable et de la sécurité routière.

Elle avait ensuite suivi Nicolas Sarkozy à l'Elysée, où elle était devenue sa conseillère pour le développement durable et avait à ce titre joué un rôle important dans l'organisation du "Grenelle de l'Environnement", sommet ayant débouché sur un ensemble de mesures censées combattre le réchauffement climatique et promouvoir une économie plus "verte".

Nathalie Kosciusko-Morizet, dont le passage à ce poste a été marqué par plusieurs différends publics avec son ministre de tutelle Jean-Louis Borloo, a été déplacée au secrétariat d'Etat à la Prospective et au développement de l'économie numérique la semaine dernière, dans le cadre d'un mini-remaniement.

Cette mesure a été vue plutôt comme une rétrogradation, le secrétariat d'Etat à l'Ecologie ayant été en première ligne lors du vote des textes consécutifs au "Grenelle de l'environnement".

La tâche principale de Chantal Jouanno sera de mettre en oeuvre les mesures prévues dans ces textes, qui sont largement virtuelles ou consistent en des engagements théoriques.

L'instauration de normes écologiques pourrait souffrir de la crise qui frappe l'industrie française. L'association écologiste France nature environnement (FNE) a plutôt bien accueilli sa nomination, en saluant dans un communiqué sa "compétence".

L'association dit être intervenue pour que le secrétariat d'Etat soit pourvu après le départ de Nathalie Kosciusko-Morizet, ce qui selon elle n'était pas acquis.

"FNE est satisfaite que la chaise de secrétaire d'Etat en soit plus vide. Nous attendons que la nouvelle secrétaire d'Etat prenne à bras le corps le défi que représente l'atterrissage du Grenelle de l'environnement dans la société française", déclare son porte-parole Arnaud Gossement. Service France, édité par Yves Clarisse

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FAUNE Un loup pourra être tué avant l'hiver en Haute-Savoie par La Rédaction du DL | le 23/04/09 à 05h05 0 vote | 313 vues | 13 commentaires

Ce tir permettra-t-il de crever l'abcès? Apaisera-t-il chasseurs et éleveurs de Haute-Savoie? Après s'être réuni mardi, le conseil national pour la protection de la nature (CNPN) s'est dit « favorable » à un tir de prélèvement du loup en Haute-Savoie, cette année. Une décision officialisée hier, quand la secrétaire d'État à l'Écologie, Chantal Jouanno a signé l'arrêté autorisant sa mise en oeuvre immédiate par le préfet. À lui d'en fixer les modalités, car il est chargé d'organiser l'opération.

Les tirs étant jusqu'alors interdits sur neige, elle devrait être planifiée avant l'hiver. Mais il ne s'agit pas aujourd'hui de partir en chasse, fusil en main. Le dispositif ne peut être appliqué qu'après une attaque reconnue du loup. Hier soir, alors que la nouvelle avait filtré au Petit-Bornand-les-Glières, les interrogations fusaient plus vite que les balles : « Les carcasses de deux chèvres retrouvées mardi aux alentours de Thônes (lire ci-dessous) seront-elles prises en considération ? », questionnait Christophe Fournier, chasseur de la commune et administrateur à la fédération départementale.

Qui sera autorisé à tenir la crosse ? Libre au préfet d'en décider. Il pourra choisir aussi bien les gendarmes, le lieutenant de louveterie, les représentants de l'office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS)... ou encore les chasseurs.

« C'est le commencement d'une prise en considération de nos revendications », a réagi André Mugnier, président délégué de la Fédération départementale de la chasse. Pour le député Martial Saddier, « l'évolution de ce dossier est un bon début qui montre que des engagements ont été tenus. »

« Un bon début seulement », nuance Roland Ballanfat, vice-président de la société de chasse du Petit-Bornand-les-Glières, qui vise une « vraie régulation de cette espèce actuellement protégée ».

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Manifestation anti-loup en Haute-Savoie France Info - 19 avril 2009

Quelques 2.000 personnes se sont rassemblées hier en Haute-Savoie pour demander une limitation du nombre de loups dans le massif alpin.

En 2008, il a tué 3.000 têtes de cheptel, notamment dans les Alpes. Le loup est dans la ligne de mire des éleveurs, chasseurs et agriculteurs en France, inquiets face à l’augmentation du nombre de brebis tuées chaque année.

Hier, 2000 personnes ont répondu à l’appel de la FNSEA, le syndicat agricole et sont venus dire leur ras le bol à Thônes, en Haute-Savoie en demandant la mise en place de mesures pour éloigner les loups des zones de patures.

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Circuit F1 Yvelines: pas question de sacrifier l'environnement 6 mai 2009 AFP

PARIS (AFP) — Il n'est pas question de sacrifier l'environnement pour un circuit de Formule 1, a souligné mercredi la secrétaire d'état à l'Ecologie Chantal Jouanno, évoquant sur France 2 le projet de F1 dans les Yvelines, entre Flins et Les Mureaux.

"Sur ce lieu, on a un problème particulier qui est celui d'une nappe phréatique, une nappe d'eau qui alimente une grande partie de la région parisienne", a-t-elle rappelé.

Et "s'il y a des contraintes environnementales, on ne prend pas le risque de polluer la nappe d'eau", a-t-elle ajouté. "Il est hors de question de sacrifier l'environnement pour un circuit de F1".

La ministre a par ailleurs estimé que l'environnement "c'est vraiment un modèle de croissance pour demain". Cependant, "pour beaucoup de Français, le frein, ce n'est pas le prix, c'est de savoir quoi faire et où aller". Et elle a évoqué la possibilité de créer un "site interactif" qui indiquerait où trouver des produits et comment mettre en place des solutions favorables à l'environnement.

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21 janvier 2010 La Buvette des Alpages Ours : Chantal Jouanno répond

Paris - Chantal Jouanno annonce qu'il y aura bien des réintroductions. L'annonce sera faite après les élections...
20/10/2010, Chantal Jouanno à Michel Pech (FR3): "Le principe est simple : on ne renonce pas au plan ours. Donc ça, il y aura des réintroductions parce que de toute façon, sinon la population n'est pas viable. Je ne serai pas la ministre qui renoncera aux engagements internationaux de la France. Par contre, les décisions seront prises une fois qu'on aura vu tout le monde. Et puis elle seront officiellement annoncée après les élections pour que cela ne deviennent pas un espèce de brûlot local qui va déchaîner des passions. C'est jamais des périodes très saines pour de type de décision."

Vidéo de FR3

Pour Louis Dollo, le plan ours qui succèdera au plan 2006-2009 se prépare dans la clandestinité. Selon le journal espagnol "El Periodico de Aragon" du 16 janvier : « l’Espagne demande que soit garantie la coordination entre les Etats. La FOP (Fondation Ours Brun) appelle à la collaboration entre les secteurs concernés (...) En février, la France et la Communauté Européenne se réuniront afin d’envisager le nouveau plan d’action prévu par le gouvernement français pour la réintroduction de l’ours brun dans les Pyrénées. Ce plan, qui ira jusqu’en 2013, prendra la suite de celui de 2006. (...) En Espagne, ces mesures sont suivies avec attention : les plantigrades, on le sait, ne connaissent pas les frontières.»

Si ce journal dit vrai, un nouveau plan 2010-2013 serait prévu. Les associations demandent le lâcher de 2 ours par an. Si elles obtiennent satisfaction, le calcul est simple....

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Jouanno "désespérée" du recul sur la taxe carbone [ 23/03/10 - 13H24 - actualisé à 17:46:00 ] LesEchos.fr

La taxe carbone ne se fera qu'au niveau européen, a annoncé mardi matin le Premier ministre. "Je ne suis pas en phase avec cette décision", a déclaré la secrétaire d'Etat à l'Ecologie. Le Medef est "soulagé". Les écologistes s'inquiètent.

Premier ministre, François Fillon, a annoncé mardi matin, lors d'une réunion de députés UMP à l'Assemblée nationale, que la taxe carbone ne pourra être créée qu'au niveau européen, pour ne pas nuire à la "compétitivité" des entreprises, ont rapporté plusieurs participants à la réunion.

Critiquée par la quasi-intégralité des élus de la majorité, la taxe carbone le premier dossier sacrifié sur l'autel des élections régionales.

"L'écolo-scepticisme l'emporte"

Le Premier ministre a indiqué que cette taxe devait être européenne "pour ne pas plomber la compétitivité" des entreprises françaises. "Il ne faut pas arrêter les réformes, car les Français ne nous le demandent pas", a ajouté François Fillon, selon ces témoins. "Priorité à la croissance, l'emploi, la compétitivité, la lutte contre les déficits", a-t-il dit, ajoutant qu'il fallait "terminer la réforme des collectivités et faire celle des retraites".

Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, a déclaré être "désespérée de ce recul, désespérée que l'écolo-scepticisme l'emporte". "Je ne suis pas en phase avec cette décision. C'était possible de la faire en France avant de le faire en Europe", a-t-elle expliqué.

"Bonne nouvelle pour les ménages", selon le PS

Pour la secrétaire nationale à l'environnement du PS, " l'abandon de la taxe carbone, qui était injuste et inefficace, est une bonne nouvelle pour les ménages ". Toutefois renchérit Laurence Rossignol, " le gouvernement vient aussi de renoncer à toute réorientation de la fiscalité en faveur de l'environnement. Progressivement ce sont les engagements du Grenelle, qui, un à un, se dissolvent ".

Même réaction du côté des Verts : " Le projet, enterré ce jour par Nicolas Sarkozy, ne sera pas regretté par les écologistes ", selon Djamila Sonzogni, porte-parole du parti. " Mais cet abandon en rase campagne est navrant car il condamne durablement toute tentative d'utiliser la fiscalité écologique ", dit-elle dans un communiqué.

Les principales ONG françaises de défense de l'environnement ont, elles, vivement réagi, se disant "scandalisées par le mépris qui caractérise la décision" de retirer la taxe carbone. Elles ont demandé dans une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy s'il leur réserve "pour demain l'abandon du Grenelle".

"Une décision de sagesse"

Ce retrait de la taxe carbone a fait des heureux. La présidente du Medef, Laurence Parisot a expliqué dans un communiqué être " soulagée, notamment pour toute l'industrie qui n'aurait pas supporté ce nouveau handicap de compétitivité". C'est " une bonne décision, une décision de sagesse ", s'est réjoui également Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, principal syndicat agricole. " On n'a jamais été opposé à une fiscalité verte dès lors qu'elle serait européenne. (...) Si un jour il y a la même taxe carbone pour tous les Européens, on en prendra acte ", a-t-il ajouté. Même tonalité à la Fédération nationale des transports routiers, où Nicolas Paulissen, délégué général adjoint, rappelle que la FNTR " a toujours dit que la taxe carbone n'avait de sens que si elle était européenne ".

Dans un entretien au " Figaro Magazine ", à la veille du premier tour des régionales, Nicolas Sarkozy avait laissé présager un changement de calendrier sur la taxe carbone, dont la première mouture a été recalée par le Conseil constitutionnel en décembre 2009. "Nous n'imposerons pas à nos industriels des contraintes si, dans le même temps, on autorise les importations venant de pays qui ne respectent aucune des règles environnementales à inonder nos marchés", avait dit le chef de l'Etat. Cette idée, qui consisterait à taxer les produits provenant de pays qui ne s'imposeraient pas les mêmes contraintes de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre, ne fait cependant, à ce jour, pas l'unanimité parmi les 27 pays de l'Union européenne. Le président de la République doit évoquer mercredi la question de la taxe carbone dans sa déclaration prévue à l'issue du Conseil des ministres.

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Taxe carbone: Jouanno accuse le Medef AFP 25/03/2010 | Mise à jour : 07:05

La secrétaire d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno assure dans un entretien paru ce matin dans Libération que "c'est le Medef qui a planté la taxe carbone", reportée sine die après la débacle de la droite aux élections régionales.

"C'est clair, c'est le Medef qui a planté la taxe carbone. Au nom de la compétitivité. Est-ce que le Medef s'est ému des 2 milliards de bonus distribués aux banquiers ?", s'agace Mme Jouanno dans le quotidien, mettant aussi en cause les "céréaliers intensifs".

Dans sa première déclaration après la défaite de la droite aux régionales, le président Nicolas Sarkozy a affirmé mercredi qu'une taxe carbone serait adoptée en France uniquement si l'Europe mettait en place une "taxe aux frontières" de l'Europe pour protéger l'agriculture et l'industrie. "Si on attend que l'Europe prenne une décision, la taxe carbone sera reportée sine die. Cela pose un problème ontologique à la gauche comme à la droite. Nos élus et une partie de la société n'ont pas compris l'importance de l'écologie", lance Mme Jouanno.

Interrogée sur son éventuelle démission, elle répond que "la démission est la dernière des solutions".

Au final, la volte-face sur la taxe carbone est le triomphe de "la culture du pouvoir sur la culture de l'action", juge Mme Jouanno, pour qui, "malgré tout, on n'est pas complètement sorti d'une forme de monarchie. C'est le pouvoir de l'apparence: officiers de sécurité et gyrophares pour les ministres".

Quant à la suite de son action au gouvernement, "il faut essayer quelque chose. Il me reste la parole. Je me ferai peut-être exploser mais ce n'est pas grave. (...) Je préfère aller au bout", conclut la secrétaire d'Etat.

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18.06.2010 12:03 Par Gaëlle Macke, journaliste à Challenges. Vendredi 18 juin 2010. PriceMinister : "l'excellent deal" de Kosciusko-Morizet PriceMinister devient la filiale en Europe du japonais Rakuten

Le rachat à 200 millions par Rakuten est une manne pour le groupe qui cherchait de l'argent frais pour se développer. PriceMinister va devenir la filiale européenne du eBay japonais.

Pierre Kosciusko-Morizet (surnommé "PKM") est ravi. Il estime avoir fait un "excellent deal" en vendant le site de e-commerce qu'il a fondé il y a dix ans, PriceMinister, au grand marchand en ligne japonais Rakuten, pour 200 millions d'euros. "Non seulement nous avons vendu à bon prix mais, surtout, nous avons vendu au bon acheteur, celui qui saura développer la boîte".

Côté prix, la valorisation est exceptionnelle: Rakuten a dévoilé les résultats de PriceMinister, qui ne les avait jamais donnés. Et ils sont moins roses que les rumeurs qui circulaient. Le site de mise en relation entre particuliers ou professionnels, où s'échangent des produits neufs ou d'occasion, qui compte aussi un comparateur de prix de voyages (Voyagermoinscher.com) et un site de petites annonces d'agences immobilières (Avendrealouer.fr), a réalisé un chiffre d'affaires de 40 millions d'euros en 2009 qui devrait grimper de 25% en 2010.

Le groupe a dégagé une confortable marge d'exploitation de 16,5% l'an dernier qui va progresser à 25% cette année. Le rachat à 200 millions est cependant une manne pour le groupe qui cherchait de l'argent frais pour se développer; une première tentative d'introduction en Bourse mi-2008 avait été annulée par la crise financière et le groupe réfléchissait à relancer ce projet pour fin 2010... mais avec moins de perspectives car, entretemps, les valeurs en Bourse se sont effondrées de moitié.

La fin d'une aventure

La solution du rachat est donc la plus sûre d'autant que, selon PKM, Rakuten est le partenaire idéal. "Nous avons déjà eu des propositions antérieures à des prix supérieurs mais le projet industriel n'avait rien d'aussi excitant!"
Peu connu internationalement, Rakuten est une énorme société internet, le eBay japonais (pays dont la firme américaine s'est retiré), mais aussi site portail, de rencontres, de banque, d'assurance et de courtage en ligne. Coté à Tokyo, Rakuten, créé en 1997, s'est hissé au premier rang, de loin, du e-commerce au Japon et dans le Top 10 mondial avec un chiffre d'affaires de 3 milliards d'euros en 2009. Le groupe est mené tambour battant par son fondateur, Hiroshi Mikitani, self-made man passé par Harvard et petit prince nippon du Web qui, à 45 ans, figure au 167e rang du classement Forbes 2010 des milliardaires mondiaux avec une fortune estimée à 4,8 milliards de dollars.

La priorité de Mikitani est devenue l'expansion internationale. Symboliquement, il a imposé début 2010 l'anglais comme langue de travail dans son groupe. En février, il s'est associé au moteur de recherches chinois Baidu pour monter un e-place de marché en Chine. En mai, il déboursait 250 millions de dollars pour acquérir, aux Etats-Unis, Buy.com, une grosse place de marché en ligne de mise en relation entre commerçants et consommateurs. Avec l'acquisition de PriceMinister, présent également au Royaume-Uni et en Espagne, Rakuten s'implante donc en Europe et va faire de PKM et son équipe (qui se sont engagés à rester au minimum cinq ans) leurs dirigeants pour accélérer l'expansion sur le Vieux Continent.

La fin de l'aventure donc pour PriceMinister en tant que société indépendante française mais pas de celle de Pierre Kosciusko-Morizet dans le e-commerce européen.

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Pyrénées: naissances d'ours et attaques de troupeaux nourrissent la guerre des lobbies De Dominique BEAUJOUIN (AFP) – 1er juillet 2010

SAINT-GIRONS — La guerre entre pro et anti-ours a rebondi jeudi dans les Pyrénées en épousant le rythme biologique des plantigrades: deux naissances en Ariège ont réjoui leurs amis, alors que les éleveurs dénonçaient les attaques de troupeaux depuis la fin de l'hibernation.

Les deux camps demandent à l'Etat des prises de position radicalement opposées.

L'Association pour le développement durable des Pyrénées (Adet) a jugé "indispensable de renforcer cette population d'ours très rapidement" par de nouvelles introductions d'ours slovènes, alors que l'Association de sauvegarde du patrimoine Ariège Pyrénées (Aspap) demande à l'Etat de ne pas envisager de nouveaux lâchers.

"M. Sarkozy vous devez arrêter tout cela", a lancé le président de l'Aspap Gérard Dubuc lors d'une manifestation de 200 éleveurs, jeudi, à Saint-Girons (Ariège).

Le plan ours a permis de réintroduire cinq animaux slovènes en 2006, soulevant la colère des éleveurs. Ils étaient plus de 2.500 manifestants à Tarbes en mars 2010 contre d'autres introductions en 2010, dénonçant le risque "d'ensauvager la montagne".

La secrétaire d'Etat à l'Environnement Chantal Jouanno avait annoncé en janvier le principe de nouveaux lâchers.

Selon Frédéric Decaluwe, membre de l'équipe technique du suivi de l'ours au ministère, au moins 17 ours ont été recensés fin 2009. Une autre estimation fait état de 20 à 22 ours.

Les anti-ours redoutent des annonces imminentes, alors qu'Alain Reynes, directeur de l'Adet, réclame une à deux réintroductions par an pour favoriser reproduction, renouvellement génétique et franchir le seuil de 50 ours, nécessaire selon les experts pour assurer la présence durable de l'ours dans le massif.

"Soit on veut un élevage extensif de qualité et ce sera sans ours soit on veut vraiment des ours et il faudra en mettre 200 en disant aux gens +foutez le camp+", rétorque Bruno Besch-Commenge à l'Aspap.

Pour M. Decaluwe "il est clair que 20 individus ne sont pas viables, au-delà cela dépendra de la répartition des mâles et des femelles et de conditions favorables à la reproduction".

Pour le scientifique, la détection le 20 juin de traces d'oursons accompagnant des adultes, sur la commune ariégeoise de Couflens, à une quinzaine de km de la frontière espagnole montre que le centre des Pyrénées (au moins 11 individus l'an dernier) constitue "un milieu favorable".

Pour les pro-ours il est urgent d'introduire deux femelles dans les Pyrénées occidentales, où on compte trois mâles sans femelle.

Les opposants ariégeois réunis jeudi à Saint-Girons ont réaffirmé que la cohabitation était "impossible", dénonçant des "prédations catastrophiques" en juin.

Selon Gérard Dubuc, maire de Saint-Lary-en-Ariège, "l'équipe technique ours a expertisé 50 cadavres dont trente au moins sont sans aucun doute imputables à des ours".

Les scientifiques ne contestent pas ces chiffres mais M. Decaluwe les relativise, rappelant que les victimes des ours (sitées à 90% en Ariège) étaient "environ 300 par an en 2006 et 2007, et moitié moins en 2008 et 2009". Selon l'Aspap, les attaques d'ours représentent 1% des morts de brebis.

Les pro-ours et l'équipe technique appellent à renforcer la protection des troupeaux, même si l'Aspap estime que ces mesures ne sont pas dissuasives.

Certains anti-ours indiquent en forme de menace contre les ours: "on va s'en occuper".

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Le plan de réintroduction des ours dans les Pyrénées est mis en veilleuse lemonde.fr 27.07.10 | 14h03 • Mis à jour le 27.07.10 | 15h47

Changement de cap dans la politique de protection de l'ours des Pyrénées. Au lieu de procéder à la réintroduction simultanée de plusieurs animaux, comme en 2006, et de se heurter à l'hostilité des anti-ours, l'Etat compte désormais sur l'accroissement naturel pour atteindre une population viable dans le massif, soit une cinquantaine d'animaux, contre une vingtaine aujourd'hui.

"Seuls les ours tués ou morts accidentellement seront remplacés", a annoncé la secrétaire d'Etat à l'écologie, Chantal Jouanno, lundi 26 juillet, lors d'un déplacement à Toulouse, devant le comité de massif des Pyrénées, qui rassemble élus, socioprofessionnels, et associations. Dans l'immédiat, seule une femelle, Franska, tuée par un automobiliste en 2007, sera remplacée. Le lâcher devrait avoir lieu en 2011, dans le Béarn, où seuls cinq mâles subsistent. "Nous ne voulions pas faire un coup médiatique en annonçant des réintroductions qui se font contre les acteurs locaux, explique Mme Jouanno. La croissance naturelle prendra plus de temps, mais on peut espérer qu'elle passera mieux, en banalisant la présence de l'animal."

La population croît aujourd'hui au rythme d'un animal par an environ. Des animaux pourront être réintroduits si elle stagne ou baisse. Le gouvernement mise sur le remplacement de tout animal tué pour décourager le braconnage.

"L'Etat ne peut pas prendre la responsabilité de l'extinction de l'ours des Pyrénées, nous avons des obligations vis-à-vis de Bruxelles, en vertu de la directive habitats (de 1992)", a rappelé Mme Jouanno. Il faudra sans doute trente ou quarante ans pour retrouver une population viable avec cette méthode.

Ce rythme conviendra-t-il à la commission européenne ? "Oui, si la dynamique de la population est positive, répond-on dans l'entourage de Chantal Jouanno. C'est ce critère qui est évalué par Bruxelles."

L'annonce a rassuré les anti-ours dont deux cents représentants s'étaient rassemblés non loin de la préfecture où se tenait la réunion. "Nous avons été partiellement entendus, affirme Bernard Moules, président de la Fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles. Mais nous restons hostiles aux introductions." Pour les éleveurs, la cohabitation avec l'ours est "impossible", dit-il.

Résistances

Cent quarante-deux brebis ont été tuées par les ours en 2009, sur environ 10 000 qui crèvent chaque année de maladie, par accident, ou tuées par des chiens errants. Mais au-delà, l'hostilité des éleveurs est culturelle. Le prédateur a longtemps été combattu par leurs aînés. Sa réintroduction est vécue comme un diktat parisien, qui impose une réorganisation du travail dans un contexte économique difficile. Seuls 25 % des troupeaux sont gardés en permanence.

Le plan de soutien au pastoralisme, doté de 43 millions d'euros sur la période 2007-2013, et qui subventionne notamment le gardiennage des troupeaux, n'a pas suffi à vaincre les résistances.

Les pro-ours, de leur côté, saluent un "premier pas pour sortir de la situation de tension que nous connaissons depuis plusieurs années", mais regrettent un plan "a minima", résume François Arcangeli, conseiller régional (Europe Ecologie) de Midi-Pyrénées et maire d'Arbas (Haute-Garonne), l'une des rares communes du massif ouvertement favorable à l'animal. "Il aurait fallu réintroduire un ou deux animaux par an, on ne peut pas imaginer que le seul remplacement des animaux tués sera suffisant", estime l'élu.

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Jouanno : "l’affaire est grave" Par Europe1.fr avec Christophe Lamarre Publié le 30 avril 2011 à 23h19 Mis à jour le 30 avril 2011 à 23h19

Chantal Jouanno n'a pas traîné à réagir après la polémique sur l'affaire des quotas. Samedi, la ministre des Sports a décidé avec le président de la Fédération française de football (FFF), Fernand Duchaussoy de suspendre François Blaquart, le directeur technique national (DTN) de la FFF.

"Blanc n'est pas sur une logique raciste"

Chantal Jouanno souhaite attendre "les conclusions des enquêtes menées par la FFF et par l'IGJS (Inspection générale de la jeunesse et des sports), qui rendront leurs conclusions sous huit jours avant de se prononcer". Mais pour la ministre des Sports, "les propos de Laurent Blanc sont souvent pour dire qu’il défend le métissage" Et de poursuivre au micro d'Europe 1 : "il n’est pas du tout sur une logique raciste mais tout ça est très très confus. Donc je veux me prononcer la tête froide".

La ministre des Sports a réaffirmé, avec beaucoup de fermeté, sa volonté de faire la lumière sur cette affaire. "c’est grave dans les deux cas. Si les faits sont avérés, c’est grave et là je transmettrai tous les éléments au procureur pour qu’il poursuivre l’enquête et qu’il voit s’il y a lieu, ou non, de sanctionner pénalement". Et de conclure : "si les faits sont faux, c’est extrêmement grave parce qu’on a sali la réputation de personnes. On les a traînées dans la boue. Et dans ce cas-là, je souhaite qu’elles puissent porter plainte pour diffamation et on les épaulera s’il le faut".

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Projet de quotas de joueurs binationaux : Laurent Blanc fait son mea culpa Publié le 29.04.2011, 13h39 | Mise à jour : 01.05.2011, 08h07 leparisien.fr

«Si j'ai heurté certaines sensibilités, je m'en excuse», déclara Laurent Blanc dans un communiqué mis en ligne samedi sur le site de la Fédération Française de football (FFF). Le sélectionneur de l'équipe de France tente de rectifier le tir, face à la polémique autour de ses propos révélés par le site d'information Mediapart.

«Je ne retire rien aux propos que j'ai tenus hier (vendredi, lors d'une conférence de presse), affirme-t-il. «Que certains termes employés au cours d'une réunion de travail, sur un sujet sensible et à bâtons rompus, puissent prêter à équivoque, sortis de leur contexte, je l'admets et si, pour ce qui me concerne, j'ai heurté certaines sensibilités, je m'en excuse».

«Mais être soupçonné de racisme ou de xénophobie, moi qui suis contre toute forme de discrimination, je ne le supporte pas», a poursuivi le champion du monde 1998 à la tête d'une équipe dite «black-blanc-beur», avant d'attaquer le site d'information en ligne Mediapart.

«De mauvaise foi»

«Il faut être de mauvaise foi pour ne pas voir que le débat auquel j'ai participé n'avait évidemment pas pour objectif de -diminuer le nombre de Noirs et d'Arabes dans le football français -, comme voulait le laisser entendre le titre outrancier de l'article, mais uniquement d'envisager le futur du football français et donc d'aborder, par voie de conséquence, le lourd et délicat problème des joueurs à double nationalité ainsi que les modalités de détection/sélection pour un nouveau projet de jeu».

«Que cela ait des incidences, à moyen ou long terme, sur les différents profils de joueurs en préformation ou en formation, c'est l'évidence, mais il n'y a là aucun lien, strictement aucun, avec une préférence ou un rejet de telle ou telle nationalité», explique Laurent Blanc.

Chantal Jouanno : «Des propos graves»

La ministre des sports a vivement réagi samedi sur RTL aux nouvelles révélations de Mediapart, qui a publié in extenso le contenu de la réunion de la Direction technique nationale lors de laquelle ont été prononcé les propos controversés : «Les propos qui ont été publiés ce (samedi) matin sont graves, a commenté Chantal Jouanno. Pour l'instant, on a besoin de clarté. Mais c'est vrai que ce sont des propos qui sont assez graves. On ne peut pas rester les bras croisés. Si on laisse les personnes en fonction, ils sont dans la tourmente médiatique».

Quant à la suspension de François Blaquart de ses fonctions de DTN, elle a expliqué: «Ca n'est pas une sanction dans la mesure où il conserve son contrat de travail. Ce ne sont que ses missions de DTN qui sont suspendues pendant une période très courte puisque l'inspection et l'enquête interne doivent prendre au maximum une semaine. Les allégations, les propos publiés par Mediapart sont quand même assez lourds». Au milieu de l'après-midi de samedi, François Blaquart a été suspendu de ses fonctions avec «effet immédiat». Le ministère des Sports et la FFF, à l'origine de la décision réaffirment n'avoir «envisagé aucune politique de quotas au recrutement de ses centres de formation».

La suspension a été décidée dans l'attente des conclusions des enquêtes menées par la FFF (dirigée par Patrick Braouezec, président de la Fondation du Football) et par l'IGJS (Inspection générale de la jeunesse et des sports), qui rendront leurs conclusions sous huit jours».

«Tous les mots rapportés sont vrais»

«La FFF réaffirme (...) qu'aucune de ses instances dirigeantes élues n'a validé, ni même envisagé une politique de quotas au recrutement de ses centres de formation», conclut le communiqué. «Nous avons abandonné cette idée de pourcentage, mais nous avons demandé d'être vigilants sur la motivation des joueurs», a avancé François Blaquart, dont des propos tenus lors d'une réunion à la FFF, publiés par le site Mediapart, ont entraîné sa suspension.

«On a 45% de joueurs dans les sélections qui ont la possibilité de nous quitter, on pense que c'est beaucoup, a-t-il expliqué. On veut essayer de le réduire. C'est un problème dans la gestion de l'effectif. Quand on voit sur une génération entre 10 et 30% de joueurs de 18 à 21 ans nous quitter, c'est un problème».

«On a envisagé de limiter cette situation pour ne pas nous mettre en danger, mais à partir du moment où ce n'est pas une bonne solution, on l'a éliminée, a-t-il ajouté. On va travailler sur l'accompagnement relationnel pour évaluer la motivation des joueurs à jouer pour l'équipe de France et les accompagner éventuellement pour faire leur choix».

«Tous les mots rapportés (par Mediapart) restent vrais, a-t-il précisé. Certains mots peuvent choquer, il y a eu des maladresses, mais c'était dans une discussion interne et passionnée. A partir de là, il n'y a rien de nocif». Dans le verbatim publié par Mediapart samedi, François Blaquart se dit favorable à «une espèce de quota» sur les joueurs binationaux entrant dans les structures fédérales de formation. «On peut baliser, en non-dit, sur une espèce de quota, a-t-il avancé. Mais il ne faut pas que ce soit dit».

Les dénégations de Blanc et Blaquart vendredi

«Un tel projet ne verra jamais le jour, assurait pourtant Laurent Blanc vendredi. Depuis une quinzaine d'années, le projet de jeu a été discriminatoire pour un certain nombre de joueurs, les critères athlétiques et physiques ayant été retenus essentiellement. Ce qui me dérange le plus, c'est qu'on y ajoute des couleurs. Qu'on me reproche ce type de discrimination, ça me dérange ».

De son côté, lors d'une conférence de presse au siège de la FFF , François Blaquart, directement mis en cause par Mediapart, niait vendredi toute volonté de discrimination. «Venez voir toutes nos actions. C'est une évidence. Ni centre de formation, ni Pôle espoirs n'ont reçu de telles consignes de quotas. Notre seule problème, c'est celui des doubles nationalités. Mais ça intègre des joueurs de toutes les origines. Ca n'a rien à voir avec la couleur de peau. Et je rappelle que nous avons des liens extrêmement forts avec les départements d'outre-mer ».

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Pas de lâcher d'ours dans les Pyrénées cette année Créé le 01/06/2011 à 17h38 -- Mis à jour le 03/06/2011 à 08h58 20minutes.fr

OURS - Le gouvernement ne veut pas «accabler les éleveurs déjà touchés par la sécheresse»...

Les Pyrénées n’accueilleront pas de nouvel ours cette année: le gouvernement a renoncé à lâcher un ours en 2011 malgré ses engagements antérieurs. Ce sont les organisations favorables à la réintroduction de l'ours, sur le qui-vive depuis des semaines, qui ont divulgué les premières la nouvelle: après de longs et apparemment délicats arbitrages auxquels l'Elysée a pris sa part selon elles, le gouvernement a décidé qu'il n'y aurait pas de lâcher d'ours cette année dans les Pyrénées. Le ministère de l'Ecologie a ensuite confirmé l'information, indiquant que Nathalie Kosciusko-Morizet ne voulait pas accabler les éleveurs déjà touchés par la sécheresse.

«C’est l’arrêt de mort de l’ours»

Pro- et anti-ours attendaient la nouvelle dans une égale tension. Chantal Jouanno, qui avait dirigé le ministère avant Mme Kosciusko-Morizet, avait en effet annoncé le 26 juillet 2010 le lâcher, pour le printemps 2011, d'une ourse dans le Béarn (Pyrénées-Atlantiques). Il ne s'agissait que de remplacer l'ourse Franska, tuée dans un accident de la route en 2007, et en aucun cas de renforcer les effectifs de l'ours (d'une vingtaine actuellement), une perspective insupportable pour les adversaires du plantigrade. Mais il avait valeur d'engagement et de test de la politique gouvernementale pour les pro-ours.

Quinze ans après la première réintroduction d'ours dans un massif qu'il écumait autrefois en grand nombre, «c'est une rupture avec la politique de l'Etat depuis plus de 15 ans dans les Pyrénées, c'est un reniement de l'engagement pris par l'Etat il y a moins d'un an, c'est l'arrêt de mort de l'ours sur ce territoire (du Béarn) où il est présent depuis des millénaires», s'est ému Alain Reynes, de l'association Pays de l'ours-Adet, l'une des plus actives pour la défense de l'animal. Il ne subsiste plus que deux ou trois mâles sur le versant occidental des Pyrénées. Ne pas y lâcher vite une femelle au plus vite, c'est condamner ce noyau, disent les pro-ours. En l'état actuel, la population de l'ours dans les Pyrénées n'est même pas viable, disent-ils.

Les anti-ours satisfaits de la décision

Pour les anti-ours en revanche, un seul ours de plus, c'est encore un de trop. Pour eux, la présence de l'animal, un carnassier toujours susceptible de s'attaquer aux troupeaux, est incompatible avec le pastoralisme; il l'est plus globalement avec le développement de l'économie locale. Ils menaçaient de reprendre la lutte, ravivant le spectre des troubles qui les voyaient maculer de sang animal le fronton des édifices publics. C'est en leur faveur que le gouvernement s'est prononcé, prêtant immédiatement le flanc à toutes les analyses sur ses motivations moins d'un an avant de grandes élections.

Christine Sourd, directrice adjointe des programmes français de WWF, a eu tôt fait de relever qu'il y a moins de 15 jours, Nathalie Kosciusko-Morizet présentait sa stratégie nationale pour la biodiversité. «Quand il faut passer dans le concret, il n'y a plus personne. Ce sont les agendas politiques, les lobbies, les enjeux électoralistes qui priment», a dit Christine Sourd.

Pour le chef de file des anti-ours, la proximité de la présidentielle a indéniablement pesé dans la balance. Mais cela reste «une grande satisfaction» pour Philippe Lacube, président de l'Association pour le développement durable de l'identité pyrénéenne (Addip). «Il y a cinq ans, on avait fait baisser le nombre de lâchers. En 2010, on avait obtenu l'abandon d'un plan de réintroduction de l'ours. Tous les arguments que nous avons avancés ont été entendus», a-t-il dit à l'AFP.

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Loups: NKM veut permettre aux éleveurs de mieux défendre leurs troupeaux De Anthony LUCAS (AFP) – 27 juillet 2011

PARIS — Face aux éleveurs lassés des attaques de loups, la ministre de l'Ecologie s'est dite mercredi prête à assouplir le protocole qui leur permet d'en abattre, sous certaines conditions.

"On ne part pas à la chasse au loup; le loup est une espèce protégée mais ça n'interdit pas de se défendre", a déclaré à l'AFP Nathalie Kosciusko-Morizet après avoir reçu à Paris une délégation d'élus, de représentants agricoles et d'éleveurs alpins.

"La pression sur les élevages est telle que je crois qu'on peut s'organiser pour la faire baisser", a-t-elle ajouté.

La ministre a notamment évoqué devant ces éleveurs de possibles nouvelles mesures comme la mise en place d'un "arrêté de défense automatique qu'on prendrait à l'année sur toutes les zones attaquées l'année précédente".

Ces tirs de défense ne sont aujourd'hui autorisés qu'après un arrêté préfectoral consécutif à des attaques avérées. Cette proposition, qui pourrait être envisagée pour 2012, sera examinée au cours d'un comité national "loup" fin août, selon le ministère.

"Cela fait 20 ans que les éleveurs et les élus n'avaient pas été entendus, par les ministres successifs, et je pense que Mme Kosciusko-Morizet a bien compris la problématique du loup dans les montagnes", a réagi le député-maire de Sisteron (UMP) Daniel Spagnou, "plutôt satisfait".

"On a une augmentation de la population de loups et une augmentation des attaques en ce moment en France", a rappelé Mme Kosciusko-Morizet.

La population des loups a été estimée entre 170 et 200 individus l'hiver dernier, contre 140 à 170 un an avant, a indiqué la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal) Rhône-Alpes.

Selon le ministère, au 25 juillet, 583 attaques ont été recensées depuis le début de l'année dans dix départements pour 2.115 ovins tués. A la même date en 2010, 470 attaques avaient été recensées pour 1.786 animaux tués.

Pour cette année, près de la moitié des attaques (272 sur 583) ont été enregistrées dans les Alpes-Maritimes et le Var, mais les Alpes-de-Haute-Provence ont payé le plus lourd tribut (431 ovins tués).

"Que le loup soit protégé, on n'y voit pas d'inconvénients, mais il ne faut pas pour cela détruire d'autres espèces", a indiqué à l'AFP Jean-Claude Michel, l'un de six éleveurs reçus.

"Chaque année, on subit des attaques et on ne peut pas défendre notre patrimoine", a-t-il ajouté, y voyant "un préjudice économique et moral".

La ministre a rappelé mercredi qu'elle avait renforcé en mai le protocole de défense actuel, qui, en vertu d'arrêtés préfectoraux pris ponctuellement, prévoit la protection du troupeau, l'effarouchement du loup, des tirs de défense à proximité du troupeau et en dernier recours la destruction du loup.

Les tirs de défense sont notamment désormais autorisés au moyen d'une carabine, plus efficace pour toucher le loup, et plus seulement pour l'élevage victime de l'attaque mais aussi les élevages voisins.

"Les éleveurs ont des possibilités de se défendre mais ils sont parfois découragés en raison de contraintes administratives importantes", a toutefois reconnu la ministre, qui souhaite également développer la formation des éleveurs pour rendre "les tirs véritablement efficaces".

"On est au bout de ce qu'on peut supporter. On a obtenu quelques réponses, il faut voir ce qui pourra être mis en oeuvre rapidement", a pour sa part réagi, prudent, Yves Derbez, président de l'association Eleveurs et montagnes.

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Aujourd'hui 26 septembre 2011 à 13h22 (Mis à jour à 15:46) liberation.fr Jouanno quitte le gouvernement pour siéger au Sénat, remplacée par Douillet.

La ministre des Sports a été élue dimanche sur la liste UMP officielle à Paris. Le ministre de la Défense Gérard Longuet, réélu dimanche dans la Meuse, a, lui, décidé de conserver ses fonctions.

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Pierre Charon, la victoire tonitruante Elu sur une liste dissidente, l'ex conseiller de Nicolas Sarkozy a plastronné au Sénat dimanche soir. Par JONATHAN BOUCHET-PETERSEN. liberation.fr 25 septembre 2011 à 22h59 (Mis à jour aujourd'hui à 0h45)

A des journalistes tentant de l'interroger lors de son arrivée au Sénat, Pierre Charon lance sans s'arrêter: «Ca fait des mois qu'il fallait venir, vous n'avez qu'à lire mon communiqué». Arrivé avec un large sourire de vainqueur, il l'a gardé toute la soirée.

Elu sénateur à Paris à la tête d'une liste dissidente de celle présentée par l'UMP de la capitale, l'ancien ami intime de Nicolas Sarkozy et toujours conseiller de Paris savoure cette victoire individuelle. Une victoire personnelle qu'il ne doit à personne.

Entouré de sa petite équipe, majoritairement de jeunes colistiers, Pierre Charon se dit «simplement heureux». A ses côtés, le maire UMP du VIe arrondissement de Paris, Jean-Pierre Lecoq, qui fut son mandataire pour cette campagne sénatoriale. «Maintenant on va essayer de gagner 2014 [l'élection municipale à Paris], c'était tout le but de l'opération: nous étions une offre complémentaire, pas une liste dissidente», assure Charon. 2014 derrière Francois Fillon? Sourire entendu du nouveau sénateur. L'édile du VIe, qui plastronne à ses côtés, se montre moins prudent: «Avec la déconfiture de ce soir, Fillon a intérêt à y réfléchir a deux fois avant de venir se présenter à Paris». Ambiance.

Sur le plan national, Charon se contente d'acter «une poussée de la gauche». Doux euphémisme. Mais pour lui l'essentiel n'est clairement pas là. Il lui tient surtout a coeur de pointer «la déroute de la fédération UMP de Paris» et de son patron Philippe Goujon. «J'ai eu honte de la campagne de la droite parisienne mais les électeurs ne s'y sont pas trompés une fois dans l'isoloir», jubile Charon. «L'UMP parisien a mangé non pas son chapeau mais carrément un sombrero», savoure-t-il en évoquant sa propre victoire, avant de tenir à assurer Nicolas Sarkozy de son «soutien indefectible». Le néo-sénateur etait plus bravache au moment de se porter candidat contre l'avis du président de la République.

«J'étais en caleçon quand j'ai appris ma victoire»

Accoudé quelques instants plus tard a une buvette du palais du Luxembourg, Charon continue à parader en faisant mine de se demander où sont passés ses «amis» de l'UMP. La petite troupe de jeunes qui l'entoure, emmenée par l'ancien conseiller de Rachida Dati, Pierre-Yves Bournazel, conseiller de Paris et conseiller régional, apprécie l'humour jovial de leur tête de liste. «Grisé» par son élection, comme il le reconnaît lui-même, Charon se laisse aller à une confidence inattendue: «Quand on m'a appelé pour m'annoncer ma victoire, j'etais en calecon. Je suis resté ainsi 45 minutes et c'est là que j'ai vraiment savouré le truc». Levant son verre, il trinque «à tous ceux qui doivent faire la gueule ce soir». Eclat de rire général chez les socialistes présents dans la salle.

La victoire modeste, ce n'est pas le genre de Pierre Charon. Et ce soir, il n'a pas la moindre envie de bouder son plaisir ou de se montrer solidaire de la défaite nationale de la majorité présidentielle. «Ca a été très dur, j'ai bien le droit de savourer un peu, répond-il quand on le lui fait remarquer. Ce qui ne l'empêchera pas d'apporter quand il le faudra sa voix à Gérard Larcher lors du vote pour la présidence du Sénat. Mais ce sera pour plus tard. Et lorsqu'un des serveurs du Sénat lui verse un verre de vin rouge, il lance à ses amis: «J'ai 20 ans de cabinet Chaban, le Bordeaux ca me connaît [Jacques Chanban-Delmas fut député-maire de Bordeaux de 1947 à 1995]». Le Sénat va apprendre a connaître Pierre Charon.

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Halal, cantine et vote des étrangers : NKM prend ses distances avec Guéant FTV (avec agences) Publié le 04/03/2012 à 14H18

Nathalie Kosciusko-Morizet a pris ses distances dimanche 4 mars avec le ministre de l'Intérieur Claude Guéant. Elle n'a pas jugé nécessaire de faire comme lui un lien entre droit de vote des étrangers et halal "obligatoire" à la cantine.

"Le lien n'est pas nécessaire"

"Il y a assez de raison d'être contre le vote des étrangers aux élections (...) il y a assez de raison d'être contre des repas confessionnels à la cantine pour qu'il ne soit pas nécessaire de faire un lien entre les deux", a estimé Mme Kosciusko-Morizet.

"Surtout, ce que je ne voudrais pas, c'est que la polémique cache la vraie question qui est 'pourquoi les socialistes veulent absolument le droit de vote des étrangers aux élections (locales)?'", a-t-elle ajouté.

"Je trouve que le lien n'est pas nécessaire", a insisté l'ancienne ministre de l'Ecologie du gouvernement de François Fillon.

La nouvelle polémique lancée par Guéant

Lors d'une réunion politique vendredi près de Nancy, Claude Guéant avait jugé qu'accepter le vote des étrangers aux élections locales, une proposition du candidat socialiste à l'Elysée François Hollande, risquait de conduire à "rendre obligatoire la présence de nourriture halal" dans les cantines.

Cette nouvelle sortie du ministre de l'Intérieur - après la petite phrase sur "Toutes les civilisations ne se valent pas", prononcée devant des étudiants de l'Uni- a scandalisé à gauche.

A Bordeaux, samedi, Nicolas Sarkozy a souhaité "l'étiquetage des viandes en fonction de la méthode d'abattage".

Une réponse à Marine Le Pen : la candidate du FN avait lancé une polémique en affirmant que de la viande halal non identifiée comme telle était vendue en Ile-de-France.

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Comment NKM se prépare à 2017 Par Ghislaine Ottenheimer Créé le 07-12-2011 à 05h20 - Mis à jour le 09-12-2011 à 19h47 Par Challenges.fr

PORTRAIT Forte de ses convictions, la ministre des Transports et du Logement, Nathalie Kosciusko-Morizet poursuit son ascension fulgurante. Cette charmeuse sans concessions, issue d'une lignée de politiques, vise le sommet de l'Etat.

"Enfant, j'étais un garçon manqué!"
On sourit en imaginant Nathalie Kosciusko-Morizet en gamine hirsute, mal fagotée... "Elle aimait les sports casse-cou, comme le cheval, le char à voile, raconte son père, André Kosciusko-Morizet, maire de Sèvres. A l'école communale, elle était chef de bande." Mais il précise aussitôt: "Elle était aussi soucieuse de plaire."

Garçon manqué mais élevée dans les meilleures écoles: Dupanloup, Louis-le-Grand, Polytechnique, poussée à donner le meilleur et à égaler les garçons. Au-delà de la troisième place, c'était le blâme. Explication du père: "C'est comme cela que j'ai été éduqué. Nathalie m'épatait, elle était très brillante. Elle le savait! Alors, on ne la complimentait pas trop, pour ne pas en faire une déesse!"

Ambition évidente

NKM, 38 ans, numéro trois du gouvernement, n'a pas vraiment changé: chef de bande, brillante et super-séductrice. Elle aspire même à devenir la première présidente de la République. Si elle avait dévoilé cette ambition il y a deux ans, quand, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, elle piaffait dans l'ombre de Jean-Louis Borloo, ou quand elle a été reléguée à l'Economie numérique pour cause de rébellion à l'égard de ses chefs lors du vote sur les OGM, cela aurait fait sourire. Aujourd'hui, non. "C'est d'elle que devrait se méfier Jean-François Copé", confie même le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer.

Mais comment naît une telle ambition?
La plupart des hommes invoquent un modèle, de Gaulle, Mitterrand. Ils ont souvent des comptes à régler avec leur enfance, une faille narcissique. Elle, c'est juste une évidence. Son frère, Pierre Kosciusko-Morizet, fondateur de PriceMinister, n'est pas étonné: "Elle a fondamentalement envie d'être utile. Elle a une compréhension synthétique du monde et une capacité à se projeter dans le long terme." Elle-même parle de "donner un sens à sa vie". Sensibilisation à la chose publique dès son plus jeune âge, challenge féministe, ambition, goût du défi: voilà les ingrédients!

La famille est au coeur de l'alchimie NKM.
Une mère professeure de physique quantique ; un père polytechnicien. "On a reçu une éducation austère, rigoureuse, raconte PKM. Nos parents n'étaient pas de gros blagueurs."
Un grand-père, Jacques Kosciusko-Morizet, normalien, proche de Léon Blum, ambassadeur de France aux Etats-Unis. NKM habitait chez lui quand elle préparait Polytechnique, et elle passait de longues heures à discuter du monde avec lui.
Un arrière-grand-père, André Morizet, membre fondateur du Parti communiste français, de L'Humanité, puis sénateur-maire SFIO de Boulogne. Mais l'ancêtre qui fait vibrer cette famille d'origine polonaise, c'est Tadeusz Kosciuszko.
Héros de la guerre d'indépendance américaine, leader du soulèvement contre la Russie en 1794. Une biographie vient de sortir, toute la famille en a entamé la lecture. NKM est allée plus loin: elle a appris le polonais, qu'elle parle couramment. Elle est la seule chez les Kosciusko-Morizet.

Candidate, donc. NKM n'a pas froid aux yeux. Certes, les fées se sont penchées sur elle, mais tout n'était pas prémâché. Elle a pris des risques, et surtout, beaucoup bossé. Dès l'X, elle prend la biologie comme spécialité. Puis, pour école d'application, les Eaux et Forêts. Au ministère de l'Economie, elle choisit de s'occuper d'environnement, quand d'autres se ruent vers le Trésor. "Des spécialités de filles, ironise-t-elle. En réalité, cela m'a toujours intéressée. Ma première prise de conscience, ce sont les pluies acides. J'avais 15 ans." NKM se frotte aux droits à polluer, à la fiscalité verte.

Adoubement chiraquien

A partir de là, elle est propulsée dans la sphère politique à l'allure d'un Spoutnik. Devenue la grande spécialiste des questions environnementales du RPR, elle est vite repérée. Jacques Chirac, qui l'aime bien - elle l'a conseillé au sommet de la Terre à Johannesburg -, lui trouve une circonscription de choix, la quatrième de l'Essonne. Il en fait la suppléante de Pierre-André Wiltzer, qui va être nommé ministre.
A 29 ans, la voilà donc députée. En mars 2007, elle se fait élire maire de Longjumeau. Quelques mois plus tard, aux législatives, elle obtient 46,97% des voix au premier tour face à quatorze candidats! Et entre enfin au gouvernement alors que Jacques Chirac s'y était toujours opposé. "C'est une emmerdeuse", ne cessait-il de dire. Lui qui n'aimait que les affidés.

Pas faux. Elle a la réputation d'être intraitable avec les mauvais et de jouer perso. "Elle ne laisse rien passer, reconnaît un collaborateur qui tremble devant elle. mais elle est aussi exigeante pour elle-même." Réunions en série, visites écourtées... A force de courir, NKM n'a pas toujours ménagé les susceptibilités. Et comme dit un proche: "Elle est tellement intelligente qu'elle semble parfois étonnée que d'autres le soient un peu!"

Ce caractère affirmé se manifeste aussi dans la défense de ses convictions. Et de son espace politique. Son parcours est émaillé de coups d'éclat. Voire de provocations. Exemple. Le 4 janvier 2008, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, elle accueille José Bové sur les marches du ministère. Et lui claque la bise. Bronca au sein de l'UMP.
L'altermondialiste, ennemi désigné des céréaliers, a entamé une grève de la faim pour exiger l'application de la clause de sauvegarde sur les OGM, décidée lors du Grenelle. Nombre de députés conservateurs ne lui pardonneront pas. Ils la traitent de "végétarienne anorexique".
En conseil des ministres, Nicolas Sarkozy la tance: "Il ne fallait pas l'embrasser."

Accrochée à ses idées

NKM connaît José Bové de longue date. "On a beaucoup travaillé ensemble. On se faisait la bise. On a continué, témoigne José Bové. Elle a montré qu'elle était capable de tenir. Sur les OGM, les gaz de schiste... Ses convictions sont profondes." Même si, comme Daniel Cohn-Bendit, il regrette sa fidélité à Nicolas Sarkozy qui l'empêche d'aller au bout de ses convictions. La petite phrase du président au Salon de l'agriculture sur l'environnement -"ça commence à bien faire" - a fait des ravages.

D'autant que, en pleine crise, le Grenelle de l'environnement patine.
Taxe poids lourds retardée, taxe carbone plombée, ferroutage en chute libre, rénovation thermique à la traîne... Et surtout, échec du photovoltaïque. Après avoir aidé le secteur, le gouvernement s'est aperçu que cela se traduisait par l'importation massive de panneaux solaires chinois. Bercy voulait stopper tout financement. NKM s'est battue pour sauver les meubles et faire émerger une filière créatrice d'emplois.
In fine, elle le reconnaît, le Grenelle est long à se mettre en place, mais elle veut voir le verre à moitié plein. "Il y a eu un vrai infléchissement." Développement de l'agriculture bio, de l'éolien, de l'hydrolien... Et surtout, selon elle, l'écologie ce n'est plus une question idéologique, anecdotique, mais un sujet central. Même sur le nucléaire, elle a influencé le chef de l'Etat: il faut amorcer une baisse de la part de cette énergie.

Séductrice encanaillée

Autre exemple de son caractère bien trempé. En mars 2011, après le premier tour des cantonales, où le FN enregistre un score historique, Jean-François Copé, encouragé par Nicolas Sarkozy, s'oppose à la création d'un Front républicain. NKM critique ouvertement la décision et appelle à voter PS. Elle se fait conspuer par la direction de l'UMP. Le président est furieux.
Pour mettre les points sur les i, elle publie Le Front antinational. Le livre fait un bide, mais elle a affirmé ses valeurs face à une UMP ambiguë. "L'extrême droite n'est pas un prolongement de la droite", explique-t-elle, intarissable sur ce qu'elle appelle "l'opération de charme de Marine Le Pen, une escroquerie intellectuelle".

NKM sait aussi jouer les séductrices. Quand elle reçoit, lovée dans son canapé, drapée dans un châle. Ou quand elle arrive pantalon slim et talons hauts, lors de la passation des pouvoirs avec Jean-Louis Borloo. La politique l'a encanaillée. Les années de prépa, l'X, le service militaire sur un bateau de la marine, tout n'était pas toujours fun. En se frottant à Rachida Dati - elles avaient créé leur "G 2" -, elle a appris à moderniser son look. Délaissant ses allures de nymphe violoncelliste, avec robes amples et mitaines, elle a adopté un style plus geek postmoderne.

Grisée de séduire, elle encaisse mal les échecs.
En 2009, au lendemain des européennes, François Fillon procède à un miniremaniement. Elle aimerait se hisser dans le petit cercle des vrais ministres. Elle vise la Santé. Réponse du Premier ministre: "Je ne peux pas te donner un ministère plus important, tu es enceinte." Fureur. Elle supporte mal que d'autres, moins intelligents, moins bosseurs, moins valeureux, selon elle, soient mieux traités. Nadine Morano, par exemple.

NKM déteste l'à-peu-près. Les coups de menton. "Elle n'avance que sur des sujets connus", fait remarquer Jean-Luc Mano, son coach en communication. Et cela exige du boulot. Beaucoup de boulot. Le ministère, l'un des plus lourds du gouvernement, est un nid à problèmes: trains, métro, routes, logement... "Trois ou quatre sujets chaque soir au 20-Heures", note un proche. "Avant chaque décision, elle prend un avis en interne et à l'extérieur", explique Marie-Claire Daveu, ancienne camarade des Eaux et Forêts, amie et directrice de cabinet. Pas question de se laisser enfermer. Elle bosse la finance avec des stars de la banque, comme François Henrot, associé-gérant chez Rothschild & Cie, ou Michel Cicurel, président de la Compagnie financière Edmond de Rothschild. L'économie avec le professeur François Rachline. Les tendances sociétales avec Michel Maffesoli, Edgar Morin...
Anime un think tank, ADN (Action durable novatrice). Donne des dîners où se croisent intellectuels, dirigeants d'ONG, élus, mais aussi auteurs de science-fiction, couturiers... "Elle mélange, n'est pas sectaire", témoigne Serge Orru, directeur général du WWF-France. Elle veut tout comprendre et acquérir une vision globale. "Elle est bonne sur le fond et la forme", reconnaît son adversaire PS en Essonne, Jérôme Guedj, président du conseil général.

Tout cela laisse peu de place au mari et aux enfants. Elle réserve un peu de temps pour le bain du soir. Le football le samedi... S'accorde quelques échappées, pour jouer du violoncelle, peindre, sculpter. Et surtout nager. Ou cultiver son jardin secret: jouer Bérénice. Elle répète avec Muriel Mayette, la directrice de la Comédie-Française.

Lente métamorphose

"Ambitieuse? Plus encore. Elle est "destinée", analyse Jean-Luc Mano. Avec elle, c'est "citius, altius, fortius: plus loin, plus haut, plus fort. Elle a entamé une étrange chevauchée." Jusqu'à la présidence de la République? "Je le souhaite pour la France. Elle en a la capacité intellectuelle, mais surtout, elle a des valeurs", affirme Marie-Claire Daveu. Sans que l'on connaisse vraiment les contours exacts de sa vision.
Conservatrice et rebelle, où se situe-t-elle? Entre un avenir où tout est à construire et un présent forcément insatisfaisant, elle n'arbitre pas toujours. Elle trouve le parti gaulliste trop conservateur. Mais elle aime le côté frondeur de cette famille. "C'est une réac qui essaie de se soigner", résume avec humour un de ses amis. Pour l'heure, on assiste à une lente métamorphose."Aux tressaillements de la chrysalide qui agonise pour que s'éveille le papillon", pour paraphraser Victor Hugo. Par Ghislaine Ottenheimer

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Les nouveaux ennuis de NKM
Après son nouvel impair dimanche, la porte-parole du candidat Sarkozy est plus que jamais contestée au sein de l’UMP. Frédéric Gerschel et Nathalie Schuck | Publié le 20.03.2012, 09h53 leparisien.fr

Qui en veut à Nathalie Kosciusko-Morizet? Les oreilles de la porte-parole de Nicolas Sarkozy ont sifflé dimanche après-midi. La jeune femme sort du plateau de France 3. Elle vient de se faire piéger en confirmant qu’elle voterait PS en cas de duel au second tour entre Marine Le Pen et François Hollande, le 6 mai — comme elle l’avait déjà dit aux cantonales de 2011 —, ajoutant toutefois : « Ce n’est pas d’actualité. »
Le président l’appelle. Il la somme de rectifier dans un communiqué. La simple évocation de ce « 21 avril à l’envers » l’a franchement agacé. « Le second tour se jouera entre Hollande et moi », martèle-t-il.

Cependant, le couac ne s’arrête pas là.

Ce dimanche, comme chaque jour ou presque, Sarkozy réunit ses stratèges Patrick Buisson, Jean-Michel Goudard, Pierre Giacometti, Henri Guaino et Franck Louvrier. NKM n’est pas là. Selon plusieurs sources, Buisson, très remonté, l’étrille : « Catastrophique! » Depuis le début, le très droitier conseiller officieux du président a tout fait pour le dissuader de la désigner, soulignant qu’elle ne correspondait pas à l’électorat populaire qu’il veut reconquérir. Trop « bobo ».
Cette fois, Sarkozy cède et suggère de faire « monter » davantage le porte-parole adjoint Guillaume Peltier, poulain de Buisson. Celui-ci souffle le nom d’une autre protégée, Jeannette Bougrab, fille de harki.
La secrétaire d’Etat à la Jeunesse ne compte pourtant pas que des amis à l’UMP, où certains rappellent que Matignon l’avait recadrée fin 2011 pour cette petite phrase : « Il n’y a pas de charia light. »

En difficulté, NKM garde néanmoins la tête froide, lucide sur ceux qui tentent de l’éliminer en vue de… 2017. Elle sait que Jean-François Copé compte parmi ses plus virulents détracteurs. « Elle a un problème d’image. Nos sondages qualitatifs ne sont pas bons. Mais on ne peut pas la virer, sinon on aura un problème politique », glisse-t-on d’ailleurs à l’UMP.

Rayée de la liste à Villepinte… Sarkozy ne l’aurait pas sauvée

Depuis sa nomination, l’ex-ministre de l’Ecologie essuie des attaques en piqué au moindre faux pas. Lorsqu’elle a gaffé sur le prix du ticket de métro parisien, ce fut l’hallali. « C’était une connerie de la nommer! » s’était étranglé un de ses ennemis.

Autre curiosité peu relevée, elle n’a pas parlé à la tribune au meeting de Villepinte, où sont intervenus le ban et l’arrière-ban de la droite. Un comble pour une porte-parole! Ses rivaux murmurent que son nom aurait été alors rayé de la liste et que Sarkozy ne l’aurait pas sauvée…
Elle jure qu’elle était chargée du service après-vente sur les chaînes info. Ignorant superbement les chausse-trapes, elle trace sa route. « Au bal des jaloux, les prétendants se bousculent », confie-t-elle. Le Parisien

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Pour Jouanno, la "droitisation" de Sarkozy est "un mirage douloureux" Le Monde.fr | 24.04.2012 à 10h21 • Mis à jour le 24.04.2012 à 17h17 Par Sylvia Zappi

Chantal Jouanno récidive. L'ancienne ministre des sports de Nicolas Sarkozy a de nouveau pris ses distances avec la droitisation du discours du président sortant. Dans un entretien au Point.fr, lundi 23 avril, elle explique même "craindre que la droitisation ne soit qu'un mirage douloureux". Cette ancienne proche du président de la République ne cesse depuis le soir du premier tour d'exprimer son désaccord avec la tentative du candidat de raccrocher les électeurs du Front national pour le second tour.

La sénatrice UMP de Paris a fait également entendre sa voix sur Public Sénat en déclarant : "Je ne pense pas que la réponse soit dans la droitisation de nos propres idées". Elle répète son message le même jour dans une interview au site du Point. "Dans les prochains jours, j'appelle de mes voeux un discours beaucoup plus équilibré dans le choix des thèmes de campagne et dans les mots utilisés. La droite doit rester elle-même et porter ses propres valeurs qui sont celles de la méritocratie, du travail, de l'autorité - et cela va de pair avec le respect - de la compétitivité, de la croissance écologique", insiste la conseillère régionale d'Ile-de-France.

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NKM face à la question FN C.S.-D. | Publié le 25.04.2012, 06h55 leparisien.fr

L’an passé, elle avait publié un livre anti-FN, « le Front antinational ».
En mars, elle assurait qu’elle glisserait un bulletin PS dans l’urne en cas de second tour entre François Hollande et Marine Le Pen.
Depuis dimanche, Nathalie Kosciusko-Morizet, maire de Longjumeau et porte-parole de Nicolas Sarkozy, doit assumer la stratégie de campagne d’un candidat UMP qui — gros score du FN oblige — fait des clins d’œil appuyés aux électeurs frontistes.

Une position inconfortable?

Pour l’élue essonnienne, Sarkozy n’est pas à la pêche aux voix FN. « Il y a une seule France. Je n’aime pas cette idée de clientèle, confie-t-elle. Le président tient le même discours depuis le début de la campagne. »
Alors que la sénatrice UMP Chantal Jouanno et le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, ont déclaré hier qu’ils ne voteraient pas pour le Front national en cas de duel entre le parti de Marine Le Pen et le PS aux élections législatives, NKM a choisi de serrer les rangs derrière Nicolas Sarkozy.

Interrogée à nouveau sur son choix en cas de deuxième tour FN-PS, la porte-parole n’a pas réitéré ses déclarations passées, bottant habilement en touche.

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Article publié le 22 juin 2012 Philippe Collet

Jeudi 21 juin 2012, François Hollande, président de la République et Jean-Marc Ayrault, Premier ministre ont remanié l'équipe gouvernementale. Delphine Batho (PS), précédemment ministre déléguée à la Justice, remplace Nicole Bricq (PS) qui devient ministre du Commerce extérieur.

Le ministère de l'Ecologie perd une spécialiste de la fiscalité environnementale, l'ancienne ministre ayant rédigé en 1998 un rapport d'information parlementaire prônant un renforcement du principe pollueur-payeur.

Delphine Batho, proche de Ségolène Royal, à laquelle elle a succédé au siège de député des Deux-Sèvres en 2007, est une spécialiste des questions de sécurité. Elle a notamment été secrétaire nationale chargée des questions de sécurité au PS de 2003 à 2008.

"Le changement… c'est déjà maintenant", ironise Agir pour l'environnement qui estime que "en pleine conférence internationale de Rio+20, ce changement est loin d'être la décision la plus judicieuse qu'ait prise le nouveau premier Ministre français".
L'association note que "le remplacement de la ministre de l'écologie ressemble à une valse hésitation [et] s'étonne que le ministère de l'écologie puisse servir de variable d'ajustement dans un jeu de chaise musicale qui n'est pas à la hauteur des crises écologiques".

Le portefeuille élargi de Frédéric Cuvillier

Ce changement intervient alors que huit organisations écologistes, dont Greenpeace, France nature environnement, Guyane nature environnement, le WWF et la Fondation Nicolas Hulot déploraient le même jour l'annonce de la reprise des forages d'exploration pétrolière en Guyane. "Après moult tergiversations la décision calamiteuse est tombée", dénonçaient les ONG.

Par ailleurs, Frédéric Cuvillier, chargé des Transports, voit le périmètre de son ministère élargi. Il est désormais ministre délégué auprès de la ministre de l'Ecologie chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche.
De même, Stéphane Le Foll est maintenant chargé de la forêt et devient ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt.

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Delphine Batho à l'Écologie : bonne pioche pour le Marais ? http://www.lanouvellerepublique.fr/Toute-zone/Actualite/Environnement/n/Contenus/Articles/2012/06/27/Delphine-Batho-a-l-Ecologie-bonne-pioche-pour-le-Marais 27/06/2012 05:46

L’arrivée de l’ex-députée au ministère donne à Yann Hélary, le président du Parc, de bonnes raisons de croire à un retour rapide du label perdu.

Vous devez vous battre, lui avait dit Jean-Louis Joseph, en août dernier, lors de son passage à Coulon. Selon le président national de la Fédération des parcs naturels régionaux, d'ici deux ans, au plus tard, le Parc du Marais poitevin devait retrouver le label régional perdu en 1991. De quoi redonner espoir à Yann Hélary, son président, et à tous les acteurs locaux qui avaient été fort dépités, il y a tout juste un an, du rejet par le ministre de l'Écologie de leur demande de « relabellisation ».

Le récent changement de majorité gouvernementale a eu, entre autres effets, celui de changer le locataire du ministère en question. Et c'est ainsi, qu'à la faveur du mini-remaniement post-législatives, à la surprise générale, Delphine Batho, en raison de ses relations délicates avec la garde des Sceaux Christiane Taubira, a quitté la Justice pour se retrouver à l'Écologie. Avec, sur un coin de son bureau sans doute très encombré, le dossier du Marais poitevin. Un dossier que l'intéressée maîtrise à double titre : ex-députée du territoire elle est aussi la présidente du syndicat mixte du Parc du Marais. Un fauteuil qu'elle devrait céder en juillet tout en restant membre du bureau.

« La nomination de Delphine Batho est évidemment une très bonne nouvelle pour le Marais car nous travaillons avec elle depuis 2005 et l'on sait son implication en matière d'écologie, de développement durable ou de circuits courts, comme sa grande connaissance du dossier, se réjouit donc Yann Hélary. Il n'hésite pas à se faire le porte-parole des maires maraîchins pour affirmer que « tout le monde ici est très content ». « On sait que c'est une très lourde tâche qui l'attend, mais elle a parfaitement les qualités pour la mener à bien, contrairement à ce qui a pu être dit ici et là dans des sphères parisiennes. Localement, ça nous fait bien rire ! »

" Tout le monde ici est très content "

Le retour rapide du label est bien entendu l'espoir numéro un suscité par la nomination de Delphine Batho. Yann Hélary compte bien que la chose pourra se faire avant les deux ans évoqués par le président national des Parcs : « On espère avoir bien avancé sur le sujet dès cet automne », confie-t-il. Si le dossier se trouvait depuis si longtemps bloqué, ce n'est, selon le président du Parc, que pour des raisons d'ordre politique liées au passage à gauche des conseils régionaux de Poitou-Charentes et des Pays de la Loire. « Tous les feux sont au vert depuis 2006, mais il y avait un blocage de Philippe de Villiers avec la complicité du Premier ministre François Fillon. »

Pourquoi ce fameux label est-il si important ? Son avantage principal sera de permettre au Parc du Marais de réintégrer le réseau des 46 Parcs naturels français avec la formidable visibilité que celui-ci offre en matière d'activité touristique. Le label, c'est en prime un subside de 115.000 € alloué par l'État. Peu de chose au regard du budget annuel du Parc lequel s'élève à 7 millions d'euros. « Le label, ce n'est pas de l'argent, mais surtout une reconnaissance de notre territoire, du travail accompli par toutes les communes. Le tourisme, premier employeur du Marais, en sera évidemment le premier bénéficiaire. » Yann Hélary rappelle que l'an dernier le Marais, l'un des sites les plus visités du département, a accueilli 850.000 touristes.

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Stupeur après le départ de Nicole Bricq de l’écologie http://www.mediapart.fr/journal/france/220612/stupeur-apres-le-depart-de-nicole-bricq-de-l-ecologie 22 juin 2012 | Par Stéphane Alliès et Lénaïg Bredoux et Jade Lindgaard

Stupeur à l’annonce du départ de Nicole Bricq du ministère de l’écologie, jeudi soir. « Je l’ai vue la semaine dernière, j'ai rencontré des membres de son cabinet hier, il n’y avait pas le moindre signe de changement », raconte Benoît Hartmann, porte-parole de France Nature Environnement (FNE). « J’avais rendez-vous demain avec son cabinet, avec elle la semaine prochaine, et un député socialiste me confiait il y a quelques jours sa joie de voir le pôle écologiste du PS se reconstituer au ministère, rien n’annonçait cela », confie un expert. « J’ai vu Nicole Bricq hier à Rio, elle n’était pas sur le départ », affirme un élu.

La nomination de Nicole Bricq au commerce extérieur n’a rien d’une promotion. Sous la précédente présidence, le ministère de l’écologie était un ministère d’Etat. Et même sans cette marque d’honneur, il est bien plus puissant actuellement, renforcé par l’énergie, que le portefeuille du commerce extérieur. Nicole Bricq a-t-elle été sanctionnée alors qu’elle venait de perdre un important arbitrage sur les forages pétroliers de Shell au large de la Guyane ?

La semaine dernière, elle avait annoncé le gel temporaire de ces permis de recherche exploratoire, car ils n’apportent pas de « contrepartie suffisante pour l’intérêt national », et parce que « la prise en compte des problématiques d’environnement n’est pas satisfaisante ». Le ministère expliquait alors vouloir avant tout refonder le code minier, afin d’imposer plus de contraintes aux sociétés détentrices de permis.

Mais une semaine plus tard, le dossier a été repris en main par le premier ministre et le préfet de Guyane a reçu l’autorisation de signer les arrêtés préfectoraux permettant la relance des travaux. Le directeur de cabinet de Jean-Marc Ayrault, Christophe Chantepy, a reçu Laurence Parisot, la présidente du Medef, très remontée contre le gel des permis. La suspension temporaire des permis constitue une remise en cause de la parole de l’Etat, avançait la porte-parole du patronat. Au risque de placer l’exécutif en situation d’insécurité juridique vis-à-vis des pétroliers, et notamment Total, associé aux forages guyanais ?

« On pensait que Géraud Guibert, son directeur de cabinet, risquait de sauter, mais pas la ministre », confie le conseiller d’un ministre. Le bateau-plateforme de Shell, en provenance de Corée du Sud et à destination de la Guyane, n’a jamais dévié de sa route, croit savoir le responsable d’une ONG, y voyant un signe de l’assurance de la multinationale de parvenir à ses fins. Pendant sa campagne, François Hollande s’est clairement prononcé contre l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels : « Quelle que soit la méthode d'extraction, je suis pour l'interdiction claire et nette de l'exploitation des gaz et huiles de schistes », avait-il répondu à Greenpeace.

Mais il était beaucoup moins fermé au principe des forages off-shore, pourtant décriés pour leur risque environnemental – illustré par la catastrophe de la plateforme de BP, Deep Water Horizon, au large de la Floride : « Ces explorations doivent être soumises à une réglementation européenne plus contraignante », se contentait-il de répondre au même questionnaire de Greenpeace. Et encore plus ouvert quand il s’agit de la Guyane : « Ce que nous devons assurer, c'est d'avoir la retombée financière ici, en Guyane, de l'exploitation d'une richesse », avait-il déclaré dans France-Guyane.fr

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NKM répond aux critiques : «Je veux une droite claire» P.Th. | Publié le 27.06.2012, 11h32 | Mise à jour : 16h21 europe1

La réplique ne s'est pas fait attendre. Alors que, la veille, au cours d'une réunion de travail, Jean-François Copé a prévenu qu'il n'était pas question de surenchérir à propos du droit d’inventaire sur le quinquennat Sarkozy, NKM persiste et signe. Après sa charge contre le conseiller très droitier de l'ex-président, Patrick Buisson, qu'elle a accusé dimanche d’avoir voulu faire «gagner Charles Maurras» plutôt que Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet lance sur Europe 1, ce mercredi matin : «Je veux une droite claire, je veux une droite forte, forte sur ses valeurs et je veux une droite porteuse d'espérance.»

L'ancienne ministre de l'Ecologie va jusqu'à interpeller le secrétaire général de l'UMP : «Patrick Buisson, il est conseiller de l'UMP. On a besoin de savoir si la ligne Copé, c'est la ligne Buisson.» Elle insiste : «Je voudrais entendre Jean-François Copé sur le sujet.»

«J'ai pris des balles dans le front mais aussi dans le dos»

«On a des gens, comme ça, qui portent la fusion des droites. Ça n'a jamais été la position de Nicolas Sarkozy. Nicolas Sarkozy a toujours été très clair, vis-à-vis des alliances avec le Front national», poursuit l'auteure du «Front antinational». NKM déplore : «Aujourd'hui, on a vu ce débat renaître à l'occasion des élections législatives.» Or, elle «souhaite qu'il soit purgé».

Celle qui a été porte-parole de Nicolas Sarkozy pendant sa campagne, prévient qu'elle ne se taira pas. «A tous ceux qui voudraient empêcher que je parle, je dis la chose suivante : j'ai passé la campagne présidentielle en première ligne.» Or, dévoile-t-elle, si elle a reçu «des balles dans le front», venue de «l'opposition», elle a subi d'autres attaques : «J'ai aussi pris des balles dans le dos. Pendant ce temps-là, il y en avait qu'on ne voyait pas beaucoup. Il y en avait qui passaient beaucoup de temps à faire leur campagne personnelle.»

Et de conclure en soulignant que «ceux qui, pendant la campagne, n'étaient pas très présents ou qui ont fait leur campagne personnelle ne sont pas aujourd'hui les mieux placés aujourd'hui pour me critiquer». NKM a aussitôt reçu le soutien de son ancienne collègue du gouvernement et sénatrice UMP de Paris, Chantal Jouanno. Celle qui avait clairement dénoncé la droitisation lance, sur Twitter : «Bravo à @nk_m pour son courage - valeur de droite non ? - exprimé ce matin sur #europe1. Pourquoi seule la parole des femmes est critiquée ?»

Chantal Jouanno@Chantal_Jouanno
Bravo à @nk_m pour son courage - valeur de droite non ? - exprimé ce matin sur #europe1. Pourquoi seule la parole des femmes est critiquée ? 27 Jun 12

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UMP: Nathalie Kosciusko-Morizet candidate à la présidence du parti Publié le 21.07.2012, 12h31 http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/ump-nathalie-kosciusko-morizet-candidate-a-la-presidence-du-parti-21-07-2012-2097755.php

L'ex-ministre Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé samedi à l'AFP qu'elle était candidate à la présidence de l'UMP en se posant "en alternative, en troisième voie", face au duel attendu Fillon-Copé.

L'ex-ministre Nathalie Kosciusko-Morizet, qui avait été porte-parole de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle, s'est lancée à son tour samedi dans la course à la présidence de l'UMP, en se posant en "troisième voie" face au duel attendu Fillon-Copé.

"Je lance dès la semaine prochaine ma campagne en partant à la recherche des 8.000 parrainages" d'adhérents requis pour concourir à l'élection du président de l'UMP, en novembre, a déclaré à l'AFP la députée de l'Essonne. Une annonce qu'elle avait tenu à faire en petit comité, dès vendredi soir, lors d'un déplacement auprès des militants corses.

De fait, elle a entamé début juillet une tournée des fédérations UMP pour prendre le pouls des adhérents et des cadres départementaux. Elle y a senti "un grand désarroi face à ce qui se présente comme un combat de personnes, quelles que soient les préférences personnelles des militants".

"Leur seule urgence, ce sont les municipales de 2014", insiste l'ancienne ministre de l'Ecologie. Et "la présidentielle de 2017, ce n'est pas d'actualité aujourd'hui" alors que François Fillon, déjà en lice pour la présidence de l'UMP, et Jean-François Copé, futur candidat, ont tous deux clairement l'Elysée pour objectif dans cinq ans. Ce qui ne l'empêche pas d'ambitionner pour sa part -encore discrètement- de devenir la première femme présidente de la République.

Le seul horizon 2014, un argument repris désormais en choeur par tous les prétendants. Y compris le camp de M. Fillon, où l'on a rectifié le tir par rapport à début juillet quand Valérie Pécresse disait opter pour l'ex-Premier ministre parce qu'il était "le meilleur" pour 2017.

L'obstacle des parrainages

Si elle se pose en "alternative" ou "troisième voie", NKM, 39 ans, réélue de justesse députée de l'Essonne, prend soin de souligner que sa candidature n'est "pas du tout dirigée contre l'un ou l'autre" des deux hommes forts de l'UMP.

Non, elle y voit au contraire "une démarche apaisante", à l'instar de celle, avortée, d'Alain Juppé, pour éviter "un combat des chefs avant l'heure". Un objectif affiché aussi par un autre quadra ambitieux, Bruno Le Maire, parti jeudi à la pêche aux fameux parrainages (près de 8.000 adhérents issus d'au moins 10 fédérations).

Un obstacle redoutable pour les "petits" candidats. "Elle ne les aura jamais, ses signatures. Ce sera encore plus dur pour elle que pour Le Maire. NKM n'a pas de vrais soutiens. Le seul qui peut espérer se faire une place à côté de Fillon et Copé, c'est Xavier Bertrand", juge un responsable UMP. L'entrée en lice de NKM n'a été commentée ni par le camp Fillon, ni par l'équipe Copé. Mais Jean-François Copé, qui ménage tous les ténors et a même repris langue avec son ancien ennemi juré Xavier Bertrand, répète à l'envi que "toutes les candidatures sont légitimes" et qu'il s'agit "d'une élection, pas d'une nomination".

M. Bertrand, qui réfléchit à sa propre candidature et, en ancien secrétaire général de l'UMP, connaît le parti comme sa poche, juge qu'il ne faut pas sous-estimer Mme Kosciusko-Morizet, qui "occupe un vrai créneau" à l'UMP.

NKM avait toutefois soulevé un tollé fin juin en prenant nettement ses distances avec la campagne de Nicolas Sarkozy et en s'attaquant à son conseiller Patrick Buisson, jugé maurrassien. "Une erreur ! Les militants restent très sarkozystes", estime un cadre.

Tout en réaffirmant, via son nouveau mouvement "La France droite", sa "ligne directrice" -"pas de concession avec le PS et pas de compromission avec le FN"- distincte du ni-ni de l'UMP, elle prend d'ailleurs désormais soin de marteler qu'elle s'inscrit "clairement" dans "la filiation du sarkozysme".

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http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/nkm-renonce-a-briguer-la-presidence-de-l-ump-18-09-2012-1507322_240.php NKM renonce à briguer la présidence de l'UMP - Publié le 18/09/2012 à 08:29

PARIS (Reuters) - L'ancienne ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a annoncé qu'elle renonçait à briguer la présidence de l'UMP, n'ayant pas rassemblé un nombre suffisant de parrainages, mardi, dernier jour pour le dépôt des candidatures.

Son retrait, après celui de Xavier Bertrand, qui revendiquait pourtant 8.200 parrains, renforce la perspective d'un duel entre Jean-François Copé et François Fillon.

A la question, avez-vous recueilli assez de parrainages, la députée UMP de l'Essonne a répondu "malheureusement non".

"Hier soir, au dernier pointage, j'étais à un peu moins de 7.000 et même avec le courrier du jour, ça ne passera pas", a dit Nathalie Kosciusko-Morizet sur Europe 1.

"Je le regrette parce que je n'ai pas fait cette campagne pour les parrainages, pour les collectionner, pour les échanger, pour les marchander, j'ai fait cette campagne pour être candidate et pour porter mes idées jusqu'au bout", a-t-elle ajouté.

Les candidats doivent déposer ce mardi 7.924 parrainages pour pouvoir être candidat à la tête du principal parti de droite. Chine Labbé

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http://lci.tf1.fr/politique/udi-de-borloo-de-grandes-ambitions-pour-un-petit-parti-7597960.html Chantal Jouanno quitte l'UMP et rejoint l'UDI de Borloo Mis en ligne le 21 octobre 2012 à 10h12, mis à jour le 21 octobre 2012 à 17h11

L'ancienne ministre Chantal Jouanno a annoncé qu'elle rejoignait l'Union des démocrates et indépendants de Jean-Louis Borloo lors de l'Assemblée constituante du parti.

Chantal Jouanno, ancienne ministre de Nicolas Sarkozy va rejoindre l'UDI (Union des démocrates et indépendants) de Jean-Louis Borloo alors que se tient aujourd'hui l'Assemblée constituante de la formation centriste. Le parti centriste lancé en septembre verra valider ses statuts et deviendra ainsi une personne morale à part entière. Avec Chantal Jouanno, ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, l'UDI récupère une personnalité de choix.

L'actuelle sénatrice UMP de Paris a justifié son choix en prenant la parole devant plus de 3.000 personnes réunis à la Mutualité pour le lancement officiel de l'UDI. Très applaudie, elle a expliqué avoir fait le choix de "consacrer sa vie à l'Ecologie" et avoir l'ambition de faire de l'UDI "le premier parti écologiste de France" "Réduire l'écologie à un accord politique ou à la fermeture d'une centrale nucléaire est consternant", a-t-elle lancé à l'adresse des écologistes d'EELV, partenaires de la nouvelle majorité de gauche. "On a besoin en France d'un parti défricheur, novateur, précurseur", a-t-elle ajouté en saluant le "projet pétillant et porteur" de l'UDI.

"Le choix de l'UDI est aussi pour moi un choix affectif. Le choix de rester dans un parti politique de droite qui est dans un coalition claire avec l'UMP, le choix de rejoindre un homme très créatif (Jean-Louis Borloo, ndlr). C'est aussi le choix de la liberté de parole et de pensée", a-t-elle assuré. Par ailleurs, plusieurs élus UMP ont laissé entendre qu'ils pourraient rejoindre l'UDI en cas de victoire de Jean-François Copé à la présidence de l'UMP.

Objectif : devenir "le premier parti de France"

Le parti, héritier de l'ex-UDF a vocation à devenir "le premier parti de France". "Je suis chaud comme la braise", a expliqué cette semaine son fondateur Jean-Louis Borloo. "Nous sommes une force qui a vocation à devenir le premier parti de France", proclame l'ex-ministre de l'Ecologie en évoquant la naissance d'une "UDF du 21e siècle".

"Une grande partie des Français en ont plein le dos du repli sur soi, de la peur des autres et préfèrent viser haut, être généreux. Cette France-là existe, c'est la France qui marche. La France sociale, libérale, européenne, ouverte. Elle doit être représentée et elle sera dominante", assure-t-il, renvoyant son allié, l'UMP, à ses divisions.

"L'UDI va sauver notre pays", a même affirmé cette semaine Jean-Louis Borloo, prédisant en cas d'échec un face-à-face entre "une politique très très à droite et un PS allié à l'extrême gauche". "C'est pour cela que je me battrai", insiste-t-il, affirmant sa volonté d'aller jusqu'au bout: "Quand je me suis occupé de Valenciennes, je l'ai fait à fond, j'ai fait ministre à fond, avocat à fond, industriel à fond et quand je fais l'UDI, je fais l'UDI à fond".

Borloo, "le seul" à pouvoir réunir tous les centristes

Pour son ex-rival Hervé Morin (Nouveau centre), Jean-Louis Borloo est effectivement "le seul" à pouvoir réunir tous les centristes. Il voit en l'UDI "la dernière chance" de faire exister le centre-droit en France. Après avoir réuni 30 députés et 28 sénateurs centristes et divers droite dans des groupes autonomes, Jean-Louis Borloo a mis en chantier le deuxième étage de sa fusée, l'UDI, qui regroupe aujourd'hui sept formations politiques et revendique quelque 50.000 adhérents (ceux des formations qui la composent) et des milliers d'élus. Seul manque à l'appel le MoDem de François Bayrou. L'ex-député bearnais n'accepte pas la condition posée par Jean-Louis Borloo : une alliance avec la droite.

L'UDI s'est fixé deux priorités : les municipales et les européennes de 2014. Jean-Louis Borloo pourrait briguer la mairie de Paris.

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http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20121110.REU0387/les-antinucleaires-s-en-prennent-a-delphine-batho.html Les antinucléaires s'en prennent à Delphine Batho Créé le 10-11-2012 à 15h01 - Mis à jour à 20h30 Yann Le Guernigou, édité par Guy Kerivel

PARIS (Reuters) - Les organisations antinucléaires ont vivement réagi samedi à l'annonce de la présence de l'ex-présidente du directoire d'Areva et d'un ancien administrateur général du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) dans le comité de pilotage du futur débat national sur la transition énergétique.

Dans un communiqué, le réseau Sortir du Nucléaire a dénoncé une "farce sinistre" tandis que Greenpeace parlait de son côté de "provocation".

Anne Lauvergeon, qui a dirigé Areva pendant dix ans jusqu'à 2011, et Pascal Colombani, patron du CEA de 1999 à 2002, seront deux des cinq membres du comité chargé, sous la présidence de la ministre de l'Ecologie Delphine Batho, d'animer ce grand débat décidé dans le cadre de la conférence nationale sur l'environnement de septembre dernier.

Il est complété par une universitaire spécialiste du développement durable, Laurence Tubiana, le climatologue Jean Jouzel et un ancien responsable de Greenpeace France, Bruno Rebelle.

"Ce comité est une bonne alchimie", a déclaré au journal Le Monde Delphine Batho en faisant valoir que les deux industriels ne dirigent plus de groupes énergétiques.

Mais pour Greenpeace, "si Areva et EDF ne sont pas présentes officiellement dans les instances du débat, elles sont certaines d'être bien représentées par Anne Lauvergeon et Pascal Colombani".

"La composition de ce comité sonne comme une provocation pour nous, cela nous incite encore plus fortement à nous poser la question de notre participation à ce débat", a déclaré dans un communiqué Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France.

AUCUN SUJET TABOU

"Le signal est clair : Delphine Batho vient d'indiquer sa volonté de protéger à tout prix les intérêts de l'industrie nucléaire", a déclaré pour sa part Sortir du nucléaire.

Faisant suite à la conférence environnementale réunie à la mi-septembre, le débat sur la transition énergétique s'organisera autour d'une commission nationale réunissant les six collèges parties prenantes : patronat, syndicats, ONG, pouvoirs publics, collectivités territoriales et parlementaires.

Une première réunion est prévue le 20 novembre.

Selon Le Monde, le comité de pilotage sera chargé de son animation en veillant "à ce que tous les points de vue puissent s'exprimer et qu'aucun sujet ne soit tabou".

Il s'appuiera pour cela sur un groupe d'experts qui pourrait être animé par l'économiste Alain Grandjean, membre de la Fondation Nicolas Hulot, indique le journal.

L'objectif qui a été assigné au débat est de déboucher sur un programme pour tenir la promesse de François Hollande de réduire de 75 à 50% la part du nucléaire dans la production électrique française à l'horizon 2025 et de proposer une réforme profonde de la consommation d'énergie, basée sur la "sobriété".

Ses conclusions sont attendues à la fin du printemps, avec un cadrage précis.

Le Pacte national de productivité présenté cette semaine prévoit ainsi que le gouvernement "veillera à préserver l'avantage compétitif" que le modèle énergétique français, qui repose largement sur l'énergie nucléaire, procure au tissu productif tout en engageant une transition de celui-ci.

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Hollande met fin aux fonctions de Delphine Batho 2 juillet 2013 à 18:13 (Mis à jour: 18:24) Par LIBERATION Avec AFP

À chaud La ministre de l'Ecologie sortante a été convoquée à Matignon ce mardi après ses critiques sur le budget de son ministère pour 2014. Le député socialiste du Gers Philippe Martin écope de son maroquin.

Delphine Batho a payé ses critiques au prix fort : François Hollande a mis fin à ses fonctions ce mardi, quelques heures après qu'elle a qualifié le budget de son ministère de «mauvais». Elle avait auparavant été convoquée à Matignon par le Premier ministre, avec qui elle s'est entretenue près de deux heures.

«Sur proposition du Premier ministre (Jean-Marc Ayrault), le président de la République a mis fin aux fonctions de Delphine Batho et a nommé Philippe Martin, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie», a annoncé l’Elysée dans un communiqué. Philippe Martin, qui aura 60 ans en novembre, est député socialiste du Gers, membre de la commission du Développement durable et de l’Aménagement du territoire de l’Assemblée.

Rompant avec sa réserve habituelle, la ministre de l’Environnement Delphine Batho avait auparavant laissé éclater sa colère face aux coupes subies par son ministère, peu opportunes au moment où, a-t-elle lâché, «il y a une déception à l’égard du gouvernement». Avec une baisse de 7% de ses crédits, le ministère de l’Ecologie est l’un des plus sévèrement touchés par les économies que le gouvernement compte réaliser l’an prochain.

«C’est un mauvais budget», a lâché Delphine Batho sur RTL, quelques heures avant le début du débat d’orientation budgétaire à l’Assemblée nationale. «Il y a un affichage qui n’est pas bon». Et Delphine Batho d’estimer qu’il fallait se poser la question : l’écologie est-elle «bien une priorité ?» «Est-ce qu’on a la capacité de passer du discours aux actes ?»

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14 septembre 2013 Paris Technoparade

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